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Quai des tanneurs le 13 décembre 2014

12273418083?profile=originalRudesse incessante du temps
préfère les pauvres gens.
Et l'aumône apporte un éphémère
soulagement à la misère

Vois les mendiantes et les mendiants.
Difficile de résister à leurs regards suppliants
Inutile de vouloir résister à la tristesse
face à une aussi grande détresse

Et puis malgré les marques des ans,
tout ce fatras qui fait la vieillesse
N'empêche pas d'aimer, d'avoir un amant
et de partager des moments de tendresse

Sourire, effleurement de la main,
regards complices, désirs retenus
Viens, ils ne doivent pas rester vains
sers moi contre toi, je n'en peu plus

Idiote, une idiote, voilà ce que je suis,
Le téléphone sonne, je cours à l'instant
Tiens, c'est toi, j'entends des bruits
non je n'ai pas de projet pour le moment

Emotion douchée, zut! Vive les amies
a bas le téléphone, non ce n'est pas vrai
Tout est vraiment contre moi aujourd'hui
je monte retrouver mes esprit au frais

Ouf! Le vent me fouette le visage
la raison me revient brutalement,
Une saine thérapie rendant sage
est-ce que je le désir vraiment?

Trimer, peindre pour peindre
voilà mon lot de désillusion quotidien
Et puis encore et encore il faut feindre
soumettre mes dessins à des importuns

Ne pas aller dans le mauvais sens du poil
admirer, dialoguer devant une toile,
Mauvaise ou bonne peu importe
il faut faire une critique qui porte

Oui vraiment vous êtes capable
de produire des œuvres remarquables.
Idée géniale cette association de teintes
vous avez laissé de côté toutes vos craintes

Tout est naturel, fluide, spontané,
l'on ne peu que vous aimer
A t'on jamais vu des aquarelles
qui vous font rentrer en elles.

Tout est là, je suis dans le bois
auprès de vous, auprès de toi,
Teintes rabattues claires ou sombres
Dessinent avec harmonie les ombres.

Entrons dans le vieux moulin,
il fait sombre, donne moi ta main
Non personne ne peu nous voir!
Eh oui! Un dessin peu émouvoir

Doudoune ou pas j'ai froid,
la dure réalité se rappelle à moi.
Tu devrais être là à me réchauffer
Est-ce que le téléphone va sonner ?

Jani ジャニ

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Spleen, absurdité et  tout le drame de la guerre…un Eugène Oneguine profondément humain à la Monnaie

29 janvier 2023, une première saisissante de l’oeuvre de Tchaïkovski.

Eugène Onéguine est le héros du roman d’ Aleksandr Pushkin, écrit en vers en 1833. C’est  un dandy de Saint Petersbourg, un aristocrate  désillusioné par les oisives futilités de la capitale russe. Il a environ 26 ans quand il  débarque à la campagne chez son ami  naïvement confiant, Vladimir Lensky, un jeune poète rêveur, d’environ 18 ans, plus passionné par l’Art que par la Vie. Onéguine se montre cynique, arrogant, égoïste, vidé de toute passion et fatigué du monde. Childe Harold, vous connaissez?  Ensemble, ils vont rencontrer deux sœurs, filles de propriétaire terrien. Elles sont  fort différentes, l’une, Tatiana Larina, distante, timide et  renfermée, mais passionnée de lectures romanesques, un personnage obsédant  qui semble  voguer dans un monde imaginaire et se nourrit de littérature romantique anglaise. L’autre, Olga, primesautière, ancrée dans la vie. Elle est insouciante et espiègle même si elle ne trouve aucune joie dans sa jeunesse passée aux champs. Et pourtant , lors de la rencontre, chacun des amis choisira paradoxalement celle qui lui ressemble le moins. Premier coup du sort. A l’Art ou à la Vie ?

Surprise étonnante au lever du rideau ! Point de  soleil d’hiver russe,  de champs fraichement moissonnés, de moulin à eau,  de datcha lumineuse à la Tourgueniev, de femmes  vaquant  aux tâches  domestiques comme on pourrait s’y attendre.  … Le plateau est vide,  comme un radeau ivre sur un océan d’émotions et de vagues de passion.  C’est que ce décor unique et étrange,  intemporel,  est animé de vie, il semble même parler comme parlent les livres… Et pourtant, il n’est constitué que d’une immense carré de parquet  en bois blond, mystérieusement articulé et  posé sur un axe… Toute une cosmologie? Les Chinois ne représentent-ils pas la Terre  par un carré, comme les champs qu’ils cultivent ? Le  spectateur du monde que nous sommes peut donc  observer  les  choses:  tandis qu’elles vont, se font et se défont.  Aux quatre coins, tels ceux d’une rose des vents,  siègent,  chacune sur sa chaise rustique, quatre femmes  sans âge en robes simples, de couleurs pastel : Tatiana en bleu tendre, Olga en rose pâle,  Larina, leur mère (la mezzo-soprano Bernadetta Grabias) en vert tilleul et la  vielle nourrice Filippievna (Cristina Melis) en  bleu gris argent.  

