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Nouveau Testament - Epîtres de saint Pierre

12273235262?profile=originalCes deux lettres de saint Pierre (10 av. JC. - 67 après JC.) font partie des sept "Epîtres" dites canoniques qui suivent, dans le Nouveau Testament, les 14 "Epîtres" de saint Paul. La première, écrite en grec, aux environs de 64, fut adressée aux Juifs dispersés de la Galatie, de la Cappadoce, de l' Asie Mineure et de la Bithynie. Elle est datée de Babylone (V, 13) qui probablement indique ceci: Rome, comme dans l' "Apocalypse". On constate, dans cette "Epître", une forte ressemblance de pensée, d'expression et d'enseignement avec les "Epîtres" de saint Paul; elle est forte, véhémente, empreinte de majesté apostolique, sobre dans le choix des mots et dense de jugements. Le style est concis, élevé, impérieux et doux en même temps. Dans une première suite d'exhortations, l'auteur parle de la dignité du chrétien, de la sublimité de la vocation et de la sainteté de la vie, qui doit être la conséquence de cette vocation (I, 1, II, 10). Du chapitre II, 11 au chapitre IV, 6, saint Pierre, par de sublimes comparaisons, recommande l'obéissance, la patience et le respect pour l'autorité, l'amour même pour les ennemis, et la paix chez soi. La troisième et dernière partie (IV, 7 V, 14) contient des enseignements pour une vie pure et sainte, recommandée à tous sans exception et, en particulier, aux chefs spirituels. La seconde lettre, écrite quelques mois plus tard, est considérée comme la suite de la première. Elle est adressée aux mêmes personnes, et l'auteur le dit en propres termes: "Voici la seconde lettre que je vous écris" (III, 1). On suppose généralement que Pierre l'a dictée peu de temps avant son martyre. Elle comprend trois parties: dans la première, saint Pierre rappelle aux chrétiens les principes généraux qui commandent de persévérer avec ténacité dans la doctrine et dans la pratique de la vertu (I, 1, 21). Dans la seconde partie (II, 1, 22), il condamne les jugements et les moeurs des faux docteurs, dont il décrit avec virulence et dans un style énergique, la perversion de pensée et de sentiments. Dans la dernière partie (III, 1, 13), il s'oppose aux arguments frivoles que les sectaires avancent pour essayer de discréditer la doctrine des fidèles. Les beautés littéraires foisonnent ici, plus que dans la première lettre de l'Apôtre. Le style est fort, vigoureux et souvent même impétueux. Partout jaillissent de splendides métaphores, particulièrement frappantes. Quelques différences dans le style entre cette "Epître" et la première ont fait douter de son authenticité. L'Eglise l'a admise dans le Canon de Trente, en l'incluant dans les sept lettres canoniques.

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Nouveau Testament - Epîtres de saint Jean

12273229888?profile=originalCes trois lettres de saint Jean font partie des sept "Epîtres" du Nouveau Testament. La première, qui fut écrite à une date non précisée et dans un lieu incertain, est pourtant la seule des trois lettres qui soit protocanonique. A la lire, on ressent toute la douceur dont cet Apôtre de l' amour possédait si bien le secret. Bien qu'elle ne porte pas de signature, on reconnaît sans peine le style de saint Jean. Plutôt que pour servir de préface à son "Evangile", il semble qu'elle ait été écrite pour limiter la propagation de l' hérésie sur la divinité et l'humanité de Jésus-Christ au sein de l'Eglise grecque. L' exil de saint Jean, relégué à Pathmos par Domitien, avait fourni à ces hérésies une occasion des plus favorables pour se fortifier. In ne semble pas que l'Epître ait été adressée à une Eglise particulière. Dans l'exorde, l'auteur annonce ce qu'il a vu et entendu du Christ, qui lave de son propre sang les péchés des hommes. Le premier chapitre énumère les conditions qui servent à la société chrétienne: l'observance des commandements, la connaissance et l'amour de Dieu. Il exhorte les vieillards, les jeunes gens, les hommes, les femmes, les riches et les pauvres à se détacher du monde, à fuir les hérétiques et rester fidèles à la foi qu'ils ont embrassée. Dans le deuxième chapitre, saint Jean parle de l'amour envers nous et montre ce qui distingue les enfants de Dieu des enfants du Diable. Le troisème chapitre est une exhortation à aimer le prochain et le quatrième une démonstration de la divinité de Jésus-Christ si combattue par la secte de Cérinthe. La flamme de l'amour divin donne à cette "Epître" un caractère émouvant: le vieil apôtre parle avec une douce et affectueuse éloquence; sa voix lasse, presque éteinte, lance à tous un cri d'amour et de charité: Jésus est Dieu, et, comme tel, il est l' Apôtre, le protecteur et le sauveur, la vie et la lumière de tous les chrétiens.

