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RENCONTRE...

Derrière une porteUn jour de pluieEt peu importeLa vie qui fuit!Dans un jardinUn soir d'étéOu un matinTout bousculé!Avec déliceSentir le ventEt sans maliceS'moquer du temps!Rempli d'angoisseDe trop d'absenceEt que se froisseNotre innocence!Plage au soleilOu nuit glacéeC'est bien pareilUne panacée!Se rencontrerSe reconnaîtrePas un péché...Se sentir naître!J.G.
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Mon Cher Ami,

 

Savez-vous que vous êtes le manteau de mes mots ?

Un peu cette seconde peau à la mienne mêlée ;

 ainsi ils n'attrapent jamais froid,

 deviennent de plus en plus légers, aérés et forts.

Est-ce à dire, que les mots apprennent à marcher,

 à avancer, donc à grandir ?

Je vous murmure que OUI.

L'écoute étant une caresse.

L'écriture est entière,

 dès lors qu'elle est nue,

mais n'est nullement frileuse,

 car revêtue de ce manteau tout en peau ;

le vôtre lui va si bien, à sa juste mesure.

Depuis vous, sans mesure elle respire,

jaillit la nuit, le jour, s'étire à l'infini !

Votre amie de toujours.

Bien à vous.

 

NINA

 

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Arc en ciel

Ce soir, je pense à toi.

Tristesse et torrent de larmes.

J'ai rêvé d'être ta princesse confiante et insouciante.

Celle qui t'émerveille.

J'ai rêvé que tu me prennes par la main,

que tu me parles simplement.

J'ai rêvé d'un arbre grand et fort contre lequel on s'appuie,

sous lequel on s'abrite.

Ce soir, je pense à toi.

Tandis qu'un autre me désarme, m'apprivoise peu à peu,

déshabille mon corps et mon âme.

Je suis devenue la princesse d'un autre

et ce n'est pas un rêve.

Ce soir, je pense à toi.

Tristesse et torrent de larmes.

Ce soir, je pense à toi, mon père...

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Les essais les plus marquants de l'écrivain allemand Thomas Mann (né en 1875) furent réunis un volume sous le titre "Souffrance et grandeur des maîtres" ["Leiden un grösse der meister"], publié à Berlin en 1935. D'autres, moins importants, firent l'objet de diverses publications à titre d'articles de revues, discours et préfaces. Les meilleurs d'entre eux ont été réunis en un volume: "Noblesse de l'esprit" ["Adel des geistes] et publiés par l'éditeur Bermann-Fischer de Stockholm.

