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Reviendront-ils un jour les Temps de la Merveille

Où, cieux empanachés sur champ d'or et d'azur

Les hommes étaient grands et belles les querelles ?

Lors, la poésie engendrait l'architecture.

 

Reviendront-ils un jour les monstres et les fées

- divine musique et carrousels d'enfants-rois

Fête des fous et masques et porteurs d'épée

Fêtes-Dieu, folie, sagesse et cheval de Troie ?

 

Le temps en ces temps-là n'était pas si compté

En ces temps où le temps était couleur de l'air

Couleur du ciel - y a-t-il si longtemps ? - Amer

Comput qui dérobes à l'homme ce qu'il a été !

 

Je parle ici de notre siècle, de notre âge

de notre temps, de ces années qui naufragent

Méthodiquement les trèsors du vaste coeur

Les eaux, les bois, nos chasses et nos belles peurs

 

C'était le temps du temps qui tourne en rond, ailleurs

En nos places pavées traversées de jongleurs

Cirque divin, quadrant solaire où convergeaient

Une cohue vivante d'arcanes majeurs

Les lames transversales d'un Tarot français

Et le peuple était magicien, prêtre ou danseur.

 

Reparaîtront-ils point quelque jour en ces bois

En nos lacs, en nos landes, en nos pauvres lieux

Ces poètes divins, la langue de nos rois ?

Oh servir encore le savoir gai et précieux !

 

          "Doulce mémoire en plaisir consommée

           Ô siècle heureux qui causait tel sçavoir

           La fermeté de nous deux tant aymée

           Qui  à nos maulx a sceu si bien pourvoir

           Or maintenant a perdu son pouvoir

           Rompant le but de ma soeure espérance

           Servant d'exemple à tous piteux à voir

           Fini le bien le mal soudain commence."

 

Douce mémoire en plaisir consommée

Ô siècle heureux qui causait tel savoir ...

Serviteurs de l'Epée, du Trône de la Gloire

Puis dans le même temps porte-enseignes du chant constellé

De par votre couronne vous teniez ouverts

Le Temps et l'Etendue, princes du Sagittaire

 

Ô l'heureux siècle mû par des rois troubadours

Couronne dévolue sur le ring de l'Histoire

Initiant l'homme assis sous le porche oratoire

Et par où passait la brise bleutée des jours.

 

Douloureuse mémoire, ô douce et vénérée

Hôtesse enluminée des princes architectes

Le Temps et l'Etendue consonnaient sous le plectre :

L'ordre est inconcevable et le pouvoir donné.

 

Vienne la résurgence, vienne le glaive ardent

Et le fil de l'épée en l'iris coronal

Oser !

Entrer dans le secret, grâce de solitude

Se laisser dénuder et traverser le mal

Cesser de croire aux mythes de la multitude

 

Errant et maquisard reconverti poête

Mais poête du large, tantôt pauvre et prophète

Tantôt clochard et roi

Entendre cette voix

Cassée, brisée, perdue

Folle mais rendue peut-être

Comme légère et sombre par la douleur et la vraie joie.

 

Reviendront-ils un jour les Temps de la Merveille

Et de la joie profonde ?  Il est tard, je sens bien

Que nous l'avons perdu le mot du monde ancien

Les portes en sont closes. Le temps des assassins

Est sur nous. Aveuglés nous sommes leurs pareils !

 

Ils sont les accroupis de la lourde catin

Et la face noyée aux aisselles des foules

Ils béquillent aux trousses de l'épaisse houle

Qui aimante le peuple en cinglant ses instincts.

 

Et pourtant qu'est-ce du souvenit et de réminiscence

Le pressant espoir

Qu'est-ce de n'avoit goût à poursuivre qu'en faisant mémoire

Racines de l'enfance

Pourquoi transmettez-vous cette clarté vermeille

Reviendront-ils un jour les Temps de la Merveille ?

 

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Poésie,

Dentellière avec les mots,

finesse et blancheur,

soie précieuse,

poésie pour ce visage

mélangé aux nuages,

au soleil à toutes les

pluies du monde.

Indistinct, pâle et bleu.

Terre plus légère que l'air,

par la mer inondée,

familière.

Par vagues bruissantes,

interminables, l'écriture

avance,s'aventure, m'impose

ses marées claires ou sombres,

son rythme respiratoire, ses

rendez-vous courts ou longs,

immédiats, sans délais !

