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Soliloque
Je m'étonne ce jour.Tu me disais fidèle,
L'amie qui sait capter et que tu chérissais.
Un invisible lien, très fort, nous unissait;
Il semble devenu, soudainement, si frêle.
Je ne t'invite plus à conter tes émois,
Tes aveux, les désirs émaillant ton histoire,
Et tendrement aussi, te restant en mémoire,
Nos instants exaltants; il était une fois...
Tes centaines de lettres, attentivement lues,
Soigneusement pliées, gardant ton écriture,
Conservent tes pensées, d'aimables aventures.
Elle firent mon bonheur. Seront-elles relues?
Vas-tu glisser à l'horizon de ma mémoire,
Ton esprit et ton âme abandonnées par moi?
Je ne te parle plus, n'écoute plus ta voix.
Chaque jour, je refais des gestes dérisoires.
Je devrais essayer de rechercher le goût,
Me faisant trouver belle et magique la vie.
J'ai besoin de la grâce offrant de l'énergie,
Qui me rendait aimante et fidèle surtout.
22 janvier 2013
Dans ma bibliothèque, il y a l’Histoire naturelle imaginaire d’Henry de Montherlant, Edition de 1979 ornée de 37 lithographies de Hans Erni.
En feuilletant ce livre, et à l’approche des 104 ans de ce grand peintre. Cet article je le rédige en espérant que mes lecteurs découvriront ici l’œuvre immense de cet artiste.
Lorsque j'ai rédigé le brouillon de cette note hier , je n'ai pas eu le temps de l'achever, j'ajoute donc les éléments de références suivants:
Hans Erni, est né le 21 février 1909 à Lucerne, est un peintre, graveur et illustrateur suisse. Il aura 104 ans dans quelques jours.
De 1930 à 1934, il travaille sous le pseudonyme de François Grèque Sa biographie sur Wikipedia
.La télévision suisse romande diffuse sur son site des reportages sur cet artiste dont certains en noir et blanc, et oui l'artiste en 1959 avait déjà 50 ans. Et vous verrez qu'à l'âge de 100 ans cet artiste est toujours très alerte et productif.
A un moment donné dans un des reportages plus récent il dit qu'il dessine toujours et qu'il ne pourrait plus vivre si il cessait de dessiner.
Hans Erni, est vraiment un artiste très attachant et très simple malgré sa notoriété.
Bon visionnage et bonne lecture à tous les curieux de la vie.
HANS ERNI
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/4069683-hans-erni.html durée 35 min
En 1959, Hans Erni fête son cinquantième anniversaire. A cette occasion, deux émissions lui sont consacrées, réalisées dans la maison de l'artiste à Meggen (LU) par Jean-Jacques Lagrange avec la collaboration de l'historien des arts Pierre-Francis Schneeberger.
Dans cette première émission, l'artiste évoque ses origines dans une famille nombreuse. Sa formation de base était l'architecture, ce qui lui a permis de dessiner sa maison et son atelier où il tente d'allier nature et lieu de vie.
Il évoque quelques-unes de ses grandes oeuvres, notamment la fresque réalisée pour l'expo nationale de 1939 qui l'a rendu célèbre.
HANS ERNI (2/2)
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/4069672-hans-erni-2-2.html durée 32 min
En 1959, Hans Erni fête son cinquantième anniversaire. A cette occasion, deux émissions lui sont consacrées, réalisées dans la maison de l'artiste à Meggen (LU) par Jean-Jacques Lagrange avec la collaboration de l'historien des arts Pierre-Francis Schneeberger.
Dans cette seconde émission, le peintre évoque ses voyages en Afrique et en Inde avec le directeur du Musée d'ethnographie de Neuchâtel Jean Gabus. Le travail d'observation que l'artiste réalisa s'inscrit dans une recherche ethnographique du geste notamment.
Hans Erni parle de ses sources d'inspiration, historiques, sociologiques, symboliques. Son travail ne se limitant pas à la peinture, il nous fait découvrir d'autres techniques qu'il pratique, telle la céramique.
ERNI À L'ATHÉNÉE
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/actualite-artistique/3446000-erni-a-l-athenee.html durée 30 min
En été 1965, Hans Erni expose à l'Athénée, à Genève. L'Actualité artistique lui consacre une interview. Il livre ainsi quelques réflexions sur son travail et sur les conditions de l'art.
HANS ERNI CHEZ LUI
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/3436028-hans-erni-chez-lui.html durée 33 min
Visite, au printemps 1967, à Hans Erni et à son épouse, dans leur maison lucernoise. Un lieu calme, propice à la réflexion et au travail. L'artiste parle de sa vocation pour la peinture et développe ce que représente à ses yeux l'expression artistique.
