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Quelques Haïkus

Goutte de pluie

Sur la vitre ruisselle

et se meure

Echec, réussite

Pas se prendre la tête

La vie s'écoule

Bonnes fondations

Immeuble haut et stable

La vie aussi

Apprendre, partager,

Prendre le temps d'évoluer

Bouder l'aisance

Voir un ami ridé,

Se souvenir de l'enfance,

S'en émouvoir

S'allonger le soir 

Abandonner son corps au duvet

Légèreté du repos

© Zoé Valy 2016

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À propos de mes soliloques

Songerie

Ma pensée ne s'arrête pas
Quand un mot me laisse en attente.
Lors, j'écoute ce qu'elle conte.
Quelques fois, elle ouvre un débat.

Ne l'ai jamais vue en délire,
Me présentant des inepties.
Il ne peut pas en être ainsi;
Dans la raison, elle se mire.

Voilà pourquoi mes soliloques
Sont toujours de simples propos.
N'étonne pas le choix des mots,
Leur sens n'étant pas équivoque.

La raison, certes indispensable,
Au cours de toute notre vie,
N'est pas utile en rêverie.
Sa rigueur la rend pitoyable.

19 août 2017

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Les sources libérées ou sauvages

Chère Suzanne, votre aventure me fait sourire.

Et me fait resurgir bien cocasses souvenirs. 

Car les problèmes de robinets ouverts,

D'eaux généreuses qui coulent en rivière...

je les collectionne depuis ma jeunesse première.

Et encore parfois, même si moins fréquents. 

Cela venait de faire mille choses en même temps, 

D'être distraite, occupée ailleurs depuis longtemps.

Et nullement un outrage ou malice du temps.

Être étourdie, dispersée ou distraite 

Est l'apanage des rêveurs, des poètes.

Alors épongeons, épongeons de bonne grâce

Et que de barboter notre ardeur ne se lasse.

Car si nous aimons l'eau en abondance et liberté,

Elle nous le rend dans sa jouvence et sa bonté.

A présent, mon logis jouxte une belle forêt 

Qui abrite du Flon deux chantantes cascades.

Nuits et jours, dynamisant l'atmosphère à la ronde

Elles régénérent tout leur familier petit monde.

C'est bonheur d'entendre si vivifiante sérénade

Nous offrir en tout temps sa très joyeuse aubade.

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Un enchantement désirable

Songerie

Allongée, je me sens rêveuse.
Ai l'envie de fermer les yeux.
Je partirais l'esprit joyeux,
Une errance voluptueuse.

Ai l'envie de fermer les yeux.
Lors, je deviendrais voyageuse.
Une errance voluptueuse,
En un ailleurs silencieux.

Lors je deviendrais voyageuse,
Existant sous d'autres cieux.
En un ailleurs silencieux,
Deviendrais perdue, anxieuse. 

Existant sous d'autres cieux,
Près de créations somptueuses,
Deviendrais perdue, anxieuse.
Puis sauvée en ouvrant les yeux.

18 août 2017

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ON NE PEUT PAS TOUT DIRE...

On ne peut pas tout dire

Alors écrire... ça aide!

Avant que l'on expire

Juste quelques mots qui plaident...

Pour un monde meilleur

Peu importe l'hiver

Que s'arrête les heures

Le chemin à l'envers!

Ne sommes que poussière

Oui, mais poussière d'étoile...

Plus de regard arrière

Seulement larguer les voiles!

Océan, galaxie...

Où se cache l'amour?

Qu'est-ce donc que la vie...

Quelques bouffées de jours?

J.G.

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Mon collier de perles

 

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A ma naissance,

Mes parents m’ont offert un collier de perles.

Un nombre inestimable de pépites.

Je devais en prendre soin.

Aujourd'hui,

Je sais que chaque perle est importante.

Elle scintille le matin et elle s’assombrit le soir pour disparaître.

La vie s’écoule et la perle est de plus en plus précieuse. 

Chaque jour, je l’accueille avec le sourire et le soir je la salue reconnaissante. 

