Rudesse incessante du temps
préfère les pauvres gens.
Et l'aumône apporte un éphémère
soulagement à la misère
Vois les mendiantes et les mendiants.
Difficile de résister à leurs regards suppliants
Inutile de vouloir résister à la tristesse
face à une aussi grande détresse
Et puis malgré les marques des ans,
tout ce fatras qui fait la vieillesse
N'empêche pas d'aimer, d'avoir un amant
et de partager des moments de tendresse
Sourire, effleurement de la main,
regards complices, désirs retenus
Viens, ils ne doivent pas rester vains
sers moi contre toi, je n'en peu plus
Idiote, une idiote, voilà ce que je suis,
Le téléphone sonne, je cours à l'instant
Tiens, c'est toi, j'entends des bruits
non je n'ai pas de projet pour le moment
Emotion douchée, zut! Vive les amies
a bas le téléphone, non ce n'est pas vrai
Tout est vraiment contre moi aujourd'hui
je monte retrouver mes esprit au frais
Ouf! Le vent me fouette le visage
la raison me revient brutalement,
Une saine thérapie rendant sage
est-ce que je le désir vraiment?
Trimer, peindre pour peindre
voilà mon lot de désillusion quotidien
Et puis encore et encore il faut feindre
soumettre mes dessins à des importuns
Ne pas aller dans le mauvais sens du poil
admirer, dialoguer devant une toile,
Mauvaise ou bonne peu importe
il faut faire une critique qui porte
Oui vraiment vous êtes capable
de produire des œuvres remarquables.
Idée géniale cette association de teintes
vous avez laissé de côté toutes vos craintes
Tout est naturel, fluide, spontané,
l'on ne peu que vous aimer
A t'on jamais vu des aquarelles
qui vous font rentrer en elles.
Tout est là, je suis dans le bois
auprès de vous, auprès de toi,
Teintes rabattues claires ou sombres
Dessinent avec harmonie les ombres.
Entrons dans le vieux moulin,
il fait sombre, donne moi ta main
Non personne ne peu nous voir!
Eh oui! Un dessin peu émouvoir
Doudoune ou pas j'ai froid,
la dure réalité se rappelle à moi.
Tu devrais être là à me réchauffer
Est-ce que le téléphone va sonner ?
Jani ジャニ
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Spleen, absurdité et tout le drame de la guerre…un Eugène Oneguine profondément humain à la Monnaie
29 janvier 2023, une première saisissante de l’oeuvre de Tchaïkovski.
Eugène Onéguine est le héros du roman d’ Aleksandr Pushkin, écrit en vers en 1833. C’est un dandy de Saint Petersbourg, un aristocrate désillusioné par les oisives futilités de la capitale russe. Il a environ 26 ans quand il débarque à la campagne chez son ami naïvement confiant, Vladimir Lensky, un jeune poète rêveur, d’environ 18 ans, plus passionné par l’Art que par la Vie. Onéguine se montre cynique, arrogant, égoïste, vidé de toute passion et fatigué du monde. Childe Harold, vous connaissez? Ensemble, ils vont rencontrer deux sœurs, filles de propriétaire terrien. Elles sont fort différentes, l’une, Tatiana Larina, distante, timide et renfermée, mais passionnée de lectures romanesques, un personnage obsédant qui semble voguer dans un monde imaginaire et se nourrit de littérature romantique anglaise. L’autre, Olga, primesautière, ancrée dans la vie. Elle est insouciante et espiègle même si elle ne trouve aucune joie dans sa jeunesse passée aux champs. Et pourtant , lors de la rencontre, chacun des amis choisira paradoxalement celle qui lui ressemble le moins. Premier coup du sort. A l’Art ou à la Vie ?
Surprise étonnante au lever du rideau ! Point de soleil d’hiver russe, de champs fraichement moissonnés, de moulin à eau, de datcha lumineuse à la Tourgueniev, de femmes vaquant aux tâches domestiques comme on pourrait s’y attendre. … Le plateau est vide, comme un radeau ivre sur un océan d’émotions et de vagues de passion. C’est que ce décor unique et étrange, intemporel, est animé de vie, il semble même parler comme parlent les livres… Et pourtant, il n’est constitué que d’une immense carré de parquet en bois blond, mystérieusement articulé et posé sur un axe… Toute une cosmologie? Les Chinois ne représentent-ils pas la Terre par un carré, comme les champs qu’ils cultivent ? Le spectateur du monde que nous sommes peut donc observer les choses: tandis qu’elles vont, se font et se défont. Aux quatre coins, tels ceux d’une rose des vents, siègent, chacune sur sa chaise rustique, quatre femmes sans âge en robes simples, de couleurs pastel : Tatiana en bleu tendre, Olga en rose pâle, Larina, leur mère (la mezzo-soprano Bernadetta Grabias) en vert tilleul et la vielle nourrice Filippievna (Cristina Melis) en bleu gris argent.
