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Si peu de bruit

J'aimetout ce qui se murmures'entend à peinela nuit arrosée de pluieun froissement de l'airla respiration de la merles chuchotementsles silences limpidestout ce que me ditde fragile d'incertainle regard de mon chatmes sonates intimesles acouphènes des souvenirs(Martine Rouhart)
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administrateur littératures

Claire, Françoise, Annie, rencontres...

Mardi 26 septembre, 19h, une galerie bruxelloise, pas la moindre, animée, vibrante, quelque chose s'y prépare, une rencontre, en fait elle est triple. Trois auteurs s'y présentent, trois sensibilités, émotion contenue:

Claire Deville, "Les Citrons", Murmure des soirs, un phrasé calme, clair, inspiré, habité même;

Françoise Steurs, "Déséquilibres ordinaires", Cactus Inébranlable, distinction et convivialité;

Annie Préaux, "Bird et le mage chô" (comprendre chômage), M.E.O., assurance tranquille et belle transmission.

Un animateur-éditeur, Gérard Adam, chaleureux, attentif, véritable passeur, guide nos trois auteurs au travers d'un dialogue autour du thème "Le roman de la fracture". Physique, psychologique, émotionnelle, un panel non négligeable et tour à tour, Claire, Françoise et Annie répondent aux attentes, sourires et attitudes de réelle écoute, qu'espérer de mieux? Le public était au rendez-vous, quelques personnalités du monde littéraire glissées dans le public, à l'écoute de nos écrivains, les extraits accrocheurs, signatures et verres s'entrechoquant en clôture.

Les rencontres littéraires de Bruxelles de l'Espace Art Gallery, rue Lesbroussart 35, 1050 Bruxelles, une attrayante vitrine de l'édition littéraire belge aux trois temps fort successifs: la rencontre-dialogue en elle-même, une lecture libre de leurs propres oeuvres par quatre participants à la soirée, des signatures et discussions informelles autour du verre de la complicité. De beaux textes, du beau monde, une atmosphère particulière où les mots sont rois et les pensées reines.

Ces rencontres? Mensuelles, toujours le dernier mardi du mois, qu'on se le dise et se le transmette!12273254488?profile=original

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administrateur théâtres

Opéra en 4 actes
Livret de Ruggero Leoncavallo, Marco Praga, Domenico Oliva, Giulio Ricordi, Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
Créé à Turin en février 1893

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Le célèbre roman  de l’Abbé Prévost : Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut (1731),    se trouve incarné  en opéra  par  Daniel-François-Esprit Auber en 1856 et  par Jules Massenet , le « maestro colossale » selon les dires de Puccini, en 1884. Puccini quant à lui,   « all'italiana, con passione disperata » en 1893, abandonne  la jeune fille innocente et frivole  du XVIIIe siècle pour  ressusciter le destin d’une  femme sensuelle de son temps habitée par une folle énergie. Elle recherche passionnément les plaisirs de la vie, écartelée entre les attraits inconciliables du luxe et la vérité du désir amoureux. Devant la mort inéluctable, elle refuse de mourir: « No, non voglio morire ! »

Clair de lune au crépuscule. Les couleurs du premier acte sont celles du  Bal du Moulin de la Galette à Montmartre, peint en 1876 par Auguste Renoir. Une palette de bleus lumineux, de verts acides mêlés de glauques et de  violets intenses, les couleurs du spleen.   L’atmosphère est  bruissante, on joue aux  tables de bistrot au pied  de l’auberge d’Amiens. L’arrière-plan du plateau diffus tient de l’impressionnisme.  Une  foule animée, les femmes en robes à crinoline constitue des chœurs exubérants dans leur ode retentissante à la jeunesse et à l’espoir.   Tragédie ou comédie ? Quelle blague! La puissante soprano Anna Pirozzi  & le ténor sicilien Marcello Giordani, forment un  couple central intense et passionné, très bien accordé dans la voix et le jeu. Le timbre noble et chaleureux de l’un répond au diapason des émotions  à vif de l’autre.  

Le chevalier Des Grieux (Marcello Giordani) tombé amoureux de  l’ardente Manon (Anna Pirozzi) à sa descente de calèche,  revit  son rêve caressant  et son coup de foudre passionné :        Donna non vidi mai simile a questa!

        A dirle: io t'amo,

        tutta si desta -- l'anima.                                                    

        Manon Lescaut mi chiamo!

        Come queste parole                                            

        mi vagan nello spirto

        e ascose fibre vanno a carezzare.

        O susurro gentil, deh! non cessare!...  

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 Mais dès cet instant,  Des Grieux signe sa perte.  De son côté, Géronte, - au nom plus qu’évocateur - Fermier-Général de la Province de son état, séducteur caduc, conspire avec Lescaut (Ionut Pascu), le frère très vénal de la belle-promise-au-couvent. Le vieux barbon  se délecte à l’idée d’enlever sa proie et de l’installer à Paris dans un cadre princier. Impeccable prestation de Marcel Vanaud.

12._manon_lescaut_officielles_-_site_logos_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-18.jpg  

 Grande ellipse narrative. Si Manon s’est enfuie avec Des Grieux à Paris, elle l’a très vite trahi  pour se retrouver dans l’écrin de  la richesse. Les décors somptuaires sont  de Jean-Louis Lecat. Au centre du plateau, trône un superbe escalier d’honneur. Manon  a franchi d’un coup toute l’échelle sociale.   La voilà à sa toilette,  face au miroir de la foule, adulée et caracolant effrontément sur  l’orchestration ferme, gracieuse et brillante de Speranza Scapucci. Laquais, femmes de chambre et perruquier, sont empressés. Son frère, Lescaut  se vante «  c’est grâce à moi que tu as échappé à l’étudiant ! ». Mais au milieu de ses dentelles, Manon livre son cœur déchiré : in quelle trine morbide...                              

       nell' alcova dorata v'è un silenzio..                           

        un freddo che m'agghiaccia!..

        Ed io che m'ero avvezza

        a una carezza

        voluttuosa                                                      

        di labbra ardenti e d'infuocate braccia...

        or ho... tutt' altra cosa!                   

                O mia dimora umile,

                tu mi ritorni innanzi

                gaia, isolata, bianca                                   

                come un sogno gentile

                e di pace e d'amor! 

Manon  s’étiole devant les madrigaux commandés par Géronte. Le chant de pastoureaux libres et heureux la rend nostalgique!   Les secrets du menuet la font enrager au bras du vieux barbon qui l’a couverte d’or ! On attend avec impatience  le magnifique duo avec son amant très en colère  qui débarquera miraculeusement. Dunque non m'ami più?

            Mi amavi tanto!

            Oh, i lunghi baci!  Oh, il lungo incanto!

            La dolce amica d'un tempo aspetta

            la tua vendetta...                                         

            Oh, non guardarmi così: non era

            la tua pupilla

            tanto severa! 

