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Une habitude indélogeable

N'espère plus me corriger.
Si je ne suis pas engagée
Par un besoin qui est extrême,
Je me consacre à ce que j'aime.

La même envie vient me tenter,
Pendant que je suis occupée
À une tâche nécessaire.
Lors la suspends, l'âme légère.

L'énergie qui me fait agir
Me permet à temps de saisir
Des vers chantant en mon espace.
L'important est ce qui se passe.

Me tient en éveil la brillance,
La splendeur de la voûte immense,
Les grâces qu'offre une saison.
L'infini n'a pas d'horizon.

Je constate, en fin de journée,
Que suis demeurée à flâner.
J'ai ressenti de la tendresse,
Dans le silence et la paresse.

Le plus souvent, fut satisfait
Ce plaisir intense que j'ai
À déposer sur une page
Des sensations et des images.

4 juillet 2016

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Il s'agit d'un ouvrage du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), publié en 1785, dans lequel est affirmée la nécessité d'une philosophie morale pure, "libérée de tout ce qui est empirique et qui appartient" à ce que l'on peut appeler l' anthropologie. En effet, l' éthique doit rechercher non ce qui advient, mais ce qui doit advenir. Le fondement de la philosophie morale pure, ou métaphysique des moeurs, consiste à rechercher et à déterminer le principe suprême de la morale. La "Métaphysique des moeurs" comprend une préface et trois parties. Dans la première, analysant la conscience morale commune, Kant y décèle les concepts de bien inconditionné (autrement dit, la bonne volonté), de devoir, de loi morale. Il ne s'agit en rien de concepts empiriques, puisqu'ils ne sont pas tirés de l'expérience, mais sont purs ou "a priori", car présents à toute conscience humaine. Toutefois, la conscience commune peut être facilement induite en erreur, n'étant pas armée contre les sophismes qu'on pourrait lui opposer. Une connaissance philosophique des éléments premiers de la morale est donc indispensable pour doter la conscience morale d'une certaine fermeté. Le passage à cette connaissance se trouve exposé dans la seconde partie. Seul un être raisonnable peut agir d'après la représentation de lois, autrement dit, selon des principes: il est donc doué de volonté. Or, cette volonté n'est autre que la raison dans son usage pratique, la raison pratique. Mais, du fait que sa volonté, outre la représentation des lois, peut être déterminée par des impulsions de nature empirique, la rationalité se présente à l'homme sous forme de loi contraignante, ou d'impératif, dont l'objet, pour être moral, ne peut être que la forme même de la loi, en d'autres termes, la nationalité et l' universalité de nos actions. Un impératif dépendant d'impulsions empiriques ne pourra qu'être hypothétique ("si tu veux atteindre ce but, tu dois faire cela"), et partant, dénué de valeur morale. En revanche, l'impératif moral est catégorique et s'exprime en ces termes: "Agis selon une maxime, telle que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle". Et puisque la raison est une fin en elle-même et constitue ce qu'il y a en l'homme de proprement humain, l'impératif catégorique pourra également s'exprimer dans une seconde formule: "Agis de telle sorte que tu uses de l'humanité, en ta personne et dans celle d'autrui, toujours comme fin, et jamais simplement comme moyen". Mais étant donné en outre que la raison, dans son usage pratique, n'est autre que la volonté, cette dernière devient la législatrice suprême, et l'impératif de la moralité sera formulé en ces termes: "Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même, dans ses maximes, comme législatrice universelle". C'est là, selon Kant, le principe d' "autonomie", principe suprême de la moralité. En effet, grâce à lui, l'homme est à la fois souverain, parce que législateur dans un domaine de pure rationalité, et sujet, car obéissant aux lois qu'il se donne en tant que raison. Kant opère alors une classification de tous les principes possibles de la moralité, dérivés du concept fondamental d' "hétéronomie", opposé à l' "autonomie", pour passer, dans la troisième partie (de caractère déductif), à la critique de la raison pure pratique. En elle, Kant place l'idée de liberté entendue comme clé permettant l'explication de l' autonomie de la volonté, le concept de moralité rejoignant ainsi celui de liberté. Avec ce petit ouvrage, Kant jetait les bases de sa deuxième oeuvre fondamentale, "La critique de la Raison pratique" et, en même temps, de toutes les philosophies de la liberté qui se succédèrent au cours du XIXe siècle.