C’est un beau cadeau,

"Un collier de perles" ! 

© Zoé Valy 2017

 

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Une évidence que j'accueille

Soliloque

Sans avertissement, qui décide de quoi?
Sereine j'espérais une journée paisible.
J'évite des efforts le plus souvent possible.
Or, je suis épuisée, mécontente de moi.

Depuis un certain temps, je commets des oublis,
Certains sans gravité et d'autres regrettables,
Dont les effets pourtant s'avèrent réparables.
Je dois me concentrer sur ce que j'accomplis.

Je suis donc attentive à tout ce que je fais.
Comment survint ce jour une erreur détestable?
Ne me surprendrait pas que s'en chargea le diable.
Il arrive sans bruit et aussitôt distrait.

Je crus certainement fermer un robinet
Mais l'eau ne cessa pas de couler en silence
Quand je m'en éloignai sans nulle méfiance.
Aurais-je dû pourtant prévoir, imaginer?

Elle fit des dégâts vraiment impressionnables,
Des mares répandues à devoir éponger.
À connaître mes torts, je ne veux pas songer.
Ce qui doit m'advenir me semble inévitable.

17 août 2017

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12273236868?profile=originalLivre du Nouveau Testament attribué à l' apôtre Jean, écrit à Pathmos, vers 97, comme l'indique l'auteur lui-même. La langue originale du texte est probablement le grec, bien qu'en raison de son style modelé sur le goût oriental, on lui ait attribué une origine hébraïque. Avec cette oeuvre, le Nouveau Testament, possède, tout comme l'Ancien, sa partie prophétique. Ainsi la Bible commence par le récit de la création du monde et de la faute d' Adam par la proclamation de la fin des temps et du début du règne éternel du Sauveur. "Apocalypse" signifie, en grec, révélation; et la vision de saint Jean dans l'île de Pathmos, fut une révélation. Le livre était destiné aux sept Eglises de l' Asie proconsulaire (I, 11) qui représentaient l'Eglise universelle, à laquelle le livre, en dernière analyse est dédié.

Le Prologue (I, 1-8), comprend: le titre, le nom de l'auteur, la dédicace et le résumé de l'oeuvre. la première partie (I, 19-III, 22) s'ouvre par une vision de Jésus-Christ resplendissant de gloire, qui instruit son Apôtre sur ce qu'il devra dire aux diverses Eglises. Suivent les sept lettres adressées aux sept Eglises d' Asie, dans lesquelles Jésus, par l'intermédiaire de son Apôtre, distribue louanges et blâmes, mais surtout les exhorte à supporter la persécution imminente. La seconde partie (IV, 1-XIX, 10) comporte cinq séries de visions. Dans la première vision des sept sceaux, l'apôtre voit le Père assis sur son trône, entouré de la Cour Céleste (IV). L'Eternel tient dans ses mains un livre scellé de sept sceaux, que seul l' Agneau (Jésus-Christ) pourra briser (V). L'Agneau brise les quatre premiers sceaux et quatre cavaliers apparaissent sur leurs chevaux: un cheval blanc, un cheval rouge, un cheval noir et un cheval blême. Le premier représente le triomphe militaire et, selon certains, la conquête du monde par Jésus-Christ; les trois autres sont les symboles de la faim, de la douleur et de la peste: représailles divines contre l'humanité mécréante. A l'ouverture du cinquième sceau, les saints martyrs demandent que leur sang soit vengé; à l'ouverture du sixième sceau (VI), il se produit alors un grand tremblement de terre suivi d'un cataclysme. Avant que ne se produise la catastrophe finale, une marque est imprimée sur le front des fidèles, et ils sont en si grand nombre que personne ne peut les dénombrer (VII). Un grand silence dans le Ciel accompagne l'ouverture du septième sceau (VIII, 1). La seconde vision au cours de laquelle sept anges reçoivent sept trompettes comprend deux chapitres (VIII, 2; IX, 21; X, 15); les trompettes annoncent les fléaux, les invasions et les guerres qui tourmenteront les hommes. La septième trompette prédit l'avènement du Règne de Dieu et le Jugement Dernier (XI, 14-19). L'Eglise apparaît alors sous les traits d'une femme vêtue de soleil (la Vierge Marie) contre laquelle s'insurge un dragon (le Diable) (XII). L'Apôtre voit ensuite un monstre (symbole de l' Antéchrist) émerger des flots, et un autre monstre surgir de la terre (le faux prophète) (XIII). L' Agneau et les vierges restent sur le mont Sion, et trois anges annoncent l'heure du Jugement, la chute de Babylone-Rome et le châtiment éternel des impies (XIV). Mais voici déjà une autre vision: sept anges reçoivent sept coupes pleines de la colère de Dieu (XV). Les six premières coupes contiennent chacune les fléaux que Dieu envoie aux derniers temps du monde (XVI, 1-12). Une parenthèse s'ouvre, et trois démons que l'auteur décrit "semblables à des grenouilles" sortent de la bouche du dragon, du monstre et du faux prophète, pour provoquer la guerre (XVI, 13-16). La septième coupe annonce la chute de Babylone-Rome et la fin du monde (XVI, 17-21). Les derniers chapitres de cette seconde partie contiennent les visions relatives au Jugement de Dieu sur Babylone-Rome, symbole de la société anti-chrétienne. La troisième partie (XIX, 11; XXII, 5) décrit le triomphe final de Jésus-Christ et de son Eglise, leur victoire sur les monstres et sur le dragon, le jugement des impies et la béatitude des Saints.

