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Je n'entends plus ta voix

 

Soliloque

Je m'étonne ce jour.Tu me disais fidèle,

L'amie qui sait capter et que tu chérissais.

Un invisible lien, très fort, nous unissait;

Il semble devenu, soudainement, si frêle.

Je ne t'invite plus à conter tes émois,

Tes aveux, les désirs émaillant ton histoire,

Et tendrement aussi, te restant en mémoire,

Nos instants exaltants; il était une fois...

Tes centaines de lettres, attentivement lues,

Soigneusement pliées, gardant ton écriture,

Conservent tes pensées, d'aimables aventures.

Elle firent mon bonheur. Seront-elles relues?

Vas-tu glisser à l'horizon de ma mémoire,

Ton esprit et ton âme abandonnées par moi?

Je ne te parle plus, n'écoute plus ta voix.

Chaque jour, je refais des gestes dérisoires.

Je devrais essayer de rechercher le goût,

Me faisant trouver belle et magique la vie.

J'ai besoin de la grâce offrant de l'énergie,

Qui me rendait aimante et fidèle surtout.

22 janvier 2013

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Hans Erni

Dans ma bibliothèque, il y a l’Histoire naturelle imaginaire d’Henry de Montherlant, Edition de 1979 ornée de 37 lithographies de Hans Erni.

En feuilletant ce livre, et à l’approche des 104 ans de ce grand peintre. Cet article je le rédige en espérant que mes lecteurs découvriront ici l’œuvre immense de cet artiste.

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Lorsque j'ai rédigé le brouillon de cette note hier , je n'ai pas eu le temps de l'achever, j'ajoute donc les éléments de références suivants:

Hans Erni, est né le 21 février 1909 à Lucerne, est un peintre, graveur et illustrateur suisse. Il aura 104 ans dans quelques jours.

De 1930 à 1934, il travaille sous le pseudonyme de François Grèque Sa biographie sur Wikipedia

.La télévision suisse romande diffuse sur son site des reportages sur cet artiste dont certains en noir et blanc, et oui l'artiste en 1959 avait déjà 50 ans. Et vous verrez qu'à l'âge de 100 ans cet artiste est toujours très alerte et productif.

A un moment donné dans un des reportages plus récent il dit qu'il dessine toujours et qu'il ne pourrait plus vivre si il cessait de dessiner. 

Hans Erni, est vraiment un artiste très attachant et très simple malgré sa notoriété.

Bon visionnage et bonne lecture à tous les curieux de la vie.

HANS ERNI

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/4069683-hans-erni.html  durée 35 min

En 1959, Hans Erni fête son cinquantième anniversaire. A cette occasion, deux émissions lui sont consacrées, réalisées dans la maison de l'artiste à Meggen (LU) par Jean-Jacques Lagrange avec la collaboration de l'historien des arts Pierre-Francis Schneeberger.

Dans cette première émission, l'artiste évoque ses origines dans une famille nombreuse. Sa formation de base était l'architecture, ce qui lui a permis de dessiner sa maison et son atelier où il tente d'allier nature et lieu de vie.

Il évoque quelques-unes de ses grandes oeuvres, notamment la fresque réalisée pour l'expo nationale de 1939 qui l'a rendu célèbre.

HANS ERNI (2/2)

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/4069672-hans-erni-2-2.html  durée 32 min

En 1959, Hans Erni fête son cinquantième anniversaire. A cette occasion, deux émissions lui sont consacrées, réalisées dans la maison de l'artiste à Meggen (LU) par Jean-Jacques Lagrange avec la collaboration de l'historien des arts Pierre-Francis Schneeberger.

Dans cette seconde émission, le peintre évoque ses voyages en Afrique et en Inde avec le directeur du Musée d'ethnographie de Neuchâtel Jean Gabus. Le travail d'observation que l'artiste réalisa s'inscrit dans une recherche ethnographique du geste notamment.

Hans Erni parle de ses sources d'inspiration, historiques, sociologiques, symboliques. Son travail ne se limitant pas à la peinture, il nous fait découvrir d'autres techniques qu'il pratique, telle la céramique.

ERNI À L'ATHÉNÉE

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/actualite-artistique/3446000-erni-a-l-athenee.html  durée 30 min

En été 1965, Hans Erni expose à l'Athénée, à Genève. L'Actualité artistique lui consacre une interview. Il livre ainsi quelques réflexions sur son travail et sur les conditions de l'art.

HANS ERNI CHEZ LUI

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/3436028-hans-erni-chez-lui.html durée 33 min

Visite, au printemps 1967, à Hans Erni et à son épouse, dans leur maison lucernoise. Un lieu calme, propice à la réflexion et au travail. L'artiste parle de sa vocation pour la peinture et développe ce que représente à ses yeux l'expression artistique.