© Karl Forster
Et voici que notre folle du logis, ce pouvoir immense de l’imagination, est subitement convoquée - presque à notre insu - tant la musique, le chant, les mouvements et le jeu scénique se correspondent. La mise en scène très créative de Laurent Pelly saisit l’esprit et le cœur par la mouvante beauté des différents tableaux. Et l’émotion artistique est à son comble, à chaque fois qu’une extraordinaire chorégraphie s’empare des protagonistes et du superbe chœur. Sans doute, l’anecdotique a été complètement gommé, mais ce, tout au profit de l’essence et du symbole. De savants jeux de lumière de Marco Giusti et l’interprétation orchestrale se combinent harmonieusement pour habiller le texte de profondeurs insoupçonnées. Il est vrai que le chef de l' Orchestre Symphonique de la Monnaie, Alain Altinoglu, est comme à l'accoutumée, un très vibrant créateur de climats et d’échos dans sa sublime interprétation de la « vérité lyrique » chère à Tchaïkovski. Il annonce et souligne avec incomparables nuances, les moindres émotions qui ballottent tous ces passagers de la vie, et avec une intensité et un sens aigu du drame et de ses prémonitions. Il prolonge tous les états d’âme des protagonistes, par une très délicate orchestration. Complémentarité du visible et de l’invisible. Il n'empêche, le folklore, la danse mondaine et des épisodes de rires joyeux alternent avec la vérité des sentiments et des frustrations qui mèneront à la débâcle finale.

Car voici que sur le plateau, l’aveuglante folle du logis, celle qui fait perdre la tête, s’empare des deux amis ! Ainsi en va-t-il de l’immonde jalousie qui soudain saisit Vladimir, en voyant Olga enchaîner les danses avec Onéguine et qui va faire basculer un monde de paix vers celui de la guerre et de la désolation. « Vous n’êtes plus mon ami ! … Je n’ai pour vous que du mépris ! » Pire, la querelle dégénère et Lenski ne peut s’empêcher de provoquer Onéguine en duel. Toute l’assemblée est scandalisée ! ( Finale « V vashem dome! V vashem dome! )
Mais surtout voici les paroles fatidiques qui déclenchent l’hostilité des deux frères…dans le tableau 18 de l'acte II « Ennemis, mais y a-t-il longtemps que le désir de tuer nous sépare ? Y a-t-il longtemps que nos plaisirs, nos pensées , nos soucis, et nos loisirs étaient les mêmes ? Aujourd’hui cependant, comme des ennemis héréditaires, perfidement, nous préférons nous taire , prêts de sang-froid à nous entretuer » Onéguine ajoute pourtant « Mieux vaudrait en rire, avant qu’il ne soit trop tard, avant que nos mains ne soient rougies de sang, mieux vaudrait se quitter à l’amiable…» Hélas, l’un après l’autre ils déclarent : « Mais non ! mais non !»
Niet! Niet!
нет! нет!
Le désastreux duel aura eu lieu, et dans le troisième acte, la douleur consumera Tatiana et Onéguine, les protagonistes maudits. Oui, elle l’aime, c’est tragique mais se refuse à lui, comme lui l’a fait dans le premier acte, non par vengeance, mais dans un accès de vertu et de soumission aux règles de la société. Au tomber du rideau, Onéguine, ce héros byronien, un Don Juan à sa manière, n’osant pas être émotionnellement vulnérable, est devenu cet homme, perclus de désespoir, qui aura tout eu, qui l’aura gaspillé et qui aura vécu pour le regretter. Pathétique et brisé, il a ... à peine 26 ans. Une très belle prise de rôle par le baryton Stéphane Degout.
Star power: c’est un casting d’excellence qui interprète cette magnifique œuvre. Partout des sans-faute. Bogdan Volkov est un Lenski hors compétition, qui met les larmes aux yeux par sa résignation devant le destin qui l’attend, la musique en témoigne. C’est en effet déjà un poignant adieu à la Vie que Lensky chante avant le duel, comme s’il écrivait une ultime lettre à ceux qui restent, où il oppose les jours heureux de sa jeunesse à sa situation actuelle, dans un scandale que ni lui ni Onéguine ne souhaitaient véritablement. Quelle absurdité ! Dire que la querelle portait sur les attentions maladroites d’Onéguine pour Olga. Surtout, c’est la perte d’Olga que Lensky regrette le plus, se souciant désormais peu de savoir quelle sera l’issue du duel imminent. Il est salué par des applaudissements nourris et enthousiastes.

Et autant d'applaudissements, bien sûr, pour la Tatiana délicieusement chantée par la soprano britannique Sally Matthews: sans la moindre affectation, avec de vertigineux émois et de subtiles nuances pianissimo. Une réussite majeure. Cette célèbre scène de la chambre à coucher, lorsque Tatiana, éprise d’un amour impulsif pour Onéguine, exprime ses sentiments dans une lettre, incarne de manière touchante l’étourderie féminine du personnage.