© Karl Forster

Et voici que notre folle du logis, ce pouvoir immense de l’imagination, est subitement convoquée - presque à notre insu - tant la musique, le chant, les mouvements et le jeu scénique se correspondent.  La mise en scène  très créative  de Laurent Pelly saisit l’esprit et le cœur par  la mouvante beauté des différents tableaux. Et l’émotion artistique  est à son comble,  à chaque fois qu’une extraordinaire  chorégraphie s’empare des protagonistes et du superbe chœur. Sans doute, l’anecdotique a été complètement gommé, mais ce,  tout au  profit de l’essence et du  symbole.  De savants  jeux de lumière de Marco Giusti  et l’interprétation orchestrale se combinent harmonieusement   pour habiller le texte  de profondeurs insoupçonnées. Il est vrai que le chef de l' Orchestre Symphonique de la Monnaie, Alain Altinoglu, est  comme à l'accoutumée, un très vibrant créateur de climats et d’échos dans sa sublime interprétation de la « vérité lyrique » chère à Tchaïkovski. Il annonce et souligne avec incomparables nuances, les moindres émotions qui ballottent  tous ces  passagers de la vie, et  avec une intensité et un  sens aigu du drame et de ses prémonitions. Il prolonge tous les états d’âme des protagonistes,  par une  très délicate orchestration. Complémentarité du visible et de l’invisible. Il n'empêche,  le folklore, la danse mondaine et des épisodes de rires joyeux  alternent  avec la vérité des sentiments et des frustrations qui mèneront à la débâcle finale.  


 Car  voici que sur le plateau,  l’aveuglante  folle du logis, celle qui fait perdre la tête, s’empare des deux amis !  Ainsi en va-t-il  de l’immonde jalousie qui soudain saisit  Vladimir, en voyant Olga  enchaîner les danses  avec Onéguine et qui va faire basculer un monde de paix vers celui de la guerre et de la désolation. « Vous n’êtes plus mon ami ! … Je n’ai pour vous que du mépris ! » Pire,  la querelle dégénère et  Lenski  ne peut s’empêcher de  provoquer Onéguine en duel. Toute l’assemblée est scandalisée ! ( Finale « V vashem dome! V vashem dome! )

Mais surtout voici les paroles fatidiques qui déclenchent  l’hostilité des deux frères…dans le tableau 18 de l'acte II «  Ennemis, mais y a-t-il longtemps que le désir de tuer nous sépare ? Y a-t-il longtemps que nos plaisirs, nos pensées , nos soucis, et nos loisirs étaient les mêmes ? Aujourd’hui cependant, comme des ennemis héréditaires, perfidement, nous préférons nous taire , prêts de sang-froid à nous entretuer » Onéguine ajoute pourtant «  Mieux vaudrait en rire, avant qu’il ne soit trop tard, avant que nos mains ne soient rougies de sang, mieux vaudrait se quitter à l’amiable…» Hélas, l’un après l’autre ils déclarent : « Mais non ! mais non !» 

        Niet!                                                                                                  Niet!
                                 
нет                                                                                              нет!

 
Le  désastreux duel aura eu lieu, et dans  le troisième acte,  la douleur consumera Tatiana et Onéguine, les protagonistes maudits. Oui, elle l’aime, c’est tragique mais se refuse à lui, comme lui l’a fait dans le premier acte, non  par vengeance, mais   dans un accès de vertu et de soumission aux règles de la société.  Au tomber du rideau,  Onéguine, ce  héros byronien, un Don Juan à sa manière, n’osant pas être émotionnellement vulnérable, est devenu cet  homme, perclus de désespoir, qui aura  tout eu, qui l’aura gaspillé et qui aura vécu pour le regretter. Pathétique et brisé, il a ... à peine 26 ans.  Une très belle prise de rôle par le baryton Stéphane Degout.

Star power: c’est un  casting d’excellence qui  interprète cette  magnifique  œuvre. Partout des sans-faute. Bogdan Volkov est un Lenski hors compétition, qui met les larmes aux yeux par sa résignation devant le destin qui l’attend, la musique en témoigne.  C’est en effet  déjà un  poignant adieu à la Vie que Lensky chante avant le duel, comme s’il écrivait une ultime lettre à ceux qui restent,   où il oppose les jours heureux de sa jeunesse à sa situation actuelle, dans un scandale que ni lui ni Onéguine ne souhaitaient véritablement. Quelle absurdité ! Dire que la  querelle portait sur les attentions  maladroites d’Onéguine pour Olga.  Surtout,  c’est la perte d’Olga que Lensky regrette le plus, se souciant désormais peu de savoir  quelle sera l’issue du  duel imminent.  Il  est salué par des applaudissements nourris et enthousiastes.


Et autant d'applaudissements, bien sûr, pour  la Tatiana délicieusement chantée par la soprano britannique Sally Matthews:  sans la moindre affectation, avec de vertigineux émois et de subtiles nuances pianissimo. Une réussite majeure.  Cette célèbre scène de la chambre à coucher, lorsque Tatiana, éprise d’un amour impulsif pour Onéguine,  exprime ses sentiments dans une lettre, incarne de manière touchante l’étourderie féminine du personnage.

C’est fait. Je ferme cette lettre,

L’effroi, la honte au fond du coeur…

Mais mon garant est votre honneur,

J’ai foi en lui de tout mon être.

Olga, ici chantée par la chaleureuse  mezzo-soprano Lilly Jørsta, est très naturelle, pleine de joie de vivre et  très  convaincante. Soulignons également le charisme et l’ardeur résonnante  du riche prince Gremin  que chante  Nicolas Courjal  et la merveilleuse et rafraichissante bouffonnerie – Molière es-tu là ? – de Christophe Mortagne  dans le rôle de Monsieur Triquet.  Quant au fabuleux  chœur, une masse parfois oppressante, toujours en mouvement, sous la direction de Jan Schweiger,   il  est à la fois radieux  et bouleversant dans  les multiples atmosphères qu’il incarne.