L'HOMME ENGAGÉ

http://www.rts.ch/archives/tv/divers/bonsoir/3446030-l-homme-engage.html  durée 1 heure

En avril 1988, l'émission Bonsoir reçoit Hans Erni. Une occasion pour le journaliste Eric Wagner d'évoquer plusiers aspects de la vie du peintre, notamment son engagement politique

 

HANS ERNI

Le sport a toujours inspiré Hans Erni. En novembre 1983, l'artiste reçoit l'équipe de Sous la loupe dans son atelier et présente plusieurs de ses compositions marquées par le sport.

http://www.rts.ch/archives/tv/sports/sous-la-loupe/3440898-hans-erni.html  durée 20 min

LA FRESQUE SUISSE

Un reportage consacré à Hans Erni alors qu'il complète et modernise sa fresque peinte pour l'Exposition nationale de 1939 à Zurich. Ce travail d'actualisation a été réalisé à l'occasion du 700e anniversaire de la création de la Confédération. La fresque La Suisse, pays de vacances des peuplesmesure 5 m sur 100m. Cette oeuvre magistrale rappelle l'engouement du peintre pour le travail des grandes surfaces.

 

http://www.rts.ch/archives/tv/information/tj-midi/3437243-la-fresque-suisse.html  durée 1min22

ERNI CHEZ GIANADDA

HANS ERNI, UN ARTISTE EMBLÉMATIQUE DE LA SUISSE

Ce 21 février 2009, Hans Erni fête son centième anniversaire. Reconnu pour son art pictural, ses fresques, ses illustrations de timbres (plus de 200), ses affiches d'expositions, ses sculptures et ses lithographies, Hans Erni a fait de son art un élément constitutif de l'image de la Suisse. Interviews et portrait en archives.

L'exposition Hans Erni à Gianadda

http://www.rts.ch/archives/tv/information/tj-midi/3446015-erni-chez-gianadda.html  durée 2 min

Pour les quatre-vingts ans de Hans Erni, la Fondation Gianadda de Martigny organise la deuxième exposition en son hommage. La Fondation, qui fête ses trente ans d'existence en 1998, avait convié une première fois l'artiste dix ans plus tôt, en 1989. Cette deuxième exposition rend ainsi hommage à un artiste emblématique de la Suisse, une sorte de monument national vivant et très actif.

UNE œuvre

http://www.rts.ch/archives/tv/divers/zig-zag-cafe/3445992-une-oeuvre.html 48 min

 

Hans Erni évoque, au cours de cet entretien à Zig Zag Café, les temps forts de sa carrière, ses intérêts, ses combats politiques, mais aussi sa foi dans l'homme et ses engagements pour l'écologie.

Hans Erni a 103 ans

 

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/06/29/geneve-en-fete-hans-erni-103-ans-ettricentenaire-de-la-naiss.html

Hans Erni

Sur You tube

https://www.youtube.com/watch?v=nOT6bM9vqQM

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Orfèvre des mots.

 

L’âme  d’un  poète  se perd dans l’horizon,

D’une  mer  sereine  qu’il  a  dessinée,

Dans la  féerie du feu  d’un soleil de gloire,   

Et  d’arlequinades jouées  dans les squares,

Sur  d’âpres  querelles  qu’il a marmonnées,

Vécues dans la douleur comme une trahison.

 

Il  devient  l’orateur  d’un  manuscrit  obscur,

Dont  il  est  l’historien  que  rien  ne console,  

Epoque  de  drames,  ou  de  vaudevilles, 

Croupis dans les larmes d’infects bidonvilles,

Où  le nord  et  le  sud  perdent leur boussole,

Fondues dans les glaces de rayons clairs-obscurs.

 

Poète  d’eaux  vives  sacrées  dans le désert,

Couvrant  la  surface  de  notre  ère  chaos,

Il  est  philosophe,  occulte  en  textes purs,

Qui raniment le vent au galop des jodhpurs*,

Par-dessus  les  terres  secouées  de cahots,

Qu’il creuse d’énigmes aux pieds d’amours diserts.

 

Quand  son  rêve  vous  suit  il  s’évapore alors,

Sur  l’écran  des  vôtres  pour  une  éternité,

Qu’il enlace de soie pour plonger dans les fruits,

D’une corne d’excès qui contient des grap-fruits*, 

Glissés  par ses  strophes,  comme  superfluité,

Pour  fuir  la  disette  palpable  jusqu’alors.

 

Le  poète  est  un  fou  qui  voit  l’impossible,

Il  tâtonne  les  mots  tombés  des  nuages,

En  pluie  de papillons  aux ailes d’or et feu,

Embrasant les esprits quand vient le couvre-feu,

Et  que surgissent du noir  des êtres de tout âge,

Lutins,  anges  et  démons  devenant  tangibles.

 

Détaché  du  réel  quand  il  est  passionné,

Il  cisèle  l’amour  de  détails  et  motifs,

Monte sa tendresse, d’ors, en talent divin,

Polit l’argent d’ardeur, du gout se fait devin,    

S’étourdit  avec  joie  de termes créatifs,

Qui en font l’orfèvre  des billets crayonnés.    

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.  

 

*grap-fruit  (Désuet) (Mot du XIXe siècle) Synonyme de pamplemousse, que l’on trouve dans la dictée de Mérimée.                                                                                                    *jodhpurs Pantalon   d’équitation ajusté du  genou à la cheville et qui se porte sans bottes.

