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Ce momument possède une des plus importantes bibliothèques du pays, riche de 40.000 oeuvres, véritable synthèse du savoir encyclopédique du XVIIIe siècle.

C'est une immense galerie "rocaille"commandée par les chanoines augustiniens à Manuel Caetano de Sousa. Beaucoup de ces volumes ont été reliés dans les propres ateliers du couvent.

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Le Couvent Royal de Mafra, construit par le roi Joào V (1689-1750) en accomplissement du voeu qu'il aurait fait d'élever une basilique si sa femme Maria Ana d'Autriche lui donnait un héritier - ou s'il obtenait la guérison de la grave maladie dont il était atteint - est le monument le plus important du Portugal.

L'edifice construit en pierre calcaire de la région de Sintra occupe une surface de 370790 m2 , il compte 1200 pièces, 4700 portes et fenêtres et 156 escaliers.

 

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La salle du Trône.

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Auprès de mon arbre

  • Auprès12272821874?profile=original de mon arbre je vivais heureuse , ce n'était pas un Sycomore ..non , mais un sapin qui avait 50 ans et qui au fil des ans dépérissait , ce fût la mort dans l'âme que je le fis abattre .
  • Je ressentais sa souffrance , ses branches tout d'abord tombant une à une , puis le bruit de scie sur son tronc ..Tout comme moi il pleurait !!!!
  • En ouvrant chaque matin la fenêtre de ma chambre il était là et savait que je l'admirais ,et pour me remercier il se couvrait de petites boules , signe de sa prospérité ..
  • Voilà une histoire bien courte me direz vous ..mais l'essentiel n'est il pas dans l'amour que nous avions mutuellement ., et dans l'amitié que e vous porte..
  • C'est pourquoi je partage avec vous ce souvenir .
  • Les arbres sont pour moi indispensables à ma Vie , j'en ai besoin pour respirer et si toi mon sapin tu n'es plus là , je cours chaque fois que possible voir tes frères dans cette forêt si proche ..
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Solen le 18 Juillet 2012
 
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J'ai créé ce réseau début juillet 2009, soit il y a trois ans et demi. Il a fait l'objet de 5 067 736 consultations de pages.

Les visites du site s'élèvent actuellement à 932 936 visites et à 483 830 visiteurs uniques.

Voici le graphique de la présentation de l'audience fourni par Google Analytics:

 

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Arts et Lettres 3575 membres
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273 discussions
4788 événements
6852 billets

 

En vous remerciant tous de votre collaboration

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Robert Paul

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Des corps passent...

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Des corps passent

à travers les rayons de lumière

Et parfois, près du lavoir  

un cheval s'évanouit. 

 

 

Une petite flamme douce

dure jusqu'au matin. 

Donne-moi la main...

 

 

Qu'un homme se lève et titube

vers l'escalier

où dorment les livres

et tout est changé.

La paix descend

de la lucarne où la nuit bleue

fait signe.

 

Quelque chose bouge à l'intérieur

qui n'est ni tout à fait le monde

ni tout à fait soi.

 

Dans le jardin de la maison 

d'où les enfants se sont envolés,

un rouge-gorge s'attarde.

 

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               Je vous invite tous à lire ce livre, pour lequel je viens de rédiger une petite note de lecture :

                        Les enfants du Grand Jardin

 

                           de Carine-Laure DESGUIN

 

aux Editions Chloé des Lys (Belgique) 2012

 

 

     On pourrait dire : « C'est l'histoire d'enfants abandonnés, issus de familles misérables, de parents alcooliques, drogués, à la rue, que leur enfants ont peu ou pas connus, et que deux femmes, Nicole et Marianne, ont recueillis, pour leur donner le goût de la vie et leur ouvrir l'avenir ».

        Et on aurait appris bien peu sur ce que sont « Les enfants du Grand Jardin »... Mais il est vrai qu'il difficile de rendre compte de cette féerie verbale, de ce feu d'artifices de mots, ou un son en entraîne un autre, une image une autre, dans une sorte de farandole endiablée. Le sens est là, mais l'essentiel du livre réside dans ce style créateur, inventif, coloré, qui fait jaillir des phrases des images inconnues, des associations improbables.