La seconde "Epître" fut écrite à Ephèse environ 90 à 96 ans après JC., en langue grecque. Durant les deux premiers siècles, on eut quelque peine à insérer cette lettre dans les livres sacrés et à la considérer comme authentique. Sa parenté pourtant avec les autres écrits de saint Jean est évidente par bien des points. On a beaucoup discuté sur Electe, nom de la femme à laquelle la lettre est adressée. La question est difficile à résoudre. Electe est peut-être une femme vénérée ou la personnification d'une Eglise pure de toute erreur et vierge en fait de doctrine. La lettre ne comprend qu'un chapitre de treize versets. L'Apôtre commence par une brève introduction; il exhorte ensuite les fidèles à la charité fraternelle, à l'observance des commandements et met en garde contre les interprétations des faux docteurs relatives à la divinité du Christ. C'est le Concile de Trente qui admit définitivement cette lettre dans la liste des oeuvres canoniques.

La troisième "Epître" a été écrite dans les derniers temps de la vie de l'Apôtre, entre 90 et 98 après JC. Elle comprend un seul chapitre de quatorze versets. Ce fut le Concile d' Hippone qui en établit l'authenticité. Elle est adressée par l'Ancien à Gaius le bien-aimé. L'Ancien est l' Apôtre Jean, Gaius le bien-aimé est un personnage qui n'a pu être identifié. L'Apôtre exprime à Gaius toute sa joie de le sentir dans la vérité et il l'exhorte à persévérer dans la bonne voie (I, 1-18); il blâme la conduite de Diotréphès (I, 9-11) et loue celle de Démétrius (I, 12-44). A travers ses versets on sent l'affection paternelle de l'homme attaché à tous ses fils, ainsi que la charité qui anime toujours les écrits de saint Jean.

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Dans le noir

Ce qui me tientéveillée dans le noirle souvenir des cheminsmille fois parcourusles heures précieusesque j'ai laissé passerun thème insistantla petite musiquede ceux qui me parlentdepuis leur absencesi lointaineles rimes d'un poème(Martine Rouhart)
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L'énergie vitale

Tout le gris du ciel s'éclaircit.
De petites perles s'égrènent
Leur présence allège ma peine.
L'atmosphère se rafraîchit.

De petites perles s'égrènent.
Leur transparence m'attendrit.
L'atmosphère se rafraîchit
J'aimerais me sentir sereine.

Leur transparence m'attendrit.
La tendresse jamais n'est vaine,
Aimerais me sentir sereine
Je demeure très affaiblie.

La tendresse n'est jamais vaine
A une douceur qui agit.
Je demeure très affaiblie.
M'arrive une pensée certaine.

A une douceur qui agit
L'idée que rien longtemps ne traîne.
M'arrive une pensée certaine:
L'énergie vive resurgit.

12 août 2017

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La tolérance

Regarder, écouter,

S'interroger,

Comprendre,

Accepter l'autre,

Celui-là,

Celle-là,

Qui vit sa vie,

Qui s'aime,

Qui se respecte,

Accueillir sa différence,

Un plus,

Un soi ignoré,

Une découverte,

Un enseignement,

La différence acceptée,

Est la richesse

De demain

© Zoé Valy 201712273231878?profile=original

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administrateur partenariats

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"Fureur de vivre"

Je n'aime que ce qui est beau,

mais la beauté est relative,

alors j'aime ce qui élève la personne,

ce qui relève de l'Humain.

J'aime ce qui est noble,

les sentiments,

la générosité, l'amour,

le soir et ses nuits incertaines,

le matin qui se lève sur l'espoir.

J’aime aimer.

J’aime la vie.

12273233860?profile=original

 

Ich mag nur das Schönes,

Aber Schönheit ist ja relativ,

So mag Ich, das was das Individuum hervorhebt,

Das was zum Menschen gehört.

