Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16073)

Trier par

                      VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE
Du 08 – 06 au 25 – 06 - 16, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) vous propose une exposition consacrée à l’œuvre du peintre et dessinateur belge Monsieur RODRIGUE VANHOUTTE, intitulée LE TRIANGLE DE KARPMAN.
Dès la première approche, l’œil du visiteur est saisi par un choc, au sens étymologique du terme. Le regard est envoûté par cet amas de chairs dévastées, putréfiées, lesquelles sont en réalité, le reflet peint à vif de divers états d’Etre.
Le « Triangle de Karpman », appelé aussi « triangle dramatique », sanctionne, dans l’analyse transactionnelle, la dynamique d’un jeu de pouvoir pervers, impliquant trois sujets (d’où le nom de « triangle »). La caractéristique de ces sujets réside dans le fait que leur position est interchangeable. Ils occupent, tour à tour, le rôle du persécuteur, de la victime et du sauveur. Comme précisé plus haut, rien dans ce jeu pervers n’est définitif : la victime peut devenir, à son tour, persécuteur et celui-ci peut se muer en sauveur.
Ce triptyque intitulé précisément LE TRIANGLE DE KARPMAN (325 x 175 cm – huile sur double papier),

12273171255?profile=original

12273171461?profile=original

12273171673?profile=original

12273171498?profile=original

illustre le résultat d’une telle expérience interpersonnelle, laquelle, même si dans les études de Karpman, elle se déroule au sein d’un microcosme tel que l’entreprise, régit l’ensemble des mécanismes de ce que Balzac nommait « la comédie humaine ».
A la vue d’un tel spectacle scénique, une question envahit le visiteur : sont-ce encore des corps ? Assurément ! Mais ce sont des corps n’obéissant plus aux lois de l’harmonie (si tant est qu’elle existe !). Ce sont des études de décomposition progressive de la forme aboutissant à la matière première, à savoir la chair dans tout ce qu’elle a de concret et d’organique, tout en se plongeant dans les arcanes de la condition humaine. Ces chairs en ébullition, en fermentation, sont les témoins du talent de l’artiste, à la fois en tant que peintre et dessinateur. La première chose qui s’impose au regard, est la puissance du trait révélant les volumes à la lumière tant dans les contorsions musculaires que dans les plis des chairs. Il s’agit incontestablement de l’œuvre d’un dessinateur qui peint car c’est le dessin qui décide de la conduction de la matière peinte. La couleur est là pour souligner l’élasticité des chairs dilatées ainsi que pour conférer à la forme l’expression cadavérique qu’exige le sujet.
Stylistiquement parlant, cette peinture est une vision apocalyptique de l’excès, en ce sens que la musique qui se dégage de ce spectacle est une musique torturée, se révélant comme telle sans aucun complexe. Cette façon de procéder n’est pas sans évoquer l’esthétique d’Egon Schiele. Sauf que chez l’artiste autrichien, même squelettiques, même défaits, les formes restent entières ne détruisant jamais l’idée même du corps. Ici, le corps « explose » pour ne laisser que sa trace, sa « forme » originelle, désormais en total anéantissement pour aboutir à un étalement de la matière sur l’espace scénique. N’est reconnaissable que l’idée des jambes, des pieds et du torse (la « forme ») mais tout se dilate progressivement, au fur et à mesure que la figure s’étale sur la surface. C’est à partir d’un fond entièrement blanc que se façonne le corps à l’état présent, lequel par l’intermédiaire de la matière corporelle en souffrance, devient le corps malade du Monde. De larges notes noires, rouges (en dégradés), vertes et brunes entourent la partie supérieure de la forme étalée pour mieux la mettre en relief. Les chairs portent également dans leur chromatisme l’empreinte de l’esthétique schilienne faite de brun (en dégradés), de rouge, de vert et de jaune : tout ce qui dans la symbolique évoque la décrépitude et le pourrissement. La représentation de la matière se concentre parfaitement dans le panneau du milieu, lequel montre, dans sa partie supérieure, un étalement de chairs lesquelles (toutes proportions gardées), ne sont pas sans évoquer Rembrandt (souvenez-vous du célèbre BŒUF ECORCHE (1655), abrité au Louvre, qui depuis sa création n’a cessé de hanter des peintres tels que Soutine, Chagall ou Bacon, fascinés la symbolique du corps mort étalé, voire crucifié).
AUTOPORTRAIT (190 x 120 cm – huile sur double papier)

