Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3146)

Trier par

Louis Savary: Un poème nous sépare

Louis Savary vient de publier son dernier opus aux éditions "Les presses littéraires".

12272837093?profile=original

Un dernier ouvrage de ce poète aphoriste wallon dont je suis le parcours avec grande admiration depuis de nombreuses années. 

12272837494?profile=original

 

Depuis 1960, cet auteur, actif comme poète, cinéaste, comédien, chansonnier, nous a séduit avec constance par son esprit frondeur et sa poétique impeccable.

Je tiens à lui rendre hommage pour cette prodigieuse production en en évoquant quelques jalons dont j'ai déjà souligné la qualité dans un cd-rom que j'ai consacré à son oeuvre il y a quelques années déjà ("Louis Savary, aphoriste wallon" - extrait du Testament des poètes de Robert Paul).

12272837674?profile=original

 

J'évoquerai tout d'abord ses quelques ouvrages consacrés au théâtre:

12272837874?profile=original

C’est un vaste univers

maîtrisable d’autant

qu’on peut s’y observer

sans se sentir dedans.

 
C’est une voie royale

où convergent les hommes

qu’ils soient bêtes de scène

ou bien bêtes de somme.

 
C’est un billet fripé

au fond d’un portefeuille

relique d’un acteur

dont on porte le deuil.

 

C’est un but ambitieux

qu’on n'atteint pas toujours

tant pour y parvenir

sont modestes les jours.

 

 

12272838082?profile=original

Le théologien et homme de théâtre Paul Tellier présente le livre :
Difficile de dire d’un poète.

Pour moi, poète et prophète sont de même famille.

Des femmes et des hommes : ils vivent dans le même monde que nous, sont soumis aux mêmes impératifs, aux mêmes grandeurs et aux mêmes turpitudes, et leur destin est le nôtre.
Mais depuis quelques millénaires, nous savons, qu’ils ne sont pas tout à fait les mêmes.

Une simple marmite, quotidiennement manipulée, est, dans sa fonction première, un outil, rien qu’un outil. Elle n’éveille en nous que satisfactions olfactive, visuelle parfois, et celle toute proche, du ventre repu. Pour le poète-prophète, la même marmite devient subitement révélatrice d’un autre monde, d’un homme autre, d’un projet, d’un avenir, d’une menace, d’une promesse…

Il y a donc ce regard, cette perception particulière et mystérieuse, que nous n’avons pas. Et puis, il y a cette faculté, aussi mystérieuse et magique du poète-prophète : celle de ne pouvoir traduire en mots sa perception du monde, et de nous la livrer, et de nous enivrer.

Louis Savary nous a donné une illustration flamboyante du poète-prophète dans ses volumes précédents. La terre, l’eau, l’air, la flamme, tous ces éléments qui nous sont familiers, tellement familiers qu’on ne les perçoit même plus, l’auteur leur a rendu une vie nouvelle, une fraîcheur, une pétulance qui nous éloignent de toute banalité.

Et puis voilà que Louis Savary entame un périple nouveau, tout autour du théâtre.
La marmite, nous connaissons.

L’air, la flamme, la terre, l’eau, nous connaissons.
Je vous le dit tout net : ici, dans ses nouvelles œuvres, si vous ne connaissez pas –au moins un peu- le théâtre, vous serez égarés.

Vous serez un peu comme des sédentaires regardant passer une carriole de nomades.

A moins que ce diable d’homme, poète-prophète Louis Savary, ne vous invite à monter pour le voyage. Rien n’est impossible.

Pour moi, c'est délices.

La vie m’a permis d’être un homme de théâtre pendant quarante ans.

C’est la vie. C’était (c’est encore quelquefois) l’une de mes passions. Celui qui a goûté du théâtre comprendra.

Dans les volumes de Louis Savary « sur » le théâtre, je rencontre trois hommes :

l’homme-de-théâtre-nomade, celui pour lequel l’expression artistique théâtrale a été –et est toujours- un chemin royal d’approche de l’homme.

l’homme de la terre –me permettrait-il de dire l’homme du terroir ? –qui se lève avant l’aube pour voir le soleil surgir, et qui regarde avec respect ses salades autant que son figuier.

et puis, là quelque part, fidèle, tenace, l’homme poète-prophète, celui qui, par cette acuité du regard et de la plume, nous entraîne de la scène à la terre, de l’homme à l’homme, celui d’hier d’aujourd’hui de toujours, de l’excès salvateur à la sagesse sereine.

Ah oui, délices !

Délices, parce que Louis Savary n’écrit pas un ou des livres « sur » le théâtre, où je serais obligé d’aller de a à z pour comprendre.

Il me permet. Il m’invite au nomadisme. Je me sens libre.

Je vais là où je veux. Je m’arrête quand je veux.

Et là, au détour d’une page, je découvre une flamme, virulente ou tendre, piquante ou caressante, nouvelle presque toujours, qui m’en apprend encore sur ce « vieux » théâtre qui fut mien tant d’années.

Délices !

 

12272838478?profile=original

Louis Savary frappe les trois coups et nous convie à assister à des saynètes théâtrales en dix actes délicieux truffés de vers malicieux :

Serait-ce une ingénue

au strabisme ambigu

qui nous incite au vice

en lorgnant la vertu ?

Les répliques fusent au travers des " personnages pathétiques ", des " tragiques emplois ", des " figures sublimes "

Serait-ce une Andromaque

en butte à son destin

de reine rabaissée

au rang d'une catin ?

L'auteur nous promène avec ses cent haïkus de théâtre de loges en coulisses, de balcons à la scène, côté cour et côté jardin. Nous sommes acteurs, public, metteurs en scène. Nous endossons avec bonheur les costumes proposés :

Serait-ce d'homme à homme

une intense rencontre

à se jouer à deux

d'étranges zones d'ombre ?

Serait-ce un feu follet

jailli de nulle part

qui nous livre ô magie

mille mondes épars ?

 

12272839062?profile=original

 

Non ce n'est pas croyez

une foi sans raison

en un verbe éternel

avide d'oraisons.

 

Non ce n'est pas de grâce

un acte illégitime

abaissant son public

au rang de victime.

 

Non ce n'est pas un jeu

dont se perd la pratique

Ni un sérieux travail

de bouffon pathétique.

12272838670?profile=original

Et si c'était à vous ici de nous livrer vos propositions ici?!

Lire la suite...

De passage à Paris ? Musées, expositions ne manquent pas. Oui, la foule... Envie de voir des pièces exceptionnelles dans un cadre somptueux, une ambiance feutrée ? alors précipitez-vous au 25, quai Anatole-France, un splendide hôtel particulier vous attend.

Situé entre l'Assemblée nationale et le musée d'Orsay, ce quai fut commencé en 1708 par le prévôt des marchands Boucher d'Orsay, et terminé sous Napoléon 1er.

Cette exposition est axée sur la production de Johann Christian Neuber, orfèvre minéralogiste qui travailla à Dresde dans la deuxième moitié du 18e siècle. Elle est organisée par Nicolas et Alexis Kugel en collaboration avec la Grünes Gewölbe de Dresde (la fameuse Voûte Verte) et la Frick Collection de New York, à Paris jusqu'au 10 novembre 2012 (ouvert tous les jours, sauf dimanche, de 10h30 à 19h00, entrée gratuite).

12272835452?profile=originalExposition Neuber, orfèvre minéralogiste à la cour de Saxe : vue d'ensemble (au premier plan le surtout de Repnine).

