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L'art d'aimer

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L'art d'aimer.[Ars amatoria] est un poème en trois chants d' Ovide (Publius naso, 43 av. JC - 17 après JC.) qui fit scandale en son temps. Ovide fait mieux, en effet, que d'y chanter la vie de plaisir. Se comportant en véritable éducateur, il enseigne la galanterie, comme on fait l'algèbre ou la botanique. Dans le chant premier, il révèle à son jeune élève tout ce que comporte la conquète de l'éternel féminin, autrement dit la recherche des bonnes fortunes: les endroits qu'il faut explorer (théâtres, temples, bains de mer), les manières de circonvenir la créature de son choix, les intelligences qu'il est bon de ménager dans la place, etc. Un principe doit dominer la stratégie amoureuse: feindre la passion la plus vive sans jamais cesser de faire parade de ses talents. Dans le chant deuxième, il nous montre comment il sied d'entretenir commerce avec la belle. Car ce n'est pas tout de conquérir, il faut savoir conserver. Il ne suffit pas d'être toujours aux pieds de son idole pour être payé de retour. Il importe avant tout de se rendre indispensable (cadeaux, messages, humeur plaisante, etc.) Il peut être bon de tromper sa maîtresse quand l'occasion s'en présente, mais que l'on se garde bien de s'en vanter. Dans le chant troisième, le ton change, et pour cause. Ayant jusque là tout considéré du seul point de vue masculin, Ovide se transporte dans le camp adverse. car il veut tenir la balance égale. Il s'adresse donc à la femme pour lui donner maint conseil de sa façon qu'elle se garde toujours de soigner sa beauté en présence de son amant qu'elle ne recule devant rien pour affrioler les autres et qu'elle sache varier ses moyens de séduction selon son âge, leur caractère et le degré de leur passion.

Tel est, en gros, l'enseignement qu'Ovide donne à ceux qu'anime le désir de plaire. Il faut avouer qu'en soi il n'offre rien d'original. Toutefois, il serait injuste de ne voir dans ce poème qu'un simple manuel de libertinage. Il se trouve contenir, en effet, bien autre chose, à commencer par un tableau des moeurs romaines sous Auguste (depuis la gourmandise et la fureur du jeu jusqu'au goût du fard et des perruques de toute sorte). Mais voici où réside surtout l'intérêt de l'ouvrage: Ovide connaît trop bien la nature de la femme pour ne pas y voir une occasion de scruter tout le coeur humain. Si le sujet de sa réflexion est toujours frivole, il s'en faut qu'il en aille de même par cette réflexion elle-même. Témoin ces brusques aphorismes dont il enrichit son propos. D'où il suit qu'Ovide se révèle grand moraliste. Ajoutons un fait digne de remarque: bien qu'il parle uniquement de l' amour sensuel, le poète se garde toujours de tomber dans l'obscénité. Ce miracle est dû avant tout aux ressources de son art. On reproche souvent à Ovide de voir dans l' amour un jeu de hasard, de glorifier l'inconstance et de faire du mensonge la cléf de toutes choses. Certes, il enseigne à cultiver la rouerie sous toutes ses formes. Mais cette attitude est conforme à l'esprit de son temps. Un temps où la notion de l' amour était peut-être assez proche de celle qu'on vit fleurir en France sous les roués de la Régence.

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Titre du dernier recueil de nouvelles de Barbara Y. Flamand dont voici les pages couverture suivie d'une critique de "Inédit Nouveau"12272960683?profile=original

