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Nous navons jamais tant été
Dans lembarras d'un hiver
De savoir
Tant été à coudoyer
Des souffrances gelées
Qui reflètent
Le portrait fissuré
De nos yeux
Dans la glace
Ces fissures débordent
Tous les paysages
Malgré la distance
Entre nos chutes
En pleine mer
En pleins cieux
Ces reflets traversent
Toutes les dimensions de la bêtise
Nous navons jamais tant été
Noyés dans des substances corrosives
Des parfums artificiels
Nous navons jamais tant été
Violés
Dans le corps de lautre
Nous navons jamais tant été
Solidaires
Nous navons jamais tant été
Aussi seuls
Et
Nous navons jamais tant été
Aussi proches de l'amour
Kazem Shahryari
Duo Plume / Pinceau
A la Plume : Abdellatif Bhiri
Au Pinceau : Catherine Valette
Les iris / Aquarelle - Catherine Valette (France)
Est-ce l'échec de ne pas réussir
Ou bien plutôt de ne pas tenter?
Il n'est pas seulement d'aboutir
Mais de garder l'envie de créer!
Quand cette vie parait complexe
Que rien ne semble à nos côtés
Ne surtout avoir ce réflexe
D'une vision abandonner!
Si l'existence est peu de chose
Avec des projets ambitieux...
Rien ne nous empêche de dire : J'ose
Un vrai désir n'est pas peureux!
Dans une foule, même négative
Peut se trouver un jour cachée
Une pensée dubitative...
Qui se sentira ébranlée!
Pour cette minute gratifiante
Elle sera plus que justifiée...
Cette quête si obsédante
Qui notre vie a dévorée!
J.G.
Etat grippal depuis 10 jours Je sors enfin de ma torpeur et comme j'ai eu fort mal à la tête, j'ai décidé qu'il en serait de même pour vous Je vous ai donc concoté un texte "philosophique" sur la complexité des verbes être et suivre à l'indicatif présent. Tous à mon blog et "cassez vous la caboche ;) mondedemarylise.canalblog.com
J'accueille, à nouveau, ce matin,
Le choix qu'il m'est donné de faire.
Dans l'oisiveté, c'est certain,
Je sais que je vais me complaire.
Rien ne pesant dans la balance,
Tout peut demeurer en l'état.
Je m'installe au creux du silence,
Sereine, et je ne bouge pas.
Ce jour d'hiver manque d'attraits.
N'y circule aucune énergie.
Mon esprit dort, ou à peu près,
Mon corps n'éprouve nulle envie.
J'ai, pendant une éternité,
Subi de lourdes exigences,
Lors, je crois avoir mérité
Ma présente douce existence.
En attendant que le soleil
Vienne répandre sa liesse,
Je ne me tiens pas en éveil,
Nulle image ne m'intéresse.
Je reçois, dans l'indifférence,
Bonheurs et souffrances passées.
Mais alimente l'espérance,
Craignant de me voir délaissée.
Rationaliste, sans humour,
Je suis devenue routinière,
Étonnée par le temps qui court,
Captant les grâces saisonnières.
10 janvier 2013
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Du 19 – 12 - 12 au 13 – 01 – 13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) présente une exposition intitulée COLLECTIF D’ARTISTES DANS LE CADRE DU 25EME ANNIVERSAIRE D’ALZHEIMER BELGIQUE A.S.B.L.
Les photographes ne sont pas fréquemment exposés à l’EAG. Force est donc de constater que parmi ceux dont les œuvres ont fait l’objet d’une exposition, Madame CLAUDINE CELVA a un sens inné du cadrage, lequel se manifeste par une direction photo magistrale. Cette direction de la photographie pourrait céder à la facilité en se limitant à exprimer, ce que l’on qualifierait à première vue, de « trompe-l’œil ». Mais lorsque le regard s’incruste, lorsque la mise à feu se produit, le visiteur s’aperçoit qu’il ne s’agit pas du tout de « trompe-l’œil » mais bien d’une scansion progressive de l’objet photographié.
L’exposition dont elle fait l’objet s’intitule précisément REGARDS – ROBES HABITEES et bien entendu, cela n’est en rien dû au hasard.