Des pièces rares et prestigieuses qui constituent un témoignage unique de la longue tradition du savoir-faire de la haute joaillerie saxonne. Elles appartiennent aux créations les plus abouties du classicisme allemand. Qui verrez-vous : des tabatières et autres galanteries (bonbonnières, pommeaux de cannes, étuis...). C'est tout ? Non, mais patientons.

Neuber travailla moins les pierres précieuses que les pierres fines et autres pierres dures de sa Saxe. Et pourtant par leur choix, leur savant assemblage et la virtuosité de ce maître elles rivalisaient avec les meilleures productions de Paris, capitale du luxe et de la mode, comme en atteste un petit livret manuscrit sur la "Spécification d'une TABATTIERE composée d'un CABINET des PIERRES dans la qu'elle on trouve LXXVII pièces des tres belles Pierres precieuses qui se trouvent au l'ELECTORAT de SAXE faite par Jean Chretien Neuber à Dresde" et qui comporte notamment de l'"Agate de Chemnitz, Bois pétrifié... Ametiste... Caillou de Moriztbourg, Agate de Leisnig...Jaspe... Calcedoine..." Finalement des pierres humbles pour des objets de prestige. oui, mais enchâssées avec minutie et virtuosité, selon la technique de la marqueterie de pierres dures, sur un fond d'or. Chaque boite constituant un véritable cabinet miniature de minéraux combinant luxe, goût et science.

12272835496?profile=originalNeuber utilisait essentiellement des pierres fines de sa Saxe.

Elles se trouvent plus particulièrement aux environs de Freiberg, berceau de la minéralogie avec la première Ecole des Mines dirigée par Abraham Gottlob Werner (1750-1817). Photo L.M.

12272823890?profile=originalAgate de Saxe (Sankt-Egidien ; photo L.M.)

Deux meubles plus imposants attirent d'entrée tous les regards : la "table de Breteuil", pierres semi-précieuses montées sur un fond en porcelaine de Saxe, offerte par l'Electeur de Saxe au baron de Breteuil.

12272836096?profile=originalTable de Breteuil (photo Thomas Hennocque)

12272836456?profile=originalTable de Breteuil (détail) en pierres semi-précieuses de Saxe, plaque de porcelaine de Meissen, bronze doré de trois couleurs, fausses perles, sur âme de bois. Médaillons de porcelaine peints en grisaille par Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau (1780). Collection du marquis de Breteuil. Château de Breteuil (Yvelines).

Et un surtout en porcelaine de Meissen de Reptine sur un socle en bronze doré et pierres dures de Saxe dû à Neuber.

Vous n'êtes pas rassasiés ? Et bien cet éblouissant palais vous offre sur trois niveaux bien d'autres découvertes !

Au rez-de-chaussée ne manquez pas entre autres l'étonnant tableau "L'alchimiste" de Joseph Heintz le jeune (1600-1678) et n'oubliez pas que la porcelaine dure, une invention chinoise dont le secret était jalousement gardé, fut réinventée par un alchimiste, Johann F. Böttger en résidence forcée à l'Albrechtburg de Meissen en mars 1709.

Puis vous montez d'étonnements en éblouissements : cabinets d'ébène incrustés de jaspe et d'agate, deux grands cabinets recouverts d'écaille livrant en leur centre un surprenant autel-chambre d'optique, un hanap en ivoire d'une rare maestria, une navette en lapis-lazuli, un gobelet tourné en corne de rhinocéros du XVIIe siècle, des plaques de paesine, albâtre, agate ou lapis peintes, des toiles (une émouvante Artémise, un Saint-Michel terrassant de monstrueux dragons...), des panneaux de stuc recouvert de quartz et coquillages à la manière des grotesques, un Arcimboldo en trois dimensions !, des tableaux de mosaïque de pierres dures (dont un Saint Antoine dans une grotte, une lumière, un rendu, une perspective...) dont certains en micro-mosaïque d'une telle finesse qu'il faut une loupe pour en déceler l'admirable assemblage ! Etc...

Notons que si généralement on confond marqueterie et mosaïque de pierres dures, il existe une subtile nuance entre marqueterie (où l'on utilise des fette, des tranches de pierres dures découpées à la scie selon la forme souhaitée, selon un patron, pour la réalisation du commesso, que les Latins appelaient opus sectile) et la mosaïque (où l'on utilise des tesselles, petits fragments réguliers que l'on assemble à partir d'un carton comme modèle).

Vous l'aurez compris on se trouve là dans un cabinet de curiosités comme il s'en trouve peu, et là face à la Seine !

En plus d'aimables hôtes et hôtesses peuvent vous renseigner.

La galerie J. Kugel  et Floriane Bardy-Ouanaïm ont eu l'obligeance  de me communiquer des photos officielles de l'exposition. Je les en remercie chaleureusement.

Michel Lansardière

Lire la suite...

Aquarelle - canoë autour du lac Brome

Je ne pouvais quitter les Cantons de l’Est sans vous emmener en canoë sur le
lac Brome, le marécage qui en filtre les eaux et la rivière qui l’alimente.


C’est un nouveau rendez-vous pictural avec l’automne du Québec, dans lequel je continue de partager avec vous cette forme d’aquarelle rapide, simple, ludique
avant tout, qui nous donne le plus de plaisir sur le terrain, cette fois au milieu d'une nature paisible et grandiose
, un vrai bonheur, une valeur
ajoutée à la vie.

Aussi, c'est en pensant d'abord à celles et ceux d'entrevous qui ne peuvent vivre
de tels moments (quelle qu'en soit la raison), que je m'applique à rendre mes montages les plus fidèles possibles aux instants que je vis ici.

À présent c’est de la façon la moins complexe que nous abordons l’eau et ses reflets : assez facile avec les eaux calmes, puisque ce n’est que l’image à
l’envers du paysage qu’il suffit de traduire en respectant bien les valeurs (en plus sombre ou en plus clair des objets).

Enfin, c’est presque cela car il faut aussi penser à certains glacis, mais c’est toujours assez vite fait, surtout quand on applique le « principe des
trois couleurs » (un procédé personnel dont je vous reparlerai peut-être un jour, …à ne pas confondre avec l’emploi des trois primaires dont l’usage est également intéressant mais
moins en connivence avec certains sujets, par exemple celui-ci, à cause de son harmonie chromatique globale).

Au moment où vous lisez ces lignes j’ai pris la route vers Québec, cap plus au nord en remontant le Saint-Laurent, à très bientôt pour la suite…
Voyage Canada 2012 - Rivière du las Brome pour blog

Le souvenir d’une rivière calme qui alimente un lac : une autre façon de pratiquer une aquarelle de voyage rapide et ludique entre technique sèche et humide avec seulement trois couleurs.

Lire la suite...
administrateur théâtres

Alaska au théâtre Varia

12272839856?profile=originalIl est malaisé d’exposer les thèmes du spectacle Alaska orchestré par Patrick Masset. S’agit-il du 49e état des états Unis d’Amérique  incorporé définitivement en 1959 ? Certes non… Ni non plus de  la fonte des glaces du Pôle et de la détresse des ours polaires, quoique…? Ou  est-ce une allusion à la baleine biblique de Jonas, quoique… ?  Ou à la mort, toujours blanche, façon Permeke ? …  Là on approche, sans brûler d’ailleurs,  car c’est du grand  genre expressionniste!  Voici sans doute une  peinture complexe d’états d’âmes, une superposition de réalités rendues au travers de plusieurs biais artistiques qui se chevauchent.

