En toute simplicité avec ce détail d'une grande aquarelle de plus de trois décennies où les symboles sont toujours d'actualité, je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2013 ! Je reviendrai vers vous dès que possible pour faire un petit bilan de 2012 et vous parler des perspectives 2013…
En cette Nouvelle Année 2013, nous dissipons avec Gilbert CORBIERES quelques divergences afin de travailler à nouveau ensemble...J'en profite pour adresser mes VOEUX LES MEILLEURS à tous les amis d' "ARTS ET LETTRES "!!!
NOCES DE PLUTONIUM est désormais sur YOU TUBE...
Un scénario de Georges PECH, réalisation de Gilbert CORBIERES...
Interprétation d'Irène SORMANI, Georges PECH et Michel SIDOBRE...
Et des figurants du petit monde de GILBERT, familial et affectif.
Bon visionnage et BONNE ANNEE 2013 ! Avec des accents du Midi de la France!
''Vous dédier ce texte de mon dernier recueil c'est ma façon à moi de souhaiter à vous tous mes voeux les meilleurs et les plus sincères pour l'année 2013.''
Publié(e) par Deashelle le 30 décembre 2012 à 8:00
Vous avez sans doute vu les affiches. Il vous reste deux bonnes semaines pour aller voir la magnifique rétrospective de Constant Permeke au palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Cette exposition réunissant quelque 130 œuvres a été organisée à l’occasion du 60e anniversaire de sa mort et se tiendra aux Beaux-Arts jusqu’au 20 janvier.
Chef de file des peintres expressionnistes flamands, Constant Permeke s’intéresse à l’humain (« het menselijke »), aux petites gens, aux travailleurs de la terre et à ceux de la mer. La matière épaisse et la palette sombre soulignent leur condition de vie douloureuse. Permeke inaugure une nouvelle façon de regarder le peuple, refuse les règles et se veut avant tout l i b r e. Il travaille sa « Marine » avec d’énormes brosses gorgées de couleurs terre avec une énergie folle : l’homme est aux prises avec les éléments qui le meurtrissent.
Voici « Marietje » (sa femme Marie Delaere) vue de dos avec châle, pour l’anonymat, peinte en 1907 à Gand dans une tradition encore impressionniste. Une femme qui deviendra un archétype humain. La grossesse est toujours une source d’angoisse dans les campagnes… Toute sa vie, ce peintre volcanique armé de brosses et de matière picturale lourde comme de la lave peindra la femme avec générosité. Son inspiration, Marietje, était une délicate dentelière qui lui donna six enfants dont quatre survécurent. Les émotions du peintre se pétrifient soudain dans le béton et revoilà Marietje symbolisant la fécondité. Permeke fuit l’anecdotique, aime déformer les corps de ses personnages monumentaux. C’est l’émotion qui le pousse dans l’exagération picturale. Il aime leur donner des traits rudes, des épaules carrées et des mains démesurées. Il les faire bouger ou les cloue sur la glèbe avec des pieds de géants. Il dit peindre « ce qu’il croit avoir vu.» Il n’a cure de l’érotisme de l’expressionisme allemand et ne veut rien prouver.
L’exposition suit donc le peintre, l’évolution de son style au rythme des lieux où il séjourne : Ostende, sa ville natale, Gand où il rencontre ses amis Frits Van den Berghe, les frères Gust et Léon De Smet. Puis c’est la communauté d’artistes de Laethem-Saint-Martin jusqu’en 1912. Puis l’Angleterre où il est envoyé pour soigner sa blessure de guerre au siège d’Anvers et où il séjourne 3 ans. Naissent trois enfants. Il découvre Turner, il peint la Moisson dans le Devonshire. Marin le jour pour nourrir sa famille, il peint le soir. Retour au plat pays qui est le sien en 1919. Il a vendu « Les deux frères marins » et le voilà à Jabbeke où il se fait construire une maison et un atelier, transformés en Musée provincial Constant Permeke en 1959.