Cette scansion progressive, que nous venons d’évoquer, prend vie, en plan rapproché dans l’œuvre N° 7 (34 x 22 cm – travaillant à partir de thématiques, aucune de ses photos ne porte de titre), pour laquelle le modèle, bien que se cachant derrière le miroir, en fait intégralement partie (son reflet étant projeté par un autre miroir, placé en face de celui-ci, que l’on ne voit naturellement pas. Ce premier plan représente le modèle « divisé » en trois parties bien distinctes où tout apparaît de façon claire.
Tandis que la photo N° 8 (34 x 22 cm), dû au seul déplacement du miroir par rapport au centre, fait que la focale est élargie et nous voyons apparaître un plan, à la fois plus large mais aussi bien plus flou, perturbant ainsi le voyage du regard. A la vue de ces deux œuvres, l’on est saisi par l’envie de se demander quelle dichotomie ressentie sépare effectivement l’apparence de la réalité.
Y a-t-il vraiment deux côtés au miroir ? Le discours de l’artiste est celui de présenter un même personnage mais dans une réalité différente au fur et à mesure que la focale de l’appareil de prise de vue modifie son angle. Le visiteur est partant pour un voyage au cœur d’un parcours phénoménologique dont il n’est pas sûr de sortir indemne.
La même approche se dessine avec la photo N° 12 (22, 50 x 34, 50 cm). Si le sujet est présent dans les œuvres précédentes, ici, il disparaît partiellement (son visage et son torse sont occultés) à l’exception de sa main restée ostensiblement visible, tenant le miroir, ainsi que le reste du corps.
Dans ce cadrage, conçu au millimètre près, se dessine, en premier lieu la robe dans tout son volume, pour ensuite se décanter dans le miroir jusqu’à s’étioler progressivement dans les méandres de la focale.
Mais à ce stade il convient de se poser une question : y a-t-il réellement un sujet dans les œuvres présentées ? N’y a-t-il pas plutôt une démultiplication du sujet ? Si par « sujet » l’on entend une personne (un acteur agissant) alors il y a effectivement un « sujet ». Néanmoins, les éléments figurant sur les photographies de CLAUDINE CELVA sont tous des « sujets », qu’ils soient vivants ou non. Car tous sont « animés » par un jeu savant de lumière et d’obscurité qui rendent à la vie son mystère initial (le siège illuminé opposé au noir luisant du pantalon - photo N° 12, à titre d’exemple).
L’artiste s’intéresse surtout à l’ « âme » des choses comme dans cette série de clichés centrés sur des robes du 19ème siècle, ayant appartenu à l’Impératrice Sissi, présentées au Château de Seneffe. Plongées au cœur d’un clair/obscur, ces robes bien que privées du corps qui les anime, vivent dans leur immobilité et racontent leur histoire (photo N° 11 – 22,50 x 34,50 cm). Cela explique la seconde partie du titre de son exposition : ROBES HABITEES.
L’ « âme » (l’animus – la vie) se dépose tant sur les choses que sur les êtres. A ce stade, c’est le regard du visiteur qui est invité s’investir dans le processus cognitif. L’artiste lui propose un questionnement et le visiteur s’interroge sur ce qu’il voit. Voyez le regard de la jeune fille posant sur la photo N° 3 (45 x 29, 50 cm) croisant les yeux de celui qui la regarde et le suivant où qu’il aille. Ce cliché conçu à l’aide d’un objectif de 50 mm, donne le sentiment au visiteur de se sentir observé par le personnage photographié, quel que soit son axe par rapport à ce dernier.
Le parcours de CLAUDINE CELVA est très intéressant. Chimiste de formation, elle a également fréquenté l’Académie de La Louvière de 1968 à 1974 (théâtre, chant, déclamation, solfège, violon).
Ce parcours lui a permis d’associer l’Art et la Science dans un même discours en organisant des spectacles centrés sur des thématiques scientifiques, axées sur l’Histoire des Sciences, telles que « Le repos de Madame Lavoisier », écrit et réalisé en 2005 au Château de Seneffe.
L’artiste qui pratique le numérique et l’argentique nous offre une splendide réflexion sur le rapport entre le regardant et le regardé ainsi que sur le signifiant et le signifié, en se réservant, à tout moment, l’opportunité d’intervertir les rôles et les rapports, pour le plus grand plaisir du visiteur.
François L. Speranza.
Une publication
Comment oublier ? Dites-moi !