 

A chacun d’y projeter ses propres obsessions, chimères ou  phantasmes. Les modes d’expression confluent : du chant, à la danse, à l’acrobatie dans un cube gigantesque qui joue au rouleau compresseur, aux marionettes grandeur nature,  à la chorégraphie de costumes surréalistes et à la pop music. Ainsi l'auteur esquisse et exorcise sans doute  des bribes de souvenirs - sanglants - pour la plupart, des bribes de paradis perdu  et des lambeaux d’angoisses. Cela ne se raconte pas, ce sont des installations vivantes qui s’évanouissent les unes dans les autres. A la recherche des cadavres perdus dans les placards… ou d’une ritournelle de grand père qui émerge de la glaciation comme dans le film Rainman,  où Dustin Hoffman interprète Raymond Babbitt.

Un travail artistique intéressant - la salle était comble - ce qui indique l’intérêt du public pour des expressions avant-gardistes originales de l’émotion primale. Ce que l’on peut retenir en tous cas, c’est une résultante totalement  polysémique, à la façon de la poésie, le tout sans paroles compréhensibles ou presque. Du cirque poétique qui table sur  le visuel, le musical et le mouvant. Emouvant si on se laisse prendre, hermétique si on reste de ce côté–ci du miroir.

Et la baleine de se tenir les côtes: de blanche, elle  est passée au jaune fluo et au strass et  paillettes, allez savoir pourquoi!

On n' a pas compris non  plus, pourquoi ce spectacle s'est joué à rideau fermé: une sorte de moustiquaire qui filtre la vue sur le spectacle... et gêne la vision. Et ce n'était pourtant pas un filet de pêche! 

Intervenants:

Véronique Dumont (jeu, chant), Sébastien Jacobs (jeu, chant, mouvement), Sandra Nazé
(jeu, chant lyrique et répétitrice), Laura Trefiletti (voltige), Julien
Pierrot, Valentin Pythoud (portés acrobatiques)
, écriture et mise en scène: Patrick Masset

 

Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

12272821283?profile=original

 

Manolo Yanes

"Mythochromie"

Peintures

Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272821668?profile=original

 

Angela Magnatta

"Femmes-combats et rêves"

Affiches

 Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272821897?profile=original

 

Jean-Pierre Mazubert

"De pierre et de mer inconnue"

Sculptures

Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272822054?profile=original

 

Olivier Filleul alias Ofil

"De pierre et de mer inconnue"

Peintures

 Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272822495?profile=original

 

Bernadette Reginster

"Artiste plurielle"

Peintures et sculptures

 Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272822094?profile=original

 

Bernadette Reginster

"Artiste plurielle"

Sculptures et peintures

Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272823054?profile=original

 

Françoise Van Hauwaert

"Buladudi"

Sculptures

 Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

Et qui sera agrémenté d'extraits de musique celtique

interprétée par la harpiste Françoise Marquet

 

12272822670?profile=original

 

Marylise Grand’ry

"Espace-Temps"

Peintures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272821498?profile=original

 

 Jean-François Motte

"Gouttes en série"

Peintures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272822869?profile=original

 

Marcus Boisdenghein

"Eléments de vie"

Peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272822697?profile=original

 

Xavi Puente

"Bois et entrelacs"

Sculptures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

12272823079?profile=original

 

Bettina Massa

"Oeuvres sur papier"

Peintures

Exposition du 07/11 au 25/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 07/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

Et qui sera agrémenté d'extraits de musique celtique

interprétée par la harpiste Françoise Marquet

 

Lire la suite...

Estrie, le croquis des oies bernaches

Oui, c’est au Québec que je suis !
Ma vidéo d'aujourd'hui est ce premier rendez-vous pictural avec un automne somptueux où les arbres croulent d’or et de pourpre dans l’un des sanctuaires de la faune sauvage entre fleuve Saint-Laurent et montagnes du Mégantic.
Je vous fais partager ce que j’appellerai « l’aquarelle d’affut », où entre les roseaux en bordure d’un lac, j’attends que se posent les oies bernaches
(dites aussi « sauvagines »), pendant leur long périple migrateur.

C’est mon objectif le plus immédiat car leur halte pour reprendre des forces est très courte : elles vont bientôt s’envoler à nouveau en fuyant le froid qui
descend du grand nord .

Avec leur départ, les arbres encore somptueux pour l’instant vont perdre toutes leurs feuilles : leurs couleurs, flamboyantes surtout dans les érables, sont aussi
très fugaces, très fragiles.


Le temps presse : je découvre avec une indescriptible émotion l'étrangeté de ce moment suspendu dans le temps où une saison est en train de basculer dans la
magnificence de ses forces naturelles.


Maintenant il y a urgence, mes croquis exigent un travail rapide, sans retouche ni repentir…


Oies bernaches


Elles partent aussi vite qu’elles sont arrivées : juste le temps d’ébaucher quelques esquisses, mais le moment est inoubliable et magique
!

Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

12272822670?profile=original

 

Marylise Grand'ry

"Espace-temps"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Le chemin de Marylise Grand’ry (peintures)  « Espace – temps »

 

A l’école gardienne, j’adorais mes gouaches.

J’en mettais partout au point de me revêtir d’une bâche.

En primaire, je faisais mes premières expositions sur les murs de ma classe

Je n’en ai malheureusement gardé aucune trace.

En secondaire, mes histoires étaient retranscrites dans le « livre d’or »

C’était comme recevoir une médaille d’or.

Au supérieur, je concoctais les publicités

Pour récolter de l’argent et promouvoir nos soirées.

Ces belles années terminées

C’est dans le monde du travail que je suis rentrée.

En parallèle, je décorais les intérieurs de mes demandeurs

Et les complétais avec des tableaux qui mettaient en valeur

Les objets et couleurs de leur intérieur.

De fil en aiguille, des expositions m’ont été proposées,

Tant dans les communes, galeries ou privées.

Sur les réseaux, mes toiles se sont propagées

Et les critiques d’art ont commencé à me contacter.

Quant à l’écriture, elle déborde de ma tête bien remplie.

Les objets prennent rapidement vie

Sous ma main qui court sur le papier.

Certaines de mes histoires telles « La Praline » servent de publicité

Sur des sites connus de chocolatier.

Aujourd’hui, je veux être ce que j’ai toujours été :

Une artiste qui, sur cette terre, ne pose qu’un pied.

 

Grand’ry Marylise : Artiste peintre et écrivain, habitant la jolie région de Liège. Cette poétesse joue avec les mots et les couleurs tout en douceur et délicatesse. Venez la découvrir à travers ses petites histoires innovantes qui sortent des chemins battus. Il en va de même pour ses toiles aux couleurs chaudes qui mettront en valeur votre intérieur.

 

12272821498?profile=original

 

Jean-François Motte

"Gouttes en série"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Jean-François MOTTE (peintures) « Gouttes en série »

 

Jean-François MOTTE expose les dernières toiles de sa série des gouttes à l'Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart à 1050 BRUXELLES du 17 octobre au 4 novembre 2012.

 Né en 1955, il entame dès 1985, après une pratique assidue de la photographie, des études en arts plastiques et fréquente différents ateliers parisiens.

 Artiste professionnel depuis 2002, il ne va cesser d'explorer un univers abstrait qui le conduit à exposer régulièrement à VALENCIENNES, ANZIN, LILLE, PARIS, MONS (Belgique), BERK-SUR-MER différentes séries inspirées des carrés magiques, des pavages et, plus récemment, des gouttes.

 Diversifié dans son vocabulaire plastique, il demeure constant dans ses équilibres harmoniques, soucieux d'ouvrir et de libérer l'approche de ses œuvres, de maintenir un rapport métaphorique à la Nature, comme aujourd'hui à la gravité, ou, en souriant, à l'anti-Gravité.