Dans « Inédit Nouveau » Octobre 2013
L’espèce d’hésitation des éditeurs à publier des nouvelles me semble persister, malgré la qualité de celles que nous recevons. Par exemple, la polygraphe, Barbara Y. Flamand que nous connaissons bien par ses contes (ses romans un peu moins) et surtout par ses articles presque toujours polémiques dans la déjà regrettée « Cigogne », donne un titre qui la caractérise bien à son recueil double que je crois plutôt de contes que de nouvelles. « Elles ne dormiront pas sous l’aile d’un ange » Les premiers textes concernent des femmes et parlent surtout de leurs difficultés à s’insérer dans la vie quotidienne. Je ne surprendrai personne en traitant l’auteure de réaliste (je n’ose plus ajouter « socialiste » mais j’ai peut-être tort, tant la psychologie, importante, cède le pas à la vie difficile.) Un deuxième recueil de nouvelles aussi comme je les lis chapitres, concerne un seul personnage, le Tchèque <Miroslav Pucherna, qui découvre un pays neuf pour lui et se révèle en fait dans « La cabane de l’Inca » ce qui en fait presque un petit roman d’aventures, elles aussi quotidiennes…comme pour toute découverte du nouveau. C’est parfaitement écrit et raconté.

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Le vent

Le vent se lève
Le vent soulève les tempêtes
Le vent chante
La chanson de l’ennui

Le vent décoiffe
Le vent à soif de la pluie
Le vent murmure
Au pied du mur

Le vent tousse
Le vent pousse les arbres
Le vent s’envole
Vers le lointain

Le vent souffle
Le vent camouffle le soleil
Le vent devient rafale
Au gré des collines

Le vent caresse
Le vent paresse dans les jardins
Le vent déplace
Les dunes de sables

Le vent se transforme
Le vent hurle sa colère
Le ciel valse et s’assombrit
Eclate l’orage.

©Dominique Prime Août 2013

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Une lanterne de lumière pour éclairer vos fêtes

Donner joie à toute la famille et vos petits

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http://livre.fnac.com/a6227962/Rebecca-Terniak-La-petite-fille-a-la...

Oyez, Oyez d'Arts et Lettres, chers Amis

La requête qui revient vers vous aujourd'hui !

Si Robert Paul me fait avant les fêtes un si bel honneur

De mettre mon ouvrage poétique-aquarelle en valeur,

Il est de mon plaisir et devoir à mon tour

D'honorer cette belle chance sans détour :

Aussi vous montrerais-je une fois de plus le chemin

Vers la Fnac en ligne assurer vos désirs par ce lien

Et vous le procurer pour vous ou vos petits demain.

Et si immense plaisir voulez me faire

De si gente et courtoise manière :

Près des étoiles de son image,

Offrez-moi sans ambages

Votre commentaire  pas trop sage !!

Je vous en remercie du fond du cœur

Et vous souhaite lumière et bonheur !

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PETIT TRAITE DE l'ABANDON d'Alexandre JOLLIEN

 PENSÉE POUR ACCEUIILLIR LA VIE TELLE QU'ELLE SE PROPOSE

"Etre vrai, me dépouiller des masques, oser l'abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l'existence, où jamais nous ne pouvons nous installer......"

Ce livre m'a beaucoup touché , c'est un hymne à la vie et à la joie. Une vrai leçon de vie et de courage.

MERCI , Monsieur JOLLIEN

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Contemplation et lâcher prise

En réponse à "Alors que je paresse" de Suzanne Walther-Siksou

 

Ò Merci ! Chère Suzanne,

Paisible et bienheureuse âme

Recevant de la beauté la manne.

 

Voici une noble sagesse Zen

Qu'il faudra bien que j'apprenne

Avec ce fuyant lâcher-prise

Sur lequel j'ai si faible emprise.

 

Un vécu ancré dans le présent

Plein, dans l'Ici-maintenant

Comme seuls savent vivre les enfants

Sans effort, spontanément.

 

Moi l'infatigable Passionaria

Qui vibre et tourbillonne

Un jour, même lointain il faudra

Que cette quiétude me redonne

L'éternel bonheur d'enfant

Qu'à mon cœur le végétal fredonne.

