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BELGO THAI : RENCONTRE

RENCONTRE : BELGO THAI 

Habitués de Youtube et fans de Thaïlande, vous avez peut-être découvert la chaîne Belgo Thai lors de vos pérégrinations sur le Net ? Une petite nouvelle qui ne se prend pas forcément au sérieux et qui donne envie de voyager, en restant collé au skaï de nos chaises de bureau.  Rencontre.

 

Depuis combien de temps existe Belgo Thaï ? 

La chaîne Belgo Thaï a été créée en avril 2022 sur Youtube. Nous avions posté deux vidéos juste pour un essai. Après quelques jours, comme quasiment personne n’avait visionné ce qui avait été mis en ligne, nous l’avions délaissée, croyant que pareil sujet n’intéressait pas les gens.  En juillet 2022 et par curiosité, lorsque nous avons reconsulté les vidéos partagées, nous avons été surpris de constater que l’une d’elles sur la rivière Chao Phrava avait été visionnée par plus de trois cents personnes, dont nombreux avaient déposé un commentaire positif. Ce résultat complètement inattendu nous a motivés à ajouter du contenu.

 

Qui êtes-vous ?  

Nous sommes père et fille. Je suis Belge et ma fille adoptive est Thaïlandaise.  Nous avons d’ailleurs posté une vidéo qui s’intitule « Qui sommes-nous », question de nous présenter. Ce petit film se conclut par l’affirmation que nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau. Nous ne donnons pas notre adresse, ni ne divulguons notre identité, la meilleure façon de protéger notre vie privée. Surtout de protéger ma fille qui est mineure.


Quel objectif vous fixez-vous ? 

Le but de cette chaîne consiste à présenter des tranches de vie en Thaïlande. Nous voulons exposer le pays tel qu’il est réellement dans sa simplicité, loin des clichés touristiques et du sensationnalisme exploité par certains youtubers.

 

Quel âge à votre fille, qui se charge du montage et de la présentation des clips ? 

Lorsque ma fille a créé la chaîne en 2022, elle avait quatorze ans. Maintenant elle en a presque seize. C’est elle qui se charge de tous les aspects techniques. Cela va de la création au montage des vidéos, en passant par le choix de la musique (en veillant à ce qu’elle soit libre de droits pour respecter les auteurs) et le réglage du son. De mon côté, j’assure la sélection des sujets à développer et les prises de vue.

 

Combien de voyages annuels effectuez-vous en Thaïlande ? 

Nous nous y rendons plusieurs fois chaque année. Cela implique un budget conséquent, notamment pour acquérir les billets d’avion. Toutefois, la vie sur place n’est pas onéreuse, dès qu’on accepte de vivre comme les habitants.

 

Y a-t-il d’autres chaînes qui présentent la Thaïlande ?

Sur Youtube, on peut trouver de nombreuses chaînes francophones qui parlent de ce pays. Chacune essaie de trouver son style, de la plus sérieuse à la plus farfelue. Cela permet des approches différentes.

 

Quel public visez-vous ?  

Nous avons la chance de ne pas avoir de contraintes commerciales. Nous pouvons ainsi faire ce qui nous plaît sans devoir courir derrière les like et les subscribe. Nous visons principalement un public amoureux et respectueux de la Thaïlande. Des gens qui regardent le pays sans préjugés.

 

De quelle manière naissent les idées ? 

Les idées viennent souvent de moments de vie ou de rencontres que nous voulons partager. Il peut s’agir d’une promenade décontractée dans les ruelles de Bangkok, de la visite d’un temple bouddhiste, de la découverte d’une exposition d’art ou d’artisanat, d’un spectacle de danse ou d’une dégustation. Nous essayons souvent de placer quelques touches d’humour, en abordant certains sujets au second degré. Le rire et le sourire sont importants pour éviter d’attraper la grosse tête. Dès le départ, nous veillons à sortir des sentiers battus. L’idée n’est pas de présenter la Thaïlande des magazines touristiques, mais de la montrer dans ce qu’elle est vraiment, en partant du regard des habitants, sans promotion particulière de quoi que ce soit.

 

En tant qu’Européen, qu’est-ce qui vous séduit dans ce pays ? 

La population thaïlandaise est souriante, aimable et très serviable. Si vous avez un problème tel qu’un malaise en rue, vous aurez immédiatement quelqu’un qui viendra spontanément vous aider. Un autre point qui est apprécié, reste la sécurité. La Thaïlande est un pays où il y a peu d’agressions. On se sent beaucoup mieux protégé dans une mégapole comme Bangkok que dans certains quartiers de Bruxelles. Il n’y a quasiment jamais d’incivilités et, lorsqu’il y en a, elles sont généralement le fait d’un touriste. Pour ceux qui aiment le dépaysement culinaire, la cuisine thaïlandaise est délicieuse. Puis, les paysages sont magnifiques autant que variés, avec d’énormes contrastes au sein d’une même ville, là où des immeubles modernes jouxtent des quartiers traditionnels.

 

 

 

Selon vous, quels sont les clichés concernant les Thaïlandais et la Thaïlande à éviter pour rester crédible ? 

La Thaïlande traine plusieurs clichés qui émanent d’un passé révolu. Pourtant, pour faire vendre et avoir un haut niveau de visibilité, certains youtubeurs n’hésitent pas à alimenter ces préjugés. Ce genre de méthode fonctionne sur un public qui n’a jamais mis les pieds en Asie. Voici certains exemples : La Thaïlande est un pays très pauvre et les enfants mendient dans les rues. Cette affirmation est complètement erronée. Cela fait des décennies que les enfants sont à l’école et ne traînent plus dans les rues pour quémander quelques piécettes aux touristes. Les gamins qui mendient… et même les mendiants adultes … restent des exceptions. En fait, on voit davantage ce type de comportement à Bruxelles qu’à Bangkok. Deuxième préjugé. Bangkok fait partie des villes du tiers-monde. Il suffit de se rendre sur place pour constater que la ville est très moderne, servie par un centre qui s’apparente à Manhattan, avec des centaines de gratte-ciel plus hauts les uns que les autres. Elle regorge également de nombreux Shopping Center d’un luxe incroyable, où on vend les marques renommées allant de Louis Vuitton à Rolex. Troisième exemple. La prostitution abonde dans la capitale. Là, encore, c’est faux ! Il y a certes quelques rues chaudes, mais elles ne sont pas représentatives de l’ensemble de la ville, où la quasi-totalité des gens travaillent normalement. Ce serait comme étendre le quartier de la gare du Nord aux dix-neuf communes de l’agglomération bruxelloise ! Etant donné que notre chaîne vise un public qui connait déjà ce coin du monde, qui l’aime et qui sait que les clichés mentionnés ci-dessus sont mensongers, ce serait perdre de notre crédibilité en les alimentant.

 

Vous arrive-t-il d’avoir des retours de vos abonnés ?  

Nous avons quelques abonnés qui déposent des commentaires sous nos vidéos. Evidemment, cela fait un plaisir fou de lire leurs remarques, surtout lorsqu’elles sont positives.