L'HOMME ENGAGÉ
http://www.rts.ch/archives/tv/divers/bonsoir/3446030-l-homme-engage.html durée 1 heure
En avril 1988, l'émission Bonsoir reçoit Hans Erni. Une occasion pour le journaliste Eric Wagner d'évoquer plusiers aspects de la vie du peintre, notamment son engagement politique
HANS ERNI
Le sport a toujours inspiré Hans Erni. En novembre 1983, l'artiste reçoit l'équipe de Sous la loupe dans son atelier et présente plusieurs de ses compositions marquées par le sport.
http://www.rts.ch/archives/tv/sports/sous-la-loupe/3440898-hans-erni.html durée 20 min
LA FRESQUE SUISSE
Un reportage consacré à Hans Erni alors qu'il complète et modernise sa fresque peinte pour l'Exposition nationale de 1939 à Zurich. Ce travail d'actualisation a été réalisé à l'occasion du 700e anniversaire de la création de la Confédération. La fresque La Suisse, pays de vacances des peuplesmesure 5 m sur 100m. Cette oeuvre magistrale rappelle l'engouement du peintre pour le travail des grandes surfaces.
http://www.rts.ch/archives/tv/information/tj-midi/3437243-la-fresque-suisse.html durée 1min22
ERNI CHEZ GIANADDA
HANS ERNI, UN ARTISTE EMBLÉMATIQUE DE LA SUISSE
Ce 21 février 2009, Hans Erni fête son centième anniversaire. Reconnu pour son art pictural, ses fresques, ses illustrations de timbres (plus de 200), ses affiches d'expositions, ses sculptures et ses lithographies, Hans Erni a fait de son art un élément constitutif de l'image de la Suisse. Interviews et portrait en archives.
L'exposition Hans Erni à Gianadda
http://www.rts.ch/archives/tv/information/tj-midi/3446015-erni-chez-gianadda.html durée 2 min
Pour les quatre-vingts ans de Hans Erni, la Fondation Gianadda de Martigny organise la deuxième exposition en son hommage. La Fondation, qui fête ses trente ans d'existence en 1998, avait convié une première fois l'artiste dix ans plus tôt, en 1989. Cette deuxième exposition rend ainsi hommage à un artiste emblématique de la Suisse, une sorte de monument national vivant et très actif.
UNE œuvre
http://www.rts.ch/archives/tv/divers/zig-zag-cafe/3445992-une-oeuvre.html 48 min
Hans Erni évoque, au cours de cet entretien à Zig Zag Café, les temps forts de sa carrière, ses intérêts, ses combats politiques, mais aussi sa foi dans l'homme et ses engagements pour l'écologie.
Hans Erni a 103 ans
Hans Erni
Sur You tube
L’âme d’un poète se perd dans l’horizon,
D’une mer sereine qu’il a dessinée,
Dans la féerie du feu d’un soleil de gloire,
Et d’arlequinades jouées dans les squares,
Sur d’âpres querelles qu’il a marmonnées,
Vécues dans la douleur comme une trahison.
Il devient l’orateur d’un manuscrit obscur,
Dont il est l’historien que rien ne console,
Epoque de drames, ou de vaudevilles,
Croupis dans les larmes d’infects bidonvilles,
Où le nord et le sud perdent leur boussole,
Fondues dans les glaces de rayons clairs-obscurs.
Poète d’eaux vives sacrées dans le désert,
Couvrant la surface de notre ère chaos,
Il est philosophe, occulte en textes purs,
Qui raniment le vent au galop des jodhpurs*,
Par-dessus les terres secouées de cahots,
Qu’il creuse d’énigmes aux pieds d’amours diserts.
Quand son rêve vous suit il s’évapore alors,
Sur l’écran des vôtres pour une éternité,
Qu’il enlace de soie pour plonger dans les fruits,
D’une corne d’excès qui contient des grap-fruits*,
Glissés par ses strophes, comme superfluité,
Pour fuir la disette palpable jusqu’alors.
Le poète est un fou qui voit l’impossible,
Il tâtonne les mots tombés des nuages,
En pluie de papillons aux ailes d’or et feu,
Embrasant les esprits quand vient le couvre-feu,
Et que surgissent du noir des êtres de tout âge,
Lutins, anges et démons devenant tangibles.
Détaché du réel quand il est passionné,
Il cisèle l’amour de détails et motifs,
Monte sa tendresse, d’ors, en talent divin,
Polit l’argent d’ardeur, du gout se fait devin,
S’étourdit avec joie de termes créatifs,
Qui en font l’orfèvre des billets crayonnés.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
*grap-fruit (Désuet) (Mot du XIXe siècle) Synonyme de pamplemousse, que l’on trouve dans la dictée de Mérimée. *jodhpurs Pantalon d’équitation ajusté du genou à la cheville et qui se porte sans bottes.
QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS
Du 16-01 au 03-02-13, L’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles), propose une exposition intitulée SENTIMENTS ET COULEURS, consacrée à Monsieur JIM AILE, un peintre Belge dont les œuvres ne manqueront pas d’en surprendre plus d’un par leur intensité plastique.
