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BLANC, BLEU.

 

Une femme en robe blanche, tricote un pull bleu,

une arbre bleu sur un sentier tout blanc,

Une peau blanche solitaire dans une nuit bleue,

une peur bleue dans l'obscurité à moitié blanche,

une chevelure blanche tenue par un ruban bleu,

un regard bleu intense sur un visage blanc,

une main blanche riche d'une pierre bleue,

une craie bleue dans une boite blanche,

une marelle blanche avec un grand ciel bleu,

une encre bleue sur un cahier tout blanc,

un édredon blanc dans une chambre bleue,

un iris bleu dans un long vase blanc,

une pierre blanche sur de l'herbe bleue,

des mots bleus dans une voix blanche,

un thé blanc dans une théière bleue,

un ciel bleu empli d'un soleil blanc,

un blanc en neige dans une jatte bleue,

une vague bleue échouée sur un rivage blanc,

un flocon blanc sur un sapin tout bleu,

une note bleue sur une partition blanche,

un pull over blanc sur une peau veinée de bleu,

une bicyclette bleue sur un chemin blanc,

une île blanche perdue dans l'onde bleue,

une toiture bleue étincelant dans un paysagé blanc,

une rose blanche contemplée par un regard bleu,

un cœur bleu dans un silence blanc,

un désir blanc écrit en bleu ......

NINA

 

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administrateur théâtres

12273060870?profile=original12273060700?profile=originalMusic, a second home ! Hier soir, à la salle M du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, c’était la fête de l’amitié, de la joie et de l’espoir. Trois valeurs magnifiquement véhiculées par  un jeune  ensemble musical  exceptionnel, en provenance de Jérusalem, accueilli avec chaleur par le directeur général de Bozar,  Paul Dujardin, lui-même. Marc Weisser, président  d’honneur de la Maison de la Culture Juive à Bruxelles et l’instigateur de ce concert, avait rencontré ce petit groupe à Londres il y a un peu plus d’un an. Il fut frappé par leur humanité, leur qualité musicale et leur sens aigu de la  poursuite de l’excellence.  Ils ont de …13 à 19 ans, et ont été sélectionnés par leur école - unique au monde - Le Conservatoire Hassadna de Jérusalem.

 

 

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Cette institution scolaire de 650  enfants et jeunes adultes dirigée par l’extraordinaire musicienne Lena Nemirovsky entourée d’une équipe de 100 professeurs éminents, dont certains sont de renommée internationale, possède un merveilleux projet pédagogique et artistique.  Le Conservatoire Hassadna de Jérusalem fut fondé il y a 40 ans par le musicien et pianiste Amalia Reuel, qui professait l’idée généreuse que tout enfant, indépendamment de la capacité physique ou mentale, le niveau socio-économique, l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse, devrait pouvoir avoir l'occasion de faire l'expérience d’une éducation musicale haute gamme. Il leur est courant d’intégrer des enfants présentant des handicaps moteurs ou mentaux et d’offrir des bourses pour aider les plus démunis. Ainsi,  ce qui caractérise le plus cette école unique au monde, ce sont les principes d’égalité et d'intégration qui sont les valeurs fondamentales de cette institution. Elle est ouverte aux enfants motivés qui veulent se consacrer à l’art musical et prêts à y consacrer tout leur énergie. Ils bénéficient alors d’un enseignement hautement individualisé et sont plongés dans un milieu largement ouvert et pluraliste qui veut transcender les différences et refléter toute  la mosaïque humaine. Les programmes d'éducation sont  stimulants et équilibrés, mettant en œuvre des méthodes pédagogiques de pointe, dans un esprit  innovant et créatif, maximisant le  meilleur développement artistique et personnel de chaque enfant. Prenons la peine de citer Jacques Revah, ambassadeur d’Israël en Belgique et au Luxembourg : «  une chose est certaine : Hassadna contribue depuis des décennies non seulement au rapprochement le plus inattendu entre les membres de la société en général, mais aussi dans une mesure non négligeable à l’esprit de paix tant attendue dans la Ville de la Paix.»

 

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Au programme éclectique et joyeux de cette soirée entièrement tournée vers l’humanisme et l’universalisme de la musique,  il y avait Bach, Philippe Gaubert, Ysaye, Edward Elgar, Mendelssohn, Fritz Kreisler, Carl Maria Von Weber, Ernest Bloch, Alexandre Scriabin, Chopin et Brahms.  Des instruments phares : violon, piano, basson et flûte traversière et l’impression sur scène d’une  fabuleuse connivence et d’un festival de bonheur car la musique crée des liens extraordinaires et indéfectibles.   

