Le jour lentement traverse les rideaux
la lumière est faible, le jour se lève
Et puis sous la couette il fit chaud
Zut! Dois-je abandonner mes rêves
Sueurs nocturnes, troubles inconscients,
souvenirs, images sublimées de l'absent
Je suis seule dans notre lit, trempée
du plaisir que tu ne m'as pas donné
Où es tu? Suis-je condamnée à t'attendre
après tout, se qui est pris n'est plus à prendre
Une voie me dit: Il profite de toi
une autre me dit il tient à toi
Roulis, bruit de moteur, une péniche passe
ils ont probablement navigué toute la nuit?
Saveur des tartines et du café au lait plein la tasse
là-haut, au petit matin dans la timonerie
Nouvelle journée avec du crachin
Que vais-je pouvoir faire aujourd'hui?
Ou je dessine ou je fais les magasins
je n'ai pas envie de sortir le parapluie
Nouvelle aquarelle, peut-être un paysage!
Oui! C'est cela, un paysage d'hiver
Peut-être une forêt profond et sauvage.
Que des couleurs chaudes, surtout pas de vert.
Avant tout je dois balayer les feuilles sur le pont
la météo ne prévoit pour aujourd'hui rien de bon
Sabots en caoutchouc, bonnet, gants, polaire
ainsi vêtue, je me plais, j'ai tout pour plaire
Donc Monsieur, vous me trouvez séduisante
ainsi vêtue et vous avez parfaitement raison
Et puis ne suis-je pas celle qui vous hante?
Avouez-le, vous m'aimez jusqu'à la déraison!
Si, si, enfin cela me fait plaisir de le croire
se sentir aimée si saviez comme c'est bon
Et puis ne dite rien, je déborde d'espoir.
Dite-moi que ce n'est pas une simple illusion
Nouveau ballet, pour la balayeuse,
D'abord la marquise puis le pont
Sur les plats bords les feuilles iront à la Meuse
Les écoutilles et les bollards suivront
Sous les bollards les feuilles s'accumulent
il n'y a plus qu'a les extraire à la main
Allez! À genoux, les fesses en l'air, ridicule
un passant me regarde et sourit, c'est malin!
Nous y voilà, le labeur est terminé
mes mains sont blanches et glacées
Suite au prochain numéro
allez vite mon bloc et mes pinceaux
Tu n'es pas là quand j'ai besoin de toi
trop de photos pour choisir
Oui se sera un paysage de sous bois
avec un couple débordant de plaisir
Irréaliste, hors du temps, et pourquoi pas!
C'est ce que je désire et l'imagine comme ça
Cette vision idéale me convient,
s'il te plait ne fait pas l'esprit chagrin
Adyne Gohy et Jani ジャニ
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Sorti en Corse une semaine avant la sortie officielle, le film est déjà un succès public. Il faut dire que la pièce avait déjà attiré plus de 100000 spectateurs dans toute la France.
Fred (chef de clan féru de Descartes), Achille, Max et Belette forment une catastrophique équipe de bras cassés. Après le lamentable fiasco de leur dernier casse, ils tentent un nouveau coup, histoire de se refaire. En lisant le magazine "Voici", ils ont l'idée géniale de kidnapper une star en vue de demander une rançon substantielle. Après plusieurs hésitations, leur choix se porte sur Sophie Marceau, prestigieuse invitée du festival de Cannes. Mais lorsqu'ils retirent le sac que Francis la Belette (Éric Fraticelli), le "cerveau de Méduse" du gang, a jeté sur la tête de leur victime pour ne pas être reconnu, ils se retrouvent face à une parfaite inconnue dont l'identité se révèle bien embarrassante.
Révélé dans "L’Enquête corse", aux côtés de Jean Réno et Christian Clavier, un an après son premier succès cinématographique "Permis de construire", Éric Fraticelli revient avec l'adaptation de son texte "Le Clan, le fiasco du siècle", écrit à l'origine par la télévision et dont il tirera finalement une pièce à succès en compagnie de ses complices de la série "Mafiosa": Jean-François Perrone, Denis Braccini et Philippe Corti. Joséphine de Meaux incarne la surprenante et intrépide Jocelyne Bompart, celle qui a été prise pour Sophie Marceau. Cette dernière a d'ailleurs une scène dans le film, scène que Fraticelli a écrite in extremis à sa demande.
Film de réparties, de "gueules", de gags et de surprises (la fin est différente de la pièce de théâtre), écrit dans un esprit sacré de franche camaraderie, avec des moments de tendresse aux savoureux accents corses, cette farce ne manquera pas de plaire à tous les amateurs de rire facile.
Produit par Richard Caillat avec un budget inférieur à 2 millions d'euros, le film promet de belles recettes à cet amoureux de théâtre, directeur de quatre salles dont le théâtre de la Michodière et le théâtre de Paris, une passion accessoire pour ce spécialiste en marketing.
Teasers:
https://www.youtube.com/watch?v=3amHJn369b8
https://www.youtube.com/watch?v=YjCpWQ4ivV4
Frère Albert s'attarde
plus que volontiers à la cathédrale.
Il y prend plaisir,
comme d'autres en prennent
aux mots croisés ou au tricot,
à déchiffrer les pierres tombales
enchâssées un peu partout
dans le dallage et dans les murs.
L'une d'elle tout particulièrement
le fascine depuis longtemps.
Elle est si lasse
du va-et-vient des fidèles
sur ses délicates inscriptions
qu'elle en refuse la lecture
à quiconque désormais.
Sans doute est-ce pour cela
que Frère Albert en est fou car,
c'est bien connu,
que de mystère émane
des pierres indéchiffrables.
Comme il lui serait agréable
de tout connaître de cette pierre si distante car,
on le voit au premier coup d'œil,
elle a connu bien des choses,
jusqu'aux atrocités iconoclastes de la Révolution.
Que ne donnerait-il pas, Frère Albert,
pour devenir l'intime d'une pierre qui a,
à l'évidence, tant vécu.
Hélas, il s'est épris d'une rebelle
et il bien dû faire son deuil
d'un si beau rêve.
Mais quand même,
qui sait si, un jour,
on ne sait jamais n'est-ce pas,
il ne pourra, lui aussi,
dormir à l'ombre de sa dulcinée.
"L'orage pointe
Au sommet d'une rage
Les sombres sourcils
D'ombres peu dociles
Passe le vent du coeur
Exhale une odeur
Sur un épiderme dressé
Réconciliant une humanité
Les éléments sont au vert
Mouvements dérivés
S'émouvant soudain
Et si singulièrement avec le lendemain"
ED
082020
Écriture prompte
Extrait carnets
Trois heures, lumière fuguasse, inquiétude
clapots légers, grincement des amarres
Un profond sentiment de solitude
Vient j'ai besoin de toi, j'en ai marre.
Mes mains s'affolent, la tête me tourne
ton visage m'apparait, illusion, mirage?
Émotion intense, je me retourne
mon cœur s'affole je suis en nage.
Moiteur de la peau qui exhale ton parfum
mon souffle s'accélère, je suis ivre.
Attendre ta venue est mon destin,
je n'en peu plus, je veux vivre
Nuit d'automne, mes yeux se voilent
tous s'entremêlent, images, pensées
Que faire, rien, la pensée tisse sa toile
pourquoi ce retour au proche passé?
Une à une les images plantent le décor
c'est Bruges, l'eau est immobile, le ciel est sombre
Et puis peu à peu apparait une ombre
c'est nous illuminé par des rayons d'or
Sommeil, rêves, vous êtes les bienvenus
Il y a à l'arrière de la Chapelle Notre-Dame de Peygros,
dans le massif du Tanneron, un mimosa tout à fait remarquable.
Le jaune lumineux du mimosa et le bleu profond du ciel du Midi forment un contraste saisissant.
La silhouette du mimosa et celle de la chapelle, quant à elles, se présentent plutôt au sein d’une belle harmonie.
Nature et artefact humain s’allient ici pour donner une image de Jardin d’Eden.
Chères amies et amis de la galerie,
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter le dernier reportage photos de son vernissage de janvier 2023.
Les artistes présents pour cet événement sont : Monica Marguet-Schaeffer (Ch) peintures, Eliane Allaert (Fr) peintures à l’huile, Sygrid Lindstrom (Fr) sculptures sur pierre, Micka Freeman – Fastywexoz 008 (Be) techniques mixtes.
Ainsi que le collectif international via la galerie d’art et organisatrice d’événements AmArtgallery Brussel Art – Curator & events.
Vernissages le jeudi 05, 12 & 19 janvier de 18h 30 à 21h 30.
Finissage les 28 & 29 janvier de 11h 30 à 18h 30.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :
Lien vers le reportage photos du vernissage du 05/01/2023 :
Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :
https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/
Pour visionner les 156 vidéos d’artistes sur YouTube :
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966 +/- 48.500 vues…
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0
Administrateur général
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium
GSM: 00.32.497. 577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
Ils se croyaient des hommes,
Ils n’étaient que des ombres.
Ils se croyaient en route
Pour d’intenses moments d’aventure amoureuse.
Mais elle ne regardait que son monde.
Mais elle les laissait errer dans leurs flots d’illusions.
Une revue sous le signe de (des) Molière.
La Revue des Galeries 2022 – TRG
Touche d'originalité pour la version 2022 de la revue des Galeries: le french cancan n'est plus le clou du spectacle mais la culture et le féminisme lui volent la vedette pour une version qui se veut moins potache et plus engagée.
« Face à la bêtise, la culture est le rempart, le meilleur », une culture bien mise à mal et qui passe au second plan face à toutes les crises qui sapent le moral des citoyens et plongent les politiciens dans un nuage de perplexité improductive. Pour preuve, notre Premier Alexander de Croo, qui plus que jamais joue avec les "rrrr" pour meubler ses nébuleuses interviews et masquer la stérilité des discours "réformateurs" qui tournent à vide.
Alors, histoire d'inverser les rôles, pourquoi pas une remise d'Oscar par portefeuille politique. Jean-Baptiste Poquelin, en VIP de l'événement, n'a d'ailleurs aucune hésitation à replacer nos stars du gouvernement dans ses pièces.
Et qui mieux que l'auteur de "L'école des femmes", dont on fête les 400 ans, pour superviser une revue placée sous le signe de l'émancipation et de "Balance ton porc". Depuis 2018 à la tête de la revue, Alexis Goslain, qui a fait ses armes dans le genre avec "Sois belge et tais-toi", entend bien continuer à renouveler le genre et pour l'occasion il a confié l'écriture de la revue à un trio de femmes. Angélique Leleux, Bénédicte Philippon, et Marie-Sylvie Hubot relèvent le défi de placer cette édition sous un angle revendicateur en rendant hommage aux grandes dames qui ont marqué l'histoire sans oublier d'évoquer la 33ème cérémonie de remise des Molières et la polémique autour du discours Metoo.
Dans la rubrique consacrée aux artistes disparus en 2022, impossible de faire l'impasse sur Arno et Olivia Newton-John.
La revue des Galeries, la plus ancienne en Belgique, héritière du music-hall et du cabaret, a toujours la cote auprès du public. C'est une tradition bien belge de finir ou de commencer l'année en allant se détendre au Théâtre des Galeries qui brille de mille feux pour l'occasion. Unique en son genre, elle reste l'événement satirique que l'on attend dans un esprit bien belge avec son folklore local, un show qui mêle joyeusement tous les arts de la scène.
Bernard Lefrancq, inépuisable dans sa rétrospective des pistes cyclables les plus farfelues, fait mine d'annuler le sketch pour mieux revenir. Vous n'oserez peut-être plus vous engager "à vélot" dans le square Montgomery après la dissection des pièges qui vous y attendent. Vous voilà pris en otage pour 1 km de rigolades.
Palmina Di Meo
Quand un enfant naît après le décès d’un autre, ses parents, sa famille, ses proches l’investissent involontairement d’une mission de remplacement dont ils ne sont pas toujours très conscients.
L’enfant est alors soumis à une charge émotionnelle importante à laquelle il doit faire face, car même et surtout si cela n’est pas dit, il le ressent comme une condition sine qua non à sa survie au sein de la famille et de la société.
Il ne peut décevoir ses parents !
Le choix est à la fois simple et cornélien. Soit il vit la vie du disparu par procuration au détriment de la sienne. Soit il se rebelle, quitte à ne pas trouver sa place dans son entourage. Soit il compose entre les deux, vivant à la demande la vie de l’autre, mais en se ménageant vis-à-vis de l’extérieur une vie qui lui est propre au risque de devenir schizophrène.
Dans ce roman, c’est la troisième voie que le bambin choisit pour préserver sa personnalité et en même temps essayer de ne pas décevoir ses parents.
L'histoire racontée dans "Mon enfance pour deux" se situe dans les années '50 . Ne croyez pas surtout que ce genre de chose ne se produise plus aujourd'hui. Devant la perte d'un enfant les parents, de tous temps, ont cherché et cherchent encore à combler d'une manière ou d'une autre l'absence.
Paru aux éditions Acrodacrolivres ISBN « 9782930956640 » au prix de 15,00 €, il n'est désormais plus disponible que chez moi ou à partir de mon Blog : jeanjacquesrichard.wordpress.com
C’est ici le long de couloirs silencieux,
Où, à peine quelques langueurs sont perçues,
Quelques ombres sur des pavés moyenâgeux,
Arpentent le cloître qui les a reçues.
C’est ici qu’il n’existe pas de musique,
La pensée seule est une symphonie,
Ses accents ont la pureté angélique,
Ses notes, un concert bercé d’harmonie.
C’est ici que l’on peut goûter à l’éternel,
Car rien ne change toujours à chaque instant.
La promenade, un voyage hors du temps,
Son jardin et ses parfums presque irréels.
C’est ici que des êtres semblent à l’arrêt,
Ils étonnent souvent mais attirent aussi.
Le cloître n’est pas une prison, en effet,
Il veut être sur terre un vrai paradis !
Un léger clapotis de mer tranquille.
Un petit vent frais d’algues et d’iode.
Une idée de sel sur les lèvres.
Des gestes aussi amples que lents.
Une fille, seule sur la plage et dans sa tête.
Une tentation.
Mais oui, les soirées de lecture publique de la galerie se poursuivent cette année, suivant la nouvelle formule initiée en novembre dernier, qui a rencontré un vif succès, les sourires, l'enthousiasme et les applaudissements nourris indéniable preuve de ce succès qui ne peut que se renouveler.
Notre prochaine soirée "Livr'étincelles" se déroulera le vendredi 27 janvier, elle débutera à 19h15 et accueillera un nouveau panel d'auteurs de qualité en tous genres. Ils seront au nombre de six, à raison d'un quart d'heure par intervenant, à présenter et à lire des extraits de leur production ; se mêleront poèmes, nouvelles, citations et romans. Une véritable vitrine de notre littérature :
- Leïla Zerhouni, poète et romancière, avec "Femmes empêchées" (roman) et "Le Luthier de Bagdad" (nouvelle) ;
- Anne Marie Delbecq avec "Les Sabots de Jeanne" et "L'As de pique mon coeur" (romans) ;
- Sita Leval poète avec "Point visible" (recueil) ;
- Pierre Ost, écrivain et romancier, avec "Le Cargo", "Meurtre à la place Flagey" et "Une idée en l'air" (nouvelle) ;
- Gaëtan Faucer, dramaturge et nouvelliste avec "Molière" (Article), "Des Maux de midi" et "L'Année des d(i)eux" (citations et bons mots) ;
- José Mangano, artiste, poète et philosophe, avec ses poèmes et pensées ensoleillées.
La soirée se clôturera avec Bernard-Massard en personne ! La vie est nulle sans bulles.
Lieu de l'événement : Espace Art Gallery, 83 rue de Laeken, 1000 Bruxelles
L'équipe sur le pont : Anita De Meyer, Jerry Delfosse, José Mangano et Thierry-Marie Delaunois.
A bientôt pour le meilleur de nos mots !
Eric Lartigau, le réalisateur de "La famille Bélier" revient en ce début d'année avec un nouveau film: « Cet été-là », chronique familiale librement adaptée du roman graphique en noir et blanc des cousines canadiennes Jillian (écriture) et Mariko (dessins) Tamaki. Après "Je suis là", Eric Lartigau souhaitait faire un film sur la famille dans lequel il pourrrait parler des peurs et des questionnements sa propre pré-adolescence et du rapport complexe aux adultes à cet âge de la vie.
Co-écrit avec Delphine Gleize, une amie de longue date, le récit est transposé dans les Landes, une région que tous les deux connaissent bien et où Eric Lartigau passait ses vacances quand il était enfant.
C'est ainsi que nait l'histoire de Dune, 11 ans, qui passe ses étés dans la maison que ses parents (Marina Foïs et Gaël Garcia Bernal) possèdent en région landaise "avec tout ce qu’il peut y avoir de tragique dans ces paysages de forêts de pin à perte de vue" selon Delphine Gleize. Elle y retrouve Mathilde (Juliette Havelange), 9 ans, son amie d'enfance. L'année dernière, la famille n'est pas venue à Seignosse et Mathilde a hâte de revoir sa complice des 4OO coups et de partager de nouveaux secrets avec elle.
«Ce sera le plus bel été de notre vie !» assure le père durant le voyage. Mais la tension est palpable dans le couple et d'emblée on sent que cet été sera révélateur. Une joie feinte qui déteint sur le moral de la jeune Dune et l'ombre de non-dits qui risquent de gâcher les vacances.
Alors Dune filme. A l'aide d'une petite caméra qui ne la quitte jamais, elle garde la trace de tout ce qui lui arrive sous forme d'un journal intime imagé pour en fixer le souvenir car dit-elle, elle ne sera pas toujours là... Une envie de fuir peut être due à la conscience de n'être plus le centre du monde de ses parents. Dune se retrouve cet été-là partagée entre le repli sur soi de sa mère, la mélancolie hispanique de son père, les élucubrations sur le sexe de Mathilde et son propre rapport au monde alors qu'une partie d'elle-même a déjà quitté l'enfance pour l'adolescence et le désir de se faire reconnaître en tant qu'adulte.Sa mère n'arrive pas à surmonter ses problèmes intimes et professionnels. Au chômage à cause d'une perte d'odorat, elle ne semble plus en phase avec le monde qui l'entoure. Son couple bat de l'aile, son amitié avec la mère de Mathilde (Chiara Mastroianni) est mise à mal. Dune cherche à comprendre les réactions des adultes et n'hésite pas à se mêler de ce qui ne la regarde pas, à donner des conseils que personne ne lui demande, quitte à se fourrer dans des situations délicates et en dépit des reproches qui lui sont faits à cet égard.
Inlassablement sa caméra garde trace de l'évolution de sa vie et ce sont ces souvenirs filmés qui vont peut-être lui révéler le secret qu'elle pressent mais dont elle est maintenue à l'écart...
Rose Pou-Pellicer, pour la première fois à l'écran et castée parmi 4000 candidates, confère à Dune une gravité et une maturité empreinte d'espièglerie sauvageonne et un entêtement comique qui la conduiront à vivre des aventures périlleuses comme la charge d'un sanglier lors d'une expédition nocturne. C'est d'ailleurs une anecdote tout droit sortie de l'enfance de Lartigau qui fut pris en chasse avec un groupe d'amis alors qu'ils étaient allés fumer en cachette dans un bois.
De beaux portraits de femmes sur trois générations (avec Angela Molina dans le rôle de la grand-mère) que signent Eric Lartigau et Delphine Gleize, film empreint de sensations et d'émotions plus que d'explications. Il est dédié à Nadine, la soeur de Eric et sa collaboratrice, décédée durant le tournage. "Le film est Nadine, il est moi qui regarde Nadine et mes émotions".
A VOIR DES LE 4 JANVIER AU CINEMA.
Palmina Di Meo
À tous les hommes et les femmes de bonne volonté :
Je vous souhaite pour l’année 2023
Un Cœur qui aspire au Juste, au Beau et au Bon
Puissiez vous transformer vos colères en Pardons
Apprivoiser vos peurs, oublier les chagrins
Je vous souhaite des Parfums, des Saveurs et des Désirs
Savourez tous les Plaisirs qui vous sont offerts
Que chaque évènement vous fasse grandir
Recevez et Donnez le Cœur grand ouvert
Trouvez votre Chemin et ceux qui vous Aiment
En libérant toutes vos Bontés enfouies
En vous engageant dans de belles Actions
Soulagez les peines de ceux que vous croiserez,
Et votre cœur trouvera la joie, la paix, et la sérénité car vous serez Aimé.
Et votre cœur trouvera la joie, la paix, et la sérénité car vous serez Aimé.
Tous les oiseaux d’un seul coup se sont tus
Même la brise sous le charme ne souffle plus
Une fée vient d’apparaître toute gracieuse
Où va-t-elle ainsi, elle semble heureuse.
Mais que peut-il bien se passer ?
Toute la nature est comme subjuguée,
elle sourit, fait des signes aux oiseaux
et ils restent tous là à faire les beaux
maintenant elle accélère l’allure,
les branche se prennent dans sa chevelure
avec vigueur de la main elle les écarte
derrière elle les oiseaux chantent une cantate.
Non loin de là se trouve le vieux lavoir
encore cinq minutes et elle pourra l’apercevoir
quel peu bien en être la cause de cet émoi ?
Toujours elle avance sans nuls désarrois.
Un virage ou deux et elle arrivera
Suivons-la encore une centaine de pas
et puis nous la laisserons, soignons discret,
arrêtons-nous, nous devons respecter son secret
Jani ジャニ
Vaudeville explosif pour le spectacle de fin d'année de la Comédie de Bruxelles avec Toâ, une des pièces les plus introspectives de Monsieur Guitry. On connait bien sûr l'art de Guitry de parler de lui-même et de ses expériences conjugales au théâtre mais ici la mise en abyme vie privée/vie publique est particulièrement fusionnelle.
Le rideau s'ouvre sur une fracassante crise de nerf d'Ecaterina, la maîtresse de Michel Desnoyers (Daniel Hanssens), un homme de théâtre à succès. Après avoir brisé en coulisses une partie du mobilier, Ecaterina (Christel Pedrinelli) rompt avec son compagnon sans donner d'explication. Michel, resté impassible face à la fureur dévastatrice de sa slave amoureuse, décide d'en faire le sujet de son prochain spectacle. Ce sera sa soeur, la belle Françoise de Calas (Stéphanie Van Vyve), femme de son ami Fernand, qui se glissera dans la peau d'Ecaterina tandis qu'il tiendra son propre rôle... dans son propre bureau reproduit à l'identique sur scène avec ses propres domestiques dans leur propre rôle et particulièrement la fidèle Maria (Marie-Hélène Remacle), comédienne innée pratiquant tous les jours l'art de la dissimulation. Bref de quoi créer une illusion parfaite et on s'attend à découvrir l'épilogue de l'histoire. Seulement voilà, Guitry n'est pas seulement le maître de la répartie mais aussi un virtuose de la surprise. Et la pièce de Michel Desnoyers va prendre une tournure inattendue quand Ecaterina s'introduit dans la salle pour vérifier ce qu'il aura le culot de dire d'elle...
Ecrite en 1949, Toâ est une réplique à un quolibet dont l'affublaient ses critiques: Monsieur Moâ. "Pauvres sots qui me reprochez ma façon de dire moi. Si vous étiez de mes intimes, vous sauriez comment je dis toi..." Guitry se plait à se glisser ici dans la peau d'un double pour une auto-critique et une fabuleuse leçon sur les ressorts de la comédie. La pièce rompt déliberemment le quatrième mur et opte pour une modernité qui nous rend Guitry proche et vulnérable. Un tour de prestidigitateur virtuose et rusé.
Mise en scène soignée, décor grandiose tout droit sorti des caves des Galeries, costumes de rêve, tout a été minutieusement préparé pour un succès. Mais ce qui fait la réussite incontestée du spectacle, c'est le talent des comédiens, tous si naturels et exubérants à la fois. Ils rendent à Guitry son panache et prouvent que son théâtre n'a rien de désuet mais que la fougue et la passion traversent les siècles sans prendre un pli.
Un spectacle idéal pour une soirée de détente et de rires.
Palmina Di Meo