Dès le premier contact visuel avec l’œuvre de JIM AILE, l’on ressent l’impression d’un trouble physiquement exprimé par la manifestation d’un trop plein de quelque chose. Ce « quelque chose », c’est la matière. Son œuvre se caractérise par une prédominance de la matière. En fait, sa peinture est essentiellement « matière », étalée de la façon la plus brut, souvent par une touche travaillée au couteau, laissant sur la toile son empreinte existentielle.
L’on pourrait presque parler de « concerto » pour chaque œuvre de l’artiste, tellement un combat pour la vie s’engage entre la toile et la couleur. Et ce combat est, en quelque sorte «arbitré » par la matière qui souligne la couleur en la scellant sur le support.
Certaines toiles sont tellement pleines de cette matière qu’elles prennent l’aspect de pièces transitoires entre la peinture et la sculpture, à un point tel que le terme d’œuvres « mobiles » pourrait être appliqué, tant les éléments extérieurs s’ajoutent au chromatisme pour former un tout hautement plastique.
Parfois, le sentiment que la toile suffoque sous la matière nous saisit. Néanmoins, ce qui lui permet de respirer, c’est à la fois la lumière ainsi que l’éventail chromatique.
La démarche créatrice de JIM AILE qui n’a jamais fréquenté d’académies est fort proche de celle de POLLOCK, en ce sens que posée à même le sol, l’artiste évolue sur ses contours en utilisant la technique du « dropping », technique qui consiste à laisser couler, goutte par goutte, la peinture sur la toile, jusqu’à former un ensemble harmonique.
Si l’artiste donne souvent l’impression d’être éclectique concernant ses influences éventuelles, c’est parce qu’il cède à l’extériorisation d’une émotion qu’il s’efforce à traduire en couleurs.
Cette traduction sur tous les tons de la palette atteint, en quelque sorte son paroxysme, dans la volonté de l’artiste à inviter le visiteur à toucher ses toiles !
Oui, oui…vu avez bien lu ! JIM AILE vous permet de les toucher ! Plus que tout, il le souhaite ! Le toucher devient pour lui la phase finale du contact, son aboutissement. Il débute avec le regard qui appréhende l’œuvre de loin. Petit à petit, il s’en rapproche pour arriver à l’atteindre. Mais là où d’aucuns ne permettraient jamais au visiteur de « souiller » l’œuvre par le toucher, pour que celle-ci demeure « immaculée », voire inviolée par la main humaine, JIM AILE, lui, invite quiconque voudrait la toucher à le faire, dans le but à la fois de s’en imprégner mais aussi pour mettre un terme au voyage du regard, venu de loin, par la prise charnelle de la main sur le corps de l’œuvre.
Les œuvres sont accompagnées d’un texte séparé du tableau que l’artiste envoie au domicile du visiteur si celui-ci est intéressé de le recevoir.
Dans OSE (160 x 100 cm),
nous entrons dans l’élan vital, aboutissant à la démarche créatrice. OSE, à l’impératif, marque un commandement, celui de se lancer à corps perdu dans l’acte créateur. Cette œuvre témoigne surtout d’un changement de cap drastique dans la vie de l’artiste. Lassé de sa position sociale ne lui apportant pas assez de réponses à ses questions existentielles (il était à la tête d’une banque au Japon), il décide de se consacrer pleinement à la peinture. OSE est l’injonction créatrice d’une détermination vitale et rageuse.
LUX FIAT (120 x 160 cm)
est indubitablement l’œuvre la plus calme de la série présentée. Elle témoigne du besoin de la lumière estivale perdue au cours de l’automne. Le jaune est, bien entendu, le centre de la création, à l’intérieur de laquelle gravite une constellation d’éléments festifs aux couleurs tendres qui rappellent la douceur de l’été.
THE END OF THE WORLD ? CHANGE OF SPIRITUALITY I et II (100 x 160 cm)
est l’expression d’une phase révolue basée sur l’irruption d’un changement brutal, à savoir la fin du monde. Certes, elle n’a pas eu lieu malgré les prédictions mayas !
Néanmoins, elle rend compte des changements d’états dictés par l’évolution sociale. L’œuvre « grouille » de business cards et de cartes de visite. Tels les vestiges d’un monde révolu, elle témoigne de la vision d’une déchéance sociale.
Ces cartes de visite sont, en quelque sorte, les vestiges archéologiques d’une société dans laquelle sans un distinctif servant d’identifiant social, vous n’êtes plus rien. Comme nous l’avons mentionné plus haut, des éléments extérieurs (cartes de visite, business cards…) se greffent à la toile dans le but d’être touchés par la main du visiteur.
WHERE IS THE FLAG ? (96 x 96 cm)
Le drapeau belge atomisé ? Cette myriade d’électrons libres fuyant dans l’espace se veut une vision personnelle de la réalité politique belge. Le noir, le rouge et le jaune semblent évoluer sous la loupe d’un microscope. Cette œuvre est, selon l’artiste, la métaphore d’une situation politique traduisant l’absence d’harmonie communautaire au sein d’une même société. Une parabole sur une mécanique autodestructrice.