       Le narrateur, Vérone - tous les enfants portent le nom d'une ville, Venise, Oran, Berlin, Capri... – est un de ces « pauvres enfants », de ces « têtes à trous », qui ne « pigent » pas tout, que tout destinait au départ à la rue, à l'enfermement, voire à la mort. Mais, comme tous les enfants du monde, il est doué de l'incroyable pouvoir de l'innocence et de l'émerveillement. Et il a eu la chance de croiser le chemin de Nicole et Marianne, ces deux fées du bonheur, ces deux donneuses d'un amour libre et inépuisable.

      Dans le carré vert du « Grand Jardin », les trous se colmatent, les joies s'unissent, les désirs se libèrent. « Mission accomplie » pour les deux femmes. Le malheur s'oublie, c'est le bonheur qui gagne. Et l'histoire devient celle d'un « Grand Jardin pour tout le monde, pour les enfants de tous les pays de la terre, pour les lutins, pour les étoiles, pour les oiseaux des airs, pour les artichauts, pour les crapauds et les rivières profondes... »

     Prenez ce livre entre vos mains et ouvrez-le, aucune analyse ne peut rendre compte de l'exubérante magie de sa langue. On ne résume pas un poème, on le lit...

 

Anne Renault, auteur de Chloé des Lys

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Le choix

 

Je tourne en rond,

Pas de violons.

Vrai, je bougonne

Dieu me pardonne!

M'en prends au sort,

Mais bien à tort,

J'ai de la chance,

Nulle souffrance.

C'est par dépit

Ou parti-pris;

Me veux sans âge

Et sans visage.

Ô vanité

Des vanités!

Je fais ce choix

Pour rester moi.

 

29 janvier 2013.

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Comment s’y retrouver ?

Comment s’y retrouver ?

 

Partis côte à côte

En habit du dimanche,

 Lui en smoking,

Elle dans sa robe blanche

D’organdi.

 

L’orage rôdant en quelques lieux

Lointains…

Heureux,

Rien n’influerait leur bonheur.

Côte à côte,

Ils allaient d’un même pas…

Mais où ?

L’horizon s’échappait

Loin dans la plaine…

Parfois

Un clocher pointait

Au sortir de la brume

Un village, son église

Son cimetière, sûrement.

Qu’importe…

Il fallait pousser une à une

Les portes de la vie :

Danser au village,

Travailler la terre,

Où le bois,

Ou le fer,

Ou la pierre.

Gagner son pain

A la sueur de son front.

Tout…oui, tout…

Mais pas la guerre.

 

Ils allaient d’un même pas ?

Mais où s’en allaient –ils

Dans quel village ?

Quelle église, quel cimetière…

Quel temple ?

Lui et elle

Fonderont une famille

Sûrement.

L’orage rôdant en quelques lieux

Lointains

Envoie des messagers faire part

 Des rumeurs ;

Côte à côte

Rien n’influera leur bonheur.

Voilà,

Que l’amour soldé

Cherche une autre identité,

Du pire invente

Une autre moralité :

Masculin, féminin

Egale

Elle, elle,

Ou lui, lui

Magnifique règle d’or.

L’anomalie est dans le nid,

L’archétype a fait long feu :

L’esprit va-t-il damner les âmes,

Embrouiller les consciences ?

Partis côte à côte,

Telles deux lignes s’unissant

Sur l’horizon lointain,

Qui s’effacent dans la rectitude

Qui les unit.

 

Dis –moi, ma mère

Dis-moi mon père…

Comment s’y retrouver ?

 

Pierre WATTEBLED- le 29 janvier 2013.

 

 

 

 

 

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L’alphabet de Vénus.

 

Les billets s’envolent  couverts de  poésies,

Et toutes les couleurs entonnent à l’unisson,

 

DO  eh, eh !  je rougis,  RE  ici  j’orange !

MI coincoin  je Jaunis, FA ! holà je verdis,

SOL je suis caméléon, voilà que  je  bleuis,

LA beuh ! j’indigote, comme c’est étrange,

SI  je  violette  sur  les  traces  d’Iris* !