 

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1984 est un roman de l'écrivain anglais, Georges Orwell (pseudonyme de Eric Arthur Blair, 1903-1950), publié en 1949. A Londres, capitale de la première région aérienne de l'Océania, en 1984,; Londres encombrée de ruines des guerres passées, de monuments délabrés, d'immeubles vétustes, et dominée par les quatre immenses bâtiments des ministères de la vérité, de la paix, de l' amour et de l' abondance. Partout le visage d'un homme de quarante-cinq ans, à l'épaisse moustache, aux traits accentuée et beaux: Big Brother, le chef suprême du Parti, dont le regard vous fixe de quelque côté qu'on le considère; partout des télécrans qui scrutent vos gestes, vos réflexes, votre visage, pour renseigner la police de la pensée. Trois slogans régissent ce monde: "La guerre c'est la paix. La Liberté c'est l'esclavage. L' ignorance c'est la force." Winston Smith, trente-neuf ans, est las. Il appartient au Parti extérieur et travaille au ministère de la vérité; il est accablé de froid, d'inconfort, de solitude. Que peut-il? Se révolter, tenir un journal intime, avoir des pensées personnelles, rompre intérieurement avec la discipline. Que sait-il? Rien, ou presque. Nul ne se souvient de l'époque qui précéda la Révolution, nulle trace n'en subsiste. Le passé est mort, le futur inimaginable, le présent absolument contrôlé par le Parti. Et ce contrôle lui donne aussi bien celui du passé que celui de l' avenir: il a immobilisé l' histoire en récrivant perpétuellement archives, livres et journaux pour qu'ils soient toujours conformes à la situation présente en vertu de la "mutabilié du passé". Winston Smith collabore lui-même à cette ré-écriture, mais comment être assuré d'une contradiction corrigée hier, quand il n'en reste plus aujourd'hui la moindre trace véritable? Rien n'existe qu'un présent éternel dans lequel le parti a toujours raison; le Parti qui encourage la délation et décourage l' amitié et l' amour; le Parti qui est en train de forger une nouvelle langue, le Nov-langue, qui rendra "littéralement" impossible le crime de la pensée car il n'y aura plus de mots pour l'exprimer". Ainsi le ministère de la vérité authentifie des mensonges, celui de la paix s'occupe de la guerre, celui de l' amour de la police et celui de l' abondance du rationnement. Par ailleurs, une guerre permanente règne entre l'Océania et l'une des deux autres puissances mondiales: l' Eurasia et l' Estasia, guerre qui facilite l'emprise du Parti, car elle permet de mobiliser et de canaliser les énergies individuelles en les défoulant dans la haine. L'adversaire change parfois brusquement mais grâce à la mutabilité du passé, il devient aussitôt  l'adversaire héréditaire.

Au premier temps de sa révolte Winston Smith cherche à percer le mécanisme du mensonge, puis il rencontre Jukia. Le Parti interdit l' amour, aussi l' amour de Julia devient-il un acte politique doublé du plaisir de la transgression. Quand Julia se donne à lui, il la voit arracher ses vêtements "avec un geste magnifique qui semble anéantir une civilisation". Leur commune révolte les pousse ensuite à essayer de s'insérer dans un mouvement clandestin, la "Fraternité", dont l'inspirateur et le chef serait cet Emmanuel Goldstein, le traître contre lequel le Parti se déchaîne quotidiennement. Depuis longtemps, Winston se sent attiré par O'Brien, un haut fonctionnaire du Parti intérieur, chez lequel il a cru lire les mêmes préoccupations que les siennes. O'Brien le convoque un jour en secret, lui confirme l'existence de la Fraternité et lui déclare qu'il fera désormais partie avec Julia: reccommandations: "Il vous faudra vous habituer à vivre sans obtenir de résultat et sans espoir. Vous travaillerez un bout de temps, vous serez pris, vous vous confesserez et vous mourrez. Ce sont les seuls résultats que vous verrez jamais". Winston et Julia sont en effet arrêtés bientôt, et séparés. Durant des semaines, Winston est battu, torturé, réduit à l'état de "chose grise et squelettique"; il avoue tous les crimes mais garde, ultime refuge, son amour pour Julia. Maintenant, il vit sur un appareil de torture dont il suffit de pousser une manette pour lui infliger une douleur déchirante, atroce, et l'homme qui dirige cette douleur, qui s'en sert pour le rééduquer, c'est O'Brien -un O'Brien par qui il ne se sent pas trahi et auquel le lie toujours un étrange sentiment d' amitié, un O'Brien qui lui explique: "Nous ne détruisons pas l' hérétique parce qu'il nous résiste. Tant qu'il nous résiste, nous ne le détruisons jamais. Nous le convertissons. Nous captons son âme, nous lui donnons une autre forme... Avant de le tuer, nous en faisons un des nôtres." Malgré tout, Winston n'accepte pas, ne se convertit pas. Il est alors finalement conduit à la salle 101, lieu destiné à l'application du principe qu' il y a pour chaque individu quelque chose qu'il ne peut supporter, qu'il ne peut contempler". Et Winston ne peut supporter la vue de la cage pleine de rats affamés qui, grâce à un dispositif en forme de masque, va lui être appliquée sur le visage pour que ces rats le dévorent. Il crie: "Faites-le à Julia! Pas à moi!" Désormais, il est brisé. On n'exige plus rien de lui, on le relâche et il est libre d'errer de par la ville à sa guise. Il rencontre même Julia, mais ils se quittent sans un geste sur l'aveu mutuel de leur trahison, rien ne pouvant plus les émouvoir, les réunir. Puis, un soir que Winston écoute distraitement un bulletin de victoire, il sent brusquement son doute se transformer en une bienheureuse certitude. Il se voit longer un couloir carrelé de blanc, un garde armé derrière lui; il sent la balle tant attendue lui entrer dans la nuque. Il regarde le visage de Big Brother et une grande tendresse l'envahit: "La lutte était terminée. Il avait remporté la victoire sur lui-même. Il aimait Big Brother."

