La réalité onirique
Fait vivre des instants troublants,
Qui sont apeurants ou magiques.
La nuit, le hasard fait semblant.
Souvent, me présente un jeune homme,
Qui redevient très important.
Or c'est soudainement tout comme
Une journée de mes vingt ans.
Mon père rêvait en plein jour.
Disait que la vie est un songe.
Elle fait croire à des mensonges,
Mais tout s'efface tour à tour.
Il fut combattant volontaire.
À Verdun où pleuvaient des bombes,
L'une d'elles ouvrit une tombe
Pour le plus aimé de ses frères.
Il pêchait longtemps, solitaire,
Ciel étoilé et air salin,
Ailleurs, pénétré du mystère
Que répandait le vent câlin.
Auprès de nous, il plaisantait,
Aimait à réciter des fables,
Ne passait un jour sans chanter,
Savait rendre le songe aimable.
02/11/2013
Commentaires
Très tendre et beau !