 

Couleurs de l’arc-en-ciel, voile aux fantaisies,

Associées aux teintes  les lettres sont des sons.

 

Rouge orange  jaune,  vert bleu pour le top,

Sont  côte à côte avec,  l’indigo de  la  leçon,

Le  violet  fini  ce  ruban  fantascop’*,

Des blagues d’optique  qui joue au polisson.

 

Les rayons du soleil  ont pris des gouttes d’eau,

Comme ascenseur du ciel, l’écharpe de Vénus*,

Pour permettre aux lettres, ces précieux  joyaux,

D’atterrir  dans  l’écrin  d’un  grand  bibliobus.

 

Les traits glissent en riant  sur l’arc-en-ciel joyeux,

Du  flot  de  nuances  qui  s’écoule  avec  bruit,

Pour apprendre aux enfants des mots moins ennuyeux,

Qui les  font saliver  comme bonbons ou fruits.

 

Le  Rouge  colère  tel  un  diable  égaré,

L’O est une orange, le Jaune un bouton d’or,

Le V paraît herbeux comme le vert des prés,

Bleu SOL est merveilleux tout comme en Côte-d’Or.

 

Un  bleu profond mêlé  de reflets violets,

Amuse  l’Indigo,  sonne  la  note  LA,

Brassé de rouge et bleu  le deuil du Violet,

Symbole  de  sérieux  honnit  les  falbalas.

 

Les livres ouvrent le bal aux ouvrages imprimés,

De  signes  graphiques  minuscules ou  géants,

Pour  parler  des  contes  quelquefois  animés,

D’images  cocasses  tombées  sur  leur  séant.

 

L’enfançon* bienheureux  devenu  adulte,

Dévore  des  yeux  l’aventure  des  mots,

Qui préserve les bons dans le grand tumulte,

D’un bouquin magique  rempli de fléaux.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

*fantascope  masculin(Optique) Fantasmascope. jeux d’optique,    *enfançon  masculin (Vieilli) Enfant en bas âge.    *écharpe de Vénus autre nom de l’arc-en-ciel.    Les poètes prétendaient que l'arc-en-ciel était la trace du pied d'Iris ... Ce phénomène céleste se désigne aussi poétiquement par le nom d'écharpe d'Iris.

 

Choix des lettres

Un occultiste du XIX° s., maître Philippe de Lyon, soutenait ceci : "Les sons, comme la lumière, sont formés de couleurs qui exercent une grande influence sur l'organisme. Do (rouge) : il excite le cerveau et agit sur l'estomac et les intestins. Ré (orangé) : il agit sur l'estomac, l'abdomen, les intestins... Mi (jaune) : action sur le cœur, la rate. Fa (vert) : il contracte le diaphragme. Sol (bleu) : il agit principalement sur la partie supérieure des organes et sur les bras. La (indigo) : donne des tremblements (cœur et région cardiaque). Si (violet) : elle agit directement sur le cœur lui-même."[6] Dans son livre, Du spirituel dans l'art (1911), Kandinsky justifie les couleurs par leur musique, il assimile les couleurs à des sons. Klee compare les couleurs à des voix. Wikipédia

Couleurs de l’arc-en-ciel

Aujourd'hui en occident le nombre généralement retenu est sept, fixé par Isaac Newton : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Ce nombre sept a en partie été choisi à cause de l'analogie entre la lumière et le son, la gamme musicale comprenant sept notes par octave. Il correspond aussi approximativement au nombre de couleurs qu'un individu moyen peut discriminer dans le spectre lumineux[

Wikipédia.

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Nos hivers québécois

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 Doux ami,

Si tu voyais, ici, comme c'est beau l'hiver !

Les érables géants, sculptures délicates,
Étalent leurs ramures noircies sur de la nacre.

La neige immaculée s'amoncelle partout,

Sur les toits, les sapins ,en bancs sur le gazon.
Pour qui s'y aventure, elle est sable mouvant.

Les rues ensoleillée sont des tableaux charmants,
Des ombres y varient selon l'humeur du temps,
En symétrie fidèle, au tout commencement.