Dans le premier volume, se distinguent par leur qualité et leur importance les essais consacrés à Goethe et Richard Wagner, dont l'oeuvre même de Tomas Mann est nourrie. "Goethe, représentant de l'époque bourgeoise", tel est le titre du premier essai, discours prononcé le 18 mars à l'Académie prussienne des Arts de Berlin, à l'occasion du centenaire de la mort de Goethe. Ce dernier est donc étudié en tant que représentant d'une époque qui va de l'apogée des villes hanséatiques et du commerce à la fin du moyen âge jusqu'au déclin qui a marqué le XIXe siècle. Il est caractéristique que Thomas Mann ait précisément choisi comme objet de son étude cet aspect du grand poète, en qui il n'hésite pas à voir la plus haute expression du génie; fils d'une Allemagne encore bourgeoise, il ne pouvait qu'apporter à cette analyse une compétence et une perspicacité particulières. Goethe, nous dit-il, grand aristocrate de l'esprit, était cependant imprégné de la sève populaire allemande, à la fois frère spirituel d' Erasme et de Luther. Et tandis que dans "Les années d'apprentissage de Wilhelm Meister", il annonce sous une forme pédagogique le développement économique et social du siècle suivant, avec "Les affinités électives" il échappe au rationalisme du XVIIIe et nous ouvre un monde de sentiments et de pensées entièrement nouveau, dont alors on n'a pas sondé les mystérieuses profondeurs. Citoyen de la ville hanséatique de Lubeck, Mann ne peut s'empêcher de manifester sa gratitude au poète d' "Hermann et Dorothée" pour son appartenance à la classe moyenne; et ce n'est pas sans plaisir qu'il s'attarde aux souvenirs bourgeois rapportés dans "Poésie et vérité", se laissant aller à nous conter des anecdotes sur Goethe, père de famille, hôte et gourmet, qui ne sont pas sans surprendre. Il aime également chez le vieux poète la passion de l' ordre, où il voit une manifestation de ses idéaux démocratiques. Mais il décèle aussi, dès "Les années d'apprentissage", une lente évolution qui doit conduire à un nouveau monde où le dépassement de l' individualisme humanitaire, grâce à l'esprit représenté par Nietzsche, conduira à compléter la notion d' individu par la fonction de ce dernier dans la communauté sociale. Un autre essai a pour titre "La carrière littéraire de Goethe écrivain"; Mann voit, dans l'oeuvre, la substance essentielle de l'écrivain, la réalisation même de sa propre personnalité; et c'est pour avoir pleinement mesuré la valeur de sa personnalité que Goethe put admirer le génie sans l'envier, partout où il se manifestait; et Thomas Mann de souligner que, chez Goethe, cette faculté d'admiration venait en quelque sorte renforcer la puissance créatrice.

L'essai: "Souffrance et grandeur de Richard Wagner", écrit à l'occasion du cinquantenaire de la mort du musicien et lu le 10 février 1933 à l' Université de Munich, se présente plutôt comme une confession de Thomas Mann lui-même en tant qu'artiste, confession qui nous révèle non seulement "comment" il envisage l'homme et l'artiste Wagner, mais aussi "pourquoi" il le voit ainsi. Wagner nous est donné comme la plus parfaite expression du XIXe siècle; à la fois gigantesque et souffrant, massif et délicat, mythique et grossier, complexe et ambigu, méconnu et glorieux, anarchiste et réactionnaire, nationaliste et européen; romantique et réaliste, chaotique et pédant, essentiellement tragique et théâtral; un génie qui, en dépit de son goût prononcé pour le macabre, à la Tristan, sut transposer musicalement la "volonté" de Schopenhauer, exprimer cette soif éternelle d'amour que le philosophe appelle la source même et le foyer de la volonté. Wagner est parvenu à concilier dans son oeuvre les deux forces contradictoires du mythe et de la psychologie. Comment, à lire cet essai, ne pas y voir une justification de la tentative, en tous points analogue, que Thomas Mann se proposa dans la grandiose tétralogie de "Joseph et ses frères"? Poursuivant son analyse, Thomas Mann dénonce chez Wagner, un certain dilettantisme envers chacun des arts dont il opère en revanche une géniale synthèse. Fidèle à son culte du monde bourgeois, Mann s'attache à nous montrer comment le Wagner révolutionnaire de 1848, dont les vicissitudes privées constituèrent un véritable défi à l'opinion publique, n'en vivait et créait pas moins dans une atmosphère bourgeoise; celle-ci se manifeste dans son pessimisme moral, dans cette notion de décadence que le XIXe siècle a unie à la notion de monumental, du fait même qu'il a tenu morale et grandeur pour synonymes (notons que Thomas Mann nous livre ici, la clé du motif fondamental de ses "Buddenbrook" et de divers autres ouvrages).

Dans "Une traversée avec Don Quichotte", essai écrit en mai 1934, tandis que Mann se rendait en Amérique, fuyant le IIe Reich, c'est un magistral commentaire de l'oeuvre de Cervantès qui nous est donné. Définissant l'ouvrage comme un livre universel, qu'il est bon d'emporter dans un voyage à travers le monde, il tient à indiquer que la traduction allemande de Tieck a su lui donner un second visage. Cependant, il demeure perplexe quant à l'élément satirique du roman et des nouvelles, tandis qu'il éprouve envers la silhouette pacifique et tragi-comique du héros idéaliste une affection fraternelle, où la pitié le dispute à la compassion et à la vénération.