 

Avez-vous quelques anecdotes à partager avec nos lecteurs 

Un jour, dans une rue de Bangkok, nous nous sommes retrouvés face à plusieurs cochons assoupis sur le trottoir. Ils étaient en liberté, sans aucun maître pour les surveiller. Nous avons profité de la circonstance pour faire une vidéo amusante intitulée « Cinq cochons à Bangkok ». Cette dernière a récolté une belle audience et la chaîne Cap Thaïlande l’a mentionnée dans l’un de ses live. Cela nous a fait un énorme plaisir, parce que cette dernière est réputée pour son sérieux et l’exactitude en ce qui concerne les procédures administratives : visa, assurances, etc. 

 

 

Existe-t-il vraiment une Thaïlande divisée par les clivages sociaux ?

Comme dans tous les pays, on se confronte à des différences de classes, avec des riches et des pauvres. En Thaïlande, la différence se marque plus nettement qu’en Belgique, car la richesse des mieux nantis s’exhibe ouvertement, avec une propension au luxe et, parfois, à l’exagération. Quant aux pauvres, ils vivent avec ce qu’ils possèdent. Comme il y a peu d’imposition, la redistribution est rare et les acquis sociaux sont quasiment inexistants.

 

Quels sont les coins du pays privilégiés par les touristes ?  

Lors d’un premier voyage, la tendance est de tout visiter en quinze jours, pour découvrir un maximum le plus rapidement possible. Malheureusement, cela se réalise au pas de charge et se cantonne aux seuls sites touristiques. Ceux qui retournent là-bas une seconde fois, privilégient certains endroits pour différentes raisons qui leur sont personnelles. Bangkok reste la ville à voir, chaotique avec ses embouteillages permanents et ses autoroutes urbaines. Toutefois, c’est aussi celle qui recense les plus beaux temples, les plus grands centres commerciaux, les meilleurs hôtels et les plus riches musées. Plusieurs stations balnéaires séduisent les étrangers, avec des plages paradisiaques telles que Phuket, Hua Hin et Khoh Chang. L’occasion de se dorer le nombril en profitant du sable pur et d’une eau claire. Il y a aussi le Nord-Ouest qui attire les amoureux de nature sauvage, avec des sites montagneux (Chiang Mai et Chiang Rai), où on peut pratiquer des trekkings dans la forêt. La route vers le Nord-Ouest regorge également de sites archéologiques liés aux anciennes capitales Ayutthaya et Sukhothai. Enfin, la possibilité d’un séjour rural à la campagne peut se concrétiser dans une ferme au milieu des rizières et des poules. Dépaysement garanti pour le citadin lambda !

 

Comptez-vous terminer vos jours là-bas ?

Il est de plus en plus probable que j’irai passer ma retraite là-bas. J’adore la Thaïlande. Le climat est chaud toute l’année. La population est polie et montre beaucoup d’empathie. Il n’y a quasiment aucune incivilité et peu d’agressions. Je m’y sens en sécurité. Constat qui n’est malheureusement plus le cas partout en Belgique et ailleurs en Europe !

 

Découvrez Belgo Thaï sur youtube à l’adresse www.youtube.com/@belgothai6460

Propos recueillis par Daniel Bastié

Article publié dans Bruxelles Culture de mars 2024

 

https://issuu.com/eag.gallery/docs/bruxelles_culture_5_mars_2024

 

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KATE MILIE : RENCONTRE

KATE MILIE : RENCONTRE

Femme vue de dos, le nouveau roman de Kate Milie, emmène lectrices et lecteurs dans « un voyage sans concession » dans l’univers du peintre Toulouse-Lautrec et des femmes l’ayant inspiré. Et dans une dynamique « passé-présent », explore la condition féminine hier et aujourd’hui.

 

Pouvez-vous vous présenter, Kate Milie ?

Je suis une autrice belge. J’ai le bonheur d’avoir une dizaine d’opus à mon actif : des polars (ayant transformé Bruxelles en scène de crime), des romans (le dernier fut consacré à Léon Spilliaert), des guides de balades décalées, des nouvelles et un court récit jeunesse. Je suis également animatrice d’ateliers d’écriture et de Journal créatif®.

 

La couverture de votre livre est ornée d’une magnifique œuvre signée Toulouse-Lautrec…

Cette « femme vue de dos » est abritée au Musée d’Orsay. Elle est dénommée Rousse ou La Toilette. Toulouse-Lautrec l’a réalisée en 1889, date symbolique qui le verra sortir de ses années d’apprentissage. Il a 25 ans.

 

La découverte de cette peinture, fut-elle un déclencheur d’écriture ?

Oui. Certainement. Mais je suis incapable de dire « quand » cette peinture est venue à moi en tant que « porte d’entrée ». Pendant des années, elle a été exposée dans l’espace consacré à Toulouse-Lautrec. Je me souviens qu’à chacune de mes visites, j’allais la contempler sans nullement penser à l’intégrer dans un livre. Actuellement, elle n’est plus accrochée aux cimaises. C’est une grande voyageuse, souvent prêtée aux quatre coins du monde pour des expositions.

 

Elle est plus « qu’intégrée », toute votre histoire tourne autour de cette « femme vue de dos » !

En effet, elle constitue l’énigme, la colonne vertébrale, le motif de déambulations urbaines, la quête, l’enquête, le sens même de toute l’histoire ! Je ne sais pas très bien ce que j’ai écrit, un court roman (167 pages) ou une longue exploration d’une peinture !

 

Vous mettez en scène une narratrice contemporaine. Celle-ci a reçu une commande :  écrire sur la condition féminine à la fin du 19ème siècle et mènera son exploration à partir de cette « femme vue de dos ».

Oui. A travers une cartographie urbaine, beaucoup d’errances et de mises en abyme, elle explorera l’univers « lautrecien » et finira par découvrir qui fut cette Rousse qui a réellement existé, qui a marqué cinq années durant la vie du peintre et qui, paradoxalement, est la plus méconnue de ses modèles.

 

Votre précédent roman « Le mystère Spilliaert », également, à travers une histoire contemporaine, met en scène le grand Léon Spilliaert… L’art, les peintres, les peintures, apparemment vous inspirent de livre en livre ?

Et m’aspirent ! J’ai été envoûtée par l’œuvre de Léon Spilliaert ! (qui ceci dit, fut un grand admirateur de Toulouse-Lautrec). L’histoire de ce livre débute dans un atelier d’écriture. Trois personnes se rassemblent pour écrire sur Spilliaert. Toutes ont un lien secret avec le peintre… Un homme ne parvenant pas à oublier une femme disparue… La descendante d’une gueule cassée de la guerre 14-18 et la narratrice qui va se rendre sur tous les lieux bruxellois et ostendais liés à l’artiste.

 

Vos trois polars sont des invitations à de longues balades dans Bruxelles. Le mystère Spilliaert donne follement envie de pérégriner en bord de mer du Nord. Femme vue de dos, nous emmène à Montmartre, sur les Grands Boulevards parisiens. Cette mise en valeur des lieux, semble faire partie d’une dynamique personnelle ?