L'air frais, froid ou glacé, est chargé d'énergie.
Si l'on veut s'attarder il faut se rendre actif.
Lors, ce n'est qu'à l'abri, qu'on devient nonchalant.

Derrière d'immenses baies, fasciné ,on contemple,
Dans l'éblouissement, en pleine nuit souvent,
Des haies de porcelaine, des gerbes de cristal.

17/12 2003

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Ça ne me dérange pas.

12272860484?profile=originalÇa ne me dérange pas ces travailleurs Polonais dans mon pays.
La main-d’oeuvre étrangère qui creusent des trous gare du midi.
 
Ça ne me dérange pas de voir ces femmes voilées. 
Et leurs hommes en nombre aller prier à la mosquée. 
 
Ça ne me dérange pas au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. 
A genoux, je baisse à la tête,  je vous salue Marie. 
 
Ça ne me dérange pas de céder ma place dans l’autobus.
De tenir la porte derrière moi à la poste une fois de plus.
 
Ça ne me dérange pas de voir ces jeunes qui réussissent leurs études.
Pendant que d’autres délinquants fument et glandent dans les rues. 
 
Ça ne me dérange pas de regarder ces jeunes filles sur la plage. 
Du moment que vis à vis de ma femme je reste un homme sage.
 
Ça ne me dérange pas que l’état me prenne un peu trop d’euros. 
Je ferai en sorte dans mon travail de ne plus en donner trop. 
  
Ça ne me dérange pas que mes voisins du dessus font du bruit. 
Un jour, promis, je ferai une grande fête avec tous mes amis.
 
Ça ne me dérange pas de rester de longues minutes dans ce trafic. 
J’ai le temps de penser pour écrire un texte encore plus magnifique. 
 
Ça ne me dérange ces trains tout le temps en retard. 
On a beau le répéter  c'est devenu de l'Art en gare !  
 
Ça ne me dérange pas non plus, s’il pleut souvent.  
On sait bien, après la pluie, le temps est autrement.  
 
Ça ne me dérange pas d’avoir eu mal lors de ma dernière chute à cheval.
J'ai mon écran plat, mon fauteuil stressless et je lis mon journal. 
 
Ça ne me dérange pas que tu fasses du bruit avec l’aspirateur. 
Quand je regarde un film, Ali-baba et les quarante voleurs. 
 
Ça ne me dérange pas quand tu cuisines du poisson. 
Il paraît que pour notre corps c'est tellement bon. 
 
Ça ne me dérange pas ce boucan quand tu fais la vaisselle.
Moi, je te dérange bien tous les matins avec mon réveil. 
 
Ça ne me dérange pas lorsque tu me dis que tu n’a pas envie. 
Ce sera pour plus tard, je sais qu’au fond de toi, tu es gentille. 
 
Non, ça ne me dérange pas. 
Ben2013
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L'énergie du langage

 

Les mots créent la beauté autant que des émois.

Un poème, souvent, peut offrir une toile.

D'espaces inconnus, il soulève le voile,

Les rendant accessibles, exaltants maintes fois.

La plume remplaçant, par talent, le pinceau,

De signes rassemblés, fait surgir des couleurs,

Peint des scènes choisies, de l'endroit ou d'ailleurs.

Peut réussir, ainsi, de superbes tableaux,

Et, durant les saisons, de vives aquarelles.

Les tableaux réussis causent des coups de coeur.

Y sont en harmonie les formes et les couleurs,

Mais ces apparitions demeurant virtuelles.

Toute langue possède une extrême énergie,

Des réserves de mots qui, heureusement, font

Que l'on se comprend bien; lors l'ignorance fond.

Elle engendre, l'humour, la grâce et la magie.

25 janvier 2013

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Rencontre du Cercle de la Rotonde

12272859855?profile=originalRencontre du Cercle de la Rotonde,

le vendredi 22 février 2013

à 18h

à la Bibliothèque de Tournai (Auditorium)

Entretien avec Isabelle Bielecki, Emmanuelle Ménard, Claude Miseur et Françoise Pirart

(18h)

Sur le thème : écrire et lire, fils conducteurs des émotions

Animation : Marie-Clotilde Roose

La présentation dʼIsabelle Bielecki, reportée du 30 novembre dernier, se trouve en ligne sur notre

site à cette date. Pour rappel, son recueil Le Labyrinthe de Papier (Ed. Le Coudrier, 2010), traite

de la mémoire et du témoignage quʼest lʼécriture : Parfois un mot téméraire / Surgit tout nu / Par

bravade / Mais il tremble quand même / Lʼinsolence lui tient lieu de chaleur. Son livre Petite

musique pour cent interprètes ou comment devenir poète, présente des textes dʼun genre

nouveau : chaque ʻstichouʼ, humoristique ou réflexif, veut ouvrir le quotidien à la poésie,

accompagné des encres subtiles de Suzanne Arhex. La passion amoureuse dessine lʼautre versant

de son écriture, à travers pièces de théâtre et recueils (nouvelles, poésie). Isabelle Bielecki anime

plusieurs lieux de rencontres littéraires, dont le Grenier Jane Tony.

Emmanuelle Ménard y a publié dans la revue « Les Elytres du hanneton », et en 2012, fait paraître

son premier recueil de poésie, Impressions new-yorkaises, aux éd. Le Coudrier avec quatre

illustrations de ses peintures, et une préface du poète Jean-Michel Aubevert : « elle ne procède pas

par petites touches nuancées mais par lʼapposition de couleurs opposées ». Ce contraste opère

aussi bien dans les tours sinueuses peintes par lʼauteure, comme serpents se hissant sur leur

queue, que dans les poèmes courts : Délit de vitesse / je prends / les ascenseurs du ciel / et monte

le vertige / qui me retient en bas. Ce recueil, en bien des aspects, fait écho à son livre Deux jours

comme lʼhiver, édité chez LʼHarmattan ; un premier roman sollicité par Erik Orsenna pour le prix

Orange. Le titre résume la durée dʼun monologue, muet de désespoir : François, quitté par sa

compagne, se remémore le passé, lʼintense bonheur comme les arêtes et les chutes. Son errance

dans Paris est lʼoccasion de réflexions âpres sur la vie moderne, jusquʼà ce que la fatigue et une

sorte de folie lʼemmènent au bout de lui-même.

Claude Miseur, baigné dans la poésie depuis lʼenfance, est resté longtemps discret sur ses

propres écrits, remarqués par Pierre Seghers dès 1975 : « Langage limpide pour une extrême

exigence ; cela coule de source. » Publiant sur son blog http://www.123website.be/Claude-Miseur,

et en quelques revues comme « Traversées », il vient de sortir son premier recueil Variations et

Sortilèges aux éd. Novelas, avec des encres légères, enlevées, de Patrick De Meulenaere. Echos

à la nature, entrelacs dʼémotions et dʼimages raffinées, ces poèmes ouvrent de vrais espaces où se

rafraîchir : Une source impatience / pousse un sang de vanille / vers le puits de lumière / jusquʼau

duvet moussu / de nos métamorphoses. Ce mince recueil offre quelques poèmes brillant de

simplicité et de grâce ; invitant à découvrir lʼoeuvre dʼun orfèvre de la parole, infiniment patient.

Françoise Pirart, romancière et nouvelliste réputée, également biographe et animatrice dʼateliers

dʼécriture, a publié chez Luce Wilquin son dixième roman, Sans nul espoir de vous revoir, dont

lʼinspiration lui est venue dʼun récit authentique, quʼelle a traduit avec Pierre Maury : un voyage à

pied à travers lʼempire russe, rédigé par un militaire britannique, John Dundas Cochrane, de 1820 à

1823. Y greffant une relation sentimentale entre un jeune homme promis à une brillante carrière de

ténor, et la belle Elisabeth dʼAncourt, de vingt ans son aînée, ce récit palpitant atteste dʼune grande

intelligence de la construction narratrice et des ressorts intimes de lʼâme. Entre échanges

épistolaires et récit haletant dʼun périple vers les grands espaces sauvages et glacés, le lecteur

sʼattend à toutes les dérives. Mais ce serait sans compter sur la grande rigueur qui anime le héros,

rivé au travail dʼobservation des peuplades rencontrées. Un itinéraire à couper le souffle.