 

Attaché aux orientations multiples de ses toiles, Jean-François MOTTE y inscrit sa marque à leur revers.

 

12272822869?profile=original

 

Marcus Boisdenghien

"Eléments de vie"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Marcus Boisdenghien (peintures) « Eléments de vie »

 

Né à Bruxelles en 1968. Habite à Stockholm. Lors de ses études, il séjourne en 1990 à New York. Un stage au Moma le plonge dans le monde de l´art qui ne l´a plus quitté depuis.

 

Il a fréquenté les académies d´Ixelles - section peinture - en 1996, et – section dessin - en 1997, de Boitsfort - section peinture - en 1998 et d´Uccle – section peinture - en 2001. Son travail dégage un nombre d´œuvres déjà conséquent et très diversifié. Peinture, dessins, installations, photos et vidéos composent son univers artistique.

 Les thèmes principaux qui sont abordés dans son œuvre sont la communication, l´amour, le physique et la superficialité, la dépression et l´espoir.

 

Il travaille à Stockholm et Bruxelles. Son récent départ pour la Suède l'a convaincu dans son style de peinture actuel “ Les éléments sages” ainsi que dans un travail plus conceptuel d´installations dont “ Archipelago” est le dernier exemple.

 Les peintures les plus récentes sont un hommage à Paul Evans et à Serge Poliakoff. Peinture acrylique sur toile, les «éléments sages» sont un hymne à l'équilibre des forces, des matières et des couleurs. En organisant l'espace et créant une harmonie, ces toiles démontrent une volonté de se ressourcer, entre bien et mal, rêve et réalité.

 

“Archipelago” est une mosaïque de carrelages belges représentant l´archipel d´îles autour de Stockholm.

 

12272822697?profile=original

 

Xavi Puente

"Bois et entrelacs"

sculptures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Xavi Puente (sculptures sur bois) « Bois et entrelacs »

 

"Travailler avec le bois exige un profond respect pour l’être vivant qui est, il faut comprendre sa nature interne et qualités qui lui donnent leur personnalité. J’aime bien, comme un écrivain crée un personnage, créer des sculptures avec la vie elle-même, avec ses défauts et ses vertus, expériences, nuances et particularités. Chaque couche d'information se superpose sur la précédente pour former un substrat intellectuel à travers lequel tisser l'essence de chaque pièce, qui prend, enfin, de la cohérence et qui est structurée comme une seule entité avec une énergie, qualités et propre texture".

 

 

Et à titre d’information voici les six prochaines expositions:

 

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »

Artistes : collectif d’artistes de la galerie.

Vernissage le 07/11/2012 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.

Exposition du 07/11 au 30/12 2012 à l’Espace Art Gallery II.

 

-Titre : « Œuvres sur papier »

Artistes : Bettina Massa (peintures) + installation vidéo

Vernissage le 07/11 de 18h 30 à 21h 30 en présence de Françoise Marquet (harpiste)

Exposition du 07/11 au 25/11/2012.

 

-Titre : « Lumière et mouvement »

Artistes : Juliane  SCHACK (All) peintures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Les couleurs vives »

Artistes : Anita FLEERACKERS (Be) peintures et sculptures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Les acidulés »

Artistes : Roselyne DELORT (Fr) peintures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Quand l’œuf se fait dentelle »

Artistes : Patricia BAILLY (Be) sculptures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                               Voir:    http://espaceartgallery.be

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272835689?profile=originalVous avez jusqu’au 20 octobre pour COURIR  voir « LES SENTIMENTS PROVISOIRES »  de Gérald Aubert à la Comédie Claude Volter. Jeu de cache-cache sentimental et spirituel entre trois comédiens de  carrière éblouissante : la sémillante Stéphanie Moriau,  Jean-Claude Frison, – qui ne se souvient pas de son éblouissant Mazarin au théâtre Royal du Parc l’an dernier ? – et l’incontournable bon vivant,  Michel de Warzee, le pilier de la  Comédie Claude Volter en personne. C’est ardent, bien mené, incisif, désopilant en diable, admirablement bien  joué et serti dans un décor bucolique sur scène à en faire pâlir bois,  lacs et jardins de la Woluwe.  Le propos semble éculé : une rupture, …une de plus. Mais ô combien intelligemment  actualisée dans son hystérique cuvée 2012. Hystérique et lâche ? Oui et totalement égocentrique comme c’est si souvent le cas. Cynique, même dans sa jolie critique du siècle qui voit un mariage sur deux s’évanouir sans l’ombre d’un regard en arrière et rivalise de créativité pour recomposer des familles en l’air.

Ici, heureusement pas d’enfant en jeu. Quoique…

La rupture qui vient du fond de l’horizon  arrive à Marc, un homme charmant (Jean-Claude Frison), séducteur impénitent, écrivain bien installé dans son  décor champêtre. Félix, son  meilleur ami d’adolescence, qui déteste les petits week-ends à la campagne, les feux de bois, les parasols, les promenades en shorts, est l’affreux coupable.  Le courageux Félix attend que ce soit Hélène qui  annonce la rupture. Michel de Warzee excelle dans son rôle d’amant bougon. 12272836662?profile=originalMais ce qui est particulièrement intéressant c’est que les 10 ans d’amour sont contés à travers une série de duos qui se jouent à trois. L’originalité est que  celui ou celle qui se raconte est absent des dialogues qui se jouent deux par deux,  les trois personnages ne quittant jamais la scène.  A la Tchékov ? Tour de force théâtral qui invite dans la psychologie profonde de chaque personnage et fait constater, de auditu, qu’il y a en permanence un double langage et  un fossé immense  entre ce que les personnages pensent, rêvent et ressentent … et les actes et paroles qu’ils posent  « in real life » comme on dit à l’heure actuelle.  Il faudra  d’ailleurs toute une bouteille de champagne à Hélène pour oser se lancer dans la scène sublime  d’enfant gâtée où elle se sépare. Dès cet instant le personnage de Marc effondré devient bouleversant de vérité et d’autodérision. Marivaudage moderne, l’aguicheuse  Hélène a joué  avec les sentiments  pour s’élancer dans une liberté toute  illusoire. On ne saura pas si l’issue est la solitude moderne ou un bonheur simple et compliqué à la fois, à la Jules et Jim. En définitive seul le rire est salvateur et le verbe aimer est très fragile, sauf en amitié.

12272836678?profile=original

 http://www.comedievolter.be/    

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

L’affluence est grande ce soir de 9 octobre 2012 à l’église Notre-Dame de la Chapelle qui élève ses ogives gracieuses pardessus les toits du quartier de la rue Haute à Bruxelles. Dès le début du concert, ce lieu saint sera plongé dans le noir, à l’exception de la lumière tamisée du chœur où se sont massés les musiciens et leurs instruments d’époque. Goutte à goutte le chœur de solistes, la fine fleur des « Arts florissants » sous la direction de William Christie s’est infiltrée autour des musiciens assis.