L'interprétation de l' "Apocalypse" est ardue, car il s'agit d'un écrit prophétique qui décrit en grande partie des choses imaginaires (XXII, 6). Par contre, quelques épisodes datent de l'époque de l'auteur: "Décris les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui adviendront" (I, 19). La difficulté est encore accrue par le fait qu'aux éléments prophétiques et historiques se mêlent des éléments eschatologiques, relatifs à la fin du monde. Pour interpréter correctement le symbolisme apocalyptique, il est nécessaire de remonter à ses sources, c'est-à-dire aux littératures de l' "Ancien Testament" et à la Liturgie hébraïque. Les systèmes d'interprétation générale peuvent se réduire aux suivants: I) Interprétation littéraire proposée par Papias à saint Justin, saint Irénée, etc., spécialement pour les chapitres 20 et 21 qui parlent de millénarisme: les justes et les saints ressusciteront avec le Christ et règneront pendant mille ans à Jérusalem. II) Interprétation allégorique-prophétique qui, selon certains, voit dans l' "Apocalypse" une histoire du genre humain, ou l' histoire de l' Eglise universelle, ou encore, selon d'autres, comme saint Augustin, saint Grégoire, et parmi les modernes: Cornély et Höpfl, etc., l'histoire de la fin du monde. Quant à Bossuet, il voudrait que l'Apocalypse fût le récit de la lutte des Eglises contre les Juifs, puis contre les païens; Allo l'interprète comme une représentation de tout le Règne Céleste. III) Interprétation allégorique-historique qui exclut toute prophétie, et allégorique-mystique (mythes astraux, babyloniens, etc.) des rationalistes qui, en se refusant à l'admettre, nient toute signification transcendante: cette interprétation se réduit à des fantaisies qui peuvent se multiplier à l'infini.

L' Apocalypse de saint Jean fut l'écrit qui donna le plus de peine aux exégètes, car le langage y est obscur et les symboles difficiles à interpréter. L' Eglise grecque ne reconnut pas aussi vite que l' Eglise latine l'authenticité du livre. Mais après le Ve siècle, nous voyons toutes les Eglises admettre les affirmations des Pères plus anciens comme Hermas, Hyppolyte, Tertullien, saint Cyprien, Origène, saint Denys, saint Athanase, saint Irénée, etc. et reconnaître que le quatrième "Evangile" et l' "Apocalypse" sont du même auteur. L' Apocalypse fut incluse dans les livres deutérocanoniques.