Ce roman-pamphlet contre le totalitarisme est peut-être le "Gulliver de notre époque. Il le doit d'ailleurs à son intelligence, qui ne se contente pas d'une satire sentimentale et sommaire, mais joue habilement de ce qui constitue la base même de notre société: l' histoire et le langage; il le doit ensuite à l'extrême rigueur logique de ses développements et de ses caractères, laquelle confère à sa fiction la puissance hallucinante d'une procès-verbal d'une réalité si absolue qu'elle en prend une valeur mythique.

 

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Alors que je paresse

 

 

 À mon amie Rébecca

 

Je peux recomposer de sommaires images,

Qui me montrent des lieux mais jamais de visages.

L’usure a eu raison de mes émois passés,

De mon acharnement à sauver le passé.

L’oubli, venu enfin, comme une délivrance,

M’a offert le repos et puis l’indifférence.

Je ne l’ai accepté que voulu, mérité,

Après avoir, longtemps, tout fait pour l’éviter.

Me voilà dépourvue de regrets, sans envies.

J’accueille en souriant les plaisirs de la vie.

J’admire la beauté vibrante, naturelle,

Indicible souvent et quasi irréelle.

Glaneuse nonchalante, j’existe au jour le jour,

Suivant mes propres pas, sans dangereux détours.

J’essaie de respecter ce que fait ma vieillesse,

Qui savamment travaille alors que je paresse.

4 novembre 2008

 

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Chants de Thé: Poésies et peintures

« Chants de thé » est le reflet du vécu de l’auteure ainsi que des expériences des autres. Le thé, avec toutes ses vertus préventives connues depuis l’Antiquité, rappelle la nature et les saisons, ses froidures et ses reverdissements après l’hiver. A travers ce breuvage apaisant et stimulant, la poète évoque ici une positive réincarnation par la réappropriation du soi. Ces poèmes sont le fruit d’une philosophie à la confluence des civilisations de l’Orient et de l’Occident ; une invitation au voyage en même temps qu’un moment de sérénité proposé aux lecteurs d’aujourd’hui. Ils sont imprégnés d’humanité.

Publié aux Editions Delatour France12272959262?profile=original
s Delatour France

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ELEGIES

 

Ô vent qui souffle sur ma poupe de tous côtés,
Ô temps qui fond sur mes os sans crier gare,
Que sont devenues ces saisons où les départs
Vers l’inconnu glissaient en ondes de gaîté ?

Ce vent qui souffle me balance et me tourmente.
Pourquoi en veut-il à mon mât et le harcèle ? 
Quoique je tente pour le remettre sur selle,
Son courroux gronde et sa violente colère augmente. 