 

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Participation à un jeu

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Dessin de Jacques Choucroun

inspiré par le poème « Au cours d'une pause »

J'avais pris plaisir à un jeu
Sans adversaires ni enjeu.
Pour sortir de mon indolence
J'activais une consonance.

Je reçois ce jour un dessin
Qui imagine une autre fin
À mon errance poétique.
Il est d'un charme humoristique.

4 juillet 2016

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Une double vie...

Souvent je m'absente. Je m'évade. J'ai une double vie? Oui!On mène tous une double vie dés qu'on a une vie intérieure.Et dans celle-là, on ferme les yeux, on fait le silence en soi et on l'écoute..."Plus aucun souffle.Comme quand le vent du matina eu raisonde la dernière bougie.Il y a en nous un si profond silencequ'une comèteen route vers la nuit des filles de nos filles,nous l'entendrions.""Songe à ce que serait pour ton ouïe,toi qui es à l'écoute de la nuit,une très lente neigede cristal."(pH Jaccottet, Leçons et À Henri Purcell)
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Réveil



Un mince rayon de lumière encore timide

Se met à chatouiller les feuilles endormies.
Quelques bulles de coton se mettent à bleuir,
C'est un réveil en fanfare de piaillements.
Au loin un coq en retard annonce le jour,
Et tout cet orchestre ne demande qu'à rire.
En ouvrant la fenêtre sur le jardin
Les geais et les merles surpris s'envolent,
Un milan noir plane en silence,
Porté par l'air frais du matin,
Toutes ailes déployées dans la paix de ce dimanche.
Et comme un décor qui se lève, c'est le réveil ;
Des pas dans le jardin crissent sur le gravier,
Alors la vie sans ailes se déploie sur terre aussi !

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Au cours d'une pause

 

Ce matin, au cours d'une pause,

Alors que mon corps se repose,
Pour chasser l'ennui, je suppose,
J'accueille un jeu qui se propose.

Certes, des mots chacun dispose,
Les marie, en vers ou en prose.
Certains se terminent en ose,
M'y mènent des pivoines roses.

Tout près de moi se décomposent
Ces fleurs nouvellement écloses
Dont de me détourner je n'ose.
Je pense au mot métamorphose.

La mémoire qui entrepose
Ouvre des portes longtemps closes.
Imprévisible, elle transpose.
Fidèle ou non, elle s'impose.

À forte ou à petite dose,
L'énergie est dans chaque chose.
Des forces qui se superposent,
Avec fureur souvent explosent.

Que tombe la pluie et arrose
Les recoins fades et moroses.
À la fêter me sens dispose.
De doux rayons sur moi se posent.

2 juillet 2016

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Que de bleu !

Oh dans le ciel enfin du bleu dit-elle,

ses yeux semblent avoir des ailes,

ses lèvres chaudes à l'instar du soleil,

déclament cette phrase avec l'accent

du blanc-midi, dont la sonorité

est celle d'un feuillage sous une ondée légère !

Sa silhouette égayée d'une robe de coton clair,

dont l'échancrure laisse entrevoir la chute

 de sa gorge diaphane, vertigineuse,

 s'élance ici et là, au rythme des déferlantes

 tantôt mauves, tantôt bleues,

qu'elle imagine déjà en cet été fragile,

 alors que tout autour d'elle,

Paris se travesti, fait du bruit, hurle ;

voilà pourquoi insomniaque

est la Seine, murmurante jour et nuit.

Oh dans le ciel enfin du bleu chante t elle,

alors qu'à deux pas d'elle,

des autos grises glissent sur l'asphalte luisante

et anthracite ; il pleut du matin jusqu'au soir

 et le soleil est revêtu d'un grand châle noir.

Pour elle, la Seine semble libérer des flagrances océaniques,

 puis lui jouer des musiques suaves, fantastiques.