12273172469?profile=original

nous offre, à l’instar des corps malades, la vision d’un visage dont les traits sont attaqués par l’épreuve et le temps. L’autoportrait est avant tout (du moins depuis Rembrandt) la matière nécessaire à l’établissement d’un « état des lieux » de la conscience à travers le temps. Le visage ravagé est axé sur trois éléments-clés de l’expression : les yeux (hallucinés, cerclés par des cernes, semblables à un terrain labouré). Le nez (droit que l’artiste fait dévier en situant la source de l’arête dans une anfractuosité complètement tordue, confinant avec la partie supérieure droite du front (gauche par rapport au visiteur). La bouche, entrouverte, édentée dont une crevasse laisse apparaître deux dents béantes, également à la droite du visage (à gauche par rapport au visiteur).
Le haut et le bas de l’espace sont plongés dans une zone blanche, carrément vaporeuse, laissant apparaître le visage comme un masque d’épouvante, lequel est parcouru sur les deux côtés par tout un réseau de sillons, augmentant l’effet de décrépitude physique, répondant à une protestation morale. Le chromatisme usité ne diffère en rien de celui du triptyque (jaune, rouge, blanc et vert, en dégradés). Remarquez le traitement spécifique des yeux, lequel fait toujours référence à Rembrandt, puisque c’est par ceux-ci que son visage acquiert à chaque fois une lumière nouvelle.
RODRIGUE VANHOUTTE est un artiste qui veut aller au-delà de l’image. La dissoudre pour atteindre la finalité de tout créateur : le Sacré. Le corps est le réceptacle du Monde. L’artiste le dénude pour le désincarner. Il touche au plus profond du sensible par un contrôle constant de la matière. Que faut-il entendre par là ? De prime abord (c'est-à-dire vu de loin), le visiteur a l’impression d’une surabondance de peinture, typique d’un travail au couteau. Au fur et à mesure qu’il s’approche de l’œuvre, il constate que l’apport de la matière sur le papier est très pauvre et qu’en réalité, c’est par la brillance propre à cette même matière, cernée par le trait, amplifiant le volume, que la lumière engendrée donne vie à la forme. C’est par l’appauvrissement constant de l’apport de matière sur le corps désincarné que l’artiste arrive à l’essentiel : l’essence même du Monde réfléchie dans la forme.
Même si le corps est torturé, il n’en demeure pas moins vivant ! C'est-à-dire protestant son indignation contre l’état actuel de l’humanité. Par « actuel », nous entendons une dimension devenue « contemporaine » de l’Homme.
L’œuvre de RODRIGUE VANHOUTTE se trouve au bout d’une chaîne de réactions à vif de la part de nombreux artistes de toutes disciplines depuis le 19ème siècle. C'est-à-dire depuis que la question sociale a commencé à habiter l’histoire de l’Art. Plus exactement, lorsque l’ordre social a commencé à être bouleversé par une remise en question de la société de la part de l’Art. Au fur et à mesure, cette dénonciation de l’état social s’est transformée progressivement en une remise en question de la place de l’Homme dans le Monde, c'est-à-dire au sein du créé, ouvrant ainsi la porte à un autre Sacré. Celui déposé dans l’intériorité même de l’Homme, en dehors de toute instance religieuse officielle. A titre d’exemple, LE TRIANGLE DE KARPMAN (mentionné plus haut), est un triptyque privé d’un système de lecture : on peut le lire dans tous les sens. Néanmoins, le simple fait que ce soit un triptyque est un emprunt direct à l’Art religieux, obéissant à d’autres impératifs.
Cette recherche d’un autre Sacré couvait depuis longtemps. Des œuvres telles que le célèbre CRI de Munch dénonçaient déjà ce qu’on allait appeler « l’aliénation de l’Homme moderne », empêtré au cœur de la Révolution industrielle, laquelle allait façonner le 20ème siècle naissant, en lui imposant d’abord une Première Guerre Mondiale ensuite un Krach économique planétaire, puis une Seconde Guerre Mondiale couronnée par une ère atomique. De tous ces événements, l’Art se faisait déjà le prophète bien avant leur déroulement. Sauf que ces symptômes ne sont perceptibles que bien longtemps après le déclenchement de la maladie. Une vue rétrospective nous permet d’observer que dès 1911, Henri Bergson proclamait que « le monde occidental a besoin d’un supplément d’âme ».
Concernant l’œuvre, en apparence désespérée, de RODRIGUE VAN HOUTTE, rappelons que nous avons affaire à une matière vivante, héritière, notamment, de l’esthétique schielienne, laquelle présente dans une certaine mesure, une variation expressionniste sur la figure humaine, dictée par le déchirement des chairs, lui-même signifiant celui du Monde. Il y a dans cette œuvre une filiation philosophique due au fait qu’outre sa formation académique (il a fréquenté les Académies de Tournai et de Liège), l’artiste a également suivi des cours de Philosophie et surtout d’Histoire de l’Art. Ce qui a énormément influencé son langage pictural, en ce sens que, comme nous l’avons spécifié, l’artiste veut aller au-delà du narratif. Car pour lui, le peintre est tout sauf un fabricant d’images. Il doit, à travers le geste pictural, atteindre la sphère littéraire, philosophique et historique avec laquelle le visiteur doit se confronter par le véhicule du sentiment à l’idée et à l’émotion que dégage le tableau. Nous avons fait observer, plus haut, que son œuvre est assurément celle d’un dessinateur qui peint. C’est précisément en tant que dessinateur qu’il a débuté son parcours artistique. Ensuite, ce fut la découverte du Greco et du Caravage, en matière de peinture dans la sphère classique.
Et lorsque nous abordions plus haut, l’impact de l’Art du 19ème siècle dans l’aboutissement vers un autre Sacré, rappelons que ce fut précisément à cette époque que El Greco et le Caravage (savamment enterrés et oubliés depuis leur mort), furent redécouverts à la lumière d’un nouveau langage à la fois humaniste et pictural.
L’artiste ne « surjoue » pas dans la mise en signes. Si ses œuvres comportent si peu de matière, c’est précisément parce qu’il veut éviter de les surcharger par une sorte de « maquillage » inutile dans le but de les rendre « lisses », au fur et à mesure que le regard les appréhende. La puissance du trait est là pour sublimer la matière.
L’artiste qui, à la manière d’un alchimiste, fabrique lui-même ses pigments, utilise la technique de l’huile sur double papier. Il ne donne jamais de titre à ses tableaux car il préfère laisser ce soin au visiteur qui doit les interpréter.
Ses œuvres résultent d’un contact « direct » avec le sujet, en ce sens qu’il ne peint jamais d’après photo. Il nourrit d’ailleurs pour la photographie une certaine méfiance, trouvant que, de manière générale, elle falsifie la réalité. Bien sûr, lorsqu’on lui fait remarquer que la lumière usitée par tel photographe n’est pas celle d’un autre, il se ravise et admet que dans ce domaine il y a eu de grands créateurs. Néanmoins, pour des raisons de pureté narrative, il refuse catégoriquement de mêler la peinture à l’objectif !
Il cherche aussi à redéfinir la notion de « portrait », car il estime qu’aujourd’hui, ce langage traduit plus les états du peintre que ceux du sujet « portraituré ». Il n’a certainement pas tort. Néanmoins, la création, quelle qu’elle soit, ne se réalise pas « sans y laisser les plumes » ! L’artiste y laisse fatalement (parfois à son insu) quelque trace de lui-même…quelque trace, indispensable pour mieux se fondre au sujet.
L’Histoire de l’Art, la Philosophie et la Peinture sont pour lui les outils par lesquels il cherche, en stigmatisant l’humanité d’aujourd’hui, à individualiser la possibilité d’un Homme nouveau. Sa peinture est l’expiation d’un Monde qui, par le corps martyrisé, cherche une issue.

François L. Speranza.

12273002454?profile=original


12273174297?profile=original

Une publication
Arts
 
12272797098?profile=original

Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

12273173455?profile=original
Rodrigue Vanhoutte François Speranza:  interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(8 juin 2016 - Photo Robert Paul)

12273173875?profile=original

Exposition Rodrigue Vanhoutte à l'Espace Art Gallery en juin 2016 - Photo Espace Art Gallery

Expositions choisies


1992          Ateliège Galerie, Liège

1993          Galerie Saint Luc, Liège

1994          Université du Sart-Tilman, Liège

1999          Abbaye du Val-Saint-Lambert, Belgique

2000          Abbaye du Val-Saint-Lambert, à l’occasion de l’inauguration de la Salle Capitulaire nouvellement restaurée

2001          Galerie Art-Home, Belgique, Exposition « Autoportraits » avec la participation du saxophoniste de Jazz Arthur Blyte en concert solo

2002          Galerie Art-Home, Belgique, avec lecture des textes de l’écrivain Michel Rabbin consacrés aux œuvres exposées

2003          Exposition « Mégalopaul », Galerie Art-Home, Belgique

2004          Temple Protestant Lambert-le-Bègue, Belgique

2005          ArtShok-Galery, Belgique

                   ArtShok-Galery, Amsterdam

2006          ArtShok-Galery, Amsterdam

                   ArtShok-Galery, Belgique

2008          Travail sur la pièce « Marat-Sade » de Peter Weiss, théâtre Armado, Paris

2012          Ayuntamiento de Castilléjar, Grenade, Espagne

2014          Galeria Cartel, Grenade, Espagne

2015          Galeria Castel, Grenade, Espagne

Retrato(s) de Granada

12273176299?profile=original

N.D.R.L:

Rodrigue Vanhoutte vit et travaille à Grenade

Téléchargez le texte de François Speranza, traduit en espagnol:

HACIA OTRA CONSAGRA: LA OBRA DE RODRIGUE VANHOUTTE

HACIA OTRA CONSAGRA: LA OBRA DE RODRIGUE VANHOUTTE
Del 08 - 06 al 25 - 06 - 16, el ESPACIO ARTE GALLERY (Calle Lesbroussart, 35, 1050 Bruselas) le propone una exposición dedicada a la obra del pintor y dibujante belga Señor RODRIGUE VANHOUTTE, titulada EL TRIÁNGULO DE KARPMAN. Desde el primer enfoque, el ojo del visitante es cogido por un choque, con sentido etimológico del término. La mirada es hechizada por este montón de carnes devastadas y pudridas, las cuales son en realidad, el reflejo pinta- a -vivo de estados diversos de Ser. El " Triángulo de Karpman ", llamado también " triángulo dramático ", sanciona, en el análisis transaccional, la dinámica de un juego de poder depravado, implicando tres sujetos (de donde el nombre de "triángulo"). La característica de estos sujetos reside en el hecho de que su posición es intercambiable. Ocupan, por turno, el papel del perseguidor, de la víctima y del salvador. Así como precisado aqui arriba, nada en este juego depravado es definitivo: la víctima puede volverse, a su vuelta, perseguidora y éste puede cambiarse en salvador. Este tríptico titulado precisamente EL TRIÁNGULO DE KARPMAN (325 x 175 cm - aceite sobre papel doble), ilustra el resultado de tal experiencia interpersonal, la cual, aunque en los estudios de Karpman, se celebra en el seno de un microcosmo tal como la empresa, rige el conjunto de los mecanismos de lo que Balzac nombraba " la comedia humana ". A la vista de tal espectáculo escénico, una cuestión invade al visitante: ¿ todavía son cuerpos? ¡ Ciertamente! ¡ Pero son cuerpos que no obedecen más a las leyes de la armonía (por muy tanto que que existan!). Justo estudios de descomposición progresiva de la forma que acaban en la materia prima, a saber la carne en todo lo que tiene de concreto y de orgánica, sumiéndose en los arcanos de la condición humana. Estas carnes en ebullición, en fermentación, son los testigos del talento del artista, a la vez como pintor y dibujante. La primera cosa que se impone a la mirada, es la potencia de la raya que revela los volúmenes a la luz tanto en las contorsiones musculares como en los pliegues de las carnes. Se trata indiscutiblemente de la obra de un dibujante que pinta porque es el dibujo que decide la conducción de la materia pintada. El color está allí para subrayar la elasticidad de las carnes dilatadas así como para conferir sobre la forma la expresión cadavérica que exige el sujeto. Al hablar Stylistiquement, esta pintura es una visión apocalíptica del exceso, en el sentido que la música que se libra de este espectáculo es una música torturada, revelándose como tal sin ningún complejo. Este modo de proceder no es sin evocar la estética de Egon Schiele. Excepto que en el caso del artista austríaco,bien que esquelético,bien que deshechos, las formas quedan enteras jamás destruyendo la idea misma del cuerpo. Aquí, el cuerpo "estalla" para dejar sólo su rastro, su "forma" original, presentemente en destrucción total para llegar a una ostentacion de la materia sobre el espacio escénico.
Es perceptible sólo la idea de las piernas, de los pies y del torso (la " forma ") pero todo progresivamente se dilata, a medida que la figura se extiende sobre la superficie.
Es a partir de un fondo totalmente blanco que toma forma el cuerpo en el estado presente, el cual a través de la materia corporal en sufrimiento, se transforma en el cuerpo enfermo del mundo.
Matices anchas negras y rojas (en desvanecidos), verdes y morenas rodean el lado superior de la forma para obtener un relieve màs fuerte.
Las carnes también llevan en su cromatismo la huella de la estética schilienne hecha de pardo (en desvanecidos), de rojo, de verde y de color amarillo: todo lo que en la simbología evoca la decrepitud y la podredumbre. La representación de la materia se concentra perfectamente en la trampa del medio, el cual muestra, en su lado superior, un escalonamiento de carnes las cuales (todas proporción guardadas), no son sin evocar a Rembrandt (acuérdese del cèlebre BUEY DESOLLADO(1655), que se halla en el Louvre a Paris, que desde su creación no ha dejado obsesionar a pintores tales como Soutine, Chagall o Bacon, fascinados por la simbología del cuerpo muerto expuesto, incluso crucificado).
AUTORRETRATO (190 x 120 cm - aceite sobre papel doble) nos ofrece, a ejemplo de los cuerpos enfermos, la visión de una cara cuyas rayas son atacadas por la vida y el tiempo. El autorretrato es ante todo (por lo menos desde Rembrandt) la materia necesaria para el establecimiento de un " inventario " de la conciencia a través del tiempo. La cara asolada es orientada sobre tres elementos-claves de la expresión: los ojos (alucinados, cercados por ojeras, semejantes a un terreno arado). La nariz (derecha que el artista hace derivar situando la fuente de la espina en una cavidad completamente retorcida, confinando con el lado superior derecho de la frente (izquierda con relación al visitador). La boca, entreabierta, desdentada cuya grieta deja aparecer dos dientes boguiabiertos, también a la derecha de la cara (a la izquierda con relación al visitador).
El alto y el bajo del espacio son sumergidos en una zona blanca, en ángulo recto vaporosa, dejando aparecer la cara como una máscara de espanto, el cual es recorrido sobre ambos lados por toda una red de surcos, aumentando el efecto de decrepitud física, respondiendo a una protesta moral. El cromatismo usado no difiere en nada del del tríptico (amarillo, rojo, blanco y verde, en desvanecidos). Observe el tratamiento específico de los ojos, el cual hace siempre referencia a Rembrandt, ya que es por aquellos que su cara adquiere cada vez una luz nueva. RODRIGUE VANHOUTTE es un artista que quiere ir más allá de la imagen.
Disolverla para alcanzar la finalidad de todo creador: Lo Sagrado. El cuerpo es el receptáculo del mundo. El artista lo desnuda para desincarnarlo. Toca en lo más hondo de lo sensible mediante un control constante de la materia. ¿ Que hay que entender por eso? De buenas a primeras (es decir visto de lejos), el visitante tiene la impresión de una superabundancia de pintura, típica de un trabajo al cuchillo.
A medida que se acerca a la obra, comprueba que la aportación de la materia sobre el papel es muy pobre y que en realidad, es por la brillantez propria a la misma materia, llevada por la raya, ampliando el volumen, que la luz engendrada da vida a la forma.
Es por el empobrecimiento constante de la aportación de materia sobre el cuerpo desencarnado que el artista llega a lo esencial: la pura esencia del mundo reflejada en la forma. ¡ Aunque el cuerpo es torturado, no permanece menos vivo! Es decir protestando su indignación contra el estado actual de la humanidad. Por "actual", oímos una dimensión hecha "contemporánea" del Hombre. La obra de RODRIGUE VANHOUTTE se encuentra al cabo de una cadena de reacciones a vivo por parte de numerosos artistas de toda disciplina desde el siglo 19. Es decir desde que la cuestión social comenzó a habitar la historia del Arte. Más exactamente, cuando el orden social comenzó a ser revuelto por una puesta en cuestión de la sociedad por parte del Arte.
A medida, esta denuncia del estado social progresivamente se transformó en un cuestionamiento sobre lugar del Hombre en el mundo, es decir en el seno de lo creado, abriendo así la puerta a otra Consagra.
El depositado en la misma interioridad del Hombre, aparte de toda instancia religiosa oficial. A titulo de ejemplo, EL TRIÁNGULO DE KARPMAN (mencionado más alto), es un tríptico privado de un sistema de lectura: podemos leerlo en todos los sentidos. Sin embargo, el hecho simple sea un tríptico es un préstamo directo al Arte religioso, obedeciendo a otros imperativos. Esta búsqueda de otro Sagrado incubaba desde hace tiempo. Obras tales como el GRITO célebre de
Munch ya denunciaban lo que se iba a llamar " la alienación del Hombre moderno ", enredado en el corazón de la Revolución industrial, la cual iba a dar forma al siglo 20 naciente, imponiéndole primero una Primera Guerra Mundial luego una Quiebra económica planetaria, luego una Segunda Guerra Mundial coronada por una era atómica. De todos estos acontecimientos, el Arte ya se hacía el profeta bien antes de su desarrollo.
Excepto que estos síntomas no son perceptibles que sólo mucho tiempo después de la survenencia de la enfermedad. Una vista retrospectiva nos permite observar que desde 1911, Enrique Bergson proclamaba que " la gente occidental necesitaba un suplemento de alma ". Concerniendo a la obra, en apariencia desesperada, de RODRIGUE VAN HOUTTE, recordemos que estamos en relación con una materia viva y heredera, particularmente, de la estética schielienne, la cual presenta en cierta medida, una variación al significar expresionista sobre la figura humana, dictado por la aflicción de las carnes, al del mundo. Hay en esta obra una filiación filosófica debida al hecho que además de su formación académica (frecuentó las Academias de Tournai y de Lieja), el artista también siguió cursos de Filosofía y sobre todo de Historia del Arte.
Lo que muchísimo influyó sobre su lenguaje pictórico, en el sentido que, como lo especificamos, el artista quiere ir más allá del narrativo. Porque para él, el pintor no es un fabricante de imágenes. Debe, a través del gesto pictórico, alcanzar la esfera literaria, filosófica e histórica con la cual el visitante debe confrontarse por el vehículo del sentimiento con la idea y con la emoción que desempeña la obra pictural. Hicimos observar, más alto, que su obra es ciertamente la de un dibujante que pinta. Precisamente es como dibujante que empezó su trayecto artístico. Luego, fue el descubrimiento del Greco y de Caravage, en materia de pintura en la esfera clásica. Y cuando abordábamos más alto, el impacto del Arte del siglo 19 en el cumplimiento hacia otro Consagrado, recordamos que precisamente fue en esa época que El Greco y Caravage ( enterrados y olvidados desde su muerte), fueron redescubiertos a la luz de un nuevo lenguaje a la vez humanista y pictórico. El artista no dramatiza " en la puesta en signos. Si sus obras contienen tan poca materia, precisamente es porque quiere evitar sobrecargarlas por un tipo de "maquillaje" inútil con el fin de hacerlas "alisarlas", a medida que la mirada las aprehende. La potencia de la raya está allí para sublimar la materia. El artista que mismo, a manera de un alquimista, fabrica sus pigmentos, utiliza la técnica del aceite sobre papel doble. Jamás da título a sus cuadros porque prefiere dejarle este cuidado al visitante que debe interpretarlos. Sus obras resultan de un contacto "directo" con el sujeto, en el sentido que jamás pinta según foto. Alimenta por otra parte para la fotografía una desconfianza cierta, opinando que, de manera general, falsifica la realidad.
Por supuesto, cuando se le hace ver que la luz usada por tal fotógrafo no es la de otro, cambia de opinión y supone que en este dominio hubo grandes creadores. ¡ Sin embargo, por razones de pureza narrativa, categóricamente se niega a mezclar la pintura al objetivo! Procura también volver a definir la noción de "retrato", porque considera que hoy, este lenguaje traduce más los estados del pintor que los del sujeto " retratado ". Ciertamente no le falta razon. ¡ Sin embargo, la creación, sea la que sea, no se realiza " sin dejar parte de si mismo"! El artista mismo deja allí fatalmente (a veces sin saberlo l) algún rastro ,rastro indispensable para derretirse mejor en el sujeto. La Historia del Arte, la Filosofía y la Pintura son para él las herramientas por las cuales procura, estigmatizando la humanidad de hoy, individualizar la posibilidad de un Hombre nuevo. Su pintura es la expiación de un mundo que, por el cuerpo martirizado, busca una salida.
François L. Speranza.