Un essai est également consacré à l'écrivain allemand "Theodor Storm", à titre d'introduction pour l'édition des "Oeuvres complètes" de cet auteur publiées chez Knauer: ici, se manifeste avec évidence la tendance de Mann à souligner ce qu'il peut y avoir d'imperfections et de ridicule chez de grands artistes et en même temps de rendre sensible et attachant ce que leur personnalité peut comporter de trop humain. Cependant le grand romancier allemand aura eu le mérite d'avoir attiré l'attention sur les beautés de certains poèmes de Storm qu'il préfère à ses nouvelles (à l'exception de "L'homme au cheval blanc", qui appartient désormais à la littérature mondiale) et d'avoir souligné, à côté de l'élément chrétien généralement reconnu chez cet auteur, l'élément proprement germano-nordique et légendaire ainsi que le pessimisme du XIXe siècle, dont ses oeuvres portent la marque.

Parmi les autres essais, retenons la préface qu'il écrivit en 1911, pour une nouvelle édition des "Oeuvres" de Chamisso, qui n'est pas comprise dans le volume "Souffrance et grandeur" mais fut publiée dans "Questions et réponses". Il s'agit là d'une pénétrante analyse sur la personnalité de l'auteur de "L'histoire merveilleuse de Peter Schlemihl": Thomas Mann indique quelles affinités liaient l'auteur à son personnage, affinités que l'on peut reconnaître et identifier dans ce ton de réalisme bourgeois qui persiste à travers les aventures les plus fabuleuses.

Citons encore un "Discours à propos de Lessing", où Mann, qui avait trouvé dans l'art de Wagner et la pensée de Nietzsche une sorte de justification de sa propre esthétique, exalte l'attitude critique de ce courageux défenseur de la vérité; véritable mission nationale que Thomas Mann lui-même assumera plus tard dans le domaine proprement politique (voir "Essais politiques"). Il reconnaît en  Lessing l'homme qui s'était déjà donné pour but, dans son oeuvre poétique, avec "Minna de Barnhelm" et "Nathan le sage", d'élever son peuple à l' idéal de l'humanité.

 

 

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Mon Cher Ami,

 

l'ensemble de mes pensées

est une forêt profonde,

plutôt sombre,

parfois même claire obscure.

L'écriture en est son éclaircie ;

cet élagage subtil,

jusqu'à l'apparition,

 d'un long chemin bleu-vert

que votre ensoleillement,

embrasse et pérennise.

J'écris vivant,

 depuis vous !

Bien affectueusement.

Votre amie NINA

 

 

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Éloge de la virtualité

 

 

Bien sûr, on vit plus vieux, mais sans rester soi-même.

Les avaries nous marquent irrémédiablement,

dissimulés ou non, progressent les ravages,

on change peu à peu de visage et de peau.

On devient différend mais rarement plus beau.

On découvre étonné sa nouvelle apparence

et l’on s’y habitue avec humour, parfois.

On est encore vivant, c’est quand même une chance!

Lors, on peut relever avec intelligence,

le défi que devient le désir de séduire.

La virtualité rend possible un miracle

Elle rend invisibles les outrages du temps.

On retrouve inchangés charme et ancien allant,

On se fait tutoyer par un jeune internaute.

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Calembours pour me désennuyer

 

Sur un radeau chaviré, un rat d'eau

Rencontra un chat viré d'ailleurs.

S'en suivit un charivari.

...

N'ayant rien à faire, on s'affaire à se satisfaire.

S'étant bourrée de gâteries, Agathe rit: ça va faire!

...

Un rat botté a raboté un bout de bois qui barbotait.

...

Autrefois, Grecs et Romains, face à des attaquants odieux,

toujours, s'en remettaient aux dieux.