Parmi les écrits du "Nouveau Testament", l' Apocalypse est celui qui inspira le plus les arts: la richesse des symboles et des visions qu'il contient stimula dès le début du moyen âge, la fantaisie des artistes. Dans la riche série de miniatures, on note les manuscrits de Girone (975) et de Saint-Séver (Gascogne, XIe siècle), le "Livre d'heures" du duc de Berry, etc. La peinture monumentale comprend les fresques de Cimabue dans l' église supérieure d' Assise, les fresques de Giotto dans la chapelle Peruzzi à Santa Croce (Florence) et celles de Signorelli dans le Dôme d' Orvieto. Parmi les oeuvres plus récentes, se distinguent les quinze gravures de Dürer qui s'inspira des tables des Bibles de Strasbourg (1485) et de Hambourg (1487); les peintures de Velasquez (coll. Laurie, Londres), des frères Van Eyck (Gand), de Rubens (Pinacothèque de Munich), du Greco, etc.

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Nouveau Testament - Epître de Jude

12273237490?profile=originalLettre attribuée à saint Jude, frère de saint Jacques, écrite en un lieu inconnu, en 64. Elle fait partie des sept "Epîtres" qui suivent les Epîtres de saint Paul dans le Nouveau Testament. L' apôtre Jude Thaddée ou Lebbée l'écrivit en un seul chapitre de 25 versets et l'adressa aux églises de l' Asie Mineure. Le Prologue (I, 1-4) comprend l'adresse, les salutations et expose le but de la lettre. Le texte, en une seule partie (I, 5-22), blâme les faux savants dont on trouve des exemples dans l'Ancien Testament, montre leur orgueil et leurs moeurs perverses, et décrit le châtiment qui les attend. Il exhorte ensuite les fidèles à adhérer fermement à la doctrine et il indique le moyen de combattre les partisans des faux docteurs. Origène dit que "Jude écrivit une lettre contenant en quelques lignes des discours empreints de force et de grâce célestes". Le style y est élevé, vivant, impétueux, et d'une imagination ardente. Les critiques ont noté dans l'Epître de saint Jude une profonde relation avec la seconde lettre de saint Pierre, inspirée d'une même doctrine et d'une même ferveur. La lettre se termine par une louange à Jésus. Son authenticité fut mise en doute dans les premiers siècles, mais les Conciles d'Hippone (393) et de Carthage (397) lui attribuèrent la même valeur qu'à tous les autres écrits du Nouveau Testament.

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Le souffle de l'automne


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Quand les orpins en fleurs commencent à rosir,
en offrant leur nectar aux actives abeilles,
qu'un vent léger anime les arbres et les tiges,
et que de blancs nuages s'attardent dans le ciel,
l'énergie diminue, le soleil se fait doux;
On se sent confortable et cependant ému
car on perçoit déjà le souffle de l'automne.

Dans les jardins, les fleurs qui vont s'épanouir,
seront le dernier don d'un été fructueux.
Mais bientôt reviendra sublime, fascinant,
le spectacle des arbres en habits de gala.
On le prolongerait, voudrait le voir durer
Or, l'on voit disparaître la page minutée
de chaque jour donné, aussitôt que vécue.

18/8/1999

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Le silence JGobert

Et si, à force de renier les actes du passé, il avait trafiqué son existence et était passé à côté de son essentiel : son bonheur. Ce bonheur simple, élémentaire que beaucoup cherche et trouve. Ce bonheur tendre qu’il n’arrive toujours pas à percevoir, à discerner dans cette forêt de sentiments bafoués. Poussé trop tôt dans des songes, il s’est réfugié dans une histoire qui n’est pas la sienne.

Les personnes qui l’entourent ne saisissent pas toujours sa façon de réagir, de répondre. Ils le regardent vivre sans déchiffrer le sens de ses actes, de ses gestes. Lui seul connait, décode la trame qu’il a conçu lentement et qu’il vit étrangement.