GREEN IS GOOD (96 x 95 cm)
introduit la nature dans une expression sauvage où la matérialité du discours se retrouve dans le traitement de la matière étalée au couteau.
A JOY FUL FISH IN A GREEN POND (100 x 160 cm)
se veut, aux dires mêmes de l’auteur, un autoportrait lequel reprendrait les épisodes d’une vie antérieure dans l’univers de la banque. Un temps presque intemporel qui nous concerne tous, en tant que poissons joyeux, évoluant dans l’étang des responsabilités, et ce quelle que soit la teneur de l’eau.
JIM AILE qui s’exprime en technique mixte, est un autodidacte d’origine belge et italienne du côté de sa mère, originaire du sud-Tyrol (partie germanophone d’Italie), européen de culture et polyglotte qui peint depuis cinq ans, dont le rêve est d’exposer dans des galeries permanentes. Un artiste-magicien qui jette ses couleurs sur la toile comme un dieu jetterait ses sortilèges. Son dialogue avec la matière nous surprend et nous interpelle sur la nécessité créatrice.
François L. Speranza.
Une publication
Note de Robert Paul:
Le jour tant attendu
Ne s'est pas perdu,
Il est même arrivé
Plus tôt qu'espéré
Je me suis retrouvé dans l'antichambre
Assis, n'en pouvant plus d'attendre
Observant la dance des médecins
Qui faisaient sans cesse des vas et viens
Lorsque quelqu'un sortit en courant
Mon cœur s'arrêta de fonctionner
Regardant la porte droit devant
Mon cerveau s'emballa dans ses pensées
Y aurait-il des complications?
Je me remplis de frissons
Le temps sembla s' être arrêté
Pourra-t-il seulement redémarrer?
Un cri se fit entendre
Bouleversant le silence
Est-ce celui que j'attends
Depuis si longtemps?
Le son se fit soudain plus prononcé
Un drôle de véhicule s'approcha de moi
A l'intérieur mon fils, mon héritier
Je restais un moment sans voix
Ma joie ne pouvait pas se mesurer
Les larmes descendaient sur mon visage
Je ne cessais de le contempler
Ce petit me venant comme un mirage
A peine pouvais-je me faire à l'idée
Ca y est, Je suis devenu Père
Les Canons vont pouvoir sonner
Les trompètes peuvent se défouler
L'univers m’a enfin donné
Ce cadeau inespéré
Petite fleur en souffrance
Tes pas délicats ondulent sous la lune
Tes gestes mesurés et gracieux pour ne pas tomber
Ne sont que torture et soumission
Beauté Parfaite tel le Lotus qui jaillit de la vase
Seule fleur qui en s'épanouissant garde bouton et graines
tes pieds minuscules sont les boutons de magnficences
Quand ton âme s'envolera tu porteras des chaussons blancs à la semelle brodée
Ton calvaire sera terminé
AA
Notes prises lors de la conférence à Toulon de Chantal Daupez Historienne qui a longtemps vécu en chine
DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS
Du 16-01 au 03-02-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 37, 1050, Bruxelles) a le plaisir de présenter une exposition intitulée FLUX DU TEMPS, consacrée à Monsieur DIMITRI SINYAVSKY, un jeune artiste Russe qui depuis son enfance a noué avec le temps, un dialogue incertain.
DIMITRI SINYAVSKY est un jeune paysagiste Russe qui peint depuis 2008. Au fur et à mesure de la conversation qui s’installe avec lui, il nous révèle l’invraisemblable : il a commencé par l’abstrait ! De l’abstrait au paysage…voilà un parcours autant singulier qu’à contre-courant. Car, en règle générale, c’est le contraire qui se produit. Quoique...! Si par « abstraction » nous entendons des plages de couleurs éclaboussant le blanc de la toile, force est de constater que tout cela n’apparaît nullement dans les œuvres de l’artiste. Si, au contraire, nous entendons par « abstraction » l’introspection proustienne par rapport au temps, à l’intérieur de l’âme humaine, alors peut-être que l’œuvre de DIMITRI SINYAVSKY demeure parfaitement « abstraite » (du moins, dans l’esprit), malgré la présence de la nature, à la fois foisonnante et majestueuse, voilée, néanmoins sous un fond de solitude.
La prise de conscience du temps qui passe. L’existence du temps en tant qu’expression d’un sentiment qui nous définit. Voilà, sans doute, une définition supplémentaire à cette « marque déposée » au début du 20ème siècle par une critique avide de sensationnalisme, sans pour autant entrevoir la confusion que cela allait engendrer dans les esprits. Absence de figure humaine ou de tout élément identifiable par notre vocabulaire le plus courant, serait synonyme d’ « abstrait ». Or, à la vue de l’œuvre de DIMITRI SINYAVSKY, au demeurant, parfaitement « classique » dans sa forme, nous sommes intrigués par cette répétition de la présence de la nature, conçue comme un leitmotiv, pour souligner la nostalgie d’un « âge d’or », où elle n’était pas encore asservie par l’Homme.