Absolument ! De plus, je suis incapable d’écrire chez moi (sauf pour les corrections). J’aime marcher, humer les ambiances, enquêter à ma façon, butiner les mystères, les vies des personnes associées aux lieux. Pour écrire sur Léon Spilliaert, j’ai séjourné un nombre incalculable de fois à Ostende. Ce goût des lieux est au cœur de mes récits.

 

C’est ainsi que vous êtes même devenue l’autrice d’un guide de balades décalées, « Bruxelles Love ».

J’ai un souvenir inoubliable de ce parcours d’écriture. Une vraie course contre la montre. Je devais recenser et décrire une soixantaine d’endroits idéals pour des « rendez-vous décalés » et les dénicher dans les 19 communes bruxelloises. La dimension « Love » n’était qu’un prétexte pour re /découvrir « Espaces verts et bleus, petits musées mystérieux, sculptures, statues, arbres remarquables, cimetières, hôtels légendaires, détails architecturaux, etc. ». Inutile de préciser que je me suis follement amusée !

 

Un dernier mot concernant l’écriture de Femme vue de dos ?

Certaines pages ont été écrites dans la guinguette du musée Montmartre. J’allais longuement m’asseoir sur le sofa rouge de l’atelier de Suzanne Valadon (qui fut une compagne de Lautrec). Puis, j’arpentais le jardin du musée, les sentiers malicieux, les escaliers en pierre menant vers les vignes, par la suite, j’écrivais en dégustant du vin montmartrois.

 

Retrouvez Kate Milie sur https://wordpress.com/home/katemilie.wordpress.com

Propos recueillis par Dominique Larzac  (article publié dans Bruxelles Culture de juin 2024) 

https://issuu.com/eag.gallery/docs/bruxelles_culture_5_juin_2024

 

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JEAN-CHARLES COURCOT : RENCONTRE

JEAN-CHARLES COURCOT : RENCONTRE

Etabli en Thaïlande depuis une quinzaine d’années, Jean-Charles Courcot s’adonne à sa passion d’écrire sur la petite plage de Bangkao à Koh Samui, une île du Sud où il est un farang, un étranger bien intégré. Nous l’avons rencontré sur place pour qu’il nous parle de sa passion et qu’il évoque son parcours d’écrivain. Un parcours qui a embrassé une carrière de créateur de mode, metteur en scène, scénographe, librettiste et romancier. Il vient de faire paraître son 17e roman, Appelez-moi Personne. Rencontre.

 

Comment se fait-il, Charlie, que tu te retrouves sur cette petite plage de Bangkao, sur l'île de Koh Samui en Thaïlande, pour écrire tes récits de voyage ?

J’ai choisi cette petite plage de Bangkao et cette maison de pêcheur en bord de mer parce que le village est resté authentique, pas envahi de touristes, et les Thaïs qui y vivent ont gardé leur fraîcheur, leur naturel accueillant et leur gentillesse. C’est la première raison.  Et puis, ayant vécu longtemps à Paris quand j’étais créateur de mode, puis à Saint-Tropez quand j’ai créé mes magazines, je recherchais le calme, la quiétude, la sérénité que j’avais perdue. J’avais été un homme pressé, je ne voulais plus l’être à Koh Samui. C’est la deuxième raison. Enfin, la troisième et non la moindre : de ma petite maison, je vois Koh Tan où j’ai vécu les huit premières années de mon exil volontaire et vital. C’était un petit paradis de 7,5 km2, peuplé de 23 habitants. J’ai été le 24e et seul « farang », seul étranger à partager leur vie d’insulaires : les naissances, les décès, les fêtes, leurs repas, leurs rires et leurs colères, mais seulement suggérées.

 

On parle ici thaï. Comment se passent tes échanges avec les Thaïs ? T'es-tu mis au thaï, une langue aux cinq tons fort difficile pour nous, Occidentaux ? 

J’ai eu la chance de tomber sur le neveu des premiers propriétaires du bungalow où je résidais, qui était en vacances chez sa tante. Il suivait des cours d’anglais des affaires à l’université de Surat Thani et avait la passion de faire connaître sa langue. Durant ses trois mois de vacances, il m’apprit les mots les plus usuels, l’accent, les nombreuses plantes médicinales de Koh Tan, la flore, la faune… Il m’apprit la pêche au filet, la pêche aux coquillages, les balades en longue-queue pour visiter les îles voisines et surtout Koh Tan où il est né, sa forêt primaire, ses trésors cachés, ses légendes et la raison pour laquelle les chiens ne sont pas les bienvenus. Quand il est retourné à ses études, je me débrouillais en thaï suffisamment pour me faire comprendre et pour comprendre ce que les îliens me disaient.

Or, je me suis vite rendu compte que la médisance n’était pas qu’une coutume européenne. Les Thaïs pratiquent ce jeu parce que pour eux, c’est un jeu ancestral, confirmé par Claude Lévi-Strauss : ils adorent se ficher de la tête de ceux qui viennent de les quitter. Cela m’a complètement bloqué. J’avais en partie fui l’Europe et ses sales habitudes, ce n’était pas pour me retrouver sur un tas de sable de quelques kilomètres carrés et subir ces mêmes usages, tout festifs soient-ils ! Je ne voulais plus rien comprendre. Je n’ai plus prononcé un mot thaï depuis ce jour-là. Je leur parle en français, j’ai appris des mots aux petits Thaïs en français. Je regrette, mais ce blocage est définitif…

 

Combien de récits de voyages as-tu écrits dans ce petit bungalow blanc-bleu et quel est le dernier paru ? Il s'intitule Mon nom est Personne : un clin d'œil au western de Tonino Valerii, avec Terence Hill et Henry Fonda ?

L’écriture pour moi a toujours été une passion, avant le stylisme et la peinture. J’écrivais en « amateur » - mot qui contient l’amour - quand les rencontres m’ont fait me diriger vers la création en matière de mode, un job que j’ai exercé durant vingt-cinq ans. Estimant que j’avais fait le tour de la question et obtenu de grands succès internationaux et de cruelles déceptions, j’ai voulu reprendre à plein temps, en « pro », ma passion : l’écriture de romans, de comédies musicales, de journaux et magazines, de récits et traités. Je dois en avoir exécuté une bonne vingtaine en tout. Le dernier paru s’appelle Appelez-moi Personne, clin d’œil effectivement à Mon nom est Personne, mais contrairement à Terence Hill, mon héros à moi n’est pas sympathique. Je voulais m’exercer dans l’écriture de ce style : écrire 250 pages sur un type qui vous a déçu, qui a trompé son monde, trahi votre confiance, et qui s’avère être un sale type ! J’espère y être arrivé, les échos sont plutôt bons et l’on a même comparé l’intrigue aux films de Lelouch où les destins se croisent et s’entrecroisent…

 

A propos de parution, comment se passe l'écriture de tes romans et où les fais-tu paraître ?