C’est fait. Je ferme cette lettre,
L’effroi, la honte au fond du coeur…
Mais mon garant est votre honneur,
J’ai foi en lui de tout mon être.
Olga, ici chantée par la chaleureuse mezzo-soprano Lilly Jørsta, est très naturelle, pleine de joie de vivre et très convaincante. Soulignons également le charisme et l’ardeur résonnante du riche prince Gremin que chante Nicolas Courjal et la merveilleuse et rafraichissante bouffonnerie – Molière es-tu là ? – de Christophe Mortagne dans le rôle de Monsieur Triquet. Quant au fabuleux chœur, une masse parfois oppressante, toujours en mouvement, sous la direction de Jan Schweiger, il est à la fois radieux et bouleversant dans les multiples atmosphères qu’il incarne.
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres
Avec l' Orchestre symphonique et chœurs de la Monnaie Jusqu’au 14 février.
https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2313-eugene-oneguine
DISTRIBUTION
Direction musicale
Mise en scène & costumes
Décors
Éclairages
Chorégraphie
Collaboration aux costumes
Chef des chœurs
Larina
Tatyana
SALLY MATTHEWS
NATALIA TANASII (1, 4, 10, 14.2)
Olga
LILLY JØRSTAD
LOTTE VERSTAEN ° (1, 4, 10, 14.2)
Filipp’yevna
Yevgeny Onegin
STÉPHANE DEGOUT
YURIY YURCHUK (1, 4, 10, 14.2)
Lensky
BOGDAN VOLKOV
SAM FURNESS (1, 4, 10, 14.2}
Prince Gremin
Captain Petrovitch
Zaretsky
Monsieur Triquet
Guillot
JÉRÔME JACOB-PAQUAY
Precentor
CARLOS MARTINEZ
HWANJOO CHUNG (31.1 & 2, 5, 7, 9.2)
De noirs terrils en blonds champs de blé,
de tranquilles écluses en profondes forêts,
de fumeux hauts-fourneaux en accueillants clochers,
je regarde ma Wallonie.
D'yeux rêveurs en têtes blondes,
de récits de terroir en intrigantes légendes,
je rêve ma Wallonie.
Tant de pays grandioses,
tant de contrées fabuleuses,
s'évanouissent à ton approche, ma Wallonie.
Aquarelle Liliane Magotte
Sérénité
Je me suis perdue
Dans la blancheur virginale
De tes espaces épurés
LM
Espace Art Gallery, la soirée littéraire du 27 janvier réussie au-delà de toutes espérances ? Parfaitement : chaleur, convivialité, animation, plaisir, que demander de plus ? Les auteurs - intervenants : Anne Marie Delbecq : posée, appliquée ; Pierre Ost : inspiré, investi ; Leïla Zerhouni : claire, limpide ; Gaëtan Faucer : souverain, en verve ; Sita Leval : impériale, intérieure ; José Mangano : accrocheur, théâtral. Six prestations magistrales tout en contrastes.
Les mots ont repoussé l'hiver, les pensées à fleur de peau, sensibilité et émotion au rendez-vous de cette Soirée Lectures de Bruxelles, la séance de dédicaces bien animée, le drink de Nouvel An moussant sans conteste les coeurs et les âmes. Les ouvrages présentés dont des extraits ont été lus par leurs auteurs :
Anne Marie Delbecq: "Les Sabots de Jeanne, "L'As de pique mon coeur" ;
Pierre Ost : "Le Cargo", "Meurtre à la place Flagey" ;
Leïla Zerhouni : "Femmes empêchées", "Le Luthier de Bagdad" ;
Gaëtan Faucer : "Des maux de midi", "Molière", "Le Hasard n'arrive pas à l'improviste" ;
Sita Leval : "Point critique" ;
José Mangano : présentation d'un sketch "L'échevin alcoolo".
En début de soirée, Thierry-Marie Delaunois, l'organisateur et animateur des Soirées, nous a présenté ses voeux, des voeux de lumière adressés à tous.
La prochaine soirée ? Le 24 mars... à noter qu'une série de photos très expressives de la soirée du 27 janvier seront prochainement visibles sur la page "Soirées Lectures de Bruxelles" créée sur Facebook. Haut les coeurs, haut les mots!
Chères amies et amis de la galerie,
Espace Art Gallery vous présente son prochain vernissage du 02 février 2023.
Pour une question de clarté visuelle je vous propose une nouvelle newsletter plus compacte qui présente mes différentes activités…
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 02 février 2023 pour son exposition collective ! Les artistes présents pour cet événement sont : Lucien Mélou (Fr) peintures à l’huile, Patricia Jollivet (Fr) peintures, Denis Guffroy (Fr) peintures, Eric Mazurie (Fr) peintures, Sygrid Lindstrom (Fr) sculptures sur pierre, Micka Freeman - Fastywexoz 008 (Be) techniques mixtes. Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main (pièces uniques) et la styliste d’ameublement Jeanne Julien art (Fr) sièges fait main (pièces uniques).