Ich liebe das Edel,

Die Gefühle,

Die Großzügigkeit, die Liebe

Der Abend und sein unsichere Nächte,

Der, auf Hoffnung aufgehende Sonne

Ich mag das Lieben

Und liebe das Leben

Traduction en allemand de

Joelle Diehl 

12273212266?profile=original

Amo solo ciò che è bello,

Ma la bellezza e relativa

Allora amo ciò che eleva la persona

Ciò che rivela l'umano

Amo ciò è è nobile

I sentimenti,

la generosità, l'amore

La sera e le sue notti incerte

Il.mattino che si sveglia sulla speranza

Io amo l'amore

io amo la vita.

Traduction en italien de

Rosalia de Vecchi

Amo sólo lo que es bello,

Pero la belleza y relativa

Así que me encanta que eleva la persona

Lo que revela la humana

Me encanta lo que es noble

Los sentimientos,

la generosidad, el amor

La noche y sus noches inciertas

Il.mattino que se despierta en la esperanza

Me encanta el amor

Amo la vida.

Traduction en espagnol de

Joelle Diehl 

12273212266?profile=original

 

I just love what's beautiful,

But beauty and relative

Then I love what lifted the person

What the human reveals

I like this is noble

The feelings,

Generosity, love

The evening and its uncertain nights

The morning who wakes up in hope

I like the love

I love life.

Traduction en anglais de

Joelle Diehl 

12273212266?profile=original

Je remercie Rosalia de Vecchi et mon amie Joelle Dieh

pour l'honneur qu'elles me font

en traduisant mon modeste texte.

Une fois de plus, merci à Robert Paul et Arts et Lettres 

de permettre de si beaux échanges.

Un partenariat

multilingue

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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La nuit



Pour connaître la nuit il faut avoir vu le jour et sa vie,
Et enfin le soir qui en est la porte d'entrée.
Comme tout naturellement la brillante lueur qui naît
Se voit-elle aller, paraît-il, vers un peu moins d'énergie !
Mais la nuit n'est pas un grand trou noir
Où il faudrait craindre d'y voir.
Ou encore y passer le clair de son temps à dormir,
Tirer les rideaux, fermer les volets pour ne rien voir venir.
Non, la nuit existe pour les curieux, les inquiets, les penseurs,
Voyant en le sommeil une perte de temps,
Sans oublier d'"heureux" fêtards qui grillent les heures
Comme des pétards qui claquent à tout vents.
Mais ceux-là ont encore beaucoup à apprendre de la nuit,
Ils se trompent d'heure, le manteau nocturne n'est pas pour eux.
Qu'ils entendent la chouette qui ulule, voient la biche qui se hasarde sans bruit
Ou le hérisson qui ose enfin ouvrir les yeux !
Car le silence sous la voûte étoilée, l'orage, les nuages noirs
N'ont de pareils que lorsque le voile de la nuit est tiré.
Et nos sens apaisés des aléas et du temps creusé
Font de la nuit un refuge serein qui ressemble à l'espoir.

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12273233485?profile=originalElle fait partie des Epîtres catholiques. Attribuée à saint Jacques le Mineur (mort en 62), elle a été écrite en grec, à Jérusalem, vers l'an 60. Saint Jacques le Mineur, dit frère de Jésus, était un proche parent du Divin Maître. Evêque de Jérusalem, il écrivit cette lettre pour les Juifs convertis, dispersés parmi les nations païennes. Il leur envoie des paroles de réconfort, les exhorte à rester dans le droit chemin et leur donne une juste interprétation des lettres de saint Paul aux Galates et aux Romains sur la justification par la foi. Sans perdre de temps, l'auteur entre dans le vif du sujet: utilité des tentations permises par Dieu pour éprouver les âmes élues; origine des biens et des maux avec la belle parabole de l'homme riche, semblable dans son luxe, à la fleur des champs qui se fane et meurt au soleil brûlant. Pour conclure le premier chapitre, il fait une belle description de la concupiscence et du travail de destruction qu'elle opère en nous si nous sommes loin de Dieu. Dans la seconde partie, l'auteur corrige les abus et redresse quelques déviations de pensée; il explique les motifs des inégalités sociales et énumère les devoirs réciproques des fidèles. Dans la troisième, il s'efforce de consoler les chrétiens et les exhorte à la patience (IV, 7-11); puis il trace certaines règles de vie en rapport avec les nécessités (IV, 12-19). L'authenticité de cette lettre est discutée; beaucoup de protestants et de rationalistes ne la jugent pas authentique. Mais les témoignages des Pères de l'Eglise ont fait néanmoins affirmer, par l'Eglise catholique elle-même, sa parfaite authenticité. Elle fait partie des écrits deutérocanoniques de la Bible.

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Nouveau Testament - Epître aux Hébreux

12273232896?profile=originalLettre de saint Paul adressée de Rome, aux Judéo-Chrétiens de Palestine et spécialement de Jérusalem, entre 63 et 64. La langue d'origine du texte est sujette à une controverse, car on ne sait avec certitude si la lettre fut d'abord écrite en hébreu, puis traduite en grec, ou si le texte original fut, au contraire, écrit directement en grec. Plusieurs arguments appuyent cette dernière hypothèse, et l'on peut faire notamment remarquer que le style a beaucoup d'affinités avec le grec classique. Cette "Epître" présente, même dans la forme, des analogies avec les autres lettres de saint Paul. Elle est la plus difficile des lettres de l' Apôtre, et son importance la place tout de suite après l' "Epître aux Romains". Elle est incluse parmi les écrits deutérocanoniques; en effet, au IIe siècle, un certain nombre d'Eglises et de savants ayant soulevé la question de son authenticité, elle fut reconnue par le concile d' Hippone (393).

Saint Paul y explique aux Hébreux ce qu'il avait déjà exposé aux romains, à savoir qu'il n'existe pas de salut en dehors de Jésus-Christ, que le Christianisme est désormais la seule religion, définitive et universelle, ordonnée par Dieu pour le salut des hommes. La loi antique n'était qu'une ébauche de cette grande institution dont le Messie devait être l'auteur, établissant un nouveau pacte pour conduire les hommes à leur fin dernière. Parmi toutes les prérogatives de l'Homme-Dieu, il met particulièrement en relief, celle de son sacerdoce, plus parfait que le lévitique, centre et sommet de la religion chrétienne. Telle est la partie dogmatique (I-X, 18). Dans la seconde partie, plus courte, et de teneur morale, il veut faire sentir la nécessité de la foi (X, 18 - XI, 40) et des bonnes actions (XII, 1 - XIII, 25). Cette seconde partie est aussi énergique que la première est sublime, et elle est une des Epîtres les plus parfaites de l'Apôtre. Elle s'ouvre par un tableau plein de splendeur et de noblesse: nous voyons Jésus, le Fils Eternel du Père Eternel, entouré d' anges qui le servent rapides comme le vent. Le second chapitre présente Jésus foudroyant la loi mosaïque, et en promulgant une autre. La description du "Verbe", plein de puissance et de force, est splendide. Le chapitre V est le chant le plus lyrique, exaltant Jésus et son sacerdoce chrétien. Le chapitre VII présente le grand roi et pontife Melchisédech, monarque de justice et de paix, type du sacerdoce éternel, sur lequel domine glorieusement le Christ. Les chapitres VIII et IX parlent, dans une forme splendide, du suprême acte d'amour de Jésus, sa mort. A cette peinture d'une douceur fascinante, s'oppose la description du grand délit de l' apostasie dans le chapitre X. Ici, tout est terrifiant, on y trouve l' ignominie, l'horreur et le châtiment. Mais nous retrouvons, dans le chapitre XI, les consolations de la foi, les exemples d' Abel, innocent et pieux, d' Enoch, d' Isaac et de Moïse, dont la foi est un avertissement pour les générations futures. Les exhortations des deux derniers chapitres sont empreintes de ce charme qui caractérise saint Paul, capable de toucher et de persuader les âmes, par l'expression de sa foi ardente.

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Nouveau Testament - Epître à Philémon

12273230065?profile=originalLettre de saint Paul écrite en grec à Rome pendant sa captivité (environ 63 à 65). De caractère strictement confidentiel, cette Epître fut envoyée à Philémon pour implorer le pardon de son esclave fugitif, Onésime. Dans sa terreur d'être découvert et ramené à son maître, ce malheureux arriva jusqu'à Rome, où il fit la rencontre de l' Apôtre qu'il connaissait peut-être déjà. Saint Paul le convertit au christianisme et se prit à l'aimer comme un fils engendré dans les chaînes (10-16). Mais Onésime devait retourner chez son maître pour réparer ses torts. S'apprêtant à le renvoyer, Paul chargea Tychique de demander grâce pour Onésime; mais, voulant appuyer la parole de son fidèle compagnon, il écrivit à Philémon, plaidant la cause de l' esclave avec chaleur, et donnant des arguments persuasifs et convaincants. Cette lettre est importante au point de vue social: le cas de l'esclave Onésime était sérieux. Comme fuyard il aurait eut le front marqué de la lettre F. au fer rouge, et le cou serré d'un carcan qu'il aurait dû traîner partout. Comme voleur, il aurait été remis à la merci de son maître, qui aurait jugé s'il était plus juste de le tuer à coups de verges, ou de l'atteler à la roue d'un moulin pour le reste de ses jours. Paul sait tout cela et son écrit n'exprime aucune critique des institutions en vigueur; au contraire, il les admet et les respecte, mais toutefois il édicte le nouveau statut de la liberté chrétienne. Il reconnaît les droits de Philémon, et ne retient pas auprès de lui son esclave Onésime, sans le consentement de son maître; il ne prie pas Philémon de libérer l'esclave, mais dans chaque ligne de la lettre transparaît l' espoir, et même la certitude, que ceci sera fait. Il n'impose pas ce geste de pure libéralité. Ce qu'il demande au contraire sans ambages est l'impunité pour Onésime, lui, Paul, répondra pour l' esclave. Avec un ton mi-sérieux, mi-facétieux, il promet tout en laissant entendre que si on fait le compte, c'est plutôt Philémon qui restera débiteur. Enfin, il proclame les grands principes du christianisme: Philémon devra dorénavant considérer Onésime comme son frère, comme un futur compagnon de gloire dans le ciel. Nous trouvons les mêmes principes dans l' "Epître aux Galates": "Tous, en effet, vous êtes fils de Dieu par la foi au Christ Jésus, car vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Plus de juif ni de grec, plus d'esclave ni d'homme libre; plus d'homme ni de femme: vous tous, en effet, vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus" (III, 27, 28). Le message à Philémon, chef-d'oeuvre de politesse, d'urbanité et de grâce exquise, est le premier document chrétien qui revendique les droits de l'homme.

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DE L'OR EN NOSTALGIE

12273235255?profile=originalDéjà le cerisier abandonne ses feuilles d'or  ,

Dans un pâle soleil L'oiseau frivole envoie un dernier baiser vers sa fleur préférée

Hommage au Bel Eté

12273235472?profile=originalAA huile sur carton 5OX40

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Un découragement détestable

Je fus surprise d'éprouver,
En état de grande faiblesse,
Une impression qui oppresse,
Empêche de se retrouver.

J'aime louer pour leur courage
Des individus remarquables
Osant des actes redoutables
Et ce, souvent malgré leur âge.

Dans le monde, en tous lieux,
Chaque tyrannisé résiste
Et son espérance persiste
Car il reçoit l'aide de dieu.

Moi, je me demande comment
Une certitude éphémère
M'emplit d'une saveur amère.
Celle du découragement.

10 août 2017

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L'orage

Ciel bleu, où es-tu ?

De gris, tu te peins,

Le noir est venu,

Ciel bleu à demain.

Qu'es-tu devenu ?

J'en ai du chagrin !

Ne sois pas bourru,

Je te crie, reviens.

D'où vient ce chahut ?

Es-tu dans ton bain ?

Où te cache-tu ?

Je t'appelle en vain.

Le vent est venu,

Je suis ton ami,

La pluie est ardue,

As-tu un pépin ?

Ciel bleu, où es-tu ?

Vois tu mon jardin 

Les fleurs sont perdues,

Vraiment , je me plains !

Arrive mon élu,

Le calme revient,

L'orage me dis-tu ?

Alors, à demain.

© Zoé Valy 2017

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QUELQUES PHRASES...

Au bord des lèvres brin d'amertume

De l'ironie au fond des yeux...

Mais comme soleil perçant la brume

Un sourire pour se sentir mieux!

Il faut comprendre, puis accepter

La vie nous mène loin des dérives

qu'importe l'hiver ou bien l'été

Pourvu qu'on garde l'âme vive.

Au bord de l'eau vole l'oiseau

De l'énergie, de la beauté

Les grains de sable sur la peau

La nettoient de ses impuretés...

Il est des journées d'harmonie

Qui récompensent les attentes

Et de doux soirs de nostalgie

Où l'on aspire aux mots qui mentent!

Au bord du cœur éclosent les phrases

Pour exalter des atmosphères

Les alléger, se mettre en phase

Aussi garder quelques mystères...

J.G.

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Nouveau Testament - Epître à Tite

12273232859?profile=originalCette lettre écrite par saint Paul, aussitôt après la première Epître à Timothée, avec laquelle elle a d'ailleurs de grandes affinités de style et de pensée manifeste toute la sagacité de l' Apôtre dans le choix de bons prêtres et évêque. Tite, un païen converti, et ensuite un collaborateur de saint Paul, fut préposé par celui-ci à l'Eglise de Crète. Il se trouvait à Candie, quand il reçut cette lettre du maître, qui l'écrivit, selon toute probabilité, de Nicopolis, ville de Thrace, sur la frontière macédonienne. Après avoir affectueusement salué Tite, saint Paul lui recommande de réprimander les Crétois peuple dur, obstiné et vicieux, pour les rendre obéissants aux magistrats et aux lois, et lui conseille d'éviter le contact des hérétiques. Connaissant les lois des Crétois qui obligeaient les sujets à se marier très jeunes, il lui permet de conférer les ordres aux hommes mariés, mais non corrompus.

Cette Epître contient peu de beautés littéraires, car sa teneur est essentiellement didactique. Toutefois le portrait du vieil évêque y est splendide, et le langage du chapitre III, où l' Apôtre parle du grand mystère de l' Incarnation, a des résonnances graves et nobles. Dieu y apparaît comme un soleil lumineux qui dissipe les ténèbres et nous rend héritiers de la vie éternelle. L'authenticité de cette Epître, malgré les objections des rationalistes, a été admise par l'Eglise catholique qui s'appuie sur les témoignages patrologiques.

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Papa

Papa, 

« Petit Willy », le flamand,

C'était l'homme qui sifflotait dans sa camionnette,

Quand il valsait,

Qui jouait de la trompette, 

Qui improvisait à l'oreille.

Qui donnait des bonbons aux enfants.

Le papa qui disait " ça va fille ?"

Qui aimait ses enfants,

Avec qui je gobais des œufs,

Avec qui je mangeais de la cervelle,

Avec qui j'allais au marché,

Celui qui m'expliquait,

Qui m'inculquait le savoir être et le savoir faire,

Avec qui je parlais.

Je le consolais,

Il me consolait.

Le vendeur de glaces en triporteur,

Créatif, courageux et humble

Devenu un homme, un mari, un père, un grand-père

Qui a su investir, grandir, donner.

Je me souviens de sa joie d’offrir,

De notre complicité dans le don,

Il aimait l'amitié,

Boire un verre,

Parfois trop, 

Je lui disais.

Un jour, il n'y a pas si longtemps quelqu'un m'a dit :

"Willy, il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez"

Je lui ai répondu " C'était bien mon papa"

Ce que je sais surtout c'est qu'il essayait d’accepter, je lui ressemble,

On m'a dit aussi "Il lui arrivait de se retirer dans son coin avec sa trompette, il ne faisait pas l'unanimité"

J'ai dit " oui, c'est bien mon papa"

Il voyait, il savait, il pansait ses plaies dans son coin.

Il est parti trop tôt,

Seul et incompris.

Et moi trop jeune.

Je l'ai laissé partir.

Aurai-je pu le retenir ? 

Je n'aurai jamais la réponse.

Ce que je sais c'est que je l'ai beaucoup aimé, 

Que mon auto-discipline, je lui dois

Que ma sensibilité, je lui dois

Que ma créativité, je lui dois

Que mon honnêteté, je lui dois

Que ses faiblesses sont devenues mes forces.

Que mon physique se rapproche de plus en plus du sien,

Et qu'aujourd'hui, je suis plus âgée que lui.

J'avais 27 ans quand il est parti,

Pas un jour ne se passe, sans que je ne pense à lui.

Pourquoi écrire tout ça ?

Parce que j'ai envie,

Parce que comme lui, je dis ce que je pense,

Parce que comme lui, je suis authentique.

Parce que j'ai envie de le faire vivre,

« Ly » de Valy c’est toi papa.

Merci de m'avoir tenu la main.

© Zoé Valy 2017

 

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Le voyage onirique d'Emma

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L'heure est tardive, Emma pose sa cigarette presque consumée sur le bord du cendrier tout en laissant s'échapper un nuage de fumée de ses lèvres. Devant elle, une étagère alignée le long du mur propose une collection de romans, de recueils, de vieux papiers aux couvertures de cuir ancien, de tissus, qui entassés dans une grande discipline, sont pour chacun une invitation à la lecture. Mais la véritable passion d'Emma c'est la musique et sa bibliothèque croule sous le poids de ses œuvres. Délicatement, elle saisit un vinyl, toujours le même, "silence de Ludwig Van Beethoven", le sort de sa pochette et le place sur un vieux gramophone chiné aux puces. Elle avait fait restaurer puis modifié le bras de lecture de cet instrument d'un autre temps afin de permettre à la pointe de l'aiguille de glisser sur les sillons de la spirale d'Archimède de ce génie. Bercée par les premières notes où se teintent toutes les nuances d'une vie, Emma se débarrasse de ses sous-vêtements, coiffe délicatement ses longs cheveux blonds, dépose quelques gouttes de parfum au creux de son cou, puis se glisse dans la tiédeur de ses draps où son corps entièrement nu peut enfin se détendre.
La fenêtre de sa chambre restée ouverte, elle respire l'air suave qui envahit la pièce. Alors que la douceur du soir déroule lentement son leurre, la gamme vertigineuse sortant du pavillon en cuivre du gramophone s'évade vers ce continent mystérieux. Comme invitée par le désir du ciel qui l'avance dans la nuit chaude, ses yeux perdus surf sur ce vide qui attire et dans cet instant de pure intensité, Emma s'abandonne à la profondeur des notes dont la portée d'émotion rassemble les influences du passé et l'inspiration du futur.
Oulipienne dans l'esprit, elle laisse la puissance obédientielle des mots échappés de l'éternité se livrer à l'étrange entrée en matière des règles oniriques, qui, tel un ascenseur laiteux, constitue pour elle un facteur de libération des sens.
Sous ses paupières, le mouvement oculaire devient intense, puis, son rythme cardiaque se met à ralentir et sa respiration irrégulière s'apaise. Au bord du grand secret, s'enchaînent alors les premières heures de sommeil.
Il est 2h30, Emma est dans un délicieux vertige... le temps est au-delà de toute influence. Un solstice chimère se tisse en dentelles de filaments électriques et son ondioline l'emporte en vagues onctueuses dans le chaos de cendres d'un arrière-monde. Dehors, les rires, les voix lointaines des passants s'élèvent, puis s'éloignent, pour enfin devenir poussière de sons dans une immense spirale nébuleuse.
Souple, fluide, elle s'enfonce dans la matière diaphane, vaporeuse, s'ancre dans la dimension alternative d'harmonie du temps, de l'espace, de la pensée. Ayant passé les stades lent, léger, profond, Emma continue sa descente dans l'atmosphère paisible du silence scellé par le sommeil pour enfin atteindre le niveau paradoxal. A ce moment précis, un vent vagabond gagne la pièce, soulève sur son passage le voile léger de la tenture libérant dans son indicible fuite, un parfum aux arômes de velours qui s'alanguit et se fixe aux vagues de sa chevelure.
Dans ce débordement de sens, Emma sent la page du temps vibrer frénétiquement puis se craqueler comme le miroir d'un océan nacré. Elle s'accroche aussi désespérément aux sillons effrangés de conflit entre le sommeil et la mort, qu'à la contingente pulsion de basculer vers Hypnos ou Thanatos ... alors elle épand dans la fêlure de l'invisible les plaintes de sa réalité, ses doutes, sa fragilité humaine dans une glossolalie soupirée.
A la limite instable de l'équilibre inter-dimensionnel, une gemme cristalline se révèle, diffuse, puis en un grand flux d'énergie plus élevée, descend en elle. La rayonnante si pure, aux lignes inexprimables s'approprie l'espace où se confine sa conscience et lui dévoile des yeux brillant d'un éclat plus pâle que la lune envahie par un dais de brume.
Peu à peu, l'entité se dessine parcourue de lueurs électriques, se rapproche dans le labyrinthique délice aliénataire et dans ce passage d'essence s'effectue entre eux une coalescence. Pas un mot, pas un murmure, mais on eût dit que le serment de tendresse avait coulé du sablier des ans. Déjà, l'étourdissante indolence s'efface peu à peu. Dans cet envahissement de conscience, le cortex cérébral d'Emma refuse la déliaison interconnectée de ce magnétique regard blanc, flambeau du temple de l'éternité. Pourtant, sur ce chemin en arpèges de silence, le caractère instable de la relation s'étire de plus en plus jusqu'à l'inachevable, brouillant la frontière entre deux instances.

L'air est étouffant, son corps est en sueur, la lumière du jour l'inonde de son cristal brisé. Ne pas ouvrir les yeux, pas encore, des larmes affluent à présent et dans sa gorge s'étrangle des sanglots laissant une grimasse amère à ses lèvres.

Elle n'est pas parvenue à déverrouiller la porte de cette scissure, mais juste effleurée ses méandres et ses circonvolutions. Combien de vides sa mémoire immémorielle devra-t-elle atteindre pour exhumer derrière ses paupières closes l'esprit de la Noogénèse qui portera ses nuits jusqu'à la naissance de la pensée du temps et par extension, alléguer qu'elle n'est pas la source d'une somme d'erreur, mais la gardienne d'une accomplie.

Nom d'auteur Sonia Gallet


Nouvelle © 2017

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Ma grand-mère

J'avais 14 ans et tu es partie.

J'ai beaucoup pleuré.

Tu as serré ma main dans ton inconscience.

Je la sens encore.

Tu m'as tout donné.

L'envie de sourire, de rire,

Ta sensibilité,

L'amour des fleurs,

Les balades dans la campagne,

Le goût pour les plats simples et mijotés,

Les coquelicots c'est toi,

Les grenouilles, c'est toi, 

Le vélo, c'est toi,

Je me souviens de "Nuit de Chine" que tu chantais les jours de fête, 

Ton divan rouge en velours où je dormais,

Tes bavardages avec parrain,

Chaque jour te rappelle à moi.

Ton absence m'attriste encore,

Pour tous, tu étais Charlotte, 

Pour moi Zoé, ma bonne « bonne » (Bobonne)

Une grand-mère adorable

Merci de m'avoir donné la main

Sur le chemin de la vie

Tu vis encore … 

Ta petite-fille Nicole

Toi en moi, Zoé, l’artiste.

© Zoé Valy 2017

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Nouveau Testament: Epîtres à Timothée

12273235060?profile=originalDeux des "Epîtres" de saint Paul sont adressées à Timothée, grand ami de l'Apôtre qui l'associa à sa mission et le consacra évêque d' Ephèse, après quelques pérégrinations faites en sa compagnie. La première lettre, une des Pastorales, fut écrite en grec, en un lieu et à une date incertains, probablement en Macédoien, après la première captivité romaine. Dans cette lettre, saint Paul instruit son disciple sur tous les devoirs qui incombent à son ministère, sur le gouvernement et la discipline de l' Eglise, et les conseille sur l'attitude à observer à l'égard de ceux qui ont sombré dans l'erreur et qui prêchent la désertion et la fausseté (I, 1-20). Le chapitre II est un admirable traité de fraternité, de charité envers les hommes, unis en une seule et immense famille dans son amour pour Dieu. Le chapitre III décrit la grandeur de l' épiscopat, et parle du mystère de l' Incarnation. Le chapitre IV est une peinture des faux docteurs qu'il foudroye avec toute la fougue de sa foi. La conclusion de l' "Epître" est une nouvelle expression de tendresse pour son disciple favori. Un voile de tristesse fait de cette "Epître" une des lettres les plus émouvantes de saint Paul. Son authenticité, contestée par quelques protestants et quelques rationalistes, est appuyée par la tradition patrologique.

La seconde lettre, également une Pastorale, fut écrite pendant l' emprisonnement à Rome, peu de temps avant le martyre de l'Apôtre, en 67. Saint Paul y manifeste son inquiétude pour Timothée encore jeune; la captivité accentue sa mélancolie, et le pousse à exprimer ses sentiments les plus profonds. Ainsi, cette seconde "Epître" est presque le testament de l' Apôtre, et son dernier message à son disciple. En même temps que serein et élevée, la lettre est pleine de comparaisons exquises, de descriptions pittoresques et de conseils qui révèlent la grandeur d'âme de l'auteur. La disposition des chapitres est en harmonie avec l'ordre des pensées. Dans la première partie, Paul exhorte Timothée à mettre en pratique la grâce de son ministère; après d'affectueuses recommandations, il met en relief la figure majestueuse de Jésus qui détruit la mort et révèle la vie et l' immortalité à travers l'Evangile. La seconde partie contient des conseils sur les manières de catéchiser les fidèles; on y trouve de belles comparaisons, comme celle du soldat qui cherche à plaire à celui qui l'enrôle ou de l'athlète qui lutte dans l'arène et qui n'est couronné que s'il combat selon les règles, ou encore celle de l'agriculteur qui doit travailler, s'il veut récolter les fruits. Enfin, dans une vivante description des hérétiques, l'Apôtre signale à son disciple les hérésies à combattre. La tendresse et l'émotion qui transparaissent dans cette lettre, rappellent le discours de la Dernière Cène et annoncent la mort imminente de l'Apôtre. L'authenticité de l'"Epître" est appuyée par les mêmes témoignages patrologiques que la précédente.

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