...

L'art fou du foulard batik!

...

Premier avril, espiègleries et tromperies.

Qui trompe rit.

...

Pas d'âge pour le bavardage; se méfier du radotage.

...

En colère, pour ne pas en avoir l'air,

Il est bon d'aller prendre l'air.

...

 

 

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Entre deux saisons.

Le paysage se pare d'un pull over pourpre,

adouci d'un chaud jacquard cuivré ;

simultanément une longue dame claire,

gantée de bleu, tricote un gilet blanc,

alors qu'elle est assise derrière

un rideau tantôt de brume, tantôt de pluie.

Les roses de novembre, ouvertes ou closes

subjuguées la contemplent.

Le ciel est limpide, très haut.

En cette période,

il ne se passe pas grand chose,

du moins en apparence,

excepté cette confection silencieuse,

dont le terme sera annoncé,

 par les clochers des cathédrales,

annonciatrices du solennel hiver !

Alentour bruit le craquement chaud,

  des arbres noirs ou bruns,

totalement nus ;

entre la fin de l'automne et le seuil de l'hiver,

 seules leurs sonorités chaudes,

leurs chants ténus,

diffusent dans l'air une source de chaleur,

 mêlée aux flagrances sucrées,

des roses rouges

du jardin de ma mère

rayonnant sur les hauteurs

de la Butte Montmartre.

 

NINA

 

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Les mots

Les mots

 

Quand mon lutin

joue du clavecin

sur tous les mots

de mes enclos

perdus en tête,

les mots s’entêtent,

dans le silence

de l’inconscience.

 

Je les ai vus,

ces mots têtus,

en estafettes,

conter fleurette

aux vers luisants,

chemin faisant,

dans les matins

de mes jardins. 

Rolande GILLARD

Tous droits réservés

 

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administrateur théâtres

L a    p a i x  d e s   c h a n t s 
 
Au début étaient des champs, et au milieu : un moulin à vents. Dans la campagne verdoyante était un village rural, Ganshoren qui fournissait in illo tempore les marchés de la ville en légumes et les brasseries en houblon. La première pierre de la future Basilique Nationale du Sacré Cœur était posée le 12 octobre 1905 par le Roi Léopold II. Aujourd’hui la Basilique de Koekelberg est une œuvre composite et inachevée, posée sur ce plateau jadis agreste. Elle a accueilli ce 9 novembre 2014, date anniversaire de la chute du Mur, des chants sublimes au service de la paix. Un océan de voix pour la Paix. "1000 Voices for Peace", c’est un projet élaboré par le Festival de Flandres-Bruxelles pour commémorer la Grande Guerre. 39 ensembles de choristes, c’est-à-dire 22 chorales belges et 17 chorales issues de pays impliqués dans le premier conflit mondial se sont unis par la voix, le chant et la musique pour adresser au monde un plaidoyer ardent en faveur de la paix.
 
  La soirée du samedi 9 novembre 2014 à la Basilique, liturgie musicale grandiose, a clôturé en beauté une semaine intense de rencontres et de travail musical. Sous la direction d’Andres Mustonen, nous aurons entendu des œuvres du compositeur chinois réputé, Tan Dun, du norvégien Ola Gjeilo, de Sofia Gubaidulina, compositrice russe de tout premier plan et du belge André Devaere, jeune compositeur et musicien tombé au champ d’honneur en 1914. Les concerts étaient ponctués de récitations d’œuvres poétiques universelles et d’extraits de journaux intimes datant de la Première Guerre mondiale. On retiendra en particulier la performance de la récitante au profil inoubliable: Isnelle Da Silveira.
 
