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D'ECORCE

D'ECORCE

 

 

Mourir

Pour rejaillir dans la sève d'un fruitier

 

Etre

De ton verger cet arbre si puissant

Que tu aimes regarder

 

Te fleurir au printemps

T'embrancher dans mes bras

T'embrasser dans mes branches

T'ombrager en été

 

 

Te nourrir en automne

Et envahir ta bouche

Juteuse de mes fruits

 

Espérant qu'un pépin

Te féconde les entrailles

Et que mes branches mortes

Te réchauffent l'hiver

Et que mes feuilles sèches

Te servent de litière

Chaque année

Inlassablement

Je me reverdirai

 

© SABAM - RICHARD Jean-Jacques

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Finis Terrae

Et voici le texte de quatrième de couverture de mon nouveau roman, Finis terrae. Sous les pavés, l'enfer.
Il vient de sortir en librairie!
Bruxelles, 1615. En plein cœur des prairies marécageuses bordant la Senne, Jérôme de Meester esquisse le tracé de la future rue Neuve. Finis terrae s’inspire de l’histoire des habitants du dernier témoin de cette époque, une maison quatre fois centenaire, classée, bordant l’artère devenue aujourd’hui la plus commerçante de la ville.
Capitale d’un « état-tampon » séparant les puissances ennemies, terre de passage où se croisent des armées errantes en quête de solde, des colporteurs, des comédiens et des peintres, des voyageurs et des émigrés de toutes les nations, Bruxelles, sous le régime espagnol, est convoitée, bombardée, ruinée, reconstruite. Les hommes y défendent âprement leurs privilèges, vénèrent les saints et se méfient de la religion, haïssent la France et copient Versailles, parlent en français, chantent en flamand, se saoulent avec philosophie et rêvent d’une société plus juste. Bruxelles, au XVIIe siècle, se cherche déjà une identité.

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JOURNAL DE BORD (ESPAGNE DU NORD).

Mes vacances d'été sur le littoral nord espagnol.

De SAN SEBASTIAN à LLANES.

 

Le 8 août 2014, je suis arrivée à SAN SEBASTIAN tôt le matin ; le soleil brillait.

Du balcon, où je paresse, murmure la ville arborescente et chaude. Des enfances s'expriment en espagnol avec joie et rapidité, jouent déjà malgré l'heure très matinale. Pour eux, les vacances de bord de mer continuent jusqu'à ce qu'elles touchent la coeur de la nuit, turbulentes et chantantes.

J'aime infiniment regarder vivre les enfants, se chamailler, non sans tendresse, entre-deux ; à de jeunes arbres gorgés de fruits ou de fleurs blanches ils me font penser.

L'océan atlantique au loin, impose tout son bleu, sa luisance ; les façades des maisons, des immeubles, grâce à lui s'éclaircissent, avec le ciel rivalisent en clarté. L'heure ici, est au centre même du soleil, étonnante d'exactitude !

Aujourd'hui le 9 août, découverte de la ville de SAN SEBASTIAN, de ses jardins, de ses ilôts floraux, d'elle toute entière, avec pour toile de fond la mer. Ecrire tout ça, me donne du bonheur à l'état pur ; le nectar du monde ruisselle en moi avec lenteur.

Je savoure chaque instant......

SAN SEBASTIAN, est une ville balnéaire superbe. L'architecture y est fréquemment ocre, lumineuse ; les places y sont animées et claires, puis des chemins blancs longent la plage.

Près de la mer où sont amarrés des voiliers blancs, tourne un carroussel or, un rien baroque.

Tout près de là, un chat roux, les yeux grand-ouverts, se prélasse dans un écrin vert et guette l'approche de l'oiseau bleu dans la pinède, chantant ; l'oireau étant insoucieux du chat oh combien paresseux !

Cet après midi, j'ai vu une petite fille titubante, tenant tout juste sur de jolis souliers roses, qui apprenait à marcher entre ses deux parents, à s'élancer, à tomber de temps-en-temps ; bref à se tenir debout presque toute seule.

L'apprentissage des fondamentaux, de l'autonomie première !

L'après-midi a été agréable et douce, pas de pluie, du soleil à n'en plus finir.

Les montagnes bleues au loin, atteignaient presque le ciel, me fascinaient ; une splendeur maritime à couper le souffle !

En fin de soirée, des ilôts à la fois sombres et lumineux flottaient sur l'atlantique argenté et paisible.

Ca et là, quelques mouettes encore, au dessus des flots assoupis, avec grâce planaient. Le couchant rougoyant illuminait le soir.