Lire la suite...

L'autre facette de mes mains.

Quelques unes de mes toiles (Acrylique) Je pensais que c'était plus facile que l'huile, et bien pas du tout du tout ! A chaque toile c'est un challenge. Ces 3 dernières sont dans l'esprit du peintre Anglais TURNER. j'espère qu'elles vous plairont !

12273176256?profile=original12273175883?profile=original12273176501?profile=original

Lire la suite...

Départs

Il était né au milieu de la mer

Sur une île de granite rose recouverte de genêts jaunes.

Parfois il prenait un bateau ivre pour partir au bout de ses rêves

Et affronter sa peur et tous ses démons intérieurs.

Il partait sous un ciel bleu quand le vent était fort

Et naviguait des jours durant

Se laissant bercer par l’océan, ses vagues et son chant.

Quand il avait dépassé tous les horizons

Et que ses voiles s’étaient perdues dans la nuit du temps

Il mettait le cap sur son île.

Dans les petits matins blafards celle-ci surgissait soudain de la brume,

Masse de granite rose surmontée de genêts jaunes.

Alors il accostait lentement et laissait sur le sable humide

Son bateau échoué, ses rêves et tous ses espoirs. 

Lire la suite...

Bonjour Tristesse !

Il est cinq heures, peut-être plus. Antoine s’éveille doucement avec un sentiment étrange, il flotte dans son lit mais avec l’impression sournoise d’être enfermé dans une pièce où l’oxygène viendrait à manquer !

Normalement en sortant d’un rêve, l’humain ouvre les yeux, revient à la réalité et se pose des questions sur les pensées qui l’assaillaient quelques instants plus tôt :

  • cauchemar peuplé d’êtres plus horribles les uns que les autres, sanguinolents ou au moins… cassés,

  • chiens qui cherchent à mordre sans raison apparente et vous courent après la bave aux coins des crocs,

  • rêve érotique avec des mannequins de porcelaine, tout droit sortis du Crazy horse saloon ou d’une plage de Malibu,

  • ou tout simplement, un rêve fou mélangeant des situations toutes plus délirantes les unes que les autres.

Mais ce matin là, Antoine ne se réveille pas tout à fait. Il se laisse flotter dans cette étrange ambiance peuplée de zones froides et opaques. Des ombres grises passent dans un silence irréel, des ombres qui se croisent, semblent s’éviter entre elles, mais font demi-tour et reviennent frôler Antoine. Une image vint à son esprit s'imposa et lui dit :

- Chasses-les ! Elles ne sont rien. C’est toi qui leur as demandé de venir, tu as besoin de créer donc de souffrir, pour cette raison tu pioches sans cesse dans la zone grise de ton mental ! Je dis bien mental pas cerveau, tu sais ce que tu dois faire, tu es le seul à pouvoir gérer cette situation de stress dans lequel tu es à cet instant. Chasses-les, elles ne sont pas méchantes, simplement venues à un endroit où elles n’ont rien à faire car elles sont le passé, et souviens-toi, seul le présent compte, l’avenir n’existe pas encore ! Chasses-les !