Les relations avec la cour de Mademoiselle de Guise - petite fille d'Henri de Guise qui mourut assassiné -  ont-elles tenu Marc-Antoine Charpentier à l'écart des grands postes si convoités de la musique à Versailles? « Les arts florissans» est à l’origine le nom d’un opéra que le compositeur écrivit pour Marie de Lorraine, Duchesse de Guise, cousine de Louis XIV, et qui célèbre la figure symbolique de la Paix opposée à la Discorde, entourée de l’allégorie de la musique, de la peinture, de la poésie et de l’architecture. Une idylle musicale qui s’élève contre le quasi-monopole de Jean-Baptiste Lully à la cour du roi-Soleil.12272835466?profile=original

Revanche? Ce vocable des Arts florissants a été choisi par William Christie  pour dénommer ce fleuron des ensembles français de musique baroque. Les œuvres présentées sont deux oratorios poignants de Marc-Antoine Charpentier : « Cécile, Vierge et martyre, H413 » et « L’enfant prodigue H399 ». Ces deux œuvres d’une musicalité sidérante seront séparées par une méditation très émouvante des âmes au purgatoire dans le « motet des trépassés H311» dont la supplique monte vers les cieux comme d'inextinguibles faisceaux d’encens musical.

Les voix lumineuses de l'oratorio de Cécile ont empli l’espace ecclésial avec finesse et pureté tandis que la texture polyphonique est d’une limpidité étonnante. Le texte latin très perceptible est croqué dans une ampleur élastique et vivante par les différents solistes. On peut relever la qualité extraordinairement fervente des voix de barytons et de sopranes juvéniles. Et une douceur extatique, presque murmurante se meut sous les voûtes lorsque Cécile au bord de la mort, en proie à la vindicte du tyran Almachus lui offre son cou pour le sacrifice : « Quid moraris, quid cunctaris, crudelis impie tyranne ? Qu’attendez-vous, Pourquoi hésitez-vous, tyran cruel et impie ? ». Une voix plaintive et humble, inoubliable. La houle puissante du chœur chevauche le franc-parler des tragédies d'Euripide, dans son empathie profonde pour la détresse et dans son exultation fracassante pour la victoire de Cécile. Une cohésion et une dynamique parfaite d’où se dégagent avec souplesse et harmonie les solistes qui se glissent tour à tour dans leurs rôles avec une justesse d’émotion troublante.

Le pendant masculin de l'oratorio de Cécile, celui de L'enfant prodigue, est aussi une musique de coeur. Elle  communique autant de joie de plénitude et d'émotion chez le spectateur. Il peut en effet méditer longuement sur la force salvatrice du pardon qui devient lumière musicale. L’esthétique musicale parfaite, les nobles postures et l'humanité de solistes ont profondément touché le public. Le  langage foisonnant et la richesse des phrasés ont totalement séduit ainsi qu'une apparente spontanéité.  A l'issue du concert, plusieurs bis vibrants ont couronné cette soirée dans cette église qui jouit d'une très bonne acoustique et qui est sans doute très rarement aussi remplie.

http://www.arts-florissants.com/site/accueil.php4

http://www.artsflomedia.com/

Rachel Redmond sainte Cécile (soprano) - Elodie Fonnard l'Ange (soprano) - Violaine Lucas Historicus (mezzo-soprano) - Virginie Thomas dessus - Reinoud Van Mechelen le Fils prodigue (haute-contre) - Pierre Bessière Pater (basse) - Marcio Soares Holanda haute-contre - Thibaut Lenaerts taille - Benjamin Alunni taille - Geoffroy Buffière basse -  Les Arts Florissants

http://www.bozar.be/activity.php?id=12102&selectiondate=2012-10-09

 

Lire la suite...

Un petit éclairage sur Georges Rouault (cf. vidéo Albert Roussel illustré par Rouault que vous êtes nombreux a avoir appréciée, ce qui m'a beaucoup touché). N'étant point expert c'est surtout l'occasion d'ajouter quelques illustrations.

Rouault (1871-1958) fut d'abord verrier-restaurateur de vitraux anciens, d'où certainement sa propension à bien cerner ses personnages, leur donnant toute leur forte expressivité. Très religieux,

12272834499?profile=originalSainte Véronique (Notre-Dame-de-Toute-Grâce, Passy, Haute Savoie)

12272835260?profile=originalFlagellation (Passy)

il eut néanmoins pour sujet de prédilection des créatures marginalisées, prostituées notamment sur lesquelles il porte un regard plein de compassion, sans jugement.

12272835497?profile=originalEt il n'a pas ouvert la bouche (Passy)

En cela il assure la liaison entre le fauvisme, les maîtres de la couleur pure (Matisse, Vlaminck, Derain...) et l'expressionnisme allemand, chargé de symbolisme (Kirchner, Nolde, Berckmann...), fortement teinté de pessimisme.

   Si l'on dit de Kees van Dongen (Cornelis Théodorus Marie van Dongen, 1877-1968, dit), qu'il fut un fauve aux griffes rognées (Emil Nolde avait prévenu : "Les oeuvres inoffensives ont rarement une grande valeur", 1907), un mondain (son comportement pendant la seconde guerre mondiale fut également douteux), il reste néanmoins un grand orchestrateur de couleurs, jouant de lumière comme un projectionniste.

12272835888?profile=originalKees van Dongen : Femme au chapeau vert (1907)

C'est certainement pour cela qu'il fut si prisé des célébrités de son temps.

12272836276?profile=originalKees van Dongen : Lucie et son danseur (1911, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

   Inutile de présenter Henri Matisse (1869-1954), sans controverse le maître absolu de la couleur sauvage, le précurseur au parcours exemplaire. Et sa palette reste sa meilleure carte de visite.

12272836880?profile=originalHenri Matisse : Nu (noir et or), 1908 (musée de L'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

Pour terminer :

12272837074?profile=originalBouquet (Georges Rouault)

A vous tous,

Amitiés.

Michel Lansardière

Lire la suite...

Concours de fin d’année Espace NLB

Huit catégories :

- Peinture - Sculpture - Céramique - Photographie

- Bijoux - Calligraphie - Textile - Reliure d'art

12272832291?profile=original

Chers artistes, chers créateurs,

Espace NLB vous propose de participer à son concours de fin d’année, aucune thématique imposée.

Adressez-nous une photo de l’(des) œuvre(s) choisie(s) par vos soins (maxi 3) en indiquant en légende titre, technique, dimensions sans omettre de nous communiquer vos nom et adresse, e-mail, n° de téléphone.

Les œuvres seront présentées sur le site espace NLB jusqu’au 31 décembre 2012 et courant janvier le palmarès sera rendu publique.

Chaque lauréat de chaque catégorie sera présenté dans Espace NLB La Revue des Arts Pluriels et sur le site Espace NLB, il recevra également un chèque de 100 euros.

Les décisions du jury sont définitives et sans appel.

Droit de participation de 10 euros par catégorie à régler par chèque à l’ordre de : Nathalie Lescop-Boeswillwald, pour l’étranger uniquement par mandat international.

Date limite de réception des dossiers : 31 octobre 2012.

Adresse mail où nous adresser vos oeuvres :

espacenlb@hotmail.fr

Coordonnées postales pour l'envoi du droit de participation :

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Espace NLB Concours

La Valade

87520 Veyrac

Un concours est une manière de promouvoir l’art et les créateurs, soyez nombreux à y participer et à vous en faire l’écho.

Merci d’avance et bonne chance à tous !

Lire la suite...

Afin d'être sereine

J'ai certes le besoin, pour vivre comme avant,

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Quand je me sens troublée, tes pensées me reviennent,

Je t'écris un poème et le confie au vent.

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents.

Je t'écris un poème et le confie au vent.

Erre non loin de moi, la muse musicienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents,

Toujours tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Erre non loin de moi la muse musicienne

Elle a, selon les jours de surprenants accents.

Toujours, tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Elle a selon les jours de surprenants accents,

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Par ta voix conservée, tes rêves me parviennent.

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent

Permet à mon esprit de te sentir vivant.