Nature et solitude de la nature sont les fondements de son discours, à la fois philosophique et pictural. Balançant entre l’Ecole Russe et l’Impressionnisme français, il y a dans son trait autant de SAVRANOV ou de SHISHKINE que de PISSARRO.
Tout un héritage remontant à la fin du 19ème siècle dont nous retrouvons les traces en chacune de ses œuvres. Même lumière, même luminosité et amour pour les grands espaces empreints du mysticisme de la nature, concernant l’Ecole Russe. Même disposition du cadrage à l’intérieur duquel se déroule la scène, comme dans l’Impressionnisme français, concrétisé par des successions à peine perceptibles des plans ainsi que des points de fuite, permettant au regard de prolonger l’espace.
VERT PETIT DANS LES FRIMAS (59 x 44 cm)
et PROVENCE SOUS LE BOURRASQUE (79 x 39 cm)
se situent à l’intersection entre une décharge des sentiments à vif dans le silence d’une nature foisonnante et de l’étude analytique de cette même nature.
Si l’on s’attarde sur VERT PETIT DANS LES FRIMAS, on remarquera ce détail qu’est la présence du feuillage souligné de façon appliquée comme lorsqu’on trace une calligraphie, contrastant avec le fait que ce même feuillage est situé loin par rapport à la persistance rétinienne. Illusion d’optique ? Non. Simple mise en exergue d’une nature dévoilant sa présence dans tous ses atours. Au fur et à mesure que le regard s’avance, bien des détails apparaissent, notamment l’existence cachée de différents plans, alternant discrètement le rythme de la composition, ainsi que des points de fuite sur lesquels le visiteur risquerait de passer sans même les remarquer.
Rarissime est la présence de la figure humaine dans l’œuvre de ce paysagiste. Cette absence résulte d’un bannissement de l’Homme par la nature. Toujours est-il que sa présence neutre, presque miraculeuse, confère un équilibre à la composition.
Néanmoins, dans LE RAMASSEUR (20 x 31 cm),
la possibilité d’une réconciliation entre l’Homme et la nature s’affirme dans une communion entre dégradés de couleurs, lumière enveloppante et jeu de perspective.
Car DIMITRI SYNIAVSKY est décidément un maître de la perspective. Même si le personnage du « ramasseur » fait partie intégrante de la composition, il demeure ostensiblement en retrait, en étant volontairement décentrée par rapport au cadrage. Le plan représente une clairière. Divers points de fuite (bien que très discrets) s’offrent au regard. Une lignée de bouleaux placés en ligne droite (sur la gauche) s’oppose à une autre lignée de bouleaux (sur la droite), placée en oblique, créant ainsi un déphasage dans la perspective. Un jeu subtil s’installe entre la solitude de la nature luxuriante à souhait et l’invitation adressée au regard du visiteur à se perdre pour trouver sa liberté, dans un savant dosage appliqué aux nuances du chromatisme pour déterminer la profondeur du champ visuel.
Un jeu discret dans la fonction de la lumière est apporté par les réverbérations des lampions accrochés aux branches des arbres, à mi-plan de SOIR A BRUGES (31 x 39,5 cm),
se réfléchissant sur l’eau noire.
Un contraste intéressant s’établit entre la zone médiane du tableau, illuminée, comprise entre deux zones dominées par le noir de la nuit (le ciel nocturne et l’eau du canal).
Nous retrouvons toujours cette conception scénique de l’œuvre picturale, campée entre différents plans, laissant deviner des points de fuite.
Il est impressionnant de constater qu’à l’exception de trois tableaux, toutes les œuvres de cet excellent artiste, exposées à l’ESPACE ART GALLERY, datent de l’année dernière. Ce paysagiste, coté « Drouot » préfère, pour des raisons de meilleure lisibilité, l’utilisation de l’huile.
L’origine de sa démarche est à chercher, notamment, dans l’œuvre cinématographique du metteur en scène Danois LARS VON TRIER (particulièrement dans la dialectique qu’offre son film DOGVILLE) où l’être humain, existant, se voit mis à l’écart, puis abandonné, voire sacrifié par la société. La nature, c’est l’âme dans la souffrance de l’abandon et les endroits sauvages deviennent une image de l’intemporalité (le biotope inviolé), prise comme démarche politique de la nature. Un autre artiste, extrêmement présent dans la quête intellectuelle du peintre, est le compositeur Russe SCRIABINE qui (à l’instar de MOUSSORGSKY) désirait hardiment incorporer les éléments dans sa musique. Le parfum de l’herbe fraîche devrait, selon l’artiste, se dégager à la vue d’une scène champêtre. Car le tableau avec la peinture qui le recouvre participent déjà de la nature. Et cette nature, dans son expression la plus organique, vient se loger au cœur de l’émotion.
DIMITRI SYNIAVSKY a touché un peu à tout dans le domaine de l’Art. Il a notamment tâté de la vidéo lorsqu’il était encore en Russie. Arrivé en France, il a été fortement encouragé par le peintre SERGUEI TOUTOUNOV à s’engager dans la voie de la peinture.