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

Avec l' Orchestre symphonique et chœurs de la Monnaie Jusqu’au 14 février.

https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2313-eugene-oneguine

DISTRIBUTION

Direction musicale

ALAIN ALTINOGLU

Mise en scène & costumes

LAURENT PELLY

Décors

MASSIMO TRONCANETTI

Éclairages

MARCO GIUSTI

Chorégraphie

LIONEL HOCHE

Collaboration aux costumes

JEAN-JACQUES DELMOTTE

Chef des chœurs

JAN SCHWEIGER

Larina

BERNADETTA GRABIAS

Tatyana

SALLY MATTHEWS
NATALIA TANASII (1, 4, 10, 14.2)

Olga

LILLY JØRSTAD
LOTTE VERSTAEN ° (1, 4, 10, 14.2)

Filipp’yevna

CRISTINA MELIS

Yevgeny Onegin

STÉPHANE DEGOUT
YURIY YURCHUK (1, 4, 10, 14.2)

Lensky

BOGDAN VOLKOV
SAM FURNESS (1, 4, 10, 14.2}

Prince Gremin

NICOLAS COURJAL

Captain Petrovitch

KRIS BELLIGH

Zaretsky

KAMIL BEN HSAÏN LACHIRI °

Monsieur Triquet

CHRISTOPHE MORTAGNE

Guillot

JÉRÔME JACOB-PAQUAY

 Precentor

 CARLOS MARTINEZ
HWANJOO CHUNG (31.1 & 2, 5, 7, 9.2)

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Wallonie

De noirs terrils en blonds champs de blé,12273420257?profile=original

de tranquilles écluses en profondes forêts,

de fumeux hauts-fourneaux en accueillants clochers,

je regarde ma Wallonie.

 

D'yeux rêveurs en têtes blondes,

de récits de terroir en intrigantes légendes,

je rêve ma Wallonie.

 

Tant de pays grandioses,

tant de contrées fabuleuses,

s'évanouissent à ton approche, ma Wallonie.

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administrateur littératures

Espace Art Gallery, la soirée littéraire du 27 janvier réussie au-delà de toutes espérances ? Parfaitement : chaleur, convivialité, animation, plaisir, que demander de plus ? Les auteurs - intervenants : Anne Marie Delbecq : posée, appliquée ; Pierre Ost : inspiré, investi ; Leïla Zerhouni : claire, limpide ; Gaëtan Faucer : souverain, en verve ; Sita Leval : impériale, intérieure ; José Mangano : accrocheur, théâtral. Six prestations magistrales tout en contrastes.

Les mots ont repoussé l'hiver, les pensées à fleur de peau, sensibilité et émotion au rendez-vous de cette Soirée Lectures de Bruxelles, la séance de dédicaces bien animée, le drink de Nouvel An moussant sans conteste les coeurs et les âmes. Les ouvrages présentés dont des extraits ont été lus par leurs auteurs :

Anne Marie Delbecq: "Les Sabots de Jeanne, "L'As de pique mon coeur" ;

Pierre Ost : "Le Cargo", "Meurtre à la place Flagey" ;

Leïla Zerhouni : "Femmes empêchées", "Le Luthier de Bagdad" ;

Gaëtan Faucer : "Des maux de midi", "Molière", "Le Hasard n'arrive pas à l'improviste" ;

Sita Leval : "Point critique" ;

José Mangano : présentation d'un sketch "L'échevin alcoolo".

En début de soirée, Thierry-Marie Delaunois, l'organisateur et animateur des Soirées, nous a présenté ses voeux, des voeux de lumière adressés à tous.

La prochaine soirée ? Le 24 mars... à noter qu'une série de photos très expressives de la soirée du 27 janvier seront prochainement visibles sur la page "Soirées Lectures de Bruxelles" créée sur Facebook. Haut les coeurs, haut les mots! 12273428682?profile=original

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Chères amies et amis de la galerie,

Espace Art Gallery vous présente son prochain vernissage du 02 février 2023.

 

Pour une question de clarté visuelle je vous propose une nouvelle newsletter plus compacte qui présente mes différentes activités…

 

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 02 février 2023 pour son exposition collective ! Les artistes présents pour cet événement sont : Lucien Mélou (Fr) peintures à l’huile, Patricia Jollivet (Fr) peintures, Denis Guffroy (Fr) peintures, Eric Mazurie (Fr) peintures, Sygrid Lindstrom (Fr) sculptures sur pierre, Micka Freeman - Fastywexoz 008 (Be) techniques mixtes. Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main (pièces uniques) et la styliste d’ameublement Jeanne Julien art (Fr) sièges fait main (pièces uniques).

 

Vernissage le jeudi 02 février de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 25 & 26 février de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-02-02-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :

https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/

Pour visionner les 157 vidéos d’artistes sur YouTube :

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966  +/- 49.600 vues…

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

 

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Ma mère

               Ma mère
Dis-moi, à qui je pense
Jour et nuit, matin et soir
Dis-moi, qui me la panse
Cette âme, sans se valoir

Dis-moi, en qui, j’ai confiance
Qui dois-je toujours et sans cesse croire
Pendant toute ma belle enfance
Que celle qui me pousse, vers la gloire

Qui était premier visage découvert,
Dis-moi toi qui prétends tout savoir
Que j’ai pu à ma naissance, apercevoir
Et qui m’a calmé malgré mes nerfs

Belle créature, c’est mon ange
Qui me donne à boire et à manger
Grâce à qui mes habits toujours changent
Une fois j'en suis tout dérangé

Dans ma première école, c’est ma maîtresse
Pour parler, communiquer, et interagir
Sans être puni pour manque de sagesse
Mais dorloter, encourager et soutenir

Une fois allant à l’école
C’est elle mon garde du corps
Cette tâche est bénévole
Mais elle vaut bien de l’or

Dès mon retour à la maison
C’est le rituel du quotidien
Maman a toujours eu raison
Et cela ne me fait que du bien


Après le petit repos vient le devoir
De l’école que tant j’aime
Étant bien orienté vers le savoir
Réaliser par moi-même

Quand la besogne est très bien faite
Je range mes affaires et je m’arrête
Je me brosse les dents après le repas
J’embrasse maman et papa

Je me mets vite à mon lit
Je prends mon livre et je lis
Une histoire jusqu’au sommeil
Avant que sonne mon réveil

Quand la fin de la semaine arrive
C’est la promenade, et le pique-nique
Au bord de la mer ou de la rive
C’est l’air rafraichissant et non toxique

Elle joue avec moi à cache -cache
Papa lui est footballeur
Contre moi Jamais elle ne se fâche
Mais agit avec fureur

Voici la chère personne
Que j’adore infiniment
C’est ma mère c’est maman
C’est mon coeur que je te donne


                                              Lahoucine BOULSANE

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C'est comme ça

C‘est comme ça que je l’aime.12273421860?profile=original
Penchée en son calme jardin,
Cueillant un fruit,
Le dégustant lentement.
Admirant longuement une fleur,
Humant profondément son doux parfum,
La débarrassant délicatement de parasites.

C’est là que je voudrais être,
Main près de main,
Joue près de joue,
Travaillant d’un cœur commun,
Avant les lèvres près des lèvres.

Si seulement elle savait que j’existe !

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Mimosa , titre de mon nouveau thème musical pour l'album numérique musical Bandcamp intitulé [Six]

photographie : Julien Boulier : appareil photo Sony RX 100 lundi 23 janvier 2023 à Pont-Croix, 08h40 avant cours de piano Fasiladom donné sur un piano quart de queue Schimmel

Mimosa , titre de mon nouveau thème musical pour l'album numérique musical Bandcamp intitulé [Six]

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[Le livre de mon bord_ titre] [Notes 1930​-​1936 suivi de fragments in​é​dits _ sous​-​titre] [Pierre Reverdy _ auteur​]​] [​é​ditions Mercure de France] [MCMLXXIX] th​è​mes musicaux dialoguant avec certaines pages du livre

photo Julien BOULIER avec le Sony RX 100. Pont-Croix, avant et après un cours de piano Fasiladom donné de 09h00 à 10h00 lundi 23 janvier 2023 sur un piano quart de queue Schimmel.

[Le livre de mon bord_ titre] [Notes 1930​-​1936 suivi de fragments in​é​dits _ sous​-​titre] [Pierre Reverdy _ auteur​]​] [​é​ditions Mercure de France] [MCMLXXIX] th​è​mes musicaux dialoguant avec certaines pages du livre

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La Meuse – 16 octobre 2014

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Ah!...Liège, notre péniche, nos rendez-vous!
Sur la coque le clapot de l'eau,
Donne moi ta main, on se moque de tout
Côté quai les rideaux sont clos

Rien n'a d'importance hormis le présent
Nous sommes au large, loin de tout
Isolés dans la ville, et nous aimant
Ton corps est mon plus précieux bijou.

Et puis il y a ton parfum, tes yeux languissants
ton regard brille, tes bras m'accueillent.
Nos respirations s'accélèrent doucement
Ceintures défaites, vêtements sur le fauteuil

Nos corps sont à l'unisson, bonheur fou
sur la Meuse ceux qui s'aiment sont sereins
Echange de baisers, nos lèvres sont partout
Prend mes seins dans tes mains

Gorge sèche, attend! Oui! Mon dieu! Heureuse
non, reste encore, nous ne faisons qu'un.
Oubli de tout, il n'y a que nous et la Meuse
qui doucement nous berce, adieu chagrins

Heures de mots doux et de tendresse partagés
Une péniche passe tous feux allumés
Y a-t-il vraiment une heure pour se séparer?
Remet bien ta cravate, laisse-moi t'examiner

Au revoir! Halte à la mélancolie, sourire forcé
il faut dominer ses sentiments n'est-ce pas!
Déjà loin de mes bras qui veulent l'enlacer
Sa silhouette s'estompe mais il est encore là.

Reste près de moi, la solitude me pèse!
C'est dur de ce retrouver face à soi-même
Il a prie la rue Pâquier, comme ça, l'air alaise
sans se retourner, est-ce qu'il m'aime?

Eclats des lumières de la ville sur la Meuse,
il est temps de tirez la passerelle sur le pont
Nuit noire profonde de quoi es-tu porteuse?
Se tourmenter, se questionner, a quoi bon!

Non ce soir je ne me doucherai pas
toute la nuit je te garderai avec moi
Et puis même si tu n'es pas là
je veux revivre nos émois

Est-ce raisonnable de vouloir s'isoler?
Ma péniche sur la Meuse est mon ile
Calme paix et quiétude assurée
si proche et si loin des esprits futile

Ouverte vers le futur en en ayant peur
serai-je un jour une aventurière?
Ame errante en quête de bonheur
j'attends indécise un rayon de lumière

Où est dans le ciel ma bonne étoile?
En la regardant tout deviendrait clair
Mes doutes ne seraient plus qu'un voile
s'éloignent lentement vers la stratosphère

Oublié les yeux emplis de condescendance
les moi je, la compassion des bons amis.
Nouvelle vie proche de ma descendance
et puis il y a toi l'homme de ma vie.

Avec toi à mes côtés je suis comme ivre
tout devient facile ma palette s'éclaircie
Mes aquarelles sont le reflet de ma joie de vivre
le trait est direct et franc dans les raccourcies.

Ouverture de l'esprit sans dogme ni drapeaux
au diable les préjugés voilà le nouveau credo.
Une vie nouvelle se présente, illusion ?
Rêver les yeux ouverts, déraison ?

Rêve ou réalité les amarres sont en places
impossible de les rompre, pas même la glace
Sur le quai passent en riant des fêtards.
Son parfum me transporte, à plus tard !

Jani ジャニ

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Cocktail d’amour et d’humour : La nuit des Rois

Côté tragique: Il n’y a pas d’amour heureux… Côté comédie: All Ends Well!  Puisque les différents amoureux se retrouveront et atteindront  le bonheur conjugal. Mais entretemps, quelle tapisserie gigantesque et compliquée de méprises, de désirs personnels,  de cruelles  frustrations, de motifs secrets et de questions existentielles!  Jouée pour la première fois  en 1602, cette pièce bouleverse allègrement toutes les conventions de la romance et des rôles de genre.


Le rideau s’ouvre sur la mise en scène (Daphné D’heur) d’une  somptueuse tempête qui  sépare deux jumeaux dans un naufrage. Le frère et la sœur se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Chacun pense que l’autre a disparu dans les flots près des rivages de l’Illyrie.  Viola est sauvée. Courageuse, la sœur, prend l’apparence du frère et, déguisée en homme sous le nom de Césario (Margaux Frichet), entre au service d’Orsino, un duc amoureux éconduit par la belle et riche comtesse Olivia (Anouchka Vingtier). Cette dernière, en deuil de son père et de son frère, se fait aussi glaciale que superbe et repousse ses moindres avances. 

  

Aussi, le duc Orsino (Nicolas Ossowski) envoie son émissaire  Césario comme go-between pour courtiser la comtesse Olivia. C’est bien contre  la volonté du « jeune homme », elle qui  est immédiatement tombée amoureuse du comte!  A son tour, et en dépit de son chapelet de réticences, la comtesse Olivia s’enflamme et  tombe irrémédiablement amoureuse du messager. Joli triangle qui entraîne multiples complications. Enfin, tout s’éclaire avec l’arrivée providentielle du frère jumeau de Viola, Sébastian (Maxime Laal Riahi), que l’on croyait noyé. Une bonne façon d’arranger les choses sur le plan matrimonial. Olivia croit en effet que Viola (déguisée en Cesario) EST le  Sébastian qu’elle vient d’épouser deux heures auparavant. Bref, Sebastian a donc épousé Olivia, Orsino épouse Viola, et Sir Toby (Sofian El Boubsi) épousera Maria (Cindy Besson), la suivante d’Olivia, tous deux ravis d’avoir joué un si bon tour  au très grotesque Malvolio, l’intendant de la comtesse, un savoureux bouffon  bouffi de lui-même. On reconnaît la griffe moqueuse du maître de Stratford-upon-Avon, qui ira même jusqu’à l’enfermer derrière des barreaux, où, complètement déconcerté,  il sera traité de fou par tout le monde. Une magnifique interprétation de Didier Colfs.

Car les suppositions, les apparences et la réalité produisent un  passionnant  jeu de Colin Maillard, entre sérieux et rires.  C’est à qui voudra faire croire qu’il (ou elle) n’est jamais celui qu’il est vraiment!  L’histoire, qui se déroule la douzième nuit après Noë,l permet toutes les extravagances et fait miroiter le texte sur  des variations vertigineuses  des verbes être, paraître et disparaître. Le texte bien sûr regorge de double sens et d’humour.   Le décor, très dépouillé, étincelant de blancheur futuriste est d’une extraordinaire mobilité. Les deux constructions  qui ne cessent de voyager silencieusement sur le plateau, comme deux tours qui s’affrontent et se dérobent,   accompagnent silencieusement  le chahut et le suspense des émotions.  Un jeu passionnant qui jette par-dessus bord toute forme de certitude et pose inlassablement la question cruciale de l’identité.

C’est dans un élan irrésistible du cœur que Daphné D’heur et Thierry Debroux se sont attelés à la traduction de l’œuvre. Ensemble, ils ont gommé toutes les références qui auraient  risqué d' ennuyer un public moderne, pour donner une vie extraordinaire à cette belle production made in 21st century.  Tandis que  les  costumes chatoyants d’époque sont un véritable carnaval de Venise qui ancre le spectacle dans la fête et l’intemporalité. Par sa langue habile et son jeu intense, le casting est resplendissant … digne de grandes scènes d’opéra. Puisque… place est faite aussi, à la musique!

Côté magique: tous ces oiseaux du paradis qui poussent sur des rochers noirs battus par les vents et ...cette soudaine  et mystérieuse fleur étincelante en poudre d’étoiles… qui  arrive comme un baiser d'amour. 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres 

Au Théâtre du Parc

Avec: Cindy Besson, Didier Colfs, Enea Davia, Soufian El Boubsi, Margaux Frichet, Maxime Laal Riahi, Nicolas Ossowski, Benjamin Van Belleghem,
Valentin Vanstechelman, Anouchka Vingtier

Mise en scène: Daphné D’Heur

Scénographie: Vincent Bresmal et Matthieu Delcourt

Costumes: Anne Guilleray

Lumières: Philippe Catalano

Maquillages et coiffures: Florence Jasselette

Chorégraphie des combats: Jacques Cappelle

À PARTIR DE 12 ANS DURÉE

2H35 ENTRACTE COMPRIS RÉPRÉSENTATION

DU MARDI AU SAMEDI :20:15

LES DIMANCHES :15:00

LE SAMEDI 18 FÉVRIER 2023 :15:00

RELÂCHE – LES LUNDIS

https://bit.ly/TRP-BILLETERIE

   


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C'est au cours des confinements que Christophe Sermet et ses complices de la Compagnie du Vendredi décident de monter un drame intime en y intégrant de la musique rock. Le choix de Sermet, toujours inspiré par l'adaptation de grands classiques, se porte sur Ibsen et l'une de ses dernières pièces "John Gabriel Borkman", qui repose sur un confinement volontaire emportant une famille dans la discorde et la séparation. Écrite en 1896, la pièce trouve un écho manifeste dans notre époque marquée de scandales financiers.

12273427498?profile=originalAncien banquier, John Gabriel Borkman a purgé une peine de cinq ans de prison pour abus de confiance. À sa sortie, il s'isole volontairement du monde en restant cloîtré pendant huit ans au premier étage de la maison de Ella Rentheim, un amour de jeunesse, attendant une réhabilitation qui ne viendra pas tandis que son épouse vit au rez-de-chaussée de la même habitation sans qu'il y ait le moindre contact entre eux. Car Borkman se voit toujours comme un visionnaire génial même s'il a ruiné des centaines de familles. Les deux femmes de leur côté se disputent l'amour de Erhart, le fils de John Gabriel alors que ce dernier se réfugie dans la musique et le piano.
Ce récit est presque autobiographique pour Ibsen dont l'enfance est marquée par la faillite des affaires familiales, les spéculations et l'alcoolisme de son père, avec pour corollaire l'éclatement de la famille.

Sermet avoue les références aux scandales contemporaines d'ascensions rapides suivies de chutes tout aussi spectaculaires (DSK, Weinstein, Madof...). La pièce d'Ibsen lui ouvre un champ infini d'exploration de sentiments exacerbés par la frustration et le ressentiment. Les rôles sont ici revisités et taillés sur mesure pour les acteurs et actrices de la compagnie dont certains conservent même leur prénom sur scène. Insufflant une vitalité nouvelle à l'écriture d'Ibsen, Christophe Sermet prend des libertés par rapport au texte original pour une modernité légitime, soutenue par des parties jouées et chantées en live. En travaillant en étroite collaboration avec ses comédiens sans respect des critères d'âge, Sermet compose un tableau familial des plus écorchés où l'amour, la folie, l'espoir se confrontent à la honte, la ruine et le repli sur soi.

12273427887?profile=originalCôté mise en scène: un plateau encombré de guitares électriques et de matériel sonore dans un sorte de hangar. C'est l'antre de Erhart (Adrien Drummel), génie du rock, censé racheté l'honneur de la famille par sa réussite artistique. Son père (Yannick Renier) vit au sous-sol dans un abri anti-atomique. Musicien lui-même, il n'est pas autorisé à entraver le succès de son fils. Gravitent autour du noyau familial, Vilhem, auteur dramatique en crise, ami de John Gabriel et Frida, sa fille, professeur de guitare qui forme un duo artistique et amoureux avec Erhart, Gwendoline la belle-soeur de Borkman (Gwendoline Gauthier) et son premier amour sacrifié pour sa soeur jumelle Sarah (Sarah Lefèvre), devenue l'épouse légitime suite à un chantage d'argent et Vany Compagnucci (Vanessa Campagnucci), une riche voisine sensible au destin de Erhart. Au-delà du naufrage financier, nous assistons à un désastre sentimental, un déballage impudique de passions sacrifiées au profit d'une soif de pouvoir qui risque de se répercuter sur les générations suivantes.

12273427900?profile=originalAmour, gloire et beauté, des valeurs qui s'entrechoquent et émeuvent toujours autant. Ici le jeu des comédiens est central. Un travail indéniable sur les prestations rock, un jeu expressionniste révélant les dégâts sur le long terme de manigances financières et mise au ban de la société. Sarah Lefèvre calfeutrée dans son manteau de fourrure comme dans une armure est l'incarnation même de la respectabilité trompée. Elle crache son venin sans retenue. Yannick Renier reste coincé dans son illusion de sauveur de l'humanité et Gwendoline Campagnucci joue la carte des désirs inassouvis sans retenue.

Un portrait de société sans âge avec une question: une rédemption est-elle possible ?

Palmina Di Meo

Les Borkman — Les Tanneurs

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Chiens de faïence - actuellement au Rideau

Un couloir backstage soit deux files de gradins où le public donne corps à une sortie de scène comme autant de fans en attente de l'apparition de leur idole.
Le concert de Death Metal a lieu derrière la porte gardée par Mo, agent de sécurité, dont la fonction est de refouler toute personne qui tenterait de faire irruption dans la salle de concert tout comme de protéger la sortie des artistes.
Des toilettes à l'autre extrémité du couloir. Le décor est planté.
Déboulent Anton (Yuri Dirkx), le père d'Alice (Sarah Grin), la chanteuse, venu féliciter sa fille pour sa prestation. Il est accompagné de sa seconde épouse Lisa (Jessica Fanhan), belle-mère d'Alice. La tension monte rapidement alors qu'Alice ne se montre pas à la fin du concert. Impatient, le père tente d'intimider le gardien (Mehdi Zekhnini) qui n'a aucune autorité pour le faire entrer. Mo reçoit des instructions via un micro inséré dans son oreille et exécute simplement les instructions. Le ton s'envenime alors que le père tente de soudoyer le gardien faisant valoir son statut social et ravalant Mo au rang de simple exécutant. Avec l'arrogance des gens se prétendant dans leur bon droit et la hargne d'un roquet à qui on tente de retirer son os, il finira par insulter personnellement le gardien qui lui répondra par la violence physique. Momentanément désarçonné, Anton se réfugie dans les toilettes où son épouse tentera de l'apaiser après s'être excusée auprès du gardien et l'avoir assuré que cette situation n'est pas exceptionnelle car son caractériel de mari s'attire souvent ce genre d'ennui. Mais tout cela ne va pas décourager Anton qui revient rapidement à la charge.
"Chiens de faïence" est la quatrième pièce de Vincent Lecuyer qui explore la violence du monde, souvent confrontée à des figures autoritaires systémiques. "Ce qui m’intéressait dans cette situation, c’est cette porte fermée, cette séparation entre le père et la fille, avec cet homme au milieu qui fait juste son travail. Le père est plutôt un anti-héros qui va revendiquer ses droits. Il y a cette idée d’une figure paternelle et patriarcale qui représente le masculin à l’ancienne, le masculin "grande gueule", le masculin de la domination."
Qu'il s'agisse de classe, de race, de politique, de croyances, l'objectif de Vincent Lecuyer est de nous mettre face à nous-mêmes, à nos démons intérieurs quand nous sommes persuadés de détenir la vérité, sans toutefois livrer de solutions toutes faites. 
La mise en scène confiée à Héloïse Jadoul, répond parfaitement à cette volonté de susciter des réactions physiques chez les spectateurs impuissants de cette confrontation qui tourne à l'absurde. Le dispositif scénique réserve quelques surprises et Héloïse Jadoul n'hésite à porter sur scène une réponse radicale (sous la forme d'une parenthèse fantasmée) à la violence par la violence.
Une pièce qui suscite nombre de questions chez les "voyeurs" de cette escalade d'agressivité gratuite et portée par des comédiens au plus vrai de la situation.
Palmina Di Meo
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EN SALLES - LES HARKIS DE PHILIPPE FAUCON

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Le film retrace le drame des harkis, ces soldats souvent recrutés de force par l'armée française pour combattre le Front de libération nationale algérien en les envoyant aux premières lignes de combat. Pour parler de ce sujet complexe, le film de Faucon se focalise sur une petite unité de l'armée française dirigée par le lieutenant Pascal, avec les drames personnels et familiaux de ces soldats de fortune, ne parlant pas français pour la plupart et à peine capable de tenir une arme. 

12273425890?profile=originalNous sommes fin des années 50, les hommes valides sont encouragés à rejoindre l'armée et à trahir les résistants à la France parfois sous la torture. Ils sont enrôlés dans l'armée française à coups de promesses de victoire trompeuses et d'une vie meilleure dans le giron français.  Basés sur des faits réels et des témoignages documentés, le film évolue sur plusieurs années jusqu'à la déclaration d'indépendance de l'Algérie en 1962 et le retrait des troupes françaises. La situation devient alors critique pour ces soldats dont la France ne veut pas en Métropole les livrant à la vindicte populaire. Les célibataires sont invités à rejoindre l'armée, les autres sont renvoyés dans leur village.

12273426267?profile=originalLe film est porté par le lieutenant Pascal sensible au sort des soldats avec lesquels il a partagé tant de souffrances. Il tient tête à sa hiérarchie lorsqu'il s'agit d'abandonner ces soldats à qui la France avait promis protection et soutien financier. Par un subterfuge, l'armée française récupère les armes qui leur avait été distribuées et le lieutenant Pascal reçoit pour instruction de convaincre ces hommes à rester en Algérie sous une vague assurance de protection par les autorités françaises.
Le lieutenant Pascal décide alors de s'investir personnellement dans le sauvetage d'une poignée d'hommes à ses risques et périls, lui-même largué par sa hiérarchie dans cette initiative.

Coproduit par les Films du Fleuve et présenté à la Quinzaine des cinéastes en 2022 où il a été salué par une longue ovation, le sujet tient particulièrement à coeur de Philippe Faucon: "Je suis né pendant la guerre. Comme beaucoup d’autres de ma génération, nés de parents qui l’ont vécue et en ont été profondément marqués, nous avons hérité de quelque chose qui s’est transmis sans toujours avoir été exprimé". Cinéaste des causes occultées, Faucon réalise ici un film rigoureux quant au déroulement historique, sans pathos, épuré de détails superflus mais qui montre de manière claire les enjeux opportunistes de ce conflit aux multiples visages.

Palmina Di Meo

Harkis / Les Harkis (2022) - Trailer (English Subs) - YouTube

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S'asseoir

Que se passe-t-il derrière ses bras croisés ?12273419665?profile=original

Je pense à m’asseoir à son côté.

Peut-être pour méditer avec elle sur la fugacité des trop ardentes amours.

Peut-être pour rêver avec elle à de longues nuits, les yeux scintillants d’étoiles.

Peut-être pour la consoler doucement d’un inavouable deuil.

Peut-être pour partager un fou rire que seule pourrait arrêter une fin du monde.

 

D’abord s’asseoir.

 

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administrateur théâtres

Violence and Son

De Gary Owen | Du 6 au 21 janvier 2023 | Création  Au Théâtre de Poche ( Bruxelles) 

Et à l'Eden Charleroi du 24 au 27 janvier 2023

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Violence &Son: Violence c’est le surnom du père, le fils c’est Liam.

 Rembobinons: l’adolescent tourmenté vient de perdre sa mère dont il a dû quitter la maison pour déménager dans les Valleys, ancien bassin minier pourri du pays de Galles pour rejoindre Rick, ce père qu’il ne connaît pas.

Il va découvrir avec stupeur un être truculent, pétri du machisme et de gouaille. Bienvenue dans la vulgarité des gestes et du langage. Avec sa copine sauce piquante, ils illustrent à merveille les soubresauts de la violence domestique et d’une sexualité brûlante.

N’empêche, le point de vue que défend ardemment l’auteur, Gary Owen, est que le machisme se transmet inévitablement de générations en générations.  Le transfert se fait même d’un père  survolté vers un fils ultra timide et réservé. Imaginez le comédien en chemise jaune passé et en pantalon aubergine, assortis aux trois portes et murailles mobiles qui constituent le décor. Ah ! J’oubliais ; un nœud pap ! Et un père explosif, en chemise ouverte et jeans que l’on verrait bien comme tenancier de pub.  

La traduction est un chef d’œuvre de la langue brutale et elliptique  actuelle. Il faut d’ailleurs   un peu de temps pour s’y habituer: rythme hystérique, vocabulaire grossier, phrases inachevées. Mais passé l’électrochoc du début des échanges, on entre progressivement dans une tension émotionnelle hallucinante.

Le jeune Liam inexpérimenté  a donc ramené chez lui une donzelle à la jupe de la taille d’une ceinture, qui minaude tant et plus, tout en ne cessant pas d’évoquer un petit ami qu’elle rêve de quitter. Il est assez vite clair qu’elle mène le jeu.  Son invitation à la danse est à peine voilée, tandis que Gary Owen organise méthodiquement son champ de mine.

La comédie hystérique du début s’estompe peu à peu pour faire place à un crescendo dramatique aboutissant á la condamnation de Liam lorsqu’il osera suivre les conseils de son paternel. Gary Owen a réussi le tour de force de transformer un vulnérable jeune homme aux abois en un Don Juan  abuseur, c’est du moins  la version de la fille.

Mais n’est-ce pas lui qui aurait  été piégé en toute bonne foi?  Oublions donc la perpétuelle  cette triste excuse invoquée par les violeurs de tout poil qui assure que le « non » des filles est le plus souvent un « oui » ou un « encore » déguisé !  l y a eu certes un malentendu, au propre comme au figuré. Et en dépit de Gary Owen, qui veut prouver que la gent masculine est coupable à tous les coups, le Liam en question, qui n’a connu des femmes que sa défunte et misérable mère, est finalement une proie de choix pour des tribunaux tolérance zéro de la séduction.

 

 Mais en définitive il  faut surtout  admirer l’énergie impressionnante des quatre personnages incarnés par un quatuor d’excellence : Adrien De Biasi, Léone François, Jean-Luc Couchard, et … Magali Pignlaut dans une éblouissante mise en scène de Jean-Michel Van Den EEyde.

 

 

 De Gary Owen
 Traduction Kelly Rivière
 Mise en scène Jean-Michel Van den Eeyden
 Assistante à la mise en scène Béatrice Wegnez
 Avec Adrien De Biasi, Jean-Luc Couchard, Léone François et Magali Pinglaut
 Création lumières Antoine Van Agt, accompagné de Maximilien Westerlinck
 Création sonore Julie Rens
 Dramaturgie Anne-Sophie Sterck
 Scénographie Sofia Dilinos
 Costumes Sandra Rondeau

Une coproduction du Théâtre de Poche, du Théâtre de l’Ancre de Charleroi

 

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Le Pharaon




Quand le pharaon bâtit son mausolée,

Ses sujets transportent de lourds blocs de pierre,
Y parcourent un chemin vers sa lumière,
S’y traînent en sottes fourmis aveuglées !

Car le maître du jeu du trône haut perché,
S’est mis à rêver au ciel, on ne sait pourquoi,
Contemplant gravement ces visages courbés,
Les convie au monument dédié au Roi.

Souvent quand l’édifice est terminé,
Après des années de longues souffrances,
Le Pharaon s’ennuie à le contempler,
Et arme son peuple pour sa bienveillance !

Quand le Pharaon rêve de pyramide,
Appelant à l’aide les sujets fous du Roi,
Les champs se couvrent de visages livides,
Regardant le ciel et se demandant pourquoi ?

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Futur

"Intelligence Artificielle

Ignorance supericielle

Cherche domination

Sans aucune nation

En perte d'espoir

Vivre sans autre sujet

Que le désespoir

Volontairement agressé

Nulle doute que le devoir

Identité Annulée".

ED

21

01

2023

Écriture prompte

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