Antoine s’éveilla un peu plus, sentant enfin le drap sous son corps. Alors commença une séance de respirations contrôlées apprise avec Anne. Quand ce rituel fut sur le point de s’achever, Antoine vit passer une ombre grise qui semblait chuchoter, une autre vint à son tour avec un sourire… étrange pour une ombre ! Antoine décida de parler à son tour !

  • Que voulez-vous ? Laissez-moi ! Retournez à votre place, mon présent n’a pas besoin de vous, je ne vous chasse pas, je vous demande de partir. Toi là ! Oui toi la plus grise de toutes, pars s’il te plaît ! Et toi aussi éloignes-toi, allez en paix, laissez-moi me réveillez sans vous, au présent !

Une par une, Antoine chassa les ombres et le volume de la chambre sembla redevenir plus grand, plus libre, il avait réussi à vaincre ses propres angoisses, sans savoir d’où et pourquoi elles avaient envahi une fois de plus son mental. Ses paupières allaient s’ouvrir quand une ombre grise, presque blanche s’avança.

- Pourquoi es-tu restée, pars, toi aussi, laisses-moi ! Pensa Antoine.

  • Je ne peux pas partir.

  • Pourquoi ne pars-tu pas, rien ne te retient ici ?

  • Si, toi, tu me retiens. Tous les humains me retiennent dans ton monde. Ils me chassent au lever puis me rappellent quelques instants après pour n’importe quelle raison, le café trop froid, la confiture trop sucrée, le temps qui ne convient pas. Ils rient devant une image drôle, tournent les pages du livre et m’appellent en pensant aux arbres abattus pour le fabriquer. Ils savourent un plat qu’ils apprécient par-dessus tout, et après le repas m’appellent pour me faire voir les produits chimiques qui ont servi à la culture de ce qu’ils viennent de manger. Ils sont prêts à changer le monde politique actuel car le dirigeant en place est plus que décevant, et ils m’appellent car ils ne trouvent pas ou plus de remplaçant. Ils sont compliqués les humains, alors je suis sans cesse obligé de partir et de revenir. Tu as pu chasser tes autres ombres, mais moi tu ne pourras pas, je partirai quand tu le voudras vraiment, et puis tu me demanderas de revenir, alors je reviendrai. Mais maintenant que tu me connais, tu pourras me demander de partir plus vite. J’avoue que je ne sers à rien mais c’est vous les humains qui me demandez sans cesse d’exister ! Ne pourriez-vous pas me chasser pour toujours ? Vous vivriez mieux et je pourrais enfin me reposer, cela fait des millions d’années que vous m’obligez à être présente !

Antoine était perplexe. Une ombre qui lui parlait, enfin qui… communiquait ! Une ombre, ou une pensée ? Un souvenir, un elfe, un ange gardien ou un ange tout court. Une entité, une création de l’esprit ?

  • Mais qui es-tu ? Demanda Antoine. Tu me parles depuis un moment, je sens que tu n’es pas méchante, que tu sembles... ennuyée d’être là, mais qui es-tu, ombre presque blanche ?

  • Vous m’appelez tristesse !

  • Tristesse ! Oui, en effet, je te connais ! C'est gentil de t'être présenté à moi. Tu ne m'en voudra pas si je t'oublie le plus souvent possible ?

  • Non, au contraire je serai contente de pouvoir me reposer un peu, mais si tu veux m’aider, dis à celles et ceux qui t’entourent de faire de même. Je voudrais bien moi aussi pouvoir sourire un peu.

  • Je te promets Tristesse de faire passer le message dès maintenant, après tout  pourquoi ne pas essayer d’avoir une pensée un peu moins grise que d’habitude. Si Sagan a écrit Bonjour tristesse, pourquoi ne pas essayer de penser le contraire ? Alors.... Au revoir Tristesse !

Merci Anne, pensa Antoine.

Lire la suite...

CONCILIABULE

et

SAUVE-QUI-PEUT

deux aquarelles

d'ADYNE GOHY

12273174655?profile=original

12273174695?profile=original

ont été inspirées

par

UN VERS PAS SOT !

de

RAYMOND MARTIN

 

Un problème sans gêne se promène dans l’allée ensablée, où des passereaux sont réunis autour d’un frêle vermisseau au regard effaré, comptant sur l’aide du problème sans gêne pour ne pas être le fruit de la becquée !

 

« Ce n’est pas mon problème » dit le problème sans gêne - à l’heure de la sieste, tout m’est égal. Résiste, et après ma sieste je jugerai ce que je peux faire pour toi. »

« Et combien de temps peut te prendre la sieste ? » demande le vermisseau.

« Cela dépend !» répond le problème sans gêne.

« Dépend de quoi ? » demande le vermisseau très inquiet.

« Cela dépend du problème que j’ai eu à régler avant ma sieste » répond  le problème sans gêne.

 

« Assez discuté » disent en chœur les passereaux réunis – nous en avons assez de votre discussion stérile, nous avons faim !

 

« J’ai trouvé le problème ! » dit le problème sans gêne.

« Et alors, et moi dans tout ça ? » demande le vermisseau, « est-ce bon pour moi ? »

« Exact » répond le problème sans gêne  - tu es trop minus, minuscule, pour satisfaire toute la bande de passereaux grassouillets, d’ailleurs ! »

- Tu es sûr ? 

-  Oui – lui répond le problème – car le temps qu’ils se disputent pour savoir qui va commencer le repas en premier, tu auras eu le temps de te cacher !

- Alors maintenant qu’ils discutent, je me sauve ! dit-il en serpentant vers une motte de terre.

 

Tout à coup, les passereaux se trouvent dans l’obscurité.

« Mais, nous sommes en pleine journée » dit un passereau.

 

C’est le problème sans gêne qui, ayant retrouvé sa gêne, en a recouvert les passereaux !

 

Un bruit sec se fait entendre.

« Oh, Le tonnerre !» dit le vermisseau – il commence à pleuvoir !

« Hâte-toi » lui crie la motte de terre – je vais te protéger.

Et il s’engouffre dans cette île salvatrice !

 

Raymond  MARTIN

                                                                                                          2015 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

                                                                                    

Lire la suite...

En zones libres et ailleurs

Songerie

Tourne la terre où la vie bat!
Son énergie semble éternelle,
En chaque lieu se renouvelle.
La création n'arrête pas.

Le bonheur est au tout début
Exceptionnellement perdure.
Paraissent rares ceux qui n'endurent
Que des chagrins et rien de plus.

Les terriens certes se transforment
Face à la magie du progrès.
Ils veulent vivre bien malgré
Les dangers devenus énormes.

Lors, ils prennent des habitudes,
Faisant oublier comme il faut,
Compensant ce qui fait défaut.
Rendant douce la solitude.

Là où prédominent des fous,
De se retirer d'un espace,
De se faire une carapace,
N'est pas concevable du tout.

Je m'aperçois avec regret
Que se dissout mon innocence.
Je ne trouvais de l'importance
Qu'à mon présent vécu de près.