Ses rêves sont sa réalité. Ils remplissent son esprit, son âme et le gardent hors de porter de son passé, d’un hier sali. Il s’est enfermé, retiré dans un silence lourd, sombre, solitaire pour pleurer doucement sur cette plaie immense.

Ces faits qu’il n’accepte pas, trop douloureux, trop blessant, ont bouleversé sa vie d’enfant et en ont fait une victime innocente. Cet instant cruel où il est entré dans ce cauchemar auquel personne ne l’avait préparé, ni gardé. Ces minutes accablantes devenues dégoûtantes comme un crime sur sa peau d’enfant. Instants interminables qui sont restés à jamais sans condamnation, sans châtiment. Un délit malveillant son innocence, son enfance.

Il n’est responsable de rien mais depuis ce jour, ses épaules de petit homme portent ce poids trop lourd, volumineux. Toujours le même sentiment qu’hier et qu’aujourd’hui, humilié, sans défense et abandonné de tous. Il est le petit garçon, délaissé, déçu par ceux qu’il aimait et qui n’ont rien fait pour le protéger, le laver de cette salissure qui lui pèse.

Alors, ce bonheur qu’il ne cherche pas réellement de peur le perdre, d’être désenchanté et qui l’angoisse terriblement reste pour lui hors de portée. Donner une confiance incomplète, une tendresse affectée n’est pas facile, voire impossible. Il sait que son bonheur sera insuffisant avec cette impureté qui a mutilé la transparence de son enfance.

 Et ce silence qu’il a apprivoisé pour en faire un complice, pour que personne ne sache. Ce silence qu’il garde prisonnier en lui comme un asile, comme dans une fable de sa réalité.

Ce bonheur toujours approché, parfois dépassé mais jamais conquis. Le temps fait son œuvre. L’oubli n’existe pas. La colère a fait place à une certaine acceptation. Ce n’est pas sa vie.  Le bonheur en demi-teinte n’est pas acceptable, satisfaisant. Il reste la marque indélébile d’un acte assassin.

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Les forces du destin! Je me souviens, parfois,
Qu'à l'âge de neuf ans, je faillis rendre l'âme.
La plage était bondée d'enfants, d'hommes et de femmes,
C'était un jour férié à passer dans la joie,

En famille, en hommage à la Vierge Marie.
Repas à la montagne pour nombreux Oranais,
Les autres préférant la Méditerranée,
Le soleil, le sable, les vagues qui varient.

Un tourbillon brutal m'emporta vers le fond
Puis me fit remonter un temps à la surface.
Je vis confusément des gens me faisant face
Et me mis à crier, j'avais de bons poumons.

Alors que résignée, je sombrais à nouveau,
Lucide, sans angoisse, je pensai à ma mère,
Et compris que sa vie allait être un calvaire
Que je serai pour elle un bien pesant fardeau.

La mort aurait rendu mon âme invulnérable,
Préservée à jamais du mal et de l'horreur.
Les miens auraient reçu une blessure au coeur,
Et accusé le sort de torts intolérables.

Ce n'est qu'en vieillissant, que la sagesse fait
Que ceux qui ont souffert, longtemps inconsolables,
Se sentent apaisés et, à la fin, capables
De terminer leur vie dans la sérénité.

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Des effets de la résistance

Soliloque

Je ne sais pas ce que je veux
Ou bien, plutôt, ce que je peux.
Je m'abandonne à la faiblesse
Qui fait que rien ne m'intéresse.


Mon esprit est accaparé
Car m'étourdissent sans arrêt
Des écœurements détestables.
Je me sens tout à fait instable.


Ma raison nettement affirme:
C'est la patience qui prime.
Devrais rechercher le sommeil
Au lieu de rester en éveil.

 


Or, je crois qu'il faut être actif
Face à des facteurs agressifs.
Cela est parfois difficile
Mais bien rarement impossible.


La résistance insoupçonnée
De milliers d'êtres condamnés
Leur permit de pouvoir survivre.
La recommandait le grand Livre.

