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Krystian Zimerman

Krystian Zimerman piano

Claude Debussy Estampes, Préludes no. 1, 12, 6, 8, 10, 7 (1er livre)
Karol Szymanowski, 3 Préludes (extraits des 9 Préludes, op. 1)
Johannes Brahms, Sonate n° 2, op. 2

Rencontre au sommet : Krystian Zimerman rend hommage à Claude Debussy dans un programme substantiel. Il est l’un des pianistes légendaires de notre époque, connu pour son exigence et son perfectionnisme tant sur le plan musical que purement pianistique. C’est dire si l’on peut attendre des sommets de son récital entièrement consacré à Debussy, dont il va interpréter notamment une sélection des 12 Préludes du Premier Livre, qui est, avec le Second Livre, le fruit de sa haute maturité.

Un étalon nommé piano

Une  lumière ambrée jaillit des tuyaux de l’orgue brillant comme un coucher de soleil et un spot unique semble baigner la silhouette du  chevalier aux cheveux blancs courbé sur son instrument de laque noire. La salle est muette, en attente de bonheur.     

Prestige et perfection sont au rendez-vous ce soir au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles : c’est que Krystian Zimerman, globetrotter de la musique romantique nous a fait l’honneur d’arrêter sa course à Bruxelles pour nous inviter dans une  atmosphère  automnale particulièrement envoûtante. A travers l’interprétation des estampes de Debussy et  de ses préludes, d’un choix de préludes de Szymanowski et du concerto N°2 de Brahms, il nous transportera dans le  monde des correspondances  de Baudelaire. Au cœur intime des choses, bêtes et gens. Un lieu hors du temps,  dépouillé de tout, hors l’émotion intense dans tous ses états: de la plus ténue et délicate, aux orages ravageurs et stupéfiants. Tout cela se joue comme si le musicien se transformait en peintre impressionniste, et que son piano se transformait en chevalet immense. Chaque touche étant une découverte, un attrape-lumière, un piège à parfums, une teinte unique d’une palette généreuse.   On peut alors observer et entendre des nuances inouïes, voir des couleurs mordorées, palper des pans de couleurs moirées, froisser mille et un tissu d’émotion. C’est cela, le génie de l’homme qui convoque l' attention presque religieuse de son auditoire. Le pianiste diffuse l’amour de la musique comme l’encensoir ses parfums capiteux.

Tout de suite les bruissements de Pagodes (Debussy) se définissent : voici le gong, voici les gamelans, voici l’Extrême-Orient. Des cymbales chinoises même,  en lourds accords, qu'agrémentent  de longs roucoulements de flûte aiguë. Une musique laquée et dorée à la fois, qui sent les épices rares. En un saut, on est au cœur de l’Andalousie. La habanera joue avec les accents jazzy et hop ! on est aux portes de Paris avec  les jardins sous la pluie. Cela saute joyeusement dans les flaques, cela chante à tue-tête toutes les variations de « Nous n'irons plus au bois». La débandade de bonheur s’achève d’un coup de pinceau spectaculaire du pianiste-peintre: la troisième estampe est achevée et les applaudissements difficilement contenus flambent de toutes parts !

La poésie continue : syncopée avec les Ménestrels, scintillante et paisible en suivant  les pas sur la neige, amoureuse avec la fille aux cheveux de lin dont la dernière note est haute et fragile comme une alouette. Voici l’atmosphère mystérieuse de la cathédrale, gothique flamboyant sans doute. Les grondements de la main gauche vont en crescendo, les accords impressionnants prennent le rythme des tableaux d’une exposition tout en contrastant avec la voix d’un ange. Un souffle, à peine. L’homme sage se cantonne au milieu,  - in medio virtus - tandis que Lucifer en personne anime sauvagement la main gauche, tente la séduction fatale. Mais les anges veillent et Lucifer disparaît pour les uns ou engloutit pour les autres. Après la passion fulgurante du Vent d’Ouest, à la puissance maximale des sonorités, on assiste à un délire d’applaudissements, côté spectateurs.

12272841886?profile=originalAprès l’entracte, les 3 Préludes de Szymanowski choisis par Z. seront  brillants et romantiques. Le deuxième joué suavement et  qui a célébré la beauté ne peut se clore qu’avec quatre larmes de joie. Le troisième développe de mélancoliques souvenirs, un bouillonnement de sentiments –ah, la Pologne ! - puis une détente apaisante.  

Brahms couronne le concert  avec virtuosité et grandeur. D’abord un chant d’entrée laisse échapper des sonorités chaleureuses, toutes prises au filet de l’art de la nuance. Deux accords assourdis, comme par taquinerie, tournent la page vers l’Andante, que l’homme va muser confusément presque tout au long. Le scherzo est chantant, hésitant comme une valse et se transforme en festons chatoyants de musique saoule des échos de l’Andante. Construction libre de l’œuvre : on semble percevoir un chant lyrique  dont les notes maîtresses sont emplies de délicatesse et de pureté. Une déclinaison d’amour ? Un appel secret ? Puis cela se met à caracoler comme un étalon sauvage nommé piano. Le reste est dialogue d’amour entre la noble bête et l’homme. Une union sacrée entre l’émotion profonde et animale et l’homme qui exulte puis verse dans la sérénité.

Avec cette générosité,  ce toucher de magicien, les spectateurs, dont les oreilles ont frémi,  repartent le sourire aux lèvres.


La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. (Correspondances, Baudelaire)

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♦ L'accroche à la raison

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Par cent fois la bêtise sans limites et sans nom,  

L’espoir anéanti pour la volonté de comprendre

Je me trouve trahi comme l’obligé de tout rendre    

Oui, mais … J’en suis encore à m’accrocher à la raison

 

Dans le grand repoussoir de toute chose qui rassemble

Je ne vois que misère et déchéance de l’esprit

Quand les différences font leur vil commerce à tout prix

C’est à l’évidence l’escroquerie du vivre ensemble

 

Je n’ai ni l’aisance d’un présent à le consommer

Ni l’envie de vivre la mal donne des décadences

Fervent de l’argent-roi au point d’en vomir l’indécence

Ou fervent de croyance à nous maudire d’exister

 

J’ai pour identité tout ce qui m’accorde une place

Dans l’histoire véritable au fait des chemins incertains   

Cette fleur de chérir à jamais écarlate par lien

Ainsi dit chair et sang, et par amour qui tout surpasse

 

Etre et puis ne plus être, résume mon propos sérieux

Le voulant utile, juste, à colporter cent prodiges

Tant qu’il est temps des yeux qu’un cœur d’innocence dirige

Avant qu’ils ne se taisent entre l’au-revoir et l’adieu

 

Personne ne gagne quand toute raison s’abandonne

Quand bien même le face à face avec de grandes peurs

Quand bien même cent fois hélas ce qui fait nos douleurs

Ainsi soit décuplée la force de ceux qui pardonnent

 

La vie est une lutte où il vaut mieux entretenir 

Un esprit tenace et patient, et tout autant flexible

Pour définir et entreprendre un nouveau tout possible

Hors des appréhensions de tout ce qu’on ne peut tenir

 

Il n’est rien de la vie à soumettre à ce qui enchaîne

Je me la fais libre par devoir de mémoire et par choix

Par raison imparable au dire de ce que je dois

A mon peuple d’amour chaque fois que la vie m’emmène

 

Je ne suis pas du monde où se déglinguent les cerveaux

Je ne peux aller bien que parmi des gens qui inclinent

Au pouvoir de tout dire et à connaître tous les signes   

Des sentiments immanquables du berceau au tombeau

 

Je ne suis pas le seul pour qui la vie est tant précieuse

Cet art innombrable du sens et du sacré en nous

Avec tant de correspondances tout autour de nous

C’est toujours vers demain la voie de l’action généreuse 

 

Par cent fois la bêtise sans limites et sans nom, 

Certains nous font guerre par arrogance identitaire

Mais au nom des enfants, je vous prie en des heures claires

Par force de l’esprit à l’accrocher à la raison

 

© Gil DEF - 17.10.2012

- Manifestement cherche-monde -

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               ETATS  D’AME…AME  D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

Du 17 - 10 au 04 – 11- 12, se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles), une exposition intitulée ELEMENTS DE VIE, laquelle nous offre une vision chromatique sur les états d’être d’un artiste fort intéressant.

Il y a dans la démarche créatrice de Monsieur MARCUS BOISDENGHIENla trace d’un passage par l’Académie suivie par le besoin irrépressible de la dépasser pour trouver son propre langage.

Lorsqu’on l’interroge sur sa formation, l’artiste indique qu’il a fréquenté les Académies d’Ixelles et de Boitsfort, tout en précisant qu’il ne croit pas dans les écoles. L’Académie lui a été utile dans la mesure où elle lui a permis de se familiariser avec certaines techniques et de se lier d’amitié avec d’autres artistes. 

Les œuvres exposées sont le reflet de ce que MARCUS BOISDENGHIEN qualifie de « périodes ». Ces œuvres répondent à une phase de la vie de l’artiste que nous ne connaissons pas, mais que nous pouvons facilement deviner, qu’il nomme BLACK AND WHITE, recouvrant une période de sa vie dominée par le sceau de la maladie. Liée à un contexte négatif, cette période trouve ici l’écho qui se dessine dans la phase résiliente, intitulée ELEMENTS DE VIE.

L’Art assume ici les traits d’une assise lui permettant de se reconstruire. Bien des œuvres exposées conservent encore la trace d’une souffrance passée, matérialisée par un fond sombre, voire noir.

Mais que l’on ne s’y trompe pas. Loin d’être une « thérapie » au sens clinique du terme, les œuvres de MARCUS BOISDENGHIEN  interpellent l’Art dans ce qui lui permet d’assurer un équilibre, tant dans sa personne que dans sa technique. Car l’Art, dérivant de l’ « Ars » latine, n’est en définitive, qu’une reprise intellectuelle de la « Technè » grècque, alliant discours – pathos - et technique.

A titre d’exemple, LUNE D’OR(74 x 93 cm), l’une des œuvres-clé de l’artiste,

 

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porte en son sein les stigmates de la phase sombre correspondant à la période où l’artiste se battait encore contre la maladie, tout en mettant en exergue la couleur jaune vif,  au centre de la composition, signe d’une renaissance physique et spirituelle annoncée.

Mais que dire alors de SWEDISH FLAG(60 x 60 cm),

 

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cette œuvre où la couleur jaune, parabole du soleil et du bonheur, irradie littéralement la surface de la toile ? Ce titre trouve son origine dans la conception du drapeau suédois, dominé principalement par le jaune, mais aussi par le fait que l’artiste se partage principalement entre Bruxelles et Stockholm. 

L’œuvre présentée à l’ESPACE ART GALLERY est, d’un point de vue graphique, régie par un équilibre entre les formes, les matières et les couleurs dans le but d’atteindre une harmonie. Cette réflexion sur l’harmonie n’est pas sans rappeler les recherches des proportions architecturales apportées à la construction d’un édifice.

Pour y parvenir, MARCUS BOISDENGHIEN exécute des croquis en traçant des lignes sur la toile. Mais là où le procédé diffère de celui de l’architecte, c’est lorsqu’il s’abandonne, en quelque sorte, à l’évolution engendrée par le parcours des couleurs sur la toile. Couleurs vagabondes qui le conduisent au terme d’un chemin, « par accident », selon ses propres termes.

La Suède, comme nous l’avons spécifié plus haut, a beaucoup inspiré l’artiste. ARCHIPELAGO(80 x 40 cm)

 

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est une composition singulière servant, si l’on peut dire, d’indicatif à l’ensemble de son œuvre. Il y a dans celle-ci un rapport de filiation entre la forme et le chromatisme qui n’est pas sans évoquer le jeu vivant de la mosaïque. ARCHIPELAGO est une abstraction symbolisant le chapelet d’iles à proximité de la ville de Stockholm, à laquelle l’artiste est très attaché. Ce chapelet d’iles prend ici la consistance abstraite d’une mosaïque, en ce sens où chaque « tesselle » qui la constitue se marie avec l’autre, créant une composition à la fois fragmentée et géométrique sur fond blanc. Cette œuvre est primordiale à l’équilibre ainsi qu’à l’harmonie constitutive à l’ensemble de son opus.

« Apprendre son métier, c’est avant tout apprendre le métier des autres ». Cette phrase prononcée en 1889 par le compositeur Jules Massenet à ses élèves parmi lesquels figurait Charles Koechlin (c’est par lui que nous la connaissons) illustre, même si l’artiste n’est désormais plus un débutant, le besoin de se référer à un artiste autre que soi pour se situer soi-même par rapport à son œuvre. 

MARCUS BOISDENGHIEN prend comme référant SERGE POLIAKOFF(1900 -1969) pour situer esthétiquement les œuvres exposées. Il est vrai qu’il y a manifestement un rapport spirituel avec le peintre suisse, néanmoins, par ricochet à ce dernier, la personnalité de l’artiste s’affirme trop pour investiguer trop longuement de ce côté-là. L’univers de Poliakoff se retrouve assurément dans la composition des formes mais en ce qui concerne le chromatisme, l’univers multicolore du peintre suisse est définitivement absent et pour cause…puisque la nécessité qui l’a dicté n’était en rien la même !

Le sable, la pâte à modeler, l’acrylique, le pinceau et la spatule constituent le matériau dont se sert MARCUS BOISDENGHIENpour appeler le visiteur à s’arrêter sur chaque toile. Pour que ce dernier s’intéresse aux contrastes perçus  par une vision à l’origine lointaine laquelle, en se rapprochant le plus de l’œuvre exposée, se laisse apprivoiser par celle-ci jusqu’ à l’assouvissement du regard. Ajoutons que ce peintre exprime son âme par des couleurs tendres.    

Les projets de l’artiste sont à la fois simples et considérables : peindre !

C’est tout ce qu’on lui souhaite en attendant, non sans impatience, de nouvelles créations qui nous en diront plus sur ses futurs états d’âme.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts 
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N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

 

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FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

 

Du 17-10 au 04-11-12, l’ESPACE ART GALLERY (35, Rue Lesbroussart, 1050, Bruxelles), expose les œuvres de Madame MARYLISE GRAND’RY.

L’idée qui régit l’univers pictural de cette artiste est celui de l’espace-temps, c’est d’ailleurs le titre qui englobe la philosophie de son exposition. L’espace-temps, considéré comme une dimension à la fois externe et interne à l’Homme, laquelle le constitue mais dont il éprouve souvent le besoin d’échapper. C’est précisément au sein de cette tension millénaire et formatrice de la condition humaine que se centre l’œuvre exposée.

Ce que cherche l’artiste c’est trouver le juste milieu à cette tension. C’est précisément à ce stade que se noue la dialectique entre les couleurs et les formes devant concrétiser le tout. La représentation picturale de cette dialectique traduit par des jeux géométriques et des couleurs globalement vives la réalité sensible de cette condition humaine.

La série que nous propose l’artiste se structure en deux parties concernant le rapport espace-temps : l’espace-temps « ouvert » et l’espace-temps « fermé ».

Pour illustrer ce rapport, considérons ESPACE-TEMPS(60 x 60 cm – x 3).

 

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Il s’agit d’un triptyque dont la partie centrale exprime « l’espace ouvert ». De quelle façon le regard du visiteur personnifiant sa propre condition arrive-t-il à trouver une sortie à ce labyrinthe géométrique ? L’artiste lui offre des indices tels qu‘une série de baguettes fines au centre d’un carré compris à l’intérieur d’un cercle tournées vers le haut. Nous avons ici une symbolique extrêmement ancienne, à savoir l’opposition du haut face au bas que les historiens de l’Art nomment pompeusement « le supra monde » et « l’infra monde », et que l’on retrouve dans toutes les civilisations. Bien des bas-reliefs, notamment dans l’Orient ancien révèlent des scènes de guerre où les soldats vaincus et morts « flottent » pour ainsi dire dans le bas de la composition, tandis que les vainqueurs sont campés dans le haut du cadre scénique. Il en va de même pour MARYLISE GRAND’RY pour qui le bas symbolise le passé (par conséquent la mort) et le haut le futur, c’est-à-dire la possibilité de l’évasion du cadre par le regard du visiteur.

A contrario, ESPACE FERME(40 x 200 – x 3),

 

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un autre triptyque, représente trois parties d’une même œuvre cloisonnée dont deux petites formes rectangulaires de couleur rouge, placées chacune entre deux panneaux, « bloquent » pour ainsi dire toute sortie. Le visiteur est « capturé », son regard ne trouve plus aucune issue. Cette œuvre symbolise notre société laquelle, à de nombreux égards, cloisonne l’individu et le conduit vers l’aliénation.

Le temps, lui, est représenté par LA PENDULE(80 x 100 cm).

 

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Il s’agit d’une pendule cassée car le temps s’est arrêté. L’arrêt est volontaire. Nous retrouvons les baguettes, placées vers le bas pour indiquer le temps qui « coule » selon l’expression de l’artiste. La chaîne de la pendule, elle aussi, coule à la dérive et comme cette œuvre tend vers le « bas », tout porte à croire que cet arrêt « temporel » est, en réalité, définitif.

Sans nul doute, l’unique œuvre enjouée de la série est LE SABLIER(70 x 100 cm)

 

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parce que celle-ci offre au visiteur la possibilité de s’investir dans le temps, en ce sens que les pierrailles qui scintillent, une fois que le regard se rapproche de l’œuvre, symbolisent « ce que l’on met dans le sable ». Toutes nos actions sont saisies par le temps et leur brillance les définit car elles se mêlent au sable.

MARYLISE GRAND’RYest une artiste autodidacte qui aime éperdument les couleurs et les marie avec les formes. Ce qu’elle recherche c’est l’harmonie presque charnelle entre ses œuvres et les intérieurs auxquels elles se destinent. Un mariage entre ses œuvres et l’espace enveloppant. Cela peut aisément se comprendre car ses toiles offrent des structures à reliefs. L’artiste n’utilise jamais des couleurs nettes. Tout se passe dans les variations chromatiques pour obtenir un rouge aussi authentique que sanguin. L’alchimie s’accomplit au fur et à mesure que progresse l’œuvre. A un point tel que, présentant ses toiles face à un jury pour un concours d’art contemporain, certains membres lui firent remarquer que sa peinture relevait plus de l’art-déco que du langage « contemporain ».

Néanmoins, son œuvre demeure « contemporaine » en ce qu’elle traduit les tensions de notre siècle.

 

François L. Speranza.

 

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Arts
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Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

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administrateur théâtres

Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen

12272832700?profile=originalPierre-Laurent Aimard direction, piano - Tamara Stefanovich piano - Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour 2 pianos et orchestre, KV 365
György Ligeti, Concerto pour piano et orchestre
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano et orchestre n° 2, op. 19

Pierre-Laurent Aimard, au piano et à la baguette avec Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen. La partition de Ligeti est la plus complexe qu’il ait écrite, cherchant constamment à éviter tonalité et atonalité radicale. Alors que le Deuxième Concerto de Beethoven est au contraire d’une grande limpidité et demeure encore influencée par Mozart. Mozart, dont nous entendrons le Concerto pour deux pianos pour lequel le Français retrouvera sa complice Tamara Stefanovich.

Un nom qui rime avec Guy Béart : Pierre-Laurent Aimard, et le même sourire généreux. Ce soir il a l’intention de nous faire découvrir de la musique contemporaine, celle de  György Ligeti. Cela commence par un changement scénique. Le pianiste est assis dos au public, face aux musiciens de Brême. Musica ricercata: Cantabile, molto legato de Ligeti se joue à la main gauche, avec  une évocation de l’indicatif lancinant de Radio Londres à la TSF d’alors, et à la main droite, avec  des presqu’arpèges simples et clairs et vibrants. Soudain le pianiste est debout, changé en chef d’orchestre. Cordes et vents en poupe, c’est le Concerto pour piano n°2, opus 19 de  Beethoven qui s’échappe et emplit la salle par  surprise et par jeu. Phrasés joyeux, trilles effusions de gammes courantes. Plaisir évident de la vélocité et dialogue humoristique avec une deuxième violon particulièrement fougueuse.  Pierre-Laurent Aimard dirige avec passion, reprend un instant le clavier en solo pour y faire errer sa rêverie fantaisiste et ses exercices musicaux taquins. Quelques accords orchestraux et voilà l’Allegro con brio de Beethoven achevé et  enchaîné à Ligeti. Pause : le temps que l’on se remette du choc des deux compositeurs. L’Adagio de Beethoven reprend les commandes, en livrant de sombres accents, des hautbois d’une élégance parfaite tandis que des échos du thème principal résonnent, solitaires, au piano. Les derniers accords respectueux des cordes soulignent  la mélodie avec ferveur, presque sur la pointe de l’archet. Quant au Rondo sautillant autour des puissants pizzicati des violoncelles, il virevolte sans hésitation avec des accents bien marqués, avant une ultime reprise délicate, tous les musiciens dansant,  comme sur des œufs!

Maintenant à force de grands déménagements, on reconstruit la scène : apport de batteries étincelantes et  dégagement athlétique  des podiums. On rapporte le couvercle du piano qui reprend son orientation  traditionnelle mais  plus à droite de la scène, à l’avant-plan des contrebasses et des cuivres.  Ajoutons 5 gongs en bois dignes des temples tibétains, gamelan, un triangle impressionnant et une invasion de percussions de tout poil qui occupent toute la gauche de la scène.   C’est alors que Pierre-Laurent Aimard se transforme en Jean-François Zygel pour nous expliquer mouvement par mouvement la facture du Concerto pour piano et orchestre  de Ligeti.  Il explique instrument par instrument la polyrythmie très complexe de l’œuvre, montre comment les petites séquences – sortes d’objets très simples  – s’articulent et s’agglomèrent les unes aux autres pour fournir une musique riche, contrastée et pourtant fluide. Les rythmes et les modes mineurs et majeurs se confrontent. Des couches de lignes musicales hyper actives s’enlacent, sans se toucher.  A l’entendre dans son intégralité ensuite (22 minutes), on se croira au centre d’une tour de Babel bruissante, chaotique et (divinement) organisée. Enlevez le sifflet à coulisse et la blonde  Tamara Stefanovich au clavier et cette architecture contemporaine s’effondre! Un pendant musical à l’œuvre de Joan Miro?

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 Hélas certains mélomanes ont disparu pour la deuxième partie du concert et n’ont pas pu écouter la très fine interprétation du Concerto pour deux pianos n°10 de Mozart. Deux pianos sans couvercle, décentrés sur la droite  se chevauchent tout sourires, grâce au  duo de pianistes très éloquent qui fait face à l’orchestre. Ils débordent à la fois de rigueur et d’humour, surtout en ce qui concerne l’incandescente  pianiste, Tamara Stefanovich. Elle est vive et décidée, oscille avec la mélodie, penche son visage de côté  vers son partenaire pour l’entraîner et  lui communiquer une émotion contagieuse. La deuxième violon dynamique s’amuse toujours autant, les cuivres explosent. Les contrebasses qui surplombent l’orchestre jouent aux rois mages et tout se terminera par des bravos sonnants du public et le partage des gerbéras rouges par les pianistes couronnés à chaque musicien. L’ardente deuxième violon en premier.  

http://www.kammerphilharmonie.com/en/The_Musicians.html

http://www.pierrelaurentaimard.com/schedule/Past

http://www.brusselslife.be/fr/article/pierre-laurent-aimard-bozar

http://www.bozar.be/activity.php?id=12059&selectiondate=2012-10-17

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Louis Savary: Un poème nous sépare

Louis Savary vient de publier son dernier opus aux éditions "Les presses littéraires".

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Un dernier ouvrage de ce poète aphoriste wallon dont je suis le parcours avec grande admiration depuis de nombreuses années. 

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Depuis 1960, cet auteur, actif comme poète, cinéaste, comédien, chansonnier, nous a séduit avec constance par son esprit frondeur et sa poétique impeccable.

Je tiens à lui rendre hommage pour cette prodigieuse production en en évoquant quelques jalons dont j'ai déjà souligné la qualité dans un cd-rom que j'ai consacré à son oeuvre il y a quelques années déjà ("Louis Savary, aphoriste wallon" - extrait du Testament des poètes de Robert Paul).

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J'évoquerai tout d'abord ses quelques ouvrages consacrés au théâtre:

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C’est un vaste univers

maîtrisable d’autant

qu’on peut s’y observer

sans se sentir dedans.

 
C’est une voie royale

où convergent les hommes

qu’ils soient bêtes de scène

ou bien bêtes de somme.

 
C’est un billet fripé

au fond d’un portefeuille

relique d’un acteur

dont on porte le deuil.

 

C’est un but ambitieux

qu’on n'atteint pas toujours

tant pour y parvenir

sont modestes les jours.

 

 

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Le théologien et homme de théâtre Paul Tellier présente le livre :
Difficile de dire d’un poète.

Pour moi, poète et prophète sont de même famille.

Des femmes et des hommes : ils vivent dans le même monde que nous, sont soumis aux mêmes impératifs, aux mêmes grandeurs et aux mêmes turpitudes, et leur destin est le nôtre.
Mais depuis quelques millénaires, nous savons, qu’ils ne sont pas tout à fait les mêmes.

Une simple marmite, quotidiennement manipulée, est, dans sa fonction première, un outil, rien qu’un outil. Elle n’éveille en nous que satisfactions olfactive, visuelle parfois, et celle toute proche, du ventre repu. Pour le poète-prophète, la même marmite devient subitement révélatrice d’un autre monde, d’un homme autre, d’un projet, d’un avenir, d’une menace, d’une promesse…

Il y a donc ce regard, cette perception particulière et mystérieuse, que nous n’avons pas. Et puis, il y a cette faculté, aussi mystérieuse et magique du poète-prophète : celle de ne pouvoir traduire en mots sa perception du monde, et de nous la livrer, et de nous enivrer.

Louis Savary nous a donné une illustration flamboyante du poète-prophète dans ses volumes précédents. La terre, l’eau, l’air, la flamme, tous ces éléments qui nous sont familiers, tellement familiers qu’on ne les perçoit même plus, l’auteur leur a rendu une vie nouvelle, une fraîcheur, une pétulance qui nous éloignent de toute banalité.

Et puis voilà que Louis Savary entame un périple nouveau, tout autour du théâtre.
La marmite, nous connaissons.

L’air, la flamme, la terre, l’eau, nous connaissons.
Je vous le dit tout net : ici, dans ses nouvelles œuvres, si vous ne connaissez pas –au moins un peu- le théâtre, vous serez égarés.

Vous serez un peu comme des sédentaires regardant passer une carriole de nomades.

A moins que ce diable d’homme, poète-prophète Louis Savary, ne vous invite à monter pour le voyage. Rien n’est impossible.

Pour moi, c'est délices.

La vie m’a permis d’être un homme de théâtre pendant quarante ans.

C’est la vie. C’était (c’est encore quelquefois) l’une de mes passions. Celui qui a goûté du théâtre comprendra.

Dans les volumes de Louis Savary « sur » le théâtre, je rencontre trois hommes :

l’homme-de-théâtre-nomade, celui pour lequel l’expression artistique théâtrale a été –et est toujours- un chemin royal d’approche de l’homme.

l’homme de la terre –me permettrait-il de dire l’homme du terroir ? –qui se lève avant l’aube pour voir le soleil surgir, et qui regarde avec respect ses salades autant que son figuier.

et puis, là quelque part, fidèle, tenace, l’homme poète-prophète, celui qui, par cette acuité du regard et de la plume, nous entraîne de la scène à la terre, de l’homme à l’homme, celui d’hier d’aujourd’hui de toujours, de l’excès salvateur à la sagesse sereine.

Ah oui, délices !

Délices, parce que Louis Savary n’écrit pas un ou des livres « sur » le théâtre, où je serais obligé d’aller de a à z pour comprendre.

Il me permet. Il m’invite au nomadisme. Je me sens libre.

Je vais là où je veux. Je m’arrête quand je veux.

Et là, au détour d’une page, je découvre une flamme, virulente ou tendre, piquante ou caressante, nouvelle presque toujours, qui m’en apprend encore sur ce « vieux » théâtre qui fut mien tant d’années.

Délices !

 

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Louis Savary frappe les trois coups et nous convie à assister à des saynètes théâtrales en dix actes délicieux truffés de vers malicieux :

Serait-ce une ingénue

au strabisme ambigu

qui nous incite au vice

en lorgnant la vertu ?

Les répliques fusent au travers des " personnages pathétiques ", des " tragiques emplois ", des " figures sublimes "

Serait-ce une Andromaque

en butte à son destin

de reine rabaissée

au rang d'une catin ?

L'auteur nous promène avec ses cent haïkus de théâtre de loges en coulisses, de balcons à la scène, côté cour et côté jardin. Nous sommes acteurs, public, metteurs en scène. Nous endossons avec bonheur les costumes proposés :

Serait-ce d'homme à homme

une intense rencontre

à se jouer à deux

d'étranges zones d'ombre ?

Serait-ce un feu follet

jailli de nulle part

qui nous livre ô magie

mille mondes épars ?

 

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Non ce n'est pas croyez

une foi sans raison

en un verbe éternel

avide d'oraisons.

 

Non ce n'est pas de grâce

un acte illégitime

abaissant son public

au rang de victime.

 

Non ce n'est pas un jeu

dont se perd la pratique

Ni un sérieux travail

de bouffon pathétique.

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Et si c'était à vous ici de nous livrer vos propositions ici?!

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De passage à Paris ? Musées, expositions ne manquent pas. Oui, la foule... Envie de voir des pièces exceptionnelles dans un cadre somptueux, une ambiance feutrée ? alors précipitez-vous au 25, quai Anatole-France, un splendide hôtel particulier vous attend.

Situé entre l'Assemblée nationale et le musée d'Orsay, ce quai fut commencé en 1708 par le prévôt des marchands Boucher d'Orsay, et terminé sous Napoléon 1er.

Cette exposition est axée sur la production de Johann Christian Neuber, orfèvre minéralogiste qui travailla à Dresde dans la deuxième moitié du 18e siècle. Elle est organisée par Nicolas et Alexis Kugel en collaboration avec la Grünes Gewölbe de Dresde (la fameuse Voûte Verte) et la Frick Collection de New York, à Paris jusqu'au 10 novembre 2012 (ouvert tous les jours, sauf dimanche, de 10h30 à 19h00, entrée gratuite).

12272835452?profile=originalExposition Neuber, orfèvre minéralogiste à la cour de Saxe : vue d'ensemble (au premier plan le surtout de Repnine).

Des pièces rares et prestigieuses qui constituent un témoignage unique de la longue tradition du savoir-faire de la haute joaillerie saxonne. Elles appartiennent aux créations les plus abouties du classicisme allemand. Qui verrez-vous : des tabatières et autres galanteries (bonbonnières, pommeaux de cannes, étuis...). C'est tout ? Non, mais patientons.

Neuber travailla moins les pierres précieuses que les pierres fines et autres pierres dures de sa Saxe. Et pourtant par leur choix, leur savant assemblage et la virtuosité de ce maître elles rivalisaient avec les meilleures productions de Paris, capitale du luxe et de la mode, comme en atteste un petit livret manuscrit sur la "Spécification d'une TABATTIERE composée d'un CABINET des PIERRES dans la qu'elle on trouve LXXVII pièces des tres belles Pierres precieuses qui se trouvent au l'ELECTORAT de SAXE faite par Jean Chretien Neuber à Dresde" et qui comporte notamment de l'"Agate de Chemnitz, Bois pétrifié... Ametiste... Caillou de Moriztbourg, Agate de Leisnig...Jaspe... Calcedoine..." Finalement des pierres humbles pour des objets de prestige. oui, mais enchâssées avec minutie et virtuosité, selon la technique de la marqueterie de pierres dures, sur un fond d'or. Chaque boite constituant un véritable cabinet miniature de minéraux combinant luxe, goût et science.

12272835496?profile=originalNeuber utilisait essentiellement des pierres fines de sa Saxe.

Elles se trouvent plus particulièrement aux environs de Freiberg, berceau de la minéralogie avec la première Ecole des Mines dirigée par Abraham Gottlob Werner (1750-1817). Photo L.M.

12272823890?profile=originalAgate de Saxe (Sankt-Egidien ; photo L.M.)

Deux meubles plus imposants attirent d'entrée tous les regards : la "table de Breteuil", pierres semi-précieuses montées sur un fond en porcelaine de Saxe, offerte par l'Electeur de Saxe au baron de Breteuil.

12272836096?profile=originalTable de Breteuil (photo Thomas Hennocque)

12272836456?profile=originalTable de Breteuil (détail) en pierres semi-précieuses de Saxe, plaque de porcelaine de Meissen, bronze doré de trois couleurs, fausses perles, sur âme de bois. Médaillons de porcelaine peints en grisaille par Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau (1780). Collection du marquis de Breteuil. Château de Breteuil (Yvelines).

Et un surtout en porcelaine de Meissen de Reptine sur un socle en bronze doré et pierres dures de Saxe dû à Neuber.

Vous n'êtes pas rassasiés ? Et bien cet éblouissant palais vous offre sur trois niveaux bien d'autres découvertes !

Au rez-de-chaussée ne manquez pas entre autres l'étonnant tableau "L'alchimiste" de Joseph Heintz le jeune (1600-1678) et n'oubliez pas que la porcelaine dure, une invention chinoise dont le secret était jalousement gardé, fut réinventée par un alchimiste, Johann F. Böttger en résidence forcée à l'Albrechtburg de Meissen en mars 1709.

Puis vous montez d'étonnements en éblouissements : cabinets d'ébène incrustés de jaspe et d'agate, deux grands cabinets recouverts d'écaille livrant en leur centre un surprenant autel-chambre d'optique, un hanap en ivoire d'une rare maestria, une navette en lapis-lazuli, un gobelet tourné en corne de rhinocéros du XVIIe siècle, des plaques de paesine, albâtre, agate ou lapis peintes, des toiles (une émouvante Artémise, un Saint-Michel terrassant de monstrueux dragons...), des panneaux de stuc recouvert de quartz et coquillages à la manière des grotesques, un Arcimboldo en trois dimensions !, des tableaux de mosaïque de pierres dures (dont un Saint Antoine dans une grotte, une lumière, un rendu, une perspective...) dont certains en micro-mosaïque d'une telle finesse qu'il faut une loupe pour en déceler l'admirable assemblage ! Etc...

Notons que si généralement on confond marqueterie et mosaïque de pierres dures, il existe une subtile nuance entre marqueterie (où l'on utilise des fette, des tranches de pierres dures découpées à la scie selon la forme souhaitée, selon un patron, pour la réalisation du commesso, que les Latins appelaient opus sectile) et la mosaïque (où l'on utilise des tesselles, petits fragments réguliers que l'on assemble à partir d'un carton comme modèle).

Vous l'aurez compris on se trouve là dans un cabinet de curiosités comme il s'en trouve peu, et là face à la Seine !

En plus d'aimables hôtes et hôtesses peuvent vous renseigner.

La galerie J. Kugel  et Floriane Bardy-Ouanaïm ont eu l'obligeance  de me communiquer des photos officielles de l'exposition. Je les en remercie chaleureusement.

Michel Lansardière

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Aquarelle - canoë autour du lac Brome

Je ne pouvais quitter les Cantons de l’Est sans vous emmener en canoë sur le
lac Brome, le marécage qui en filtre les eaux et la rivière qui l’alimente.


C’est un nouveau rendez-vous pictural avec l’automne du Québec, dans lequel je continue de partager avec vous cette forme d’aquarelle rapide, simple, ludique
avant tout, qui nous donne le plus de plaisir sur le terrain, cette fois au milieu d'une nature paisible et grandiose
, un vrai bonheur, une valeur
ajoutée à la vie.

Aussi, c'est en pensant d'abord à celles et ceux d'entrevous qui ne peuvent vivre
de tels moments (quelle qu'en soit la raison), que je m'applique à rendre mes montages les plus fidèles possibles aux instants que je vis ici.

À présent c’est de la façon la moins complexe que nous abordons l’eau et ses reflets : assez facile avec les eaux calmes, puisque ce n’est que l’image à
l’envers du paysage qu’il suffit de traduire en respectant bien les valeurs (en plus sombre ou en plus clair des objets).

Enfin, c’est presque cela car il faut aussi penser à certains glacis, mais c’est toujours assez vite fait, surtout quand on applique le « principe des
trois couleurs » (un procédé personnel dont je vous reparlerai peut-être un jour, …à ne pas confondre avec l’emploi des trois primaires dont l’usage est également intéressant mais
moins en connivence avec certains sujets, par exemple celui-ci, à cause de son harmonie chromatique globale).

Au moment où vous lisez ces lignes j’ai pris la route vers Québec, cap plus au nord en remontant le Saint-Laurent, à très bientôt pour la suite…
Voyage Canada 2012 - Rivière du las Brome pour blog

Le souvenir d’une rivière calme qui alimente un lac : une autre façon de pratiquer une aquarelle de voyage rapide et ludique entre technique sèche et humide avec seulement trois couleurs.

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administrateur théâtres

Alaska au théâtre Varia

12272839856?profile=originalIl est malaisé d’exposer les thèmes du spectacle Alaska orchestré par Patrick Masset. S’agit-il du 49e état des états Unis d’Amérique  incorporé définitivement en 1959 ? Certes non… Ni non plus de  la fonte des glaces du Pôle et de la détresse des ours polaires, quoique…? Ou  est-ce une allusion à la baleine biblique de Jonas, quoique… ?  Ou à la mort, toujours blanche, façon Permeke ? …  Là on approche, sans brûler d’ailleurs,  car c’est du grand  genre expressionniste!  Voici sans doute une  peinture complexe d’états d’âmes, une superposition de réalités rendues au travers de plusieurs biais artistiques qui se chevauchent.

 

A chacun d’y projeter ses propres obsessions, chimères ou  phantasmes. Les modes d’expression confluent : du chant, à la danse, à l’acrobatie dans un cube gigantesque qui joue au rouleau compresseur, aux marionettes grandeur nature,  à la chorégraphie de costumes surréalistes et à la pop music. Ainsi l'auteur esquisse et exorcise sans doute  des bribes de souvenirs - sanglants - pour la plupart, des bribes de paradis perdu  et des lambeaux d’angoisses. Cela ne se raconte pas, ce sont des installations vivantes qui s’évanouissent les unes dans les autres. A la recherche des cadavres perdus dans les placards… ou d’une ritournelle de grand père qui émerge de la glaciation comme dans le film Rainman,  où Dustin Hoffman interprète Raymond Babbitt.

Un travail artistique intéressant - la salle était comble - ce qui indique l’intérêt du public pour des expressions avant-gardistes originales de l’émotion primale. Ce que l’on peut retenir en tous cas, c’est une résultante totalement  polysémique, à la façon de la poésie, le tout sans paroles compréhensibles ou presque. Du cirque poétique qui table sur  le visuel, le musical et le mouvant. Emouvant si on se laisse prendre, hermétique si on reste de ce côté–ci du miroir.

Et la baleine de se tenir les côtes: de blanche, elle  est passée au jaune fluo et au strass et  paillettes, allez savoir pourquoi!

On n' a pas compris non  plus, pourquoi ce spectacle s'est joué à rideau fermé: une sorte de moustiquaire qui filtre la vue sur le spectacle... et gêne la vision. Et ce n'était pourtant pas un filet de pêche! 

Intervenants:

Véronique Dumont (jeu, chant), Sébastien Jacobs (jeu, chant, mouvement), Sandra Nazé
(jeu, chant lyrique et répétitrice), Laura Trefiletti (voltige), Julien
Pierrot, Valentin Pythoud (portés acrobatiques)
, écriture et mise en scène: Patrick Masset

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Manolo Yanes

"Mythochromie"

Peintures

Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Angela Magnatta

"Femmes-combats et rêves"

Affiches

 Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Jean-Pierre Mazubert

"De pierre et de mer inconnue"

Sculptures

Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Olivier Filleul alias Ofil

"De pierre et de mer inconnue"

Peintures

 Exposition du 05/09 au 23/09/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Bernadette Reginster

"Artiste plurielle"

Peintures et sculptures

 Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Bernadette Reginster

"Artiste plurielle"

Sculptures et peintures

Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Françoise Van Hauwaert

"Buladudi"

Sculptures

 Exposition du 26/09 au 14/10/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 26/09/2012

De 18h 30 à 21h 30

Et qui sera agrémenté d'extraits de musique celtique

interprétée par la harpiste Françoise Marquet

 

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Marylise Grand’ry

"Espace-Temps"

Peintures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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 Jean-François Motte

"Gouttes en série"

Peintures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Marcus Boisdenghein

"Eléments de vie"

Peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Xavi Puente

"Bois et entrelacs"

Sculptures

 Exposition du 17/10 au 04/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Bettina Massa

"Oeuvres sur papier"

Peintures

Exposition du 07/11 au 25/11/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 07/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

Et qui sera agrémenté d'extraits de musique celtique

interprétée par la harpiste Françoise Marquet

 

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Estrie, le croquis des oies bernaches

Oui, c’est au Québec que je suis !
Ma vidéo d'aujourd'hui est ce premier rendez-vous pictural avec un automne somptueux où les arbres croulent d’or et de pourpre dans l’un des sanctuaires de la faune sauvage entre fleuve Saint-Laurent et montagnes du Mégantic.
Je vous fais partager ce que j’appellerai « l’aquarelle d’affut », où entre les roseaux en bordure d’un lac, j’attends que se posent les oies bernaches
(dites aussi « sauvagines »), pendant leur long périple migrateur.

C’est mon objectif le plus immédiat car leur halte pour reprendre des forces est très courte : elles vont bientôt s’envoler à nouveau en fuyant le froid qui
descend du grand nord .

Avec leur départ, les arbres encore somptueux pour l’instant vont perdre toutes leurs feuilles : leurs couleurs, flamboyantes surtout dans les érables, sont aussi
très fugaces, très fragiles.


Le temps presse : je découvre avec une indescriptible émotion l'étrangeté de ce moment suspendu dans le temps où une saison est en train de basculer dans la
magnificence de ses forces naturelles.


Maintenant il y a urgence, mes croquis exigent un travail rapide, sans retouche ni repentir…


Oies bernaches


Elles partent aussi vite qu’elles sont arrivées : juste le temps d’ébaucher quelques esquisses, mais le moment est inoubliable et magique
!

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Marylise Grand'ry

"Espace-temps"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Le chemin de Marylise Grand’ry (peintures)  « Espace – temps »

 

A l’école gardienne, j’adorais mes gouaches.

J’en mettais partout au point de me revêtir d’une bâche.

En primaire, je faisais mes premières expositions sur les murs de ma classe

Je n’en ai malheureusement gardé aucune trace.

En secondaire, mes histoires étaient retranscrites dans le « livre d’or »

C’était comme recevoir une médaille d’or.

Au supérieur, je concoctais les publicités

Pour récolter de l’argent et promouvoir nos soirées.

Ces belles années terminées

C’est dans le monde du travail que je suis rentrée.

En parallèle, je décorais les intérieurs de mes demandeurs

Et les complétais avec des tableaux qui mettaient en valeur

Les objets et couleurs de leur intérieur.

De fil en aiguille, des expositions m’ont été proposées,

Tant dans les communes, galeries ou privées.

Sur les réseaux, mes toiles se sont propagées

Et les critiques d’art ont commencé à me contacter.

Quant à l’écriture, elle déborde de ma tête bien remplie.

Les objets prennent rapidement vie

Sous ma main qui court sur le papier.

Certaines de mes histoires telles « La Praline » servent de publicité

Sur des sites connus de chocolatier.

Aujourd’hui, je veux être ce que j’ai toujours été :

Une artiste qui, sur cette terre, ne pose qu’un pied.

 

Grand’ry Marylise : Artiste peintre et écrivain, habitant la jolie région de Liège. Cette poétesse joue avec les mots et les couleurs tout en douceur et délicatesse. Venez la découvrir à travers ses petites histoires innovantes qui sortent des chemins battus. Il en va de même pour ses toiles aux couleurs chaudes qui mettront en valeur votre intérieur.

 

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Jean-François Motte

"Gouttes en série"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Jean-François MOTTE (peintures) « Gouttes en série »

 

Jean-François MOTTE expose les dernières toiles de sa série des gouttes à l'Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart à 1050 BRUXELLES du 17 octobre au 4 novembre 2012.

 Né en 1955, il entame dès 1985, après une pratique assidue de la photographie, des études en arts plastiques et fréquente différents ateliers parisiens.

 Artiste professionnel depuis 2002, il ne va cesser d'explorer un univers abstrait qui le conduit à exposer régulièrement à VALENCIENNES, ANZIN, LILLE, PARIS, MONS (Belgique), BERK-SUR-MER différentes séries inspirées des carrés magiques, des pavages et, plus récemment, des gouttes.

 Diversifié dans son vocabulaire plastique, il demeure constant dans ses équilibres harmoniques, soucieux d'ouvrir et de libérer l'approche de ses œuvres, de maintenir un rapport métaphorique à la Nature, comme aujourd'hui à la gravité, ou, en souriant, à l'anti-Gravité.

 

Attaché aux orientations multiples de ses toiles, Jean-François MOTTE y inscrit sa marque à leur revers.

 

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Marcus Boisdenghien

"Eléments de vie"

peintures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Marcus Boisdenghien (peintures) « Eléments de vie »

 

Né à Bruxelles en 1968. Habite à Stockholm. Lors de ses études, il séjourne en 1990 à New York. Un stage au Moma le plonge dans le monde de l´art qui ne l´a plus quitté depuis.

 

Il a fréquenté les académies d´Ixelles - section peinture - en 1996, et – section dessin - en 1997, de Boitsfort - section peinture - en 1998 et d´Uccle – section peinture - en 2001. Son travail dégage un nombre d´œuvres déjà conséquent et très diversifié. Peinture, dessins, installations, photos et vidéos composent son univers artistique.

 Les thèmes principaux qui sont abordés dans son œuvre sont la communication, l´amour, le physique et la superficialité, la dépression et l´espoir.

 

Il travaille à Stockholm et Bruxelles. Son récent départ pour la Suède l'a convaincu dans son style de peinture actuel “ Les éléments sages” ainsi que dans un travail plus conceptuel d´installations dont “ Archipelago” est le dernier exemple.

 Les peintures les plus récentes sont un hommage à Paul Evans et à Serge Poliakoff. Peinture acrylique sur toile, les «éléments sages» sont un hymne à l'équilibre des forces, des matières et des couleurs. En organisant l'espace et créant une harmonie, ces toiles démontrent une volonté de se ressourcer, entre bien et mal, rêve et réalité.

 

“Archipelago” est une mosaïque de carrelages belges représentant l´archipel d´îles autour de Stockholm.

 

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Xavi Puente

"Bois et entrelacs"

sculptures

Exposition du 17/10 au 04/11/2012

de 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 17/10/2012

de 18h 30 à 21h 30

 

Xavi Puente (sculptures sur bois) « Bois et entrelacs »

 

"Travailler avec le bois exige un profond respect pour l’être vivant qui est, il faut comprendre sa nature interne et qualités qui lui donnent leur personnalité. J’aime bien, comme un écrivain crée un personnage, créer des sculptures avec la vie elle-même, avec ses défauts et ses vertus, expériences, nuances et particularités. Chaque couche d'information se superpose sur la précédente pour former un substrat intellectuel à travers lequel tisser l'essence de chaque pièce, qui prend, enfin, de la cohérence et qui est structurée comme une seule entité avec une énergie, qualités et propre texture".

 

 

Et à titre d’information voici les six prochaines expositions:

 

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »

Artistes : collectif d’artistes de la galerie.

Vernissage le 07/11/2012 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.

Exposition du 07/11 au 30/12 2012 à l’Espace Art Gallery II.

 

-Titre : « Œuvres sur papier »

Artistes : Bettina Massa (peintures) + installation vidéo

Vernissage le 07/11 de 18h 30 à 21h 30 en présence de Françoise Marquet (harpiste)

Exposition du 07/11 au 25/11/2012.

 

-Titre : « Lumière et mouvement »

Artistes : Juliane  SCHACK (All) peintures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Les couleurs vives »

Artistes : Anita FLEERACKERS (Be) peintures et sculptures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Les acidulés »

Artistes : Roselyne DELORT (Fr) peintures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

&

-Titre : « Quand l’œuf se fait dentelle »

Artistes : Patricia BAILLY (Be) sculptures

Vernissage le 28/11 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 28/11 au 16/12/2012.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                               Voir:    http://espaceartgallery.be

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

 

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administrateur théâtres

12272835689?profile=originalVous avez jusqu’au 20 octobre pour COURIR  voir « LES SENTIMENTS PROVISOIRES »  de Gérald Aubert à la Comédie Claude Volter. Jeu de cache-cache sentimental et spirituel entre trois comédiens de  carrière éblouissante : la sémillante Stéphanie Moriau,  Jean-Claude Frison, – qui ne se souvient pas de son éblouissant Mazarin au théâtre Royal du Parc l’an dernier ? – et l’incontournable bon vivant,  Michel de Warzee, le pilier de la  Comédie Claude Volter en personne. C’est ardent, bien mené, incisif, désopilant en diable, admirablement bien  joué et serti dans un décor bucolique sur scène à en faire pâlir bois,  lacs et jardins de la Woluwe.  Le propos semble éculé : une rupture, …une de plus. Mais ô combien intelligemment  actualisée dans son hystérique cuvée 2012. Hystérique et lâche ? Oui et totalement égocentrique comme c’est si souvent le cas. Cynique, même dans sa jolie critique du siècle qui voit un mariage sur deux s’évanouir sans l’ombre d’un regard en arrière et rivalise de créativité pour recomposer des familles en l’air.

Ici, heureusement pas d’enfant en jeu. Quoique…

La rupture qui vient du fond de l’horizon  arrive à Marc, un homme charmant (Jean-Claude Frison), séducteur impénitent, écrivain bien installé dans son  décor champêtre. Félix, son  meilleur ami d’adolescence, qui déteste les petits week-ends à la campagne, les feux de bois, les parasols, les promenades en shorts, est l’affreux coupable.  Le courageux Félix attend que ce soit Hélène qui  annonce la rupture. Michel de Warzee excelle dans son rôle d’amant bougon. 12272836662?profile=originalMais ce qui est particulièrement intéressant c’est que les 10 ans d’amour sont contés à travers une série de duos qui se jouent à trois. L’originalité est que  celui ou celle qui se raconte est absent des dialogues qui se jouent deux par deux,  les trois personnages ne quittant jamais la scène.  A la Tchékov ? Tour de force théâtral qui invite dans la psychologie profonde de chaque personnage et fait constater, de auditu, qu’il y a en permanence un double langage et  un fossé immense  entre ce que les personnages pensent, rêvent et ressentent … et les actes et paroles qu’ils posent  « in real life » comme on dit à l’heure actuelle.  Il faudra  d’ailleurs toute une bouteille de champagne à Hélène pour oser se lancer dans la scène sublime  d’enfant gâtée où elle se sépare. Dès cet instant le personnage de Marc effondré devient bouleversant de vérité et d’autodérision. Marivaudage moderne, l’aguicheuse  Hélène a joué  avec les sentiments  pour s’élancer dans une liberté toute  illusoire. On ne saura pas si l’issue est la solitude moderne ou un bonheur simple et compliqué à la fois, à la Jules et Jim. En définitive seul le rire est salvateur et le verbe aimer est très fragile, sauf en amitié.

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 http://www.comedievolter.be/    

 

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administrateur théâtres

L’affluence est grande ce soir de 9 octobre 2012 à l’église Notre-Dame de la Chapelle qui élève ses ogives gracieuses pardessus les toits du quartier de la rue Haute à Bruxelles. Dès le début du concert, ce lieu saint sera plongé dans le noir, à l’exception de la lumière tamisée du chœur où se sont massés les musiciens et leurs instruments d’époque. Goutte à goutte le chœur de solistes, la fine fleur des « Arts florissants » sous la direction de William Christie s’est infiltrée autour des musiciens assis.

Les relations avec la cour de Mademoiselle de Guise - petite fille d'Henri de Guise qui mourut assassiné -  ont-elles tenu Marc-Antoine Charpentier à l'écart des grands postes si convoités de la musique à Versailles? « Les arts florissans» est à l’origine le nom d’un opéra que le compositeur écrivit pour Marie de Lorraine, Duchesse de Guise, cousine de Louis XIV, et qui célèbre la figure symbolique de la Paix opposée à la Discorde, entourée de l’allégorie de la musique, de la peinture, de la poésie et de l’architecture. Une idylle musicale qui s’élève contre le quasi-monopole de Jean-Baptiste Lully à la cour du roi-Soleil.12272835466?profile=original

Revanche? Ce vocable des Arts florissants a été choisi par William Christie  pour dénommer ce fleuron des ensembles français de musique baroque. Les œuvres présentées sont deux oratorios poignants de Marc-Antoine Charpentier : « Cécile, Vierge et martyre, H413 » et « L’enfant prodigue H399 ». Ces deux œuvres d’une musicalité sidérante seront séparées par une méditation très émouvante des âmes au purgatoire dans le « motet des trépassés H311» dont la supplique monte vers les cieux comme d'inextinguibles faisceaux d’encens musical.

Les voix lumineuses de l'oratorio de Cécile ont empli l’espace ecclésial avec finesse et pureté tandis que la texture polyphonique est d’une limpidité étonnante. Le texte latin très perceptible est croqué dans une ampleur élastique et vivante par les différents solistes. On peut relever la qualité extraordinairement fervente des voix de barytons et de sopranes juvéniles. Et une douceur extatique, presque murmurante se meut sous les voûtes lorsque Cécile au bord de la mort, en proie à la vindicte du tyran Almachus lui offre son cou pour le sacrifice : « Quid moraris, quid cunctaris, crudelis impie tyranne ? Qu’attendez-vous, Pourquoi hésitez-vous, tyran cruel et impie ? ». Une voix plaintive et humble, inoubliable. La houle puissante du chœur chevauche le franc-parler des tragédies d'Euripide, dans son empathie profonde pour la détresse et dans son exultation fracassante pour la victoire de Cécile. Une cohésion et une dynamique parfaite d’où se dégagent avec souplesse et harmonie les solistes qui se glissent tour à tour dans leurs rôles avec une justesse d’émotion troublante.

Le pendant masculin de l'oratorio de Cécile, celui de L'enfant prodigue, est aussi une musique de coeur. Elle  communique autant de joie de plénitude et d'émotion chez le spectateur. Il peut en effet méditer longuement sur la force salvatrice du pardon qui devient lumière musicale. L’esthétique musicale parfaite, les nobles postures et l'humanité de solistes ont profondément touché le public. Le  langage foisonnant et la richesse des phrasés ont totalement séduit ainsi qu'une apparente spontanéité.  A l'issue du concert, plusieurs bis vibrants ont couronné cette soirée dans cette église qui jouit d'une très bonne acoustique et qui est sans doute très rarement aussi remplie.

http://www.arts-florissants.com/site/accueil.php4

http://www.artsflomedia.com/

Rachel Redmond sainte Cécile (soprano) - Elodie Fonnard l'Ange (soprano) - Violaine Lucas Historicus (mezzo-soprano) - Virginie Thomas dessus - Reinoud Van Mechelen le Fils prodigue (haute-contre) - Pierre Bessière Pater (basse) - Marcio Soares Holanda haute-contre - Thibaut Lenaerts taille - Benjamin Alunni taille - Geoffroy Buffière basse -  Les Arts Florissants

http://www.bozar.be/activity.php?id=12102&selectiondate=2012-10-09

 

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Un petit éclairage sur Georges Rouault (cf. vidéo Albert Roussel illustré par Rouault que vous êtes nombreux a avoir appréciée, ce qui m'a beaucoup touché). N'étant point expert c'est surtout l'occasion d'ajouter quelques illustrations.

Rouault (1871-1958) fut d'abord verrier-restaurateur de vitraux anciens, d'où certainement sa propension à bien cerner ses personnages, leur donnant toute leur forte expressivité. Très religieux,

12272834499?profile=originalSainte Véronique (Notre-Dame-de-Toute-Grâce, Passy, Haute Savoie)

12272835260?profile=originalFlagellation (Passy)

il eut néanmoins pour sujet de prédilection des créatures marginalisées, prostituées notamment sur lesquelles il porte un regard plein de compassion, sans jugement.

12272835497?profile=originalEt il n'a pas ouvert la bouche (Passy)

En cela il assure la liaison entre le fauvisme, les maîtres de la couleur pure (Matisse, Vlaminck, Derain...) et l'expressionnisme allemand, chargé de symbolisme (Kirchner, Nolde, Berckmann...), fortement teinté de pessimisme.

   Si l'on dit de Kees van Dongen (Cornelis Théodorus Marie van Dongen, 1877-1968, dit), qu'il fut un fauve aux griffes rognées (Emil Nolde avait prévenu : "Les oeuvres inoffensives ont rarement une grande valeur", 1907), un mondain (son comportement pendant la seconde guerre mondiale fut également douteux), il reste néanmoins un grand orchestrateur de couleurs, jouant de lumière comme un projectionniste.

12272835888?profile=originalKees van Dongen : Femme au chapeau vert (1907)

C'est certainement pour cela qu'il fut si prisé des célébrités de son temps.

12272836276?profile=originalKees van Dongen : Lucie et son danseur (1911, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

   Inutile de présenter Henri Matisse (1869-1954), sans controverse le maître absolu de la couleur sauvage, le précurseur au parcours exemplaire. Et sa palette reste sa meilleure carte de visite.

12272836880?profile=originalHenri Matisse : Nu (noir et or), 1908 (musée de L'Ermitage, Saint-Pétersbourg)

Pour terminer :

12272837074?profile=originalBouquet (Georges Rouault)

A vous tous,

Amitiés.

Michel Lansardière

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Concours de fin d’année Espace NLB

Huit catégories :

- Peinture - Sculpture - Céramique - Photographie

- Bijoux - Calligraphie - Textile - Reliure d'art

12272832291?profile=original

Chers artistes, chers créateurs,

Espace NLB vous propose de participer à son concours de fin d’année, aucune thématique imposée.

Adressez-nous une photo de l’(des) œuvre(s) choisie(s) par vos soins (maxi 3) en indiquant en légende titre, technique, dimensions sans omettre de nous communiquer vos nom et adresse, e-mail, n° de téléphone.

Les œuvres seront présentées sur le site espace NLB jusqu’au 31 décembre 2012 et courant janvier le palmarès sera rendu publique.

Chaque lauréat de chaque catégorie sera présenté dans Espace NLB La Revue des Arts Pluriels et sur le site Espace NLB, il recevra également un chèque de 100 euros.

Les décisions du jury sont définitives et sans appel.

Droit de participation de 10 euros par catégorie à régler par chèque à l’ordre de : Nathalie Lescop-Boeswillwald, pour l’étranger uniquement par mandat international.

Date limite de réception des dossiers : 31 octobre 2012.

Adresse mail où nous adresser vos oeuvres :

espacenlb@hotmail.fr

Coordonnées postales pour l'envoi du droit de participation :

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Espace NLB Concours

La Valade

87520 Veyrac

Un concours est une manière de promouvoir l’art et les créateurs, soyez nombreux à y participer et à vous en faire l’écho.

Merci d’avance et bonne chance à tous !

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Afin d'être sereine

J'ai certes le besoin, pour vivre comme avant,

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Quand je me sens troublée, tes pensées me reviennent,

Je t'écris un poème et le confie au vent.

De ne pas me priver d'une habitude ancienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents.

Je t'écris un poème et le confie au vent.

Erre non loin de moi, la muse musicienne.

Tu accueillais, ému, mes gestes innocents,

Toujours tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Erre non loin de moi la muse musicienne

Elle a, selon les jours de surprenants accents.

Toujours, tendre, indulgent, serein quoiqu'il advienne.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Elle a selon les jours de surprenants accents,

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent.

Tu donnais à ma vie un espoir enlevant.

Par ta voix conservée, tes rêves me parviennent.

La vie qui fait, soudain, que des grâces surviennent

Permet à mon esprit de te sentir vivant.

6 octobre 2012

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administrateur théâtres

12272833660?profile=originalAmandine Beyer

Amandine Beyer violon
Johann Sebastian Bach Partita pour violon n° 3, BWV 1006, Sonate pour violon n° 2, BWV 1003, Partita pour violon n° 2, BWV 1004
BOZAR MUSIC accueille l’une des violonistes baroques les plus douées de sa génération, dans un programme en solo. Amandine Beyer sera sur la scène du Conservatoire dans un programme de sonates et partitas de Bach, sans conteste l’un des sommets de la musique virtuose pour violon seul. L’occasion de découvrir ou de réentendre cette musicienne d’exception, dont la technique et la musicalité transcendent l’écoute.

Un électron libre investit le parquet et les  boiseries craquantes du plateau du Conservatoire de Bruxelles, immensément vide. Vêtue de noir, sourire aux lèvres, une fleur  de soie piquée dans les cheveux courts, et dans les mains,  le violon  blond et minuscule qu’elle va faire chanter dans un instant, voici Amandine Beyer.  Elle  sourit furtivement  à l’espace et au temps avant de glisser sa première mesure. Elle est au centre de l’épure extrême du décor : le vide. Ecrin austère pour la musique complexe de Bach dont rien ne doit distraire. Approche bouddhiste ? Il faut vider la tasse de thé  avant de la remplir? Pour interpréter, il faut d'abord se mettre à la disposition du maître en mettant de côté ses propres perceptions pour accueillir la spiritualité musicale de Jean-Sébastien.

Courage et finesse d’entrée de jeu dans le prélude aigrelet de la Partita n°3. La  magie  de l’archet opère. C’est vif et printanier, puis cela glisse dans la flânerie musicale et les débordements maîtrisés dans le second mouvement. Quelques sourires aigus et l’on verse dans la gavotte sautillante bien connue. La construction est délicate, le bonheur plisse les joues de l’artiste, l’oreille dans la confidence du galbe de l’instrument. La musicienne fait réellement prolongement avec lui. Les sonorités se font plus graves dans les courts menuets mais sont  d’une extrême légèreté. La  souplesse de jeu  parcourt les octaves comme de grands frissons. La bourrée se gave d’échos joyeux, tel un vol de papillon qui butine de fleur en fleur. Gigue finale: écho accéléré de la gavotte. On peut enfin applaudir.

 La sonate N° 2 change la posture de la joueuse. Le soliloque est grave et habité. D’où vient le souffle ? Tout coule et s’enchaîne sans la moindre respiration. Cela donne l’illusion d’un temps en boucle. La fugue démarre après un sourire épanoui, l’œuvre de la musique sans doute. Envols gracieux et descentes élégantes malgré une tension soutenue. L’andante déballe avec patience des papiers de soie car la sonorité a perdu un peu de sa vigueur. L’allegro revient avec des sonorités claires et vives. La virtuosité et le rythme soutenu donnent l’impression d’une conversation à plusieurs voix dans la magistrale solitude.

12272833494?profile=originalC’est évidemment le dernier mouvement,  la chaconne de la partita N°2 qui fascinera pendant plus de 15 minutes. C’est majestueux. Les sons sont pleins, la musicienne joue les yeux fermés. On dirait qu’elle attendait ce moment précis pour consommer ce mouvement avec gourmandise. Les arpèges vibrants montent, descendent le long de la gamme chromatique. Puis il y a cette rupture de rythme, comme pour pénétrer dans le saint des saints d’un lieu accessible à quelques élus seulement. Mais elle nous a ouvert la porte et avec elle on pénètre dans le mystère. La dernière note soutenue est  longue et chaleureuse. Un dernier moment de partage advient avec trois bis programmés. D’abord Matteis. Un mouvement coulé avec une basse continue invisible, où Amandine Beyer se laisse bercer par la mélodie. Puis le 3e mouvement de la sonate en do majeur de Bach : un soliloque ailé, riche d’accents,  d’enchaînements presque  flûtés. Le troisième bis n’aura pas lieu. On ne pouvait sans doute pas faire mieux…

  

http://www.bozar.be/activity.php?id=12128&selectiondate=2012-10-05

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