11 juin 2016

Lire la suite...

De Joséphine à Pierre.

 

 

Ce soir j'ai franchi votre regard,

sous l'ombre entrebâillée par un croissant lunaire,

mes yeux mariés aux vôtres sont devenus lumière,

mes lèvres gouteuses de vous,

de l'instant à nous seuls consacré,

ont murmuré des vers,

un chant profond et bleu, des mots tout à l'envers,

 créés juste pour nous ;

s'aimer à ce point là est un acte créatif,

 une douce rébellion contre l'heure tapageuse,

ces étreintes trop pressées,  sans visage,

dans le noir d'un soir !

Sous l'ombre entrebâillée par un croissant lunaire,

Nos corps ne font que suivre nos deux cœurs partenaires,

nos gestes méticuleux mais fous,

 s'accordent et se répondent !

 

NINA

 

 

Lire la suite...

COUP DE GUEULE !

Qu'on n'me dise pas que c'est de l'art

De montrer plate réalité

Veux autre chose pour mon regard

Un peu d'esprit et de beauté!

Au creux des jours et de l'ennui

On les connait toutes les défaites!

Alors, venir preuves à l'appui...

ça fait bailler, loin de la fête!

Grand Dieu! On a besoin de rêver

Plutôt que d'se gratter les poux!

C'est ennuyeux et dépravé

Et l'art se doit d'être un peu fou...

Transcender les réalités

Flirter avec ses fantaisies

Redécouvrir le goût d'aimer

Oui, Charlot avait du génie!

Arrêter le pont des soupirs

Et découvrir des joies réelles

Aussi réapprendre à sourire

C'est sûr la vie peut être belle!

Fi, du ciné-réalité

Faisons booster l'imaginaire

Ne voulant plus être agressé

Par un quotidien suicidaire!

Alors, parfois quelques joyaux

Pourront surgir des caméras

Les recevrons tel un cadeau

Qu'on veut serrer entre ses bras!

J.G.

Lire la suite...

ABSURDITE DE L'ABSURDE…

 

            ABSURDITE DE L'ABSURDE…

            A: Endogène-Bear1 - PATRICK

 

…Vois-tu le monde change

Il éternue derrière son masque à gaz

Des millions de tonnes de pesticides

Jetés par-dessus bord de nos têtes

Nos mers ne sont plus nos mers

Nos rivières, nos ruisseaux, nos pluies

Tout est contaminé par l'horreur

*****

 

Et on décide d'emboîter le pas

De créer des zones de guerres

On vend les armes pour les expérimenter

On tue, on incarcère, on détruit…

Et notre monde change sans se plaindre

Toi, ami tu te révoltes

Tu clames tes mots derrière les ombres

On ne fait plus le poids

Puisqu'ils décident à notre insu

Ils n'ont nullement besoin de nos signatures

Ni de nos identités lavées dans l'indifférence

*****

 

On n'a pas besoin d'isoloir, d'urne

Nos votes ne valent rien

Nos cris ne les frôlent jamais

Nos meetings, slogans enflammés

Ne sont que des passes partout

Puisque nous sommes encadrés par des milices

Nos syndicats des joueurs de l'absurde

Il suffit d'une balle anonyme

D'un mot pour la camisole

Nous sommes des voyants dans les ténèbres

Ils décident de combler notre vide

Par des séries de feuilletons à l'eau de rose…

*****

 

" Le ciel par-dessus le toit " n'est plus bleu

Il conjugue les erreurs des hommes

Crie ami, le monde est sur un cratère

Il suffit d'un faux pas pour tout éjecter

Les miasmes des déchets sont au pôle nord

Ils sont dans les bras du pôle sud

Le Mont Everest, le Mont Blanc, l'Annapurna…

La Seine est dérangée par les vapeurs

Et Paris, Londres, Rome… sont asphyxiées

Ecris, je ne fais que passer

Demain je serai un autre voyageur

Avec un autre crâne, un être masqué qui étouffe

Sous l'amas de l'avancée des progrès…

***

 

© * kacem loubay *

Mercredi 18 Octobre 2006

00 H 45

Khénifra – Maroc

Loubay_k@yahoo.fr

Le poète de l'autre rive

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Je ne te servirai plus de poupée gonflable… » 13344542_10209700038360510_6635381921918966401_n.jpg?oh=85edead30bb57179bf7c393c0a8362c2&oe=58029A9F

Tout commence par ce qui semble être un massage cardiaque, à moins qu’il ne soit d’une autre nature… La comédienne est belle à ravir : frange bombée de poupée, casque de cheveux aux reflets auburn  et dorés intenses, parfaitement peignés, joues roses, bouche en cœur ravissante sur une dentition parfaite. Lascivité mécanique. Un corps musclé et souple, beau de partout et sous tous les angles. Des habits d’écolière comme Alice et  presque une princesse égyptienne, pour le maquillage. La diction est exquise, les mouvements, de vrais miroirs de l’âme. Symboliquement infantile. Son nom : Daphné Huynh, prononcez Win. And she won, believe me!

13346445_10209849338571276_7800055680928850477_n.jpg?oh=23dd47cab25f16dfaf55c703ee72ec88&oe=57D04091

Comment l’esprit vient aux  filles… et aux femmes de ce début du 21e siècle est la question innocente posée par  Naomi Golmann, la jeune auteur du spectacle dont c’est le premier opus. A l’heure où le foulard et la burqa risquent de mettre en danger les faibles acquis du mouvement féministe (une goutte dans l’océan de l’histoire), voici  Daphné et Naomi transformées en  équipe féminine de choc  pour faire la peau à la Walt niaiserie qui encombre le corps et l’esprit de tant de jeunes filles et femmes modernes. Ce n’est pas que ces deux complices  nient l’utilité des contes, bien au contraire. Enfants, elles ont aimé les contes et savouré  plus tard la lecture complexe de la « Psychanalyse des contes de fées »  de Bruno Bettleheim  où chacun peut se retrouver dans la symbolique de l’un ou l’autre personnage de Perrault ou d’Andersen.   Ces contes, racontés et lus aux  jeunes enfants,  relus à l’aube de l’école primaire, avaient un caractère fondateur sur la notion de bien et de mal, sur la cruauté qui existe et sur les épreuves que chacun doit s’attendre à surmonter pour accéder à la maturité et devenir des adultes équilibrés et heureux.

Ils avaient  un impact symbolique considérable sur l’évolution des enfants jusqu’à… l’avènement des générations Disney. Malgré quelques plantes et monstres  bien effrayants, la représentation cinématographique, quoique très esthétique et merveilleuse a quelque chose d’enfermant, et semble avoir ôté aux contes lus ou racontés leur mystérieux pouvoir de développement de l’imaginaire et de l’introspection. Le modèle édulcoré et univoque de la princesse belle à ravir, gonflée de partout, semble avoir vidé les contes de  leur sens et de leur substance.  Le cœur de la nouvelle princesse – mais est-elle une princesse ? est un trou béant. «  Qu’on m’arrache le cœur, qu’on l’enferme dans une boîte et qu’il s’arrête de me battre! » se plaint la jeune comédienne. La princesse n’est plus qu’une coquille vide en attente de panoplies de Barbie et d’un  hypothétique prince charmant.  