Oh serait-ce à nouveau vous,

encore et toujours ?

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Un flot de joie

 

En hommage à Thomas Tranströmer

 

À l’ère de la transcendance,

D’éblouissantes performances,

L’art nouveau provoque l’esprit,

Mais l’âme, lassée, dépérit.

 

Une nouvelle me surprend,

Lors, un flot de joie se répand.

La gloire échoit à un poète.

Je participe à cette fête.

 

La littérature distrait;

La poésie, vibrante, vraie,

Harmonie, qui nous émerveille,

Est une manne sans pareille.

 

6 octobre 2011

 

 

 

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Un peu de belge pour mes amis belges

« Li Vî Bon Dju* ».


Tancrémont, le 18 avril 1880.

Mon cher fils,

A toi qui es si loin aujourd’hui pour effectuer ton service militaire, il faut que je raconte une bien bonne qui m’est arrivée la semaine dernière.
Comme le printemps me semblait bien tôt cette année, je me suis décidé à enfin défricher le champ près du petit bois de Jolimont. Cela faisait des années que j’y pensais et que je reportais toujours ce travail. Mais maintenant que tu vas bientôt revenir parmi nous au prochain automne, il m’a semblé qu’il était temps d’agrandir notre surface cultivable puisque nous serons bientôt deux à nous en occuper. Et puis, je suppose que tu fonderas aussi une famille. Si j’en crois les rumeurs, il paraît que tu écris souvent à la fille du Gaston Deckers depuis ton départ. Tu aurais pu plus mal tomber, car elle est bien mignonne, gentille et dure à la tâche, vu l’exemple de sa mère qui n’est pas feignasse non plus.
Bref, je monte vers le champ de Jolimont avec les deux bœufs et je me mets à retourner la terre. Quel ouvrage ! Tu te doutes bien que, depuis le temps qu’il était en friche, il y en avait des pierrailles et des souches à enlever ! Le soleil brillait fort pour un début de mois d’avril et je transpirais sous l’effort. Mais le travail avançait bien, quand le fer de la charrue a buté contre un obstacle plus important. Une grosse pierre camouflée sous des mousses, que je n’avais pas vue. Une pierre bien plate, comme celles que les druides élevaient autrefois dans nos campagnes, sauf que celle-ci, elle était un peu enterrée dans le sol. Il m’a fallu bien des efforts, et aux bœufs aussi, pour arriver à la déterrer puis à la pousser au bord du champ. Les douze coups de midi avaient sonné quand j’ai pu me relever et je suis alors rentré manger pour refaire mes forces.
L’après-midi, après la sieste, je suis retourné au champ, pensant avoir effectué le plus gros du travail. Nenni ! J’avais à peine relancé l’attelage que le fer bute de

*Le Vieux Bon Dieu.
nouveau contre un obstacle, au même endroit où j’avais eu tant de mal à enlever la pierre. Tu me connais, mon fils : j’ai juré tous les jurons que je connaissais et même peut-être d’autres que j’inventais pour l’occasion ! Maintenant, je le regrette car, devine ce que j’ai déterré au bout de deux jours d’efforts ? « Li Vî Bon Dju » de Tancrémont que tout le monde croyait perdu depuis l’époque de Napoléon !
Enfin, c’est ce que Monsieur le curé a dit quand il a vu ma trouvaille. Parce que je l’ai appelé quand j’ai vu la taille de la croix, plus de deux mètres, et du corps, presque aussi grand, fixé dessus. En chêne bien dur, la croix, et le Jésus, si je ne me trompe pas, en bois de tilleul. C’est une affaire à te fausser un soc, mais ma charrue est solide et a tenu le coup.
Je me doutais bien que c’était une affaire de curés, ça ! Mais je n’imaginais pas le ramdam que ça allait provoquer… D’abord, tous les Bons Pères de l’abbaye sont accourus. Normal, c’est leur fond de commerce que j’avais exhumé ! Puis on a vu arriver tous les haut gradés de l’Eglise, les sous fifres d’abord, les importants après. Même Monseigneur l’Evêque s’est déplacé avec toute sa suite en longues robes brodées d’or, croix en or, bagues en or, que je n’avais jamais vu autant d’or réuni de toute ma vie ! Car il me fallait assister à toutes ces cérémonies, et raconter à chaque fois, pourquoi, quand, comment, où, … Finalement, ils ont amené une charrette et l’ont emporté vers l’ancienne chapelle de Tancrémont, leur « Vî Bon Dju », pour un peu le renettoyer et le remettre enfin à sa place. Je dis l’ « ancienne chapelle » parce qu’on parle déjà d’en construire une nouvelle où on pourra venir en pèlerinage.
Enfin, moi, j’en suis quitte ! Et j’ai pu finir de retourner mon champ bien tranquillement. Je ne sais pas encore ce que je vais y semer. Je vais laisser reposer la terre cette année et nous en discuterons lorsque tu seras rentré. De toute façon, la terre doit être bénie, vu le locataire qu’elle a hébergé, et tout devrait bien y pousser.
Voilà, mon fils toutes les nouvelles d’ici. Ta mère va bien, moi aussi, et j’espère qu’il en est de même pour toi.
Ton père,
Eugène Hawaux.