 Manon implore son pardon, l’amour fait le reste.  La chef d’orchestre divine,Speranza Scapucci, dont c’est la première apparition  comme chef principal attitrée de l'ORW-Liège, pour la saison 2017-2018 est une  fabuleuse créatrice d'atmosphères. Elle enlace son orchestre  dans  d'intrépides  étreintes musicales qui deviennent ivresses  de sentiment. Sa baguette passionnée tresse les émotions, prenant  le ciel et les astres à témoin. Les amants tragiques se sont rejoints au pied des fauteuils de l’élégant salon. Point culminant intense de la rencontre amoureuse… balayée par l’arrivée du vieillard en colère : « C’est là vote remerciement ? » L’orchestre traduit les battements de cœur de la femme prise au piège. Des Grieux la  conjure  de fuir avec lui… Mais Manon est décidément incorrigible. Elle est  éblouie par les mirages du luxe largement amplifiés par  les  cuivres brûlants de l’orchestre. Elle perd du temps, caresse langoureusement les meubles précieux, part à la recherche des bijoux qu’elle veut emporter ! Des Grieux est sombre : «  quel avenir obscur feras-tu de moi ? »  « N’emporte que ton cœur!» supplie-t-il !

Après l’arrestation des amants  à la fin du deuxième acte, place  à un splendide intermezzo pendant lequel on lit dans les pensées de Des Grieux : « C’est que le l’aime avec une passion si violente qu’elle me rend le plus infortuné des homes J’ai tout employé, à Paris pour obtenir sa liberté : sollicitations adresse, force m’ont été inutiles. J’ai pris le parti de la suivre, dût-elle aller jusqu’au bout du monde ! » Une citation du texte de l’Abbé Prévost.   Les cordes font vibrer le désespoir. Le violoncelle soliste  dialogue avec l’alto soliste, puis le violon solo avant l’entrée de tout l’orchestre qui répand des vagues successives d’angoisse. Crescendo puissant et inéluctable…pour annoncer le mélodrame final. Speranza Scapucci reçoit des applaudissements très largement mérités.  Au troisième acte, nous sommes au Havre.  Le jour se lève sur le quai où seront amenées les femmes de mauvaise vie en partance pour L’Amérique, terre de bannissement. Le mélange insolite de paquebot à vapeur et de bateau à roues à aubes… suscite l’admiration du public. Le traitement des malheureuses femmes que l’on fait monter à bord remplit d’effroi! C’est l’appel : Rosetta! Manon! Ninetta! Regina! Violetta! Toutes malmenées et méprisées. La foule de badauds  est contenue par la police. Magnifique réglage scénique.  L’orchestre polit les affres de douleur de Manon, prisonnière derrière une grille ; l’amour est son crime ! La passion  des amants  et les envolées lyriques sont à leur comble.

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Des Grieux  bouleverse la foule assemblée et le public par sa décision de suivre Manon en exil. Le quatrième acte est une vallée de larmes partagée par le couple maudit, dévoré par la soif au milieu du désert qu’ils doivent traverser pour rejoindre la colonie anglaise. Ils sont exténués et impuissants. Manon, malgré la fièvre et l’épuisement, reste forte, comme en témoigne sa voix ! Sola... perduta... abbandonata!.. Sola!..                       

        Tutto dunque è finito. E nel profondo

        deserto io cado, io la deserta donna!

        Terra di pace mi sembrava questa...

        Ahi! mia beltà funesta,                                          

        ire novelle accende...

        Da lui strappar mi si voleva; or tutto

        il mio passato orribile risorge

        e vivo innanzi al guardo mio si posa.

        Di sangue ei s'è macchiato...                                    

        A nova fuga spinta

        e d'amarezze e di paura cinta

        asil di pace ora la tomba invoco...

        No... non voglio morire... amore... aita! 

 Mais le désert brûlant engloutira une à une, ses  fiévreuses paroles  d’adieu à la vie... « Sur mes fautes l’oubli s’étendra, mais l’amour vivra ! » sont  les  dernières paroles de Manon, sur lesquelles Des Grieux finit par rendre l’âme.   

 

La direction habile des chœurs très mobiles  est confiée à Pierre Iodice.   Les superbes éclairages de  Franco Mari font vibrer les émotions, les costumes  de Fernand Ruiz déploient richesse et imagination tandis que la  soigneuse mise en scène de Stefano Mazzoni Di Pralfera est loin de décevoir. Au deuxième acte, comme dans une maison de poupée, les différents plans offrent l’illusion de caméras qui pénètre dans plusieurs décors à la fois. Mais par-dessus tout, on gardera en mémoire  ces deux mains qui se cherchent, l’une à bord du navire, l’autre sur le quai…. 

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Speranza Scappucci dirige l'Orchestre et les Choeurs de l'Opéra Royal de Wallonie-Liège. 

MISE EN SCÈNE : Stefano Mazzonis di Pralafera

CHEF DES CHŒURS : Pierre Iodice

ARTISTES : Anna Pirozzi, Marcello Giordani, Ionut Pascu, Marcel Vanaud, Marco Ciaponi, Alexise Yerna, Patrick Delcour, Pietro Picone

NOMBRE DE REPRÉSENTATIONS : 5 DATES : Du mardi, 19/09/2017 au samedi, 30/09/2017

Infos & Réservations http://bit.ly/2xUkMY3    

Jeudi, 28/09/2017

L'Opéra Royal de Wallonie, en association avec la société de production Jim et Jules, la RTBF et France Télévisions, propose une diffusion en direct sur Culturebox, l'offre numérique dédiée à la culture de France Télévisions, sur medici.tv et sur le site de la RTBF de l'opéra de Puccini. http://culturebox.francetvinfo.fr/

           

 

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FEMME -LIBELLULE

12272766880?profile=originalDans un envol de mousseline

Elle roule et s'enroule frôle les  bords du bassin

Fleur- papillon ou libellule

Pas de danse esquissé

AA

Huile sur carton 50X60 AA

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L'automne JGobert

Le jour se lève. L’aube est grise et emplie d’un léger brouillard glaçant. La végétation est couverte de gouttelettes d’argent. Un froid nouveau s’installe. Quelques rayons de soleil trouent cette couche fiévreuse et se fraient un chemin vers la terre.

Depuis quelques jours, l’automne est revenu et surprend de nouveau les hommes. La végétation s’installe dans un monde immobile, figé, endormi par un frimas envahissant. Petit à petit, la vie végétale aux mille couleurs se meurt lentement et disparaît ne laissant que de pauvres trépas décharnés, tombant mollement sur un sol inconfortable.

Jeanne a le cœur gros de voir ainsi se transformer les beautés de l’été en immenses champs de ruines. Son âme s’alourdit de tristesse. Là où patiemment la terre a enfanté des merveilles, des chefs-d’œuvre, des bouquets de vie, il ne reste que des corps meurtris, blessés. Les fleurs sont lasses de se battre et abandonnent le combat contre cette nature qui n’en veut plus.

