Sur le sol la pluie s’éclate en riant,
De son cristal mouillé couleurs de septembre,
Et d’un équinoxe tu la fuis en sautant,
Moitié calendaire jusqu’à mi-décembre.
Châle d’un goût exquis défleuri de teintes,
Il flotte céleste en frôlant ta douceur,
Princesse du zéphyr lois des forts enfreintes,
Fougue des bourrasques lutte de l’agaceur.
Pensées tourbillons toupies rafales,
Forcent les chevaux blancs au galop des rêves,
Pour évoquer les pleurs larmes triomphales,
Des victoires d’hier sans relais ni trêves.
Couleurs de fruits ocre depuis la malchance,
Les feuilles dévoilent les branchages fourchus,
Traînant sur les pistes leurs tours à la chance,
Qui fragile dès lors cède aux becs crochus.
Mouvant le piège feint l’aisance de l’essai,
Amazone lasse d’un souci matinal,
Résolue déjà pour un contre-essai,
Méjuge l’obstacle chute ton jeu final.
Les feuilles chagrines pleurent ta souffrance,
Gisante sur le sol de leur tapis moelleux,
Ombres de mystères faims de l’attirance,
Rompue du charme, des taillis nébuleux.
Automne doux prénom chamarré de secrets,
Tes longs cheveux épars fardent tes épaules,
Et tes reins sont brisés sous les yeux indiscrets,
De l’infâme douleur que plaignent les saules,
Le temps meurt las d’hier et coule les saisons,
Les printemps ont passés dans un étau moulant,
Vieux corps ligaturé dans des corsets prisons,
Tes espoirs sont claustrés dans un fauteuil roulant. QC.