Profitant de sa connexion en temps réel avec la station spatiale internationale ISS, le Festival de Flandres-Bruxelles a voulu démontrer qu’il se tournait résolument vers l’avenir. Par l’intermédiaire d’écrans disposés partout dans une basilique « full house » nous avons capté un message de paix envoyé par les astronautes Alexander Gerst, Max Surayev et Reid Wiseman du European Space Agency (ESA). Un clin d’œil de l’espace pour souligner l’urgence de la démarche, alors que les convulsions des crises économiques et sociales du monde se font aujourd’hui tellement douloureuses!

Herman Van Rompuy lui-même a pris la parole devant Sa Majesté le Roi Philippe et la Reine Mathilde pour réitérer les principes d’une paix durable auxquels il n’a jamais cessé de souscrire durant sa Présidence européenne depuis 5 ans. L’Union Européenne n’a-t-elle pas reçu un très bel encouragement avec le Prix Nobel de la Paix 2012 « pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe», les pays membres renonçant sincèrement à leurs hostilités passées. Profitons pour rappeler haut et fort que la cheville ouvrière de la paix, c’est avant tout l’Art et la Culture.

L’œuvre maîtresse de ce concert est le "Dies Illa" de Krzysztof Penderecki - en première mondiale et joué en présence du compositeur. Elle a été choisie pour symboliser haut et fort le message d’ESPOIR collectif de « 1000 Voices for Peace ». Cet espoir est indispensable si nous entendons bâtir la paix et œuvrer à un savoir-vivre ensemble pacifique. L’art n’est-il pas un rempart contre la guerre et la violence?  Penderecki dédie son œuvre à toutes les victimes de la Première Guerre mondiale. Il souligne que cette musique inhabituelle et fantastique a un pied dans la musique classique et un autre dans la musique contemporaine. « La voix humaine est sollicitée d’une manière très particulière. Cela va des sonorités écrasantes et massives aux murmures à peine audibles, au brouhaha, aux bavardages… » Des instruments tels que tuba phone, glockenspiel, xylophone, vibraphone, cloche tubulaire complétaient les pupitres habituels de l’orchestre. Dans l’enceinte de cette basilique, pleine à craquer, qui pourtant est réputée pour une acoustique très médiocre, le résultat phonique était hallucinant. Pour qui eu la chance ce vivre cet événement exceptionnel... le souvenir ne s'effacera pas de si tôt et en se promenant sur les ondes radiophoniques  flamandes le  mardi 11 novembre dans la soirée, on aura revécu cet immense événement avec le même bouleversement. 
 
 

La direction musicale (choeurs et orchestre) revenait au violoniste estonien Andres Mustonen. L’Orchestre, le Brussels Philharmonic, occupait la croisée surélevée de la Basilique, les groupes de chanteurs disposés jusqu’au fond du Chœur et apparaissant en finale aussi à tous les balcons des étages. Le tout épicé par les articulations caméras gourmandes des chaînes de télévision, ce spectacle inédit avait quelque chose d’extra-terrestre. Savants jeux de lumière, solennité et fracas symbolisant la paix et la guerre, le spectateur est ressorti de cette expérience inoubliable, totalement abasourdi par l’ampleur et la qualité de l’entreprise. On a remis les pieds sur terre en rencontrant la très charmante musicienne et musicologue Cindy Castillo qui tenait les orgues! Les différents participants ont tous répété chez eux avant de participer aux deux seules répétions générales qui ont eu lieu la semaine dernière, nous a confirmé Michel Jakobiec chef de l’ensemble vocal du Conservatoire de Tournai.


 
 
Solistes: Agnieszka Rehlis, Johanna Rusanen, Nikolay Didenko
Actrice: Isnelle Da Silveira
Organiste: Cindy Castillo
Violoncelliste: Luc Tooten
Recorder solist: Felix Casaer
Étudiante Colom: Clélia Twagirayesu
Présentateur: Laurent Graulus

LE PROGRAMME:


Tan Dun, Hero Concerto, VIII “Sorrow in the Desert”
Ola Gjeilo, Sunrise Mass III “The City”

Hymne Catalan, El cant dell Ocells
Sofie Gubaidulina, The rider on the white horse

Andre Devaere, Preludium en fugue, preludium
Krzysztof Penderecki, Dies Illa pour 3 solistes, 3 chorales mixte et orchestre.
Une commande du Festival de Flandre Bruxelles, avec le soutien de l’Institut Polonais à Bruxelles (service culturel de l’ambassade de la République de Pologne à Bruxelles).


