Un problème sans gêne se promène dans l’allée ensablée, où des passereaux sont réunis autour d’un frêle vermisseau au regard effaré, comptant sur l’aide du problème sans gêne pour ne pas être le fruit de la becquée !
« Ce n’est pas mon problème » dit le problème sans gêne - à l’heure de la sieste, tout m’est égal. Résiste, et après ma sieste je jugerai ce que je peux faire pour toi. »
« Et combien de temps peut te prendre la sieste ? » demande le vermisseau.
« Cela dépend !» répond le problème sans gêne.
« Dépend de quoi ? » demande le vermisseau très inquiet.
« Cela dépend du problème que j’ai eu à régler avant ma sieste » répond le problème sans gêne.
« Assez discuté » disent en chœur les passereaux réunis – nous en avons assez de votre discussion stérile, nous avons faim !
« J’ai trouvé le problème ! » dit le problème sans gêne.
« Et alors, et moi dans tout ça ? » demande le vermisseau, « est-ce bon pour moi ? »
« Exact » répond le problème sans gêne - tu es trop minus, minuscule, pour satisfaire toute la bande de passereaux grassouillets, d’ailleurs ! »
- Tu es sûr ?
- Oui – lui répond le problème – car le temps qu’ils se disputent pour savoir qui va commencer le repas en premier, tu auras eu le temps de te cacher !
- Alors maintenant qu’ils discutent, je me sauve ! dit-il en serpentant vers une motte de terre.
Tout à coup, les passereaux se trouvent dans l’obscurité.
« Mais, nous sommes en pleine journée » dit un passereau.
C’est le problème sans gêne qui, ayant retrouvé sa gêne, en a recouvert les passereaux !
Un bruit sec se fait entendre.
« Oh, Le tonnerre !» dit le vermisseau – il commence à pleuvoir !
« Hâte-toi » lui crie la motte de terre – je vais te protéger.
Lorsque l’on s’entretient avec Mademoiselle FRANCOISE MARQUET, la première chose qui saute aux yeux, c’est la passion qu’elle vit en parlant de l’instrument musical qui la définit devant l’Eternel, à savoir la harpe !
Pourquoi la harpe ? Parce que cet instrument la plonge dans un univers duquel elle ne peut humainement se détacher, celui de la culture celtique et de sa symbolique, extrêmement vivante et magique, ancrée dans cette époque aussi fascinante que globalement méconnue, tant elle souffre toujours de préjugés, qu’est le Moyen Age.
Cette magie, nous la retrouvons à chaque fois que nous poussons la porte de l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 37, 1050 Bruxelles) pour assister à une soirée de vernissage. Assise dans son petit coin qu’elle affectionne, elle est à la fois discrète et présente. Discrète, elle l’est par son naturel sans fards. Présente, elle l’est par le timbre vif des cordes de son instrument qui embaume la salle de son écho vibrant.
Lorsque nous l’avions mentionnée pour la première fois, à propos de l’exposition axée sur les œuvres des ARTISTES ET SYMPATHISANTS DE LALIGUE DES INSUFFISANTS RENAUX, dont le vernissage eut lieu le 22-02-12, nous l’avions présentée en tant qu’harpiste « Bretonne ». Ce qui, aux dires de l’intéressée, l’avait fort amusée. En fait, il n’en est rien.
FRANCOISE MARQUET est Wallonne jusqu’au bout des doigts ! Native de Malmedy, elle a étudié la harpe celtique pendant quatre ans. Néanmoins, la Bretagne, qu’elle connaît bien et qu’elle adore, ainsi que l’univers celtique, ont fait d’elle une Bretonne d’adoption.
Qu’est-ce qui définit concrètement sa « celtitude » ? Toute une panoplie d’éléments, tels que la magie des légendes, du chant ainsi que de l’oralité qui se concrétise par la transmission. Et c’est précisément cette transmission qui est déterminante, si l’on considère que notre harpiste ne se limite pas à pincer les cordes de son instrument, mais aussi à transmettre oralement par le biais du théâtre, car FRANCOISE MARQUET est également comédienne et chanteuse.