Le souvenir, cette fine épée
Au double tranchant aiguisé,
Se retournait nonchalante
Dans ma mémoire palpitante
Nichée sous mes côtes souffrantes,
Comme dans une fraiche plaie béante.
O oubli ! Belle fissure entre mon mal et moi,
Seigneur des recoins enfoncés,
Gardiens de l’ombre et de l’obscurité
Des âmes et des mémoires lésées,
Maitre des blancs sur les pages du passé !
Viens me sauver des heures écoulées
Dans les tourments de la pensée .
Khadija, Agadir le Samedi 05/01/2013 à 00 :45
"Il est des sourires qui séduisent plus que des paroles et rendent plus heureux que des mots"
C. Valette
Huile sur toile / Catherine Valette
La tradition de la galette des rois n’a jamais été très installée dans la famille. Je n’en ai d’ailleurs que quelques bribes de souvenirs : une photo de mon fils âgé de trois ou quatre ans, une couronne sur la tête, trois fèves assez jolies dans une vitrine et quelques images furtives et olfactives sortant de ma mémoire : têtes couronnées riant aux éclats, vin mousseux et frangipane…. De bons moments sans aucun doute mais tellement lointains, issus tout droit de la bibliothèque de mon autre vie.
Telle la Belle au bois dormant, sortant d’un trop long sommeil, j’ai depuis quelques temps très envie de mordre la vie à pleines dents… et de grignoter un peu trop. Il faut bien avouer que les soirées sont longues durant ces mois d’hiver. Blottie dans le creux de mon divan, sirotant un thé au miel, une petite douceur à portée de main, papouillant distraitement mes deux petits chiens tout en zappant d’un programme à l’autre de la télé, je réfléchis bien (trop) souvent au tournant que devrait prendre ma vie. J’aimerais maintenant que cette période transitoire prenne fin.
En passant devant le rayon pâtisserie de mon magasin favori, quelques galettes des rois dorées à souhait ont attiré mon regard. Ma main s’est tendue mais n’a pas accompli le geste… A quoi bon ? Il n’existe pas de galette individuelle. D’ailleurs, cela n’aurait pas vraiment de sens. Je feindrais la surprise de tomber sur la fève… Une reine sans royaume, sans valet et surtout sans roi.
Une idée un peu folle m’est alors passée par la tête : mes hanches auront évité le bénéfice de la dégustation d’une galette mais je me suis mis au défit de trouver un roi pour partager celle de l’année prochaine. Un peu plus de trois cents jours pour faire mon marché, trouver le partenaire qui arrivera à me supporter, pas trop chiant, gentil et qui acceptera de partager gâteau, fève, couronne… et plus si affinité. Même si je bouge plus qu’avant, ce n’est pas gagné d’avance. D’autant plus qu’avec la cessation d’activité de mon auberge favorite et l’hiver qui n’en finit pas, je n’ai pas tellement l’occasion de faire de nouvelles connaissances ni de faire des choses particulièrement plus intéressantes que regarder la télé ou surfer sur le net.
C’est ainsi que je suis tombée sur une publicité de site de rencontres. J’ai toujours dit et répété haut et fort que j’aurais bien trop peur. C’est sans doute un peu stupide, vu que tant que ça reste virtuel, il y a moins de danger que dans la réalité. D’ailleurs, toute rencontre, quelle qu’elle soit est une loterie. Et je dois bien avouer que dans ce domaine, j’ai eu ma part de chance.
Alors, vu qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’ayant rien de mieux à faire, je me suis lancée dans l’aventure… J’ai rempli le bon de commande : le moins de renseignements possibles me concernant et un peu plus pour le candidat potentiel. Curieusement, les questions que le site posait ne m’étaient jamais venues à l’esprit : physiquement, je n’en ai rien à faire. Pourvu qu’il ait des yeux pour voir la vie en couleur, une épaule pour que je puisse y poser ma tête, des mains pour prendre la mienne et tendre l’autre, un cœur pour m’aimer assez, je ne demande rien d’autre. Son âge ? Peu m’importe. Ses qualités ? Ses défauts ? Je pourrai les aimer s’il accepte les miens. Je ne souhaite pas rencontrer un extraterrestre, mais un être tout simplement humain. Est-ce donc si compliqué ? J’ai donc complété le formulaire au mieux.