Ce matin 10 août, la chaleur s'installe déjà, assez forte, les arbres d'ailleurs sont immobiles comme alourdis ; ils sont pour la plupart fleuris et bien verts. Quelques voitures au loin vrombissent, puis murmure la mer,  pleine  déjà de cette enfance multicolore et matinale ; en Espagne et surtout en période estivale, les gens se lèvent tôt, pour profiter un peu de la fraicheur du soleil encore bleu, car plus tard, aux alentours de midi, ce sera l'incendie du jour !

J'ai dans la tête une flopée de mots ; une envolée  furtive, précieuse. Ne pas la perdre, alors vite l'écrire !

L'après-midi s'est achevé par une longue sieste, après avoir marché depuis midi à travers la ville, par l'été toute essoufflée.

Ici, l'atlantique est tellement bleu, qu'il semble avoir avalé la totalité du ciel ....

Et toujours l'immobilité arborescente, puis quelques chats alanguis, somnolants sur les terrasses en surplomb, enguirlandées de pétunias, de rosiers pourpres. Voilà, la soirée claire arrive, l'adolescence d'ici s'impose dans les bars à tapas, les restaurants bons-marché.

Parfois, une danseuse de flamenco enflamme une place, une avenue, accompagnée par l'extraordinaire voix d'une chanteuse andalouse vêtue tout en noir. La soirée s'annonce joyeuse et chaude.

Demain, nous quitterons SAN SEBASTIEN pour rejoindre BILBAO, plus à l'Ouest.

Nous sommes le matin du 11 août,

ça y est BILBAO l'urbaine, érige ses tours,  ses infrastructures modernes ; c'est bien plus bruyant que SAN SEBASTIAN, moins cossu.

Cet après-midi, nous partirons à sa découverte.

L'auberge de jeunesse où nous séjournons est immense, construite sur 8 étages, entre l'autoroute, une étendue arborescente et des terrains de sport ; ce qui est surprenant ici, c'est que tout se côtoie ; l'urbanisme à outrance avec les chants d'oiseaux, avec les fleurs citadines mais néanmoins sublimes.

Le soleil à l'heure ou j'écris ces quelques lignes est à son apogé, le ciel est un mélange de blanc et de bleu, plus laiteux qu'hier mais lumineux.

Ma chambre est spacieuse ; les murs sont rose-clair et le mobilier mauve (bof !). Les fenêtres sont fermées et sans rideau. La rumeur de la ville est très sonore, bien qu'asourdie, nous sommes au coeur de l'après-midi chaud.

Quelle déconvenue, je n'aime décidément pas cette ville, que je trouve sans caractère, ni cachet ; partout des artères grises et étroites, vieillotes. Par moments, de jolies sculptures, de somptueux monuments apparaissent mais ne s'accordent avec rien ; c'est une ville hétéroclite, faite de bric et de broc. Elle ne me parle pas, ne me touche pas.

Demain, nous irons visiter le Musée GUGGENHEM, dont l'architecte parait-il est impressionnante, vaut le détour. Ensuite, je rentrerais certainement lire ou écrire peut-être !

BILBAO est une ville qui respire mal, polluée ; même pas la mer pour l'adoucir un peu, l'aérer.

Athène, enfin sa cité moderne, lui ressemble terriblement ; fardée de gris et de noir, négligée.

En un mot ELLE EST TRISTE !

Je suis impatiente de partir d'ici ; je ne dis pas "quitter" car il me semble que dans son coeur je n'y suis jamais entrée. Ne dit-on pas le coeur de la ville ?

je n'y reviendrais sans doute jamais.

Malgré tout, je parviens à l'écrire, à décrire BILBAO ; une émotion ténue et froide s'impose à moi, ce qui est déjà un événement positif, contraire à de l'indifférence. Il s'agit simplement d'une grande déception.

Sommes arrivés à SANTANDER le 12 août.

Le voyage entre BILBAO et SANTANDER s'est bien déroulé, la route était à la fois maritime et montagneuse ; des bateaux, des voiliers, des espaces festifs défilaient. Le ciel était nuageux, mais point de pluie.

A l'arrivée, SANDANDER m'a fait bonne impression, contrairement à la ville précédente, moins industrielle, plus verte et puis la mer enfin s'étendait bleue-grise, tranquille. La pension "ANGELINE" m'a un peu surprise ; les hôtes étaient plutôt distants, bien qu'un tantinet souriants ; ici pas de petits-déjeuners, ni même la possibilité de faire de la cuisine. La chambre était toute boisée, petite, sans style particulier : Juste pour dormir et écrire un peu.

Là, je me prépare pour organiser un petit pique-nique sur une des nombreuses plages ; météo clémente.

La cathédrale de SANTANDER est atypique, assez sobre, et a été édifiée sur la première crypte datant du 13ème siècle. Les façades de l'église, de la cathédrale, ainsi que la robe de l'oiseau qui passe près de moi, alors que j'écris ce texte, ont la même teinte que le ciel d'ici : gris-blanc.