Vernissage le jeudi 02 février de 18h 30 à 21h 30.
Finissage les 25 & 26 février de 11h 30 à 18h 30.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :
Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :
https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/
Pour visionner les 157 vidéos d’artistes sur YouTube :
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966 +/- 49.600 vues…
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0
Administrateur général
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium
GSM: 00.32.497. 577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
Ma mère
Dis-moi, à qui je pense
Jour et nuit, matin et soir
Dis-moi, qui me la panse
Cette âme, sans se valoir
Dis-moi, en qui, j’ai confiance
Qui dois-je toujours et sans cesse croire
Pendant toute ma belle enfance
Que celle qui me pousse, vers la gloire
Qui était premier visage découvert,
Dis-moi toi qui prétends tout savoir
Que j’ai pu à ma naissance, apercevoir
Et qui m’a calmé malgré mes nerfs
Belle créature, c’est mon ange
Qui me donne à boire et à manger
Grâce à qui mes habits toujours changent
Une fois j'en suis tout dérangé
Dans ma première école, c’est ma maîtresse
Pour parler, communiquer, et interagir
Sans être puni pour manque de sagesse
Mais dorloter, encourager et soutenir
Une fois allant à l’école
C’est elle mon garde du corps
Cette tâche est bénévole
Mais elle vaut bien de l’or
Dès mon retour à la maison
C’est le rituel du quotidien
Maman a toujours eu raison
Et cela ne me fait que du bien
Après le petit repos vient le devoir
De l’école que tant j’aime
Étant bien orienté vers le savoir
Réaliser par moi-même
Quand la besogne est très bien faite
Je range mes affaires et je m’arrête
Je me brosse les dents après le repas
J’embrasse maman et papa
Je me mets vite à mon lit
Je prends mon livre et je lis
Une histoire jusqu’au sommeil
Avant que sonne mon réveil
Quand la fin de la semaine arrive
C’est la promenade, et le pique-nique
Au bord de la mer ou de la rive
C’est l’air rafraichissant et non toxique
Elle joue avec moi à cache -cache
Papa lui est footballeur
Contre moi Jamais elle ne se fâche
Mais agit avec fureur
Voici la chère personne
Que j’adore infiniment
C’est ma mère c’est maman
C’est mon coeur que je te donne
Lahoucine BOULSANE
C‘est comme ça que je l’aime.
Penchée en son calme jardin,
Cueillant un fruit,
Le dégustant lentement.
Admirant longuement une fleur,
Humant profondément son doux parfum,
La débarrassant délicatement de parasites.
C’est là que je voudrais être,
Main près de main,
Joue près de joue,
Travaillant d’un cœur commun,
Avant les lèvres près des lèvres.
Si seulement elle savait que j’existe !
Mimosa , titre de mon nouveau thème musical pour l'album numérique musical Bandcamp intitulé [Six]
photographie : Julien Boulier : appareil photo Sony RX 100 lundi 23 janvier 2023 à Pont-Croix, 08h40 avant cours de piano Fasiladom donné sur un piano quart de queue Schimmel
Mimosa , titre de mon nouveau thème musical pour l'album numérique musical Bandcamp intitulé [Six]
[Le livre de mon bord_ titre] [Notes 1930-1936 suivi de fragments inédits _ sous-titre] [Pierre Reverdy _ auteur]] [éditions Mercure de France] [MCMLXXIX] thèmes musicaux dialoguant avec certaines pages du livre
photo Julien BOULIER avec le Sony RX 100. Pont-Croix, avant et après un cours de piano Fasiladom donné de 09h00 à 10h00 lundi 23 janvier 2023 sur un piano quart de queue Schimmel.
Ah!...Liège, notre péniche, nos rendez-vous!
Sur la coque le clapot de l'eau,
Donne moi ta main, on se moque de tout
Côté quai les rideaux sont clos
Rien n'a d'importance hormis le présent
Nous sommes au large, loin de tout
Isolés dans la ville, et nous aimant
Ton corps est mon plus précieux bijou.
Et puis il y a ton parfum, tes yeux languissants
ton regard brille, tes bras m'accueillent.
Nos respirations s'accélèrent doucement
Ceintures défaites, vêtements sur le fauteuil
Nos corps sont à l'unisson, bonheur fou
sur la Meuse ceux qui s'aiment sont sereins
Echange de baisers, nos lèvres sont partout
Prend mes seins dans tes mains
Gorge sèche, attend! Oui! Mon dieu! Heureuse
non, reste encore, nous ne faisons qu'un.
Oubli de tout, il n'y a que nous et la Meuse
qui doucement nous berce, adieu chagrins
Heures de mots doux et de tendresse partagés
Une péniche passe tous feux allumés
Y a-t-il vraiment une heure pour se séparer?