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QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS

 

Du 16-01 au 03-02-13, L’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles), propose une exposition intitulée SENTIMENTS ET COULEURS, consacrée à Monsieur JIM AILE, un peintre Belge dont les œuvres ne manqueront pas d’en surprendre plus d’un par leur intensité plastique.

Dès le premier contact visuel avec l’œuvre de JIM AILE, l’on ressent l’impression d’un trouble physiquement exprimé par la manifestation d’un trop plein de quelque chose. Ce « quelque chose », c’est la matière. Son œuvre se caractérise par une prédominance de la matière. En fait, sa peinture est essentiellement « matière », étalée de la façon la plus brut, souvent par une touche travaillée au couteau, laissant sur la toile son empreinte existentielle.

L’on pourrait presque parler de « concerto » pour chaque œuvre de l’artiste, tellement un combat pour la vie s’engage entre la toile et la couleur. Et ce combat est, en quelque sorte «arbitré » par la matière qui souligne la couleur en la scellant sur le support.

Certaines toiles sont tellement pleines de cette matière qu’elles prennent l’aspect de pièces transitoires entre la peinture et la sculpture, à un point tel que le terme d’œuvres « mobiles » pourrait être appliqué, tant les éléments extérieurs s’ajoutent au chromatisme pour former un tout hautement plastique.

Parfois, le sentiment que la toile suffoque sous la matière nous saisit. Néanmoins, ce qui lui permet de respirer, c’est à la fois la lumière ainsi que l’éventail chromatique.

La démarche créatrice de JIM AILE qui n’a jamais fréquenté d’académies est fort proche de celle de POLLOCK, en ce sens que posée à même le sol, l’artiste évolue sur ses contours en utilisant la technique du « dropping », technique qui consiste à laisser couler, goutte par goutte, la peinture sur la toile, jusqu’à former un ensemble harmonique.

Si l’artiste donne souvent l’impression d’être éclectique concernant ses influences éventuelles, c’est parce qu’il cède à l’extériorisation d’une émotion qu’il s’efforce à traduire en couleurs.

Cette traduction sur tous les tons de la palette atteint, en quelque sorte son paroxysme, dans la volonté de l’artiste à inviter le visiteur à toucher ses toiles !

Oui, oui…vu avez bien lu ! JIM AILE vous permet de les toucher ! Plus que tout, il le souhaite ! Le toucher devient pour lui la phase finale du contact, son aboutissement. Il débute avec le regard qui appréhende l’œuvre de loin. Petit à petit, il s’en rapproche pour arriver à l’atteindre. Mais là où d’aucuns ne permettraient jamais au visiteur de « souiller » l’œuvre par le toucher, pour que celle-ci demeure « immaculée », voire inviolée par la main humaine, JIM AILE, lui, invite quiconque voudrait la toucher à le faire, dans le but à la fois de s’en imprégner mais aussi pour mettre un terme au voyage du regard, venu de loin, par la prise charnelle de la main sur le corps de l’œuvre.

Les œuvres sont accompagnées d’un texte séparé du tableau que l’artiste envoie au domicile du visiteur si celui-ci est intéressé de le recevoir.

Dans OSE (160 x 100 cm),

 

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nous entrons dans l’élan vital, aboutissant à la démarche créatrice. OSE, à l’impératif, marque un commandement, celui de se lancer à corps perdu dans l’acte créateur. Cette œuvre témoigne surtout d’un changement de cap drastique dans la vie de l’artiste. Lassé de sa position sociale ne lui apportant pas assez de réponses à ses questions existentielles (il était à la tête d’une banque au Japon), il décide de se consacrer pleinement à la peinture. OSE est l’injonction créatrice d’une détermination vitale et rageuse.

LUX FIAT (120 x 160 cm)

 

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est indubitablement l’œuvre la plus calme de la série présentée. Elle témoigne du besoin de la lumière estivale perdue au cours de l’automne. Le jaune est, bien entendu, le centre de la création, à l’intérieur de laquelle gravite une constellation d’éléments festifs aux couleurs tendres qui rappellent la douceur de l’été.

THE END OF THE WORLD ? CHANGE OF SPIRITUALITY I et II (100 x 160 cm)

 

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est l’expression d’une phase révolue basée sur l’irruption d’un changement brutal, à savoir la fin du monde. Certes, elle n’a pas eu lieu malgré les prédictions mayas !

Néanmoins, elle rend compte des changements d’états dictés par l’évolution sociale. L’œuvre « grouille » de business cards et de cartes de visite. Tels les vestiges d’un monde révolu, elle témoigne de la vision d’une déchéance sociale.

Ces cartes de visite sont, en quelque sorte, les vestiges archéologiques d’une société dans laquelle sans un distinctif servant d’identifiant social, vous n’êtes plus rien. Comme nous l’avons mentionné plus haut, des éléments extérieurs (cartes de visite, business cards…) se greffent à la toile dans le but d’être touchés par la main du visiteur.

WHERE IS THE FLAG ? (96 x 96 cm)

 

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Le drapeau belge atomisé ? Cette myriade d’électrons libres fuyant dans l’espace se veut une vision personnelle de la réalité politique belge. Le noir, le rouge et le jaune semblent évoluer sous la loupe d’un microscope. Cette œuvre est, selon l’artiste, la métaphore d’une situation politique traduisant l’absence d’harmonie communautaire au sein d’une même société. Une parabole sur une mécanique autodestructrice.