Chaque retour de l’automne sonne le temps du souvenir et le temps du doute pour Jeanne. Sa vie a pris un tournant inattendu dans le tumulte de cette saison, bouleversant ainsi son existence et son entourage. L’automne lui ramène en mémoire ses mélancoliques mélodies passées, ses doux chagrins de l’absence, ses vieilles disgrâces d’un monde révolu

La joie simple de Jeanne s’efface chaque année avec les images attachées au triste spectacle maussade de cette nature mourante. Elle n’aime guère cette période de repli qui commence. Rester confinée de longues semaines ne l’enchante pas. Rien ne la réjouit dans les jours à venir.

La nature n’est ni complaisante, ni indulgente. Elle est plutôt inflexible et rien ne lui résiste, ni ne la freine. Elle domine. Jeanne le sait. Elle a pu ressentir à plusieurs reprises le pouvoir terrible qui l’entoure. Il est inutile de se battre contre cette puissance. Elle en est le maître du monde.

Depuis longtemps, Jeanne connaît la faculté de cette dame nature à régenter, à distribuer ou à ôter sans compter, froidement et impassiblement la vie. Elle se souvient des grands poètes qui ont chanté les charmes, les envoûtements de cette nature, d’autres qui ont pleuré les débordements, les dévastations, les morts.

Dame nature est intraitable et reprend toujours le pouvoir sur les hommes et sur la terre. Elle ne partage qu’un instant ses droits, ses besoins. Sa maîtrise est infinie. Les chocs, les cassures, les coups ravageurs, dévastateurs persistent dans la mémoire de Jeanne.

L’automne aux couleurs de sang flamboyant, éclatant s’installe de nouveau et donne le ton pour les semaines à venir. Malgré la beauté éphémère, passagère de certains tableaux, la nature tisse une nouvelle toile asphyxiante et se souvient aisément des égarements, des sottises de notre société. Elle aimera nous les rappeler.

Doucement l’automne endormi s’éveille. Jeanne s’installe dans cette douloureuse saison encore engourdie, annonceuse de jours difficiles.

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Ma flottaison à la dérive


Un son troublerait le silence.
Rien ne vibre ni de s'entend.
Restent figés le clair instant
Et l'obscurité de l'absence.

Désirant demeurer passive,
Privée d'intérêts et d'émois,
Je choisis encore une fois,
La flottaison à la dérive.

J'existe libre, impondérable,
Dans une agréable quiétude,
Indifférente aux certitudes,
Mais aux songeries favorable.

Conditionné à me distraire
Mon cerveau exerce son rôle,
M'offre des idées parfois drôles
Et des défis pouvant me plaire.

Lors quand, je flotte à la dérive,
Je peux me charger d'énergie
Accueillir de la fantaisie
Et redevenir créative.

25 décembre 2017

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Comme les rois mages émerveillés,

Qui n'ont pas un seul instant hésité

Et aussitôt furent prêts à tout quitter,

A partir s'engager vers les pays lointains,

Prêts à tout vivre, à tout braver :

La fatigue, la soif et la faim

Dans une longue épopée 

Au succès incertain,

Une traversée du désert

Par delà monts et mers

En un si long chemin

Pour atteindre leur but étoilé,

Sans jamais redouter la défaite

Ni douté du succès de leur quête,

Ni de la grandeur de leur destinée,

En allant déposer leur sagesse éclairée,

Quintessence inspirée des Temps anciens

Avec moult trésors et grands biens

Au pied de l'Enfant d'or illuminé,

L'Espoir du monde, l'Amour incarné,

21

 

Moi aussi, je continuerai d'avancer,

Bravant le désert et sa longue traversée,

Laissant doutes et désespoir sur le bas côté,

Prête à tout souffrir, à tout dépasser 

Pour vaincre les épreuves, les surmonter

Et accomplir ma quête, ma destinée, 

Mon Etoile comme seul bouclier.

Et la tendresse de mon Aimé. 

 

Car au fond de moi, je le sais, c'est certain,

Je n'aurais pas marché ce si longchemin

Et tant sacrifié pour tout perdre soudain en vain.

L'oeuvre de ma vie est offerte et prédestinée.

Elle a déjà tant réjoui et épanoui

De si longues joyeuses années

Et ses fruits jamais ne seront détruits.

Elle est là pour Le servir et servir l'humain.

Que Sa Haute protection me soit accordée.

 

 

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Le succès de ma grande soeur


À ses enfants, Jacques, Danièle et Michèle

Durant mes années de jeunesse,
M'emplissait de vive allégresse
Le succès de ma grande soeur.
Il me causait des coups de coeur.

À la distribution des prix,
Mes parents et moi, non surpris
De ses nombreuses récompenses,
Devenions orgueilleux, je pense.

Chaque année lui étaient offerts
Neuf ou dix volumes divers.
Or sa joie demeurait discrète,
Sa modestie toujours parfaite.

Un mot ce matin m'interpelle.
Lors je pense à ma soeur Marcelle.
Elle accueillait avec sagesse
Le succès source d'allégresse.

Ne cessa pas d'être la même,
Effacée, modeste à l'extrême.
À la toute fin de sa vie,
Me ravit sa coquetterie.

25 septembre 2017

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Le don de briller


Suis attentive aux souvenances,
Parfois imprégnées de tendresse.
Soudain me vient le mot: brillance.
Il me surprend, me bouleverse.

Au temps de mon adolescence
Le théâtre me fascinait
M'éblouissait l'éloquence,
Elle me semblait spontanée.

J'acquis le goût du beau parler
Et pus souvent le satisfaire,
Entendant de brillants confrères
Et d'illustres conférenciers.

Ne suis plus exposée, hélas!
À la véritable brillance
Qui créait de la transcendance,
Des instants de suave grâce.

24 septembre 2017

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Ils furent riches et célèbres

Songerie

Des élus de la providence
Se sentent heureux dans la vie.
Or subrepticement varient
Les causes dont dépend leur chance.

Des acteurs qui furent célèbres,
Certains restés inoubliables,
Jouissant de biens enviables
Durent traverser des ténèbres.

Quand on nous conte leur histoire,
Ce qu'on nous apprend nous émeut;
Finirent parfois miséreux
Des êtres un temps couverts de gloire.

Ô mystère de l'existence!
Les humains les plus maltraités,
Ceux vivant des atrocités,
Manifestent leur espérance.

23 septembre 2017

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administrateur partenariats

12273244684?profile=original

 L.Magotte          

          Il y a tant de chemins  à parcourir

           

           Il y a tant
              de sortes de chemins
                 les chemins tout tracés
                     les routes droites et nues
                       où l'âme perd pied
                         s'essouffle
                          les chemins de traverse
                            bordés de platanes
                               où l'on s'attarde
                                 qui se plient à nos envies
                                   et puis
                                     les chemins de crête
                                       toujours à la marge
                                         au bord d'autre chose
                                           que l'on foule à pas comptés
                                             avec une gravité légère
                                               et puis encore
                                                 tous ces chemins
                                                   qui ne mènent nulle part
                                                     et parfois plus loin
                                                       qu'on ne croyait

                                                                                                  Martine Rouhart

12273245859?profile=original

Je marche dans la plaine.
Depuis longtemps je marche
contre un vent chargé d'aventures .
Peu lui importe.Il est l'élément, il se suffit.