 

Une mention spéciale va tout de suite au jeune violoniste éthiopien de 15 ans, Avraham Terifa qui a ravi tous les cœurs,  revenant jouer de nombreux morceaux et acclamé par un public enthousiaste. On se souvient de la finesse et la fragilité émouvante de ses notes aigues, la profonde maîtrise de l’instrument, la plénitude  des sonorités et des couleurs, et surtout son visage empli de grave sérénité quelle que soit la complexité de l’architecture musicale.  En particulier dans son Concerto pour violon en mi mineur de Mendelsohn, ses filaments de notes aigues captives de tempi échevelés  avaient  la brillance de l’or musical. Et il nous a comblés avec son interprétation de « Nigun » d’ Ernest Bloch.

 

images?q=tbn:ANd9GcRgq14utuA9KxcAyVUZBIBMfIXdLRZtZfYabGwQ-cA-TiEZesQlHQ La flûte traversière, un fleuve d’émotions diverses : brillantes, voluptueuses, bucoliques et sombres parfois, revenait à Schmouel Allouche, 17ans. Il a joué en soliste avec l’Orchestre de  Chambre d’Israël, et en concert  à Toronto en 2009 et à Londres en 2010. Le basson était dans les mains du talentueux Ziv Wainer, 16 ans,  premier basson solo dans l’Orchestre à Vents de Hassadna qui a remporté le Premier Prix au Festival des Orchestres à Vent au Carnegie Hall de New York en 2014. De l’humour, de la verve musicale et de l’ampleur.  

 

Venons-en à deux autres artistes en herbe, l’une très jeune (13 ans), Alex Pirsky qui fut choisie pour jouer en duo lors du 90ème anniversaire du Président Shimon Peres, en présence de Bill Clinton et de Tony Blair, et l’autre, Rinat Erlichman (18 ans), une des jeunes violonistes les plus prometteuses d’Israël, premier violon dans le Quatuor à cordes du Conservatoire ainsi que de l’Orchestre de Chambre et qui participa à un concert privé, en 2012, chez Murray Perahia. Leur performance lors de cette soirée au palais des Beaux-Arts de Bruxelles a été un sommet de concentration et de virtuosité. Deux jeunes prodigues, à l’avenir certainement fort prometteur.

 

 images?q=tbn:ANd9GcRrH5xjZK1NzCrncqQCgJPhLdsayoek8Xti5r5lSA9NRo9Oz5fgEt pour terminer, quelques mots élogieux  pour la jeune pianiste Karin Yusim,  qui a séduit le public par sa technique rigoureuse et son charisme. Son  jeu très sûr  dégage des émotions pleines et crée un climat où domine la  confiance en la Vie. Particulièrement dans son interprétation sans failles des 5 préludes op 11 de Scriabin. Sous la houlette de leur incomparable égérie, la musicienne Lena Némirovsky, qui  les accompagne au clavier comme dans la vie, tous ces jeunes prodiges extrêmement doués  ont donc  donné le meilleur d’eux-mêmes: une musique dansante pour l’âme.

Le Programme:
Johann Sebastian Bach – Concerto pour deux violons en ré mineur BWV 1043 (premier mouvement)
Philippe Gaubert – Nocturne et Allegro Scherzando
Ernest Bloch – ‘Nigun‘ extrait de “Baal Shem”
Sergei Prokofiev – Sonate n° 3 en la mineur, op. 28
Ysaye/Saint-Saëns – Etude en forme de valse op. 52 n° 6

Entracte:
Carl Maria von Weber – Trio en sol mineur, op. 63, allegro moderato
Felix Mendelssohn – On Wings of Song
Edward Elgar – Romance op. 62
Felix Mendelssohn – Concerto pour violon en mi mineur
Johannes Brahms – Scherzo en do mineur

 

 

liens utiles:

http://fetedesmusiquesjuives.wordpress.com/

http://maisondelaculturejuive.be

http://www.cclj.be/

http://www.bozar.be/activity.php?id=15530&selectiondate=2014-11-19

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information

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai le plaisir de vous annoncer que je viens d'être désignée le 29/11/2014 comme '' expert en joaillerie d'art à la sélection des candidatures d'excellence'' à la prestigieuse Fondation Roi Baudouin.