Ce temps a tous les avantages sur ma patience.
Il ne me reste plus que ma seule volonté,
Quelques espoirs nourris d’amour et de bonté
D’une âme lésée dont le mal abuse à outrance.

Je vois défiler dans mon âme une douce faiblesse,
Comme se défilent dans la mémoire les souvenirs.
Pourrais-je encore rêver que mes simples désirs
Trouvent leur éden même dans une dernière ivresse ?

Les vagues me soulevant m’écrasent contre leurs murs.
Portée violemment par la houle de la douleur,
Je m’abandonne au poids meurtrier de ces heurts,
La mer me fait l’amour sous sa couette d’azur.

Ô mer amère, porteuse de mes hémorragies !
Daigne conter ce secret à ma descendance
Ainsi, si je succombe à tes farouches danses,
On saura que ma lutte ne fut pas qu’élégie.
© Khadija ELHAMRANI 
Des Airs de Désert, 2013

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La vie est un songe

 

La réalité onirique

Fait vivre des instants troublants,

Qui sont apeurants ou magiques.

La nuit, le hasard fait semblant.

Souvent, me présente un jeune homme,

Qui redevient très important.

Or c'est soudainement tout comme

Une journée de mes vingt ans.

Mon père rêvait en plein jour.

Disait que la vie est un songe.

Elle fait croire à des mensonges,

Mais tout s'efface tour à tour.

Il fut combattant volontaire.

À Verdun où pleuvaient des bombes,

L'une d'elles ouvrit une tombe

Pour le plus aimé de ses frères.

Il pêchait longtemps, solitaire,

Ciel étoilé et air salin,

Ailleurs, pénétré du mystère

Que répandait le vent câlin.

Auprès de nous, il plaisantait,

Aimait à réciter des fables,

Ne passait un jour sans chanter,

Savait rendre le songe aimable.

02/11/2013

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À la flamme d'une bougie

 

Surprise par mon attitude.

Je croyais avec certitude,

Pouvoir supporter l'inconfort,

Sans avoir à faire d'effort.

Ne l'accueille qu'à faible dose.

Une panne, c'est peu de chose!

Condamnée à rester passive,

Je ressens une attente vive.

J'ai voulu sortir de chez moi.

Afin d'apaiser mon émoi.

Le ciel restait bleu, nuageux

Mais un vent froid soufflait, furieux.

Stylo en main, je me rassure,

Malgré la panne qui perdure.

N'ai de choix que d'aller au lit,

Où tout chavire dans l'oubli.

1er novembre 2013

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NA-VIE-GATION


Jamais les hommes ne devraient s’avouer vaincus !
Surtout s’ils peuvent s’armer d’un peu de volonté.
Leur vie, hormis l’espoir, n’est qu’une plaie gâtée,
Et leurs années sans rêves seraient peines perdues

Les navires de la vie vont souvent de l’avant,
Aspirent à la quiétude des rives des terres nouvelles,
Bravant, sereins, les crocs des périls cruels
Qui menacent leurs élans vers les proches horizons.

Chacune des vagues qui glissent les hisse vers l’avenir,
Les vents leur sont amis et les rapprochent des quais.
Si la barre est solide et la voile bien enflée,
Il leur faut juste suivre l’alizé des désirs.

Jamais les hommes ne devraient s’avouer vaincus!
S’ils lisent dans les pages de l’histoire universelle,
Que de braves métaphores qui donnent aux hommes du zèle
Pour irradier les maux du terrestre vécu!

Khadija Elhamrani
Des Airs de Désert, 2013

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Murmures

 

A Yvette, en phase terminale

Par ces jours à la fois lumineux et sereins
Quand vous allez fermer vos yeux bleus à jamais,
Laissant dans la douleur tout ceux que vous aimez,
Moi, je continuerai, seulette mon chemin.

Lors je n'entendrai plus votre voix, douce amie.
Je me permets souvent de paraître infidèle,
Vous, inlassablement preniez de mes nouvelles,
J'étais par votre appel, chaque fois attendrie.