15 août 2017

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Un jour d'été

Il fait un soleil à éblouir le pommier du jardin

Deux mésanges s'envolent... et une pie aussi

Face à l'horizon vert je regarde la silhouette du train passer

Je porte un collier au cou et une robe rouge géranium

Deux êtres maladroits mourants d'amour

Tes mains de tendresse font fleurir des roses d'incendie

Tes yeux émus dévisageant le secret de mon cœur battant

14/08/2017

Nada

 

 

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Ton asbence

Soliloque

D'un tendre ami fus séparée,
Étant encore adolescente.
Le bonheur vint tout réparer;
Âgée, lui parus pétillante.


Lors, en vingt ans me fut contée,
Avec les mots de la tendresse,
Une histoire non inventée,
Vécue dans la joie de l'ivresse.


Un journal aux pages volantes,
Soigneusement numérotées,
Morceaux d'une vie exaltante,
Emplie de succès mérités.


Rarissime correspondance
Qui conserve son énergie,
Révèle son intelligence,
Sa compréhension de la vie.


Homme de science et humaniste,
Il exerçait l'égalité,
Restait un ardent socialiste,
Trouvait normale la bonté.


Mais le néant s'avère fort.
Il fait respecter le silence
Entoure de paix ce qui dort.
À nouveau, j' accueille l'absence.


14 août 2017

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ROSES EN ABYME

12273235067?profile=originalIl était une Rose qui inspira un poème

et la rose se fixa sur la toile

Le Passant photographia la rose

et en fit une histoire

que l'Enfant raconta

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Nouveau Testament - Epîtres de saint Pierre

12273235262?profile=originalCes deux lettres de saint Pierre (10 av. JC. - 67 après JC.) font partie des sept "Epîtres" dites canoniques qui suivent, dans le Nouveau Testament, les 14 "Epîtres" de saint Paul. La première, écrite en grec, aux environs de 64, fut adressée aux Juifs dispersés de la Galatie, de la Cappadoce, de l' Asie Mineure et de la Bithynie. Elle est datée de Babylone (V, 13) qui probablement indique ceci: Rome, comme dans l' "Apocalypse". On constate, dans cette "Epître", une forte ressemblance de pensée, d'expression et d'enseignement avec les "Epîtres" de saint Paul; elle est forte, véhémente, empreinte de majesté apostolique, sobre dans le choix des mots et dense de jugements. Le style est concis, élevé, impérieux et doux en même temps. Dans une première suite d'exhortations, l'auteur parle de la dignité du chrétien, de la sublimité de la vocation et de la sainteté de la vie, qui doit être la conséquence de cette vocation (I, 1, II, 10). Du chapitre II, 11 au chapitre IV, 6, saint Pierre, par de sublimes comparaisons, recommande l'obéissance, la patience et le respect pour l'autorité, l'amour même pour les ennemis, et la paix chez soi. La troisième et dernière partie (IV, 7 V, 14) contient des enseignements pour une vie pure et sainte, recommandée à tous sans exception et, en particulier, aux chefs spirituels. La seconde lettre, écrite quelques mois plus tard, est considérée comme la suite de la première. Elle est adressée aux mêmes personnes, et l'auteur le dit en propres termes: "Voici la seconde lettre que je vous écris" (III, 1). On suppose généralement que Pierre l'a dictée peu de temps avant son martyre. Elle comprend trois parties: dans la première, saint Pierre rappelle aux chrétiens les principes généraux qui commandent de persévérer avec ténacité dans la doctrine et dans la pratique de la vertu (I, 1, 21). Dans la seconde partie (II, 1, 22), il condamne les jugements et les moeurs des faux docteurs, dont il décrit avec virulence et dans un style énergique, la perversion de pensée et de sentiments. Dans la dernière partie (III, 1, 13), il s'oppose aux arguments frivoles que les sectaires avancent pour essayer de discréditer la doctrine des fidèles. Les beautés littéraires foisonnent ici, plus que dans la première lettre de l'Apôtre. Le style est fort, vigoureux et souvent même impétueux. Partout jaillissent de splendides métaphores, particulièrement frappantes. Quelques différences dans le style entre cette "Epître" et la première ont fait douter de son authenticité. L'Eglise l'a admise dans le Canon de Trente, en l'incluant dans les sept lettres canoniques.