Remet bien ta cravate, laisse-moi t'examiner
Au revoir! Halte à la mélancolie, sourire forcé
il faut dominer ses sentiments n'est-ce pas!
Déjà loin de mes bras qui veulent l'enlacer
Sa silhouette s'estompe mais il est encore là.
Reste près de moi, la solitude me pèse!
C'est dur de ce retrouver face à soi-même
Il a prie la rue Pâquier, comme ça, l'air alaise
sans se retourner, est-ce qu'il m'aime?
Eclats des lumières de la ville sur la Meuse,
il est temps de tirez la passerelle sur le pont
Nuit noire profonde de quoi es-tu porteuse?
Se tourmenter, se questionner, a quoi bon!
Non ce soir je ne me doucherai pas
toute la nuit je te garderai avec moi
Et puis même si tu n'es pas là
je veux revivre nos émois
Est-ce raisonnable de vouloir s'isoler?
Ma péniche sur la Meuse est mon ile
Calme paix et quiétude assurée
si proche et si loin des esprits futile
Ouverte vers le futur en en ayant peur
serai-je un jour une aventurière?
Ame errante en quête de bonheur
j'attends indécise un rayon de lumière
Où est dans le ciel ma bonne étoile?
En la regardant tout deviendrait clair
Mes doutes ne seraient plus qu'un voile
s'éloignent lentement vers la stratosphère
Oublié les yeux emplis de condescendance
les moi je, la compassion des bons amis.
Nouvelle vie proche de ma descendance
et puis il y a toi l'homme de ma vie.
Avec toi à mes côtés je suis comme ivre
tout devient facile ma palette s'éclaircie
Mes aquarelles sont le reflet de ma joie de vivre
le trait est direct et franc dans les raccourcies.
Ouverture de l'esprit sans dogme ni drapeaux
au diable les préjugés voilà le nouveau credo.
Une vie nouvelle se présente, illusion ?
Rêver les yeux ouverts, déraison ?
Rêve ou réalité les amarres sont en places
impossible de les rompre, pas même la glace
Sur le quai passent en riant des fêtards.
Son parfum me transporte, à plus tard !
Jani ジャニ
Cocktail d’amour et d’humour : La nuit des Rois
Côté tragique: Il n’y a pas d’amour heureux… Côté comédie: All Ends Well! Puisque les différents amoureux se retrouveront et atteindront le bonheur conjugal. Mais entretemps, quelle tapisserie gigantesque et compliquée de méprises, de désirs personnels, de cruelles frustrations, de motifs secrets et de questions existentielles! Jouée pour la première fois en 1602, cette pièce bouleverse allègrement toutes les conventions de la romance et des rôles de genre.

Le rideau s’ouvre sur la mise en scène (Daphné D’heur) d’une somptueuse tempête qui sépare deux jumeaux dans un naufrage. Le frère et la sœur se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Chacun pense que l’autre a disparu dans les flots près des rivages de l’Illyrie. Viola est sauvée. Courageuse, la sœur, prend l’apparence du frère et, déguisée en homme sous le nom de Césario (Margaux Frichet), entre au service d’Orsino, un duc amoureux éconduit par la belle et riche comtesse Olivia (Anouchka Vingtier). Cette dernière, en deuil de son père et de son frère, se fait aussi glaciale que superbe et repousse ses moindres avances.
Aussi, le duc Orsino (Nicolas Ossowski) envoie son émissaire Césario comme go-between pour courtiser la comtesse Olivia. C’est bien contre la volonté du « jeune homme », elle qui est immédiatement tombée amoureuse du comte! A son tour, et en dépit de son chapelet de réticences, la comtesse Olivia s’enflamme et tombe irrémédiablement amoureuse du messager. Joli triangle qui entraîne multiples complications. Enfin, tout s’éclaire avec l’arrivée providentielle du frère jumeau de Viola, Sébastian (Maxime Laal Riahi), que l’on croyait noyé. Une bonne façon d’arranger les choses sur le plan matrimonial. Olivia croit en effet que Viola (déguisée en Cesario) EST le Sébastian qu’elle vient d’épouser deux heures auparavant. Bref, Sebastian a donc épousé Olivia, Orsino épouse Viola, et Sir Toby (Sofian El Boubsi) épousera Maria (Cindy Besson), la suivante d’Olivia, tous deux ravis d’avoir joué un si bon tour au très grotesque Malvolio, l’intendant de la comtesse, un savoureux bouffon bouffi de lui-même. On reconnaît la griffe moqueuse du maître de Stratford-upon-Avon, qui ira même jusqu’à l’enfermer derrière des barreaux, où, complètement déconcerté, il sera traité de fou par tout le monde. Une magnifique interprétation de Didier Colfs.
Car les suppositions, les apparences et la réalité produisent un passionnant jeu de Colin Maillard, entre sérieux et rires. C’est à qui voudra faire croire qu’il (ou elle) n’est jamais celui qu’il est vraiment! L’histoire, qui se déroule la douzième nuit après Noë,l permet toutes les extravagances et fait miroiter le texte sur des variations vertigineuses des verbes être, paraître et disparaître. Le texte bien sûr regorge de double sens et d’humour. Le décor, très dépouillé, étincelant de blancheur futuriste est d’une extraordinaire mobilité. Les deux constructions qui ne cessent de voyager silencieusement sur le plateau, comme deux tours qui s’affrontent et se dérobent, accompagnent silencieusement le chahut et le suspense des émotions. Un jeu passionnant qui jette par-dessus bord toute forme de certitude et pose inlassablement la question cruciale de l’identité.
C’est dans un élan irrésistible du cœur que Daphné D’heur et Thierry Debroux se sont attelés à la traduction de l’œuvre. Ensemble, ils ont gommé toutes les références qui auraient risqué d' ennuyer un public moderne, pour donner une vie extraordinaire à cette belle production made in 21st century. Tandis que les costumes chatoyants d’époque sont un véritable carnaval de Venise qui ancre le spectacle dans la fête et l’intemporalité. Par sa langue habile et son jeu intense, le casting est resplendissant … digne de grandes scènes d’opéra. Puisque… place est faite aussi, à la musique!
Côté magique: tous ces oiseaux du paradis qui poussent sur des rochers noirs battus par les vents et ...cette soudaine et mystérieuse fleur étincelante en poudre d’étoiles… qui arrive comme un baiser d'amour. 
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres
Avec: Cindy Besson, Didier Colfs, Enea Davia, Soufian El Boubsi, Margaux Frichet, Maxime Laal Riahi, Nicolas Ossowski, Benjamin Van Belleghem,
Valentin Vanstechelman, Anouchka Vingtier
Mise en scène: Daphné D’Heur
Scénographie: Vincent Bresmal et Matthieu Delcourt
Costumes: Anne Guilleray
Lumières: Philippe Catalano
Maquillages et coiffures: Florence Jasselette
Chorégraphie des combats: Jacques Cappelle
À PARTIR DE 12 ANS DURÉE
2H35 ENTRACTE COMPRIS RÉPRÉSENTATION
DU MARDI AU SAMEDI :20:15
LES DIMANCHES :15:00
LE SAMEDI 18 FÉVRIER 2023 :15:00
RELÂCHE – LES LUNDIS
- THEATRE DU PARC
- WILLIAM SHAKESPEARE
- photo@Allan Beurms
C'est au cours des confinements que Christophe Sermet et ses complices de la Compagnie du Vendredi décident de monter un drame intime en y intégrant de la musique rock. Le choix de Sermet, toujours inspiré par l'adaptation de grands classiques, se porte sur Ibsen et l'une de ses dernières pièces "John Gabriel Borkman", qui repose sur un confinement volontaire emportant une famille dans la discorde et la séparation. Écrite en 1896, la pièce trouve un écho manifeste dans notre époque marquée de scandales financiers.
Ancien banquier, John Gabriel Borkman a purgé une peine de cinq ans de prison pour abus de confiance. À sa sortie, il s'isole volontairement du monde en restant cloîtré pendant huit ans au premier étage de la maison de Ella Rentheim, un amour de jeunesse, attendant une réhabilitation qui ne viendra pas tandis que son épouse vit au rez-de-chaussée de la même habitation sans qu'il y ait le moindre contact entre eux. Car Borkman se voit toujours comme un visionnaire génial même s'il a ruiné des centaines de familles. Les deux femmes de leur côté se disputent l'amour de Erhart, le fils de John Gabriel alors que ce dernier se réfugie dans la musique et le piano.
Ce récit est presque autobiographique pour Ibsen dont l'enfance est marquée par la faillite des affaires familiales, les spéculations et l'alcoolisme de son père, avec pour corollaire l'éclatement de la famille.
Sermet avoue les références aux scandales contemporaines d'ascensions rapides suivies de chutes tout aussi spectaculaires (DSK, Weinstein, Madof...). La pièce d'Ibsen lui ouvre un champ infini d'exploration de sentiments exacerbés par la frustration et le ressentiment. Les rôles sont ici revisités et taillés sur mesure pour les acteurs et actrices de la compagnie dont certains conservent même leur prénom sur scène. Insufflant une vitalité nouvelle à l'écriture d'Ibsen, Christophe Sermet prend des libertés par rapport au texte original pour une modernité légitime, soutenue par des parties jouées et chantées en live. En travaillant en étroite collaboration avec ses comédiens sans respect des critères d'âge, Sermet compose un tableau familial des plus écorchés où l'amour, la folie, l'espoir se confrontent à la honte, la ruine et le repli sur soi.
Côté mise en scène: un plateau encombré de guitares électriques et de matériel sonore dans un sorte de hangar. C'est l'antre de Erhart (Adrien Drummel), génie du rock, censé racheté l'honneur de la famille par sa réussite artistique. Son père (Yannick Renier) vit au sous-sol dans un abri anti-atomique. Musicien lui-même, il n'est pas autorisé à entraver le succès de son fils. Gravitent autour du noyau familial, Vilhem, auteur dramatique en crise, ami de John Gabriel et Frida, sa fille, professeur de guitare qui forme un duo artistique et amoureux avec Erhart, Gwendoline la belle-soeur de Borkman (Gwendoline Gauthier) et son premier amour sacrifié pour sa soeur jumelle Sarah (Sarah Lefèvre), devenue l'épouse légitime suite à un chantage d'argent et Vany Compagnucci (Vanessa Campagnucci), une riche voisine sensible au destin de Erhart. Au-delà du naufrage financier, nous assistons à un désastre sentimental, un déballage impudique de passions sacrifiées au profit d'une soif de pouvoir qui risque de se répercuter sur les générations suivantes.
Amour, gloire et beauté, des valeurs qui s'entrechoquent et émeuvent toujours autant. Ici le jeu des comédiens est central. Un travail indéniable sur les prestations rock, un jeu expressionniste révélant les dégâts sur le long terme de manigances financières et mise au ban de la société. Sarah Lefèvre calfeutrée dans son manteau de fourrure comme dans une armure est l'incarnation même de la respectabilité trompée. Elle crache son venin sans retenue. Yannick Renier reste coincé dans son illusion de sauveur de l'humanité et Gwendoline Campagnucci joue la carte des désirs inassouvis sans retenue.
Un portrait de société sans âge avec une question: une rédemption est-elle possible ?
Palmina Di Meo
il n'y a pas de suite.
On s'arrête là.
Ou on apprend à se faire de la boue un délice.
Le film retrace le drame des harkis, ces soldats souvent recrutés de force par l'armée française pour combattre le Front de libération nationale algérien en les envoyant aux premières lignes de combat. Pour parler de ce sujet complexe, le film de Faucon se focalise sur une petite unité de l'armée française dirigée par le lieutenant Pascal, avec les drames personnels et familiaux de ces soldats de fortune, ne parlant pas français pour la plupart et à peine capable de tenir une arme.
Nous sommes fin des années 50, les hommes valides sont encouragés à rejoindre l'armée et à trahir les résistants à la France parfois sous la torture. Ils sont enrôlés dans l'armée française à coups de promesses de victoire trompeuses et d'une vie meilleure dans le giron français. Basés sur des faits réels et des témoignages documentés, le film évolue sur plusieurs années jusqu'à la déclaration d'indépendance de l'Algérie en 1962 et le retrait des troupes françaises. La situation devient alors critique pour ces soldats dont la France ne veut pas en Métropole les livrant à la vindicte populaire. Les célibataires sont invités à rejoindre l'armée, les autres sont renvoyés dans leur village.
Le film est porté par le lieutenant Pascal sensible au sort des soldats avec lesquels il a partagé tant de souffrances. Il tient tête à sa hiérarchie lorsqu'il s'agit d'abandonner ces soldats à qui la France avait promis protection et soutien financier. Par un subterfuge, l'armée française récupère les armes qui leur avait été distribuées et le lieutenant Pascal reçoit pour instruction de convaincre ces hommes à rester en Algérie sous une vague assurance de protection par les autorités françaises.
Le lieutenant Pascal décide alors de s'investir personnellement dans le sauvetage d'une poignée d'hommes à ses risques et périls, lui-même largué par sa hiérarchie dans cette initiative.
Coproduit par les Films du Fleuve et présenté à la Quinzaine des cinéastes en 2022 où il a été salué par une longue ovation, le sujet tient particulièrement à coeur de Philippe Faucon: "Je suis né pendant la guerre. Comme beaucoup d’autres de ma génération, nés de parents qui l’ont vécue et en ont été profondément marqués, nous avons hérité de quelque chose qui s’est transmis sans toujours avoir été exprimé". Cinéaste des causes occultées, Faucon réalise ici un film rigoureux quant au déroulement historique, sans pathos, épuré de détails superflus mais qui montre de manière claire les enjeux opportunistes de ce conflit aux multiples visages.
Palmina Di Meo
Harkis / Les Harkis (2022) - Trailer (English Subs) - YouTube
Que se passe-t-il derrière ses bras croisés ?
Je pense à m’asseoir à son côté.
Peut-être pour méditer avec elle sur la fugacité des trop ardentes amours.
Peut-être pour rêver avec elle à de longues nuits, les yeux scintillants d’étoiles.
Peut-être pour la consoler doucement d’un inavouable deuil.
Peut-être pour partager un fou rire que seule pourrait arrêter une fin du monde.
D’abord s’asseoir.
Violence and Son
De Gary Owen | Du 6 au 21 janvier 2023 | Création Au Théâtre de Poche ( Bruxelles)
Et à l'Eden Charleroi du 24 au 27 janvier 2023
Violence &Son: Violence c’est le surnom du père, le fils c’est Liam.
Rembobinons: l’adolescent tourmenté vient de perdre sa mère dont il a dû quitter la maison pour déménager dans les Valleys, ancien bassin minier pourri du pays de Galles pour rejoindre Rick, ce père qu’il ne connaît pas.
Il va découvrir avec stupeur un être truculent, pétri du machisme et de gouaille. Bienvenue dans la vulgarité des gestes et du langage. Avec sa copine sauce piquante, ils illustrent à merveille les soubresauts de la violence domestique et d’une sexualité brûlante.
N’empêche, le point de vue que défend ardemment l’auteur, Gary Owen, est que le machisme se transmet inévitablement de générations en générations. Le transfert se fait même d’un père survolté vers un fils ultra timide et réservé. Imaginez le comédien en chemise jaune passé et en pantalon aubergine, assortis aux trois portes et murailles mobiles qui constituent le décor. Ah ! J’oubliais ; un nœud pap ! Et un père explosif, en chemise ouverte et jeans que l’on verrait bien comme tenancier de pub.
La traduction est un chef d’œuvre de la langue brutale et elliptique actuelle. Il faut d’ailleurs un peu de temps pour s’y habituer: rythme hystérique, vocabulaire grossier, phrases inachevées. Mais passé l’électrochoc du début des échanges, on entre progressivement dans une tension émotionnelle hallucinante.
Le jeune Liam inexpérimenté a donc ramené chez lui une donzelle à la jupe de la taille d’une ceinture, qui minaude tant et plus, tout en ne cessant pas d’évoquer un petit ami qu’elle rêve de quitter. Il est assez vite clair qu’elle mène le jeu. Son invitation à la danse est à peine voilée, tandis que Gary Owen organise méthodiquement son champ de mine.
La comédie hystérique du début s’estompe peu à peu pour faire place à un crescendo dramatique aboutissant á la condamnation de Liam lorsqu’il osera suivre les conseils de son paternel. Gary Owen a réussi le tour de force de transformer un vulnérable jeune homme aux abois en un Don Juan abuseur, c’est du moins la version de la fille.
Mais n’est-ce pas lui qui aurait été piégé en toute bonne foi? Oublions donc la perpétuelle cette triste excuse invoquée par les violeurs de tout poil qui assure que le « non » des filles est le plus souvent un « oui » ou un « encore » déguisé ! l y a eu certes un malentendu, au propre comme au figuré. Et en dépit de Gary Owen, qui veut prouver que la gent masculine est coupable à tous les coups, le Liam en question, qui n’a connu des femmes que sa défunte et misérable mère, est finalement une proie de choix pour des tribunaux tolérance zéro de la séduction.
Mais en définitive il faut surtout admirer l’énergie impressionnante des quatre personnages incarnés par un quatuor d’excellence : Adrien De Biasi, Léone François, Jean-Luc Couchard, et … Magali Pignlaut dans une éblouissante mise en scène de Jean-Michel Van Den EEyde.
De Gary Owen
Traduction Kelly Rivière
Mise en scène Jean-Michel Van den Eeyden
Assistante à la mise en scène Béatrice Wegnez
Avec Adrien De Biasi, Jean-Luc Couchard, Léone François et Magali Pinglaut
Création lumières Antoine Van Agt, accompagné de Maximilien Westerlinck
Création sonore Julie Rens
Dramaturgie Anne-Sophie Sterck
Scénographie Sofia Dilinos
Costumes Sandra Rondeau
Une coproduction du Théâtre de Poche, du Théâtre de l’Ancre de Charleroi
Quand le pharaon bâtit son mausolée,
Ses sujets transportent de lourds blocs de pierre,
Y parcourent un chemin vers sa lumière,
S’y traînent en sottes fourmis aveuglées !
Car le maître du jeu du trône haut perché,
S’est mis à rêver au ciel, on ne sait pourquoi,
Contemplant gravement ces visages courbés,
Les convie au monument dédié au Roi.
Souvent quand l’édifice est terminé,
Après des années de longues souffrances,
Le Pharaon s’ennuie à le contempler,
Et arme son peuple pour sa bienveillance !
Quand le Pharaon rêve de pyramide,
Appelant à l’aide les sujets fous du Roi,
Les champs se couvrent de visages livides,
Regardant le ciel et se demandant pourquoi ?
"Intelligence Artificielle
Ignorance supericielle
Cherche domination
Sans aucune nation
En perte d'espoir
Vivre sans autre sujet
Que le désespoir
Volontairement agressé
Nulle doute que le devoir
Identité Annulée".
ED
21
01
2023
Écriture prompte