Lorsque j’étais éditeur de mes propres journaux, ma maison d’édition s’appelait « Arts & Îles ». J’ai gardé ce nom qui m’était cher et j’ai édité mes œuvres sous ce label, car après avoir été édité par trois éditeurs différents et les difficultés à rendre des comptes à 11 000 km de distance, j’ai trouvé préférable de passer par l’énorme machine « Amazon » qui imprime vite et bien, et diffuse dans le monde entier. Leur mauvaise réputation en France nuit à la diffusion, mais je n’ai rien trouvé de mieux. Grâce à ton article, les ventes vont s’envoler ! Je l’espère du moins ! Blague à part, éloigné de mes relations médiatiques, il m’est difficile de faire la promotion de mes romans.

 

Étant de la vieille école, c'est-à-dire avant l'Internet, je pensais que l'écriture manuscrite était l'art du romancier. Mais tu es passé à l'ère électronique : tu composes tes récits à l'ordinateur. Raconte-nous tes moments d'écriture et de relecture, voire de partage avec les autres.

Je suis aussi de cette même école et avant l’usage inconditionnel de l’ordinateur, j’ai noirci des kilos de cahiers à spirale Prince de Galles plutôt que Pied de Poule, je trouvais ça plus chic, ou des feuilles volantes tapées à la machine, le chic du chic pour un écrivain, jusqu’à l’apparition au siècle dernier de l’ordi. Quel gain de temps pour l’écriture, les corrections, la mise en page, exactement comme une mise en scène d’une pièce de théâtre ! L’envoi des textes relus et corrigés par le net aux « éditeurs dans le coup » évite d’envoyer des tonnes de papier aux « grandes maisons d’éditions traditionnelles » qui les brûlent au bout du bout de votre impatience à recevoir une réponse.

Avec le temps, l’expérience, mes nombreuses lectures, j’écris de plus en plus vite. Je peux ainsi consacrer plus de temps à la relecture, aux corrections. Je peux choisir quelques amis premiers lecteurs et leur confier mon écrit pour leur demander leur avis. Je peux aussi lire à haute voix sur la terrasse de ma maison Blanc Bleu à quelques auditeurs sélectionnés, et, dans mon « gueuloir » – cher à Flaubert –, vérifier leur état de veille : si leurs yeux restent bien ouverts, c’est bon ; s’ils clignent et se ferment, je dois revoir ma copie, car ils se sont endormis.

 

Jamais de difficulté avec la grammaire ou l'orthographe ? Car il y a des fautes que l'ordinateur ne corrige pas.

Le principal fauteur de fautes de grammaire ou d’orthographe, c’est moi. L’ordi a bon dos. Je suis souvent impatient d’aller au bout de l’idée pour ne pas perdre le fil… au détriment d’une analyse scrupuleuse de la bonne écriture et de l’orthographe. C’est un choix que j’ai fait. Il m’est toujours possible de revenir sur une phrase mal alambiquée, le nombre de relectures permet de corriger au maximum. J’ai une amie, écrivaine elle-même, belge de surcroît, qui a relu avec moi Appelez-moi Personne, c’est le must ! Elle écrit très bien, c’est un personnage digne d’un roman.

 

Dans une vie passée, tu as été grand couturier de mode et aussi journaliste, lit-on sur la quatrième de couverture de tes récits. On se souvient de ton roman Mort tragique d'Ivan Forester. Il a beaucoup de toi, cet Ivan-là ?

Je tiens à préciser que j’écris essentiellement des romans, non des récits, même si je puise dans ma vie passionnée de créateur de mode, de metteur en scène de théâtre, de comédies musicales, d’éditeur, de journaliste, de librettiste, de costumier, de peintre et décorateur, une grande partie de mes « histoires » : cela reste des romans. J’imagine donc une histoire, un scénario, je fais appel à mes souvenirs, j’arrange les uns avec les autres, le vrai au rêvé, je trouve une bonne chute ; je manipule le tout, je secoue. Parfois un personnage m’échappe, il vit sa propre vie et devient un héros à part entière. J’adore quand mes personnages de fiction prennent leur envol. Ils m’étonnent, ils sont vivants. Ils vivent. J’ai mis du temps à écrire Ivan Forester, c’était 25 ans de ma vie aussi. Dont il fallait tirer un roman.  Les récits, sauf exception, m’ennuient. J’aime Chateaubriand, son préromantisme, ses voyages imaginaires aux Amériques entre autres ; j’aime Hemingway, parce qu’il a écrit avec son sang, ses guerres et ses addictions ; j’aime Hugo, parce qu’il écrit merveilleusement bien avec ses innombrables digressions – je suis en train de relire Les Misérables que j’adore ; j’aime Rimbaud et ses poésies qui me font pleurer de sensibilité, voire de sensiblerie, en fait, j’aime pleurer ; j’aime Prévert et ses poèmes lapidaires, Louis I, Louis II… Ivan Forester est le livre qui pourrait s’apparenter le plus à la forme d’un récit : les grands faits sont vrais. Les petits sont arrangés. Trafiqués. Sensualisés. Courcotisés en un mot.

 

J'ai commencé à te lire dans un récit de voyage intitulé L'or c'est l'art. Un épais roman sur la Guyane française préfacé par Claude Lévi-Strauss peu avant sa mort. Pourquoi as-tu écrit cette initiation au « toutisme » et pourquoi ce mot ? 

J’ai fait mon service militaire en Guyane, le plus loin possible de chez moi. Contrairement à mes amis qui se faisaient pistonner pour l’effectuer le plus près de chez eux, et comme ils étaient malheureux chaque fin de week-end quand ils devaient rentrer en caserne ! S’il fallait partir, autant partir pour de bon et découvrir d’autres pays et se frotter à d’autres épidermes… Je me suis fait aider pour partir loin par le président du Sénat, Gaston de Monnerville, ancien député guyanais. J’apprenais aux enfants des gradés du camp du Tigre, près de Cayenne, le français. J’étais libre comme l’air. Dans un paysage en surchauffe ! Chaud, il l’était !

Équatorial, l’enfer vert des forçats des bagnes – Cayenne, Saint Laurent et l’île du Diable −, une forêt primaire, l’une des plus riches de la terre, 97% vierge, avec de l’or et des hommes devenus enragés par l’appât de cet or. Et des Indiens riches de milliers d’années d’histoire, d’une civilisation que les Européens ont tout fait pour détruire, eux et leur civilisation. Alors, oui, pendant deux ans je me suis attaché à ces rescapés. Ils m’ont beaucoup appris. Leur seul dieu, c’est la Madre, la Nature. J’ai voulu être leur voix, les sauver de ces terribles mercenaires prêts à tout pour survivre à leur propre misère, prêts à empoisonner leurs cours d’eau par l’afflux de mercure, à ne pas hésiter à les mitrailler comme du vulgaire gibier.

S’il n’y avait pas ces orpailleurs manipulés par les terribles esclavagistes qui polluent cet Éden, si l’État ne nationalise pas ces mines d’or en préservant ses droits et ceux de tous ses citoyens, cette Guyane pourrait être une France ultra-marine paradisiaque où seuls 3% ont été pollués par l’homme… et où tout est possible pour recommencer à zéro, fort de l’expérience des blancs et de la sagesse incommensurable des Indiens. C’est là que le toutisme est né. Je vais écrire un opuscule sur cette idée, mon dernier écrit, mon testament. Claude Lévi-Strauss y a été sensible. C’est remarquable cette lettre envoyée quelques jours avant sa mort et reçue quelques semaines après.

 

L'ethnographie présente dans tes récits de voyage t'a toujours intéressé ?

J’aime aller au bout des choses. Savoir ce qui s’est passé avant. Le pourquoi d’une situation. C’est dans l’histoire lointaine qu’on explique le mieux notre présent. J’ai toujours été passionné par l’étude des sociétés traditionnelles extra-européennes, dites exotiques, par rapport aux sociétés européennes dites civilisées. J’ai lu et relu les cinq tomes de Jean M. Auel, Le clan de l’ours des cavernes, La vallée des chevaux, Les chasseurs de mammouths, Le grand voyage, Les refuges de pierre, mais je n’ai pas lu le 6e, Le pays des grottes sacrées que je n’ai pas trouvé en français. J’ai adoré, je les relirai. La lecture de notre préhistoire me remplit d’humilité.

J'ai poursuivi la lecture de tes romans avec La malle de Goa qui se passe en Inde, au sud de Bombay. Là encore, tu avais fait escale pour te refaire une santé avant d'arriver ici...

La Malle de Goa a été écrite là-bas à Goa. J’ai attrapé une saloperie de mal qu’on appelle la chondrocalcinose : mon corps produisait trop de calcium qui se greffe aux articulations. C’est une maladie rare. Qui fait horriblement souffrir. Et qu’on ne sait pas guérir. On essaye de la soulager. J’ai essuyé les plâtres de la recherche pour tenter de me soigner. Des médicaments nouveaux ou détournés de leur fonction. J’ai fait un AVC suite à la prise de ces médecines exploratoires. On m’a soulagé à coups de morphine et de cortisone pendant des années, au point d’en devenir addict et de prendre 20 kg. J’ai arrêté cette drogue brutalement, sans précaution, et je fus en manque.  À 4 h du matin, j’ai appelé mon médecin et lui ai dit que s’il ne me trouvait pas rapidement une solution, il aurait ma mort sur la conscience. Le lendemain, j’avais rendez- vous avec un chirurgien de l’hôpital de Giens, spécialisé dans tous les problèmes articulaires, qui voulut bien m’opérer à la condition de lui jurer de changer complètement mon mode alimentaire. Le mal était monté de la cheville gauche à la hanche gauche. J’ai tapé dans sa main, craché par terre et j’ai juré. J’ai déménagé aussitôt l’opération de la hanche terminée et je suis parti en Inde, à Goa où un ami m’attendait pour me présenter sa nouvelle fiancée, une Suédoise canon. J’ai quitté Saint-Tropez et mes activités pour Goa. Changement total de mode alimentaire. Depuis, plus de bobos. La Malle de Goa m’a été inspirée par le superbe roman de Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien et contre l’homophobie indienne et tibétaine et l’hypocrisie britannique. Libres de mœurs, les Indiens vivaient leur sexualité en toute liberté. La reine Victoria, s’étonnant de voir les vigoureux militaires haut gradés s’acoquiner avec des indigènes sans religion, institua une loi, valable pour tous les ressortissants britanniques, qui infligeait la peine de mort pour toute infraction aux bonnes mœurs ! La question de visa pour l’Inde étant devenue difficile, j’ai émigré en Thaïlande entre deux moussons.  J’ai découvert Koh Tan et suis tombé en amour de mon tas de sable.

 

Parlons à présent de ton dernier roman qui va paraître ou qui est paru. Il s'intitule comment ?

Mon nouveau roman, qui est en relecture et correction, s’intitule Le Rigodon final. Carl Laventure s’est retiré de la vie active sur une petite île, Koh Tan, huit ans plus tôt pour s’adonner à sa passion : l’écriture de romans. Il vient de faire éditer son dix-septième roman, Appelez-moi Personne, dont les premiers échos de vente semblent très prometteurs. Il reçoit un mail mystérieux d’une certaine Marie Vermeille qui le félicite. Elle habite le sud de la France. Un nom inconnu, alors que les termes du message sont ceux d’une personne qui paraît en savoir plus long qu’elle ne l’écrit. Après une réponse de remerciement, Carl reçoit un second message de Marie qui lui fait savoir qu’elle passera bientôt sur son île afin qu’il lui dédicace son livre. Flatté et excité de rencontrer cette femme qui n’hésite pas à faire onze mille kilomètres pour une dédicace, il lui répond qu’il a hâte de faire sa connaissance. Rendez-vous est pris « Au Bout du Monde », le meilleur restaurant de Koh Tan. Quand elle arrive, il reconnaît son grand amour de jeunesse, celle qu’il avait baptisée Marieke, en hommage à Brel. Elle a son âge, un an de moins, 66 ans. Elle a gardé sa beauté d’antan, son charme, son sourire. Il a plutôt bien vieilli. Lors du déjeuner, tous les souvenirs ressurgissent. Leur première rencontre à une boum dans une villa de Malo-les-Bains. Les premiers regards. C’était en février, en pleine période de carnaval. Entre chaque souvenir, ils vont se retrouver « Au Bout du Monde » où les restaurateurs les reçoivent, les installent, leur préparent leur déjeuner. Carl raconte leur fol amour. Marieke réagit. L’une et l’autre sont apparemment incapables de se souvenir de la raison de leur rupture…

 

Une dernière question que je ne t'aurais pas posée et à laquelle tu aimerais répondre ?

Ce sont mille autres questions que j’aurais aimé que tu me poses, mais nous allons les garder pour une autre fois, un autre repas sur ma terrasse, car le temps et l’avenir nous appartiennent. Je suis heureux de notre rencontre.

 

Plus d’informations sur www.jeancharlescourcot.com

Propos recueillis en Thaïlande par Michel Lequeux

 

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Ton sentier

Ton sentier

 

Au creux de ton sentier plein de ronces et d’épines,

Tu marches lentement, le ruisseau serpentine,

Des herbes inconnues aux fragrances légères,

Tes pas sont suspendus, glissant sur des fougères

 

Au creux de ton sentier tu cherches l’essentiel,

Derrière cette psyché que deviendra ton ciel,

Ton réel est virtuel, le monde a disparu,

Tu entres dans tes rêves et parles aux inconnus

 

Au creux de ton sentier, derrière chaque buisson,

Les enfants te sourient, te chantent une chanson,

Tu t’endors éveillé, ils te prennent par la main,

La clairière est secrète au son du tambourin

 

Au creux de ton sentier tu retrouves tes sens,

Dans ton petit berceau une magnificence,

Cette fée te sourit, elle s’appelle maman,

Te caresse la joue et s’arrête le temps

 

Au creux de ton sentier enfin ta renaissance,

Vous marchez tous les deux , il n’y a plus d’errance,

Ton corps, ta vie, ton âme se rejoignent soudain,

Ce sont tes premiers pas dans ce nouveau chemin

 

le 4-9-2024

 

 

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ALICJA POLECHONSKA : RENCONTRE

ALICJA POLECHONSKA : RENCONTRE

Depuis 2003, Alicja Polechonska a participé à une cinquantaine d’expositions collectives et individuelles un peu partout en Belgique. Cet été, elle sera à Bruxelles, avec toujours un regard personnel pour exprimer ses impressions sur la société.

 

Quel a été votre parcours artistique ?

A l'âge de douze ans, j’ai été récompensée lors d’un concours de dessin organisé dans le cadre du trente-cinquième anni-versaire de la République populaire de Pologne et Année internationale de l’Enfant. Cette distinction a eu un impact décisif sur le choix de l'école d'art où je me suis inscrite pour développer mes compétences artistiques. A savoir, le Lycée des Beaux-Arts Plastiques de Koszalin. Plus tard, j’ai obtenu une licence en langue et littérature slave à l'Université de Poznan, sans jamais abandonner les pinceaux et les crayons. Enfin, en Belgique, j'ai suivi durant trois ans les cours du soir de dessin à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, ainsi que des cours de peinture à l’Ecole des Arts d’Ixelles pendant deux années.

 

Quand avez-vous quitté la Pologne ?

Après mes études, je suis venue en Belgique. Pays dans lequel j’ai obtenu un titulariat en français langue étrangère à l'Alliance Française, qui m’a destiné à l’enseignement. Depuis, je suis traductrice agréée freelance auprès du Tribunal de première instance de Bruxelles, où je traduis et interprète, oralement autant que par écrit, les échanges entre des particuliers et des représentants de la loi. Je vis dans la capitale depuis trente ans.  Durant tout ce temps, votre pays est devenu ma seconde patrie.

 

Comme peintre, d’où vient votre inspiration ?

Mon inspiration principale naît de mon vécu et de l'observation de mon entourage. L'atmosphère de mes œuvres relève la chaleur des couleurs. L'aspect humain et social joue un rôle très important dans mon travail. Parmi les sujets que je traite, on trouve les thèmes de l'immigration, de la mondialisation, de l'éducation ainsi que du métissage culturel. Je suis très engagée sur tous ces fronts.

 

Quelle technique utilisez-vous ?

Je n’use pas de technique particulière. Je passe aisément du pastel au fusain, de l’aquarelle à l’acrylique. Tout dépend du sujet à fixer sur le support ou de mon humeur. Chaque œuvre est singulière en soi et je m’adapte en fonction de chacune. Je cherche, j’essaie, je rectifie, …

 

Comment définiriez-vous votre style ?

J’exécute des bonds du figuratif à l’abstraction. J’aime retenir la beauté de certaines associations de couleurs aussi bien que la forme d’un objet ou la silhouette d’une personne. Là encore, comme pour mon inspiration, tout dépend de ce que je ressens. Je refuse d’être étiquetée et je suis en recherche permanente. Pour moi, tout peut devenir sujet de peinture, motif de création.

 

Quel est le rôle de l’art ?

Le rôle de l'art consiste à réduire les frontières, à rapprocher les nations et les civilisations pour évoluer dans ce monde et pour relier les gens de différentes cultures, en espérant les aider à vivre dans une société meilleure. La couleur et le dynamisme dans la composition picturale sont essentiels pour l'artiste. A travers la palette, il exprime ses émotions et les profondeurs de son âme, autant que de son intuition. La première impression reste généralement décisive et c'est elle qui permet le dialogue entre le créateur et le public.

 

Qui est votre artiste préféré ?

Il y en a plusieurs ! Stanisław Wyspiański à cause de mes racines polonaises, Vassily Kandyński pour ses vibrations colorées et Marc Chagall pour son univers onirique. Comme vous le constatez, je suis résolument moderne dans mes goûts, même si j’accorde beaucoup d’importance à la peinture classique et aux maîtres qui ont précédé le XXe siècle.


Par quelle formule simple pourriez-vous vous décrire ?

La communication avec les autres ! Je ne peins pas que pour moi, mais pour entrer en relation avec les gens qui viennent à la rencontre de mes toiles et de mes dessins.

 

Avez-vous une citation fétiche ?

En fait, j’en ai deux : « L’équilibre en tout » et « Aimer son prochain comme soi-même ».

 

Vous travaillez par thèmes…

Au fil des années, j’ai développé différentes séries. J’y mets chaque fois beaucoup de sincérité. Il s’agit pour moi de transmettre quelque chose. Ainsi, mes aquarelles représentent généralement des paysages, des compositions florales et des natures mortes d'une façon figurative. La série de tableaux consacrés à la mixité parle des migrants qui ont abandonné leur terre natale ou leur région pour fuir une guerre, une dictature, un génocide ou la misère dans l'espoir d'une existence meilleure. A travers mes œuvres, je parle de ce qu’ils peuvent vivre en me référant à mon propre parcours. Partir représente à la fois un déchirement et une aventure. On abandonne un lieu qu’on aime pour un autre qu’on va normalement aimer. Même si ce n’est pas toujours facile !

 

La religion joue également une place importante dans votre existence …

Je suis catholique pratiquante comme beaucoup de mes compatriotes. J’ai illustré plusieurs thèmes bibliques tirés du Nouveau Testament : la Vierge Marie, Jésus enfant, Nicodème, l’Ange Gabriel, La présentation du Christ au Temple, la résurrection, etc. Des personnages ou des passages profondément positifs et fédérateurs ! Pour moi, la foi libère chacun de ses peurs et apporte un bonheur infini fait de quiétude et d’espoir. Mes toiles basées sur des sujets religieux ont notamment été exposées à l'Eglise des Prêtres du Sacré-Cœur à Ixelles et au Forum Saint-Michel. Un tableau intitulé « Chemin d’Emmaüs » a été récompensé par le « Prix d’Art Chrétien », fondé en 1970 par Réné Pouillard.

 

Propos recueillis par Daniel Bastié

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BARBARA DODZIAN : RENCONTRE

BARBARA DODZIAN : RENCONTRE

Barbara Dodzian est une de ces artistes dont le parcours l’a menée de Varsovie à Bruxelles. Arrivée il y a plus de vingt ans, elle partage avec nous son ressenti et nous invite à découvrir en août ses œuvres dans une galerie bruxelloise bien connue. Récemment, son travail a obtenu le prix « Coup de cœur du public » dans le cadre d’Itinérart 2024.  

 

Pourriez-vous nous parler de votre venue en Belgique et de ce qui vous a amenée à choisir Anderlecht comme lieu de vie ?

Mon arrivée en Belgique remonte à il y a plus de vingt ans. À cette époque, je cherchais de nouvelles opportunités et un changement d’existence. La Belgique m'a attirée par ses perspectives professionnelles. Quant à Anderlecht, c'est un peu un coup de cœur. J'ai été séduite par son ambiance dynamique, sa communauté chaleureuse et son mélange de cultures.

 

Comment vous êtes-vous adaptée à cette nouvelle existence ?

Forcément, au début tout n’a pas été facile. C'est souvent le cas lorsqu'on change radicalement de cadre de vie. La barrière linguistique a été un défi majeur, mais j'ai rapidement appris le français pour m'intégrer. Les premières années ont été marquées par des hauts et des bas, mais chaque étape surmontée m'a rendue plus forte. Parmi les moments marquants, je dirais que l'accueil chaleureux des gens reste gravé dans ma mémoire. Je me sens maintenant ici chez moi. La Belgique est devenue un pays qui me tient autant à cœur que celui qui m’a vue naître.

 

En parlant de communauté, comment décririez-vous l’ambiance sociale et culturelle à Anderlecht ?

Cette commune est une mosaïque. Chose qui en fait un endroit unique et enrichissant pour vivre. La diversité est célébrée ici dans chaque quartier et cela se reflète dans les événements communautaires. Il y a toujours quelque chose à faire et on peut compter sur les autres, quelle que soit leur origine. Cela renforce un sentiment d'appartenance fort.

 

De quelle manière êtes-vous passée à la peinture ?

Après une longue carrière professionnelle, je voulais laisser s’exprimer l’enfant qui a toujours vécu en moi. Les possibilités ne manquent jamais lorsqu’on tripatouille un peu. Sans vouloir devenir peintre, je souhaitais peindre, jouer avec les couleurs et laisser mes émotions s’exprimer librement. Alors, j’ai cherché de quelle manière créer des toiles. N’ayant aucune formation artistique, je suis ce qu’on appelle une autodidacte. J’ai appris sans professeur et sans suivre le moindre cours. Sur internet, j’ai découvert une technique appelée acrylique pouring ou fluid art. J’ai immédiatement su que ce procédé me conviendrait.


De quoi s’agit-il ?

Le terme anglais peut se traduire par coulée d’acrylique, puisque c’est exactement de cela qu’il s’agit et qu’on travaille sans brosse ni pinceau. Cette technique consiste à verser sur le support à peindre de la peinture acrylique. Avant cette étape, on place les couleurs dans différents récipients, auxquels on ajoute de l’eau. Ensuite, on remue lentement pour que la matière devienne crémeuse. Enfin, lorsque la texture est prête, on peut la verser sur la toile. Elle coule alors doucement pour laisser des traînées qu’on retravaille ensuite à sa guise. Les quantités à mélanger dépendent bien sûr du résultat souhaité et des différents types de médiums peintures utilisés. Il est aussi important de préciser qu’on vide les différents gobelets dans un seul avant de tout utiliser pour obtenir diverses couches de pigments. Il faut néanmoins savoir que, lorsqu’on retourne chaque gobelet, les couleurs du haut arrivent les premières et risquent d’être recouvertes partiellement, voire totalement, par celles du fond.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette technique ?

Elle possède un vrai côté ludique. On joue vraiment avec les couleurs. Puis, le résultat se découvre lorsque tout est terminé. Je ne sais jamais ce que cela va donner même si, avec l’expérience, j’ai appris les bons gestes. Pour les mélanges de couleurs, j’étale et j’étire aves des mouchoirs humides, des bouts de chiffon ou une éponge. J’utilise également un chalumeau de cuisine pour faire éclater les bulles de peinture, qui explosent littéralement sous la chaleur et se répandent en petites alvéoles ou gouttelettes. Bien sûr, ce genre de toiles se veut totalement abstrait, avec une grande liberté pour l’imagination.

 

Quelles sont les remarques des visiteurs à propos de vos œuvres ?

Elles varient évidemment en fonction du ressenti de chacun. Je suis souvent étonnée d’écouter ce qu’ils découvrent dans ce que j’expose. Souvent, on me parle d’atmosphère cosmique. Encore de mondes marins ou de silhouettes humaines qui apparaissent ici ou là.

 

Et pour vous ?

Je ne cherche aucune narration. Je me contente d’exprimer ma joie intérieure par le mouvement et l’harmonie des couleurs.  Je laisse à chacun la liberté de découvrir ce qu’il a envie de voir dans ce que je propose. D’ailleurs, je ne titre jamais mes tableaux. Au mieux, je les numérote lorsque je n’ai pas d’autre choix en exposition. Je ne pense pas qu’on doive expliquer une œuvre, alors que si je sais qu’une partie du public est en attente d’une histoire pour chaque tableau. Un peu comme s’il devait se rattacher à quelque chose. Mais non, pour moi, je ne vois pas les choses ainsi !

 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’essayer à pareille technique ?

Mon conseil serait de garder l'esprit ouvert et d'être prêt à toujours vouloir apprendre quelque chose pour s’améliorer. Rien n’est définitif ni acquis. L’art n’est pas un métier, mais une manière de s’exprimer ou d’exister. Un artiste a besoin des autres pour être vu. Je crois qu’il doit vraiment s’impliquer dans la communauté locale, apprendre à connaître ses voisins, être ouvert au dialogue et ne pas se prendre la tête en se croyant incontournable. Il est enfin important de rester persévérant face aux défis, car chaque obstacle surmonté nous rapproche un peu plus de notre objectif.

 

Qu’allez-vous exposer en août à Espace Art Gallery ?

Une sélection de mon travail réalisé ces cinq dernières années. J’ai choisi des tableaux qui me plaisent vraiment et qui, je le crois, communiquent parfaitement entre eux. Puis, le vernissage sera l’occasion de faire découvrir cette technique assez peu connue et qu’on n’enseigne pas dans les écoles d’art.

 

Daniel Bastié

 

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Les ombres de nuit

Les ombres de nuit

 

Ces ombres de la nuit

En banlieues de Paris,

Les filles sont en sursis

Avec tous leurs produits

 

Inondés par les rois

De la pègre et mafia,

Tous ces tueurs en col blanc

De neige en blanchiment

 

Ces ombres de la nuit

Se glissent sans un bruit,

Sans un mot, sans un son,

La peur au diapason

 

Les couleurs sont lunaires,

Opalines et polaires,

Dans un néant profond,

Le diable est tout au fond

 

Les petits pas des inconnus

Emplissent la toile du fond des rues,

Notre inquiétude est toute nue,

Se recouvrant peur d’être vue

 

Ces ombres de la nuit

Sont repaires de bandits,

Ils lézardent les murs,

Par un bruit de serrure

 

Chaque inquiet se replie,

Comme un vieux parapluie,

La souris ou le rat

Sort dans un brouhaha

 

Les petits pas des inconnus

Emplissent la toile du fond des rues,

Notre inquiétude est toute nue,

Se recouvrant peur d’être vue

 

le 3-8-2024

 

 

 

 

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

Les artistes présents pour cet événement sont :

Jean-Michel Pouzet (Fr) photographies, Anne Catherine Favier (Fr) peintures, Emeline Cella (Fr) peintures, Isabelle Rivière (Fr) peintures, Jennifer Labédie (Fr) peintures, Martine France Moreau (Be) sculptures et Samoukan Assaad (Sy) peintures. Et l’artiste de la galerie AmArtgallery Brussel Art : Luca Pertoldi (It) photographies

Exposition en partenariat avec la galerie d’art et organisatrice d’événements AmArtgallery Brussel Art – Curator & events.

Ainsi que Nathalie Pannetier (Fr) artisane d’art en maroquinerie à son compte depuis 2019.

Vernissage le jeudi 05 septembre de 18h 30 à 21h 30.

Finissage le 28 & 29 septembre de 11h 00 à 18h 00.

Lien de l’annonce visuelle de l’exposition du 05 septembre :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-05-09-2024-et-son-agenda-culturel/

Lien de l’annonce de la remise des recueils 2024 :

https://www.espaceartgallery.eu/la-7e-fete-de-remise-des-publications-2022-relatives-au-travail-de-fond-de-la-galerie-aura-lieu-le-samedi-25-mai-2024-de-18h-30-a-22h-00/

Lien du reportage photos sur la remise des recueils 2024 :

https://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-son-reportage-photos-lors-de-sa-7e-fete-de-remise-des-recueils-et-diplomes-du-25-mai-2024/

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

Lien vers le renouveau urbanistique dans le centre de Bruxelles !

https://www.oxybrussels.eu/?fbclid=IwAR1VEUNKNZwMNYHxaun0rOVdabtQ_ZZUQkARzbby64SjD5K0z7z8Eebm1Xo

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0

Administrateur général

Président de jury pour décerner un diplôme d’art

Membre d’un jury international à Corsica Art Fair

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

Lien pour visionner les 195 vidéos et 83.000 vues sur YouTube

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966

&

Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com

Director www.amartgallerybrussel.be

GSM: 00.32. (0)475.721.272

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

En tant qu’administrateur général du réseau Arts et Lettres, qui fête ses 15 ans cette année 2024, j’ai l’intention de créer le Grand prix Arts et Lettres pour célébrer cet événement particulier !

La sélection de l’artiste et de l’auteur, membre du réseau, se fera par un jury de professionnels et d’administrateurs du réseau qui lui décernera le diplôme Arts et Lettres. Et cela donnera l’occasion à l’artiste de participer gracieusement à une exposition à l’Espace Art Gallery à la période de son choix suivant le planning des expositions. Et pour l’auteur de participer gracieusement au Festival Liv’Émotions organisé par Bruxelles Culture dans la galerie et …*. Cette fête de remise du Grand prix Arts et Lettres se fera mi-octobre lors de la semaine de « La Fureur de lire » organisée par la FWB (Fédération Wallonie Bruxelles) !

*Dans un deuxième temps le réseau souhaite publier un livre d’art sur ses actualités artistiques et littéraires. Mais pour cela il faudra voir le retour que pourrait avoir une telle publication d’un point de vue tirage ? Le nom de la collection sera « Voir est ton savoir », le titre du volume « Regards croisés sur les Arts et Lettres » et le nom du tome « Réveil  n° 1 » 2024 publié par Les Éditions d’Art EAG en 2025.

C’est ainsi que je conseille fortement aux membres artistes et auteurs du réseau de publier leurs œuvres et leurs écrits et à tous ceux qui seraient intéressés de s’inscrire - c’est gratuit - pour profiter des nombreux avantages qu’offre cette plateforme culturelle de prestige mais aussi éventuellement être sélectionné pour ce diplôme : « Le Grand prix Arts et Lettres » de Belgique et son beau prix ! Car le choix des deux gagnants se fera par rapport à l’activité qu’ils ont sur le réseau.

Ce beau projet en mémoire de notre regretté Robert Paul qui a créé ce beau réseau d’arts pour la diffusion de l’art sous toutes ses formes…

 

Jerry Delfosse

Administrateur général du réseau

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Les couleurs

Les couleurs

 

Les couleurs peuvent te dire le sentiment de l’âme,

La gamme de l’amour dont le ton est sésame, 

C’est une partition aux multiples nuances,

Traduisant la gaieté jusqu’à d’odieuses souffrances

 

La couleur est un code, chemin pèlerinage,

Direction de la vie cet escalier des âges

Des premiers pas tremblants à la canne de la fin,

Palette des désirs nuances de nos mains

 

Les couleurs sont mémoires de douceurs et malheurs,

La mort en noir ou blanc, c’est selon ses valeurs

D’Occident ou d’Orient, aquarelles ou pastels,

L’abandon du soleil mouvement éternel

 

Les couleurs sont des mots dans une phrase tableau,

Avec son verbe bleu, ses ocres en compléments,

Le vert pour adjectif, violents rouges pour les maux,

Quelques traits et des points pour ponctuer le temps

 

La couleur est rideau théâtre de nos sens,

Juste après les trois coups, nostalgie de l’enfance,

Ce voile sur la toile s’ouvre vers le vivant

De ce vitrail rêvé vers un monde résiliant

 

le 27-8-2024

 

 

 

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Le temps est un mirage

Le temps est un mirage

 

Le temps s’envole à tire d’ailes

Vers les nuages qui s’amoncellent,

Son battement est souvenir,

Se reflétant aux avenirs

 

Ses boucles dansent dans le grand ciel,

Virtualité ou éternelles,

Comme une image de l’irréel,

En arabesques sempiternelles

 

Le temps s’envole au fond des nids,

Dans les brindilles de l’oubli,

Des brins de vies coupés en vœux

Et d’apparences d’étoiles de Dieu

 

Des rendez-vous avec l’espoir

D’ouvrir les portes de nos couloirs,

Tous les réveils des insomnies,

Leurs cauchemars sans paradis

 

Tournent les hirondelles,

Suivant la manivelle

Du piano à bretelles,

De la vie éternelle

 

Le temps s’envole et ne revient,

Mais il n’existe qu’en le train-train,

Les animaux eux n’en font rien,

Ils ne poursuivent que leur instinct

 

Nous sommes victimes de nos repères

Et si petits dans l’univers,

Son mouvement est un mystère,

Comme le ventre d’une mère

 

Tournent les hirondelles,

Suivant la manivelle

Du piano à bretelles,

De la vie éternelle

 

le 23-8-2024

 

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Enfanter

Enfanter

 

En accouchant d’un rêve, elle a fait un nuage,

Il est resté enfant, même à son plus grand âge,

N’étant jamais sorti de sa bulle génétique,

Une cloche de verre, univers atypique

 

Ce songe est un mirage, c’est un effet d’optique,

Il a un corps normal en apparence physique,

Mais il n’est pas humain, lui parler est un risque,

Transformant chaque mot en autre dialectique

 

En accouchant d’un rêve, venant du cimetière

Accroché aux couronnes et rampant sur les pierres,

Cauchemar enfermé dans ta boîte d’enfant,

Tu as grandi avec ce désir des parents

 

Il a pris place entière et tu n’es qu’un mirage,

Reflétant l’infini de ton âme sans âge,

Tu es de l’au-delà et porte ce message,

Ne vivant qu’intuitions, toujours en décalage

 

En accouchant d’un rêve, tu restes dans ton ciel,

Peut-être déjà mort, ce mot est essentiel,

Embryon enfermé dans l’espace du temps,

Tu n’as jamais vécu, tu n’es qu’un faux semblant

 

le 17-8-2024

 

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