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Nouveau Testament - Epîtres de saint Jean

12273229888?profile=originalCes trois lettres de saint Jean font partie des sept "Epîtres" du Nouveau Testament. La première, qui fut écrite à une date non précisée et dans un lieu incertain, est pourtant la seule des trois lettres qui soit protocanonique. A la lire, on ressent toute la douceur dont cet Apôtre de l' amour possédait si bien le secret. Bien qu'elle ne porte pas de signature, on reconnaît sans peine le style de saint Jean. Plutôt que pour servir de préface à son "Evangile", il semble qu'elle ait été écrite pour limiter la propagation de l' hérésie sur la divinité et l'humanité de Jésus-Christ au sein de l'Eglise grecque. L' exil de saint Jean, relégué à Pathmos par Domitien, avait fourni à ces hérésies une occasion des plus favorables pour se fortifier. In ne semble pas que l'Epître ait été adressée à une Eglise particulière. Dans l'exorde, l'auteur annonce ce qu'il a vu et entendu du Christ, qui lave de son propre sang les péchés des hommes. Le premier chapitre énumère les conditions qui servent à la société chrétienne: l'observance des commandements, la connaissance et l'amour de Dieu. Il exhorte les vieillards, les jeunes gens, les hommes, les femmes, les riches et les pauvres à se détacher du monde, à fuir les hérétiques et rester fidèles à la foi qu'ils ont embrassée. Dans le deuxième chapitre, saint Jean parle de l'amour envers nous et montre ce qui distingue les enfants de Dieu des enfants du Diable. Le troisème chapitre est une exhortation à aimer le prochain et le quatrième une démonstration de la divinité de Jésus-Christ si combattue par la secte de Cérinthe. La flamme de l'amour divin donne à cette "Epître" un caractère émouvant: le vieil apôtre parle avec une douce et affectueuse éloquence; sa voix lasse, presque éteinte, lance à tous un cri d'amour et de charité: Jésus est Dieu, et, comme tel, il est l' Apôtre, le protecteur et le sauveur, la vie et la lumière de tous les chrétiens.

La seconde "Epître" fut écrite à Ephèse environ 90 à 96 ans après JC., en langue grecque. Durant les deux premiers siècles, on eut quelque peine à insérer cette lettre dans les livres sacrés et à la considérer comme authentique. Sa parenté pourtant avec les autres écrits de saint Jean est évidente par bien des points. On a beaucoup discuté sur Electe, nom de la femme à laquelle la lettre est adressée. La question est difficile à résoudre. Electe est peut-être une femme vénérée ou la personnification d'une Eglise pure de toute erreur et vierge en fait de doctrine. La lettre ne comprend qu'un chapitre de treize versets. L'Apôtre commence par une brève introduction; il exhorte ensuite les fidèles à la charité fraternelle, à l'observance des commandements et met en garde contre les interprétations des faux docteurs relatives à la divinité du Christ. C'est le Concile de Trente qui admit définitivement cette lettre dans la liste des oeuvres canoniques.

La troisième "Epître" a été écrite dans les derniers temps de la vie de l'Apôtre, entre 90 et 98 après JC. Elle comprend un seul chapitre de quatorze versets. Ce fut le Concile d' Hippone qui en établit l'authenticité. Elle est adressée par l'Ancien à Gaius le bien-aimé. L'Ancien est l' Apôtre Jean, Gaius le bien-aimé est un personnage qui n'a pu être identifié. L'Apôtre exprime à Gaius toute sa joie de le sentir dans la vérité et il l'exhorte à persévérer dans la bonne voie (I, 1-18); il blâme la conduite de Diotréphès (I, 9-11) et loue celle de Démétrius (I, 12-44). A travers ses versets on sent l'affection paternelle de l'homme attaché à tous ses fils, ainsi que la charité qui anime toujours les écrits de saint Jean.

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