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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Chères amies et amis de la galerie,

Espace Art Gallery vous présente son prochain vernissage du 02 mars 2023.

 

Pour une question de clarté visuelle je vous propose une nouvelle newsletter plus compacte qui présente mes différentes activités…

 

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 02 mars 2023 pour son exposition collective ! Les artistes présents pour cet événement sont : Florence Boré (Fr) peintures, Réjane Woski (Fr) peintures, Jean-Michel Framery dit NINOU (Fr) peintures, Hervé Rozelot (Fr) peintures, Ioan HERTEG – NIO (Fr) technique mixte, Marie M. (Fr) sculptures en bronze & céramiques et Benheine (Be) techniques mixte. Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main (pièces uniques) et la styliste d’ameublement Jeanne Julien art (Fr) sièges fait main (pièces uniques).

 

Vernissage le jeudi 02 mars de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 25 & 26 mars de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-02-03-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :

https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/

Pour visionner les 157 vidéos d’artistes sur YouTube :

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966  +/- 50.900 vues…

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

 

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Ma maîtresse

                                             Ma maîtresse
Toi qui me reçois en salle de classe
Lors de mon premier jour d’apprentissage
À l’école primaire et qui m’embrasses
En me demandant d'être toujours sage

Toi qui m’apprends à être une personne
Qui connait ses devoirs et ses droits
Qui sait la mauvaise chose et la bonne
Qui parcourt le chemin le tout droit

Toi qui me guides, sans délai, matin et soir
Vers le parfait, ou presque, de l’humanité
Sans me laisser, sous peu, ni m’arrêter ni choir
Ou agir plein d’égoïsme ou de vanité

Certes tes conseils valent de l’or
Quand j’en profite toute ma vie
Une fois j'entre en classe ou je sors
Là où je vais, tu en es ravie

Ton amour coule dans toutes mes veines
Seconde maman, personne gentille
Tu es pour nous, élèves, notre reine
Membre de chacune de nos familles

Ton image restera gravée dans notre mémoire
Ton sourire, tes gestes ainsi que ta belle voix
Douce comme une brise fraîche, ou rapide moire
Qui nous remplit de vivacité quand on la voit

                                                                    Lahoucine BOULSANE

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administrateur théâtres

Vu au au théâtre de la Clarencière

SPECTACLES

L’imagination au pouvoir à la Clarencière

L’imagination au pouvoir

L’excellent Bernard Damien, ambassadeur des étoiles qui illuminent la Provence, revient sous le ciel de Bruxelles, au théâtre de la Clarencière pour un spectacle inédit qui …déménage et se savoure à petites gorgées, tant il est émouvant. 

Le joli titre «  Aux petits bonheurs … la chance »   est vêtu de pluriels, comme  les petits bonheurs de Maeterlinck dans L’oiseau bleu. Aussi, couronné de  points de suspension,  ce titre ne peut que séduire et interroger.  Ce pluriel est-il un vocatif, qui nous invite à saisir nos rêves et cheminer sur la Voie lactée ou à l’assaut de l’inaccessible Étoile? Dulcinea, es-tu là? Ou bien confirme-t-il la force des petits bonheurs que l’on a souvent tendance à oublier ?

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Petits… ? S’agit-il vraiment de petite taille, ou est-ce une manière populaire de conjurer le mauvais sort, quand chance et destin se mélangent? Attendez une petite minute… vous prendrez bien un petit verre… Car, en définitive ce spectacle ne met-il pas en scène les coups du sort, et ne démontre-t-il pas qu’il n’y a finalement pas de hasard.  Et on remercie cette Providence qui ne cesse de protéger Robinson Crusoë, ce hasard qui  danse avec la Chance.

Le texte  fourmille de références, d’allusions plaisantes, d’analogies pas du tout fortuites qui réveillent les papilles de notre mémoire littéraire et artistique. Depuis le Graal des troubadours, on est fasciné par  La Quête, celle qui nous ouvre de surprenants chemins de traverse, délicieux et peu fréquentés sauf par les cœurs battants.  On se passionne aussi très vite  pour une sorte  chasse au trésor au cœur de mystérieuses boîtes de déménagement sorties d’un grenier imaginaire.

Ainsi, au gré  de la parole et du jeu théâtral se développe  une histoire magique d’heurs et malheurs, toutes ces choses de la vie qui sculptent nos âmes et font palpiter le cœur. Un quantique des cantiques chanté par un homme-orchestre bourré de talent,  d’intelligence, de générosité et de douceur.

Sieur Bernard Damien livre des tourbillons de souvenirs bouleversants, des rêves effilochés, un journal intime extraordinaire, des étymologies surprenantes, des aventures parfois tragiques, classées soigneusement dans ces coffres de plastique qui jonchent le plateau, au fur et à mesure. Le poète, l’artiste, le professeur d’art dramatique, le metteur en scène, le déménageur en salopette et le lecteur amoureux du souffle démêle les émotions avec passion et fait vibrer une salle conquise. Le verbe, l’esprit, le souffle. Tout ne réside-t-il pas dans le souffle? La vie ne tient-elle pas dans le souffle?  

Devant vos yeux ébahis,  tout ce  travail de mémoire ne parvient pas à émouvoir  le regard impassible d’une reine qui a perdu tout souvenir. Présente et totalement absente à la fois, royale, distante, figée comme sur les timbres muet de la reine d’Angleterre, elle ne dit mot. On attend le cœur battant, qu’elle s’exprime, que la vie lui revienne… grâce à la magie du déménageur à la voix d’or,  en salopette bleu roi et coiffé d’un simple  béret de laine. 

Un spectacle qui a du souffle et mérite certes … plein d’étoiles. 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

                               

                                  Aux P’Tits Bonheurs … La Chance
                                           de et par Bernard Damien


                                              Avec l’aimable participation de Anne-Marie Cappeliez
                                             Coproduction Le Théâtre sous les Etoiles de Provence 
                                                    en coproduction avec 
Le Théâtre du Grand Midi

Direction artistique
02/640 46 70 du mardi au vendredi de 11h00 à 17h00
Fabienne Govaerts

fabienne.govaerts@skynet.be Régie technique:  Geoffrey Dressen Réservations : 02/640 46 76  Répondeur téléphonique Mode de paiement par compte à l’asbl du Théâtre de la Clarencière 
ING BE91 310 1228398 76


Ou par Paypal (mode sécurisé)
 Adresse : 20 rue du Belvédère – 1050 Bruxelles Situation géographique : près de la Place Flagey et de l’Eglise Sainte-Croix, dans la petite rue parallèle arrière à l’ancien bâtiment de l’I.N.R. devenu aujourd’hui Radio Flagey. Accès bus 38/59/60/71/366 Trams : 81 Foyer et jardin ouverts 30 minutes avant le spectacle, soit 20h00 ou 15h30

             Le Prochain spectacle:

Un théâtre, deux jeunes ouvreuses qui rêvent de conquérir Broadway et Diva,
l’incontournable étoile du music’hall à l’affiche tous les soirs. 

Mais comment devenir une vedette quand un vieux patron un peu baveux nous met des bâtons dans les roues ?
Comment s’envoler pour Hollywood quand on a donné son cœur au beau livreur d’esquimaux glacés ?
Et surtout, comment devenir Diva à la place de Diva quand on a vu tous les Hitchcock et que le patron est en vacances ?… 


Tout public :
Les 
jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 mars 2023 à 20h30
Les jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 mars 2023 à 20h30
Les jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 mars 2023 à 20h30
P.A.F. : 20 € – étudiant : 15 € –
 
 
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SHIRLEY VALENTINE au PUBLIC jusqu'au 25 février.

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Shirley Bradshaw, femme au foyer, a vu ses enfants prendre leur envol. Elle passe désormais ses journées seule avec pour simple distraction la préparation des repas de son mari dans un timing rigoureusement précis, s'appliquant à servir dès que Monsieur franchit le pas de la porte à son retour du travail.
Mariés jeune, le couple n'échange plus grand-chose et Shirley a pris l'habitude de parler au mur de sa cuisine. Dans ce dialogue avec elle-même, elle prend pleinement conscience de la vacuité de sa vie passant en revue son éducation et le manque d'audace dont elle a souffert toute sa vie.
12273416300?profile=originalMais voilà qu'une occasion inattendue se présente, son amie, devenue féministe après que son mari l'eût quittée pour le facteur, a gagné un voyage à Corfou pour deux et lui propose de l'accompagner. Dire oui serait une révolution pour Shirley. Quitter Liverpool et "abandonner" quinze jours Joe à lui-même lui semble aussi incroyable que partir sur la Lune. Cependant, la tentation est trop forte et à l'occasion d'un incident domestique, un écart ridicule dans la routine quotidienne qui met en lumière l'égoïsme de son conjoint et sa propre soumission, elle décide de franchir le pas et accepte de partir... en catimini sans avoir le courage d'affronter Joe, en lui laissant simplement un mot et un frigo rempli de plats préparés et étiquetés pour la durée de son séjour.

Ce voyage dont elle va savourer chaque instant va permettre à Shirley Bradshaw de renaître en Shirley Valentine et de tirer un trait définitif sur une vie qui ne lui correspond plus. En prenant sa vie en main et en s'ouvrant aux autres, elle découvrira au delà de l'indépendance, sa sexualité et la joie de goûter chaque instant qui passe en dehors de toute contrainte.

12273417068?profile=originalEcrite par Willy Russell en 1989, transposée au cinéma par Lewis Gilbert (réalisateur de trois James Bond), la pièce est un défi pour toute comédienne. Seule en scène d'une durée de 1h55, il s'agit d'un véritable marathon scénique qui suppose une maîtrise hors pair du jeu tant verbal que physique car Shirley (Marie-Hélène Remacle) incarne tous les personnages de sa vie avec une intensité et une véracité telle que le temps file à toute allure.
D'une écriture incisive, pleine d'humour et d'humanité et surtout d'une immense tendresse, la pièce ravit, dépayse, nous file un joyeux coup de punch. La voix chaude et le tempérament de feu de Marie-Hélène Remacle nous font découvrir la transformation possible de toute femme prise dans un carcan de contraintes à l'écoute de soi-même sans pour autant se lancer dans un combat revendicatif à caractère politique.

Un très beau moment de théâtre.

Palmina Di Meo

SHIRLEY VALENTINE (theatrelepublic.be)

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Ecriture

"Il est une idée simple

Posée au creux de micro aspérités

Dont les lumières apparaissent

Avec les aplats des couleurs froissées

Osez le ton

Sans paresse

Il est de vouloir reconnaissance

Lorsque point de naissance

Marque la particule

De son autorité et caractère

Posez les fils honnêtes

Tuftés d'un unique velours

Alors seulement l'an passé

Émerveille encore

Mes yeux surmontés de verre

Et enfin voir encore, encore

L'existence terrestre ... "

ED

Écriture prompte

03

02

2023

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Invectives

Que se passe-t-il?12273423290?profile=original

Voilà qu'au passage

tu m'asperges de tes invectives!

 

Ce matin encore pourtant

tu étais toute douce

et tu m'appelais à me plonger

en la tiédeur de ton sein.

 

Ta nature féminine ?

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La Trahison des limaces

Avis aux amateurs et amatrices de la forme brève.

 

Auxquel(le)s je n’oublie pas de souhaiter une bonne et belle journée.

 

D’abord, un petit rappel.

 

En 2020, l’éditeur belge Cactus Inébranlable (https://cactusinebranlableeditions.com/) publiait Zizanie dans le métronome, un petit exercice de littérature sous contraintes dont deux auteurs, Éric Dejaeger et Éric Allard, avaient à l’époque dit quelques mots, c’est par ici :

 

https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/2021/06/16/zizanie-dans-le-metronome-de-pascal-weber-cactus-inebranlable-une-lecture-deric-allard/

 

http://courttoujours.hautetfort.com/apps/search/?s=zizanie

 

Aujourd’hui, je continue d’explorer ces mêmes contraintes dans un nouveau recueil intitulé La Trahison des limaces, aussi paru au Cactus Inébranlable ; en réalité, le cinquième de sa lignée.  

 

On y trouvera un bon millier de phrases brèves, d’aphorismes si l’on préfère.

 

Derechef, Éric Dejaeger lui a consacré une notule, cette fois c’est par là :

 

http://courttoujours.hautetfort.com/archive/2023/01/23/un-peu-de-pub-552-6421389.html

 

Quelques extraits :

 

Une forêt noble a le sanglier bleu.

 

Ne perds pas ton temps à écrire mes aphorismes.

 

Il est de très mauvais poil, il est d’une humeur de meute.

 

Le souvenir des rats, soudain, a quitté la mémoire du navire.

 

Deux mots qui ne s’aiment plus devraient faire livre à part.

 

Avoir un appétit d’oiseau de proie.

 

Les mères possessives tatouent un © sur le front de leurs enfants.

 

Il tire des colombes pour en faire un drapeau blanc.

 

Caresser l’art dans le sens des griffes.

 

Trois vérités sur le silence :

1 :

2 :

3 :

 

Parfois il vaut mieux que la parole soit à l’attaque.

 

L’ogre met deux dents de lait dans son café.

 

Pour traverser le vent, l’oiseau attend que le ciel passe au bleu.

 

Peser la poésie des deux côtés des mots.

 

Le poisson scie l’océan sur lequel il est assis.

 

Manifestement, tu surréalises.

 

Vers qui m’écrire ?

 

Refusons de rêver droit.

 

Pascal Weber

 

Si quelqu’un(e) souhaite me contacter :

pascal767532@gmail.com12273419070?profile=original

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administrateur littératures

Le saviez-vous ? Tous les deux mois (environ) et toujours un vendredi soir se déroulent à l'Espace Art Gallery, 83 rue de Laeken, 1000 Bruxelles, des Rencontres Littéraires auteurs - public sous la forme de Soirées de Lectures publiques, l'auteur lisant lui-même des extraits de ses propres ouvrages avec possibilité de séance de dédicaces après l'ensemble des prestations : à raison d'une carte blanche de 15 minutes (environ) par intervenant, six auteurs et auteures se relaient, Thierry-Marie Delaunois se chargeant de l'organisation et de la présentation de la soirée.

Le 24 mars prochain, nous en arriverons aux 34èmes rencontres de la galerie, celles-ci ayant été initiées par Robert Paul, le fondateur du réseau Arts et Lettres qui nous a malheureusement quittés il y a déjà près d'un an, et s'étant métamorphosées au fil de temps.

Cet événement, donc récurrent, est également repris avec toutes ses modalités sur la page "Soirées Lectures de Bruxelles" se trouvant sur facebook.

Co-organisateur - promotion : José Mangano

Photos et médiatisation : Anita De Meyer

Accueil : Jerry Delfosse, directeur et fondateur de la galerie.

Carte blanche ? L'auteur peut remplir son quart d'heure d'intervention comme bon lui semble, préférence faite à la lecture d'extraits de ses ouvrages : les mots touchent, enveloppent, imprègnent...

Début : 19h15 !

Fin des lectures : 21h !

Drink : 21h - 21h30 ! (environ)

Les dates des soirées suivantes : les 26 mai et 30 juin, puis il y aura une pause jusque fin août (inclus).

Vous êtes auteur(e) ? Vous venez de vous faire publier ? Vous estimez que votre ouvrage manque de visibilité et de promotion ? Dans ce cas, une opportunité s'offre à vous avec ces soirées.

Le programme ? Invariable : Introduction - présentations et lectures - annonces de l'organisateur et de la galerie - séance de dédicaces - drink final.

Intéressé(e) par une présentation ? Dans ce cas, il faut impérativement s'inscrire auprès de Thierry-Marie Delaunois, deux voies possibles :

1/ Par Messenger après une demande de contact via facebook pour faciliter l'échange (réponse rapide) ;

2/ En message privé ici sur le réseau (lecture des messages tous les trois jours environ). Curieux de découvrir d'abord comment cela se déroule ? La prochaine soirée se déroulera le 24 mars, entrée gratuite et bienvenue à tous !

NB : il n'y a que six présentations par soirée !

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Grande Lessive

Sous sa tonnelle,12273421488?profile=original
Bien à l'abri
Des regards courroucés
Du Travail,
Jacqueline se lavait l'âme
Aux courants de lumière
Qui lui embaumaient le cœur.
Le temps perdu
Lave si blanc les âmes,
Pourquoi chercherait-elle
D'autres remèdes ?

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administrateur théâtres

Nous sommes tous des Don Quichotte

SPECTACLES

Au Public : Le fils de Don Quichotte du 10.01 au 25.02.23

En piste, un texte ébouriffant d’Anne Sylvain qui se plaît à revisiter l’illustre  Cervantes, pour vous offrir un  nouveau tour du monde de Don Quichotte  en  80 minutes. Il est bien sûr flanqué de son inimitable Sancho Panza, craquant d’humour, de bon sens et d’humanité. Tout tient dans l’imaginaire, on chevauche l’invisible. 

Or, qui d’autre, me direz-vous, aurait pu servir aussi bien ce rôle brûlant d’énergie, de drôlerie et d’ optimisme, que l’illustre Othmane Moumen dont on adore les acrobatiques postures! Se renouvelant sans cesse, il fascine lorsqu’il court après son ombre aux côtés de son maître adoré. Ses multiples déclarations d’amitié s’enchaînent avec vigueur. Ensemble, ils nous trimbalent dans une ronde héroïque, tantôt absurde… tantôt pertinente. 

Nos souvenirs joyeux de leurs épiques exploits se mêlent adroitement au chaos de notre monde déboussolé. Au son des castagnettes, vous goûterez les joies et les peines de cette prodigieuse cavalcade espagnole sur un plateau qui ne cesse de tourner, implacablement, comme les aiguilles d’une montre opiniâtre lestée de nombreux craquements blessant l’oreille parfois. 

Philippe Résimont interprète le bravache et bruyant Don Quichotte en mal de progéniture! Moins hidalgo que dans nos souvenirs, plus Tartarin de Tarascon, au vu de ses fanfaronnades burlesques et narcissiques, il se complaît  dans des éclats de voix un peu trop tonitruants, crachant vaillamment le feu rageur de son incessante colère.  Toutefois, manifestement prisonnier de ses mondes inventés, il fait parfois peine à voir… avec ce corps “ sur lequel la vie matérielle manquait de prise” disait A. Daudet de son higalgo de Tartarin…On irait bien jusqu’à même le moquer, tant il apparaît centré sur lui-même et ses déconvenues et si peu soucieux de son aimable et dévoué serviteur! 

Or il s’avère vite que, battants et combattants, c’est nous qui nous agitons en tous sens, souvent en dépit du bon sens, et plaise à Dieu – pourquoi pas et heureusement – à contre sens du sens imposé! Ainsi, le Don Quichotte en mal de postérité, s’invente contre toute attente une nouvelle progéniture: les enfants que nous sommes.  Battant les ailes, il brasse ses fantasmes, embrasse l’espoir et poursuit son Rêve de rejoindre son impossible amour, si richement inventé. Éternel chevalier errant – seuls, les non dupes errent – il part à l’assaut du ciel, plus fort que les moulins, pour y cueillir la providentielle étoile. L’inaccessible étoile, celle de notre ami Jacques. Et là, on pleure! 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

LE FILS DE DON QUICHOTTE de Anne Sylvain

au Théâtre Le Public : du 10/01 au 25/02 RUE BRAEMT 64-70, 1210 BRUXELLES 1H20 – CRÉATION – GRANDE SALLE

INFOS & RÉSERVATIONS – 02 724 24 44

Présentation: Par nos combats et nos rêves « pour un monde meilleur », aussi petits soient-ils, nous sommes tous des enfants de Don Quichotte. N’EST-CE PAS ?

Don Quichotte, bravache comme il se doit, repart toujours au combat. Parce qu’il est plus tentant de combattre que de pleurer sur la misère du monde. Parce qu’il n’y a que l’espoir qui fasse avancer. N’EST-CE PAS ?

Mais cette fois-ci notre héros doute. Il s’était fait chevalier pour transformer la société, mais il s’interroge, car dans cette histoire-ci, il se remet en question. Bien sûr, la maladresse, la clairvoyance et le burlesque des deux compères seront aussi au rendez-vous. Philippe Résimont (Don Quichotte) et Othmane Moumen (Sancho) s’y attèleront avec panache et enthousiasme.

Et à ceux qui diront à Don Quichotte qu’il est ridicule et inutile, à ceux-là, Don Quichotte répondra qu’ils n’y connaissent rien. Et notre héros remontera sur sa Rossinante, et se choisira un nouveau combat. Car Don Quichotte doit combattre à l’infini, interrogeant par-là nos quêtes infinies de justice et d’espoir d’un monde meilleur. Seul l’espoir fait avancer.

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LE VOYAGEUR



Salut à cette âme illuminée,
Qui a montré la route, dompté les sommets.
Ami aventurier, de ceux qui font rêver,
Héros de nos livres bravant tous les dangers.

Venu sur la terre, curieux de chaque coin,
De on ne sait où, de on ne sait quel destin,
L’on te croise , si l’on te frôle un instant,
Comme l’ombre, tu disparais soudainement !

Une seule halte est lourde à porter,
Quand ton audace est de toujours s’échapper,
Et découvrir en permanence le monde,
Qui dans ton esprit sans cesse vagabonde !

Dis-nous d’où te viennent tes folles envies,
Avais-tu lors de ta naissance enfouis,
Des carnets ou des cartes de mers immenses,
Des voiliers, des déserts, des montagnes blanches ?

Sous un rocher à Saint-Malo, près de la mer,
C’est ici que tu te reposes sans un mot.
Sous la pierre qui couvre des pages sans fin,
Un voyageur se repose comme pour demain !

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4 X 2 PLACES POUR UN CONCERT AUX CHANDELLES ! Concert piano solo de Petra Somlai, le vendredi 17/2 à 22h45
https://festivita.be/

ATTENTION - PREMIER ARRIVE - PREMIER SERVI
Réservez à l'adresse: christiane@festivita.be (mentionner Radio Panik)
Les places sont à retirer à l'accueil le soir du concert. 

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FESTIVITA ! Brussels Early Music Festival.
FESTIVAL DE MUSIQUE ANCIENNE

"Du 16 au 19 février 2023, le Cercle Royal Gaulois à Bruxelles accueillera la deuxième édition du FestiVita! Brussels Early Music Festival.  Le festival propose une affiche très variée et de nombreuses déclinaisons intéressantes pour faire découvrir la musique ancienne aux néophytes et curieux!  L'occasion également pour le public de découvrir le Cercle Gaulois de l'intérieur. 

Durant quatre jours, le festival propose un voyage musical (et gastronomique !) avec des concerts surprenants et des concepts originaux, tels que le concert gastronomique "Banquet-qu'on-sert" (pendant lequel un menu cinq services s’alterne avec des intermèdes musicaux du XVIIIe siècle), un concert aux chandelles, une seconde édition du Bal Renaissance ou encore le spectacle de théâtre musical La Belle au Bois Dormant du Duo L'Air du Temps pour les plus petits.

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FestiVita!, c'est :

4 jours de concerts pour tous, accessibles et ouverts vers la découverte autant que vers les grands chefs-d’œuvre. Des artistes pour la plupart de chez nous - ce qui n’exclut pas quelques formations venues d’ailleurs - confirmés ou en devenir. A cette programmation musicale s’ajoute un bal qui vous emmènera en pleine Renaissance !

- Une présentation des concerts riche et variée autant visuellement qu’acoustiquement. De plus, une attention toute particulière sera portée à notre jeune public, avec un spectacle « famille » et un spectacle « parents admis », le dimanche matin et après-midi.

12273421857?profile=original- Le banquet-qu’on-sert : repas italien du XVIIIe en textes et en musique. Le menu : Gli antipasti – aperitivo / Il primo : Orecchiette al cavolfiore, aglio ed acciughe / Il secondo & contorni : pollo arrosto, aglio e limone – patate al forno – insalata calabrese / Il dolce : Torta al limone con meringa / Il caffè : caffè napoletano & digestivo. Apéritif (Prosecco) compris dans le prix d’entrée. Vins au bar : La Torre, Chardonnay Bianco Salento IGP (27 €) et Vigna Frederico II, Primitivo de Manduria DOP (30 €).

- Une ambiance sympa et détendue, une exposition de luthiers, un accueil chaleureux par une équipe de bénévoles attentifs à vos besoins, des possibilités de petite restauration à toute heure, la rencontre avec les artistes, ..."

Programmation complète : https://festivita.be/programmation-2023/

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Jennifer Rogiers, 23 ans, participe au concours Reine Elizabeth. Le règlement veut que les 12 finalistes soient logés pendant une semaine sans aucun contact avec l'extérieur dans la "chapelle", une villa isolée à Waterloo, afin de se concentrer et s'entraîner au mieux pour leur prestation qui comprend un morceau imposé et un morceau au choix. La mère de Jennifer (Ruth Becquart) a une forte emprise sur sa fille et a toujours tout sacrifié pour favoriser sa carrière allant jusqu'à déménager à New York pour lui permettre de fréquenter une école prestigieuse. Elle qui ne quitte pas sa fille d'une semelle, se voit mise à l'écart de la préparation au concours. Et pour la première fois, Jennifer se retrouve seule face à elle-même...
12273420694?profile=originalUn huis clos forcé exacerbé par les tensions entre les finalistes, les tentatives de déstabilisation, la compétition qui s'invite dans les démonstrations de virtuosité qui forment le fond sonore des couloirs de la chapelle et la résurgence inattendue de souvenirs d'une enfance douloureuse refoulés jusque-là.

Le film a fait l'ouverture de la 15ème édition du festival d'Ostende. Dominique Deruddere, après 15 ans passés au Etats-Unis (il avait été sélectionné pour l’Oscar du Meilleur film étranger en 2001 avec "Everybody’s Famous!"- avec cette fois une fille dénuée talent mais qui en voulait à tout prix), est revenu en Belgique pour tourner "La Chapelle", qu'il qualifie comme son film le plus personnel. Deruddere raconte que c'est le romancier Erik Orsenna lors d'une collaboration sur un scénario qui aurait lancé alors qu'ils regardaient ensemble une finale du concours: "C’est quand même étrange que les cinéastes belges ne se soient jamais emparés du concours Reine Elisabeth, c’est un vrai sujet de film !". L'idée était restée dans sa tête mais lorsque Louis, son plus jeune fils, s'est mis à la musique classique à l'âge de 14 ans, rivé à son piano six, sept heures par jour à la recherche de la perfection, c'est devenu une évidence. De plus, le film a été tourné avec une équipe de proches, ce qui le ramène à ses débuts de réalisateur et lui plait énormément. C'est d'ailleurs son fils qui a monté le film. Après une formation musicale à Los Angeles, ce dernier a abandonné le piano suite à un problème à une main pour se tourner vers sa deuxième passion: le cinéma. Sa formation musicale lui a permis de montrer son savoir-faire à l'occasion du montage du documentaire sur Arno réalisé par son père et aujourd'hui sur ce film.

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Taeke Nicolaï, une jeune comédienne anversoise, a été choisie  pour incarner cette virtuose tourmentée à la suite d'un casting réunissant presque toutes les comédiennes entre 20 et 30 ans. Sans être musicienne, elle a travaillé durant quatre mois avec deux coachs pour intégrer naturellement les mouvements corporels des pianistes et pouvoir ainsi restituer librement l'énigme intérieure qui la ronge. Car c'est un thriller psychologique que propose Deruddere. Dans quelle mesure les drames familiaux peuvent - ils être à la source du talent ou le détruire et l'entraver ?

Taeke Nicolaï est surprenante de vérité dans le rôle de cette fille froide, pas forcément sympathique, ne communiquant quasiment pas. Elle parvient à se fondre totalement dans ce Concerto n°2 de Rachmaninov qu'elle est censée maîtriser depuis l'enfance. Elle entretient aussi à merveille le mystère de cette jeune artiste, handicapée affectivement, qui finira par s'ouvrir à l'amitié qui s'offre à elle à travers le personnage d'Alexandra, une autre finaliste (Abigail Abraham), une issue salvatrice de la folie ?

12273420881?profile=original12273421281?profile=originalLe scénario se nourrit de recherches sur le monde de la musique. Deruddere avoue avoir emprunter certaines répliques à des biographies de musiciens célèbres. Ainsi le personnage de Nazarenko (Zachary Shadrin) est directement inspiré d'un finaliste (probablement Andrei Nikolsky, premier prix en 1987) qui n’a adressé pas même un mot à personne et est parti vainqueur laissant derrière lui un climat angoissant. Question suspense, le film n'a pas été tourné à la chapelle mais au Palais des Beaux-Arts avec son architecture gothique et austère appropriée.

Palmina Di Meo

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Quai des tanneurs le 13 décembre 2014

12273418083?profile=originalRudesse incessante du temps
préfère les pauvres gens.
Et l'aumône apporte un éphémère
soulagement à la misère

Vois les mendiantes et les mendiants.
Difficile de résister à leurs regards suppliants
Inutile de vouloir résister à la tristesse
face à une aussi grande détresse

Et puis malgré les marques des ans,
tout ce fatras qui fait la vieillesse
N'empêche pas d'aimer, d'avoir un amant
et de partager des moments de tendresse

Sourire, effleurement de la main,
regards complices, désirs retenus
Viens, ils ne doivent pas rester vains
sers moi contre toi, je n'en peu plus

Idiote, une idiote, voilà ce que je suis,
Le téléphone sonne, je cours à l'instant
Tiens, c'est toi, j'entends des bruits
non je n'ai pas de projet pour le moment

Emotion douchée, zut! Vive les amies
a bas le téléphone, non ce n'est pas vrai
Tout est vraiment contre moi aujourd'hui
je monte retrouver mes esprit au frais

Ouf! Le vent me fouette le visage
la raison me revient brutalement,
Une saine thérapie rendant sage
est-ce que je le désir vraiment?

Trimer, peindre pour peindre
voilà mon lot de désillusion quotidien
Et puis encore et encore il faut feindre
soumettre mes dessins à des importuns

Ne pas aller dans le mauvais sens du poil
admirer, dialoguer devant une toile,
Mauvaise ou bonne peu importe
il faut faire une critique qui porte

Oui vraiment vous êtes capable
de produire des œuvres remarquables.
Idée géniale cette association de teintes
vous avez laissé de côté toutes vos craintes

Tout est naturel, fluide, spontané,
l'on ne peu que vous aimer
A t'on jamais vu des aquarelles
qui vous font rentrer en elles.

Tout est là, je suis dans le bois
auprès de vous, auprès de toi,
Teintes rabattues claires ou sombres
Dessinent avec harmonie les ombres.

Entrons dans le vieux moulin,
il fait sombre, donne moi ta main
Non personne ne peu nous voir!
Eh oui! Un dessin peu émouvoir

Doudoune ou pas j'ai froid,
la dure réalité se rappelle à moi.
Tu devrais être là à me réchauffer
Est-ce que le téléphone va sonner ?

Jani ジャニ

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Spleen, absurdité et  tout le drame de la guerre…un Eugène Oneguine profondément humain à la Monnaie

29 janvier 2023, une première saisissante de l’oeuvre de Tchaïkovski.

Eugène Onéguine est le héros du roman d’ Aleksandr Pushkin, écrit en vers en 1833. C’est  un dandy de Saint Petersbourg, un aristocrate  désillusioné par les oisives futilités de la capitale russe. Il a environ 26 ans quand il  débarque à la campagne chez son ami  naïvement confiant, Vladimir Lensky, un jeune poète rêveur, d’environ 18 ans, plus passionné par l’Art que par la Vie. Onéguine se montre cynique, arrogant, égoïste, vidé de toute passion et fatigué du monde. Childe Harold, vous connaissez?  Ensemble, ils vont rencontrer deux sœurs, filles de propriétaire terrien. Elles sont  fort différentes, l’une, Tatiana Larina, distante, timide et  renfermée, mais passionnée de lectures romanesques, un personnage obsédant  qui semble  voguer dans un monde imaginaire et se nourrit de littérature romantique anglaise. L’autre, Olga, primesautière, ancrée dans la vie. Elle est insouciante et espiègle même si elle ne trouve aucune joie dans sa jeunesse passée aux champs. Et pourtant , lors de la rencontre, chacun des amis choisira paradoxalement celle qui lui ressemble le moins. Premier coup du sort. A l’Art ou à la Vie ?

Surprise étonnante au lever du rideau ! Point de  soleil d’hiver russe,  de champs fraichement moissonnés, de moulin à eau,  de datcha lumineuse à la Tourgueniev, de femmes  vaquant  aux tâches  domestiques comme on pourrait s’y attendre.  … Le plateau est vide,  comme un radeau ivre sur un océan d’émotions et de vagues de passion.  C’est que ce décor unique et étrange,  intemporel,  est animé de vie, il semble même parler comme parlent les livres… Et pourtant, il n’est constitué que d’une immense carré de parquet  en bois blond, mystérieusement articulé et  posé sur un axe… Toute une cosmologie? Les Chinois ne représentent-ils pas la Terre  par un carré, comme les champs qu’ils cultivent ? Le  spectateur du monde que nous sommes peut donc  observer  les  choses:  tandis qu’elles vont, se font et se défont.  Aux quatre coins, tels ceux d’une rose des vents,  siègent,  chacune sur sa chaise rustique, quatre femmes  sans âge en robes simples, de couleurs pastel : Tatiana en bleu tendre, Olga en rose pâle,  Larina, leur mère (la mezzo-soprano Bernadetta Grabias) en vert tilleul et la  vielle nourrice Filippievna (Cristina Melis) en  bleu gris argent.  

© Karl Forster

Et voici que notre folle du logis, ce pouvoir immense de l’imagination, est subitement convoquée - presque à notre insu - tant la musique, le chant, les mouvements et le jeu scénique se correspondent.  La mise en scène  très créative  de Laurent Pelly saisit l’esprit et le cœur par  la mouvante beauté des différents tableaux. Et l’émotion artistique  est à son comble,  à chaque fois qu’une extraordinaire  chorégraphie s’empare des protagonistes et du superbe chœur. Sans doute, l’anecdotique a été complètement gommé, mais ce,  tout au  profit de l’essence et du  symbole.  De savants  jeux de lumière de Marco Giusti  et l’interprétation orchestrale se combinent harmonieusement   pour habiller le texte  de profondeurs insoupçonnées. Il est vrai que le chef de l' Orchestre Symphonique de la Monnaie, Alain Altinoglu, est  comme à l'accoutumée, un très vibrant créateur de climats et d’échos dans sa sublime interprétation de la « vérité lyrique » chère à Tchaïkovski. Il annonce et souligne avec incomparables nuances, les moindres émotions qui ballottent  tous ces  passagers de la vie, et  avec une intensité et un  sens aigu du drame et de ses prémonitions. Il prolonge tous les états d’âme des protagonistes,  par une  très délicate orchestration. Complémentarité du visible et de l’invisible. Il n'empêche,  le folklore, la danse mondaine et des épisodes de rires joyeux  alternent  avec la vérité des sentiments et des frustrations qui mèneront à la débâcle finale.  


 Car  voici que sur le plateau,  l’aveuglante  folle du logis, celle qui fait perdre la tête, s’empare des deux amis !  Ainsi en va-t-il  de l’immonde jalousie qui soudain saisit  Vladimir, en voyant Olga  enchaîner les danses  avec Onéguine et qui va faire basculer un monde de paix vers celui de la guerre et de la désolation. « Vous n’êtes plus mon ami ! … Je n’ai pour vous que du mépris ! » Pire,  la querelle dégénère et  Lenski  ne peut s’empêcher de  provoquer Onéguine en duel. Toute l’assemblée est scandalisée ! ( Finale « V vashem dome! V vashem dome! )

Mais surtout voici les paroles fatidiques qui déclenchent  l’hostilité des deux frères…dans le tableau 18 de l'acte II «  Ennemis, mais y a-t-il longtemps que le désir de tuer nous sépare ? Y a-t-il longtemps que nos plaisirs, nos pensées , nos soucis, et nos loisirs étaient les mêmes ? Aujourd’hui cependant, comme des ennemis héréditaires, perfidement, nous préférons nous taire , prêts de sang-froid à nous entretuer » Onéguine ajoute pourtant «  Mieux vaudrait en rire, avant qu’il ne soit trop tard, avant que nos mains ne soient rougies de sang, mieux vaudrait se quitter à l’amiable…» Hélas, l’un après l’autre ils déclarent : « Mais non ! mais non !» 

        Niet!                                                                                                  Niet!
                                 
нет                                                                                              нет!

 
Le  désastreux duel aura eu lieu, et dans  le troisième acte,  la douleur consumera Tatiana et Onéguine, les protagonistes maudits. Oui, elle l’aime, c’est tragique mais se refuse à lui, comme lui l’a fait dans le premier acte, non  par vengeance, mais   dans un accès de vertu et de soumission aux règles de la société.  Au tomber du rideau,  Onéguine, ce  héros byronien, un Don Juan à sa manière, n’osant pas être émotionnellement vulnérable, est devenu cet  homme, perclus de désespoir, qui aura  tout eu, qui l’aura gaspillé et qui aura vécu pour le regretter. Pathétique et brisé, il a ... à peine 26 ans.  Une très belle prise de rôle par le baryton Stéphane Degout.

Star power: c’est un  casting d’excellence qui  interprète cette  magnifique  œuvre. Partout des sans-faute. Bogdan Volkov est un Lenski hors compétition, qui met les larmes aux yeux par sa résignation devant le destin qui l’attend, la musique en témoigne.  C’est en effet  déjà un  poignant adieu à la Vie que Lensky chante avant le duel, comme s’il écrivait une ultime lettre à ceux qui restent,   où il oppose les jours heureux de sa jeunesse à sa situation actuelle, dans un scandale que ni lui ni Onéguine ne souhaitaient véritablement. Quelle absurdité ! Dire que la  querelle portait sur les attentions  maladroites d’Onéguine pour Olga.  Surtout,  c’est la perte d’Olga que Lensky regrette le plus, se souciant désormais peu de savoir  quelle sera l’issue du  duel imminent.  Il  est salué par des applaudissements nourris et enthousiastes.


Et autant d'applaudissements, bien sûr, pour  la Tatiana délicieusement chantée par la soprano britannique Sally Matthews:  sans la moindre affectation, avec de vertigineux émois et de subtiles nuances pianissimo. Une réussite majeure.  Cette célèbre scène de la chambre à coucher, lorsque Tatiana, éprise d’un amour impulsif pour Onéguine,  exprime ses sentiments dans une lettre, incarne de manière touchante l’étourderie féminine du personnage.

C’est fait. Je ferme cette lettre,

L’effroi, la honte au fond du coeur…

Mais mon garant est votre honneur,

J’ai foi en lui de tout mon être.

Olga, ici chantée par la chaleureuse  mezzo-soprano Lilly Jørsta, est très naturelle, pleine de joie de vivre et  très  convaincante. Soulignons également le charisme et l’ardeur résonnante  du riche prince Gremin  que chante  Nicolas Courjal  et la merveilleuse et rafraichissante bouffonnerie – Molière es-tu là ? – de Christophe Mortagne  dans le rôle de Monsieur Triquet.  Quant au fabuleux  chœur, une masse parfois oppressante, toujours en mouvement, sous la direction de Jan Schweiger,   il  est à la fois radieux  et bouleversant dans  les multiples atmosphères qu’il incarne.

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

Avec l' Orchestre symphonique et chœurs de la Monnaie Jusqu’au 14 février.

https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2313-eugene-oneguine

DISTRIBUTION

Direction musicale

ALAIN ALTINOGLU

Mise en scène & costumes

LAURENT PELLY

Décors

MASSIMO TRONCANETTI

Éclairages

MARCO GIUSTI

Chorégraphie

LIONEL HOCHE

Collaboration aux costumes

JEAN-JACQUES DELMOTTE

Chef des chœurs

JAN SCHWEIGER

Larina

BERNADETTA GRABIAS

Tatyana

SALLY MATTHEWS
NATALIA TANASII (1, 4, 10, 14.2)

Olga

LILLY JØRSTAD
LOTTE VERSTAEN ° (1, 4, 10, 14.2)

Filipp’yevna

CRISTINA MELIS

Yevgeny Onegin

STÉPHANE DEGOUT
YURIY YURCHUK (1, 4, 10, 14.2)

Lensky

BOGDAN VOLKOV
SAM FURNESS (1, 4, 10, 14.2}

Prince Gremin

NICOLAS COURJAL

Captain Petrovitch

KRIS BELLIGH

Zaretsky

KAMIL BEN HSAÏN LACHIRI °

Monsieur Triquet

CHRISTOPHE MORTAGNE

Guillot

JÉRÔME JACOB-PAQUAY

 Precentor

 CARLOS MARTINEZ
HWANJOO CHUNG (31.1 & 2, 5, 7, 9.2)

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Wallonie

De noirs terrils en blonds champs de blé,12273420257?profile=original

de tranquilles écluses en profondes forêts,

de fumeux hauts-fourneaux en accueillants clochers,

je regarde ma Wallonie.

 

D'yeux rêveurs en têtes blondes,

de récits de terroir en intrigantes légendes,

je rêve ma Wallonie.

 

Tant de pays grandioses,

tant de contrées fabuleuses,

s'évanouissent à ton approche, ma Wallonie.

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