GREEN IS GOOD (96 x 95 cm)

 

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introduit la nature dans une expression sauvage où la matérialité du discours se retrouve dans le traitement de la matière étalée au couteau.

A JOY FUL FISH IN A GREEN POND (100 x 160 cm)

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se veut, aux dires mêmes de l’auteur, un autoportrait lequel reprendrait les épisodes d’une vie antérieure dans l’univers de la banque. Un temps presque intemporel qui nous concerne tous, en tant que poissons joyeux, évoluant dans l’étang des responsabilités, et ce quelle que soit la teneur de l’eau.

JIM AILE qui s’exprime en technique mixte, est un autodidacte d’origine belge et italienne du côté de sa mère, originaire du sud-Tyrol (partie germanophone d’Italie), européen de culture et polyglotte qui peint depuis cinq ans, dont le rêve est d’exposer dans des galeries permanentes. Un artiste-magicien qui jette ses couleurs sur la toile comme un dieu jetterait ses sortilèges. Son dialogue avec la matière nous surprend et nous interpelle sur la nécessité créatrice.

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts
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Note de Robert Paul:

La page de Jim Aile sur le réseau

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Premier cri

Le jour tant attendu

Ne s'est pas perdu,

Il est même arrivé

Plus tôt qu'espéré

 

Je me suis retrouvé dans l'antichambre

Assis, n'en pouvant plus d'attendre

Observant la dance des médecins

Qui faisaient sans cesse des vas et viens

 

Lorsque quelqu'un sortit en courant

Mon cœur s'arrêta de fonctionner

Regardant la porte droit devant

Mon cerveau s'emballa dans ses pensées

 

Y aurait-il des complications?

Je me remplis de frissons

Le temps sembla s' être arrêté

Pourra-t-il seulement redémarrer?

 

Un cri se fit entendre

Bouleversant le silence

Est-ce celui que j'attends

Depuis si longtemps?

 

Le son se fit soudain plus prononcé

Un drôle de véhicule s'approcha de moi

A l'intérieur mon fils, mon héritier

Je restais un moment sans voix

 

Ma joie ne pouvait pas se mesurer

Les larmes descendaient sur mon visage

Je ne cessais de le contempler

Ce petit me venant comme un mirage

 

A peine pouvais-je me faire à l'idée

Ca y est, Je suis devenu Père

Les Canons vont pouvoir sonner

Les trompètes peuvent se défouler

L'univers m’a enfin donné

Ce cadeau inespéré

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LOTUS D'OR

Petite fleur en souffrance

Tes pas délicats ondulent sous la lune

Tes gestes mesurés et gracieux pour ne pas tomber

Ne sont que torture et soumission

Beauté Parfaite tel le Lotus qui jaillit de la vase

Seule fleur qui en s'épanouissant garde bouton et graines

tes pieds minuscules sont les boutons de magnficences

Quand ton âme s'envolera tu porteras des chaussons blancs à la semelle brodée

Ton calvaire sera terminé

AA

Notes prises lors de la conférence à Toulon de Chantal Daupez  Historienne    qui a longtemps vécu en chine

(Document plus complet sur mon blog perso )12272863865?profile=original12272863882?profile=original

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DIMITRI SINYAVSKY :  LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS

 

Du 16-01 au 03-02-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 37, 1050, Bruxelles) a le plaisir de présenter une exposition intitulée FLUX DU TEMPS, consacrée à Monsieur DIMITRI SINYAVSKY, un jeune artiste Russe qui depuis son enfance a noué avec le temps, un dialogue incertain.

DIMITRI SINYAVSKY est un jeune paysagiste Russe qui peint depuis 2008. Au fur et à mesure de la conversation qui s’installe avec lui, il nous révèle l’invraisemblable : il a commencé par l’abstrait ! De l’abstrait au paysage…voilà un parcours autant singulier qu’à contre-courant. Car, en règle générale, c’est le contraire qui se produit. Quoique...! Si par « abstraction » nous entendons des plages de couleurs éclaboussant le blanc de la toile, force est de constater que tout cela n’apparaît nullement dans les œuvres de l’artiste. Si, au contraire, nous entendons par « abstraction » l’introspection proustienne par rapport au temps, à l’intérieur de l’âme humaine, alors peut-être que l’œuvre de DIMITRI SINYAVSKY demeure parfaitement « abstraite » (du moins, dans l’esprit), malgré la présence de la nature, à la fois foisonnante et majestueuse, voilée, néanmoins sous un fond de solitude.

La prise de conscience du temps qui passe. L’existence du temps en tant qu’expression d’un sentiment qui nous définit. Voilà, sans doute, une définition supplémentaire à cette « marque déposée » au début du 20ème siècle par une critique avide de sensationnalisme, sans pour autant entrevoir la confusion que cela allait engendrer dans les esprits. Absence de figure humaine ou de tout élément identifiable par notre vocabulaire le plus courant, serait synonyme d’ « abstrait ». Or, à la vue de l’œuvre de DIMITRI SINYAVSKY, au demeurant, parfaitement « classique » dans sa forme, nous sommes intrigués par cette répétition de la présence de la nature, conçue comme un leitmotiv, pour souligner la nostalgie d’un « âge d’or », où elle n’était pas encore asservie par l’Homme.