Mais moi silhouette transitoire
sous la pérennité du ciel, comment puis-je défier le vent et lancer
ma complainte dans le choeur des astres?


Je marche dans la plaine.
Depuis longtemps je marche
cernée d'insectes tourbillonnants,
de clameurs sourdes.

J'entends l'appel de la montagne bleue.
Je prie le vent de tomber en paresse.
Qu'il me livre passage vers la montagne bleue.
La montagne bleue qui dit viens !
Viens apprivoiser ma roche,
et laisse-lui ton sang !
Que mes veines boivent à ton humanité
Ce que je te donne en farouche dureté.

Barbara Y. Flamand

Promenade d'automne

Promenade d'automne
Ajouté par David VIRASSAMY

Au fil des maux et des mots

Dans les profondeurs sinueuses et moussues de la forêt
Mes pas m'emmènent au gré de mes souhaits
Aucun son, aucun mouvement
Ne perturbe la quiétude du moment
Le temps semble s'être figé
Et je m'arrête pour mieux m'en imprégner
Si mon esprit vagabonde, faisant fi de toute vicissitude
Mon corps en oublie ses tourments avec gratitude
Là, assise à même un caillou lustré,
Sous un dôme de branchages torturés
Je tâte le pouls de Dame notre terre
Tout en humant ses effluves nourricières
Sa douce respiration à peine perceptible
Rassérène mes corps et âme trop sensibles
Son envoûtement si délicieux fait chavirer mon cœur
Qui hésite un bref instant entre éveil et torpeur
Le vent se lève et tourbillonne dans les cimes décharnées
Entraînant son chant vers des cieux malmenés
Que ce zèle ardent, d'austère il devienne plaisant
Pour que mon roc je n'abandonne à la pénombre naissante
Laissant les ombres grotesques et difformes
A leurs danses effrénées et folles.
Sur le chemin surgissent mille images magiques
Celles d'un ballet des plus fantasmagoriques
Allégorie ou chimère, elle aura sans autre manière
Attisé mon âme d'épistolière.

Roczo Viviane
17-02-2016

12273247068?profile=originalPastel de Martine Rouhart

Ecoute...

Toi l'égarée sur une terre en devenir

Tu cherches ta place dans l'univers de la mouvance

Perdue, tellement fragile, tu cours vers l'avenir

Arrête, saisis l'instant, hors lui tout n'est qu'errance...

Puise alors de la terre les émouvants parfums

Ecoute brûlante chanter l'oiseau dans le matin

Dans quelques heures les instants doux seront défunts

Vis les vaillantes, et cesse de songer à demain...

Dégage la tête, le cœur pourra croire au bonheur !

Jacqueline Gilbert 

Le chemin bucolique

"Le chemin bucolique" 

SINYAVSKY

23

Comme les rois mages émerveillés,

Qui n'ont pas un seul instant hésité

Et aussitôt furent prêts à tout quitter,

A partir s'engager vers les pays lointains,

Prêts à tout vivre, à tout braver :

La fatigue, la soif et la faim

Dans une longue épopée 

Au succès incertain,

Une traversée du désert

Par delà monts et mers

En un si long chemin

Pour atteindre leur but étoilé,

Sans jamais redouter la défaite

Ni douté du succès de leur quête,

Ni de la grandeur de leur destinée,

En allant déposer leur sagesse éclairée,

Quintessence inspirée des Temps anciens

Avec moult trésors et grands biens

Au pied de l'Enfant d'or illuminé,

L'Espoir du monde, l'Amour incarné,

Moi aussi, je continuerai d'avancer,

Bravant le désert et sa longue traversée,

Laissant doutes et désespoir sur le bas côté,

Prête à tout souffrir, à tout dépasser 

Pour vaincre les épreuves, les surmonter

Et accomplir ma quête, ma destinée, 

Mon Etoile comme seul bouclier.

Et la tendresse de mon Aimé. 

Car au fond de moi, je le sais, c'est certain,

Je n'aurais pas marché ce si longchemin

Et tant sacrifié pour tout perdre soudain en vain.

L'oeuvre de ma vie est offerte et prédestinée.

Elle a déjà tant réjoui et épanoui

De si longues joyeuses années

Et ses fruits jamais ne seront détruits.

Elle est là pour Le servir et servir l'humain.

Que Sa Haute protection me soit accordée.

 

Image et texte de Rébecca Terniak

esquisse sous la pluie

"Esquisse sous la pluie"

de  Arlette A

Grand ciel opalin

Nimbé de nuages blancs

S’invitant à danser enlacés

Comme dans un bal de gitans

Goûte après goûte

Tombe la pluie

Léger bruit sur les toits du monde

Grains d’eau sur les fenêtres

Tombe l’eau argentée

Sur les pavés luisants

Et l’herbe frémissant

Feuille à feuille

bercée par une averse

Moineau contre moineau se blotti

Dans un nid

Cœur à cœur

Toi et moi

Nous cheminons

Ivres de joie

12/07/2017

Nada AL-ATTAR

  Chemins où l'on marche d'un point à un autre, chemins qui mènent d'ici à là ou même nulle part, routes encore et donc chemins  utiles de l'habitude, fausses routes longeant l'abîme, noirceur des jours recouvrant le ventre des aubes.

  Chemins plutôt comme l'abîme même, chemins aux bordures fuyantes, qui ne gravissent rien dans ce vide de l'être, père du visible et des fables que chantent les horizons de chair aux mirages de verre.

  Chemins où s'exilent tous les exodes, où les mers aux voix de sable et de houle engendrent des nuages de songe et de feu puis la terre de sang née de la pluie, de la pluie bleue et froide qui ruisselle sur des plaies d'argent.

Il doit y avoir un monde comme offrande de chaque chemin aux abîmes qu'ils sont.

 patrick Hellin

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"Lumière de la nuit"

Bruno LEMASSON

Les yeux pleins de rire
je prends des chemins de traverse
à demi-effacés
sans savoir où ils mènent
mes pensées prennent le large
comme des ballons qu'on lâche
je vais d'étonnement en étonnement
et donne des ailes à toutes choses
et puis je me couche
dans le silence des arbres
essoufflée de mes petites joies

Martine Rouhart

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"L'envol vers le petit déjeuner"

Françoise BUISSON

Un chemin...

J'en ai vu des rivages

Découvert des visages!

J'ai puisé dans des yeux

Quelques moments heureux...

Mélancolie est douce

Quand nature se fait rousse

C'est la fin de l'été

Tu m'as tellement manqué!

L'automne est flamboyant

La saison des amants...

Loin des hésitations

Faire jaillir la passion!