Liège, le 14 mai 1880.

Très Saint Père,

C’est avec beaucoup d’émotion que je viens vous faire part de ce qu’il faut bien appeler un miracle qui s’est produit dans mon diocèse. Je vous explique les faits qui sont advenus le mois dernier.
Mais, pour rappel, je vais vous faire un petit historique du pèlerinage de Tancrémont, petite localité près de Pepinster, en province de Liège. Depuis des siècles, on vient y prier devant la Croix de ce que les gens d’ici nomment « Li Vî Bon Dju », c’est-à-dire « Le Vieux Bon Dieu ». Pourquoi l’appelle-t-on ainsi ? Nul ne le sait, mais le nom est resté chez les habitants un peu frustres de la région. Une communauté religieuse s’est créée autour du lieu saint où était exposée la Croix et s’est développée avantageusement jusqu’à ce que les guerres napoléoniennes viennent perturber le calme de la campagne environnante. Vous n’êtes pas sans savoir, Très Saint Père, que les soudards de l’empereur se sont souvent rendu coupables de nombreuses exactions, notamment envers les prêtres et les moines.
Apeurés par l’approche des troupes françaises, les pères de Tancrémont ont alors décidé de soustraire « Li Vî Bon Dju » aux mauvais traitements qui pourraient lui être infligés. Ils l’ont donc enterré dans un champ assez éloigné de l’abbaye, et l’ont recouvert d’une énorme pierre que l’on ne pourrait pas déplacer facilement.
Ce qu’il s’est passé alors, je n’en sais trop rien. Les moines eurent-ils à subir les violences des reîtres impériaux ? Ont-ils dû fuir ? Ont-ils péri ? Nul ne les revit jamais à Tancrémont et ce fut une nouvelle communauté religieuse qui se fonda quand le calme fut revenu dans la région. Les habitants se doutaient que la Croix avait dû être préservée dans un endroit secret, et de nombreuses légendes circulaient autour de sa présumée cachette. Mais, jusqu’il y a peu, personne ne l’avait retrouvée.
Ce n’est que le mois dernier qu’un paysan, un certain Hawaux, en retournant une terre restée longtemps en friche, a déterré la Sainte Croix de Tancrémont. Bien protégée par la pierre qui la couvrait, enfouie dans un terrain argileux et, surtout grâce aux matériaux nobles dont elle est composée, la relique a étonnamment bien résisté à ces longues années passées sous terre. Après un nettoyage sommaire, elle pourra reprendre sa place dans la petite chapelle du lieu-dit.
Seules les couleurs qui l’ornementaient ont eu à pâtir de l’humidité. Il faut vous dire, Très Saint Père, que le Christ est revêtu d’une tunique droite et plissée. Les experts de l’Université de Liège appellent cela un colobium. Toujours d’après ces hommes savants, elle porte des traces de couleurs polychromes qui laisseraient supposer qu’au départ, le colobium imitait un tissu byzantin vert à motifs ovales rouges. Mais les couleurs sont aujourd’hui tellement délavées qu’il n’en reste pratiquement plus rien.
Et j’en arrive à l’objet de ma longue épître. Devons-nous envisager de restaurer plus avant « Li Vî Bon Dju » de Tancrémont ou est-il préférable de le laisser dans son état actuel, avant de le soumettre à l’adoration des fidèles ? Une telle responsabilité de décision dépasse mes simples prérogatives et mes compétences au sein de mon épiscopat. J’en appelle donc à votre sagesse et à votre sainte sagacité pour me dire quelle doit être la voie à suivre en cette occurrence.
Je voudrais également vous signaler que la presse locale et le bouche à oreille ont tellement parlé de la découverte miraculeuse, que les pèlerins se sont remis à affluer à Tancrémont. La chapelle du hameau, en mauvais état d’ailleurs, est devenue bien trop petite pour abriter tous ces croyants. Cela pose problème car la région est soumise à de rudes conditions climatiques qui requerraient une protection plus adéquate pour tous ces braves gens. J’envisage donc de faire bâtir une nouvelle chapelle plus adaptée à l’afflux massif de populace. Hélas, Très Saint Père, vous connaissez l’état des finances de mon diocèse. Je ne pourrai pas faire face, seul, aux frais inhérents à un tel projet. Je vous demande donc humblement si vous pourriez débloquer des fonds pontificaux pour m’aider dans mon entreprise.
Je prie chaque jour pour la gloire de notre Sainte Mère l’Eglise et pour le salut de son Représentant ici-bas, votre Sainteté le Pape de tous les croyants.
Votre évêque de Liège,
Albert Van Zuylaan.