Passer devant son œuvre picturale est un acte d’une immense responsabilité, car l’on passe devant une myriade de scènes analogues. Or, chaque scène est le témoin d’une émotion particulière interprétée de façon différente.
Ce qui, une fois encore, tend à prouver qu’une œuvre d’art (quelle que soit sa nature) ne se regarde pas : elle se lit !
François L. Speranza.
Une publication
Note de Robert Paul:
Promenades fleuries sur des oeuvres de Dimitri Sinyavsky
Accompagné par une sonate de Scriabine, musicien affectionné par le peintre.
Proposé et réalisé par Robert Paul
La page de Dimitri Sinyavsky sur Arts et Lettres
N.-B.:
Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, administrateur général d'Arts et Lettres
Le vrai secours aux misérables, c’est l’abolition de la misère. Victor Hugo (1802-1885)
Mais que me dites-vous des misérables de la rue
A quoi sert d’en parler pour tant les décrire à distance
Avec un ton bien attristé pour calmer la conscience
Ne jugez rien à leur place s’ils vous sont inconnus
Que diriez-vous si on ne vous accordait plus de nom
Cette prime attention qui déclare votre existence
Que seriez-vous alors à subir telle inconséquence
L’être sans consistance, régression puis dérision
Qui va donc décider ce qu’est le peuple de la misère
Sans le connaître et ainsi masse informe parjurée
Ce tout en moins d’humanité par code de société
Mais qui porte l’indignité ? Ma question est colère
Chaque être de la rue a ce besoin d’être reconnu
Pour ce qu’il est et non comme de la triste clientèle
Pour les hypocrisies de la pitié consensuelle
Et de l’absolution de tout au printemps revenu
Assez du grand fatalisme pour plier tout soupçon
De charité en déficit ou d’absence cruelle
Pour repousser encore et de façon perpétuelle
Tout espoir en cour des miracles et des illusions
Assez du misérabilisme, des litanies amères
De chaque hiver, feu l’esprit des actes réfléchis
Je me dégage tout entier de toute démagogie
De ces réquisitions de compassion et de prière
Assez de ces chiffres pour tant de misère accrue
Pour crier l’urgence comme dans une autre époque
Comme on ressort les ostensoirs des drames baroques
L’état civil des anonymes et les guichets des exclus
Assez de l’abus des gens généreux quand les affronts
De ces religieux intégristes de la richesse qui stocke
Ses valeurs de vanité augmentée par l’art du médiocre
Par l’outrance, l’indécence, l’escroquerie sans nom
Assez des pouvoirs verticaux qui en aucune manière
Ne veulent changer leurs procédés de gouverner
Tout ça pour déglinguer les premiers droits en humanité
Pour donner de l’insulte à ces esprits lanceurs de pierre
Assez de réclame pour ce qui ne change et continue
D’envoyer des gens dans la rue sans rapport au mérite
Et même à la malchance que l’on accuse bien vite
Comme c’est ne rien comprendre vraiment de leur vécu
Mais que me dites-vous de ce problème sans solutions
Alors que ça crève les yeux ce qui fait la méprise
D’une société d’iniquité et de l’inlassable bêtise
Du monde du luxe sans complexe, quelle prétention !
Mais que me dites-vous qui ne serait pas ordinaire
Des plaideurs crient aux voleurs, mais jugez la diversion
Qui a donc le butin de la nommée confiscation
Qui fuit et qui reste, quel côté faut-il qu’on préfère ?
Les cadors des fortunes ne sont que la raison corrompue
Dans des rôles pathétiques, fardés, grise mine
De toute idée solidaire que jamais ils n’imaginent
Avec l’aisance de leur cynisme travesti au-dessus
Rien de rien ne viendra de ces gens là sans question
Pour les choses humaines, et vis-à-vis du sens même
Il faut se dégager de leur addiction aux faux problèmes
De leur obsession d’un blanc seing à leurs viles possessions
Ne traitons que de vraies affaires et du temps sévère
Pour tous ces gens de notre sensible proximité
De plus en plus de misère traitée par charité
L’admettre c’est faire repartir notre monde en arrière
Je voudrais d’autre logique de misère combattue
Le choix radical de l’action pour son abolition
Assez des discours de traîne où meurt l’ambition
Assez de trêve hypocrite pour croire tout résolu
Mais que me dites-vous du grand déficit pour la nation
Raison du tout en moins et de tous ces blasphèmes
Aux droits légitimes de vie réelle, digne et saine
Assez de ce tort aux franchises gravées sur nos fronts
Contre toute mauvaise logique, que faut-il faire ?
L’évidence ne fait-elle pas le devoir de réfléchir
Avec la ferme résolution des efficacités pour agir
Traiter des causes de misères n’est-elle pas première ?
