Tu ne porteras pas de faux témoignages
C’est-à-dire, « n’utilise pas la parole pour faire souffrir l’autre »
Et pourtant sur le mur auquel il tournait le dos, il y avait des dessins de ses enfants, avec des mots pleins d'amour pour leur papa.
« Lisez le procès-verbal et signez ici s’il vous plaît. »
Je pris le stylo, je parcouru la feuille qu’il me demandait de lire au préalable, et puis je m'exclamai " de toute façon je l'aimerai toujours ! car c’est une femme agréable, dont le sourire n’est pas accroché à un porte-manteau, son sourire, c’est une promesse ! et son cœur bat dans ma poitrine avec tous les cœurs de ceux que j’aime. Alors, il me regarda avec des yeux pleins d’interrogations, pleins d’incrédulité, à l’écoute de ces paroles excessives de naïveté.
Dehors j'ai pensé aux dessins d'enfants et aux mots d’amour adressés au papa. Dessins pleins de naïveté, les enfants ne connaissent que leur parent. Des dessins qui jurent dans un tel endroit où les sentences n’ont pas de cœur.
En face dans la cour de l'école, les enfants jouaient et lançaient leurs cris pleins de joie par-dessus les grillages.
Le vent soufflait nous étions en novembre, les feuilles voltigeaient autour de moi pour aller jaunir le trottoir.
J'ouvris ma voiture, je m'installai confortablement, serrai la ceinture, allumai mes phares, j’enclenchai prudemment la marche arrière, doucement j’appuyai sur l'accélérateur, j’opérai un demi-tour sur le parking de la gendarmerie, derrière les grillages des enfants me regardaient faire la manœuvre. Je mis le clignotant j'accélérai un peu sur la grande route. J’entendis la sirène de l'école sonnait la fin de la récréation. Et le grand brouhaha des enfants.
J’accélérais, il était 8h le temps était gris comme je l'aime, ma vitesse passa à 80 km heure. Dans 2h j'arriverai à la maison,
Je ne reviendrai plus au pays de Guillaume où règne désormais la vulgarité.
« … Je connais bien leur cruauté ; en effet, ils veulent taire partout la vérité, parce qu’elle leur est désavantageuse. Ils souhaiteraient ne jamais l’entendre !( …) Vous ne les reconnaitrez certes pas à l’habit, les imposteurs, les traitres pleins de ruses : c’est leurs actions qu’il faut regarder. » Le Roman de la Rose.
Lionel M.
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