Nature et solitude de la nature sont les fondements de son discours, à la fois philosophique et pictural. Balançant entre l’Ecole Russe et l’Impressionnisme français, il y a dans son trait autant de SAVRANOV ou de SHISHKINE que de PISSARRO.

Tout un héritage remontant à la fin du 19ème siècle dont nous retrouvons les traces en chacune de ses œuvres. Même lumière, même luminosité et amour pour les grands espaces empreints du mysticisme de la nature, concernant l’Ecole Russe. Même disposition du cadrage à l’intérieur duquel se déroule la scène, comme dans l’Impressionnisme français, concrétisé par des successions à peine perceptibles des plans ainsi que des points de fuite, permettant au regard de prolonger l’espace.

VERT PETIT DANS LES FRIMAS (59 x 44 cm)

 

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et PROVENCE SOUS LE BOURRASQUE (79 x 39 cm)

 

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se situent à l’intersection entre une décharge des sentiments à vif dans le silence d’une nature foisonnante et de l’étude analytique de cette même nature.

Si l’on s’attarde sur VERT PETIT DANS LES FRIMAS, on remarquera ce détail qu’est la présence du feuillage souligné de façon appliquée comme lorsqu’on trace une calligraphie, contrastant avec le fait que ce même feuillage est situé loin par rapport à la persistance rétinienne. Illusion d’optique ? Non. Simple mise en exergue d’une nature dévoilant sa présence dans tous ses atours. Au fur et à mesure que le regard s’avance, bien des détails apparaissent, notamment l’existence cachée de différents plans, alternant discrètement le rythme de la composition, ainsi que des points de fuite sur lesquels le visiteur risquerait de passer sans même les remarquer.  

Rarissime est la présence de la figure humaine dans l’œuvre de ce paysagiste. Cette absence résulte d’un bannissement de l’Homme par la nature. Toujours est-il que sa présence neutre, presque miraculeuse, confère un équilibre à la composition.

Néanmoins, dans LE RAMASSEUR (20 x 31 cm),

 

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la possibilité d’une réconciliation  entre l’Homme et la nature s’affirme dans une communion entre dégradés de couleurs, lumière enveloppante et jeu de perspective.

Car DIMITRI SYNIAVSKY est décidément un maître de la perspective. Même si le personnage du « ramasseur » fait partie intégrante de la composition, il demeure ostensiblement en retrait, en étant volontairement décentrée par rapport au cadrage. Le plan représente une clairière. Divers points de fuite (bien que très discrets) s’offrent au regard. Une lignée de bouleaux placés en ligne droite (sur la gauche) s’oppose à une autre lignée de bouleaux (sur la droite), placée en oblique, créant ainsi un déphasage dans la perspective.  Un jeu subtil s’installe entre la solitude de la nature luxuriante à souhait et l’invitation adressée au regard du visiteur à se perdre pour trouver sa liberté, dans un savant dosage appliqué aux nuances du chromatisme pour déterminer la profondeur du champ visuel. 

Un jeu discret dans la fonction de la lumière est apporté par les réverbérations des lampions accrochés aux branches des arbres, à mi-plan de SOIR A BRUGES (31 x 39,5 cm),

 

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se réfléchissant sur l’eau noire.

Un contraste intéressant s’établit entre la zone médiane du tableau, illuminée, comprise entre deux zones dominées par le noir de la nuit (le ciel nocturne et l’eau du canal).

Nous retrouvons toujours cette conception scénique de l’œuvre picturale, campée entre différents plans, laissant deviner des points de fuite.

Il est impressionnant de constater qu’à l’exception de trois tableaux, toutes les  œuvres de cet excellent artiste, exposées à l’ESPACE ART GALLERY, datent de l’année dernière. Ce paysagiste, coté « Drouot » préfère, pour des raisons de meilleure lisibilité, l’utilisation de l’huile.

L’origine de sa démarche est à chercher, notamment, dans l’œuvre cinématographique du metteur en scène Danois LARS VON TRIER (particulièrement dans la dialectique qu’offre son film DOGVILLE) où l’être humain, existant, se voit mis à l’écart, puis abandonné, voire sacrifié par la société. La nature, c’est l’âme dans la souffrance de l’abandon et les endroits sauvages deviennent une image de l’intemporalité (le biotope inviolé), prise comme démarche politique de la nature. Un autre artiste, extrêmement présent dans la quête intellectuelle du peintre, est le compositeur Russe SCRIABINE qui (à l’instar de MOUSSORGSKY) désirait hardiment incorporer les éléments dans sa musique. Le parfum de l’herbe fraîche devrait, selon l’artiste, se dégager à la vue d’une scène champêtre. Car le tableau avec la peinture qui le recouvre participent déjà de la nature. Et cette nature, dans son expression la plus organique, vient se loger au cœur de l’émotion.