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" OVERCAST " est, pour l'instant 1er, parmi 230 films représentant 47 pays.

Rien n'est encore fait pour le Festival VIEWSTER mais " OVERCAST " est actuellement en 1ère position !

C'est un film d'action porteur d'une vraie réflexion sur la marchandisation de la violence, entre autres...

Il nous faut rester dans les 10 premiers pour participer à la finale devant le jury à ZURICH !!! Il faut encore VOTER jusqu'au 27 novembre !!!

 

ALORS, suivez le lien, regardez le film (50 minutes) puis VOTEZ, cochez les icônes FACEBOOK et TWITTER , laissez un COMMENTAIRE !

Un film réalisé en PACA avec des acteurs de PACA et du Languedoc-Roussillon dont Michel SIDOBRE qui joue le rôle du Capitaine...

MOBILISEZ vos amis INTERNET et FACEBOOK pour leur demander de participer à cette première étape qui sera un succès pour le cinéma indépendant du Sud de la FRANCE ! ...mais aussi pour la carrière d'un film d'action qui porte une vraie réflexion ...

Michel SIDOBRE

VOTEZ ! :

http://www.viewster.com/movie/1286-19011-000/overcast/

 

 

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 Un article complet sur un site de PORT SAINT LOUIS DU RHÔNE sur le film, ses acteurs :

http://www.portsaintlouis.info/port-saint-louis-decors-de-overcast/</

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Le temps qui passe,

 

L'apologie des cieux tranquilles,

argentés ou tout blancs ;

Une femme riche,

 d'une amplitude,

d'une douceur océanique ;

Son corps délié, assoiffé  du monde entier,

 plus libre, féminité solitaire, sereine.

Enfin Reine !

Quelques chemins peu profonds,

accidentés et clairs sur le teint dessinés,

que parcourent vos mains désalliancées ;

J'imagine.

Une maison toute bleue,

 dans une tête musicale,

un feu en son milieu ;

l'extraordinaire histoire

 d'une vie toute simple, sans artifice ;

matière fondamentale de l'écriture,

palpitation immatérielle,

ciel lumineux en soi ;

l'intemporalité de l'essentiel.

NINA

 

 

 

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Musique et poésie

 

Le mystère s’insinue, s’amplifie, s’organise,

mystifie, dépossède.

Les vents soufflent, les vagues déferlent,

mon âme subjuguée s’en va à la dérive.

Des torrents violents deviennent des cascades.

Dans un dernier éclat, la magie se dissipe

laisse place au silence,

au spectacle apaisant des arbres sous la pluie.

Les feuilles desséchées soudain reprennent vie,

tapis de soie dorée.

Lors mon être en éveil, plongé dans harmonie,

Parfaitement serein, s’ouvre aux réminiscences

 

14/9/1989

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J'aimerais danser

j'aimerais danser021

- J’aimerais danser

comme oiseau qui vole

- J’aimerais danser

comme poisson nage.

- J’aimerais danser

comme tige penche

- J’aimerais danser

comme blé au vent,

- J’aimerais danser

comme neige tombe.

- J ’aimerais danser

comme un papillon.

- J’aimerais danser

Dans un tourbillon.

- J ’aimerais danser

au son de ma joie.

-  Danser et danser

pour toi et pour moi.

 

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12273057256?profile=originalCe livre (1964) est l'ouvrage du philosophe et sociologue américain d'origine allemande Herbert Marcuse (1898-1979). En analysant les divers aspects du capitalisme américain, Marcuse y découvre une société répressive, qui enferme l'existence individuelle au nom d'un pseudo "intérêt général". Il évoque une société brutale, tant dans son expansion néocolonialiste que dans le "contrôle total" qu'elle exerce, par les progrès techniques et les productions, sur la liberté. Les hommes politiques eux-mêmes maîtrisent "une société sans opposition", grâce notamment à un discours soi-disant libéral, qui n'est qu'un discours clos proche de la novlangue d' Orwell. "La société contemporaine semble capable d'empêcher tout changement social", en continuant à donner quelques parcelles de confort. Reste-t-il toutefois un espoir de transformer cette société et d'y supprimer les valeurs répressives? Elle semble si bien organisée... Malgré tout, elle porte en elle-même "ses contradictions", et l'on peut imaginer que la jeunesse se révolte enfin. Mais ne faudrait-il pas en même temps que les savants, les ingénieurs, les techniciens, etc., que ceux qui détiennent les techniques rallient la cause révolutionnaire? Cela "constituerait un miracle" puisqu'ils bénéficient du système. Il apparaît bien, en définitive, que seules les forces issues des contradictions du capitalisme puissent faire exploser le carcan.