Oui, le bleu à présent est partout autour d'elle.

NINA

 

 

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Les muses s'éloignent aussi

J'aime accueillir de la tendresse.
C'est une énergie rassurante
En même temps que stimulante
Sur le chemin de la vieillesse.

J'ai perdu l'ami qui m'aimait.
Il me rendait intelligente.
Suis redevenue dilettante
Or continue à m'exprimer.

Pendant d'innombrables années,
J'écrivis de la poésie
En pensant que m'avait choisie
Une muse aux goûts surannés.

Jour après jour, me fut fidèle.
Sensible à mes divers émois
Elle les transposait pour moi.
Je la croyais certes éternelle.

Du hasard fut à la merci.
Elle conserve le silence.
Je ne ressens plus sa présence.
À jamais privée d'elle aussi.

Ier juillet 2016

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A L'ABRI ...

A l'abri des regards

Comme ils se sont aimés!

Guidés par le hasard

Sur une crique...échoués...

Il faisait plein soleil

En cette fin d'été

Le temps était merveille

Et ils étaient comblés...

Alors, sentir encore

Les grains de sable chaud

Petites pépites d'or

Titillant leurs deux peaux...

Les narines gourmandes

Grisées par les parfums

Suivaient les sarabandes

Des vents et de l'embrun...

Un bruit léger chantait

Au creux de leurs tympans

Quelques oiseaux passaient

complices d'un moment...

A l'abri de leurs cœurs

Les souvenirs d'antan

Ont gardé cette saveur

Qui fait vibrer l'instant!

J.G.

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Jésus Marie Joseph.

Il s'appelait Joseph

Elle se nommait Marie.

Ils étaient simples et doux,

Et semblaient très unis.

Dans leur maison de briques

Joseph, et Marie,

Abritaient leur amour,

Et leurs destins aussi.

Lui, était charpentier.

Et du soir au matin

Il rêvait du labeur

Qui l'attendait demain.

Il construisait en pin

Des tables et des lits,

Il s'appelait Joseph,

Elle se nommait Marie.

Ils s'aimèrent tendrement

dans le lit qu'il lui fit.

L'homme s'appelait Joseph,

et sa femme Marie.

Mais, dans cet amour là,

Par Dieu, je vous l'assure,

Un troisième était là,

C'est lui, qui fit Jésus !

Jésus, comme tout enfant

Grandis dans l'ignorance

Du destin enivrant

De cette mésalliance.

Et quand il fut barbu,

Amoureux et transis,

Il parla de son père, Dieu !

Que jamais il ne vit.

Les hommes l’écoutèrent,

Il était bon prêcheur,

Il avait dans les yeux...

je ne sais quelle lueur !

Et, tout autour de lui,

Naquit une légende,

Dont Marie, aujourd'hui,

Encore, et la servante !

De Joseph, mon ami,

Pour sauver l'apparence,

Les hommes en parle aussi,

Mais de moindre importance.

Car l'enfant qui naquit

Entre vaches et moutons,

Les hommes d'aujourd'hui

N'en tirent pas de leçons.

Car c'est bien le troisième,

Du moins ce que l'on dit,

Qui fabriqua Jésus

Dans le ventre à Marie.

Joseph ! Mon bon ami !

Ton histoire m'a ému.

Toi seul es dans l'oubli.

Les trois autres ont vaincus.

Ont vaincus par les livres.

Ont vaincus par les mots.

Car les écrits font vivre,

Parfois ce qui est faux.

Jésus fils de Dieu !

C'est bien une évidence,

Sinon fils de Joseph

Ou serait l'obédience ?

Joseph, Marie, Jésus.

Si Dieu est dans les trois,

Il reste Joseph, Marie Jésus !

Donc Dieu ?

C'est toi et moi !

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administrateur partenariats

Voilà, année terminée.Vive les vacances !

Voilà, année terminée.
Pas trop mécontente du boulot effectué, et en temps que titulaire, j'ai vu des élèves fiers d'eux pour leur réussite lors de la remise des bulletins, mes primo-arrivants obtiennent des cotes dans les cours généraux qui surpassent celles des enfants nés ici.
Belle victoire pour leur ténacité, belle victoire pour le système.
Deux mois pour se ressourcer et recharger les batteries, imaginer de nouvelles aventures, de nouveaux projets, pour être au top en septembre pour accueillir cette jeunesse qui, quoiqu'on en dise, est l'avenir de ce pays.
Une jeunesse pluriculturelle, riche, qui attend de nous un modèle d'éducation, et là où la famille fait défaut pour certains, offrir un exemple sécurisant pour le futur, une réconciliation avec la société.
Bonnes vacances à tous les enseignants, ces héros funambules de l'éducation.
Liliane Magotte 
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Cette machine exorbitante

 

Songerie

 

La dynamique cérébrale

Fait qu'une pensée, quelquefois,

Engendre de troublants émois,

Ou des idées originales.

 

Me fascine le savoir-faire

Qui rend vibrant et coloré,

Un propos qui était abstrait.

Belle occasion de se distraire!

 

Combiner des mots est un art.

S'il s'inspire de la musique,

Il a des effets poétiques.

Intervient aussi le hasard.

 

Les artistes sont émotifs.

Or l'énergie qui les active

Au cerveau prend sa force vive

Leur permet d'être créatifs.

 

Cette machine exorbitante

M'emplit d'un émerveillement

Qu'elle suscite fréquemment.

Ne peux demeurer mécréante.

 

30 juin 2016

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Cette machine exorbitante

Songerie

La dynamique cérébrale
Fait qu'une pensée, quelquefois,
Engendre de troublants émois,
Ou des idées originales.

Me fascine le savoir-faire
Qui rend vibrant et coloré,
Un propos qui était abstrait.
Belle occasion de se distraire!

Combiner des mots est un art.
S'il s'inspire de la musique,
Il a des effets poétiques.
Intervient aussi le hasard.

Les artistes sont émotifs.
Or l'énergie qui les active
Au cerveau prend sa force vive
Leur permet d'être créatifs.

Cette machine exorbitante

M'emplit d'un émerveillement
Qu'elle suscite fréquemment.

Ne peux demeurer mécréante.

30 juin 2016

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Une pensée pour la main de Géricault.

Janvier 1824, Paris.

Depuis plus d'un an, Théodore Géricault, le Peintre du Radeau de la Méduse, est alité.

Il n'en fini plus de mourir, d'un cancer des os provoqué par une chute de cheval.

Il a 33 ans, en paraît 70. Ne pouvant plus bouger, il dessine sa main. Son dernier dessin.

A un ami qui lui demande ce qu'il fabrique, il répond juste : "Je m'utilise".

Cette main, c'est tellement plus qu'un simple dessin...c'est un adieu, un morceau d'âme, un appel à l'aide...

Et c'est tout pour aujourd'hui.

Théodore Géricault (1791-1824)
Main.
Aquarelle/papier.
1824.

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture juin

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

La galerie est fermée en juillet pour vacance annuelle sauf pour les dates suivantes :

 

Oscar B. (Fr) peintures

« Zone de Non-Droit »

 

Marie-Claire HOUMEAU (Fr) peintures

« Transparences »

 

Vernissage d’été : le 09 & 10/07/2016

Exposition : les 09 & 10/07 et 30 & 31/07/2016

Finissage d’été : les 30 & 31/07/2016

 

 

2.4 Prochainement à EAG

 

 

Expositions au mois d’août :

 

 

ATELIER JÖRG (Ch) peintures

« Voyages entre voile et vignes »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 03/08 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 27 & 28 août 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

Exposition en septembre :

 

 

ATELIER JÖRG (Ch) peintures

« Voyages entre voile et vignes »

 

Frédéric (Frèd) DECONNINCK (Be) peintures

« Rétrospective 1922 – 2015 »

 

Oscar B. (Fr) peintures

« Zone de Non-Droit »

 

Marie-Claire HOUMEAU (Fr) peintures

« Transparences »

 

Sonja VAN DIJK (Nl) céramiques

« Céramiques colorées »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 07/09 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 24 & 25 septembre 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

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Les êtres aimés et les choses

Je me souviens qu'en mon jeune âge,
J'avais quelques biens personnels,
Parfois présents providentiels
Auxquels je donnais un usage.

Je les gardais avec tendresse,
Responsable de leur état.
Aucun d'eux n'avait de l'éclat
Mais me causait de l'allégresse.

Me ravissaient les coquillages
Dont j'appréciais la beauté,
L'étonnante diversité,
L'évanescente odeur de plage.

En ai alourdi mes bagages,
Obligée d'aller vivre ailleurs.
C'était un paquet de bonheur.
Ils ont perduré sans outrages.

Eurent un tout autre destin,
Les êtres aimés de mon enfance,
Qui riaient de mon innocence.
Depuis longtemps se sont éteints.

29 juin 2016

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Agenda d'exposition 2016 Ausstellungskalender

A vos calendrier pour noter nos possibles rencontres artistiques dans le monde non-virtuelle.

01.-31.08.2016 Crupet
Moulin des Ramiers http://www.moulindesramiers.be/

09.-11. et 17./18.09.2016 Abbaye de Floreffe
Exposition des Artistes locaux, Landoir
en parallèle de l’exposition Chagall dans l’Abbatiale

16./17. et 22./23.09.2016 Art’Arbre
Exposition « Le papier dans tous ses états »

https://heiketiede.wordpress.com/2016/04/08/agenda-2016/

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12273174883?profile=originalCinéaste multiprimé, habitué des grands festivals, Emanuele Crialese était membre du jury du 14ème Festival du film européen de Bruxelles.

Formé aux États Unis, il réalise en Italie des films de facture européenne universellement appréciés depuis la révélation à Cannes de Respiro, comédie dramatique sur le repli identitaire d’une île. Depuis lors, Ivan Corbisier l’a régulièrement invité à faire partie du jury de son festival. Pour la première fois, cette année, Crialese découvre le festival bruxellois et nous livre ses impressions et son enthousiasme à la découverte d’une programmation originale, qui se distingue des catalogues souvent itératifs des autres festivals.

C’est la première fois que vous êtes membre du jury du Brussels film festival. Quelles ont été vos impressions ? Pensez-vous que la programmation reflète le cinéma européen actuel ?

La sélection des films – c’est ce qui importe - est très intéressante et cohérente. J’aime les festivals mineurs ou qui sont considérés comme tels par rapport à d’autres, non pas parce qu’ils sont moins bien mais parce qu’ils présentent des œuvres que l’on ne verra nulle part ailleurs. Et souvent, ces films sans budget sont très enrichissants. Personnellement, j’y trouve une source d’inspiration.  Il est important d’encourager ce cinéma-là et de permettre de découvrir des films qui ne sont pas mainstream. Dans des festivals comme celui-ci, on  trouve de véritables perles.

En fait il ne répond pas à la question et il dit un contresens : il y a un leitmotiv, mais ses films sont très différents. Quel est le leitmotiv ?

Parmi les 4 films que vous avez réalisés, il y en a un, Respiro, qui ne parle pas d’émigration. Respiro c’est surtout un portrait de femme…

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Oui. Il s’agit d’une femme qui va être chassée de l’île (la Sicile) parce que ses habitants ne la considèrent pas assez « normale » pour être acceptée dans l’île. Le thème ne change pas. Il y a toujours une aliénation. Une communauté décide arbitrairement d’exclure une femme que l’on ne peut pas juger parce qu’elle ne fait rien de mal, mais comme elle est assez libre, anti-conventionnelle, la petite communauté estime qu’elle doit se faire soigner et qu’elle doit le faire hors de l’île, qu’elle doit se cacher. C’est presque une tentative de confinement, d’exil. L’exil est nécessaire pour pouvoir revenir après l’intégration des règles. Dans Nuovomondo, c’est le contraire. Là, c’est une famille entière qui décide d’évoluer et d’aller vers l’Amérique. Pourquoi je dis « évoluer » ? On utilise beaucoup le mot « immigration » tout en faisant un lien instantané avec notre actualité. Mais l’immigration, c’est quoi ? Depuis la nuit des temps, depuis que l’homme se tient sur ses deux jambes, il émigre et il découvre ! Pour moi, « immigration » signifie mouvement. Et le mouvement, c’est l’évolution… C’est aussi pour cela que j’aime le cinéma, parce que c’est cinétique. Tout comme il y a un cinétisme que l’homme doit suivre pour devenir plus moderne.  L’immigration, je la vois comme un grand mouvement qui ne s’est jamais arrêté dans l’histoire de l’homme mais qui a reçu des appellations différentes au gré de nos convenances : « phénomène sociologique, anthropologique, politique… ». Moi je dis que c’est un phénomène humain. C’est le courage d’un homme, d’une femme, d’un enfant, de dire : « Je pars et je vais découvrir. » La planète Terre nous appartient à tous. Je suis un peu obsédé par ces questions. Personnellement, je sens que si je n’avais été aux États Unis - j’ai choisi les Etats Unis mais je pouvais choisir la France ou je ne sais pas, l’Angleterre - mon évolution ne pouvais pas être complète. J’ai découvert une nouvelle culture, je l’ai comparée avec la mienne, j’ai appris de cette culture-là et j’ai évolué. Alors, on parle de l’Afrique, on dit tellement de choses sur les Africains, on se vante d’envoyer des aides, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour développer les régions, le pays… Mais, on ne peut pas interdire à des pays, à des continents, de connaître le monde. Bien sûr, aujourd’hui il y a la télévision. Mais on ne peut pas connaître le monde à travers la télévision. Il faut bouger. Tout comme il faut bouger quand une relation ne fonctionne pas. Il faut aller vers autre chose, il faut grandir. Et l’émigration pour moi c’est cela, c’est un effort éprouvant pour l’homme, qui risque sa vie pour y arriver. Cela fait partie des droits de l’homme. Émigrer, partir, connaître se développer… cela ne se discute pas…12273175285?profile=original

Parlons de la programmation du festival européen de Bruxelles. Avez–vous remarqué des préoccupations communes dans les films présentés ?

J’ai vu une solitude, une solitude abyssale. Des personnages seuls, sans aide face à des choix et qui en arrivent à commettre des actes inhumains. Notre monde est individualiste, nous avons perdu le sens de l’appartenance. Je suis moi-même, bien sûr, mais je suis aussi une partie de la communauté. L’homme aujourd’hui est derrière son écran, occupé à inventer sa propre identité. Et à la perdre en même temps parce qu’il n’y plus de confrontation ouverte, il n’y a plus de face à face, les yeux dans les yeux, comme dans les années 80 – on se réunit et on part ensemble et on communique. Non ! Maintenant tout est virtuel, ‘j’ai peur de toi et je ne te regarde pas dans les yeux car tu peux être une menace pour moi’. Notre civilisation va dans ce sens. Ce n’est pas évolutif. Et c’est dans les milieux les plus aisés que je constate les plus grandes frustrations, les plus grandes solitudes : l’homme et la femme, seuls, face à face avec les questions d’argent, de compétition, et une fenêtre constamment ouverte sur le monde dans la solitude de leur appartement.  Mais cette fenêtre ne s’ouvre pas sur un paysage réel, elle s’ouvre sur un horizon virtuel, créé de toutes pièces, pas même imaginaire. On nous présente une réalité manipulée. Si vous ne possédez pas les instruments critiques pour comprendre ce qu’est une nouvelle journalistique, médiatique, honnête, vous êtes foutu.

Mais j’ai aussi trouvé dans les films que j’ai vus beaucoup de construction de personnages intéressants, des antihéros. C’est une caractéristique européenne. Car si l’Américain se ment à lui-même, nous, Européens, nous n’y arrivons pas.

La différence systématique faite entre le cinéma européen et le cinéma américain est-elle pleinement justifiée selon vous ?

Aux Etats Unis, le dénominateur est la conquête de l’Amérique. Ils se sentent similaires et ils le sont. Ils défendent la patrie. La possibilité de détenir un pistolet découle de cela, du statut de pionnier. En Europe, nous avons chacun notre identité propre et nous essayons de la définir de jour en jour.