 

DIMITRI SYNIAVSKY a touché un peu à tout dans le domaine de l’Art. Il a notamment tâté de la vidéo lorsqu’il était encore en Russie. Arrivé en France, il a été fortement encouragé par le peintre SERGUEI TOUTOUNOV à s’engager dans la voie de la peinture.

Passer devant son œuvre picturale est un acte d’une immense responsabilité, car l’on passe devant une myriade de scènes analogues. Or, chaque scène est le témoin d’une émotion particulière interprétée de façon différente.

Ce qui, une fois encore, tend à prouver qu’une œuvre d’art (quelle que soit sa nature) ne se regarde pas : elle se lit !

François L. Speranza.

 

 

Une publication

Arts 
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Note de Robert Paul:

Promenades fleuries sur des oeuvres de Dimitri Sinyavsky

Accompagné par une sonate de Scriabine, musicien affectionné par le peintre.
Proposé et réalisé par Robert Paul

La page de Dimitri Sinyavsky sur Arts et Lettres

N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, administrateur général d'Arts et Lettres

 

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♦ Contre toute régression du traitement de misère

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Le vrai secours aux misérables, c’est l’abolition de la misère. Victor Hugo (1802-1885)

 

Mais que me dites-vous des misérables de la rue

A quoi sert d’en parler pour tant les décrire à distance

Avec un ton bien attristé pour calmer la conscience

Ne jugez rien à leur place s’ils vous sont inconnus

 

Que diriez-vous si on ne vous accordait plus de nom

Cette prime attention qui déclare votre existence

Que seriez-vous alors à subir telle inconséquence

L’être sans consistance, régression puis dérision

 

Qui va donc décider ce qu’est le peuple de la misère

Sans le connaître et ainsi masse informe parjurée

Ce tout en moins d’humanité par code de société

Mais qui porte l’indignité ? Ma question est colère

 

Chaque être de la rue a ce besoin d’être reconnu

Pour ce qu’il est et non comme de la triste clientèle

Pour les hypocrisies de la pitié consensuelle

Et de l’absolution de tout au printemps revenu

 

Assez du grand fatalisme pour plier tout soupçon

De charité en déficit ou d’absence cruelle

Pour repousser encore et de façon perpétuelle        

Tout espoir en cour des miracles et des illusions

 

Assez du misérabilisme, des litanies amères

De chaque hiver, feu l’esprit des actes réfléchis       

Je me dégage tout entier de toute démagogie

De ces réquisitions de compassion et de prière

 

Assez de ces chiffres pour tant de misère accrue

Pour crier l’urgence comme dans une autre époque

Comme on ressort les ostensoirs des drames baroques

L’état civil des anonymes et les guichets des exclus

 

Assez de l’abus des gens généreux quand les affronts

De ces religieux intégristes de la richesse qui stocke

Ses valeurs de vanité augmentée par l’art du médiocre

Par l’outrance, l’indécence, l’escroquerie sans nom             

 

Assez des pouvoirs verticaux qui en aucune manière

Ne veulent changer leurs procédés de gouverner

Tout ça pour déglinguer les premiers droits en humanité

Pour donner de l’insulte à ces esprits lanceurs de pierre 

 

Assez de réclame pour ce qui ne change et continue

D’envoyer des gens dans la rue sans rapport au mérite

Et même à la malchance que l’on accuse bien vite

Comme c’est ne rien comprendre vraiment de leur vécu

 

Mais que me dites-vous de ce problème sans solutions

Alors que ça crève les yeux ce qui fait la méprise

D’une société d’iniquité et de l’inlassable bêtise

Du monde du luxe sans complexe, quelle prétention !

 

Mais que me dites-vous qui ne serait pas ordinaire

Des plaideurs crient aux voleurs, mais jugez la diversion  

Qui a donc le butin de la nommée confiscation

Qui fuit et qui reste, quel côté faut-il qu’on préfère ? 

 

Les cadors des fortunes ne sont que la raison corrompue

Dans des rôles pathétiques, fardés, grise mine

De toute idée solidaire que jamais ils n’imaginent

Avec l’aisance de leur cynisme travesti au-dessus

 

Rien de rien ne viendra de ces gens là sans question

Pour les choses humaines, et vis-à-vis du sens même

Il faut se dégager de leur addiction aux faux problèmes

De leur obsession d’un blanc seing à leurs viles possessions   

 

Ne traitons que de vraies affaires et du temps sévère

Pour tous ces gens de notre sensible proximité

De plus en plus de misère traitée par charité

L’admettre c’est faire repartir notre monde en arrière

 

Je voudrais d’autre logique de misère combattue

Le choix radical de l’action pour son abolition

Assez des discours de traîne où meurt l’ambition

Assez de trêve hypocrite pour croire tout résolu

 

Mais que me dites-vous du grand déficit pour la nation

Raison du tout en moins et de tous ces blasphèmes

Aux droits légitimes de vie réelle, digne et saine

Assez de ce tort aux franchises gravées sur nos fronts

 

Contre toute mauvaise logique, que faut-il faire ?

L’évidence ne fait-elle pas le devoir de réfléchir

Avec la ferme résolution des efficacités pour agir

Traiter des causes de misères n’est-elle pas première ?