6 octobre 2012

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272833660?profile=originalAmandine Beyer

Amandine Beyer violon
Johann Sebastian Bach Partita pour violon n° 3, BWV 1006, Sonate pour violon n° 2, BWV 1003, Partita pour violon n° 2, BWV 1004
BOZAR MUSIC accueille l’une des violonistes baroques les plus douées de sa génération, dans un programme en solo. Amandine Beyer sera sur la scène du Conservatoire dans un programme de sonates et partitas de Bach, sans conteste l’un des sommets de la musique virtuose pour violon seul. L’occasion de découvrir ou de réentendre cette musicienne d’exception, dont la technique et la musicalité transcendent l’écoute.

Un électron libre investit le parquet et les  boiseries craquantes du plateau du Conservatoire de Bruxelles, immensément vide. Vêtue de noir, sourire aux lèvres, une fleur  de soie piquée dans les cheveux courts, et dans les mains,  le violon  blond et minuscule qu’elle va faire chanter dans un instant, voici Amandine Beyer.  Elle  sourit furtivement  à l’espace et au temps avant de glisser sa première mesure. Elle est au centre de l’épure extrême du décor : le vide. Ecrin austère pour la musique complexe de Bach dont rien ne doit distraire. Approche bouddhiste ? Il faut vider la tasse de thé  avant de la remplir? Pour interpréter, il faut d'abord se mettre à la disposition du maître en mettant de côté ses propres perceptions pour accueillir la spiritualité musicale de Jean-Sébastien.

Courage et finesse d’entrée de jeu dans le prélude aigrelet de la Partita n°3. La  magie  de l’archet opère. C’est vif et printanier, puis cela glisse dans la flânerie musicale et les débordements maîtrisés dans le second mouvement. Quelques sourires aigus et l’on verse dans la gavotte sautillante bien connue. La construction est délicate, le bonheur plisse les joues de l’artiste, l’oreille dans la confidence du galbe de l’instrument. La musicienne fait réellement prolongement avec lui. Les sonorités se font plus graves dans les courts menuets mais sont  d’une extrême légèreté. La  souplesse de jeu  parcourt les octaves comme de grands frissons. La bourrée se gave d’échos joyeux, tel un vol de papillon qui butine de fleur en fleur. Gigue finale: écho accéléré de la gavotte. On peut enfin applaudir.

 La sonate N° 2 change la posture de la joueuse. Le soliloque est grave et habité. D’où vient le souffle ? Tout coule et s’enchaîne sans la moindre respiration. Cela donne l’illusion d’un temps en boucle. La fugue démarre après un sourire épanoui, l’œuvre de la musique sans doute. Envols gracieux et descentes élégantes malgré une tension soutenue. L’andante déballe avec patience des papiers de soie car la sonorité a perdu un peu de sa vigueur. L’allegro revient avec des sonorités claires et vives. La virtuosité et le rythme soutenu donnent l’impression d’une conversation à plusieurs voix dans la magistrale solitude.

12272833494?profile=originalC’est évidemment le dernier mouvement,  la chaconne de la partita N°2 qui fascinera pendant plus de 15 minutes. C’est majestueux. Les sons sont pleins, la musicienne joue les yeux fermés. On dirait qu’elle attendait ce moment précis pour consommer ce mouvement avec gourmandise. Les arpèges vibrants montent, descendent le long de la gamme chromatique. Puis il y a cette rupture de rythme, comme pour pénétrer dans le saint des saints d’un lieu accessible à quelques élus seulement. Mais elle nous a ouvert la porte et avec elle on pénètre dans le mystère. La dernière note soutenue est  longue et chaleureuse. Un dernier moment de partage advient avec trois bis programmés. D’abord Matteis. Un mouvement coulé avec une basse continue invisible, où Amandine Beyer se laisse bercer par la mélodie. Puis le 3e mouvement de la sonate en do majeur de Bach : un soliloque ailé, riche d’accents,  d’enchaînements presque  flûtés. Le troisième bis n’aura pas lieu. On ne pouvait sans doute pas faire mieux…

  

http://www.bozar.be/activity.php?id=12128&selectiondate=2012-10-05

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272775893?profile=originalLa nouvelle saison du théâtre Royal du Parc démarre avec fracas et modernité. Question de déranger les conventions. Voici "Les Misérables" de Victor Hugo. 150 ans, un anniversaire qui se fête au son des canons.

Lumière versus ombre : les nantis à la maison et les pauvres, les exclus, à la prison, sans rachat possible. Ils valent moins que rien. Non, s’indigne Victor Hugo. « J’ai la faiblesse de penser que les choses peuvent être un peu plus compliquées.»

Le décor des Misérables, d'une totale inventivité, est une Zonzon au design cinématographique 9 mm. Estampe de fer et d’ombre plus glaçante qu’une page d’Edgard Poe. Le chant des esclaves s’élève des 9 cellules-cages lugubres disposées en rangs de trois sur trois étages. La construction verticale de la société. Au centre, quatre volées d’escaliers de fer qui ne mènent qu’en enfer. Les corps des prisonniers sont suspendus dans le cube parfait. L'échelle sociale est effroyable. C’est la présence inéluctable de cette prison (Fresnes, La Santé, Guentanamo, et autre Forêts …de grilles) qui sert de cadre à toute la pièce. Aucune échappatoire possible. Et l’enfer, on l’a trouvé: c’est celui qui est calé dans ses mortelles certitudes, le funeste inspecteur Jabert (Benoît VERHAERT).

« C’est votre âme que je viens vous acheter, vous n’appartenez plus au mal, mais au bien profère son bienfaiteur…. » au grand dam de sa servante. Ainsi, chevillé une fois pour toutes au Bien, Jean Valjean (Olivier MASSART), galérien à vie de son état selon Jabert, va s’arcbouter contre les préjugés, combattre l’exclusion de tout genre briser les contraintes de la logique, faire naître l’humanité. « Le bonheur est une idée neuve. »

Jabert ne supporte pas de se tromper. Il vient donner sa démission au maire pour l’avoir dénoncé à tort. « Un maire ne tend pas la main à un mouchard.» Il refuse toute aide du prochain. Comment le pourrait-il d’ailleurs ? Le prochain n’existe pas. Jabert suit comme une machine sa logique implacable. Elle ne laisse aucune place à une autre voie. Mais Jean Valjean ne peut souffrir qu’un autre se retrouve au bagne à cause de lui. Il est prêt à se rendre à la justice, par dignité retrouvée. Qu’importe le bagne, maintenant qu' il a trouvé la liberté, celle de la conversion.

Les scènes sont déchirantes, les clairs obscurs de véritables tableaux du Caravage. Le personnage d'Eponime (Violette PALLARO) du graphisme percutant et acéré. Le tableau des travailleuses à la chaîne lorsque Fantine (Tessa DUJARDIN) est renvoyée, nous suggère de la peinture expressionniste vivante.. De même, pour la maison de passe aux néons rouges qui expose ses 9 cellules-cages. On a aussi parfois l’impression de bande dessinée accélérée qui fait circuler les ravages de la misère et du déni. Soudain le close up sur la famille Thénardier déchire. Stéphane FENOCCHI et Perrine DELERS sont d’incomparables comédiens. Promiscuité, violence, mauvaise foi, brigandage : ces personnages sont de véritables ordures, il est vrai. Mais madame Thénardier ose dire que « les riches ne savent qu’il fait froid, qu’en ouvrant leur journal ». « Prendre la société par les quatre coins de la nappe et tout jeter en l’air ! » Le cri de Thénardier ne sonne pas vraiment faux.12272832494?profile=original

Les barricades faites de carapaces trouvées dans une déchetterie moderne achève de convaincre que la pièce est d’une actualité brûlante. Que l’impensable rédemption existe quoiqu’on en pense. Qu’une révolte est toujours commencée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, achevée… par la mort de Gavroche. Délicieux enfant!

"Je suis tombé par terre, c'est d'la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c'est d'la faute à..."

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2012_2013_001                                                

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272838865?profile=original

On juge les pièces de Frank Wedekind indésirables à l’époque de  l’Allemagne de Bismarck. Et pour cause : elles sont crues, sauvages, sensuelles et vilipendent la morale hypocrite  de la bourgeoisie bien-pensante.  L’Eveil du Printemps fait scandale en 1891 et est censuré. Cette époque-là apparemment  si opposée à la nôtre, est-elle révolue? Pas si sûr. Si le sexe, depuis mai 68,  est devenu obsessionnel et formaté, pour mieux le contrôler, l’utiliser et le  proposer à la consommation, les peurs sont toujours présentes. Des tabous ont disparu, le vocabulaire a changé, la position sociale de la femme a évolué, mais certainement pas partout.  La montée des intégrismes en témoigne. A quoi il faut ajouter la nouvelle  crainte, justifiée, du sida.

Mélange de lieux et  d’époques: Wendla regarde  le film « Le  ballon rouge (1956) » à la télé. Sur scène il y a  une cabine de téléphone désaffectée, des tonnes de livres croulent devant un lit suspendu, un banc public tagué trône sur le toit, échappées de musique techno, des vieux postes télé, épars. C’est  la société  des parents aveugles et des maîtres souverains qui  porte la responsabilité du drame...Quel drame attend donc notre société mortifère? 

12272839287?profile=originalDès la deuxième scène, on plonge dans un monde à part, obscur, lumineux et ludique, celui d’une bande d’adolescents qui déferle à tous les étages du décor  vivant avec stupeur l’éclosion de sa sexualité… jusqu’au bord de scène. On pourrait croire que c’est «Rebel with a cause » (1955) ou l’Amérique de James Dean qui déferle.  Ou celle de « The  Virgin suicides » (1999).  L’époque  imprécise  replonge certes les  babyboomers dans leurs premiers émois. Ils avaient aussi des parents engoncés dans leur vertu, muets sur « la chose », hypocrites,  inquiets de grossesses non voulues, soupçonneux et accusateurs et à l’extrême, despotiques au possible. Espérons que les enfants des babyboomers, les  générations X ou Y,  se sentiront peut-être  moins concernés par la pièce. Quoique … leur éducation sexuelle a peut-être été aussi malhabile et inquiète. Quant aux générations futures…, les Z, nul ne sait. On ne peut leur souhaiter que le bonheur d’Être : bien dans sa peau et dans son être. Le repli sur soi menace  toujours, les intégrismes montent,  la jeunesse qui se veut toujours  secrète et rebelle désespère parfois. Sur  Facebook, les très jeunes déferlent : besoin de rassemblement, de recul vis-à-vis des parents ? Leurs pulsions de vie et de mort restent identiques.

 Pulsion de mort : Moritz, un  jeune garçon guindé,  fasciné par la réussite scolaire et soumis à ses parents se suicide par peur de ne pas être à la hauteur de leur attentes. Le rythme est incessant entre Eros et Thanatos, entre le  léger et le tragique.  Pulsion de vie : Wendla, 14 ans  épanouie et débordante de vie entreprend sa mère sur les questions de la naissance et de la reproduction. Ingénument voluptueuse et richement dotée par la nature, Wendla est sans complexes – une fille de maintenant ?  Elle se donne naïvement au fougueux Melchior, symbole de la force vitale du corps.  Joue-t-elle un jeu ambigu avec sa mère hors-jeu ? L’innocence et la pureté n’existent pas.  Elle désespère néanmoins  de se faire expliquer les choses de la vie et succombera à un avortement non annoncé. Scène glaçante où quelqu’un plante une croix au pied de son divan après ses dernières paroles : « Vous m’apporterez des primevères ? ». Prémonition lugubre d’un printemps coupé et volé?

12272838676?profile=originalCette « Kindertragödie » mouvante et débordante est d’une grande richesse théâtrale. La bande de jeunes se cherche et cherche sa place dans le monde. Melchior s’en veut. Il a deux morts sur la conscience.  On fait de lui le responsable de la mort de son ami Moritz.  Les parents de Melchior s’affrontent. Des morceaux satiriques de la plus belle espèce génèrent le rire. Entre-deux : infusions habile de chorégraphies suggestives et poétiques. Texte iconoclaste, qui par la voix de Melchior tourne en dérision la Vertu et la Compassion, arguant à la manière de Nietzsche ...et de Saint-Paul que la détresse des uns ne doit pas être le faire valoir des autres.

 http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=314&type=5

de FRANK WEDEKIND.  Adaptation: Jacques Dedecker et Jasmina Douieb Mise en scène: Jasmina Douieb.  Avec : Guy Pion(Mr Gabor), Béatrix Ferauge(Me Bergman), Delphine Bibet(Me Gabor), Réhab Benhsaïne(Ilse), Claire Beugnies(Professeur), Julien De Broeyer(Ernst), Agathe Détrieux(Martha), Vincent Doms(Moritz), Alexis Julemont(Melchior), Agnieszka Ladomirska (Théa), Nicolas Legrain (Jeannot), et Sherine Seyad(Wendla)

"L’Eveil du Printemps"                 DU 04/09/12 AU 20/10/12                         au théâtre le Public

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

 12272836281?profile=originalLe décor blanc crème est lumineux. Habit vert, maquillage d’oiseau, pied léger et aile d’Icare dans la rondeur du bras, un perroquet subversif entre par un pli du rideau et danse, en transe. Transcendance ?   Il rencontre un philosophe en costume blanc, Momo (ah les mots !) et son adversaire immédiate,  Lola, une femme africaine brûlante d’amour, fagotée dans des robes de couleur vive.12272836882?profile=original Le divan (vert perroquet),  lieu de parole, a un ennemi derrière le rideau: la vie charnelle qui vagabonde en jeux d’ombres sur un lit défait, blanc, lui aussi. Devant le rideau se balance  un trapèze pour les acrobaties verbales. La nuit, la cage se ferme, Loulou dort et Lola se dispute l’amour du philosophe. Conflit dans le triangle  à cause du monstre à l’œil vert, qui sème la pire des graines de jalousie. Toute la pièce est bâtie sur l’éclatement imminent du conflit. Il faudra que le philosophe choisisse. Choix douloureux. Ou la logique exclusive  du « ou… ou »  ou la logique  inclusive du « et.. et ». Devinez cependant qui  gagnera… Rêve d’Icare, l’envol ne peut se faire qu’à l’aide du verbe. Elémentaire, mais triste pour la partenaire  terre à terre du philosophe. Le vert vire au rouge.

12272837468?profile=original

Il est si beau en scène, cet homme perroquet danseur, caqueteur, drôle et spirituel. On s’amuse à ce spectacle comme à un vaudeville. Elle, si charnelle et présente, cette compagne que le philosophe dit avoir dans la peau.

Être libre pour être enfin...