Il ne pleut toujours pas, c'est étrange un ciel gris qui ne s'inanime pas, se tait à ce point là !

L'enfance en Espagne est abondante, turbulente et joyeuse ; l'élégance des petites filles, des jeunes femmes, est très marquée, certaine. Ceci doit venir du fait, que dès leur plus jeune âge, les fillettes sont joliment et coquettement vêtues, arborent d'élégantes robes assorties souvent aux noeux multicolores qu'elles portent dans leurs chevelures majoritairement brunes. Les mères y veillent, leur transmettent sans doute cette part de féminité.

L'élégance naturelle des espagnoles est présente à chaque coin de rue ; elles l'ont apprise puis acquise semble t-il en même temps que l'alphabet, que les nombres infinis.

Ce soir, la pleine lune toute laiteuse, illumine le port bleu-marine, se pare de temps-en-temps d'une étole nuageuse.

Les passants ne parviennent pas à la photographier, à l'immortaliser dans son absolue nudité.

Demain, il va pleuvoir un peu, beaucoup, je ne sais pas encore, mais qu'importe puisque j'ai décidé de faire la grasse matinée jusqu'à midi au moins, ensuite je verrais.

Aujourd'hui 13 août, découverte des plages de SANTANDER ; elles y sont nombreuses, assez proches les unes des autres.

Après avoir longé les chemins côtiers, sous un ciel turquoise et chaud, nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer ; repas frugal mais délicieux.

Ensuite, nous avons fait une bonne sieste sous un cèdre majestueux, bien vert, à deux pas de la mer ; petite brise fraiche, rumeur berçante de l'atlantique diapré.

L'arborescence en ce lieu paradisiaque est magnifique, luxuriante ; tamaris, cèdres, chênes et rosiers se cotôient en mêlant parfois leurs feuillages lorsque le vent souffle un peu trop fort, comme cela a été le cas en cette fin d'après-midi.

Ce qui est surprenant dans cette région du nord de l'Espagne, surtout sur le littoral, c'est la versatilité de la météo ; de l'euphorie la plus exacerbée, le ciel d'un coup s'attriste, fait grise mine ! A ce moment là, tous les parasols multicolores des plagistes se ferment, l'enfance se précipite dans les bras de leurs parents, quant à l'adolescence, elle envahit les bars, les clubs de musique. ça ressemble, en un temps record, à une arrière saison en plein mois d'aôut.

Sinon, la journée a été trés agréable et plaisante, reposante.

Demain, nous rejoindrons la ville de LLANES ; on quitte la  Cantabrie.

Aujourd'hui 14 août, sommes arrivés à LLANES, petite ville située dans la province des Asturies en début d'après-midi, par l'autocar de la Cie espagnole Alsa . Le temps était frais, enfin moins chaud qu'hier et le ciel marbré et tourmenté ; pas de pluie de la journée pourtant, et des gens en vacances plein les rues. L'ambiance était bon enfant, joyeuse et festive.

Sur une petite place de la ville, non loin de la gare, trois jeunes garçons jouaient de la musique celtique ; un des trois jouait avec brio de la cornemuse, les deux autres du tambour. Ce devait être des galiciens, très jeunes, mais déjà prometteurs car doués.

Nous nous sommes ensuite promenés dans les rues de LLANES, pris un verre de bière en terrasse, pleine de gens assoiffés d'été, d'ensoleillement ; ça a été un moment infiniment chaleureux !

Nous logeons dans un petit village voisin, qui s'appelle "ECUE", très coquet où les habitants vous acceuillent avec jovialité et un sourire très ouvert ; un pur bonheur.

Nos hôtes font preuve d'une immense gentillesse, d'une hospitalité sans faille, nous ont même proposé pour le déjeuner du lendemain, de préparer avec eux "une tortilla" afin que nous la savourions ensemble, arrosée d'un bon petit vin local bien frais. Nous avons évidemment accepté cette invitation !

Nous apporterons le fromage et les fruits (melon, pastèque, papaye etc ....).

 

Paulina est la maîtresse des lieux, assez âgée, mais pleine de couleurs en dedans et sur elle ; elle rit continuellement, nous parle d'elle, de ses enfants et petits-enfants, pour lesquels elle ne tarit pas d'éloges, le coeur débordant d'amour et d'éclat !

Elle confectionne des robes folkloriques, des dentelles et même des chaussettes bleues en laine (couleur des Asturies), ce dont elle est très fière.

Paulina est une personne haute en couleurs, une sacrée personnalité ; une figure emblématique de "ECUE" et même de LLANES ; beaucoup de gens la connaissent. Seulement, il ne faut pas prononcer Paulina mais Paolina, c'est en espagnol chantant !