LES  39 CHORALES:
Chœur de l’Université Gand, Chœur féminin Makeblijde (Zele), In Dulci Jubilo (Saint-Nicolas), Chœur de chambre Furiant (Gent), Ensemble vocal féminin Arabesk (Gand), Con Cuore (Waregem), Chœur de chambre yprois (Ypres), Cantores (Bruges), Chorale universitaire de Louvain (Leuven), Chœur de chambre Octopus (Anvers), Chœur de jeunes Villanella (Laakdal), Helicon (Lierre), Chorale Don Bosco (Hoboken), Chœur de la cathédrale de Hasselt, Ensemble Mantelius (Kuringen), Amabile (Neerpelt), Sing-in BOZAR (Bruxelles), Colom (Chœur d’Athénée Royal de Koekelberg), Café Latte (Chœur VUB), La Villanelle (Waterloo), Ensemble vocal du Conservatoire de Tournai (Tournai).


Brighton Secondary School Vocal Ensemble (Australie), Hart House Chorus (Canada), Treenighedskirkens Drengekor (Danemark), Junges Vokalensemble Hannover (Allemagne), Voces Musicales (Estonie), BA Voice Choir and Dance, University of Limerick (Irlande), Zvjezdice (Croatie), Choeur féminin BALTA (Lettonie), Suanplu Chorus (Thaïlande), Lautitia (Hongrie), Amadeus Chamber Choir (Malte), Medici Cantantes (Pologne), Canzona Neosolium (Slovaquie), Chœur d’étudiants d’Amsterdam (Pays Bas), Senior Chamber Choir of Hereford Cathedral School(UK), Lycée Aline Mayrisch Choir (Luxembourg) Nagaland Singing Ambassadors (Inde).

http://www.ganshorenmonvillage.org/
http://www.brusselsphilharmonic.be/orkest/over-het-orkest/
http://www.1000voices.be/nl/de-artiesten/

Pour réécouter ce concert:

CANVAS: 11/11/2014 - 15:00 | 15/11/2014 - 14:00 |
16/11/2014: 13:45

KLARA: 11/11/2014 - 20/00

MUSIQ'3: 20/11/2014 - 19:00

- - - LES PHOTOS  utilisées dans cet article sont le crédit de  Sander Buyck  que nous prenons la peine de remercier très chaleureusement. - - -

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Colère de novembre

Endormie sous une tonne de douceur et des milliers de sourires,

la colère se réveille en novembre.

Colère qui étrangle, qui donne envie de vomir.

La conscience aiguisée comme une lame de couteau.

Marcher à contresens tandis que les autres suivent le courant

les yeux fermés.

Frapper inlassablement contre une porte fermée à double tour,

depuis longtemps.

La clé reste introuvable.

Impuissance.

Colère de novembre.

Bientôt la neige viendra recouvrir le sol gelé.

La colère retrouvera le sommeil sous la douceur et les sourires.

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Une halte sur la route, vers le "pays du bleu"...

Cette nuit au plus tôt, j'arrive dans le "pays du bleu"...
Alors, avant de partir pour les dernières centaines de kilomètres qui m'en séparent, j'esquisse à toute vitesse le paysage vu du balcon de ma chambre, manière de réveiller les bleus qui dormaient au fond de ma palette !
J'aime bien commencer ainsi la journée par un minuscule travail informel et sans prétention, avant d'aller déjeuner puis reprendre la route...

12273058452?profile=originalEn attendant la suite, je vous laisse sur ce motif rapidement griffonné, et la dernière vidéo de sa très rapide réalisation, juste avant mon départ pour la dernière étape de cette approche du "pays du bleu".