13418803_10209847030233569_2019058496389322363_n.jpg?oh=75470cda356428b265e931a06d3aeab7&oe=57C534AE 

Le texte de BABYDOLL écrit par Naomi Golmann est le résultat d’un questionnement personnel intime et profond, d’une écriture très forte, cathartique sans doute,  lentement distillée sur une période de trois ans.  Féroce, sexy et pudique à la fois,  cette écriture dénonce les  dérives de notre imaginaire dans un langage cru et parler vrai, truffé de double-sens en séries. A notre époque, tout d’abord la princesse n’existe pas, elle est la boulimie des hommes comme Nabilla Benattia et autres consœurs, un fantasme ambulant créé pour  lui plaire, et si possible aussi vide qu’une poupée de porcelaine qui aurait perdu son mécanisme. Ou alors, totalement cynique.  De plus, le prince n’est qu’un Peter Pan fétichiste, « puer aeternus », enfant-roi qui refuse de grandir et qui, lorsqu’il rencontre la jeune fille, a  souvent déjà derrière lui  une solide exposition à la pornographie. Vivent les nouvelles technologies! Nous sommes à l’envers du conte! Les syndromes de Cendrillon, Belle-au-bois-dormant, Blanche-Neige et autres sont disséqués avec humour et raison. Car la réification de la femme, quoi qu’on en dise, va bon train! Parodiant Simone de Beauvoir, Naomi Golmann  déclare « On ne naît pas femme, on pratique les hommes et on le devient. »

BBDoll21.jpg

Sur scène et dans la mise en scène au scalpel percutante et  poétique de l'auteur, l’esprit, le corps et les cinq sens en éveil se confondent et se répondent comme dans une série harmonieuse de haikus.  Lewis Carroll est l’esprit frappeur, et Walt Disney l’esprit frappé. Pole dancing verbal et écriture physique se croisent en un ballet fulgurant de vérités. La  parodie des  dérives modernes : le jeunisme obligé,  la séduction féminine codifiée à outrance, l’hyper sexualisation dès le plus jeune âge, bat son plein  pour devenir  à son tour,  une sorte de conte  post-moderne, raconté avec verve par deux jeunes femmes désenchantées. Est-ce ainsi que les hommes vivent?

13403119_10209823002032879_7292988694313966854_o.jpg

Bbdoll

Par : Daphné Huynh
Ecriture et Mise en scène : Naomi Golmann
Lumières : Arnaud V. Acker 
Musique originale : Witold Bolik

Crédit photos spectacle : Antoine Lanckmans

Crédit photo affiche : Christian Laloux

mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 juin 2016 à 20h30

AU THEATRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20-1050 Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 640 46 17

http://www.laclarenciere.be/

Presse :

- L'économie du matin - http://www.economiematin.fr/news-theatre-crowdfunding-bb-doll-zuckerfree-cie-bruxelles

Helpline?

 C'et la mode... et c'est efficace pour soutenir dans leur envol les toute jeunes compagnies: PLUS QUE 8 JOURS :https://www.kisskissbankbank.com/projects/71402 Ne les laissez pas tomber en panne! 

Aidez-nous à donner vie à #bb_doll, la femme-enfant / femme-objet / femme-poupée de la TDZ cie !
KISSKISSBANKBANK.COM|BY KISSKISSBANKBANK
Lire la suite...

La langue du temps

La lumière issue du soleil
Rend mieux perceptibles les choses.
Les ombres se métamorphosent,
Forment des dessins sans pareils.

Quand l'être ressent un émoi,
Toujours de durée éphémère,
Son esprit libéré qui erre
Le fait soliloquer parfois.

Or si l'immense ciel est blanc,
La joie enfouie ou perdue,
Toute activité suspendue,
Il peut demeurer chancelant.

Il choisira l'indifférence
Et le repos qu'elle procure.
De se dépenser n'ayant cure,
Optera pour la somnolence.

Cela dépend de l'énergie
Qui en ce même instant l'anime
Car c'est sa puissance qui prime
Et qui engendre les envies.

Le poète se veut existant
Capte les mots qui lui arrivent, 
Emplis d'images affectives.
Il connaît la langue  du temps.

9 juin 2016

Lire la suite...

Passé - Présent - Futur !

Passé – Présent – Futur. Comme à l'école !

Lire ce court billet entre les lignes, écrit ... je le suppose... En écriture automatique sur un petit carnet hier pendant un voyage.

Si nous partons de NOTRE temps présent en reculant dans LE passé, celui-ci n'ayant aucune limite connue il est impossible d'en mesurer la longueur, la durée, car l'infini ne se mesure pas. A l'opposé, toujours en partant du même temps présent, si nous dirigeons nos pensées dans le futur, nous ne pouvons évidemment pas en déterminer la fin, car la fin des temps nous est inconnue. Le temps présent se retrouve donc comprimé entre passé et futur dont nous ne pouvons en déterminer, ni le début, ni la fin. Deux hypothèses s'offrent à nous !

Où, le temps présent tel que nous le concevons, n'existe pas, le passé n'étant pas modifiable, et ayant un avenir inconnu ! Ou le temps présent est le temps primordial, celui qui permet à un esprit éveillé de créer SON futur proche en analysant SON passé vécu!

... J'avoue qu'en le recopiant tel quel ce matin, j'ai un peu de mal à "voir" le fond de mes pensées ! Y a t-il un Psy dans la salle ? ...

Lire la suite...

Un jour parmi les ternes

Songerie

Je me sens lasse, tristounette.
Ce matin, j'ai planté des fleurs,
Plutôt de fragiles fleurettes,
Tout une gamme de couleurs.

Elles paraissent languissantes,
Sans doute en manque d'énergie.
Sont restées longtemps en attente,
Maintenue faiblement en vie.

Le soleil rayonnant ailleurs,
Reste assombrie ma solitude.
J'aimerais voir ma rue en pleurs,
Recevoir une certitude.

L'eau de pluie tombant en douceur,
Apporte fraîcheur et brillance.
M'a causé nombreux coups de coeur.
Ô suaves réminiscences!

8 juin 2016

Lire la suite...

La faille JGobert

A l’entrée d’un parc, une vision étrange, un lutin tire laborieusement une vieille besace. Lourde et bien remplie, il peine à avancer. Il la traine cruellement derrière lui depuis des lustres. C’est son travail, son boulot sur la terre comme d’autres ont une destinée bienveillante. Un sac de vieilles lettres entassées, non distribuées, non remises. Elles sont fermées et enferment des mots par millier. Certaines n’ont pas de destinataires et pas d’expéditeurs. Pleines de ratures, de non-dits,  de mots cruels, de sentiments inhibés, refoulés, dérisoires, imparfaites, incomplètes, elles sont un poids lourd à porter.

Il tracte cette charge et traverse le parc par tous les temps. Peu de gens le voient.  Et ceux qui l’aperçoivent ont peur. Ils ne veulent pas l’aider, le soulager, le débarrasser de ce fardeau étrange. Ces envois sont vieux, obsolètes, désuets. Nul ne se sent concerné et ne veut prendre sa part dans ce jeu insolite et accepter ce qu’il a écrit dans le passé. Certain craigne, appréhende ce qu’ils recèlent et pensent parfois n’avoir pas été à la hauteur à un moment de leur vie.