Ne parlez pas de morale sauvée ou soutenue
Au bout de misère secourue, pensez à l’origine
Le non-sens d’un tas de contrats quand on les examine
Lucide et franc, hors de céder à leur déconvenue
Mais que me dites-vous l’urgence, force d’exception
Les années passent en restrictions en ce rien qui ne change
Du mal en pis, la société se fait des fables qui l’arrangent
Du temps de rêve pour penser que chacun est bien bon
Pour l’année deux mille treize, et parmi vos vœux sincères
Y mettrez-vous celui d’aucun calendrier avec des dates
Pour des urgences par cause de misère scélérate
Y mettrez-vous le vœu de fin de telle société guerrière
Y mettrez-vous le vœu d’aucun misérable dans la rue
A commencer par rendre à tout être nom et parole
Du sens à vivre, partout, au-dessus de toute épaule
J’espère ce secours pour demain : la misère vaincue
© Gil DEF - 29.12.2012
Pullulement d'êtres humains sur la planète.
Chacun d'eux passager pour un temps inconnu,
S'en ira dépourvu comme il était venu,
N'ayant jamais flotté dans l'harmonie parfaite.
Chacun d'eux passager pour un temps inconnu,
Travaillant de son mieux au confort qu'il souhaite,
N'ayant jamais flotté dans l'harmonie parfaite,
Ne laissera de lui forme ni contenu.
Travaillant de son mieux au confort qu'il souhaite,
Voulant réaliser ses voeux entretenus,
Ne laissera de lui forme ni contenu
Quand il disparaîtra au sortir de la fête.
Voulant réaliser ses voeux entretenus,
Le juste agit souvent d'une façon discrète.
Quand il disparaîtra au sortir de la fête
Il ne maudira pas le néant absolu.
Le juste agit souvent d'une façon discrète.
Il n'a pas le désir d'être loué, connu
Et ne maudira pas le néant absolu.
Les existentialistes en font une défaite.
20 janvier 2013
Cette fois-ci j'insiste, les gens sont tristes.
Je demande participation pour cette action.
Ce serait mondial, les habitants de la terre entière.
Des millions de participants, une loterie extraordinaire.
Je vois trop souvent, chaque matin.
Des gens exporter en train leurs chagrins.
Il faudrait se dire plus souvent bonjour.
Pour participer à ce grand concours.
N'ayez pas peur de tenir enfin la porte.
A cette personne derrière vous à la poste.
Ce serait bien de se lever un peu plus tôt.
Pour céder sa place assise dans le métro.
Aidez votre prochain comme c'est inscrit.
Encouragez-le souvent, ne restez pas ainsi.
Au nom du Père et du fils et de cette demoiselle.
Je vous salue Marie, exquise, ainsi soit-elle.
Tout le monde gagnerait du respect, de la courtoisie.
De la reconnaissance, des gestes positifs et des sourires.
Nos coeurs chanteraient des mélodies nouvelles.
Retour des hommes et femmes dans les chapelles.
Enfants qui chantent et peuples qui s’entendent à l’unanimité.
Cela demande juste un petit effort, on pourrait tous y gagner.
Un magnifique concours ou le gain final serait Amour et Fraternité.

Philippe Jaccotet, par Erling Mandelmann
Né le 30 juin 1925 à Moudon, Philippe Jaccottet est un écrivain, poète, critique littéraire et traducteur vaudois.
"Ce livre est un recueil de chroniques de poésie publiées en revue ou en journal entre 1955 et 1966 (la plupart à La Nouvelle Revue Française ou à la Gazette de Lausanne) ; quelques études et notes inédites les complètent. Elles concernent des oeuvres de poètes français ou suisses-français parues entre 1910 et 1966 (de Claudel à Paul Oster).
L'absence de morts illustres (Valéry, Fargue, Artaud, entre beaucoup) et de grands vivants (Aragon, Queneau - mais la liste de ceux qui ont droit à l'attention serait longue) suffira, je l'espère, à faire comprendre que ce livre ne prétend en aucune façon dresser un panorama de ce demi-siècle de poésie. Le fait même de la chronique a voulu que le hasard de l'actualité joue un rôle dans le choix ; le plus souvent, des raisons toutes subjectives en ont décidé.
Jamais un livre de poèmes n'aura été pour moi l'objet de connaissance pure : plutôt une porte ouverte, ou entrouverte, quelquefois trop vite refermée, sur plus de réalité. Tout simplement, je n'ai commencé d'écrire ces chroniques que pour avoir été attiré, éclairé, nourri par certaines oeuvres, pour m'être attristé ou indigné de les voir méconnues, pour avoir espéré leur gagner quelques lecteurs. Aussi s'agissait-il moins, pour moi, de bâtir une œuvre critique à leur propos que d'essayer d'ouvrir un chemin dans leur direction, en souhaitant que ce chemin, une fois l’œuvre atteinte, fût oublié.