 

Ne parlez pas de morale sauvée ou soutenue

Au bout de misère secourue, pensez à l’origine

Le non-sens d’un tas de contrats quand on les examine

Lucide et franc, hors de céder à leur déconvenue

 

Mais que me dites-vous l’urgence, force d’exception

Les années passent en restrictions en ce rien qui ne change

Du mal en pis, la société se fait des fables qui l’arrangent

Du temps de rêve pour penser que chacun est bien bon

 

Pour l’année deux mille treize, et parmi vos vœux sincères

Y mettrez-vous celui d’aucun calendrier avec des dates

Pour des urgences par cause de misère scélérate

Y mettrez-vous le vœu de fin de telle société guerrière

 

Y mettrez-vous le vœu d’aucun misérable dans la rue

A commencer par rendre à tout être nom et parole

Du sens à vivre, partout, au-dessus de toute épaule  

J’espère ce secours pour demain : la misère vaincue

 

 © Gil DEF - 29.12.2012     

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Le néant absolu

Pullulement d'êtres humains sur la planète.

Chacun d'eux passager pour un temps inconnu,

S'en ira dépourvu comme il était venu,

N'ayant jamais flotté dans l'harmonie parfaite.

Chacun d'eux passager pour un temps inconnu,

Travaillant de son mieux au confort qu'il souhaite,

N'ayant jamais flotté dans l'harmonie parfaite,

Ne laissera de lui forme ni contenu.

Travaillant de son mieux au confort qu'il souhaite,

Voulant réaliser ses voeux entretenus,

Ne laissera de lui forme ni contenu

Quand il disparaîtra au sortir de la fête.

Voulant réaliser ses voeux entretenus,

Le juste agit souvent d'une façon discrète.

Quand il disparaîtra au sortir de la fête

Il ne maudira pas le néant absolu.

Le juste agit souvent d'une façon discrète.

Il n'a pas le désir d'être loué, connu

Et ne maudira pas le néant absolu.

Les existentialistes en font une défaite.

                                                                        20 janvier 2013

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Participez à ce magnifique concours

Cette fois-ci j'insiste, les gens sont tristes. 

Je demande participation pour cette action.

Ce serait mondial, les habitants de la terre entière.
Des millions de participants, une loterie extraordinaire.

Je vois trop souvent, chaque matin.
Des gens exporter en train leurs chagrins.

Il faudrait se dire plus souvent bonjour.
Pour participer à ce grand concours.

N'ayez pas peur de tenir enfin la porte.
A cette personne derrière vous à la poste.

Ce serait bien de se lever un peu plus tôt.
Pour céder sa place assise dans le métro.

Aidez votre prochain comme c'est inscrit.
Encouragez-le souvent, ne restez pas ainsi.

Au nom du Père et du fils et de cette demoiselle.
Je vous salue Marie, exquise, ainsi soit-elle.

Tout le monde gagnerait du respect, de la courtoisie.
De la reconnaissance, des gestes positifs et des sourires.

Nos coeurs chanteraient des mélodies nouvelles.
Retour des hommes et femmes dans les chapelles.

Enfants qui chantent et peuples qui s’entendent à l’unanimité.
Cela demande juste un petit effort, on pourrait tous y gagner.

Un magnifique concours ou le gain final serait Amour et Fraternité.

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Philippe Jaccottet, l'Entretien des Muses

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Philippe Jaccotet, par Erling Mandelmann

 

 

Né le 30 juin 1925 à Moudon, Philippe Jaccottet est un écrivain, poète, critique littéraire et traducteur vaudois.

 

 

"Ce livre est un recueil de chroniques de poésie publiées en revue ou en journal entre 1955 et 1966 (la plupart à La Nouvelle Revue Française ou à la Gazette de Lausanne) ; quelques études et notes inédites les complètent. Elles concernent des oeuvres de poètes français ou suisses-français parues entre 1910 et 1966 (de Claudel à Paul Oster).

 

L'absence de morts illustres (Valéry, Fargue, Artaud, entre beaucoup) et de grands vivants (Aragon, Queneau - mais la liste de ceux qui ont droit à l'attention serait longue) suffira, je l'espère, à faire comprendre que ce livre ne prétend en aucune façon dresser un panorama de ce demi-siècle de poésie. Le fait même de la chronique a voulu que le hasard de l'actualité joue un rôle dans le choix ; le plus souvent, des raisons toutes subjectives en ont décidé.

 

Jamais un livre de poèmes n'aura été pour moi l'objet de connaissance pure : plutôt une porte ouverte, ou entrouverte, quelquefois trop vite refermée, sur plus de réalité. Tout simplement, je n'ai commencé d'écrire ces chroniques que pour avoir été attiré, éclairé, nourri par certaines oeuvres, pour m'être attristé ou indigné de les voir méconnues, pour avoir espéré leur gagner quelques lecteurs. Aussi s'agissait-il moins, pour moi, de bâtir une œuvre critique à leur propos que d'essayer d'ouvrir un chemin dans leur direction, en souhaitant que ce chemin, une fois l’œuvre atteinte, fût oublié.