Elle a, dans un premier temps, commencé à étudier la grande harpe pour se familiariser avec la technique, mais elle a ensuite préféré se tourner vers la harpe celtique, car la qualité du son l’interpellait davantage. Les harpes médiévale et baroque lui sont également familières.
L’artiste est sensible, entre autre, à la beauté plastique de cet instrument ainsi qu’au rendu cristallin du son qu’il émane et qui invite à la joie. Elle n’en finit pas de l’explorer en poursuivant sa formation de harpiste.
La question qui l’anime avant toute interprétation est la suivante : comment faire passer une émotion à travers l’instrument de musique ?
Le cœur, bien sûr, est l’élément majeur à cette transmission ainsi que les doigts de l’interprète. Mais le tout est de savoir avec quel état d’ouverture jouer pour transmettre le potentiel émotionnel d’une œuvre.
FRANCOISE MARQUET répond à cette question en replaçant, d’emblée, l’œuvre à interpréter dans le contexte psycho-historique de sa création pour permettre à l’imaginaire d’effectuer un voyage, à la fois dans le temps historique de l’œuvre créée, mais également dans le temps intemporel de l’auditeur qui s’en imprègne. La comédienne-musicienne va encore plus loin. A supposer que l’on ne sache rien à propos d’un œuvre, elle n’hésite pas à lui créer un contexte de toute pièce, afin de la faire voyager aux confins de l’imaginaire, avant de lui donner vie devant un public. De même que si, à partir d’une mélodie connue, transmise oralement, il n’existe aucune partition fiable (ou pas de partition du tout), elle la retranscrit sur le pentagramme, par l’exercice d’une réécriture soignée. Car l’artiste compose également.
Comme nous l’avons précisé plus haut, FRANCOISE MARQUET est également comédienne et chanteuse.
Elle a étudié le Théâtre classique au Conservatoire de Mons pendant un an et quelques mois sans avoir terminé son cursus ainsi que le chant lyrique pour explorer le travail de la voix. Elle a également fréquenté l’école PARALLAX, à Bruxelles, en suivant une année de Cinéma. Ensuite, elle s’est familiarisée avec l’art de la pantomime en étudiant les nombreuses facettes du clown pour se consacrer au théâtre des rues.
FRANCOISE MARQUET a toujours été fascinée par le mythe de la quête du héros. Cela est dû en partie à l’atmosphère celtique dans laquelle elle baigne mais aussi parce qu’elle rend au mot « acteur » son étymologie la plus noble : celle d’être le moteur à la fois d’une œuvre scénique mais également de sa propre vie.
Son univers fourmille de projets pour le futur. Faisant partie d’un groupe de chant comportant quatre femmes, elle voudrait aussi intégrer un ensemble d’instrumentistes dans le but d’allier la musique, le théâtre et le chant, avec pour dénominateur commun, la tradition celtique. Car il n’est pas rare qu’à l’interprétation d’une œuvre, elle joue, chante et parle en même temps. Ce qui, dans le cadre de la synchronisation parfaite d’une phrase musicale, est extrêmement difficile à réaliser. Il y a également dans sa besace, l’idée de créer un spectacle de clowns autour de la féerie alliée au mouvement menant à l’éveil de l’imaginaire.
Elle participera au Festival des TROLLS ETLEGENDES de Mons autour du monde fantastique le 30 et 31 mars prochains et compte concrétiser un partenariat avec des cercles de femmes pour créer un spectacle axé sur les contes autour du féminin.
Nous sommes forcés de nous rendre à l’évidence : FRANCOISE MARQUET est habitée par une forêt de génies et de lutins qui ont fait mûrir en elle le rire du merveilleux dans son questionnement sur le Monde.
Sa musique et son art dramatique sont les témoignages les plus vrais et les plus fascinants sur cette quête vitale de l’imaginaire à éclore pour sans cesse se redécouvrir.