Tancrémont, le 29 août 1880.

Ma chère Henriette,

Je ne sais pas si tu en as entendu parler dans ta grande ville, mais il s’en est passé des choses depuis ta dernière visite. Souviens-toi, nous avions beaucoup discuté, moi surtout, de mon commerce qui menaçait de tomber en faillite. Depuis des années, il vivotait grâce aux samedis et dimanches, quand les jeunes gars du pays venaient s’y retrouver, se payer un peu de bon temps en descendant pas mal de bière pendant qu’ils jouaient aux quilles, au couyon ou aux fléchettes. Mais pendant la semaine, je voyais très peu de monde. Quelques bûcherons, des promeneurs altérés par la marche, parfois un colporteur ou un voyageur de commerce en quête de réconfort. Cependant, cela ne faisait pas assez de recette pour faire vivre un jeune couple. Si bien que mon Firmin avait été obligé de partir chercher du travail dans une filature de Verviers et ne rentrait à la maison qu’en fin de semaine pour me donner un coup de main. Ce n’est pas une vie pour des jeunes mariés !
Depuis le mois d’avril, tout a bien changé. Figure-toi que le vieil Eugène Hawaux, celui dont le fils te plaisait tellement mais qui a préféré l’Amélie Deckers, donc l’Eugène qui défrichait un champ près du bois de Jolimont, a retrouvé « Li Vî Bon Dju » qu’on croyait perdu à tout jamais et que certains disaient même que c’était une légende, une histoire du curé pour attirer du monde dans son église. Et bien, pas du tout ! C’était bien vrai qu’il avait été enterré puisqu’on l’a déterré !
Et depuis, c’est le branle-bas dans le hameau ! Le défilé des gens importants n’arrête pas. D’abord tous les prêtres des villages alentour, puis des plus importants, puis même leur chef de Liège, l’évêque. Des savants de l’université se sont déplacés pour examiner la croix. Le gouverneur de la province est venu prononcer un beau discours devant les paysans du coin qui n’ont pas compris grand-chose à ce qu’il disait mais ont bien applaudi quand même. Des beaux messieurs en habit et chapeau haut de forme, accompagnés de leurs épouses en grand tralala, avec bijoux, fourrures, capelines emplumées, fins escarpins, et de leurs enfants tellement endimanchés qu’on aurait cru de jeunes communiants, tout ce monde se précipitait à Tancrémont pour pouvoir dire dans leurs réceptions « J’y étais ! ». Puis sont venus les plus humbles, les gens du peuple qui voulaient se recueillir et prier devant le Bon Dieu miraculeusement réapparu.
Comme la chapelle était devenue trop petite pour accueillir autant de monde, la plupart se faisaient mouiller par la pluie, décoiffer par le vent ou rôtir par le soleil. Et chacun alors s’arrêtait dans ma buvette pour se désaltérer et reprendre des forces en vue du retour. Je ne savais plus où donner de la tête et, très vite, Firmin a dû quitter son emploi à Verviers pour m’aider à servir toute cette foule. Mais, même à deux, nous y arrivons à peine. C’est pourquoi je viens faire appel à toi aujourd’hui. Tu m’avais confié que tu n’aimais pas ton travail de bonne au service de bourgeois arrogants, prétentieux, exigeants, et qui ne te payent qu’un misérable salaire. Si le cœur t’en dit, je te propose de revenir au pays travailler avec nous. Je sais que je pourrai te faire confiance puisque nous nous connaissons depuis notre enfance. Tandis que si j’engageais une inconnue, je devrais me méfier et la surveiller pendant toute la journée. Ce qui me ferait perdre mon temps.
Il y a une autre raison pour laquelle j’ai pensé à toi. L’autre jour, une petite vieille toute mignonne qui sirotait une citronnade, m’a demandé : « Tiens, vous ne servez plus des portions de la tarte au riz qui m’avait laissé un souvenir inoubliable quand j’étais gamine ? ». J’ai bien été obligée de lui avouer que non, mais que j’envisageais de m’y remettre prochainement. Le problème, c’est que moi, je ne sais pas faire la tarte au riz ! Mais je me rappelle les tartes que ta maman confectionnait, larges comme des roues de charrettes, qui laissaient s’écouler un peu de bonne crème aux oeufs quand on les entamait au couteau, dont l’arôme vanillé qui s’en échappait alors chatouillait les narines et parfumait déjà le palais avant que d’en avoir mangé le premier morceau. J’espère qu’elle t’a légué sa recette et que je pourrai régaler mes clients comme je l’ai promis. Et, qui sait ?, peut-être que Tancrémont deviendra un jour aussi célèbre pour sa tarte au riz que pour son « Vî Bon Dju »…*
Voilà, ma chère Henriette, la proposition que je viens te faire aujourd’hui. Si tu es d’accord, tu viens dès que possible. Le plus tôt sera le mieux ! Tu n’as pas besoin de me prévenir : tu arrives et on s’y met tout de suite ! De toute façon, ta chambre est déjà prête…
A bientôt, je l’espère. Ton amie qui t’attend avec impatience,
Clotilde Charlier.
*C’est un peu ce qui est arrivé : si vous dites « Tancrémont » à des habitants de la province, ils vous répondront neuf fois sur dix « Tarte au riz ».