Marie-Clotilde Roose

Lieu de la rencontre :

BIBLIOTHEQUE DE TOURNAI

Maison de la Culture, 2 Boulevard des Frères Rimbaut, 7500 Tournai.

Infos :

Le Cercle de la Rotonde, 8 rue du Touquet, B-7522 Blandain.

Tel/fax : 069.23.68.93 rotonde@scarlet.be

Site : www.lecercledelarotonde.be

Entrée libre.

Avec lʼaide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Haïkus du chat

Haïkus du chat

 

Chat dolent qui pêche

Hypothétique friture

Moustaches frisantes

 

La Sainte-Baume

Oliviers en floraison

Mai Provençal en transe

 

Le sable rouge

Sous la lune rousse

Feux follets sur Mars   

 

Carré blanc sur fond bleu

Vent sournois sur le Mont-Blanc

Savoyard au nez rouge

 

Mano en la mano

Lutte féroce endiablée

Les dents sont tombées

 

Il n'y a pas de peau 

L’affaire est dans le sac     

Lapin carottes

 

Mise en page

Mise en bouches gourmandes

Mises en gueules d'amour

 

 

 

                                                                      Raymond Martin

                                                                                                                          27.01.2013

 

 

 

                                                                                                                                                                

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Coups de griffes pour coups de dents

À huit ans, Jean-Clause, à l’école,

N’avait pas rendu coup pour coup

Et cela avait semblé drôle

Aux témoins qui riaient beaucoup.

On lui avait dit, qu’en colère,

On peut causer un bien grand tort;

Hélas! il n’y a rien à faire

Quand un geste entraîne la mort.

N’étant pas sûr de son contrôle,

Que l’on soit ou non le plus fort,

Il vaut mieux se battre en paroles

Et ne pas défier le sort.

Coups de griffes pour coups de dents,

On triomphera, on l’espère.

Attaqué, on devient méchant,

On crie à l’aide et c’est la guerre!

 

19 avril 2007

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Ils furent nombreux les photographes de la ruée vers l'or du Klondike (Yukon, Canada) et le l'Alaska. Mais combien connaissent leurs noms ? d'autant que nombre d'entre eux sont oubliés, leurs clichés éparpillés. Je veux rendre hommage aujourd'hui à deux d'entre-eux, et des plus talentueux. Et loin d'être les plus renommés, mais pour moi les plus fameux. Je veux parler de Case & Draper. Mais patientons un peu...

Le plus connu est certainement Eric A. Hegg, certainement parce que Ethel Anderson Becker lui consacra une monographie, Klondike'98, dès 1949 (chose peu courante un photographe à l'époque), et aussi pour ses cartes postales qui ont beaucoup circulé. Il faut dire qu'il avait du talent, notamment celui d'être toujours là au bon moment, le premier le plus souvent. Et qu'il a laissé dans l'imaginaire collectif la photo la plus célèbre de la ruée vers l'or (cf. mon billet intitulé "La pépite"). Charles Chaplin s'en souviendra...

Citons encore Benjamin W. Kilburn, Benneville L. Singley (les plus productifs, mais pas les moins doués), William H. Rau, Harry C. Barley, Veazie Wilson, Louis H. Pedersen, Joseph Burr Tyrrell, H. J. Goetzman, T. W. Ingersoll, R. Y. Young, Walter Strand, Wolfe, Graves, Griffith & Griffith, Robertson & Darms, Larss & Duclos, George Hicks, Ernest Keir, Wilfred et Ed McDaniel, Frank La Roche ou Asahel Curtis (oui, le frère d'Edward S. Curtis, excellent photographe lui aussi, hélas laissé dans son ombre). Mais je vous fais mariner... (si vous me pressez je pourrais y revenir...)

William H. Case et Herbert H. Draper s'associèrent et travaillèrent dans leur studio de Skagway (Alaska) de 1898 à 1908 et conjointement à Juneau de 1905 à 1907, jusqu'à leur séparation, Draper restant à Skagway jusqu'en 1913 et Case à Juneau jusqu'en 1920, dates de leurs morts respectives.

Oui mais leur travail ?

Case & Draper furent certainement les plus novateurs, les plus modernes, explorant des domaines variés avec un sens du cadrage hors du commun.
Dans leurs vues en extérieur, paysagistes hors pair, ils apportaient souvent un détail, arrière ou avant-plan, qui donne vie à leurs clichés. Une vue du fleuve Yukon avec un esquif passant entre deux rocs les rapides de "Five Fingers", alors que d'autres, je pense à la même prise par Barley, ne faisaient pas vivre le site, ou de simples cabanes de mineurs :

12272864071?profile=originalYukon River (Canada, photo Case & Draper, ca 1900 ; collection L.M)

Pour les intérieurs, froids, mécaniques, désincarnés, comme leur série "Treadwell Gold mines", un sens de la perspective, de la composition, de la lumière, qui en font des oeuvres presque abstraites, "cubistes", qui font penser tant à Vasarely, le père de l'art optique, qu'à M. C. Escher, fou de figures spatiales mathématiques abstraites, à Léger...Intemporel miroir magique mais combien humain ainsi définirai-je leur travail.

12272864670?profile=originalTreadwell mines. Douglas island, Alaska (Etats-Unis, photo Case & Draper, 1906 ; coll. L.M)

Comme on le voit, un photo "industrielle" permet à nos photographes d'exercer leur talent, perspectives, contrastes, lumière, profondeur, offrent une image d'une grande modernité.
Pendant la ruée vers l'or en Alaska, la "Treadwell gold mine" fut la plus grande mine d'or du monde, tournant 24h sur 24. Son propriétaire, John Treadwell (1842-1927), dirigea son activité de 1881 à 1922, employant jusqu'à 2000 personnes.

Enfin et surtout ils furent des ethno-photographes avant l'heure. Bien que réalisées en studio, leurs photos sont loin de maints clichés d'alors où le "sauvage" est montré comme ours en foire ou larron sur toile de fond. Déjà ombres et lumières dessinent les Indiens comme le feraient les grands maîtres du portrait pour des princes de cour (il faudra attendre les célèbres studios Harcourt créés en 1934 pour ainsi mettre en valeur les vedettes avec ce sens du noir et blanc), témoignant d'un respect pour le modèle qui force l'admiration. De plus ces portraits ont une valeur ethnographique incontestable, témoignages uniques des indiens Tlinglit  (ou Thlinkit) au début du vingtième siècle. Je pense notamment aux portraits des chefs Ano-Thlosh ou Cow-Dik-Ney, ou d'autres membres de cette nation, hommes ou femmes, ainsi que les objets de leur quotidien captés comme les objets d'art qu'ils sont, mais perçus alors comme des curiosités incongrues, pris en 1906-1907. C'est là qu'ils rejoignent l'immense Edward Sheriff Curtis (1868-1952), oublié à sa mort, emporté par une crise cardiaque autant que par la fièvre de l'or, mais heureusement redécouvert dans les années 1970.

Sur le vif, ils ont également beaucoup photographié les travailleurs, les gens de peu, les anonymes, mineurs ou pêcheurs, employés ou charpentiers, du Grand Nord.

Dire qu'à ma connaissance aucune monographie, aussi bien en français qu'en anglais, n'existe de ces deux grands noms de la photographie ! Même dans la littérature la plus pointue, consacrée aussi bien à l'histoire de la photographie qu'à la ruée vers l'or du Klondike ou aux Indiens d'Amérique du Nord, on ne les trouve que rarement ne serait-ce que mentionnés (néanmoins certaines photos sont visibles en ligne, notamment sur le site de l'Alaska Historical Collection de l'Alaska State Library).

12272865070?profile=originalLignes de fuite (aéroport d'Abu Dhabi, 2012 ; photo L.M prise en hommage à Case & Draper).

Lansardière Michel

Les photographies proviennent de ma collection personnelle. Je dois néanmoins la photo n°2 à Chantal Roussel qui m'en fit cadeau et que je remercie ici.

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