Je vous souhaite de rêver et de vivre vos rêves, les petits comme les grands, et surtout d'avancer les pieds sur la terre et la tête dans les étoiles...
Que l'Awen vous accompagne et vous porte vers vos plus belles réalisations !
Je travaille de plus en plus souvent poème et peinture en association. Parfois, ma peinture associée à mon poème sont mis en musique originale et même en opéra, comme c'est le cas avec «Le Tourment d'Amour». J'adore cette façon d'aborder un sujet permettant de le voir sous quatre facettes complémentaires. Surprenant de ce qu'on peut y découvrir et y redécouvrir à chaque nouvelle étape de réalisation.
D'autres parts, j'ai fondé la semaine dernière «Les Parfaits Inconnus de Trois-Rivières» dont la première rencontre a eu lieu mercredi le 9 janvier 2013. L'objectif : donner la chance à tous ceux de tous âges de présenter ses créations devant un public et ainsi vaincre la timidité et le stress des yeux qui nous écoutent et nous regardent. Dans le respect absolu, l'auditoire, libre aussi de présenter une de ses créations, savoure des poèmes, des contes, des textes de tous genres, des chansons inédites et des œuvres artistiques dans une ambiance si conviviale. Un pur bonheur, un pur délice, de grandes révélations chaque deuxième mercredi du mois. Et tout est gratuit. Quels beaux partages si nourrissants. J'y présenterai justement mon opéra à la rencontre de février. Bienvenue à tous.
Il me ferait plaisir de le mettre sur ce site mais je ne sais comment faire.
André Chamberland, auteur, artiste-peintre et traducteur Trois-Rivières (Québec) Canada G9A 1A2 andre.cham@sympatico.ca
Meilleurs vœux à tous les membres d’Art et Lettres, particulièrement à Robert Paul, son initiateur et à mes amis. Que 2013 vous apporte à tous joie, bonheur, santé et une foule de plaisirs humains, artistiques, culturels, sensuels et humoristiques.
Et pour commencer le premier billet de l’année sur une note plaisante, je vous propose une petite leçon de vocabulaire gourmand.
Etes-vous comme moi ? Je ferais volontiers quelques kilomètres pour retrouver les pistolets dorés et croustillants qui ont fait une de mes joies d’enfant. Il paraît que leur nom vient d’une pistole, monnaie espagnole et française. Ce terme de pistolet n’est pas familier aux Français. D’où cette anecdote, contée par une amie. Une Provençale s’était régalée chez nous de ces petits pains dorés. De retour chez elle la dame proclamait partout : « A Bruxelles, j’ai mangé de ces revolvers ! ». Ce qui prouve que le parler de Belgique n’est pas identique au parler de France.
Une de mes filles a demandé un jour dans une boulangerie à Paris un pain français, pour s’entendre répondre par une serveuse éberluée que tous ses pains étaient français. Elle a retenu la leçon et commande désormais une baguette…que mon boulanger de père appelait une flûte. Il s’était fait une spécialité de mini-flûtes, baptisées tirebouchons.
J’espère ne pas vous avoir coupé l’appétit si vous vous disposez à engouffrer une « mitraillette », achetée au prochain snack ou frites-kot.
Mon doux amour, Aimes-tu l’or du soleil levant ? Retrouvons-nous vers le lever, Quand se réveille l’astre doré, Pour entre tes bras me serrer Avant que ne s’éveille le monde Jaloux de nos ardents baisers.
Où rejoins-moi au crépuscule, Heure où les joues du ciel brûlent Voyant le soleil s’embraser De nos tendres étreintes enflammées.
Errons dans nos deux corps meurtris Qui de se languir se déchirent Loin de la source qui en abreuve La soif où leurs douleurs se meuvent.
Du 25 au 28 janvier j'ai le plaisir de vous inviter à découvrir mes derniers travaux dans mon atelier"L'Echappée Belle" à Montréal dans l'Aude ( France).