Et malgré un planning très "serré" en plus du trajet quotidien dans ce "voyage du bleu" (car j'effectuerai en même temps les repérages d'un futur stage aquarelle / carnet de voyage tout à fait nouveau), je vais tout de même essayer de vous faire partager de temps en temps par un petit résumé, les étapes colorées de ce parcours...

- Alors, à très bientôt pour la suite ?

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LES YEUX DE MON CHAT

A qui appartiennent ces yeux perçants?

Ces beaux yeux malicieux et scintillants!

Ils changent de forme selon l'humeur.

Parfois furieux, soudain blagueurs...

Ces yeux ont une âme, une profondeur,

intelligents et très charmeurs.

Il sont "agathe" ou  "émeraude"

toujours remplis de lumière chaude.

Ils me fixent et devinnent mes pensées.

Un regard complice, c'est la panacée!

Regard furtif pour intriguer et jouer,

ou regard amoureux pour un baiser.

Ces beaux yeux sont ceux de mon chat.

Ils sont un trésor pour moi!

A tous les chats qui m'ont accompagné et qui ont agrémenté ma vie.

 Pupuce; Ibis,;Malice; Mr Léon et Câline petite dernière près de moi en ce moment

MIREILLE

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Lessive-Pierre Chatillon

Laver la terre

une fois pour toutes

laver de tous ses maux

des morts, des guerres

et la suspendre propre enfin

à une corde de lumière

entre la lune et le soleil

(La lesive de Le violon vert- Recueil de poèmes de Pierre Chatillon)

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L'Infante immémoriale-Madeleine Gagnon

... Cris de malheur et cris de bonheur. Folie de la passion. Folie de la jouissance. Folie que de vouloir organiser ce beau  désordre, Folie que de vouloir  penser la démesure et la penser quand  même.Folie que de penser mesurer l'infini.. L'écriture connaît intimement  toutes ces folies.

L'Infante immémoriale - Madeleine Gagnon

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Tempus fugit- Jean-Paul Daoust

Mon cœur file et siffle comme un train dans la nuit

Tempus fugit

Toi seul peux l'entendre

Il va vite

Il s'emballe

Toi seul peux le ralentir

Tempus fugit

Alors l'aube nous appartiendra

Comme la neige à l'hiver

Comme le muguet au printemps

Comme la cigale à l'été

Comme les couleurs à l'automne

Tempus  fugit

Mon cœur arrive

il est là tout contre  toi

Entendons-les battre ensemble

En harmonie

Comme la lune avec la terre

Comme le  soleil avec la mer

Tempus  fugit

Alors l'éternité nous appartiendra

Jean-Paul Daoust.inédit

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MATIN DE NOVEMBRE

12273055895?profile=originalDans le brouillard persistant

Les fils d'argent ont illuminé le jardin endormi ...

"Que rien ne mesure afin qu'encore

il soit possible d'aimer la lumière

ou seulement de la comprendre

ou simplement encore,de la voir

elle , comme la terre la recueille

et non pas , rien que la trace de cendre"

Philippe Jaccottet ( A la lumière d'hiver)

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aimer

12273056699?profile=original

De ces corps enlacés,

De cet amour mutilé,

Surgissent des chimères,

S’envolent, éphémères,

Sans aucune raison,

Par delà l’horizon.

 

Elles se rassemblent

Virevoltent, tremblent,

Ne voulant pas mourir

Rejetant le mot, finir,

Ne voulant disparaître,

En espérant renaître

 

Est-ce possible ?

Est-ce plausible ?

Et s’éteint, la flamme

Sans aucun drame,

Ce n’était pas raison

Rien qu’une passion !

 

Voilà d’autres chimères,

Sans doute éphémères,

Repoussant la raison,

Instaurant la passion

Et ces corps enlacés

Revivent ce mot, aimer !

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