Et si pointe l'hiver

Loin des chemins pervers

Dans douceur d'un souvenir

Sourire et s'endormir...

Jacqueline Gilbert

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"Soleil couchant"

Bellefroid Danielle

Souffles de la terre

Avant de n’être plus soi comme par le passé
Mais tout autre attribut de ce temps sacrilège ;
Ou espérer que cela serait un suprême privilège
De retenir des vieux jours presque effacés,

Avant de ne plus se reconnaître
Et marcher près de l’ombre de son souvenir,
Ce mélange de chemins qui nous font atterrir
Semblent nous attirer comme une force prête à renaître.

Avant d’aller lentement vers cette étape du voyage
A arpenter des labyrinthes de couloirs,
Penser que de courir c’est toujours de pouvoir
Et garder l’énergie ultime à tourner la page,

Ce n’est rien de vrai, peut-être, mais rien n’est mortel après tout.
Seuls le sont nos pitoyables visages qu’il faut regarder,
Ceux qui ne feront plus jamais rêver,
Ceux que l’on croise un soir à la porte du bout !

Ô mystère tant profond qui enveloppe l' Infini
Qui nous a donné ces moyens de l’esprit !
Chaque jour sur cette terre tourmentée
Est sa question sans cesse posée.

Et si, avant que ne se décuple la force de renaître
Ce courageux espoir en une quelconque lumière,
Une graine nouvelle s’annonçait jalousement à faire naître
Une joie disséminée flottant aux souffles de la Terre.

Gilbert Czuly-Msczanowski 

Les routes de l'infini

"Les routes de l'infini"

La Cappadoce vue du ciel (Turquie)

Lansardière Michel 

Samaya

"Samaya"

Danielle Davin

Les Coeurs s'envolent... ♥♥♥


Sur ce blanc parchemin
Déjà les mots que rien ne retient
Volent à leur destin...
 
Les laisser choir
Alors qu'ils sont tellement porteurs d'espoir
serait illusoire...

Sous le poids qu'ils traînent
Ceux-ci s'enchaînent
et se déchaînent sans peine...
 
Mon Coeur qui peine à les soutenir
Ne peut plus les retenir
D'un ultime élan, les laisse partir...
 
Des couplets, sans forme
Au hasard, prennent forme
Pour finalement s'ajuster...
 
Sur une feuille blanche
Les mots se perdent et se rejoignent
Pour atteindre ton Coeur...
 
Marianne Leitao

Go to the sky

"Go to the sky"
 Michel Marechal

Ce florilège est tellement merveilleux .

Merci Monsieur Paul de ces jolies conjugaisons et Liliane pour son optimisme et son non-renoncement.

J'ai pris plaisir à unir toutes les pensées.  Voilà :

"Tous ces chemins qui ne mènent nulle part
Et parfois plus loin qu'on ne croyait ;
Arrête, saisis l'instant, hors de lui tout n'est qu'errance,
Dégage la tête, le coeur pourra croire au bonheur ;
Je n'aurais pas marché ce si long chemin
Et tant sacrifié pour tout perdre soudain en vain ;
Toi et moi nous cheminons ivres de joie ;
Il doit y avoir un monde
Comme offrande de chaque chemin ;
Je vais d'étonnement en étonnement
Et donne des ailes à toutes choses ;
Azur, avenir ou éveil
L'homme asservi se réveille.
Et si une graine nouvelle s'annonçait
A faire naître la joie du souffle de la Terre "

Dans l'ordre : Martine, Jacqueline,  Rebecca, Nada, Patrick,  Martine, Joëlle, Gilbert.

Gilbert Czuly-Msczanowski 

Tunnel

"Tunnel"

Danielle Bellefroid

Dans la houle de nos regards

Quand les nuages se font roses et violets

Et la lune se fait blanche cristalline

Nous cheminons les mains enlacées

À l’ombre des platanes dénudés

Ta bouche à mes lèvres

Assouvit mes rêves filigranes

Et dans la houle de nos regards

Scintille une joie frivole

16/01/12

   Nada 

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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                LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

Du 07-09 au 24-09-17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) débute la saison nouvelle avec une exposition consacrée au peintre français, Monsieur CHRISTIAN GILL, intitulée : INTEMPORALITES.

INTEMPORALITES…jamais exposition n’a bénéficié d’un meilleur titre! Ce qui frappe, en premier lieu, c’est certainement la dimension « dantesque » envahissant l’œuvre de cet excellent artiste. Une dimension qui rappelle l’Enfer de Dante, au premier chant de la Divine Comédie. Une lumière, à première vue, ténébreuse, faite de crépuscules et de gaz sulfureux, enrobe la toile. Le décor est un mélange savant constitué de roches et de ruines, animées par un jeu d’arcades squelettiques, assurant un passage entre les éléments divers. En fait, ce décor est un « concerto » (dans l’étymologie première du terme : une lutte) entre architecture et nature transcendées. L’équilibre de l’ensemble est assuré par le statisme des figures humaines en silhouettes, campées de dos, figurant à l’avant-plan. GRAND ROUGE (80 x 8O cm-acrylique sur toile)

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Leur présence s’avère précieuse, car à aucun moment elles ne sont là juste pour « meubler » le décorum. Mais bien pour assurer, par le biais de leur statisme, l’équilibre inhérent à l’ensemble. Nous avons évoqué, plus haut, la dimension « dantesque » soulignée par l’atmosphère chromatique que nous avons définie « ténébreuse ». Néanmoins, nous nous sommes empressés de souligner que ce spectacle ténébreux n’apparaissait qu’à « première vue ».

Au fur et à mesure que le regard s’immerge dans la toile, il se laisse envahir par une mutation psychologique opérée par un changement dans l’interprétation du chromatisme. 

L’œuvre de CHRISTIAN GILL se signale par une luminosité faite de couleurs douces, lesquelles, par l’irruption d’une lumière diaphane, généralement placée en haut vers la droite du tableau, sous les traits d’un soleil fantomatique, fait que cette atmosphère « ténébreuse » dont nous parlions plus haut, se transforme en une explosion qui dynamise la composition en changeant le regard dans son interprétation. L’atmosphère cesse d’être « sombre » pour aborder la part mystérieuse de la démarche créative faite de mutations psychologiques, aboutissant vers la complexité à la fois narrative et interprétative. Les personnages sont vêtus d’un drapé, long et sans plis, les recouvrant de la tête aux pieds. GRAND BLEU (80 x 80 cm-acrylique sur toile)

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Ils adoptent une position statique dans une attitude excluant toute volonté de « mouvement ». Ils sont « formes » se fondant dans d’autres formes.

Si mouvement il y a, il est issu de la violence tranquille du chromatisme, lequel est galvanisé par ce faisceau de soleil émergeant d’une zone préalablement aménagée par l’artiste, lui permettant d’irradier les couleurs, originellement tendres et qui par cette action dynamisante, perturbe l’ambiance psychologique. Les couleurs se divisent généralement en trois teintes : le bleu (la couleur préférée de l’artiste par laquelle il a débuté cette série consacrée au signe), le rose et le noir (en dégradés). L’ « intemporalité » n’existe que dans le silence que distillent ces couleurs crépusculaires. L’œuvre de cet artiste est lisse, en ce sens que très peu de matière est présente, étant donné qu’elle est automatiquement nivelée au couteau. Les couleurs acquièrent, ici, la valeur de l’écriture automatique, en ce sens que c’est par le chromatisme que l’œuvre se crée. En réalité, la couleur conduit à l’émotion. Le figuratif, n’est en fait, que suggéré. Notons que l’artiste s’exprime toujours dans ce même chromatisme.

La genèse de l’œuvre part de tableaux de petites dimensions LE PETIT BLEU (30 x 30 cm)

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dans lesquels nous trouvons les germes appelés à se développer dans les toiles de dimensions importantes. Précisons que les tableaux de petit format ne sont en rien des « esquisses » puisqu’ils imposent la narration de départ.

Même en modèle réduit, tout est présent : chromatisme, décor, irruption du soleil, personnages en silhouettes, à l’avant-plan.

Les tableaux (qu’ils soient de petites ou de grandes dimensions) ne sont régis que par une seule thématique, celle du SIGNE. Et cette thématique s’explique par la détresse exprimée par l’artiste face au sort réservé aux chrétiens d’Orient. Les personnages en silhouettes, à l’avant-plan, totalement démunis, attendent un signe. Ces mêmes personnages sont tributaires du passé surréaliste du peintre. Leur présence, ainsi que l’atmosphère se dégageant des tableaux, procède à la fois d’un surréalisme tempéré ainsi que d’une conception métaphysique de l’espace.

A côté des signes, nous trouvons une œuvre impressionnante intitulée TRIPTYQUE DE LA MONTAGNE (2x 100 x 73 cm et 1 x 100 x 81 cm).

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Cette œuvre relate le souvenir de voyages en Asie. Si la technique demeure la même, la dialectique, elle, diffère du tout au tout.

Nous avons ici une évocation des estampes japonaises conçues en triptyque. L’artiste a voulu associer l’expression de deux cultures (occidentale en ce qui concerne le triptyque dans son appareil comme dans sa symbolique et orientale pour ce qui est de l’esthétique de l’estampe). L’émergence d’une forme d’écriture inconsciente se dessine dans la façon de lire cette œuvre. L’artiste a débuté son triptyque par le panneau de gauche. A l’origine, il ne s’agissait que d’une œuvre indépendante. Ensuite il a décidé de donner une suite à cette pièce en composant deux panneaux supplémentaires. De fait, même si cette œuvre peut se lire de gauche à droite, comme l’alphabet latin, rien n’empêche le visiteur de promener son regard à partir de n’importe quelle direction. La conception du triptyque occidental consiste à créer un épisode différent par panneau jusqu’au terme de l’histoire. Dans cette œuvre, l’histoire s’étale sur les trois volets avec pour seul thème la montagne. Dans son traitement, les crêtes ainsi que les contours sont conçus à la façon des nuages « tchi », une manière typiquement asiatique (chinoise d’origine) de concevoir les volumes afin de les rendre évanescents (nous retrouvons ce procédé tant pour la conception des nuages que pour la réalisation des cimes terminant les arbres. Même la célébrissime GRANDE VAGUE DE KANAGAWA de Hokusai (1830-31) est conçue de la même façon dans la conception de la crête de la vague montante ainsi que de l’écume.

Tandis qu’une couleur très sombre, tirant sur le bleu foncé, accentue l’intérieur de la vague, comme pour accentuer sa matérialité…immatérielle).

Ce même trait culturel chinois influençant l’esthétique asiatique allie, tout les en dichotomisant, les pleins et les vides. Dans le triptyque, relégués à l’arrière-plan, les vides sont concrétisés par la pâleur des montagnes enneigées qui se perdent au loin. Tandis que les pleins rugissent dans le chromatisme incandescent que l’artiste apporte pour exprimer la matérialité du relief montagneux. Une note rose évanescente unit le panneau central à celui de droite, accentuant ainsi la dialectique du plein et du vide. Toujours sur ce panneau central, une construction au chromatisme sombre témoigne d’une présence jadis humaine. Ce jeu de pleins et de vides, d’expression chinoise est le reflet plastique de la dialectique entre le yin et le yang.   

Autodidacte de formation, l’artiste a, depuis son enfance, baigné dans le milieu artistique du Montmartre, nostalgique des montparnos. Il a d’ailleurs pratiqué le dessin de façon intensive et s’est notamment formé en fréquentant des ateliers d’artistes qui lui ont prodigué de multiples conseils tout en le nourrissant de leur art. Sa sœur est également peintre. Ayant également pratiqué le surréalisme (comme nous l’avons évoqué), il éprouve une véritable vénération pour Dali.

Néanmoins, concernant ses influences (bien que celles-ci ne se retrouvent absolument pas dans son écriture picturale en ce qui concerne cette exposition), il cite aussitôt Picasso et Utrillo. Inconditionnel de l’acrylique, il utilise cette technique car elle lui permet de revenir très vite sur un geste mal engagé. Un détail tout aussi intéressant, mettant en exergue un trait révélateur de sa psychologie, réside dans le graphisme de sa signature. Celle-ci est minuscule. Auparavant, elle était trop imposante. Certains artistes le lui ont fait remarquer.

Et c’est à ce moment là qu’il a décidé de la réduire au maximum, à un point tel qu’elle a fini par devenir pratiquement invisible. Amusez-vous, d’ailleurs à la débusquer, si jamais vous y arrivez! Mais cet élément prouve que l’artiste, en minimalisant au maximum sa signature, s’efface devant son œuvre pour atteindre l’essentiel : l’expression de sa conscience. Ce qui, au-delà de tout vocabulaire stylistique, rend mystique sa démarche picturale.

Cette expression inquiète et sereine de la conscience, est semblable à ces longues silhouettes, lisses et drapées, qui cherchent à l’avant-plan de la vie, l’écho du signe sur la toile à peine tracé.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Frannçois Speranza et Gill interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles
(Septembre 2017) photo Jerry Delfosse)

 

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administrateur théâtres

Des vocalises qui tombent du ciel !

« Callas, il était une voix » a été créé​ le 19 septembre 2017 à Louvain-la-Neuve, au théâtre le Blocry,  en  première de saison.   Dépouillée, enjouée, virevoltante et dramatique, la mise en scène créative et fantomatique très habile est signée Patrick Brüll. On attendait l’entrée de la diva par le miroir, elle a choisi la fenêtre ! L’apparition du spectre de Maria Callas gêne aussi peu que les fantômes dont Georges Brassens était amoureux, tant la comédienne est belle et son jeu d’actrice fascinant!

01-callas1w.jpg?width=180C'était tremblant, c'était troublant,
C'était vêtu d'un drap tout blanc,
Ça présentait tous les symptômes,
Tous les dehors de la vision,
Les faux airs de l'apparition,
En un mot, c'était un fantôme !

 Maria Callas  disparaît à 53 ans le 16 septembre 1977,  il  y a tout juste quarante an. Figure de proue dans l’histoire de  l'interprétation musicale, elle l’a bouleversée et est devenue une légende!

Quelle alliance artistique ! Dramaturge, romancier, scénariste, Jean-François Viot s’en empare et propose une écriture théâtrale construite comme une tragédie grecque à laquelle il ne  manquerait  que les chœurs ! « L’impuissance d’un personnage qui plie devant la force implacable du destin. Le premier acte où on apprend qui il est. Le second, où tout se passe bien encore mais où arrive le petit grain de sable qui va détraquer la machine. Le troisième, où il pense qu’il va s’en sortir. Et puis la suite, quand tout s’effondre. » …C’est tout Maria Callas, volontaire et fragile, émouvante et indisciplinée! Et pourtant, sur le plateau, dans ce deux-en-scène, que de bienveillance partagée, quel sens aigu de l’humour!

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 Bouche rouge, l’impératrice en noir et blanc, ombre et lumière, soufflante d’élégance, sertie dans une  courte robe  Dior, joli collier de perles trois rangs, coiffure en chignon superbement lissé qui n’aurait rien à envier à Evita, se confie et  savoure ses derniers frissons d’entre-deux  vies  avec le journaliste, François Grenier. L’occasion de laisser un testament en chair et en os? Décidément, Brassens ! Quelle époque, ce 20e siècle, écrin de tous les rêves  les plus fous après les misères du plus jamais ça !  Va-t-elle instiller, à la vue de ses bras si gracieux faits de chair de pomme,  un souffle  nouveau d’enthousiasme romantique au jeune journaliste du 21e siècle  en lui offrant ses hurlements de plaisir et les dernières gorgées de ses profondes  émotions?

La dame évoque l’arrachement à la terre natale, ses féroces combats dès l’enfance, l’amour de son père,  le rêve américain,  sa pugnacité devant  les échecs répétés, l’immortelle tragédie grecque qu’elle transporte dans ses veines,  et sa conquête de la voie royale!   La voix module les souvenirs, se passionne pour les grands airs d’opéra, vocalise l’émotion, susurre ses rêves les plus fous: le déluge de frissons. Le chant résume le tout!  Elle captive un public bouleversé : «  Tout cela pour obtenir si peu ? Une poussière de rien, niente ! » C’est Anne Renouprez avec ses yeux d’icône orientale, dans toute sa splendeur lyrique et théâtrale.

01-callas7w.jpg

Le jeune journaliste trentenaire qui l’interview dans son studio tombé du ciel, c’est  Alain Eloy, qui, sans le moindre changement de costumes, par la simple magie théâtrale de la voix et des postures,  explose à la façon d’un prestidigitateur, la mosaïque de personnages imaginés qui fusent et s’évanouissent comme des bulles de champagne! La confidence et la complicité se font si vives, que la diva devient le maître du jeu, question de lui faire entrevoir le bien-fondé de l’amour vécu qui rend si vain  l’affolant déluge des frissons…

crédit photos Gael Maleux

AuteurJean-François Viot-Dramaturgie Patrick Brüll, Catherine L'Hoost-Mise en scène Patrick Brüll-AvecAlain Eloy, Anne Renouprez-Lumières Laurent Kaye-Son Eric Degauquier-Coiffures et maquillages Sara Oul-Régie son et lumières Eric Degauquier-Habilleuse Emmanuelle Froidebise-Construction décor Jean-Philippe Hardy, Manu Maffei-Direction technique Jacques Magrofuoco-Assistante à la mise en scèneDaphné Liegeois-Stagiaire Aurélie Swiri-Remerciements Sébastien Fernandez, Claude-Pascal Perna (conseils et documentations), Saïd Belbecir (prêt accessoires vintages), Giuseppe Talamo (ténor), Fabian Jardon (pianiste), Liliane Breuer (couturière), L' Alliange à Durbuy (accueil et logement stage préparatoire)

Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et de DC&J Création. 

http://www.atjv.be/

 

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AVEC LE TEMPS

12273244055?profile=originalUne image  captée par le regard   révèle par la suite , une émotion inconsciente

UNE PHOTO N'EST JAMAIS INNOCENTE

Pourquoi avoir ce réflexe sur le moment de 

déclencher le besoin irrésistible de garder cette impression

Ce n'est pas vraiment une abstraction 

L'artiste aussi a voulu faire passer une idée

( Installation St Germain des Prés devant l'église un cube de verre , plumes et objets flottants)

Réflexion douce amère sur le sens de la vie et du temps qui passe

Il en est de même en peinture et l'écriture par le choix des mots

Vaste programme

AA

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La joie de l'instant

(Pantoum)

La joie de l'instant que je vis
M'est une offrande familière.
Face à la splendide lumière
Se crée l'espace qui me lie.

M'est une offrande familière.
Couleurs et formes se marient.
Se crée l'espace qui me lie.
Tendre, paraît le temps qui erre.

Couleurs et formes se marient.
Le silence ne cesse guère.
Tendre, paraît le temps qui erre.
Il est des charmes qui varient.

Le silence ne cesse guère,
Apaisant le corps et l'esprit.
Il est des charmes qui varient.
Flotte mon âme si légère!

21 septembre 2017

 

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Journée de la Paix

Journée de la paix
Dans un monde de méfaits
A le mérite de tenter d'exister
Dans un monde en guerre
Sur un terrain de bataille
Pendant que certains se vident de leurs entrailles
Je sais Annie que nos souhaits semblent vains
Et pourtant c'est l'espoir pour nos lendemains
D'éradiquer la guerre
Et de faire vivre nos prières
Mais si nos espoirs s'éteignent
Nous devrons mettre nos vies en veille
La meilleure des résistances
Contre les cris du silence
C'est l'utopie
Une certaine euphorie
Contre la réalité
D'un monde éclaté
Où les mafias font les lois
Où la justice trafiquée
N'est qu'un jeu de dupes
Ou de putes
Qui se vend pour des milliers d'euros
Au plus offrant
Et laisse libres les brigands
Les trafiquants
Ou les voleurs d'enfants
Alors crions la paix
Partageons notre envie de paix
Vivons la paix
Contre la guerre
Il n'y a pas de remède
Si ce n'est la conscience
D'un monde en décadence....

On se comprend je sais,mon amie

A Annie ...

Pascale Marlier

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Parlons Français :-)

La langue française...

Elle est si riche cette langue
A tant de nuances
Tant de sens
Que beaucoup de personnes
Se trompent d'interprétation
Quand on la manie avec prédilection...

Et arrivent alors les quiproquos
Qui fâchent ceux qui s'emmêlent 
Et lisent trop vite et sans intelligence
Pêle-Mêle

J'ai toujours aimé jongler avec les mots
C'est ma vie,mon moyen d'existence
Mais combien de fois des gens m'ont étonné
En me répondant fâchés
Ou en me tournant le dos

Elle n'est pas facile la langue française
Et ceux qui n'en maîtrisent pas la richesse
La prennent parfois pour traîtresse

Comment se comprendre entre nations
Si même dans notre langue natale 
Une mauvaise interprétation peut nous être fatale

Si en français nous ne nous comprenons pas assez
Comment ne pas dans d'autres langues
Laisser la méfiance s'installer
La langue française fut détournée
Bafouée

Mais elle aura toujours l'apanage
Des grandes dames
Qui jouent de la langue
Pour mieux nous charmer

Malgré les ennuis bien involontaires
Que la langue de Voltaire
M'a occasionné
Je n'aime pas me taire

Et je continuerai à jongler avec les mots
Les ponctuations et les nuances
Qui ont un sens

Si l'on apprenait la langue française avec amour et respect
Le monde serait plus facile
Et l'on se ferait moins mener par le bout du nez

Derrière une grammaire difficile
Se conjuguent tant de possibilités
Que c'est à nous de savoir en jouer
Avec dextérité...

Petit clin d'oeil à la langue française

Pascale Marlier12273251075?profile=original

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LE SAC AU DOS...

Il ne s'agit de paix du soir...

Son sac est prêt, elle va partir

Et c'est bien là tout son espoir

Son avenir en devenir!

Les nuages jouent avec le ciel

La plaine est calme et verdoyante

Et si des souvenirs s'éveillent

Elle leur crie qu'elle n'est plus présente!

Elle dit adieu à cet instant

Loin des regards, en solitude...

Et peu importe s'il faut du temps

Elle forgera sa fortitude.

Le dos très droit malgré le poids

Et les yeux secs. Sourire de base...

Elle va partir car c'est son choix

Esprit et corps enfin en phase!

J.G.

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Ancien Testament: Josué

12273249866?profile=originalC'est le sixième livre de l' "Ancien Testament", qui continue le récit du "Pentateuque". Josué, fils de Nun, de la tribu d'Ephraïm occupait une position assez élevée au service de Moïse. Il avait déjà été mis à la tête des troupes lors des malheurs consécutifs à l'exode d'Egypte. Il avait mis en fuite les Amalécites ("Exode, XVII-8) et accompagné Moïse sur le mont Sinaï ("Exode, XXIV, 3), sans pourtant jouir lui-même de la révélation divine. Il fut le défenseur de l'autorité de Moïse ("Nombres" XI, 27). Avec Caleb il se distingua lors de l'exploration de la Terre Promise, par sa fidélité à Dieu et à la vérité ("Nombres", XIV, 6 et suiv.). Ses dons d'homme énergique et juste lui valurent le privilège d'entrer avec Caleb, seuls parmi tous les Israélites âgés de plus de vingt ans, au pays de Canaan. Il était donc parfaitement préparé à la mission que Dieu voulait lui confier: poursuivre l'oeuvre de Moïse. Il devait conquérir la contrée de Canaan par les armes et en faire le partage entre les douze tribus d' Israël, de telle manière que toute envie et toute dispute disparaissent à jamais du peuple élu ("Josué", I, 8). Il accomplit cette double tâche brillamment, avec courage et sagesse, et c'est la relation de ces faits qui forment le fond du livre de "Josué". La conquête de Canaan fut favorisée par des circonstances qui mirent en relief la protection constante exercée par Jahvè sur son peuple: démembrement de ce pays en plusieurs petits états constamment en guerre l'un avec l'autre, et la non-intervention des trois grandes nations voisines, égyptienne, hittite et assyro-babylonienne, probablement engagées à cette époque dans des luttes intestines. Josué passa miraculeusement le Jouradin et commença ainsi à pénétrer, tantôt pacifiquement, tantôt à main armée, en Cisjordanie. Jéricho, cité défendue par de hautes et solides murailles, est la première à tomber, manifestement grâce à l'aide miraculeuse de Jahvè. La voie étant libre, c'est une ville située plus à l'Ouest, Aï, qui est alors occupée. La pénétration vers le sud va commencer. Près de Gabaon (l'actuelle El-Gib), la coalition des rois de Jérusalem, d'Hébron, de Jarmuth, de Lakis et d'Eglon, veut lui interdire le passage, mais est vaincue par Josué. A l'occasion de cette rapide et complète victoire, le récit biblique nous met en présence du miracle de l'arrêt du soleil au commendement du vainquer, miracle rendu nécessaire pour prolonger la bataille. Des catholiques interprètent cet acte du thaumaturge comme une hyperbole, suggérant que l' Ecriture veut faire entendre que le soleil ne se coucha pas avant l'anéantissement de l'armée amorrhéenne. Toutefois, un chercheur israélite, M. Vélikovsky, dans un livre publié à Paris en 1951: "Mondes en collision", propose une explication toute différente de ce phénomène, dont il admet la possibilité, en se fondant sur les données astronomiques chinoises et mayas. La conquête du pays de Canaan devint définitive après la victoire de Josué sur les rois alliés près du lac Mérom. Le sage Josué, pour assurer l'occupation du pays conquis, récompenser chaque tribu et la rendre responsable de la défense de sa part du territoire conquis, donna à chacune des douze tribus une partie de la terre canaanéenne. Il y avait treize tribus, mais comme la tribu de Lévi devait rester sans territoire propre, la répartition se fit entre les douze autres. Ce partage de la Terre Sainte a toujours eu une grande importance aux yeux des Israélites; cette importance passa peu à peu du domaine pratique à la mystique juive et, comme en témoigne le ch. VII de l' "Apocalypse", survécut à la destruction de Jérusalem et à la perte de la nationalité juive.

Le livre de Josué, bien qu'il continue l'histoire de la révélation depuis Moïse jusqu'aux années qui suivirent immédiatement la mort de Josué, constitue un écrit complet et indépendant. Le but du narrateur est de démonter comment, de toutes les promesses divines énumérées au début du livre, aucune ne resta sans accomplissement. Aussi, choisit-il les événements les plus aptes à mettre en relief l'action providentielle et miraculeuse de Dieu en faveur de son peuple. Le style, en même temps que quelques particularités linguistiques, le distinguent des cinq livres de Moïse; il ne se trouva d'ailleurs jamais uni au "Pentateuque". Les exégètes pensent que seule une toute petite partie avait été écrite par Josué lui-même. Ils supposent que le reste de l'oeuvre a été écrit dans les premières années du règne de David (1012-972 av. JC), parce qu'on y présente des événements arrivés après la mort de Josué. Le livre est divisé en deux parties, conformément à la double mission de ce grand conquérant. Son autorité est attestée par les citations de saint Paul ("Héb. XI, 30-31), de saint Jacques (II, 25), de saint Etienne ("Actes", VII, 45), par le consentement unanime de l'ancienne synagogue et de l'Eglise.

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