Il y a aussi des exceptions en Amérique aujourd’hui. Le cinéma d’auteur commence à émerger. Je pense à Alejandro González Iñárritu qui est Mexicain, ce n’est pas une coïncidence. Bien sûr, on subit l’invasion des blockbusters. Mais comment pourrait-on le contrôler ? Pour filmer le débarquement en Normandie, ils ont des moyens que nous n’avons pas. Et pourquoi cela ? Parce qu’en Amérique, il n’y a pas d’argent public. Pour faire un film de 100 millions, il faut de l’argent venant des investisseurs et bien sûr, ils veulent récupérer leur mise. Nous avons donc plus de liberté pour promouvoir la culture. Et ce qui est malheureux, c’est de voir des cinéastes en Europe tenter de réaliser des films sur le modèle américain, sans succès évidemment.

Le contexte économique est-il meilleur aujourd’hui pour le cinéma italien ?

La grande nouveauté pour les auteurs en Italie, c’est la coproduction, la possibilité de sortir de la botte. Parce que l’argent va surtout aux distributeurs, aux producteurs. Mais le distributeur n’a aucun intérêt à promouvoir le film puisqu’ il est déjà gagnant avant même de faire son travail. Par les codistributions internationales, on la chance d’être remarqués ailleurs et c’était le cas pour Respiro. Je suis devenu réalisateur grâce à Cannes. Personne n’avait vu Respiro en Italie. Il est sorti en France en tant que petit film indépendant avec des sous-titrages et il a cartonné. Mais sans la France, le film serait resté à l’affiche trois jours au plus dans les salles italiennes.

Votre prochain film parlera-t-il aussi d’émigration ou d’immigration ?

Non, basta. On dit qu’un auteur réalise toujours le même film. Je crois que je vais toujours explorer le thème de l’aliénation, de la solitude, de la nécessité de comprendre le monde et de se faire comprendre. Il y a en moi cette recherche de l’équilibre à trouver entre l’identité d’un individu et celle du monde qui nous entoure, entre l’ambition personnelle et l’idéal de la société dans laquelle nous vivons - tout comme dans la famille où il faut trouver la goutte commune. J’ai écrit deux nouveaux scénarios sur le thème du déracinement. Vous connaissez l’histoire de l’être humain, non ? Il était une fois un petit poisson (au début nous étions tous poissons, sans poumons)… La lutte pour la survie était devenue tellement dure, que le petit poisson a sauté hors de l’eau sur la pierre. Il était là sur le point de mourir. Un autre l’a suivi, l’un est peut-être mort mais l’autre a ouvert la bouche et a inspiré un grand coup, et il est devenu un dinosaure. Aujourd’hui il n’est pas question de corps. On doit se métamorphoser dans nos consciences, en revenir à des rêves d’enfant. Que fait-t-on pour nos enfants, pour le futur ? Où vont nos arbres, notre planète ? Si on ne réussit pas ce petit pas évolutif, on risque peut-être de disparaître. J’attends ce moment dans l’histoire - maintenant ou dans mille ans. L’évolution m’intéresse mais je crains que ce ne soit pas pour bientôt. Je crois que nous sommes dans le Moyen Âge de la modernité…

Interview réalisée par Palmina Di Meo

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Etienne DRIOTON et le Roi FAROUK

"....Que d'années sont passées depuis ce voyage mémorable ! Que d'événements aussi ! Dans la maison de la rue des Plantes, à Montgeron, c'est sûrement en ouvrant le dossier cartonné, d'un marron clair un peu vieilli par le temps, taché aussi sur le côté, que Etienne Drioton revoit les moments inoubliables de ces semaines. Sur la couverture est écrit en grosses lettres tracées à l'encre noire : " Souvenir du voyage en Haute-Egypte de sa Majesté le Roi Farouk Ier" [...] Nous sommes en janvier 1937, le cortège officiel quitte le palais de Koubbeh pour rejoindre le yacht royal à l'embarcadère d'Hélouan..." (extrait de "Etienne Drioton, l'Egypte, une passion")12273173693?profile=original

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