Le spectacle est étonnant, ce qui est bien pour la philosophie. Le jeu est miroitant, le verbe et les bruits d’oiseaux fusent, la forêt équatoriale même présente tous ses envoûtements.  Une heure pleine comme la lune : de la  poésie, du quotidien, du rire (Bergson es-tu là ?), de l’amour et des gestes gracieux.12272837481?profile=original

Le Philosophe et le perroquet

de Jacques Sojcher, Création

 

Avec Consolate Sipérius, Franck Dacquin, Francis Pedros

Scénographie : Dominiq Fournal

Chorégraphie : Francis Pedros

Lumière : Christian Halkin

Assistante : Fabienne Crommelynck

Mise en scène : Dolorès Oscari

Réservations au 02/538.63.58 ou à reservation@theatrepoeme.be  

Le Théâtre-Poème et les Jeunesses Poétiques A.S.B.L.
30, rue d'Ecosse - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
http://www.theatrepoeme.be

 

du 27 au 30 septembre 2012

Lire la suite...

Le joli buisson de jeunesse

« Le joli buisson de jeunesse » est un dit à insertions lyriques de Jean Froissart (vers 1337-vers 1410), composé en 1373 et conservé par deux manuscrits de la fin du XIVe siècle.

 

Le Joli Buisson de Jeunesse, qui se développe sur 5 442 vers, est le troisième et dernier des grands dits à insertions lyriques de Froissart. Répondant à l'Épinette amoureuse, qui retraçait l'entrée du poète dans la carrière amoureuse, il en donne le dénouement: l'écrivain fait maintenant ses adieux à l'amour et se tourne vers Dieu en implorant la médiation de la Vierge.

12272824290?profile=originalHommage à la vierge Marie (XIVe siècle) 

Poussé par le souvenir, par Nature grâce à qui il est à même de faire «biaus dittiers», par ses pensées qui lui rappellent la dignité de l'homme de lettres et les devoirs qu'il a à l'égard de ses mécènes, le poète entreprend de raconter le songe qu'il fit la trentième nuit de novembre 1373 (v. 1-871). Vénus lui apparaît et il lui reproche de ne pas avoir tenu les promesses faites autrefois (l'Épinette amoureuse, v. 534-618): elle l'incite à se lever et lui propose de le conduire au Joli Buisson de Jeunesse. Avant de partir, le poète chante un virelai, puis, chemin faisant, en interprète un autre. Enfin ils arrivent au Buisson: c'est un espace sphérique, dont on ne peut évaluer la circonférence car chaque endroit paraît en être le centre. Un jeune homme vient à leur rencontre, c'est Jeunesse, qui conduit le poète vers un lieu charmant, enclos dans le Buisson, où se divertissent jeunes dames et jeunes filles, parmi lesquelles la dame aimée du narrateur, aussi jeune et aussi jolie qu'elle l'était dix ans plus tôt. En recourant à deux fables mythologiques, Jeunesse explique ce défi aux lois de Nature: le véritable amour rend les êtres immuables l'un pour l'autre. Le poète hésite à rejoindre sa dame et s'informe sur l'identité des jeunes filles qui l'entourent; Jeunesse lui révèle leurs noms: Manière, Atemprance, Franchise, Pitié, Plaisance, Connaissance et Humilité (on aura reconnu, à deux variantes près - Plaisance et Connaissance remplaçant Courtoisie et Charité - les vertus de la dame du Temple d'honneur). Sollicité par Doux Semblant et par Désir, le poète rejoint la courtoise assemblée. Danses, chants, jeux se succèdent. Le poète essaie de gagner la bienveillance de sa dame, mais il se heurte souvent à l'hostilité de Refus, d'Escondit et de Dangier. Au milieu d'un jeu, alors que le poète se réjouit à l'idée de rencontrer le dieu Amour, on le pousse et il se réveille (v. 872-5 081). Ramené au présent, le poète quitte le printemps ensoleillé du rêve et retrouve la réalité; il se détourne des valeurs futiles et décide de se consacrer au salut de son âme. Pour l'aider dans sa démarche vers Dieu, il adresse un lai à «la Mere du Roi celestre», sur lequel l'oeuvre s'achève.

 

Bien que l'on retrouve dans ce poème bon nombre d'éléments présents dans d'autres dits de Froissart - omniprésence du Roman de la Rose (songe, allégories, art d'aimer), foisonnement d'allusions mythologiques, insertion de virelais, rondeaux, ballades, lais -, le Joli Buisson de Jeunesse occupe une place bien particulière dans l'oeuvre de l'écrivain, puisqu'elle consomme la rupture entre le poète et la thématique amoureuse. Le facteur primordial de cette rupture est le temps, partout présent dans ce dit, et figuré en abyme dans le Buisson dont les sept branches maîtresses représentent les sept planètes qui scandent la vie humaine (v. 1 596-1 704). Déjà l'Épinette amoureuse soulignait qu'il est un âge pour aimer, la jeunesse; toutefois, la réflexion n'allait pas au-delà, puisque l'histoire du héros se situait au sortir de son enfance. Tel n'est plus le cas pour le poète du Joli Buisson de Jeunesse: n'est-il pas lors de cette seconde rencontre avec Vénus (la première ayant eu lieu dans l'Épinette) «un peu...chenus» (v. 881)? A Philosophie (sa conscience poétique) qui l'invite à user de ses dons, il oppose la fuite du temps, et quand il récapitule son oeuvre passée, tout entière centrée autour d'Amour, il mentionne qu'alors il «estoi[t]... toutes nouveletés sentans», que ce type d'inspiration poétique n'est plus de saison, qu'il lui faut penser au salut de son âme. Ce n'est que par le biais du souvenir - très habilement éveillé par le portrait que le poète sort d'une malle où il était enfoui depuis plus de dix ans (v. 480) - et par la médiation du rêve que l'amour peut encore être à l'origine du poème. Mais le réveil ramène à la réalité, à l'hiver déjà installé en cette dernière nuit du mois de novembre, bien loin du printemps idyllique du rêve, à l'âge du poète: alors les subtilités du désir ne sont plus que «wiseuses» [futilités], véritable danger pour l'âme et pour son salut. Après le temps de l'amour vient celui de la sagesse, où il n'est plus d'autre dame que la Mère du Roi céleste.

 

Guillaume de Machaut tentait dans ses dits de concilier amour et sagesse; pour Froissart, dans le Joli Buisson de Jeunesse, ils ne sont pas complémentaires, ils se succèdent; encore une affaire de temps, ici de chronologie.

12272825278?profile=original

Galant séduisant une fileuse (XIVe siècle)

Lire la suite...

Ascension


Écrire, c’est conquérir des horizons nouveaux,

C’est s’ouvrir à la vie, et se fier à l’amour ;

Qu’il habite une niche ou la plus haute des tours,

Écrire, c’est le chanter et le crier tout haut.

 

Écrire, c’est proclamer sa flamme à l’univers,

Se pencher sur son âme, lui avouer son mal ;

Et si le dire ne peut en éteindre le râle,

Écrire ouvre les voies des échos de la Terre.

 

Écrire et n’en finir jusqu’à l’orée du ciel,

Là où la mort se lie aux lacis de la vie

Pour faire de nos rêveries d’éternelles envies

Et élever de nos mots de titanesques échelles.

 

Écrire afin d’atteindre l’inaccessible lumière,

Prodiguer et céder à tout enchantement

Par le verbe et l’amour des mots à tout moment,

Oublier les temps durs et toutes les heures amères.

 

Écrire, c’est bien ouvrir les voies de l’impossible,

Créer sa propre sphère, une île aux perles rares

Où le zéphyr attire des trésors de toutes parts

Dans sa course aérienne aux aubaines infaillibles.

 

Khadija, Agadir, Vendredi 28/9/2012.

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles