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12272851467?profile=originalUNE AUTRE VIE EST POSSIBLE
Jean-Claude Guillebaud
Éditions L’Iconoclaste, 214 p., 14 €

Combat étincelant


Bien écrit, le dernier livre de Jean-Claude Guillebaud « Une autre vie est possible », aux Editions L'Iconoclaste, est un véritable cadeau … (de Noël, pourquoi pas ?) car il oppose au désarroi humain et au pessimisme qui minent notre époque rien moins que la Bonté humaine et l’Espérance.


Son analyse serait-elle imprégnée de romantisme rousseauiste, d’un optimisme béat ou d’une confession religieuse particulière ? Certes non! Son enquête à propos des grandes périodes historiques de basculement et de changements est basée sur un travail solide et minutieux. Ancien reporter au Journal Le Monde, écrivain, essayiste, conférencier et journaliste français, il a derrière lui 25 années d’expérience de journalisme de guerre à travers le monde entier. Peu surprenant qu’il prône un regain d’intérêt pour la non-Violence et soit devenu "membre du comité de parrainage de la Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde des Nations unies".


Il profite d'ailleurs de son livre pour pourfendre la sinistrose ambiante de notre monde, sorte de maladie incapacitante des adeptes de « la culture du désespoir mondain ». Il n'hésite pas à les accuser de lâcheté intellectuelle, en particulier ceux de Saint-Germain-des-Prés. Au passage, il soufflète les médias. L’iconoclaste !


Au terme rabâché de « Crise » il préfère de loin celui de mutations majeures qui affectent le genre humain. L’approche est vaste et intelligente, que dire, passionnante ? Il envisage une situation planétaire pour que nous dévisagions ou envisagions enfin la Bonté qui siège dans le cœur humain, plus que sa vilenie. Et de souhaiter que celle-ci fasse sa révolution pacifique et salutaire.


Nous marchons en effet vers un autre monde affirme-t-il. Il y a tout d’abord le décentrement du monde avec l’émergence de cultures telles que la Chine, l’Inde, le Brésil. C’est définitif, pas de retour en arrière possible. Il y a cette mondialisation dont on nous rebat les oreilles mais qui prouve que l’économie a fait faux bond à la démocratie. Que fera-t-on ? Au cœur des cinq moteurs de changement il y a la mutation « numérique». C’est en fait l’apparition d’un sixième continent qui est partout et nulle part, ne vous en déplaise ! Dans la médecine, l’éducation, la presse, la finance …la guerre. Il y a la révolution génétique et la mutation écologique qui détermine la finitude de notre monde.
Dangers ! Oui ! Mais promesses aussi… Ce livre dévoile avec verve les leurres de notre société et entrevoit les lieux innombrables où brille la lumière. Cette lumière n’est pas forcément celle des moines du Moyen-Age, mais celle de la redécouverte de la Bonté humaine. Il y a donc de nouveaux chercheurs d’or. L’empathie humaine, l’entraide, la solidarité deviennent de voies obligées. Et cette lumière ne siège pas forcément dans les mains des grands de ce monde. Certes, loin de faire du folklore sur les misères du monde et la pauvreté, Jean-Claude Guillebaud déclare que l’optimisme est possible. Il y a aussi ce rêve, que l’Europe redevienne un sujet politique passionnant. 2014 ? Les Eurosceptiques conséquents sont les mieux placés pour relancer l’Europe, dit-il. Et de citer son auteur favori, Edgar Morin « il nous faudra demain des redresseurs d’Espérance » Je ne vous en dirai pas un mot de plus. Lisez le livre d’urgence, vous apprécierez.

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administrateur théâtres

12272855864?profile=originalDésopilant: dérivé de l'ancien français opiler « obstruer, boucher». Désopiler la rate, en l’occurrence, faire rire. C’est ce que « Le canard à l’orange » de Douglas-Home (« The Secretary Bird ») fait tout au long de la pièce, tant les bons mots et les situations scabreuses s’accumulent. Le maître de l’échiquier sentimental, Hugh Preston, vient de se rendre compte que sa femme Liz, après 15 ans de mariage, va partir en Italie avec John Brownlow, un bellâtre jeune et riche, marié et démarié trois fois.

Hugh est en effet le maître absolu du jeu alors que tout porte à croire que tout est perdu. « Everything under control » : il a plus d’un tour dans son sac et en particulier un appât très appétissant, « the Secretary Bird ». Avec jeu de mot, bien sûr. En effet, le serpentaire (la traîtresse) est voué à avaler le serpent (l’épouse). Ou peut-être pas. Mademoiselle Forsyth, beauté sulfureuse (« call me Pat ») est fascinante. Ce grand échassier ambitieux est né pour être amante, plutôt que femme mariée et a la finesse de le savoir. Son timbre de voix est ravissant, ses poses de mannequin irrésistibles, la peau lumineuse et belle, le maquillage soigné, le maintien altier et fragile à la fois. Juchée sur ses talons démesurés dans des tenues extra-courtes elle habite tout le plateau avec ses allures célestes.

Liz a fait 100 km pour aller se faire masser(?) ou plutôt si, mais pas comme on pourrait le croire. Hugh a tout compris et la confond dès la première scène. Ensuite il installe son piège méticuleux, il est imbattable aux échecs comme au tennis. Sens moral ou sens pratique? Qui est fou dans cette histoire?  Il invite le bellâtre chez lui avant la séparation définitive, pour arranger les termes du divorce. Au téléphone : « je vous repasse ma femme ! » Les rire des spectateurs fusent sans discontinuer, comme autant de bulles de champagne que les comédiens sifflent joyeusement. Le malheur des uns  fait le bonheur des autres: la salle est comble, on a dû ajouter des chaises. L’idée d’un canard à l’orange qui n’en finit pas de cuire sous la houlette avertie d’une vielle domestique, fait craquer de rire le spectateur à chacune de ses apparitions. Mais plus que le canard mythique, c’est le texte qui est succulent à en mourir et  dont la saveur appartient surtout à l’interprétation prodigieusement juste  des cinq comédiens qui ne cessent de se passer, corps et âme, le flambeau des réparties. L’évasion est complète avec la brillante mise en scène de Danielle Fire, les costumes chatoyants et une décoration d’intérieur savamment aménagée par Christian Guilmin.  Un spectacle de fêtes étincelant.

http://www.comedievolter.be/index.php?page=le-canard-a-l-orange

Avec : Catherine Conet (Liz Preston, un épouse fidèle? ), Michel de WARZEE (Hugh Preston, le bouffon appointé pour

amuser sa Majesté la Reine d'Angleterre), Laura SAVENBERG(Patricia Forsyth, the Secretary Bird), Laurent RENARD

(John Brownlow, le séduisant agent de change, alias lapin à bretelles) et Françoise ORIANE (Mrs. Gray, toujours gray)

 

Mise en scène : Danielle FIRE

Décors : Christian GUILMIN

Régie et éclairage : Sébastien COUCHARD

Durée du spectacle : 2h30 avec entracte

Le 24 Décembre la représentation est confirmée à 20h15 au tarif habituel.

Les 25 et 26 Décembre il n'y aura pas de représentation.

Le 31 Décembre nous ajoutons une représentation :

  • à  16h30   Prix unique 30€
  • à  20h15   Complet !

 

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administrateur théâtres

Mysterium 2012. On les retrouvera à la Collégiale Sainte-Gertrude à Nivelles le 21 décembre 2012. 12272852465?profile=original

 Une affiche de rêve réunissait hier soir au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles de jeunes talents exceptionnels autour d’un joyeux mage de la musique : Daniel Lipnik, un esprit engagé, créatif, optimiste et bourré d’inventivité et de chaleur humaine.  C’et l’animus de MusikAnima. Le concert, nommé Mysterium, présentait un triptyque de musique de rêve et d’exultation produite par des compositeurs célèbres : Charpentier, Mozart et Bach.

La messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier commence par un léger carillon angélique et se poursuit dans le feu de  l’allégresse des jeunes solistes qui se saisissent de phrases latines avec dévotion et vitalité.  Comme à l’église, la première phrase de chaque chant semble être psalmodiée  pour ensuite  exploser en mille éclats de voix, toutes animées de puissance  et de la  richesse de l’espoir.  Le chœur s’impose, profond et chatoyant. « Homo factus est » est infiniment mystérieux. Les hommes chantent avec émotion  la passion du Christ puis la résurrection triomphale. Les femmes interprètent l’ascension céleste. Le spectateur retient son souffle devant tant de beauté et de joie sincère. Le chef d’orchestre danse presque sur son podium, il quitte le sol, Amen! Les artistes lui répondent avec allant et bienveillance. Bien des  spectateurs ne pourront pas se retenir d’applaudir le Sanctus qui se conclut par une page instrumentale vibrante de confiance. L’Agnus, très scandé par les tambours,  rappelle les musiques au charme naïf de nos campagnes et la foi absolue du berger. La scène  des Beaux-Arts est presque trop petite pour accueillir ce somptueux ensemble de la Badinerie et les artistes et musiciens  de Music for Pleasure dirigés par Daniel Lipnik en personne. …Il faudrait les appeler Dream  Music for Pleasure car un rêve de beauté  musicale a surgi  ce soir dans la salle Henry le Bœuf et a séduit le public de façon inconditionnelle.

Changement de ton : voici l’ouverture des Noces de Figaro. Un clin d’œil à la musique sacrée.  Explosion musicale qui n’en finit pas de pétiller. Daniel Lipnik, ensorcelé par la musique, est  à la fois délicat et énergique en diable, brillant, fougueux et d’une précision extraordinaire. Il convoque chaque groupe d’instrument comme s’il devait faire de chacun des solistes. Le percussionniste est passionné et cela s’achève dans un sourire solaire.

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Le concert n’a pas fini de nous captiver. Entre en scène le tout jeune espoir belge Florian NOACK (22 ans) qui va exécuter une interprétation fastueuse du Concerto n° 21 de Mozart avec un lyrisme et une maîtrise étonnants. Tout commence sans lui : rondeur, légèreté  et distinction des vents. Le percussionniste est toujours aussi auguste. On se prend à rêver aux très beaux timbres, purs, exquis …quand voilà que le pianiste a déjà infusé dans l’orchestre ses premières volées de notes sans que l’on s’en aperçoive! C’est cela être sous le charme ! Il prend son clavier pour une harpe avec des trilles qui tiennent de la magie. Grâce, fluidité, tout y est, le son est parfait dans les oppositions  successives de caresses et d’accords vibrants de vie. Son premier solo sera fracassant, pour se perdre dans la tendresse puis déboucher dans la passion. L’orchestre reprend le thème à la seconde près,  avec une cohésion harmonique spectaculaire. Le deuxième mouvement s’engage après le clin d’œil du dirigeant complice. C’est rutilant et plein de connivence musicale. Les cuivres s’amusent à ponctuer, les cordes donnent le ton badin et juvénile. Le pianiste doit presque tempérer l’élan passionné qui lui échappe des doigts. Ce concerto a l’allure d’un joyau qui brille de mille éclats. Le jeune virtuose offre candidement deux transcriptions de musique romantique en  bis passionnés, for love and pleasure.      

Du rêve musical et du rêve de terrain. C’est le projet MusikAnima et Louvain Coopération (cause El Alto-Bolivie) qui présentait ce concert de solidarité. Le rêve au carré!

Back to reality. Extrait du programme : « Cette soirée a été organisée sans aucune aide de subsides ni de sponsors. Aucun de nos nombreux dossiers n’a rencontré un écho positif ! Il en sera ainsi sans doute encore pendant quelques années pour tous les organisateurs de projets qualifiés de « facultatifs » par les éminences de la culture. L’art et la condition humaine ne font pas partie des dossiers intéressants…semble-t-il.» En tant qu’artistes –producteurs nous sommes confrontés à la loi du « struggle for life » et réduits à une sorte de survie désappointée La belle phrase de Dostoïevski « Et si la beauté pouvait sauver le monde ! » devient imprécatoire par les temps moroses qui courent.12272853466?profile=original

C’est pourquoi ce concert se termine par l’éblouissant Magnificat de Bach. Dernière explosion de la soirée pour la joie humaine, le bonheur mystique et la gratitude. « Freut euch und jubiliert » : c’est dit en langue du peuple. Les Béatitudes rassurent les humbles et les petits et le Gloria final est de toute beauté, une vague de fond, « sicut erat in principio ». Beauté ou Amour ? Ou les deux… Ce qui sauvera le monde.  

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administrateur théâtres

 Création : "L’encrier a disparu"de Daniil Harms

 Cela se passe dans la salle des voûtes du théâtre le Public.  La mise en scène est délirante : un mur de boîtes de déménagement, des  chausse-trappes, des couloirs, un labyrinthe kafkaïen en trois D. Une bande de personnages hétéroclites explose de cet Univers chaotique et changeant où il est difficile de trouver des repères, de vivre, de  se cacher de l’ire du groupe ou de  celle de l’autorité qui vous poursuit à chaque instant. Repli fœtal, chutes bruyantes, glissades vertigineuses, scènes de pauvreté et de misère sur fond d’atmosphère fantastique. Voilà l’univers brutal, oppressant  et morcelé de Daniil Harms qui déboule sur scène avec  Bernard Cogniaux comme maître d’œuvre.

Il faut accepter de ne rien comprendre à l’intrigue. Y en a-t-il une ? Se laisser happer par la libre dynamique du spectacle qui ressemble plus à un ballet qu’à une comédie, même grinçante. Une danse macabre au style décalé en diable qui piétine le système. Une mosaïque d’histoires cyniques, farfelues et inachevées défile sous nos yeux comme emportées par un fleuve immense. Celui de l’histoire sombre de la Russie de Staline ?

Panta Rei. Tout coule, fort heureusement, comme l'encre quand elle est là, c’est le seul espoir pour des temps meilleurs. Il faut sans doute s’accrocher à la moindre planche de salut, survivre, muselé, avec ou sans encrier, tout en dénonçant de façon insidieuse les abus, les incohérences du régime, les injustices flagrantes. C’est ce que font muettement ou à force de cris les six comédiens survoltés dans leur pantomime acérée et féroce. Sans cesse broyés, ils se démènent et changent  de costume à une vitesse fulgurante, au nez et à la barbe d’une carpe d’or géante qui jamais ne se laisse prendre. Le bonheur est difficile dans la Russie des Tsars à nos jours ! Carpe Diem, est-ce possible ?  

Le monde de Harms est imprévisible et désordonné, ses personnages répétant sans fin les mêmes actions ou se comportant de façon irrationnelle, des histoires linéaires commençant à se développer étant brutalement interrompues par des incidents qui les font rebondir dans des directions totalement inattendues.

Son travail doit être replacé dans le contexte de l'Oberiou (Association pour l'Art réel), un courant littéraire et philosophique du modernisme russe dont il a été l'un des fondateurs. « Harms et d'autres écrivains ont fondé le mouvement OBÉRIOU œuvrant, comme le dadaïsme ou le surréalisme, à la recherche de formes artistiques entièrement nouvelles et libérées des anciennes conventions. Ce mouvement aux aspirations progressistes et anticonformistes fut violemment réprimé par la montée du stalinisme. Harms laisse une œuvre encore et toujours audacieuse, non conformiste, légère et libre, absolument! Un spectacle de bruits et de fureur pour tous les fous de la vie. »12272856057?profile=original12272856289?profile=original

Il fut accusé d'activités anti-soviétiques et exilé à Koursk en 1931. Il fut arrêté à nouveau pendant le siège de Leningrad le 23 août 1941 et interné en asile psychiatrique où il mourut, à 36 ans. Considéré comme un ennemi du régime stalinien, Harms ne put publier de son vivant que deux textes[: l'essentiel de son œuvre fut diffusée clandestinement. Il fut réhabilité en 1956, mais longtemps, seules ses poésies pour enfants furent republiées en URSS, à partir de 1962[. Son œuvre est aujourd'hui appréciée en Russie et a été traduite en de nombreuses langues. (source : Wikipedia)

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=318&type=1

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JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

Du 26-09 au 14-10-12 se déroule à l’ESPACE ART GALLERY(Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) une exposition dont l’une des particularités est celle de nous faire découvrir les jeunes talents.

Parmi ceux-ci, une jeune artiste de 22 printemps nous offre son travail de fin d’études. Après avoir passé trois ans à l’Helb-Ilya Prigogine (INRACI), Mademoiselle JUSTINE GUERRIAT   livre son interprétation sur l’idée de la création au sens large du terme. Le sujet de son travail de fin d'études étant libre, elle saisit cette opportunité pour nous livrer sa vision intime de cette problématique. Car c’est, en effet, une « problématique » dans toute l’acception philosophique : un raisonnement aboutissant à l’amorce d’une réflexion.

L’artiste a voulu créer une image où la lumière, associée au sujet, demeure primordiale. Elle s’est centrée sur la notion de l’ « ineffable » et sa définition de ce terme se base sur le rôle de l’image en tant qu’écriture.

JUSTINE GUERRIAT fait donc de l’indicible le support d’un langage.

Sa directrice de projet à l’INRACI, Madame Brigitte De Mees, a supervisé son travail qui lui a valut un 1er Prix.

L’imaginaire est le terrain fertile, par excellence, où se manifeste l’ineffable. Interpellé par les images exposées, il les interprète au gré de sa fantaisie et de sa culture.

Ballons gonflés, en suspension dans l’espace…ventres en gestation d’où émerge une lumière germinale.

 

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Sujets « flottants » à l’intérieur d’un espace variant du noir opaque au translucide, à l’instar de la photo N° 6 où la silhouette apparaissant au regard du visiteur, pose la question de savoir si c’est elle qui est déjà créée ou si c’est le regard qui la construit, au fur et à mesure que le visiteur s’en approche.

L’artiste parle de « portraits » mais en insistant sur le fait qu’il s’agit de portraits de dimension « mentale ». Néanmoins, le « portrait » le plus classique soit-il, n’est-il pas, en définitive, une œuvre de dimension « mentale » ?

La photographie N° 2 montrant un profil féminin est un fin compromis entre peinture classique dans l’alchimie existant dans le clair/obscur et la photographie dans la restitution de celui-ci.

 

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Les œuvres N° 6 (citée plus haut) et N° 8 (60 x 40 cm), traduisent parfaitement la problématique dans laquelle l’artiste s’est engagée. L’œuvre N° 6, est une véritable dissertation sur la lumière basée sur un questionnement : qui engendre quoi ?

 

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Est-ce la lumière qui provoque la silhouette ou est-ce cette dernière qui met la lumière en valeur ? Impossible d’y répondre tant l’un se fond dans l’autre à travers un filtre d’opacité qui participe précisément de cet « ineffable » à la base de son discours. Cette image psychanalytique que l’imaginaire s’en fait : la silhouette, frêle, à peine esquissée, émergeant, imprécise, de son aura de vapeur lumineuse, pensée comme une étendue métaphysique en germination.

 

L’œuvre N° 8, propose, toujours sur le thème de la lumière, un autre discours, à savoir ce qui existe devant et derrière l’objectif (l’ombre savamment cadrée de la lucarne sur la gauche évoque ce qu’il y a derrière la caméra).

 

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Le sujet de cette photographie demeure la lumière. Cette lumière aveuglante qui s’imprime sur la rétine comme un sceau incandescent dans sa pleine matérialité.

 

JUSTINE GUERRIAT, qui se destine à la photo d’art, travaille aussi bien l'argentique que le support numérique. Elle est principalement photographe mais il y a chez elle l’œil et la sensibilité du peintre ainsi que le cadrage du cinéaste.

 

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Les œuvres exposées à l’ESPACE ART GALLERY, primées par le jury qui les a jugées, le prouvent aux yeux de l’Art.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
12272797098?profile=originalLettres

Note de Robert Paul:

Nous constatons ici avec plaisir que -via nos écoles belges-  la recherche et la réflexion sont encore et toujours heureusement délivrées à une talentueuse relève qui fait ses preuves et nous sommes heureux d’en signaler leur savoir faire.

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administrateur théâtres

12272855266?profile=originalPour "vraissemblance" on dit en anglais : verysimilitude…  le terme est évocateur. David Hare est passé maître en dialogue psychologique complexe et profond. Il nous livre un feu d’artifice émotionnel dans « Skylight »,  une  intrigue  très bien ficelée avec un point culminant saisissant de vérités plurielles.

Le théâtre est ici plus qu’une illusion, on dirait qu’il a volé le feu de la vie. Les personnages sont campés avec brio par les trois comédiens si attachants qu’on ne sait quel parti prendre. Le jeu du spectateur, car il y en a un,  est à celui qui attrapera le plus d’étincelles qui jaillissent de cette série de rencontres-choc. On aurait pu tomber dans la mièvrerie sentimentale  mais les trois personnages cherchent avec passion leur vérité, c’est ce qui fait l’intérêt majeur de la pièce.  Le jeu de l’adolescent est saisissant par sa colère, son inventivité et sa tendresse juvénile. Son intransigeance.  Il est tout simplement craquant.

12272855067?profile=originalMais que dit l’histoire ? Kyria (Erika Sainte)  a quitté le milieu des limousines pour vivre la vraie vie. Et la jeune prof idéaliste de mettre tout son talent au service de jeunes défavorisés d’une  banlieue de Londres. Marre de voir le potentiel de toute une série de gens rayé de la carte. Expierait-elle quelque culpabilité ?  Elle vit seule et  sobrement, dans un appart’ glacial d’une joyeuse couleur vert hôpital, pauvrement équipé, style récup’ et corrige ses cahiers. Le brouillard et les bruits de trafic s’infiltrent partout, on n’est pas dans une belle propriété arborée à Wimbledon. Quatre ans ont passé depuis qu’elle vivait avec Tom et Alice, un couple qui avait accueilli son errance à  Londres à l’aube de ses 18 ans. Mais le jour où Alice apprend l’histoire d’amour secrète entre Kyria et son mari, Kyria prend aussitôt la fuite, sans donner la moindre explication. Entre temps, Alice se meurt  d’un cancer et refuse avec grandeur les bouquets de fleurs de son mari. « Les roses, c’était pour quand on s’aimait. »  Tom, inconsolable, a le sentiment d’être minable. Aussi, après la mort de sa mère,  leur fils, Edward (Toussaint Colombani) qui regrette les jours heureux, a fugué et vient supplier Kyria de faire quelque chose. Touchant.  Son père est devenu insupportable, dépressif ou violent. Le tribut de la culpabilité ?

12272855452?profile=originalUn fossé sépare les ex-amants : « Je suis devenue ma colère ! » rugit Kyria.  Kirya veut faire un métier auquel elle croit et vit comme une missionnaire. Le spectacle très rythmé débouche sur une querelle idéologique, puissante comme une lame de fond. Tom ne comprend pas comment elle gaspille ainsi ses talents. Le combat des deux idéaux est  très convaincant. L’arrogance du bonheur quotidien  assuré, face à l’idéal solidaire pur et dur laisse le spectateur dans le doute total. Le spectateur quitte la soirée théâtrale en laissant flotter toutes les questions dans son esprit. Il part avec le pétillement spirituel, les silences et sourires éloquents et les blessures de l’émouvante actrice qui a pris des dimensions de grande tragédienne. Elle a des airs brûlants  d’Antigone ou de Jeanne d’Arc, avec sa quête d’absolu et son intransigeance.  Il part avec la fausse arrogance de l’homme de 50 ans magnifiquement interprétée par  Michel Kacenelenbogen  en homme d’affaire qui a tout réussi, sauf sa vie intérieure et est venu chercher le pardon. Il part en emportant l’espoir maladroit et la fougue  rédemptrice de la jeunesse sous les traits de Toussaint Colombani.

 Pour mémoire, un « skylight » est une  sorte de lucarne découpée dans une toiture qui permet une illumination interne. A méditer.

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=317&type=1

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administrateur théâtres

Jusqu’au 22 décembre et le 31 pour fêter le Nouvel An, au Théâtre Royal du Parc

 

                          Le monde est fou? Venez vous plonger dans un monde magique et drôle, celui du « Maître des illusions » sous la houlette de Lewis Carroll, ou presque. Non, sous la plume moderne et déjantée de Thierry Debroux, nouveau Maître des illusions. Au théâtre Royal du Parc.

                         « La magie te rend fou » déclare à son mari Fantin, la tête de Marguerite déposée sur la table. Pour sa part, Marguerite, trop grosse, comme la Reine de cœur, n’entre plus dans ses costumes de scène. Le ton est donné : « Qui a osé éternuer et me tirer de mes songes?», clame soudain le magicien-commandeur, beau- père de son état et veuf éploré, pour l’histoire.

                       12272848472?profile=original   Fantin, (Pierre Dherte, acteur et magicien) poursuit son rêve enfantin. Celui d’éblouir père et public dans un nouveau spectacle dont son père détient le secret. Un secret d’alcôve, par ailleurs…écrit dans un carnet noir. Fantin avoue s’être senti piétiné par le monstre paternel toute sa vie. Freud es-tu là ? Un monstre de la scène lyrique l’incarne : rien moins que José Van Dam en personne. C’est tout chanté: « Le chant est la seule façon d’amadouer la mort.» Vraie parole de cygne.

                         12272849099?profile=original Et voilà la jeune Alice, échappée de l’asile où sa famille l’a fait enfermer. Camille Claudel, où es-tu ? Elle est poursuivie par le Docteur Munch,(l'excellent Benoît Van Dorselaer) bientôt transformé en lapin. On hésite entre la référence au Baron Münchhausen de la littérature allemande ou au Baron Perché de Calvino. Mais Marguerite (Pascale Vyvere, femme du diable?) n’a pas chanté son dernier mot ! Elle rugit de jalousie avec la dernière énergie car Fantin a décidé de prendre la frêle Alice pour assistante. Détail  plutôt sordide: cette dernière se plaint au passage d’un oncle Edouard qui est venu un soir dans sa chambre et lui a planté un arbre qui pousse dans son ventre…

                       12272848896?profile=original   Pour se venger et se débarrasser de la jeune intrigante, Marguerite libère de sa cage à oiseaux le docteur-lapin qui poursuivait Alice : c’est le monde à l’envers ! Elle se jette à son cou : « Je plais, je plais … » chante-t-elle avec délices, saisie par le démon de minuit : encore le monde à l’envers ! Et ainsi de suite, on est au cœur de l’Absurde, au tréfonds des fantasmes, de plain-pied avec de vrais illusionnistes qui enchaînent les tours de magie sur une scène de théâtre. Le lieu même de l’illusion. Et le verre se casse finalement, comme dans le Tambour de Günter Grass. Mais on ne vous dira pas par qui, ni comment.

                           A vous de venir découvrir ce spectacle total avec des musiciens dans la fosse bourrée de citations musicales, une très belle partition originale de Pascal Charpentier, avec notre prince lyrique en personne sur les planches et de la magie à tous les étages…y compris le découpage de femmes en quatre. Mais ce n’est pas le plus surprenant des tours de magie. Il y a encore plus spectaculaire, courrez voir ! Sybille Wilson est la maîtresse d’une somptueuse mise en scène poétique et grinçante des affects profonds et du dérisoire. Ce spectacle  a vraiment tout pour plaire ou séduire.

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2012_2013_002

 

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administrateur théâtres

Quand le  film documentaire se fait dépassement personnel et démarche vers l’Autre

VIETNAM – LAOSCAMBODGE

à pied sur la Piste Rouge

 

Film présenté par Cécile Clocheret & François Picard

 

En salle du 12 novembre au 16 décembre 2012

 

Le centre culturel d’Auderghem accueille non seulement Paris-Théâtre mais aussi les magnifiques reportages de l’Exploration du monde.  Après le reportage passionnant de Patrick Mathé sur les peuples Naxi aux confins du Yunnan et l’histoire passionnante de JF Rock qui entre 1920 et 1949  fut le premier à se pencher sur la mystérieuse écriture des Naxi et à photographier les étranges cérémonies de leurs shamans,  voici le récit de l’aventure stupéfiante de François Picard et de Cécile Cocheret, explorant « La piste rouge », la terrible piste Hô Chi Mihn que certains n’hésitent pas à appeler « The Blood Trail ».  Vivant plusieurs mois dans des conditions extrêmes, à l’instar de pèlerins de l’humanité,  François et sa compagne  ont parcouru à pied les 2000 km de cette piste où ont transité près d’un million d’êtres humains transformés en bêtes de somme,  victimes de deux décades de lutte sanglante  entre le bloc communiste et le monde libre jusqu’à l’unification du Vietnam en 1976.

Ces deux jeunes  journalistes-explorateurs sont les premiers occidentaux à reconstituer le trajet de cet axe qui serpente entre le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Il faudra encore 100 ans pour arriver à déminer ces régions des bombes non explosées qui minent le sol.  Le but de deux aventuriers a été  de rencontrer les habitants qui vivent au fond de jungles interdites au tourisme. Cette piste permettait aux soldats Viet Cong d’acheminer  pieds nus en poussant leur vélo d’énormes charges de  munitions, de provisions et carburant vers le Sud. Le but des Américains fut d’essayer de neutraliser cette piste avec les dégâts humains que l’on connaît.  

Le récit extraordinaire de l’aventure personnelle des deux explorateurs qui sont partis sac à dos et à pied est doublé de celui de l’histoire des trois pays qu’ils traversent.  Ce reportage permet à l’occidental de se rendre compte d’une réalité que jamais il ne rencontrera lors d’une visite organisée dans ces pays. C’est poignant de voir combien les habitants sont chaleureux vis-à-vis des visiteurs malgré les obstacles de la langue et de la culture. Ceux-ci ont eu bien sûr des démêlés avec la police vietnamienne qui les prenait pour des espions mais malgré la mousson, les moustiques, l’épuisement, l’itinéraire impossible à travers la jungle, le manque de nourriture, le logement précaire, ils ont réussi le défi qu’ils s’étaient fixé.

 Ils nous rapportent combien au Cambodge, les trois religions Bouddhisme,  Christianisme et Islam font bon ménage, acceptant les mariages mixtes et vivant  côte à côte sans se gêner. Ils utilisent dans leur film des images d’archive de l’époque, empruntées à Washington pour la partie historique. Non moins crucial est leur cri d’alarme pour la conservation de notre bien commun car le  Cambodge s’avère être l’un des pays les plus touchés au monde  par la déforestation. Ce reportage de L’Exploration du monde  qui  a été présenté dans le cadre des après-midis douceurs au centre Culturel d’Auderghem est une leçon de solidarité, d’humilité, d’humanité et d’endurance.12272847699?profile=original

François Picard est fondateur de Culture-Aventure, association reconnue d’utilité publique en France.

Un reportage par ce couple d’explorateurs solidaires sur la culture Khmer et ses temples est en préparation depuis cet été. Souhaitons que les instances d’Exploration du monde acceptent le nouveau projet de ces jeunes explorateurs intrépides qui ont un don évident pour établir la  communication avec des humains appartenant à un monde on ne peut plus différent  du nôtre.  

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administrateur théâtres

12272847097?profile=originalJusqu'au 16 décembre 2012 (20h30) au centre culturel d'Auderghem:

 

Ensemble et séparément , comédie de Françoise Dorin

dans le cadre des spectacles Paris-Théâtre

Françoise Dorin est la compagne de Jean Piat depuis 1975. A-t-elle écrit par quelque heureux hasard sa dernière pièce pour lui, particulièrement? On n’en doute pas !

« Tout est toujours possible, le meilleur comme le pire », voilà son credo. Voici une pièce qui flingue toutes les idées noires. Elle présente un face à face brillant et sensible de deux solitudes qui se rencontrent  sous le signe du hasard le plus pur. Mais le hasard est-il pur? Ainsi donc la réussite de cette rencontre accidentelle d’un éditeur à la retraite et d’un écrivain pour la rubrique jeunesse, irrésistible et née à peine plus tard que lui. Elle le séduit totalement par sa malice, lui qui croyait avoir tout lu, tout vu et tout vécu. Elle est « écouteuse d’imprévisible». Malgré son optimisme de naissance - elle ne se souvient que des hauts, jamais des bas - elle avoue avoir peur de  l’Avenir, peur de la mort qu’elle frôle de justesse tandis que le vieux cœur de l’éditeur bat la chamade comme celui d’un adolescent. Les  citations de grand classiques fusent, l’art de la conversation bat son plein.  De son  côté, elle ne rêve que d’une chose : lui offrir en cadeau le coup de tonnerre, la suite  attendue du coup de foudre… aux sens décrits avec finesse par madame de Staël. Elle lui apporte clé sur porte, les surprises de l’amour et de l’étonnement, en un mot, elle s’ingénie à lui faire prendre la réalité pour ses désirs. Et quoi de plus sage ?   

Voici  donc nos deux indépendants endurcis mais infiniment curieux qui vivent ensemble et séparément le paradoxe d’un amour-amitié et vivent 364 jours de non-anniversaire où ils conjuguent sous nos yeux étonnés le verbe surprendre, étonner et aimer au présent progressif. Ils se font tour à tour un jeu de cache-cache de plus en plus  invraisemblable et de plus en plus amoureux.  Déjà, dans « Le lit à une place » Françoise Dorin insiste avec lucidité : « C'est logique dans la vie ... il y a juste une suite, ou plutôt des suites, avec des hauts, des bas, des bonnes surprises et des mauvaises, des hasards invraisemblables, des joies inespérées, des déceptions inattendues, des échecs incompréhensibles et des réussites inexplicables.» Sagesse.

La mise en scène de Stéphane Hillel est fine et intelligente car tout se passe dans la bibliothèque mythique de l’éditeur et tout semble être une question de fenêtres ouvertes ou fermées, de jumelles ou de lorgnettes malicieuses. Jean Piat vedette à la voix troublante et adorée du public et Marthe Villalonga tout aussi populaire font merveille dans ce duo beau comme un conte de Noël. L’humour, la vivacité de ton, l’ironie solide mais aimable, la politesse joyeuse pour contrer la morosité et la peau de chagrin, rendent  ce spectacle emballant et touchant  par sa sensibilité et sa délicatesse. Le talent de scène de Martha Villalonga ne s’arrête pas à la comédie de soubrette futée… par deux fois elle s’installe au piano pour interpréter ses émotions. Pas facile pour la pianiste, vu la piètre qualité de l’instrument perdu dans les livres en trompe-l’œil. Mais Debussy livre une bouffée supplémentaire de tendresse au public et à l’éditeur qui offre à sa cadette passionnée la clé du bonheur : ensemble et séparément pour vivre une non-fin. Comme un conte de Noël. Et le public de basculer dans de généreux applaudissements de bonheur.

http://www.artemis-diffusion.com/en_tournee/ensemble_separement/telechargement.html

http://www.cc-auderghem.be/index.php/nos-spectacles/paris-theatre-1213.html

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EN MEMOIRE...

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Beaucoup que j’ai connus ne sont plus de ce monde

Le vaisseau terre Espace Et la comète blonde

Tournent toujours sans eux l’impassible ballet

Personne ne comprend d’où vient où va la ronde

Et eux dorment sans rêve en leurs sombres palais

 

 

 

Vous n’êtes pas venus des grands livres d’Histoire

Vous tous venus à moi du fond de la mémoire

Du fond de cette eau trouble où gît le souvenir

Mais des petits métiers des pauvres mots sans gloire

Du quotidien rivé au tout proche avenir

 

 

 

O ma maman perdue aux sables du rivage

Quelque part dans ce Nord livré aux vents sauvages

Si loin si loin déjà et du tendre et du clair

De mon enfance nue Et ce temps qui ravage

Tes yeux de noir velours Amour fragile éclair

 

 

 

La vague bat toujours ce noir embarcadère

Comète blonde Espace Vaisseau fou la terre

O vous tous qui dormez de vos rêves absents

Souvenez-vous de nous les vivants délétères

De la nuit de velours à l’aurore de sang    

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ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR

ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR

 

Du 28-11 au 16-12-12, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) organise une exposition consacrée à l’œuvre de Madame ROSELYNE DELORT intitulée LES ACIDULES.

L’œuvre de cette artiste Française se singularise surtout par son amour des couleurs tendres ainsi que pour la musique. Cet amour est magnifié par le refus de l’oubli. Car pour elle, l’oubli est synonyme de mort. La présence de la musique se manifeste par des sortes de « collages » où le vert de la nature alterne avec des extraits de partitions musicales et des annonces de concerts parus dans les journaux d’une époque oubliée. Ces éléments intégrés à l’œuvre sont les résultats de recherches effectuées par l’artiste lors de ses pérégrinations dans les échoppes des divers marchés aux puces visités. Parmi les œuvres exposées, figurent des « reliques » provenant du marché de la Place du Jeu de Balle à Bruxelles. L’artiste les a ramassées traînant dans des vieux cartons oubliés pour les transformer et leur donner ainsi une nouvelle vie.

Cette vie transite par la figuration pour aboutir progressivement vers un abstrait onirique, dominé par le souvenir. Les couleurs sont à la fois tendres et vives. Ce sont-là la réminiscence des atmosphères bucoliques du sud de la France qu’elle porte en soi depuis qu’elle s’est transférée dans le nord.

Comme nous l’avons spécifié plus haut, ses œuvres obéissent à la volonté d’accorder aux choses une deuxième vie.

MELANCOLIE(8O x 8O cm),

 

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ECRITURES(50 x 70 cm)

 

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et SOURIRE(50 x 70 cm)

 

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expriment le mieux cette démarche. Elles mettent en évidence la passion que l’artiste éprouve pour la musique. Celle-ci la guide aussi pendant la réalisation de son travail.

Que se soit par rapport à MELANCOLIE comme pour SOURIRE, des fragments de partitions musicales apparaissent tels des ersatz de mélodies interrompues mais qui revivent dans la manifestation d’un passé originel. Ce passé se conjugue avec un autre élément dont l’artiste est amoureuse, à savoir la nature. Mais il s’agit ici d’une nature transcendée, sublimée dans ce qu’elle a de plus majestueux comme le vert de la forêt se mariant au turquoise du ciel ou à l’intime comme ces pâquerettes peintes en blanc et séchées, déposées à même la toile, bercées par des couleurs bleu azur et rose bonbon.

Mais que l’on y prenne garde ! Tout cela n’est nullement simpliste. Les « notes » n’appartiennent pas uniquement à l’univers de la musique. Les couleurs s’évaluent également en « notes » que l’on retrouve à l’intérieur d’une gamme tout aussi « chromatique ».

Ave ECRITURES apparaît ce que l’on pourrait appeler « la religion d’une vie ». Une vie inconnue que ROSELYNE DELORTa reprise par bribes pour en restituer la contenance. Tout se passe par « strates » dans ce collage faisant partie d’un triptyque. Des extraits d’un missel ainsi que des dessins représentant le thème d’une procession nous font découvrir l’élan dominant de la personne à qui appartenaient toutes ces choses recueillies dans les caisses du Marché aux puces et qui retournent à la vie à partir de la vie du visiteur qui s’y immerge.

Un second thème revient comme un leitmotiv dans l’œuvre de l’artiste, celui de l’eau.

DECHAINEMENT(8O x 8O cm)

 

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et TOURMENTE(80 x 80 cm)

 

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offrent l’image du phare battu par le vent et les flots, dressé comme une sentinelle statique qui n’est là que pour signifier l’importance de la force visuelle du mouvement éclatant face au regard dans la violence de l’impact.

MONUMENTAL(150 x 150 cm)

 

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affirme le mouvement dans l’hypertrophie du volume évoquant le gonflement presque germinal. L’instantané avant la chute se retrouve dans la vague, comme l’extension du geste en suspension.

ROSELYNE DELORT qualifie son travail de « très physique » car elle apporte à la toile des matières telles que l’acrylique, l’encre, le stucco ou le pastel. Elle a également travaillé à la « tempera » dans la réalisation de fresques.

Sa formation s’est faite dans des ateliers ainsi que des écoles d’art à Nouméa, en Nouvelle Calédonie, ainsi qu’à Paris et Bruxelles (Atelier Wolvendael).

Ce qui la fait vivre, c’est également la pédagogie. En effet, elle anime un petit atelier à destination des enfants qu’elle a aménagé chez elle, lequel fonctionne par thématiques, par exemple, la création d’une œuvre « à la manière de… » tout en restant créatif. Elle anime aussi un atelier BD toujours destiné aux enfants.

Nous le constatons, ROSELYNE DELORT a une vie bien remplie !

D’emblée, nous restons sur notre faim en ce qui concerne son futur créateur. Car, à la vue de ses œuvres, de ses possibilités et de la façon dont elle déploie son éventail chromatique, nous sentons poindre l’émergence d’un discours nouveau dont nous ignorons encore la consistance.

Cela vaudra la peine d’attendre !

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
12272797098?profile=originalLettres

Note de l'éditeur responsable (Robert Paul):

Les acidulés et autres sourires

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Juliane Schack (All)

"Lumière et Mouvement"

Peintures

Exposition du 28/11 au 16/12/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 28/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Anita Fleerackers (Be)

"Les couleurs vives"

Peintures et sculptures

Exposition du 28/11 au 16/12/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 28/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Roselyne Delort (Fr)

"Les acidulés"

Peintures

Exposition du 28/11 au 16/12/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 28/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Patricia Bailly (Be)

"Quand l’œuf se fait dentelle"

Sculptures

Exposition du 28/11 au 16/12/2012

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 28/11/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

 

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Claudine Celva (Be)

"Regards et robes habités"

Photographies

Exposition du 19/12 au 13/01/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 19/12/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

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Collectif de la galerie

Exposition événement comprenant

sept artistes dans le cadre du 25ème

anniversaire d’Alzheimer Belgique A.S.B.L.

  

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Marc Jalliard (Fr)

Peintures

 

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Solange Onesta alias Sapphyre (Fr)

Peintures

 

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Nikineuts (Fr)

Peintures

 

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Patricia Normand (Be)

Peintures

 

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Yves Guillaumond (Fr)

Créations numériques

 

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Micaela Giuseppone (It)

Peintures

 

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Andrée Van Leer (Be)

Sculptures

 

Exposition du 19/12 au 13/01/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 19/12/2012

De 18h 30 à 21h 30

 

Et qui sera agrémenté d'extraits de musique celtique

interprétée par la harpiste Françoise Marquet

 

 

 

 

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ÉVIDENCE...

Au milieu des humains, de plus en plus nombreux

On se croit à l'abri de ce constat frileux...

La solitude vaincue dans un monde en mouvance

Ou bien, qui s'accentue d'un excès de présence?

Etre seul, un matin, devant un ciel en feu...

Peut souffler sur la vie un état bienheureux!

De présence absolue on ne sent le besoin

Quand dans nos souvenirs, la douceur fait son plein!

Mais dans une assemblée où personne ne s'écoute

Où, détails anodins ne titillent aucun doute...

Misérables nous sommes, pris dans une certitude

Dans un cercle infernal où pointe la solitude!

Est étrange l'époque où devant un écran

On joue à se connaitre, sans savoir si l'on ment!

Mais, regardant des yeux, ou bien touchant une peau...

Il est des secrets qui vont jusqu'aux tombeaux!

Alors, garder bon sens, n'est pas une évidence...

Et parfois être seul, c'est en avoir conscience!

Il faut trouver du temps à partager vraiment...

De cette nécessité, pas question de douter!

J.G.

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Les participants:

Initiatrice-réalisatrice du projet:

Liliane Magotte

 

Les poètes-auteurs participants:

Joelle Dielh

Sandra Dulier

Alexandre Lansmans

 

Les traductrices:

Khadija Elhamrani

Deashelle

Heike Tiede

Rosalia de Vecchi

 

Ainsi naquit l'arbre de vie de Liliane Magotte:

 

Fièrement propulsé par

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

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La divine comédie illustrée par Dali

A voir absolument...tant que cela est accessible

Ce n'est pas que j'ai envie de faire de la publicité pour des marchands, mais il faut reconnaître que quand il s'agit de vendre, certains ne sont pas avare en photos. Celui-ci à mis sur Ebay la quasis totalité des 100 gravures sur bois contenues dans les trois tomes de la Divine comédie de Dantes illustrée par Dali. Pas moins de 300 photos j'ai bien dit TROIS CENT sont visibles à cette page: http://cgi.ebay.fr/DALI-Salvador-Divine-Comedie-100-orig-HANDSIGNED-WOODCUTS-CERTIFICATE-/251185690348?pt=Art_Prints&hash=item3a7bd576ec#ht_285939wt_1026

Toutes les photos sont grandes et de bonne qualité, des détails sont également mis en valeur: on voit bien la qualité du papier.

Ce livre coûte une fortune, et je pense que peu de gens auront parmi nous un jour la chance de pouvoir le feuilleter, encore moins de l'acheter (il coûte près de 20 000 dollards).

Mais nous le commun des mortels on peut toujours en profiter pour regarder tant que cela est possible et c'est gratuit.

Je ne sais combien de temps ces photos seront visibles, une vente est par nature éphémère, et les images apparaissent et disparaissent rapidement.

C'est pourquoi j'avais envie de vous faire partager cette agréable opportunité.

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http://www.payot.ch/fr/nos-librairies/nos-magasins/magasin?bookstoreId=0235

 

Vendredi 14 décembre 2012 [19h30-21h00]

Signature : Rébecca Terniak

« Les bergers de Noël ». Une belle histoire, des illustrations vives et des chants

recréent la magie de Noël à travers ce conte-spectacle destiné aux enfants dès 6 ans."

À Lausanne Pépinet 

 

Voilà !!

L'annonce de ma signature prochaine pour le dernier né LES BERGERS DE NOËL

est en ligne sur le site de la grande librairie romande Payot à Lausanne.

Je suis très contente de cette belle opportunité de me voir offrir une soirée pour présenter mon dernier livre.

Les autres livres de mon édition La Lyre d'alizé www.lalyredalize.org  seront aussi mis en valeur.

 

Je me réjouis de pouvoir inviter tous les amis, les familles et les enfants actuels autant que tous ceux qui sont passés

vivre à mon jardin d'enfants chantant L'Oiseau Lyre et qui ont joué ce jeux des Bergers en gestuelle d'Eurythmie

et tout déguisés.

 

 

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Depuis toujours les artistes ont aimé partager leur savoir

Depuis toujours les artistes ont aimé partager leur savoir, échanger leurs idées, en voici encore un exemple concret en provenance des plus grands.

Je déplore que dans les écoles d'art ( j'en ai eu l'expérience) on n'explique plus les bases du "métier". Il est aberrant de penser qu'en 4 ans d'études aux Beaux-Arts de Bruxelles en section gravure: je n'ai jamais, par exemple, eu un burin en main, et que je n'ai pas eu accès à la pratique de la méthode Hayter. Le cours d'histoire de l'art dont je reconnais par ailleurs l'utilité n'a jamais fait l'objet d'un chapitre sur l'histoire de la gravure et des graveurs: j'ai tout appris par moi-même de l'histoire et des techniques et je remercie le net pour cela: il m'a permis l'accès à ces savoirs avec d'infinies facilités de moyen tant financier, que d'accessibilité.

Je déplore également qu' aujourd'hui les artistes ont de plus en plus le culte du secret.

J'en ai eu souvent la preuve lors des réactions face à mon blog Histoires d'encres et de papiers: certains artistes m'ont écrit pour me signifier comme une mauvaise chose le fait de dévoiler les "secrets de fabrication" d'une oeuvre. Je ne suis pas de leur avis: connaitre une technique et les petits trucs qui en découle ne fera jamais de celui qui les applique un futur "copieur", l'artiste véritable y  trouvera matière à s'enrichir personnellement, il ne copiera pas, il s'améliorera au mieux.

Degas à Pissaro: Lettre à propos de gravure

Lettre de DEGAS à PISSARO 1880

Mon cher PISSARO,

 

Je vous félicite de votre ardeur; j'ai couru chez Mademoiselle CASSATT avec votre paquet.

Elle vous fait les mêmes compliments que moi à ce sujet.

Voici les épreuves: la teinte générale noirâtre, grisâtre plutôt, vient du zinc, qui est gras par lui-même et retient du noir de l'imprimeur; la plaque n'est pas assez planée.

 

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Crépuscule avec meules de foin

 

Pissarro combine plusieurs procédés pour créer de l’atmosphère, dont les grains de l’aquatinte ainsi que pour obtenir un divers tons et textures. L’eau-forte et la pointe sèche servent à définir les caractéristiques du paysage. Imprimée, par Degas, c'est une série en couleurs. Degas qui imprima ces épreuves, trouvait que la planéité de la planche étant imparfaite, l'atmosphère "brumeuse" en était la cause.

 

Il est difficile de savoir si les différentes couleurs devaient suggérer des changements de lumière ou, tout simplement, élargir l’éventail des possibilités décoratives. Personnellement à la lecture des lettres je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse.

 

Je me doute bien qu'à Pontoise, vous n'avez pas autant de facilité pour ce point-là que rue de la Huchette( chez le planeur GODARD) Il faudrait tout de même avoir quelque chose de plus lisse.

Vous pouvez voir tout de même combien le procédé a de ressources.

Il faudrait aussi que vous vous exerciez à poser des grains, pour avoir par exemple un ciel d'un gris uni, égal et fin.

C'est très difficile, si on en croit Maître BRACQUEMOND. En ne voulant faire que des gravures d'art original, c'est peut-être assez facile.

 

Voici le moyen: prenez une plaque bien lisse (c'est essentiel, vous comprenez).Dégraissez-la absolument, au blanc d'espagne. Préalablement vous avez faire dissoudre dans de l'alcool ttrès concentré de la résine. Ce liquide versé à la façon des photographes lorsqu'ils verseent le collodion sur leur glace, (ayez soin, comme ils le font, de bien égoutter la plaque en la penchant), ce liquide donc s'évapore et laise la plaque couverte d'une couche plus ou moins épaisse de résine en petits grains. En faisant mordre vous avez un semis plus ou moins foncé suivant que vous aurez laisser mordre plus ou moins. Pour avoir des teintes égales c'est nécessaire; pour avoir des effets moins réguliers, vous pouvez les obtenir avec l'estompe ou le doigt ou toute autre pression sur le papier qui couvre le vernis mou.

Votre vernis me semble un peu trop gras. Vous avez mis un peu trop de graisse ou de suif.

Avec quoi avez-vous noirci votre vernis, pour avoir ce ton bistré du derrière du dessin?

C'est très joli.

Essayez quelque chose de plus grand avec une meilleure planche.

Pour la couleur, je vous ferez tirer avec une encre de couleur votre prochain envoi.

J'ai aussi d'autres idées pour les planches en couleurs.

Essayez donc quelque chose de plus fini. Ca serait ravissant de voir des contours de choux très suivis( PISSARO avait gravé un vernis représentant un champ de choux.)

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Pensez qu'il faut débuter par une ou deux très belles planches de vous.

Je vais m'y mettre ces jours-ci, à mon tour.

Caillebotte fait de ses fenêtres des refuges du Boulevard Haussmann m'a-t-on dit.

Pourriez-vous trouver à Pontoise quelqu'un qui puisse découper dans du cuivre très léger des choses décalquées par vous. On pourrait appliquer ces sortes de patrons, sur une épreuve au trait et un peu à l'effet, à l'eau-forte ou au vernis mou et imprimer alors avec du bois poreux chargé de couleur à l'eau les parties mises à découvert. Il y aurait là à faire de jolis essais d'impressions originales et curieuses en couleur. Travaillez un peu çà, si vous pouvez.-Je vous enverrai bientôt, des essais de moi en ce genre- Ce serait économique et nouveau.

(Apparemment DEGAS n'a jamais réalisé ces essais. Le procédé d'impression de bois avec de la couleur à l'eau, a été pratiqué par GAUGUIN sur des bois directement gravé par lui)

Et ça nous irait, je crois, suffisamment pour commencer.

 

pas besoin de vous complimenter sur la qualité d'art de vos potagers.

Seulement dès que vous vous sentirez un peu habitué, essayez en plus grand et des choses plus faites.

Bon courage.

DEGAS

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NOTE: Toutes ces gravures sont visible sur le site de Gallica à l'adresse suivante: http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&f_...

 

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♦ La greffe à l'arbre instruit

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Je garde mémoire et leçon des peuples dispersés

Leurs chansons de beauté triste mais à l’âme insistante

Tout ce qui rend libre même de rêves reportés

Tout ce qu’il nous faut garder comme flammes ardentes

 

J’y ai planté mon idéal, ne demandant rien d’autre

Et vivre et aimer et mourir, simplement, souhaitant 

Avoir au jour dernier l’heure apaisée de toute faute

La concession d’un endroit où me parlera le vent 

 

Bien sûr, je sais la chance répétée qu’il faut pour ça

Ne me fermez pas les yeux déjà sur ce qui n’est pas     

 

Je garde mémoire et leçon de peuples enchaînés

Par des voix ébène et coton qui ont mis l’espérance

Dans un creuset de temps double, long mais porté

A tout rendre gorges pleines des jours de délivrance            

 

J’y ai planté tout art vivant, le mouvement, la marche

La distance à parcourir par le corps et par l’esprit

La partance à choisir pour ne pas devenir lâche

La portance de tout rêve, génie ou utopie  

 

Bien sûr, je sais chaque pas difficile du combat

Mais ne dites pas ma voix se séparer d’autres voix

 

Je garde mémoire et leçon des peuples opprimés

Avant toute idée d’abandon refermé, bouches closes

Je dis des planches de salut à encore nommer

L’épi et l’olivier, l’enraciner de mille choses

 

J’y ai planté cent fois ma vie comme incroyable richesse

C’est toujours même culte rendu à l’air et à l’eau

A la terre qui me nourrit, au plumeau des caresses 

Au mystère de l’émotion, à l’instant fleur de peau

   

Bien sûr, je sais les drames, les grands malheurs et leur poids

Ne laissons pas aujourd’hui mourir de faim et de froid

 

Je garde mémoire et leçon de mon cher peuple incliné

Comme une prière ancienne et à l’adresse imprécise

Un espoir qui repousse tout non sens des destinées              

Un merci de paix profonde à toute science transmise

       

J’y ai planté ma vie forte comme un retour à la source

Comme une greffe à l’arbre instruit des vents et du temps

Un univers pénétré fait d’étonnantes ressources

De ce qui mène aux beautés, prime cœur des sentiments

 

Je sais ce qu’on peut perdre jusqu’au plus grand désarroi

Mais restez tout choix humain de l’alpha à l’oméga

 

© Gil DEF - 14.01.2011

- Manifestement Cherche-Monde -

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Bien chère Suzanne,

Merci pour votre si gentil mot qui me touche vraiment, toujours empreint de délicatesse comme vos mélodieuses poésies que je vais aller retrouver.

 
J'espère que vos forces vont vous êtes redonnées pour vous donner l'activité et l'expression dont vous
avez besoin car vous aimez embrasser la vie.

Moi non plus je n'arrive plus trop à suivre dernièrement car je suis non seulement débordée par mes deux activités
dans les domaines de l'Enfance et de l’Édition, mais très souvent le soir, épuisée par mes 2 déménagements et installations et la frénésie avant Noël dans ces deux domaines.
Heureusement, j'ai fini fin octobre juste à temps pour assumer ce qui arrivait de fêtes et manifestations exceptionnelles ou courantes et je vais retrouver le sommeil réparateur, j'espère maintenant
car outre être un peu meurtrie de partout, c'est le repos qui manque trop.

Mais je dois remercier pour tant de cadeaux du ciel de toutes parts et pour les grandes joies qui sont constamment données au passage que vais un peu évoquer ici et qui me redonnent périodiquement des forces de vie.

Les cadeaux  :

- lors de la réunion réussie de mardi soir des parents où je leur ai fait vivre et exercer la gestuelle de leurs enfants
dans les rondes, histoires, jeux chantés et les comptines avec, outre la joie de l'expression artistique, la mise en lumière de tout le soubassement pédagogique et didactique ... ce qui les a si bien réjouis sur tous les plans et réaliser la joie et le chemin parcouru par leurs enfants dans la motricité et motricité fine, l'apprentissage du geste et de la langue, la conquête par leurs enfants de leur propre instrument corporel et de l'espace, des liens sociaux aussi.

- lors de la fête de Saint Martin et des lanternes en forêt si magique mercredi soir dernier ... après le repas canadien,
lorsque dans la nuit, nous montons la colline où nous vivons, sous les étoiles, éclairés seulement par la douceur des lumières des lanternes des enfants en chantant les chants de Saint Martin et des lanternes avec joie et un peu essoufflés.
Tout du long, nous restons frappés par la beauté de la scène et particulièrement, nous ne pouvons plus bouger, quand nous faisons de grands cercles avec nos lumières en haut dans la nuit de la forêt, comme en bas dans le parc,  émerveillés par le charme de nos lueurs dans la nuit et voulant arrêter le temps et rester ensemble à partager cette nuit étoilée magique si douce.

- un autre temps littéralement féérique fut notre expédition la semaine d'avant, dans une autre grande forêt désignée par le bucheron lequel nous permet chaque année de couper les branches de sapin d'un arbre abattu par eux pour être à même de construire au sol notre gigantesque Spirale de l'Avent
(dans laquelle vont entrer et marcher les enfants dans l'obscurité pour allumer un à un et seul, leur petite bougie au centre de l'immense Spirale au sol faite de branches  de sapin et de pierres précieuses).
Le sol en relief de cet endroit de forêt était un sol de lutins et de fées : tout tapissé de mousse étoilée et de mousse de fougères d'une beauté incommensurable à couper le souffle. Les petits et grands troncs coupés formaient de petites collines arrondies de mousse trop adorables et mon aide et ami disait : Vous la voulez celle là et m'en offrait certaines avec sa tronçonneuse pour le bas de la crèche de Noël  des enfants !!! Mon assistante sautait de joie, émerveillée et ravie devant tous ces parterres étoilées, verts de vie et doux.
C'était tellement beau et magique et nous aurions voulu reste là longtemps tous les trois.

Et je repensais tristement et avec stupeur aux enfants suisses de nos jours que je croise dans le bus ou train et qui ne sont maintenant  plus qu'intéressés et captés, happés, ensorcelés par leurs petits smartphones et jeux ... au lieu d'aller vivre la découverte et l'aventure dans les forêts, à construire de petits barrages ou  autres et recevoir la beauté offerte du monde et de mère nature.

- Pour la sortie de mon livre LES BERGERS DE NOËL, les familles et leurs enfants de mon jardin d'enfants L'Oiseau Lyre vont venir en nombre honorer l'évènement à la soirée dédicace en nocturne du vendredi 14 décembre et  m'appuyer dans ce cadeau qui m'est donné par la grande librairie suisse romande Payot Lausanne et ce
sera une vraie petite fête qui fera encore veiller les enfants !

- Lundi 26 nous ferons la SPIRALE de l’Avent qui ouvre le temps de l'Avent car je veux que mes enfants aient le temps de respirer et vivre 4 semaines cette période très belle et non 3.
Alors pour construite la Spirale la semaine qui vient, et changer les décors des nains des lanternes et de l'automne afin d'installer Noël dans tous les coins, nous allons être bien bien occupés et travailler sans relâche ... pour vivre ensuite dans la joie, la paix et la douceur.
Je vais aussi organiser la distribution des rôles pour notre Jeu-théâtre de Noël (même texte et chants que le livre des Bergers de Noël) et aussi établir le tableau d'intervention du jour de chaque enfant pour ouvrir les calendrier lanterne à histoires de l'Avent, allumer toutes les bougies de la couronne de l'Avent comme celle de la crèche. Pour quatre enfants, ce sera aussi le même jour que leurs anniversaires ! C'est le cas pour plusieurs chaque année.

Ce temps de l'Avent est un temps béni et tout paisible qui va s'ouvrir mais il faut le mériter avant par beaucoup de travail pour qu'il soit beau et réussi. Et comme je suis perfectionnisme, je me rends un tantinet esclave de mes propres exigences ! Mais je ne peux faire autrement, pour honorer les saisons et la beauté du monde. Heureusement je suis aidée par ma précieuse seconde depuis quelques années et c'est moins épuisant
qu'autrefois.

Voici donc aussi non seulement pour notre Suzanne mais pour vous mes nouvelles après un silence qui va un peu recommencer durant à peu près deux semaines et que vous voudrez bien encore me pardonner car c'est pour la bonne cause et par cause.

Comme certains d'entre vous, qui s'en sont bien réjouis, vous pouvez commander Les Bergers de Noël comme mes trois autres livres sur Fnac en ligne : http://www.lalyredalize.org/info.html



Mes amitiés

Rébecca

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J'écris pour toi

J'ai une amie, Simone Dézavelle, qui manie l'écriture aussi bien que le pastel.

Voici un de ses poèmes tiré du recueil "Imperceptible"

J'écris pour toi

J'écris sur un oiseau

Pour que mes mots s'envolent

Eclaboussant le ciel de ces phrases enflammées,

Et pour que les nuages

Par le verbe troublés

Construisent dans le ciel une arche de lumière,

J'écris au bord du soir

Quand le couchant s'éteint,

Sur l'étoile première au ciel des destinées,

J'écris en mots d'amour

Sur la terre endeuillée

Et projette les sons aux confins du lointain ;

J'écris pour toi, pour vous,

Pour l'éveil, la rosée,

Pour l'enfant endormi aux doux cheveux de soie,

Pour que chacun s' enivre de pages animées,

Pour que revienne enfin

La bonté puis la foi,

J'écris pour Toi, pour Vous

Les derniers mots de vie

Que tu liras peut-être

Au bord de l'Infini.

Simone Dézavelle

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