Il se trouve néanmoins qu'à partir de là j'ai aussi été amené tout naturellement à m'interroger sur ce qui, dans telle ou telle de ces œuvres (qui m'avaient toutes, à divers degrés et diverses raisons attiré), me tenait à distance. De sorte que, des lacunes du choix comme du rapport des éloges et des réserves, de l'adhésion et du refus, finit par s'ébaucher une figure (entre plusieurs) de la poésie, figure dont les remarques finales dégagent quelques traits." (Philippe Jaccottet)
Philippe Jaccottet nous parle de Paul Claudel, Jules Supervielle, Saint-John Perse, Pierre-Jean Jouve, Pierre Reverdy, Paul Eluard, André Breton, E.-H. Crinisel, Gustave Roud, Henri Michaux, Francis Ponge, Jean Follain, Jean Tardieu, Armen Lubin, Jean Tortel, René Char, Guillevic, Pierre Delisle, Jean Grosjean, Henri Thomas, J.-P. de Dadelsen, Alain Borne, Maurice Chappaz, Anne Perrier, Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Jacques Dupin, Michel Deguy et Pierre Oster.
Le titre du livre est emprunté à une pièce de clavecin de Rameau.
Un air du XVe siècle interprété par Hilda Van Eyck dont j'ai eu le plaisir de parler dans un CD-ROM de la série des 74 CD-ROM que j'ai consacré aux écrivains belges (Le testament des poètes).
A propos de mon site, j'expose mes propres découvertes en mots, sons et images que je souhaite partager. Une sorte de mécénat virtuel. Son titre "Expression d'Exception" couvre deux champs, celui du contenu (forme et fond) et/ou celui de sa diffusion, soit les talents que je rencontre hors des sentiers battus (expositions locales, ouvrages de petits éditeurs indépendants, voire même auto-édition, musiciens atypiques, et peut-être aussi via ce réseau ? Chacune de ces réalisations ont une dominante commune : une très forte connotation humaniste. Je communiquerai ses actualisations (normalement mensuelles).
A titre d'exemple, Guillaume Bourquin, Peintécriteur. Expression d'Exception
A propos de mon premier roman "L'Homme du Wiel - sous titre : "L'humain, ce roseau dit... pensant" dont j'ai présenté la première de couverture, il s'agit d'un récit de vie qui se déroule sur un court temps, celui de la rencontre virtuelle entre les deux protagonistes : Ana, une quinquagénaire française, embourgeoisée, fraîchement divorcée et toujours rêveuse dans l’âme qui se morfond dans la société française contemporaine, et Gilles un français exilé en Tasmanie, il y a 30 ans... L’histoire est double. Loin d’être une simple « romance » qui n’en constitue pas moins son ossature, celle de l’écriture y est entrelacée, et autour de cette double intrigue/double passion de l’héroïne pour l’homme et celle de l’écriture qu'il fera éclore, l’ouvrage aborde avec sérieux, réalisme, tendresse, colère et raillerie les questions de l’amour, de l’argent, de la place de la femme et de la liberté. Autrement dit selon les idées de l’auteur(e), le « pouvoir » naturel (réel) opposé à celui construit : fictif... Il comporte des réflexions philosophiques sur notre société, un questionnement sur notre rapport au monde, sur les liens complexes de l'écriture et de la vie, et de la frontière entre le réel et le virtuel qui me conduisent à le qualifier de roman de mœurs, voire d'apprentissage, de conte philosophique et même de manifeste...
J’ai commencé mon second roman. J'en suis toutefois encore en phase de réflexions-recherches alternées...
Au plaisir de partager mes prochaines découvertes.

Le soleil a percé la nacre étincelante,
Il inonde de joie l'immensité des cieux.
De ces fous qu'il enivre, il fait baisser les yeux.
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.
Il inonde de joie l'immensité des cieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.
Il rend impondérables les penseurs soucieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Il se révèle un dieu ardent et généreux,
Il rend impondérables les penseurs soucieux,
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes.
Il se révèle un dieu ardent et généreux,
Prodigue l'énergie puissamment agissante.
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes,
Crée une féerie sur écran fabuleux.
Prodigue l 'énergie puissamment agissante,
Rendant l'âme le corps et l'esprit radieux,
Crée une féerie , sur écran fabuleux,
Quand en fin de journée, commence sa descente.
Rendant l'âme, le corps et l'esprit radieux,
La lumière a le don de se faire envoûtante.
Quand en fin de journée commence sa descente
Semble loin la noirceur, vandale, déroutante.
19 janvier 2013
Voilà, j'ai atterri parmi vous, attirée par les peintures et les mots soignés.
Je suis avant tout spectatrice, contemplative, et jouis de mes découvertes, même si j'ai un roman à mon actif (auto-édité...). Je m'intéresse principalement à faire connaître les autres, les talents cachés que j'explore de-ci de-là.
Mon site est récent : décembre 2012. Il comporte déjà de bien belles choses. Si vous souhaitez le découvrir, n'hésitez pas.
Au plaisir de se rencontrer sur les chemins de Arts & Lettres.
Première suite: Andrea di Bartolo, Barna da Siena
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Deuxième suite: Bartolomeo Bulgarini, Dulcio di Buoninsega et Bernardino Fungai