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Et à titre d’information voici les quatre prochaines expositions:

 

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »

Artistes : collectif d’artistes de la galerie.

Vernissage le : 07/09/2011 de 18 h 30 à 21 h 30 en la galerie même.

Exposition du 07/09 au 30/10/2011à l’Espace Art Gallery II.

 

-Titre : « Sortie de placards et Sortie de coulées »

Artistes : Martine Macquart (peintures et boîtes peintes) et Telque (sculptures en bronze).

Vernissage le : 19/10/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 19/10 au 06/11/2011.

 

-Titre : « Les Interpolations d’Henry Pouillon »

Artistes : Henry Pouillon (peintures et gravures). Exposition personnelle.

Vernissage le : 09/11/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 09/11 au 27/11/2011.

 

-Titre : « À Contre - courant et les choses de la vie »

Artistes : Beauvir Le Darz (peintures), Catherine Loubinou (peintures et encre de Chine), Sylvie Samy (peintures) et Jacques Thuillier (sculptures).

Vernissage le : 30/11/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 30/11 au 24/12/2011.

 

 Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces évènements.

 

Bien à vous,

 

                                                                  Jerry Delfosse

                                                                  Espace Art Gallery

 

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Chroniques du Roi-Dormant

J'ai flâné tout un jour en vos places royales

Puis j'ai, en la feuillée de vos rouges Chroniques

Inspiré l'air du songe et cueilli le pétal

La lumière était douce et le silence égal

Et j'ai encor frémi au souvenir ardent du roman héraldique.

 

Je vous suis pas à pas et j'apprends la patience

J'interroge l'azur et j'éprouve en silence

La droiture d'un vouloir que je connais à peine

Navire à marée basse en mal de capitaine

Echo revenant à l'aîné qui ensemence

Mon âme est une conque où résonne l'Antienne.

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Prémices d'un amour naissant

 

     Elle :

 

Que dire, que faire

Pour combler le vide d'un moment

Dans l'attente improbable

Qui coule ses jours nouveaux

Dans le lit du temps ? ...

 

Dans l'espoir chancelant sur ses bases viscérales

Espoir d'une attente justifiée

Attente d'un espoir qui soit réalité

Qu'une vie se révèle à nouveau

Découvrir ces horizons et mon entier

La complémentarité du bancal ...

 

     Lui :

 

Ouvrir, refaire !

Assujettir le vide

Et le moment crucial

Partir mais demeurer

Ivre de soif et fière

Rarissime rosée affleurant au désert

Le drap léger d'un lit, évanescent pétal

Contre la lourde frappe, contre la horde calme

Pour toujours chanceler

Follement !

Espérer, respirer d'un même mouvement

Vivre les yeux ouverts

Et saisir le moment où toutes se résolvent

Où tous absolument

Franges d'un horizon moitié ciel moitié terre

Coïncidente éclipse au rayon vertical

Retrouvent frémissant l'Orient-occidental.

 

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Une petite lumière

 

            

 

Une petite lumière filtre des ombres chinoises, une petite lumière se cogne contre la vitre, elle est ronde et plate, une petite lumière rayonne le long de la fente, tremble et tourne en rond. N’es-tu pas aveuglée quand elle mord la peau les dents serrées dans le silence qui déborde.


Une vie tourne derrière toi, minutes vagabondes il y a l’arbre qui s’élance dans le vide, pour rester debout il tend ses bras, serre ses feuilles contre son cœur que la sève veut lui ôter. Ne m’arrachez pas la langue qui court sous la peau et les fourmis qui me sucent, le vert de mes yeux par endroits presque morts.
 

C’est comme un incendie le ciel quand on lève la tête, c’est comme une veine qui fuit les ombres qui s’allongent, cela sent le pain grillé quand on foule le sol et le fer, cela craque sous la dent la peau endurcie que la saison veut éteindre, tout respire une lente agonie majestueuse avant de s’éteindre.


Il n’y a plus d’orage au moment où les araignées tissent leur toile entre deux arbres, petites bêtes en suspension il y a de la dentelle et des colliers de perles blanches qui flottent au vent et un point noir aux mâchoires crochues.

J’ai vu se former les fils sur le bord du banc mon cerveau assis sur le banc d’à côté, j’ai vu se former la rosée, nous sommes deux autour de la table, je veux dire un monde où l’on a vécu la gorge tranchée souvent dans le même lit.


Une petite lumière clignote pour les fous et bénit les jambes autour de l’arbre deux fois centenaire, une petite lumière dessine à la craie les arbres à abattre, l’herbe à raser dans un carré de silence, rai de lumière assassine. Enlace-moi dit l’arbre les mains ne mentent pas, étrangle-moi autour de ton cou avant qu’on ne me frappe. La vie nous abandonne, il n’y a pas de pont où se jeter et ressusciter, Paris où coule la Seine est un autre lieu rempli de voitures où il ne fait pas bon dormir.


J’ai tourné en rond autour de mon lit fuyant la lumière, la rivière et ses forêts, j’ai tordu les draps source de la lumière, j’ai fermé les yeux source de la fente, j’ai débranché le cerveau source de l’espérance, il était trois heures du matin quand les ciseaux ont coupé la lumière.

 

 

 

B - 03-10-2011

 

 



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La grande dame répudiée

Aux ex-éditeurs de poésie

 

Les poètes de douce France

Ont laissé un riche héritage,

Non altéré au cours des âges,

Source de pures jouissances.

 

Pour que leurs oeuvres nous parviennent

Il fallut les faire imprimer.

Parmi tous ceux qui les aimaient,

Le sort fit agir des mécènes.

 

Nombreux étaient les éditeurs

Glorifiant la poésie.

Or vint le temps de l’hérésie,

Des illuminés, des farceurs.

 

- Désolés, on ne publie plus!

S’entendent dire les poètes.

Pourtant, il convient que l’on fête;

On peut célébrer de bon crûs.

 

Le beau parler est de retour,

Rajeuni, plus libre, peut-être,

Engendrant un joyeux bien-être.

La poésie des anciens jours!

 

Lors, messieurs, les éditeurs,

Il conviendrait d’ouvrir vos portes,

D’accueillir les dons qu’elle apporte.

Ce geste vous ferait honneur.

 

5 octobre 2011

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Je te prendrai

 

 

A la tombée de ce jour si lourd


je te prendrai, avec passion


et ton soupir sera pour les sourds


comme une supplique sans sons.


L'attente interminable, sublilme attente


qui attise le désir à en mourir,


Oui, l'attente opère son oeuvre charmante.


Ce soir, en toi tu m'entendras jouir.

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Mort de l'Homme

 

 

 

Et où que mon regard se porte
Ce n’est que désolation
Abîmes et déraison.
Des crânes débordant d’absurdités
Des yeux qui sont en pâmoison
Sur des futilités,
Comme si le monde
Avait un jour
Lâcher la corde
Qui l’unissait au ciel,
Ultime secours.
L’homme n’aime pas l’éternel
Il sommeille, ivre de léthargie,
Gris des vins fades venus de ceps
Que Léviathan a embelli
Sarclant les pieds fragiles de ses forceps.

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Bonjours à toutes et tous ,

 

A l'appoche des prochaines expos ce n'est pas le travail qui manque , donc ... je vous ai un rien délaissé SORRY :-(

Mais vous connaissez la  musique pas vrais !!! ;-)

Mon dernier tableau est enfin terminé ... ouf ... il me quitte pour quelques temps car samedi je vais le déposer

 

( ainsi que les 2 tableaux précédent ) pour l'expo concours a la tour du château d'Oupeye .

Je vais de ce pas mettre ma galerie à jour et vous envoyer les dernières infos .

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Je suis

Je suis

 

Atypique

Bordélique

Colérique

Despotique

Ecclectique

Famélique

Gnostique

Hystérique

Illogique

Juridique

Kaliédoscopique

Laconique

Maléfique

Neurasthénique

Oblique

Pathétique

Quantique

Relique

Sarcastique

Toxique

Utopique

Volcanique

Wisigothique

Xénoplastique

Yttrique

Zygomatique

 

Alors que je voulais simplement être

 

CANTIQUE;

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Candide

Il y a quelques temps déjà, j’ai rencontré Candide. Elle souriait. Lui demandant si elle permettait que je reste un peu en sa compagnie, elle ne répondit pas. Elle me regardait. Je tournai la tête pour analyser les alentours. Quel phénomène ou qui pouvait faire sourire cette charmante personne. Je ne vis rien. Revenant à la jeune femme, je vis que son sourire était offert. Je me demandai s’il était honnête d’en prendre un peu. En personne bien éduquée, je lui demandai la permission de m’approvisionner à cet éclat si généreux. Elle se mit à rire, je pris cela pour un consentement. Curieuse, j’aurais voulu savoir d’où elle venait. Le soleil dans mon dos progressait vers l’ouest. Je ne pouvais pas rester plus longtemps et Candide ne paraissait pas disposée à me répondre. Avait-elle compris mes paroles ? Parlions-nous la même langue ? Bredouillant une excuse, je m’arrachai à ce sourire si chaleureux et lui promis de revenir.


Depuis, chaque matin, je m’arrête et elle est là. Est-ce moi qu’elle attend ?


Les jours qui suivirent cette première entrevue, furent tous identiques. Un matin, alors que je répétais toujours la même demande quand à son origine, elle se mit enfin à parler.


Tu veux savoir d’où je viens ? Pourquoi ? Je n’ai pas de réponse. J’ignore d’où je viens. Je me suis trouvée là, aussi étonnée que tu ne l’étais. Après ton départ le premier jour, j’ai cherché des souvenirs. J’ai élimé ma mémoire espérant y trouver quelques indices. Je ne voyais qu’une confusion de couleurs surnaturelles. Ce n’était pas la couleur des fleurs, ni celle des bêtes, ni même celle des hommes. Il y avait tant de brume, de membres intriqués, des voix sans paroles sensées. Il y avait aussi des rires vulgaires et gras. J’ai cru reconnaître des senteurs nauséabondes. Comme toi, j’ai demandé qui ils étaient. Je n’ai pas compris leur réponse. Ils étaient trop nombreux et le chœur mal accordé cracha des mots incompréhensibles. Cacophonie, si je me souviens. Vois-tu, j’ai oublié tant de mots. Parfois, il m’en revient certains. J’ai préféré ne plus retourner dans cet angle obscur. C’est tellement beau et bon ici. Tout est nouveau, tout est frais. Je ne cherche plus à savoir d’où je viens. Cela ne doit pas être important si je ne m’en souviens plus. Et toi, d’où es-tu ?


Je me mis à sourire. Quelle question étrange ! Je suis d’ici, cela me paraît évident. Que ferais-je en cet endroit et à cette heure si je n’étais pas d’ici, si je n’appartenais pas à cet environnement.


Le temps, encore une fois, le soleil court vers l’ouest. Je dois partir comme chaque matin. Je la laisse là avec son sourire. J’emporte le mien, né du sien. Je sais que demain, je la reverrai. Maintenant, la glace est brisée. Nous avons communiqué. Nous avons la vie pour répondre à toutes les questions qui nous trottent en tête. A demain Candide. J’aime ce prénom que je t’ai choisi. Je m’éloignais déjà quand j’attrapai sa question :


c’est quand demain ?


Je n’avais plus le temps, elle comprendrait demain.Entêtée, quand je la revis le lendemain matin, elle fut la première à parler.


Dis-moi, c’est quand demain ?

Nous y sommes arrivées, c’est aujourd’hui.


Je ne comprends pas. Demain, c’est aujourd’hui ? Donc tu ne me quitteras plus ?


Candide, après aujourd’hui, il y aura une infinité de demain. Et nous pourrons nous voir chaque nouveau demain.


Si tu veux ! Moi, je préfère aujourd’hui. Parce que tu es là et que je peux te sourire.


Douce Candide, tous les jours, c’est aujourd’hui. Donc ne cherche plus ce qu’est demain. On n’est jamais demain. Je viens de m’en rendre compte. On n’est jamais qu’aujourd’hui. Peut-être, avant que je ne rencontre ton sourire, y avait-il des demain ; en cet instant précis, je ne sais pas plus que toi ce qu’ils étaient. Ils sont devenus des hier probablement.


Des ‘hier’ ? Tu es très compliquée. Parle plus lentement. Explique-moi ce que sont les ‘hier’.


Candide, ce n’est pas simple. Non, en fait, c’est très simple, c’est étonnamment simple. Hier, c’est quand ton sourire ne croisait pas mon matin. Hier, c’est quand je me regardais dans la glace et je ne m’aimais pas. Hier, c’était un peu comme maintenant quand je me sentais si triste de l’image dans la glace qui……………………me répondait………..triste……Candide ? Candide ????? Mais où es-tu ? Ne pars pas, ne t’en vas pas ! C’est toujours moi qui te quitte, emportant ton sourire pour la journée. C’est toujours moi qui suis triste quand je viens pour te dire bonjour. Candide !!!!!!!!!!!! Réponds-moi, s’il te plaît, réponds-moi……..Non !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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J'aime bien vous dire "vous"

Tutoiement romantique et un peu suranné

Etre proche, être là, presque se tutoyer

Mais sans pourtant franchir ce voile étrange et doux.

 

"Vous", c'est l'intimité couronnée de respect

Se toucher à travers un rideau de brouillard

Une proximité où l'on ne sait jamais

Qui posa le premier ce tapis de brocard.

 

Ainsi dans l'antichambre à chaque rendez-vous

Chacun riche de mots, de musique et d'histoire

Ni chez moi, ni chez vous, nous posons à genoux

Nos émerveillements, heureux de recevoir

 

Tu donnes et je vous offre au pluriel singulier

S'il advient quelque jour que nos mains se rencontrent

Ce sera toujours vous et je n'aurai pas honte

De rester romantique pour vous saluer.

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LA VERITE DES APPARENCES

12272762280?profile=originalLa vérité???? c'est toujours une chaussure !! la vérité de ce moment là comme une suspension de la pensée et du regard Une vérité rencontrée

" Le sceptique est le désespoir du diable C'est que le sceptique n'étant l'allié de personne , ne pourra aider ni au bien ni surtout au mal .Iil ne coopère avec rien , même pas avec soi-même " dit Cioran (Cahiers 1957 -1972)

Propos désabusé??? non lucide d'un réalisme cruel (Suite à une conversation devant des évidences ) tout en admirant cet aristocrate du doute

 

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Remerciements

Bonne journée à tous!

Je tiens à remercier chacun de ceux qui ont pris le temps de me laisser un court message d’amitié. J’apprécie de savoir que mes poèmes sont lus avec attention.

À bientôt!

Suzanne

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Lueur

Je suis comme un fil de cristal

Aussi fragile et aussi éphémère

Je ne supporte rien que la brise légère

La rosée matinale

 

Les bruines obstinées me frôlent me caressent

Les rayons du Levant m'éveillent en splendeur

Me traversent avec une infinie délicatesse

Et je sais qu'il est l'heure.

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Nouveau.....!...Stage du Lundi 04 au Vendredi 08 Juin 2012                    ''' ENTRE POESIE ET ABSTRACTION ''
           PAYSAGES AUX FRONTIERES DU REVE         
                           www.closdelandevallee.com

                                            
               Animation /  Jean Claude Baumier  http://jcbaumier.com

       Réalisation / Création d'oeuvres sur le très beau site du pays Bigouden en Bretagne Sud ( France )

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