Je vous lisais les vers que je venais d'écrire ,
D'un jet naïvement, partant d'un coup de coeur.
Vous me disiez toujours en goûter la fraîcheur.
Je m'amusais aussi à provoquer le rire.

Nous avons bien des fois repoussé la tristesse
Minimisant les maux que le destin impose.
Toutes deux apprécions la durée d'une pause.
L'amitié agissante est source d'allégresse.

Vous étiez, comme moi, délivrée de la peur,
Des douloureux regrets, des pensées qui agressent
Des espoirs insensés abusant la jeunesse.
Mais vous avais-je dit que je n'ai plus de pleurs?

13 septembre 2009

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TREVE D AMOUR

Quand l'amour demeure comme un oiseau en cage

Quand il ne peut déployer ses ailes

Quand la porte qui devrait le libérer

 depuis trop longtemps demeure  fermée

Alors le cœur est désespéré, consterné, froissé tout chiffonné.

Alors l'âme peine de ne point sentir en elle l'amour FELICITE.

De  guerre lasse, un jour on rompt  les amarres,  

à quoi bon si mal s'aimer

à quoi bon rêver  à ce qui n'a jamais existé

Quand l'amour est là, le cœur sait !

 

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administrateur partenariats

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Un peu plus d'une heure de spectacle, oui, spectacle ,

car l'énergie des comédiens est ici décuplée par l'absence de décor.

Sur un fond noir, avec des costumes d'époque, les 6 comédiens changent

de rôle et les tableaux se succèdent à un rythme soutenu.

La verve et le geste hauts et forts donnent à cette plaisante comédie

un ton caricatural accentuant le côté grotesque des situations

vaudevillesques chères à Molière.

De nombreux enfants sont présents dans la salle, des familles sont ravies

et une ambiance chaleureuse règne dans ce petit théâtre

parisien d'une centaine de place.

Chaudement recommandé si vous êtes de passage à Paris !

Cliquer ici pour en savoir plus !

Liliane

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administrateur théâtres

L’Héritage de Rogier van der Weyden. La peinture à Bruxelles de 1450 à 1520  (12.10.2013 > 26.01.2014)

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Atelier de Rogier van der Weyden : « La Déploration devant le tombeau ouvert ». Firenze, Gallerie degli Uffizi

Deux  commissaires  très complices,  le Dr Véronique Bücken ( chef de la section Peinture ancienne aux musées des Beaux-Arts de Bruxelles)  et  le Dr Griet Steyaert (collaborateur scientifique) se sont épaulées avec grand enthousiasme pour faire partager au public leur impressionnant travail de recherche,  débuté il y a quatre ans  à propos des « Petits maîtres bruxellois » du dernier quart du XVIe siècle bourguignon.

Griet Steyaert est docteur en histoire de l’art, spécialiste des « suiveurs » de Rogier van der Weyden, et auteur d’une thèse consacrée au Maître de la légende de sainte Catherine. Egalement restauratrice, elle est particulièrement qualifiée pour l’étude technique des peintures. Elle vient d’achever la restauration du Triptyque des sept sacrements de Rogier van der Weyden, conservé au Musée royal des beaux-arts d'Anvers. Véronique Bücken signe quant à elle, le  somptueux catalogue de l’exposition qui s’est ouverte récemment aux musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.  Magnifiquement illustré, il réunit à la fois  la beauté, l’exigence des qualités scientifiques et l’art de la  transmission de  notre patrimoine artistique.

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Maître de l'Adoration du Prado : « La Présentation au Temple ». Washington, National Gallery of Art

 Rogier van der Weyden est né à Tournai, commune autonome dépendant du roi de France vers 1399/1400 sous le nom de Roger de la Pasture. Son père, Henri de la Pasture, est coutelier. Il fit partie de ce que l'on a appelé l'«école des primitifs flamands» une appellation née au XIXème siècle pour désigner les peintres flamands qui se spécialisèrent dans les scènes religieuses et les portraits de bourgeois du XVème siècle. Ces peintres innovaient des techniques de  peinture à l'huile offrant une  grande richesse de tons et des effets de lumière et de transparence. La technique complexe des glacis mêle des huiles aux pigments et vise à la conservation d’un objet peint. Après une sous-couche opaque, on pose sur le tableau la peinture en couches successives très fines et translucides, du plus clair au plus foncé,  qui permettent de fondre subtilement les tons entre eux et de leur conférer une luminosité et un éclat particulier. Le tableau en vient à rayonner de l’intérieur. Ce qui est justement  le propos des peintres de cette époque et de cette région : créer à la faveur de l’œuvre, un climat de dialogue avec la lumière divine. Roger de la Pasture fut vraisemblablement élève du Maître de Flémalle et ses premières œuvres montrent l'influence de Jan van Eyck.

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 Rogier van der Weyden, Portrait d'Antoine de Bourgogne 1430 – 1504, Huile sur chêne, 38,4 x 28 x 0,4 cm @ MRBAB/ KMSKB  

 Il fut nommé peintre officiel de la ville de Bruxelles, ville natale de sa femme où il s’installa avec ses enfants et prit le nom de Rogier van der Weyden (ce nom figure dans un acte notarié). A cette époque, Bruxelles était en plein essor. Les ducs de Bourgogne, grands protecteurs des arts, avaient choisi le palais du Coudenberg comme résidence favorite. Celle-ci était entourée des hôtels des hauts dignitaires de la cour et des familles nobles comme les Nassau ou les Ravenstein. Affilié à la guilde bruxelloise des peintres, Rogier van der Weyden connaît vite une grande réussite. Son atelier était une véritable entreprise  située dans le quartier des orfèvres (le site actuel de la Bibliothèque Royale)  et il acquiert une réputation internationale. Il reçoit d’importantes commandes d’Espagne et d’Italie, sans dédaigner pour autant les travaux de polychromie ou mise en couleur de divers objets ou pièces de menuiserie.  En dehors de tableaux et retables, nombre de modèles pour des ateliers de sculpture, de vitraux ou de tapisseries étaient aussi fabriqués dans l’atelier. Le maître mène une vie bourgeoise très active. Il est réputé pour son altruisme et son intégrité : c’est lui que l’on choisissait comme arbitre quand un conflit s’élevait entre un peintre et un de ses clients. Son atelier est riche de nombreux collaborateurs anonymes. En effet les peintres ne signaient pas leurs œuvres et leur nom changeait souvent en fonction de leur lieu de résidence, à l’instar de leur maître.  

L’exposition met en scène une douzaine de peintres très productifs ou d’ateliers actifs à Bruxelles, les« suiveurs » de Rogier van der Weyden mort en 1464. L'historien d'art M. J. Friedländer, (Die Altniederländische Malerei, t. II : Rogier Van der Weyden und der Meister von Flémalle, Berlin, 1924)  considérait ces artistes comme mineurs et tributaires de l’art de van der Weyden, et ne recherchait pas  quels étaient  leurs apports et en quoi ils étaient novateurs. A l’époque, ces tableaux anonymes furent  classés et regroupés par affinités stylistiques. Chaque groupe fut attribué à un « Maître », nommé conventionnellement d’après un des tableaux du groupe (Maître de la Légende de sainte Catherine, Maître de la Légende de sainte Barbe, Maître de la Légende de la Madeleine), d’après une série de tableaux (Maître de la Vie de Joseph) ou une caractéristique esthétique  (Maître au Feuillage brodé, Maître à la vue de Sainte-Gudule).

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Maître de l'Adoration du Prado : « Nativité ». Birmingham Museums & Art Gallery

 

La recherche : grâce aux techniques modernes d’investigation, par exemple l’étude au microscope ou en réflectographie infrarouge, on peut distinguer plusieurs intervenants ou « mains » au sein de chaque groupe. L’observation  minutieuse des  œuvres permet d’authentifier le label « Made in Brussels » par la présence d’édifices tels que la cathédrale Saints Michel et Gudule, la cathédrale du Sablon,  la Porte de Hal…  L’étude des cadres d’origine des menuisiers bruxellois et de leurs estampilles aide à l’identification, ainsi que la présence d’une inscription au bas d’un manteau, ou  l’identité des commanditaires.

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique  possèdent un important groupe de tableaux et certaines œuvres clés pour cette période. L’exposition rassemble en outre des prêts de différents musées d’Europe et des Etats Unis ainsi que de collections privées. Il faut souligner la générosité du Musée de Melbourne qui a envoyé  le Triptyque des Miracles du Christ, une œuvre majeure pour le XVe siècle bruxellois. Le transport a nécessité de grandes précautions vu la fragilité extrême des œuvres.   Ci-dessous : Rogier van der Weyden : Pièta

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Ci-dessus : le triptyque de Melbourne (entre 1491 et 1495, trois maîtres différents)

En se promenant dans l’exposition on est d’abord touché par une scénographie  à la fois  paisible et luxueuse : les murs sont dans les tons bleus du manteau de la Vierge. Chaque peinture a une histoire à raconter à propos de la vie quotidienne des gens du 15e siècle.  Les peintres de cette époque épiaient la vie sous tous ses aspects. Ils se plaisaient à représenter l’homme dans son milieu, dans les champs, dans les rues, dans son intérieur bourgeois. Pris par une frénésie de l’observation du réel, le peintre se passionne pour la précision et la finesse des  paysages, le rendu des  costumes, des étoffes des dentelles et des brocarts,  l’éclat des bijoux, le luxe de la vaisselle et du mobilier,  qu’ils s’évertuent à rendre en couleurs éblouissantes. Des rouges profonds, des verts olive lumineux, des coloris chauds et radieux qui donnent aux matières précieuses, pierres ou métaux, l’illusion du réel. L’art du peintre est issu d’un art de vivre d’une société florissante dont les peintres sont possédés par la passion de recréer sous leur pinceau un monde aimé et admiré. Un monde où la spiritualité occupe une dimension importante. Les tableaux sont souvent instruments de prière et médium pour la communion avec le divin. Les visages, si expressifs qu’ils soient, reflètent la piété tendre pour le divin Créateur et la compassion pour les souffrances du Christ. Un Christ infiniment proche de l’humain.

http://www.fine-arts-museum.be/fr/expositions/l-heritage-de-rogier-van-der-weyden

NB. Pour les enfants, Educateam propose un feuillet didactique et créatif qui emmènera petits et grands sur la piste des personnages légendaires et réels. Vive l’aventure au Moyen-Âge! www.extra-edu.be

http://www.expo-vanderweyden.be/fr/lexposition

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J'aimerais, là-haut, sur la dune,
au croissant pâle de la lune,
décapsuler ta dernière bière,
trinquer nous deux, face à la mer,
la mousse aux lèvres et vent debout.
J'aimerais ça, vraiment beaucoup.

Au temps des balançoires et des élans,
dans le nœud de mon tablier d'enfant,
tu voyais un papillon impatient
de s'évader dans le vent du printemps.

Dans le silence d'un oreiller blanc,
j'ai entendu ton sourcil voletant,
papillon captif d'un vent d'ouragan,
conter la douceur du vent de printemps.

Au creux du sable, au coeur de ma supplique,
tes pieds nus inscrivent, au bord des larmes,
des empreintes de lumière métallique,
sous la lune froide de ta veillée d'armes.

J'en ai compté septante-huit, depuis hier,
juste avant qu'elles ne s'envolent en poussières.
Tu pleures, petit Poucet des pas du père,
que ta course épuise au bord de la mer.

Le papillon aux ailes de poussière
prit le vent triste du dernier matin,
sous les étoiles a cherché son destin
et semé tes cendres en lointain désert.

Par quel hasard, parti pour nulle part,
reposes-tu au chaud, en urne de sable
sculptée sans fin par le vent de l'histoire,
toi, Pharaon d'une rose des sables.

J'aurais aimé, là, sur la dune,
au croissant pâle de la lune,
décapsuler ta dernière bière,
trinquer nous deux, face à la mer,
la mousse aux lèvres et vent debout.
J'aurais aimé, vraiment beaucoup.

GILLARD Rolande – Décembre 2004.

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