Le lutin me tend une lettre. Etonnée, je la refuse.  Elle n'est pas à moi. Je n'ai jamais écrit de lettre. Je ne connais pas ce destinataire. Mon esprit fouille vainement cette mémoire faillible et refuse tout net de reconnaître cet acte passé. Quelle idée de me rendre cette vieille missive jaunie. Subitement je me souviens de cet écrit, de cette histoire. Il y a si longtemps, il y a trop longtemps. Je n’ai rien oublié mais refermé fermement mon cœur et rejeté au loin ce vécu de ma mémoire.

Cette lettre n’est donc pas parvenue à son destinataire.  Peut-être est-ce la raison de son silence ? Tout aurait été différent. Le destin a choisi. Lutin, reprend ton courrier, il n’a plus de raison d’être. Ma réalité est ailleurs. C’est un passé qui n’a pas existé et que je ne veux pas imaginer.

La quête du lutin est souvent sans succès. Il sait depuis longtemps que ces lettres renferment des peurs, des tourments, des vérités, des mensonges. La plupart du temps, il n’insiste pas auprès des hommes qui renient ainsi leurs pensées passées. Il fait quelques pas, trébuche et part avec son lourd fardeau de mystère, de secrets, de larmes.

Le lutin connaît les lettres sans les avoir lues. Celles écrites sur du papier pelure pour en alléger le poids n’ont ni nom ni date et parlent d’amour impossible. Celles écrites d'une main d’enfant sont terribles. Elles recèlent, révèlent des faits insensés, des cris étouffés, des silences lourds. Les mots que les adultes ne veulent pas entendre.  Celles écrites au crayon renvoient à la souffrance, à la mort et n’annoncent que des larmes et des pleurs.
Le lutin connait toutes ces litanies par cœur et accepte que personne ne veuille les reprendre, les récupérer, les vivre. Les douleurs, les souffrances sont trop nombreuses, exprimées avec pudeur ou énoncées avec cris.

Le vieux lutin passe dans les âmes, dans les cœurs, ramasser ce courrier comme un facteur. Il hésite et revient vers moi. Insiste. Non, je ne veux pas la reprendre, la compléter, l’envoyer, et remplir les blancs que j’y ai laissés. Je sens une douleur étrange. J’ai le cœur qui se serre.

Le lutin continue sa course et cherche un autre preneur qui le déchargera de son fardeau. Un homme devant lui, troublé, ne comprend pas cette démarche. Il prend une lettre, l’ouvre et d’un geste brusque, la jette dans le caniveau. Il a des larmes dans les yeux. A peine lue et effleurée de la main, une souffrance intense lui comprime le corps. Il ne veut pas revivre son histoire, ni recommencer cette bataille une nouvelle fois. Il a tiré un trait sur cette époque. Il est tourné vers l’avenir.

Le génie n’en a pas fini avec ces messages venus pour ramener et confronter les hommes à leur réalité.  Le monde est une faille, une fêlure que l’humanité entretient avec des mots et des actes déloyaux.

 

Lire la suite...

Au parc Dorval

12273171292?profile=original

Alain conserve l'habitude
De prendre des photos de moi.
J'y ai les mêmes attitudes,
Éprouvant de nouveaux émois.

Je suis le témoin des saisons,
Chacune toujours surprenante.
Sublime apparaît l'horizon
Quand l'astre effectue sa descente

.

Les suaves tableaux qu'il capte
Montrent des grâces non perçues
On peut les contempler sans hâte.

On ne se sent jamais déçu.

Au parc Dorval en ce matin,
Les allées sont déjà fleuries.
Le vent fait son petit malin,
Sa fraîcheur me regaillardit.

6 juin 2016

Lire la suite...

À l'amour métissé

12273170894?profile=original

La houle des mots imbibe à son flux le visage
d'un amour métissé qui se dolente sous le jardin d'un ciel illuné.
Sur le remous onduleux gorgé de soleil et de parfum ambré,
un vent soupiré berce leur dilection de ses murmures cadencés.
Ô chant mesuré, scarifie de tes pulsations les flots de ces syntagmes appariés
afin d'empreindre sur leur robe de soie convulsée, leur passion sucré.
Que de la caresse échevelée de leur inclination à l'union
de leur âme altière sourde et se déchaîne sur la crête frangée
de fraisil, l'harmonie incoercible d'un nous qui s'épouse.
Ainsi fidélisées sous des rayons dorés pour horizon,
les coulées miellées de grains d'amour viennent alléguer
du parfum de leurs serments, l'hyménée.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2016
Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture juin

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

Lysianne MATISSE dit Lys MATISSE (Be) bic

« Traces d’évidences »

 

Danielle Davin dit DIELLE (Be) peintures à l’huile

« Ondes de formes »

 

Shasha SHAIKH (franco-indienne) peintures batiks

« Oies sauvages »

 

Anne CANNEEL (Be) sculptures et digital art

 « Arborescences »

 

Le FINISSAGE les 04 & 05 juin 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

 

 

Philippe MEIER (Fr) peintures

« Voyages intérieurs »

 

Huguette LECOMTE (Fr) peintures

« Les élégantes »

 

Rodrigue VAN HOUTTE (Be) peintures

« Triangle de Karpman »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 08/06 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 25 & 26 juin 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

La galerie est fermée en juillet pour vacance annuelle sauf pour les dates suivantes :

 

Oscar B. (Fr) peintures

« Une re-construction poétique »

 

Vernissage : le 09/07/2016

Exposition : les 09 & 10/07 et 30 & 31/07/2016

Finissage le 30 & 31/07/2016

 

Marie-Claire HOUMEAU (Fr) peintures

« Transparences »

 

Vernissage : le 09/07 et 07/09/2016

Exposition : les 09 & 10/07 et 30 & 31/07/2016 et du 08/09 au 25/09/2016

Finissage le 30 & 31/07/2016 et 24 & 25/09/2016

 

 

ATELIER JÖRG (Ch) peintures

« Voyages entre voile et vignes »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 03/08 et 07/09 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 24 & 25 septembre 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

 

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

Lire la suite...

Sable

Sable

Le sable de la plage est comme une ardoise

Que la mer efface jour après jour

Et toujours les pas des amoureux disparaîtront

Dans les profondeurs océanes.

 

Quand il ne reste rien que quelques grains de sable

Que le vent emporte en tourbillons improbables

Comment croire encore que Roméo et Juliette ont pu se rencontrer

Et marcher ici même dans la brise marine ?

Comment imaginer qu’ils ont pu s’aimer devant l’immensité du monde

Et se faire des promesses éternelles sous le vol blanc des grands oiseaux de mer ?

 

A l’horizon passe un bateau en partance vers un Orient lointain.

Bientôt il aura disparu et il ne restera de lui qu’un souvenir

Qui s’effacera petit à petit dans la mémoire des vieux marins.

 

Et voilà la marée qui monte encore une fois à l’assaut de la plage

Et efface pour la millième fois les traces de tes pas.

Seule demeure la profondeur océane et la brise marine qui emporte tout

Absolument tout

Même les grands oiseaux blancs de nos rêves.

12273172268?profile=original

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles