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Quoi?!? Ne me dites pas que vous n'avez pas encore jeté un oeil sur cet ouvrage magnifique! Les images sont signées par Michel Godfroid Meding et je l'ai préfacé avec tout le coeur dont je suis capable...

http://www.bibliocratie.com/produit/variations-sur-ma-geometrie-intime/

« Je connais Michel Godfroid Meding depuis plus de vingt ans. Alors que je commençais le métier de photographe dans un labo professionnel couleur (où l’on tirait à l’agrandisseur, dans l’obscurité la plus totale) Michel était déjà spécialisé en grand format !!!

Il n’avait, du reste, plus rien à prouver en photos de studio. Qu’il s’agisse de portrait (et mode) ou de composition publicitaire. Même avec peu de moyen .. il sortait des photos de qualité irréprochable. Photos confiées à de grands magazines.

J’ai toujours été subjugué par sa persévérance, jamais rien ne l’a arrêté, que ce soit l’apprentissage de nouvelles techniques ou programmes, le fait de changer carrément de région ou encore l’apprentissage de langues « étrangères » .

Ce photographe de talent mérite VRAIMENT tous vos encouragements.

Pour le prix de deux tickets de cinéma ou trois paquets de clopes, vous pouvez l’aider AUJOURD’HUI à faire un grand pas de plus !

Merci pour lui

Georges Strens »

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Instant

Chaque instant d’un instant est l’aboutissement d’un moment rare et unique. La rencontre d’êtres beaux et sensibles, conscients du monde, et vibrant sur une corde mélodique profonde est un rayon de soleil dans un hiver froid et sombre.

Ce soleil éclaire nos pas, oriente nos routes vers un point de notre âme, ouvrant notre cœur à l’infinie beauté de ce monde. Puisses-tu rencontrer de nombreux soleils, et continuer de porter un regard de tendresse et d’affection au monde. Chaque instant compte, chaque chose, objet, lieu, être.

Donne à chacun d’entre d’eux un instant de ton temps.

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La grâce d'exister

 

Exister, recevoir l'énergie de la vie,

Attentif aux mystères de l'accomplissement,

Accueillir la beauté, de doux enchantements,

En résistant ou non à de folles envies.

Exister sagement, avec reconnaissance,

Se créant un espace plus ou moins romantique,

Sachant que surviendront des forces maléfiques,

Ou rechercher la gloire, acceptant les souffrances.

Le désir de capter, de créer, rend artiste.

Certains oeuvrent dans l'ombre, en restant ignorés.

Nombreux, rêvant d'avoir un avenir doré,

Rassemblent qui les louent, sincères ou fumistes.

Le silence convient à l'âme solitaire,

Qui éprouve soudain une grâce inouïe,

Quand une créature imprévue l'éblouit.

Une divine source, alors, la désaltère.

18 /03/2013

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INCROYABLE !

Du bébé à la femme

Les années ont couru...

Et toujours cette flamme

L'amour est un rebu!

Les petites mains potelées

Qui saisissaient nos doigts

Sont maintenant déliées

Cherchant d'autres émois...

Puis le cycle repart

Cette fois, c'est un garçon

Revoilà le départ

Nouvelle génération!

Des mains fines et longues

Nos regards embués

Car s'il tourne le monde

Rien n'a vraiment changé!

Nos yeux sont incrédules

En découvrant un homme!

On se sent minuscule...

Oui, la vie nous étonne.

De l'aube au crépuscule

Pas vu le temps passer!

C'est juste ridicule...

Nous, on n'a pas changé!

J.G.

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Survol

 

 

 

 

Distribution de lots, sans doute à la naissance.

Chaque humain a reçu le sien, sans le choisir.

Il s'épanouira aux sources du plaisir

Et vivra exalté les instants d'espérance.

Le cycle des saisons demeure prévisible;

Or celui du bonheur est dépendant du sort.

Peut survenir soudain la détresse ou la mort.

Nulle vie ne sera un long fleuve paisible.

Gaspillage d'efforts, ardents attachements,

Que suivent le chagrin ou la désespérance.

Des changements subits proviennent de la chance;

Ils causent du bonheur ou un déchirement.

Ma pensée me ramène où je fus en passant.

Incrédule pourtant, je conclus que je rêve.

Un survol accompli en une durée brève.

Mon roman est écrit, il est époustouflant.

30 octobre 2014

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Enfermée JGobert

Enfermée, elle vit dans un monde qu’elle a engendré de toutes pièces pour remplacer celui  qu’elle a connu dans le passé. Elle se lève, se lave, mange comme une automate et fait de ses gestes une litanie qu’elle exécute doucement et avec beaucoup de précisions. Son univers se concentre sur un lit, une petite table, une étagère, quelques livres usés. Elle peut sans se lever attraper les quelques objets personnels et  les toucher.

L’ampoule au plafond est jaunie et parfois donne des signes de faiblesse. Sa plus grande hantise est cette lumière qui pourrait disparaître aussi et la plonger dans le noir.  Cette obscurité qui tombe chaque soir la terrorise et lui fait ressentir la douleur dans laquelle elle vit.

Enfermée, coupée du monde des vivants, elle ne comprend pas toujours son choix,  son tourment et pourquoi elle veut subir cela. Cette tombe vivante la garde cloitrée depuis si longtemps qu’elle en a perdu le temps. 

Des bruits de pas sont le seul contact qu’elle accepte avec la vie. Le bruit sec de la porte la fait sursauter et la laisse en sueur. Cette ouverture salvatrice qui lui donne à manger chaque jour, et lui sauve la vie est le seul lien qu’elle maintient aujourd’hui.

Enfermée mais pas prisonnière, elle reste dans cette pièce à contempler les murs et le sol. Elle en connait chaque détail précis, le nombre exact d’aspérité, de coups sur le plancher. La couleur passée et les différentes autres couches du temps l’emmène parfois dans ses rêves achevés et révolus de liberté. Elle a jeté depuis longtemps tout ce qui l’a attaché à son passé. Seul le bruit de la canalisation de l’étage a fini par être plaisant et la rapproche inconsciemment d’autres personnes, enfermées peut-être eux-aussi.

Enfermée pour  survivre, pour combattre le mal qui la ronge et pour ne pas se laisser dériver, perdre dans les méandres de son esprit.  Garder pour elle sa confiance, son intégrité, refuser cette aide que les hommes pourraient lui apporter.  Elle se sent forte pour lutter seule et résister.

Sa famille ne l’a pas abandonnée et reste inquiète du sort qu’elle a choisi. Résistant à chaque tentative, elle est ferme sur son futur et freine avec ses petits moyens les essais pour la tirer de cet enfermement.

Enfermée pour soulager ce corps, cet esprit du poids de la vie qui lui pèse tant comme des chimères accrochées à elle et si lourdes à tirer. Dans cette solitude choisie, aucun sentiment ne vient plus la harceler, la déstabiliser, la rendre malheureuse. Ses tentatives de rapprochement, envers les êtres ayant toujours échoué, lui ont donné cette résistance, cette force pour affronter le confinement de son corps et de son esprit dans cette société maintenant loin d’elle.

 

 

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Petite tige

Petite graine déposée là par un vent d'espoir.

Elle a poussé sur une terre hostile.

Petite tige chétive, souvent malade.

Elle a grandi dans le noir et le silence.

Petite tige avec sa différence qui dérange,

elle a survécu avec au fond d'elle, un jardin fleuri.

Rebelle instinctive.

Rebelle de toute son âme.

Petite tige à l'apparence fragile.

Sa force est dans sa différence.

Petite tige qu'on croyait mauvaise herbe parmi les fleurs.

Petite tige qui est sortie de l'ombre et du silence

pour fleurir au soleil.

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J'aime tant la littérature!

co

 

(Un vrai pantoum)

 

J'aime tant la littérature!

Voudrais découvrir des secrets,

À l'atelier de l'écriture.

C'est dans la ferveur que l'on crée!

Voudrais découvrir des secrets,

J'apprends des règles qui s'imposent.

C'est dans la ferveur que l'on crée!

Dès que l'on se sent prêt, on ose.

J'apprends les règles qui s'imposent.

Des vers causent des coups de coeur!

Dès que l'on se sent prêt, on ose,

On n'évite pas les erreurs.

Des vers causent des coups de coeur,

J'adore les nobles structures!

On n'évite pas les erreurs,

Surtout respecter la mesure!

J'adore les nobles structures,

Elles m'emplissent de tendresse.

Surtout respecter la mesure!

Ô les grâces qui apparaissent!

Elles m'emplissent de tendresse,

Il est des plaisirs sans pareils.

Ô les grâces qui apparaissent!

Elles nous tiennent en éveil.

Il est des plaisirs sans pareils,

Des joies s'offrent aux âmes pures.

J'aime me tenir en éveil,

 Me comble la littérature!

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Le pantoum allégé

 

La poésie, un art mineur,

Bien plus qu’avant est à l’honneur.

Porteuse de délicatesse,

Par son harmonie, elle berce.


Sa fonction parait évidente:

Conserver pure et flamboyante

Une langue reconnue belle,

Que menacent des infidèles.

 

 Partout, sur le terroir de France

Souvent démunis, en errance,

Des poètes vrais et troublants

Offraient des vers étincelants.


Qu’ajouter à cet héritage

A tant d’impérissables pages?

Celles que l’on confie aux ondes

  Révèlent certes un autre monde.

Je conserve la nostalgie

De l'attendrissante magie

Des longs pantoums d'un autre âge.

.Les alléger a semblé sage,

 

 

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Un joli marché JGobert

Dans mon enfance, les distractions n’étaient pas très nombreuses. Les personnes  qui, vivaient, habitaient près d’une frontière profitaient souvent du jour du marché pour aller promener, se divertir. Une sortie hebdomadaire, un rituel que rien, ni personne ne pouvait interdire ni le temps chaud ou pluvieux.  Dans ces petits villages frontaliers, tout évoluait autour du marché.

Chaque mardi midi, les gens arrêtent leurs activités pour se rendre sur la place du marché. Un lieu plaisant, arboré, festif, enjoué parfois où toutes les nouvelles se disent, se répandent, se propagent. De nombreux petits cafés restaurants à l’ancienne entourent la place, le monument aux morts et les amateurs de picons et d’arc-en-ciel doivent bien se tenir.

La place du village est sur le sol français. Le drapeau tricolore posé sur la façade de la mairie. L’église et le petit chemin dallé fait frontière, un couloir étroit, pavé et réservé uniquement aux habitants belges qui assistent à l’office. Une convention entre les deux pays pour le partage de l’église.

Vers midi, les premières camionnettes arrivent et se rangent sur la place. Des commerçants ambulants, dans la bonne humeur, ouvrent et installent les tréteaux avec la marchandise. Marchands de tissu, marchands chaussures, marchands de chapeaux sont prêts. Tout est là en quantité.

En face, les cages alignées du maquignon, reconverti en vendeur de petits animaux, poules, poulets, dindes, canards. Pigeons. Attachées à l’arrière du camion, deux jolies petites chèvres blanches qui se demandent ce qu’elles font là.

Le centre de la place est réservé à l’alimentation. Un charcutier, un boucher, un boulanger et des marchands de légumes et de fruits sont installés. Des œufs frais, du beurre et du fromage tout droit sortis de la ferme. La fermière en tablier a bonne mine. Les étales regorgent de caisses pleines et débordantes. Tout ce joli ensemble, tous ces gens se font entendre dans un tintamarre  joyeux.

L’attention des passants et surtout des enfants est attirée par les deux petites chèvres. La  chèvre de Monsieur Seguin est de retour sur le marché et dans toutes les mémoires. A cette époque, ces belles histoires sont contées à l’école et tous les enfants en ont entendu parler.

La route frontalière sépare le marché en deux parties et les gens voyagent d’un pays à l’autre sans que les douaniers n’interviennent. A cette époque, les frontières existent toujours et sont surveillées constamment. Les frontières sont tombées dans la nuit du 31 décembre 1993.

Les autorités du village, eux aussi, sortent de la mairie et se promènent entre les citoyens répondant gracieusement aux salutations. L’ambiance est amicale. Belges et français s’entendent bien.

Un petit garçon, un peu plus déluré que les autres, a repéré les petites chèvres. Il les admire assis sur l’escalier du petit restaurant d’en face. La plus petite, toute blanche, attachée au camion, tire comme un diable pour se détacher.  Elle a réussi à attraper un carton qu’elle mâchonne de colère.

N’écoutant que son courage, le petit garçon se lance sur les chèvres et d’un geste brusque, détache la petite Blanchette qui, étonnée, se retrouve libre. Celle-ci, apeurée par les bruits du marché, traverse imprudemment la route. Un violant coup de freins retentit.  Le silence se repend sur la place et chacun retient son souffle.  

Le petit garçon n’a rien. La petite chèvre non plus mais il en a fallu de peu que l’automobiliste ne l’écrase. Le conducteur  français s’en prend au marchand de volaille qui, affirme qu’il n’y est pour rien. Et l’embrouille s’installe entre les personnes qui ont vu, qui n’ont rien vu…qui supposent, qui en déduisent…

Le ton monte et la belle ambiance festive disparait.  Tout à coup réapparait la petite chèvre, bien embêtée de cette liberté imprévue, subite et qui ne sachant où aller, revient près de sa compagne.  Un grand rire se fait entendre. L’automobiliste a eu peur. Le garçonnet en pleurs s’excuse à qui veut l’entendre. Et voyant la scène moins dramatique qu’elle ne l’est, l’automobiliste  se met à sourire entrainant les autres dans un grand rire général.

Il en a fallu de peu pour ranimer la flamme de la discorde heureusement éteinte depuis longtemps.

 

 

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Rencontre (suite)

 

Pierre est installé confortablement

dans le bureau de la clinique,

 où il exerce sa profession de médecin.

Il travaille avec acharnement sur un

dossier complexe, rédige un protocole

qu'il montrera demain à ses confrères.

Il espère rentrer chez lui pas trop tard,

rejoindre sa "presqu'île" où la lettre

écrite à Isabelle palpite, respire,

aussi blanche que peut l'être une

voile en plein soleil ;

 l'écriture y est

fine, turquoise et aérée.

Il s'impatiente déjà de lui écrire,

dans cette vaste pièce claire,

 dont la fenêtre restera grande ouverte,

de lui offrir des particules de lui,

à chaque mot posé.

Pierre aurait-il créée un nouvel

alphabet charnel et bleu, parfois

même un peu rouge ?

L'horloge de son bureau affiche 20H,

il s'étire, termine sa tasse de café noir,

fume une dernière cigarette,

ferme quelques instants ses yeux,

puis soupire avec aisance ......

Il se lève,

enfile à la hâte son lourd blouson de cuir,

 ferme son bureau, quitte la clinique puis

rentre à pieds chez lui,

sous une pluie grasse et sombre.

Sa tête est remplie d'elle,

de sa clarté solaire.

Il va écrire une bonne partie de la nuit.

NINA

 

 

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Rencontre (suite)

Isabelle quitte le chemin bleu,

s'en éloigne majestueuse,

ses cheveux longs et roux,

 parent joliment ses immenses yeux verts.

Au loin, les rumeurs de la ville

se font entendre, résonnent ;

elle tremble.

Début novembre,

en cette heure matinale,

 le vent se glace un peu,

 lui fait fermer les yeux.

Ses paupières tombent,

alourdies par cette plénitude,

de l'absence-présence !

Pierre s'imprime en elle,

l'ensoleille, fait d'elle se qu'elle

doit être fondamentalement.

La lettre au fond de sa poche

se fait murmurante,

 en harmonie totale

 avec le chant ébène

des arbres alentours ;

ils se dévêtissent

un peu plus chaque jour,

attendent l'étole blanche.

Isabelle avec lenteur se rapproche

 de ce monumental bâtiment

 tout en verre et en transparence,

où susurent des livres

 dans les têtes d'hommes, de femmes,

 puis dans celles bien plus larges

 et plus claires encore d'inombrables enfants.

Elle s'arrête un instant

sur le bord du trottoir,

aspire profondément le

souvenir de Pierre,

puis résolument

pousse la porte de la bibliothèque,

où elle travaille chaque jour ;

 elle rejoindra ce soir le café

du Bld Richard Lenoir ;

sait-on jamais ?

 NINA

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Un merveilleux tableau

Protégée, d’un chaud soleil d’été

A l’ombre d’un grand chêne du sentier

Là, assise sur un banc, une jeune maman

Avec dans son landau, un tout petit enfant

 

Soudain, le bébé se fait pleurant

Sous le regard attendri de sa maman,

Il ne sait pas dire j’ai faim

Mais ses pleures en sont bien le refrain

 

La mère le porte à ses genoux

Son regard est si tendre et si doux

Elle relève pudiquement son boléro

Et donne à l’enfant, son sein en cadeau

 

Qui se met à téter goulûment

Sous les yeux ravis de sa maman

Ses petites mains, toutes potelées

Collées au sein, pour ne pas le lâcher

 

Comme il est beau, et attendrissant

De voir ce bébé et sa maman

Cela donne un peu de douceur

Dans ce sentier aux promeneurs

 

Je détourne les yeux de ce magnifique tableau

Que persiste à regarder, un bien curieux moineau

J’aurais aimé être comme l’oiseau regardant

Sans que mon regard se fasse un peu gênant

 

Le repas fini, l’enfant souriant est repu

Le sein bien sage on ne voit plus,

Mais ce fut un moment de beauté à saisir

Ou le sein de la femme n’est pas nommé désir

 

Bien plus tard, quand ce bébé sera grand

Qu’il se fera à la femme caressant

Que sa mémoire lui rappelle ces instants

 

Pour à son oreille lui murmurer

Que chaque femme est une maman en devenir

Pour le plus beau des cadeaux à nous offrir

Et que cela vaut, tout notre respect

 

Loïc-le-26-7-2014 !!

 

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Voyage

On peut faire un long voyage sans partir loin.

Assis au pied d'un arbre, le dos appuyé contre son tronc.

Fermer les yeux pour voir plus loin que les montagnes qui bouchent l'horizon.

Voir l'océan toucher le ciel.

Horizon sans limite.

Respirer l'air marin.

Voir les bateaux qui quittent le port.

A bord d'un navire, voir la terre qui s'éloigne lentement.

On peut faire un long voyage sans partir loin.

Assis au pied d'un arbre avec des racines aussi profondes que les siennes

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Attente

 

Haïkus


Je guette obligée

quelqu'un va sonner chez moi

je vois mais n'entends.

...

Sur la soie bleu-clair,

énorme lune qui brille

le froid me ranime.

...

Fleurs ternes meurtries

érables majestueux

aux feuilles de cuivre.

...

L'astre a disparu

assombrissement soudain

je me sens frileuse.

...

Je quitte le noir

le plombier n'est pas venu

mon attente cesse.

...

27 octobre 2014

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J'avais manqué son train.

J’avais manqué son train.

Il était là prostré dans son voyage sans fin
Le buste légèrement basculé,
Le regard lointain en d’autres contrées
Ho, Dieu ! Comme elles étaient froides ses mains.

J’avais manqué son train : il semblait loin, ailleurs
Avalant les traverses sur le ballast
Sur un chemin qui le laissait sans voix,
Sans rame pour percer son silence.

Il est des rendez-vous que nul ne sait planifier :
Nous les honorons ou trop tôt ou trop tard ;
M’attendait-il ? La question demeure
Et me brise en un coup sec et glacial.

Alors, en moi, un grand vide vint me harceler :
Je savais, tu resterais muet ;
J’eus besoin de te dire : « souviens-toi »
J’aurais voulu pénétrer tes pensées.

Qu’a-t-il trouvé au-delà des fenêtres closes…
Lactescence filant flocons serrés,
Allégresse au théâtre menteur ?
Ho ! Dieu, Comme elles étaient froides ses mains.

Pierre WATTEBLED- le 23 octobre 2014.

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Début novembre (Pierre)

Pierre est assis dans un bar,

où le brouhaha est ininterrompu,

et la lumière électrique trop forte ;

elle pique ses yeux,

 les poignarde ce matin.

Il voudrait la nuit ;

son long corps noir, monumental,

juste pour y dériver un peu ....

A Isabelle il songe,

à son attente d'elle,

violente mais néanmoins

 ressuscitante !

Entre deux rendez-vous,

deux interventions,

 il s'isole dans la musique, dans l'écriture ;

pour se mêler à elle,

jusqu'à devenir complètement lui !

Ses collègues, ses copains,

sa famille disent de lui,

"il est brillant", mais soupçonnent-ils

son insuffisance, son incomplétude ?

A présent, Pierre se sait tout entier,

même avec "cette absente" ;

la lettre qu'il lui a écrite,

 sommeille à l'instar d'un soleil pourpre,

sur son bureau déserté depuis elle ;

presqu'ile inabordable,

 pour tous les autres,

excepté Isabelle,

  de son quotidien d'homme moderne,

trop pressé : Ici, point d'heure !

Il pense à elle,

 fume cigarettes sur cigarettes,

remonte le col de son pull bleu,

 puis quitte le bar,

pour rejoindre la clinique parisienne,

où il exerce le métier de chirurgien.

Il écrira ce soir.

 

NINA

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Début novembre (Isabelle),

le ciel se rapproche,

bas, blanc, imprécis ;

les arbres défleuris,

à moitié dévêtus,

sombrent dans le sommeil,

cotonneux, paisible.

Le vent léger embaume

le bois brûlé et la rose d'hiver.

Immobilité de l'air,

 de la terre presque entière.

Isabelle marche seule,

sur un chemin bleu,

tout à l'écoute d'elle ;

les mots qu'elle a écrits à Pierre,

 sa certitude de ce baiser nu

inanimé à la hâte sur le sien ,

sa féminité exacerbée,

 alors qu'elle est si  seule,

 mais néanmoins pleine de lui,

contribuent à sa sublimité .

La nature est dénuée d'indifférence,

 elle reçoit en son berceau profond,

les peines, les larmes et les joies,

 d'hommes et de femmes

 tout le temps.

Intemporelle mère !

Isabelle se laisse glisser,

contre le tronc superbe

d'un arbre majestueux,

 dont l'écorce n'est point rugueuse,

mais chaudement douce et tendre,

réceptive d'elle ;

elle touche dans la large poche

de sa robe bleu-ciel,

la lettre écrite à Pierre,

 non envoyée ;

l'adresse étant trop grande,

trop large, infinie ; ici et là,

il est partout !

C'est une fleur un peu lourde,

qu'elle porte au fond d'elle même,

qui grandit prodigieusement,

un soleil d'hiver végétal et secret,

qui fait d'elle,

 une femme toute entière !

NINA

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Linda Coppens, lover of sensory ecstasy

Je rappelle qu'en date du 11 septembre 2013, Linda Coppens a fait l'objet d'un billet critique de François Speranza intitulé:

"L’ART DE LINDA COPPENS : "LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS"

Robert Paul

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