J’ai reçu confirmation de mon inscription dans les minutes qui ont suivi ainsi qu’une promesse d’avoir des nouvelles sous peu. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi rapide. J’ai passé ma soirée à cliquer sur le site et supprimer les demandes de contacts. Je me suis sentie aussi envahie que dans une grande surface en période de fêtes où des représentants vous incitent à déguster un tas de trucs un peu douteux que vous êtes sensés aimer sous peine de passer pour une idiote.
C’est ainsi qu’après quatre heures, trente-six minutes et quelques secondes, je me suis désinscrite du site. Finalement, les rencontres, si elles sont arrangées, c’est un peu comme quand on découpe la galette et que la fève apparaît. On feint de ne pas la voir et on s’empresse de donner le morceau à celui qu’on espère qui vous choisira pour reine… Je préfère laisser cette part au hasard en brûlant un cierge à Sainte Rita, patronne des causes désespérées et en allant me balader au gré de mes envies. Et si l’année prochaine je ne trouve pas mon roi, je dégusterai une galette en regardant la télé tout en papouillant distraitement mes petits chiens, rêvant qu’un jour mon prince viendra…
A ne pas rater à 20h 25 sur la une RTB ce mercredi magazine "Devoir d'enquête, "une enquête qui lève le voile sur les faux qui se cachent dans les musées et prestigieuses maisons de vente aux enchères". Vous serez surpris et même déçu, surtout les admirateurs de "La chute d'Icare de Bruegel.
M.Osadtchouk
Un petit texte écrit il y a quelques années ...
Diversité
Hommes prisonniers
Hommes sacrifiés
Hommes délaissés
Par la guerre et le mensonge
Hommes écrasés
Hommes tués, brûlés
Hommes exterminés
Par le mensonge de la guerre
Hommes dénaturés
Hommes bêtifiés
Hommes sans pitié
Pour la défense des idées
Hommes statufiés
Hommes glorifiés
Hommes épaulés
Pour la défense des libertés
Hommes sans nom
Hommes sans passé
Hommes sans avenir
Pour la sauvegarde de l'humanité
Hommes oubliés
Hommes critiqués
Hommes désabusés
Dans une humanité mal gardée
Hommes aimés
Hommes encensés
Hommes respectés
Par quelques unités
Hommes guerriers
Hommes éduqués
Hommes estimés
Par la communauté
Quelle diversité
Quelle opportunité
Quelle liberté
D'être l'unité dans cette quantité.
Michel Snoeck
Bonjour vous tous...
J'ai -enfin- reçu l'accord de My Major Compagny pour la mise en ligne de mon projet. Ainsi, les internautes pourront, s'ils le souhaitent et si mon projet les intéresse, le soutenir jusqu'à sa publication.
J'ai besoin de vous. Aidez-moi à réaliser ce rêve. Le premier chapitre de mon roman est en ligne, les suivants suivront au fil du temps. Si mon style vous convainc, vous convient, misez sur moi.
Merci
le lien :
http://www.mymajorcompany.com/projects/chacun-de-nous-cache-un-secret-honteux
En tant que Community manager du réseau Arts et Lettres, je vous rappelle que les billets de blogue autorisent 100 000 caractères (html), ce qui est assez considérable: vous avez donc de larges et généreuses possibilités de faire de beaux billets bien illustrés et commentés.
Ces vastes espaces d'édition vous sont offerts, servez-vous en donc.
Si vous désirez éditer des textes plus longs, vous pouvez vous adresser à Robert Paul, notre fondateur et administrateur général qui, cas par cas, examinera d'autres possibilités.
La Nidhorisana est une peinture que je l'ai réalisée en 2012 durant un voyage à Marseille, et je vous la propose afin de partager un grand moment de plaisir et d'harmonie.
Soliloque
Je ressentis, dès mon enfance
De nombreux et troublants émois.
J'entretins, dans mon innocence,
L'espoir qui fut ma seule foi.
Or, je suis demeurée pareille,
Celle qui célébrant la vie,
Souvent exulte et s'émerveille.
Emplie de projets et d'envies.
Présentement, je n'attends plus.
Je suis bien dans l'indifférence,
Qui rend les regrets superflus
Et les projets sans importance.
J'éprouve du plaisir à prendre
Les fruits que l'énergie génère,
Sans promesse, sans faire attendre.
Sereinement, je les espère.
8 janvier 2013