Pour Marcuse, l'objet de ce livre est de déterminer laquelle, de ces deux hypothèses, se réalisera: soit que la société puisse empêcher les transformations, la répression s'imposant alors définitivement; soit qu'un "contre-mouvement international et global" puisse faire éclater la société. Or au XXe siècle, et jusqu'à présent, les progrès techniques ont toujours servi la répression. Il suffit de prendre l'exemple de la bombe atomique; elle est acceptée par la population, qui y voit un moyen de se défendre contre le danger. En fait, la menace de l'éclatement d'une bombe atomique "préserve les forces mêmes qui font durer ce danger". L'apparence du danger constitue un moyen de répression efficace, d'autant que la société "n'en devient pas moins plus riche". Malheureusement, la bombe n'est pas l'unique exemple de l' oppression: celle-ci est généralisée. Tous les systèmes de production sont tournés vers le pouvoir, toutes les machines en sont les instruments. "La société contemporaine tend au totalitarisme", qui se manifeste par l' "uniformisation", tant politique qu'économico-technique. Tous ces modes de consommation sont présentés comme des libertés économiques, alors qu'ils satisfont de faux besoins. Par l' "efficacité des contrôles sociaux", la presse s'autocensure et la liberté se réduit à "choisir entre des marques et des gadgets".

Reste un espoir. L'échec de la guerre du Viêt-nam indique que les pauvres peuvent parfois gagner contre les riches.

12273056683?profile=original Or, dans une société qui se présente comme "rationnelle" (puisqu'elle produit plus de confort, plus d'efficacité...), les signes de l' "irrationalité" se font de jour en jour plus manifestes. Le fait qu'elle soit obligée de donner toujours plus de progrès tend à faire qu'à terme, l' individu ne pourra plus être soumis à l' aliénation par le travail, car celui-ci sera devenu marginal, grâce précisément au progrès technique, au machinisme. Le fonctionnement et le fondement de la société industrielle conduiront à son éclatement. De la même façon, la société répressive doit canaliser les énergies sexuelles et artistiques, ce que Marcuse nomme une "désublimation répressive". Pour organiser cette atrophie, elle offre un peu plus de sexe (par la pornographie ou la suppression des tabous) et d' art (en le commecialisant). Mais ne voit-on pas se développer parallèlement une agressivité, une frustration toujours plus grandes? L'homme est aujourd'hui "unidimensionnel": c'est un homme qui a perdu une dimension, celle de l' autonomie, de la personnalité, de l' humanisme, bref la dimension des valeurs idéalistes et romantiques. Mais la société unidimensionnelle, tendant à l'éclatement, il n'est pas impossible que cet homme retrouve un jour sa bidimensionnalité, sa liberté.

"C'est seulement à cause de ceux qui sont sans espoir que l'espoir nous est donné." Marcuse, en terminant son texte sur cette phrase de Walter Benjamin, veut croire encore à une possible révolution. Des deux hypothèses du livre, il dit lui-même qu'il ne peut déterminer laquelle sera confirmée; la théorie critique de la société ne permet pas de connaître l'avenir. Elle autorise tout au plus l' optimisme, puisqu'elle affirme qu'il est toujours possible de former une critique. C'est pourquoi Marcuse veut croire en l' utopie d'une révolution; et faute de la réaliser, il peut toujours l'imaginer. Si l'homme est grandement réprimé, il est aussi profondément libre d'imaginer et de penser.

Texte le plus célèbre de Marcuse, "L'Homme unidimensionnel" développe des thèmes déjà présents dans ses écrits précédents, sur l' imagination et sa faculté de sublimation ("Eros et civilisation") à propos des thèses de Freud, ou sur la pensée négative à partir des théories de Hegel ("Raison et révolution"). Mais ce livre est le premier où, faisant oeuvre de sociologue, Marcuse délaisse les philosophies marxiste, psychanalytique et idéaliste pour chercher au sein même de la société ce qu'est devenu l'homme.

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Rai de lumière

Seule dans le noir, elle attend que se calment les derniers sanglots.

Assise dos au mur, elle essuie les larmes d'un revers de manche.

Couché à côté d'elle, le petit chat noir ronronne sous sa main caressante.

Chaleur sur ses pieds nus.

Rai de lumière entre les volets clos,

un rayon de soleil joue avec ses orteils.

L'hirondelle, sur un volet, dépose des notes de couleurs dans son coeur.

Elle ferme les yeux et s'en va très loin, dans un jardin merveilleux.

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Ton attendrissante présence

 

Soliloque

Je me plais à rester passive bien longtemps.

Toi, qui ne vieillis plus, es présent prés de moi.

Te tiens silencieux, lors je t'oublie souvent.

Le courant de la vie me cause des émois.

Quand la beauté surgit, je m'exalte, j'espère.

Je tente de capter les grâces de l'instant.

Les couleurs, les parfums sont toujours éphémères,

Les mots ont le pouvoir de garder le présent.

Après avoir écrit un sincère poème,

Je pense, en le lisant, que je m'adresse à toi.

Mes pensées exprimées me paraissent les mêmes;

Je te les confiais, naïvement parfois.

Devenus imprécis, dilués ou douteux

Mes bonheurs passagers sont classés dans les rêves.

Ceux que tu m'as offerts demeurent vigoureux,

Tes écrits manuscrits en conservent la sève.

Ce jour ensoleillé m'incite à la paresse.

Ma mémoire soudain m'a ramené ta voix,

Émouvante, imprégnée de joyeuse tendresse.

André, ton énergie demeure intacte en moi.

21 novembre 2014

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Enfance,

 

Enfance,

inépuisable ressource d'une vie.

L'avoir vécue à fond, c'est avoir respiré,

 touché le fondamental d'une existence,

 presque son entièreté !

Une fleur blanche, toute seule,

gorgée de ciel, dans un jardin fané.

L'éternel parfum.

Le reste n'est qu'un supplément,

une page d'écriture vierge,

simplement pour l'écrire,

la célébrer.

L'œuvre d'une vie.

NINA

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Etoile

Rester là c'est mourir un peu.

Alors elle accroche une étoile au-dessus de son lit.

Elle invente des histoires pour colorier les nuits blanches.

Des histoires sans queue ni tête, à dormir debout.

Elle entend le bruit des vagues.

Elle respire le parfum salé de la mer.

Elle construit des châteaux de sable en Espagne.

Elle invente des histoires qu'on chuchote dans le noir pour illuminer les regards.

Des histoires de loups qui la mangent toute crue.

Histoires sensuelles sans la censure.

Secrets inavouables, histoires d'un soir.

Histoires noires, histoires roses pour oublier le gris de l'ennui.

Rester là c'est mourir un peu.

Alors elle accroche une étoile au-dessus de son lit.

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UN DEUX TROIS SOLEIL !

 

Un deux trois soleil,

blondeur d'une oreille enfantine ;

petit coquillage de chair où le soleil s'enracine.

Un deux trois soleil,

frimousse ronde d'une fillette ;

gourmandise du regard, longs cils clairs.

Un deux trois soleil,

escargot de réglisse, guimauve à la violette, sucette ;

trésors cachés dans une poche de tablier.

Un deux trois soleil,

école buissonnière, chemins verts, fleurs ;

échappée belle, aventure.

Un deux trois soleil,

grappe de raison, pomme rouge, sucre ;

école, leçon de choses.

Un deux trois soleil,

grandir en jouant tout le temps ;

attraper des jardins, des océans, des forêts,

à bras le corps,  s'en nourrir :

la plus grande des images !

Un deux trois soleil,

marelle blanche dessinée sur l'asphalte ;

jeux, boîte de cachous, terre et ciel.

Un deux trois soleil,

mur lisse tout blanc, ensoleillé ;

lancé de balles multicolores.

Un deux trois soleil,

goûter monumental de mon enfance au jardin ;

grenadine, confitures, chocolat, tartines beurrées.

Un deux trois soleil,

parfum du linge blanc séchant sous un pommier ;

féminité adolescente, rêves fous dans la tête.

Un deux trois soleil,

un chaton noir lové sur les genoux d'une enfant ;

tendresse et complicité sous un arceau de roses.

Un deux trois soleil,

naissance de ce premier poème sur un cahier vert ;

joie immense, vie en majuscule.

NINA

 

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Épître à un ami récent

 

Ne m'étonnent ni ne me mentent

Vos gros plans de moi en photo.

Offerts en gracieux cadeaux,

Ils me troublent et me désenchantent.

J'essaie d'oublier, s'il se peut,

Les disgrâces de mon visage.

M'attristent pourtant les outrages

Arrivant à la queue-leu-leu.

Je me dois de dire merci

Et je le fais sans réticence,

Surprise par votre innocence.

Vous a échappé mon souci.

Vous agissez en jouvenceau.

Sur vous, l'âge n'a pas de prise.

M'avez causé bien des surprises

Peu vous chaut de passer pour sot.

Rares sont les élus du sort

Demeurant emplis d'énergie,

Se baignant dans la poésie,

Jadis plus puissants que la mort.

Vous avez été héroïque

Quand je demeurais protégée.
Devenue, comme vous, âgée,

J'ai souvent l'âme nostalgique.

Vous m'écrivez que vous m'aimez

Alors que je vis solitaire,

Écoutant ma pensée qui erre,

L'esprit maintenu animé.

Certes amusée par votre aveu,

J'y réponds par un grand sourire.

N'attendant ni meilleur ni pire,

Je ne vis plus qu'à petit feu.

20 novembre 2014

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L'âme de la danse

 

 

À mon amie Rolande Quivron

 

Muse divine, Terpsichore,

Offre grâce et légèreté,

Un courant de pure beauté,

Des spectacles que l’on adore.

Cette déesse a ses élus,

Héros superbes, romantiques,

Qui, interprétant sa musique,

Charment des nymphes en tutus.

Par son génie transcendantal,

L’immortelle Muse à la lyre,

Crée un éblouissant délire,

Un univers sentimental.

La toute fine demoiselle,

Jadis, passait près de chez lui,

Sous le soleil ou sous la pluie.

Il murmurait: elle a des ailes.

Elle avait l’âme de la danse.

Lors, il se décida enfin,

À le lui dire un clair matin,

Ému et le regard intense.

6/12/2005

 

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DE QUELQUES MOTS...

De quelques mots se soulagerEt nos démons exorciserAvec un rythme scandé et douxDes mots pour se rapprocher de vous...Laisser agir un peu de magieRedonner couleur à la vieEt mijoter du fond du cœurDes mots pour donner du bonheur...Chanter le bleu, nier le grisTraiter douleur avec mépris!Pour vivre encore avec ivresseSe retrouver sous leurs caresses...De quelques mots chercher le tonUne ultime fois avoir tout bon!Se laisser bercer d'un soupirRedécouvrir l'âme d'un sourire...J.G.
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Une histoire d'amour JGobert

Dans mes rêves, une histoire d’amour que je voulais réelle, concrète dans un moment insensé, que je glorifiais. Vivre toujours ce beau sentiment qui m’écorche le cœur, cruel et qui s’évanouit, s’arrête comme un conte de fées de mon enfance.

Bulles de savon tourbillonnant, renvoyant les couleurs du temps au-dessus de ma tête, elles partent loin de moi et meurent dans mes larmes. Du regard, je les suis avec tendresse jusqu’à ce moment fatal où elles éclatent, disparaissent. Un grand vide et des questions auxquelles je n’ai pas de réponses.

Une histoire d’amour si tangible et qui donnait des ailes. Avec cette force infinie, elle s’éteint comme une bougie qui vacille, chancelle aux derniers instants de son existence. La lutte était inégale, je n’ai pas compris.

Souvenirs à ranger précieusement dans le coffre ouvert de ma mémoire et à disposer par conséquence. Souvenirs étranges d’un monde résolu et qui n’a plus sa place dans celui d’aujourd’hui. Souvenirs hallucinés que je transforme et convertis en images sages. Toi et tes toujours transformés en facéties qui ont fait de moi un clown au cœur troublé, déboussolé.

Dans cet aujourd’hui qui me fait vivre, je fouille les heures creuses, les jours qui s’élèvent dans l’ennui. Renait par instant l’envie, le désir de t’appeler, de te parler mais je reste sourde à moi-même. Je ne veux pas ressusciter un passé révolu et changer ce temps borné rempli de tristesse.

Les saisons reviendront et l’automne  qui meurt doucement dans les brumes du passé s’oubliera. L’hiver recouvrira les émotions, les sentiments disparus d’un épais manteau de gel ou de neige. Les beaux jours reviendront avec le printemps naissant.

Et le coffre de tes souvenirs se fermera.

 

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