 

Il se trouve néanmoins qu'à partir de là j'ai aussi été amené tout naturellement à m'interroger sur ce qui, dans telle ou telle de ces œuvres (qui m'avaient toutes, à divers degrés et diverses raisons attiré), me tenait à distance. De sorte que, des lacunes du choix comme du rapport des éloges et des réserves, de l'adhésion et du refus, finit par s'ébaucher une figure (entre plusieurs) de la poésie, figure dont les remarques finales dégagent quelques traits." (Philippe Jaccottet)

 

Philippe Jaccottet nous parle de Paul Claudel, Jules Supervielle, Saint-John Perse, Pierre-Jean Jouve, Pierre Reverdy, Paul Eluard, André Breton, E.-H. Crinisel, Gustave Roud, Henri Michaux, Francis Ponge, Jean Follain, Jean Tardieu, Armen Lubin, Jean Tortel, René Char, Guillevic, Pierre Delisle, Jean Grosjean, Henri Thomas, J.-P. de Dadelsen, Alain Borne, Maurice Chappaz, Anne Perrier, Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Jacques Dupin, Michel Deguy et Pierre Oster.

Le titre du livre est emprunté à une pièce de clavecin de Rameau.

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Je complète ma présentation en quelques mots...

A propos de mon site, j'expose mes propres découvertes en mots, sons et images que je souhaite partager. Une sorte de mécénat virtuel. Son titre "Expression d'Exception" couvre deux champs, celui du contenu (forme et fond) et/ou celui de sa diffusion, soit les talents que je rencontre hors des sentiers battus (expositions locales, ouvrages de petits éditeurs indépendants, voire même auto-édition, musiciens atypiques, et peut-être aussi via ce réseau ? Chacune de ces réalisations ont une dominante commune : une très forte connotation humaniste. Je communiquerai ses actualisations (normalement mensuelles).

A titre d'exemple, Guillaume Bourquin, Peintécriteur. Expression d'Exception 12272859679?profile=original

A propos de mon premier roman "L'Homme du Wiel - sous titre : "L'humain, ce roseau dit... pensant" dont j'ai présenté la première de couverture, il s'agit  d'un récit de vie qui se déroule sur un court temps, celui de la rencontre virtuelle entre les deux protagonistes : Ana, une quinquagénaire française, embourgeoisée, fraîchement divorcée et toujours rêveuse dans l’âme qui se morfond dans la société française contemporaine, et Gilles un français exilé en Tasmanie, il y a 30 ans... L’histoire est double. Loin d’être une simple « romance » qui n’en constitue pas moins son ossature, celle de l’écriture y est entrelacée, et autour de cette double intrigue/double passion de l’héroïne pour l’homme et celle de l’écriture qu'il fera éclore, l’ouvrage aborde avec sérieux, réalisme, tendresse, colère et raillerie les questions de l’amour, de l’argent, de la place de la femme et de la liberté. Autrement dit selon les idées de l’auteur(e), le « pouvoir » naturel (réel) opposé à celui construit : fictif... Il comporte des réflexions philosophiques sur notre société, un questionnement sur notre rapport au monde, sur les liens complexes de l'écriture et de la vie, et de la frontière entre le réel et le virtuel qui me conduisent à le qualifier de roman  de mœurs, voire d'apprentissage, de conte philosophique et même de manifeste...

J’ai commencé mon second roman. J'en suis toutefois encore en phase de réflexions-recherches alternées...

Au plaisir de partager mes prochaines découvertes.

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Envoûtement avant le crépuscule

 

 

 PB050210.jpg

 

           Le soleil a percé la nacre étincelante,

Il inonde de joie l'immensité des cieux.
De ces fous qu'il enivre, il fait baisser les yeux.
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.

Il inonde de joie l'immensité des cieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.
Il rend impondérables les penseurs soucieux.

Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Il se révèle un dieu ardent et généreux,
Il rend impondérables les penseurs soucieux,
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes.

Il se révèle un dieu ardent et généreux,
Prodigue l'énergie puissamment agissante.
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes,
Crée une féerie sur écran fabuleux.

 

Prodigue l 'énergie puissamment agissante,

Rendant l'âme le corps et l'esprit radieux,

Crée une féerie , sur écran fabuleux,

Quand en fin de journée, commence sa descente.

 

Rendant l'âme, le corps et l'esprit radieux,

La lumière a le don de se faire envoûtante.

Quand en fin de journée commence sa descente

Semble loin la noirceur, vandale, déroutante.


19 janvier  2013

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Bonjour à tous !

Voilà, j'ai atterri parmi vous, attirée par les peintures et les mots soignés.

Je suis avant tout spectatrice, contemplative, et jouis de mes découvertes, même si j'ai un roman à mon actif  (auto-édité...). Je m'intéresse principalement à faire connaître les autres, les talents cachés que j'explore de-ci de-là.

Mon site est récent : décembre 2012. Il comporte déjà de bien belles choses. Si vous souhaitez le découvrir, n'hésitez pas. 

Au plaisir de se rencontrer sur les chemins de Arts & Lettres.

Mon site-découvertes

12272858057?profile=original

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