Regardez cette famille autour de la table au bout d’une journée harassante et le drame de la mort prochaine du 4e enfant. Voici l’homme à table sous la suspension qui lit le journal à la famille « A propos de Permeke » (« Over Permeke ») Une pointe d’humour, c’est de lui que parle le journal ! Une pointe de cubisme semble intensifier l’émotion. Une pointe d’espoir : le nœud vert dans les cheveux de la petite fille et la lumière sur son visage et dans son regard intense ! Mais voyez plutôt ce pêcheur qui continue à avancer. La force vitale de la main et du panier est saisissante. Plus loin, vous avez « Le mangeur de bouillie » ( « De papeter »). Les personnages sont déformés par le primitivisme et la fatigue mais, miracle, il y a de la lumière intérieure qui se dégage. C’est le chant du terroir: les soins aux bestiaux, les repas rustiques des gens simples , les promenades des dimanches où l'on s'ennuie, les retours de vêpres, la kermesse…
Puis il y aura cette sixième grossesse de Marietje. Le blanc c’est la mort. La toile Maternité (avec enfant blanc, 1929) montre un corps disloqué par le malheur. C’est le drame, mais pas la désespérance. Voyez le cheval du cabriolet, il est d’un jaune solaire. On sert le café. Souvenir de Van Dijk, le chien sous la table est le symbole de la fidélité conjugale. En 1927, il peint cette extraordinaire « Roulotte » de gitans qui vivent de façon libre et primitive. Le père et l’enfant s’arc-boutent pour empêcher la roulotte de s’enliser. Le jaune lumineux est vibrant d'énergie.
En 1936 Permeke se consacre avec fougue à une commande de 100 paysages. Le peintre se fait aider de ses fils… « De ene boer is beter dan den Anderen ! » Humour à la James Ensor dans ce tableau satyrique du nouveau riche. Furieux contre la critique il troque le pinceau pour travailler, avec une force monumentale comme il se doit, l’argile, le plâtre et le béton au ciseau. Son style est vigoureux mais il invite au rêve avec une Belle au bois dormant, toute douceur. Regardez le dessin préparatoire de Niobé, sa sculpture la plus célèbre, le corps féminin forme une longue vague sensuelle. On pourrait comparer ces sculptures avec celles de Maillol.
Las ! La deuxième guerre mondiale fait des Polders une zone interdite. Il se retire à Bruxelles. Ses fils de nationalité anglaise sont dénoncés et emprisonnés. Son art est taxé de « dégénéré » (Entartete Kunst) sous le régime nazi. Une exposition rétrospective de ses œuvres se tient à Paris en 1947-48. Son fils Paul est revenu des camps de travail. Bonheur éphémère, Marietje est atteinte d’un cancer. Il s’en occupe mais n’échappe pas à la dépression. Il lui fait un dernier A dieu noir et blanc, en 1948. Un tableau émouvant où la mort est encore et toujours, blanche comme de la craie.
«Le pain quotidien, Het dagelijkse brood», peint en 1950, exprime la grâce lumineuse du partage dans la détresse la plus profonde. En 1951 il est envoyé par son ami Devlaeminck à Pont-Aven avec son fils Paul. Ils achètent des cartes postales et de retour Permeke peint des paysages bretons de mémoire. Constant Permeke mourra le 4 janvier 1952 et sera enterré quatre jours après aux côtés de sa femme au cimetière de Jabbeke.
Le palais des beaux-Arts de Bruxelles a l’intention de faire circuler cette exposition impressionnante et pour souligner sa pertinence dans notre monde contemporain a tenu à y adjoindre quelques œuvres monumentales paysagères de Thierry De Cordier et des nus de Marlene Dumas.
Publié(e) par Robert Paul le 30 décembre 2012 à 2:00
L'imitation de Notre-Dame la lune est un recueil poétique de Jules Laforgue (1860-1887), publié à Paris chez Léon Vanier en 1885. Certaines des Complaintes, publiées trois mois avant l'Imitation de Notre-Dame la Lune (quoique composées deux années plus tôt), étaient consacrées à la lune ("Complainte à Notre-Dame des soirs", "Complainte de cette bonne lune", "Complainte de la lune en province") ou au personnage «lunaire» de Pierrot ("Complainte de lord Pierrot").
L'Imitation, dédiée à la «petite Salammbô» de Flaubert, reprend ce topos de la littérature «décadente» _ de Mallarmé à Verlaine _ pour en faire son sujet exclusif. L'Exergue rappelle en outre le séjour de Laforgue à l'île de la Mainau, sur le lac de Constance, pendant lequel le poète aurait longuement médité sur les reflets de la lune _ «Per amica silentia lunæ», selon la célèbre formule de Virgile dans le livre II de l'Énéide. On connaît en outre le succès, depuis les années 1830, des mimes Deburau, qui avaient popularisé la figure de Pierrot, qu'on retrouve dans l'esthétique nocturne des symbolistes. Le type de Pierrot, assurément, incarne la mélancolie toute saturnienne du poète, déjà mise en scène par les Complaintes: la lune elle-même «fai[t] de l'oeil / Aux coeurs en deuil» ("Litanies des derniers quartiers de la lune"). Le recueil, par sa tonalité affective, entend donc se placer sous les auspices de Diane, après avoir réglé ses comptes avec le «soudard» soleil, c'est-à-dire, rhétoriquement, avec le lyrisme éclatant de «Phoebus» _ d'Apollon. Plus qu'une thématique, l'Imitation fonde une esthétique en privilégiant la lune et ses «Pierrots», partageant le goût de Des Esseintes pour les chambres hermétiquement closes, éclairées à la lumière du gaz, à travers les fenêtres desquelles il contemple un paysage lunaire (voir A rebours). Cette mélancolie constitutive, signifiée par le deuil, la «misère» et l'«ennui» (les «spleens tout bleus» baudelairiens) où, comme dans les Complaintes, le «coeur» occupe une place centrale _ «Ah! ce soir, j'ai le coeur mal, le coeur à la Lune!» ("États") _ est alimentée par un pessimisme fondamental, «philosophique». De ce pessimisme témoigne la fréquence d'un vocabulaire médical, qui, dans le plus pur esprit du positivisme «fin de siècle», réduit les sentiments _ la mélancolie et l'amour, en particulier _ à des faits biologiques. Ainsi de la femme aimée: «Je voyais que vos yeux me lançaient sur des pistes, / Je songeais: oui, divins, ces yeux! mais rien n'existe / Derrière! son âme est affaire d'oculiste» ("Pierrot"), et de l'émotion à contempler la lune, aux rayons pourtant «fébrifuges», qui porte un «coup dans l'épigastre». C'est ainsi que le motif pétrarquiste de l'Amour décochant ses flèches est réinterprété en termes médicaux, et que Diane, devenue infirmière, «d'un trait inoculant l'être aptère», «prend [so]n carquois et pique». Pareille réduction des sentiments au corps, aux connotations péjoratives, s'inscrit aussi paradoxalement dans l'idéalisme de Schopenhauer. L'influence de la Philosophie de l'inconscient de Hartmann, disciple de Schopenhauer dont Laforgue avait sans doute lu la traduction française de Nolen peu après sa publication en 1877, se fait encore largement sentir _ selon un topos de l'esthétique décadente. Certes, Laforgue avait renoncé aux «vers philo» du projet très hartmannien du Sanglot de la terre; mais l'idée selon laquelle l'homme, gouverné par un vouloir-vivre irrésistible _ l'inconscient pour Hartmann _, est manipulé jusque dans l'amour, «L'Amour qui rêve, ascétise et fornique», visant à la perpétuation de l'espèce, apparaît dans de nombreux poèmes: «Je m'agite aussi! mais l'Inconscient me pèse; / Or, il sait ce qu'il fait, je n'ai rien à y voir» ("La lune est stérile"). Ce pessimisme schopenhauérien porte toutefois en lui sa solution _ à travers l'Art, qui seul permet d'échapper au vouloir-vivre. Ainsi que le nirvâna bouddhiste, auquel on trouve des allusions dans la nostalgie affichée du «néant» et du sein primitif, dont la lune est l'image toute maternelle, la volonté est comme suspendue. La poésie, telle que Laforgue l'évoque dans l'Imitation, sublime la mélancolie: «Tu fournis la matière brute, / Je me charge de l'oeuvre d'art», exprime l'inconscient et, par-là même, s'en libère. Au-delà de ce schopenhauérisme, certes bien convenu, d'une rédemption par l'Art, l'Imitation montre que la mélancolie doit être surmontée par le «dandysme lunaire» de la poésie, qui permet d'accéder à la béatitude «madréporique»: «Et pourtant, Ah! c'est là qu'on en revient encore / Et toujours, quand on a compris le Madrépore.» Si Laforgue paraît s'inscrire dans la filiation d'un romantisme exacerbé _ à la Musset, par exemple _ en faisant du «coeur» l'objet même de sa poésie, c'est pour s'en démarquer, non seulement par un pessimisme délibérément réducteur et parfois cynique, mais encore par une volonté d'autodérision: «Ah! tout le long du coeur / Un vieil ennui m'effleure... / M'est avis qu'il est l'heure / De renaître moqueur.» La démystification de l'émotion passe alors par une stylistique du burlesque. Certes, la désarticulation de la syntaxe et, surtout, de la versification (mètres inégaux, coupes intempestives, rimes prosaïques, etc.) _ aux confins du vers libre dont Laforgue, traducteur de Walt Whitman, est sans doute l'inventeur, après Rimbaud _ contribuent à dénier le sérieux de la philosophie hartmannienne. Mais c'est surtout, semble-t-il, le travestissement et la transposition de thèmes religieux ou mythologiques dans un contexte quotidien prosaïque qui accomplit le projet iconoclaste. Innombrables sont en effet les références religieuses dans un recueil au titre en soi parodique (l'Imitation de Notre-Dame la Lune selon Jules Laforgue). Les motifs chrétiens y sont abstraits de leur contexte et appliqués à la lune, elle-même sacralisée («Voilà notre Hostie et sa Sainte Table»; «béatifiants baptêmes»; «mystiques ciboires», etc.). Il en est de même pour les références mythologiques ou antiques, également nombreuses, qui se mêlent syncrétiquement et ludiquement aux allusions religieuses («Eucharistie / De l'Arcadie»; «Léthé, Lotos / Exaudi nos»), grâce en particulier à des bribes de citations latines. Le raccourci de certains rapprochements surréalistes avant la lettre _ "Sphinx et Joconde", par exemple _ détache la poésie du lyrisme ostentatoire du romantisme. L'effet polyphonique créé par ce mélange des styles et des genres dans le burlesque contraste avec la gravité affectée par certains poètes décadents _ Gustave Kahn, son ami, par exemple, et Mallarmé lui-même, qu'il admirait _, qui proposent une version plus sombre des mêmes mythes.
Cette veine ironique et démystificatrice, qui permet à Laforgue de se protéger d'une angoisse fondamentale, est à l'origine d'une descendance littéraire _ Apollinaire, Reverdy, Max Jacob, Léon-Paul Fargue en France; T.S. Eliot, Ezra Pound, Fernando Pessoa, à l'étranger, où Laforgue occupe une place de premier rang.
Publié(e) par ALAIN MARC le 30 décembre 2012 à 12:00
Cette photo a plus de trente ans. C’est Daniel qui me l’a prise sur l’arrête Petit - Grand Vignemale dans les Pyrénées, une petite « classique » pyrénéenne facile que nous effectuions ce jour-là avec un ami trop tôt disparu, Guy, un personnage de grande valeur, pyrénéiste émérite que nous n’oublierons jamais…
Il faisait beau comme souvent lors de nos entraînements en haute montagne tandis que nous vivions ces moments magiques d’aventure et d’amitié, partagés aussi avec Dany, André, Jean, et les autres. Le soir nous nous retrouvions en refuge pour revivre nos journées, imaginer des projets d’escalade dans des voies lumineuses comme des glaciers suspendus, aériennes comme des aiguilles de granit, vertigineuses comme des surplombs d’altitude, et refaire le monde autour d’un bon verre, près du poêle ou de la cheminée où brûlait le bois monté de la vallée. Je n’ai pas retrouvé de photos où nous sommes ensemble Daniel et moi lors de nos courses mémorables c’est pour cela que j’ai choisi celle-ci (parce qu’il l’avait prise et qu’il y avait Guy), mais je sais que nos existences ont été définitivement marquées par ce temps-là. La montagne était notre passion, nous avions tous failli en faire notre métier… Daniel se rendait souvent à Chamonix, le massif du Mont Blanc constituant là-bas son principal terrain de jeux.
Pas étonnant qu’il publie aujourd’hui son 4ème livre: LA PARTITION OUBLIÉE.
La quatrième de couverture de « La partition oubliée »
Là, il n'est plus question que de musique et de montagne. Un roman qu’il faut lire comme on savourerait un vin rare, un mets délicieux. Et on en redemande encore quand arrive la fin !
Si j’écris ce billet pour rendre hommage ce soir non pas à un ancien stagiaire mais à un ami de longue date, c’est que, parmi ce florilège de gens à découvrir qui illustrent si bien le monde avec leurs dessins et aquarelles, Daniel a toute sa place : il le dépeint comme le ferait un aquarelliste, mais avec sa plume, son vécu, sa mémoire, ses émotions et son imagination en nous entraînant entre rêve et réalité dans un suspense, une belle histoire d’amour, une imbrication historique, un roman de musique et de montagne, une aventure plus passionnante encore que nos courses de jeunesse !
La première de couverture de « La partition oubliée »
Je me suis régalé à lire cet ouvrage c’est pour cela que je vous le fais découvrir : s’il vous reste au moins une poignée d'euros en ce moment de fêtes, ne finissez pas l’année sans commander le dernier livre de Daniel CRANSAC « LA PARTITION OUBLIÉE » en cliquant ICI (12 x 18 cm - 160 p -), vous verrez, vous ferez comme moi, vous le lirez d’une traite ! Si vous voulez mieux connaître Daniel et ses écrits, son blog est ICI, et pour les amateurs de ses romans je vous recommande ses ouvrages précédents (cliquez sur leur titre pour les commander) : - Le chant des oiseaux :(Aventures personnelles en haute montagne, 12 x 18 cm -144p -) - Les amours catalanes :(Roman sur la guerre d’Espagne 14.5 x 21 cm - 274 p -) - Sacré Julius :(Science-fiction, une brebis clonée qui veut faire comme les hommes12 x 18 cm - 120 p -)
Pour le dernier jour de l’année 2012 (qui clôturera aussi cette série consacrée à d’anciens élèves, stagiaires ou amis de jeunesse publiant en ce moment un blog, un site, un livre ou réalisant une exposition), je vous réserve une surprise : vous retrouverez quelqu’un dont je vous ai souvent parlé (que beaucoup d’entre vous connaissent déjà), et qui nous annonce aidé par sa compagne dans la vie, son tout dernier moyen d’échange et de communication, …mais là je vous en ai déjà trop dit, la suite c’est pour le 31 décembre, en attendant voici pour évoquer le roman de Daniel les détails de deux aquarelles que je lui dédie symboliquement.
Aquarelle plutôt « réaliste » de grand format que j’ai réalisée à l’époque de nos courses en montagne. Ici l’une des sorties possibles de la « voie Rébuffat », cette magnifique voie ouverte par le grand alpiniste Gaston REBUFFAT (en compagnie de Maurice BAQUET alpiniste non moins émérite). On voitau fondà travers la brume la Dent du Géant dominant la Vallée Blanche, dans le massif du Mont Blanc. Cet itinéraire d’alpinisme fait partie des voies "historiques" de l’Aiguille du Midi, se terminant à l'altitude de 3842m.
Le roman de Daniel CRANSAC se passe en partie dans cet environnement. En cliquant ICI vous pouvez visionner (mettez-vous en grand écran) l’ascension de cette magnifique voie, comme si vous y étiez, face au Mont Blanc ! «Dans l'éperon Frendo», en face nord de l'Aiguille du Midi 3848 m, massif du Mont Blanc, une autre aquarelle de la même période. En dessous Chamonix et sa vallée, une voie très impressionnante de 1200 mètres d‘ascension, classée difficile. En cliquant ICI vous pouvez également visionner (mettez-vous en grand écran) cette ascension comme si vous y étiez : époustouflant et vertigineux !
Un détail de mon aquarelle : une cordée arrive sur le fil de l'éperon...
Le long cri de douleur que m’arrachent mes peines Le long cri sans couleurs qui coule dans mes veines Le long gémissement des herbes sous mes pieds Le long gémissement de mes chers enterrés Le long chemin franchi à oublier les heurts Le long chemin restant à marcher sous les pleurs Le long silence criard de ce tonnerre qui gronde Le long silence pillard de mes lettres fécondes Le long rire affamé des renards et des hyènes Le long rire acclamé par mes metteurs en chaine Le long chant des montagnes sifflant dans les vallées Le long chant de cocagne sifflant dans les allées Le long soupir ailé des tempêtes enragées Le long soupir et les murmures de nos secrets Me rappellent qu’il faut tout pardonner, oublier Me rappellent qu’il faut vivre et qu’il faut aimer.
Publié(e) par Claude Miseur le 28 décembre 2012 à 12:15
La brumeenlumine l’énigmedétrempe la page à naître ;s’y lovent les enjeuxde l’enfancele rire étouffé d'un arbreà l’ombre dansantedes seuils.Claude Miseur
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Publié(e) par Robert Paul le 27 décembre 2012 à 10:00
Olivier Dumont, est un peintre intéressant , voire important, de par sa singularité, son inventivité, son humour, son art de la construction, sans parler bien entendu de sa couleur.
Une personnalité hors du commun forgée à la fois au travers d'un destin tragique qu'il a su muer en une oeuvre attachante, à la palette explosive, dont chaque toile nous dévoile une aventure intérieure des plus étonnantes, flamboyante.
Osons approcher ses livraisons au travers d'un choix d'oeuvres, d'albums, de vidéos lui consacrées
"Ils n'en font qu'à leur têtes" exprime le mieux sa conception de l'art : c'est bien lui qui n'en fait qu"à sa tête!
"On n'est pas comme les autres.Et alors?
"c'est au tour du petit homme vert"
"Frissons d'ondes entre nous"
"Duo"
Les couleurs d'Olivier Dumont
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Et voici Olivier dans ses oeuvres, un reportage d'actu TV, initié par Arts et Lettres:
Vous l'aurez bien compris, nous enrichirons encore cette brève présentation par de nombreuses oeuvres autant fascinantes qu'émouvantes et humoristiques issues de l'imagination fertile de notre ami Olivier Dumont...