Quant à son fils Jésus, il est charmant, agréable, convivial ; il partage le quotidien de sa mère, la protège, veille sur elle en permanence. Paulina semble être la femme de sa vie d'une certaine façon.

C'est très beau ......

Il me fait penser à mon père qui lui aussi était en adoration pour sa mère, donc ma grand-mère Angèle.

j'écris ces quelques lignes, depuis un lit tout bleu, plein de fleurs ; les rideaux de la chambre sont bleus-ciel, on les croirait en soie, et les voilages d'un blanc neige, en dentelle. Pas un bruit dehors, le village dort ......

Nous sommes le 15 août, le petit déjeuner pris en compagnie de Jésus et de Paulina fut un moment mémorable, exquis. Paulina nous a parlé avec sa verve coutumière, de sa jeunesse, de ses deux enfants qu'elle a perdus et qui sont inhumés au cimetière du "petit Clamart" en région parisienne, sous le regard admiratif de son fils qui s'occupait du linge car Paulina du fait de son arthrose ne peut plus vaquer à ce genre d'activités domestiques.

Paulina nous a raconté que lorsqu'elle était jeune fille, son "amoureux" lui envoyait des lettres qui comportaient des messages dont les lignes étaient écrites à l'envers, afin que ça reste secret. Paulina, au début ne parvenait pas à lire ce qui était écrit,  car elle ignorait qu'il fallait que le texte soit face à un miroir pour être déchiffré. Lorsque son "amoureux" le lui a ppris, elle a enfin réussi à déchiffrer, décoder, les messages d'amour.

La cuisine ce matin, était pleine de soleil, dehors le ciel était d'un bleu océanique, très chaud.

Des rires d'enfants ici et là fusaient, retentissaient parmi les fleurs, les arbres, les orangers ; quelques chats, en balade sur la petite place principale, ensoleillée et chaude.

Dans la matinée, nous sommes le 16 août, nous avons longé une petite route sinueuse, en pente douce ; de chaque côté d'elle, étaient construites de ravissantes maisons, typiques des Asturies, bleues, vertes, jaunes citron, quelques blanches également.

De ci de là, des magnolias, des arbres dont les fleurs étaient d'un bleu éblouissant régalaient nos yeux immenses, puis bien plus haut, l'océan atlantique, magnifique, se découvrait à nous.

Nous nous y sommes un peu baignés ; paysage grandiose dans sa simplicité, un joyau !

Cet après-midi, a été fort plaisant ; découverte du port de LLANES, nous y avons flâné, pris des photos des alentours, puis dégusté des patisseries locales, caressé un superbe chat roux, pris un verre de menthe à  l'eau à une terrasse de café ; non loin un accordéoniste nous offrait une belle mélodie. Nous étions "simplement bien".

Nous sommes restés ainsi une bonne heure, jusqu'à la tombée du soir, puis sommes retournés chez Paulina et Jésus pour discuter de tout et de rien avec eux. Un laps de temps heureux !

L'essentiel de la vie par de la légèreté se transmet parfois, nourrit, nous rendant ainsi perméable au meilleur.

Demain, nous partirons pour la ville de GIJON, où nous séjournerons deux jours.

 

Suite et fin de ce journal de bord, en fin de semaine.

De GIJON à SANTIAGO DE COMPOSTELLE.

 

 

 

 

 

 

 

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Libre JGobert

Le soleil venait juste de se lever et le souvenir de cette vieille histoire lui revenait en mémoire. C’était à la fin de l’été et elle n’avait toujours pas compris ce qui lui arrivait. Elle avait vécu cette séparation, cette décision comme un acte insensé, incompréhensif et gardé le souvenir indélébile de ce moment si particulier.

Ce jeune couple, qui comptait tant pour elle, l’avait blessée en quelques secondes en lui annonçant leur rupture. Elle les voyait vivre depuis si longtemps ensemble. Un amour de jeunesse qui avait lentement évolué et qui s’était révélé être une grande passion.  Elle aimait les voir s’enlacer, se tenir par la main les yeux dans les yeux. Par moment, elle s’identifiait à eux un instant.  Vivre cette histoire par procuration sans doute pour combler le manque qui lui faisait si mal.  

Les raisons de cette rupture ne lui revenaient pas à la mémoire, elle avait oublié. Il ne restait que le souvenir d’un désaccord douloureux et long à guérir.

Les jeunes reprirent vite leur indépendance malgré leur tristesse et une nouvelle vie commença pour eux.  Au bout de quelques temps, tout rentra dans l’ordre. Chacun partit dans une autre direction, un autre destin  et finalement, la décision prise était la bonne.

Le soleil était triste, la nature savait qu’elle aurait à subir les assauts de l’automne et que peu à peu la vie se retirerait de cette belle végétation encore pleine de force.

Ces histoires de séparation lui faisaient toujours le même effet. Elle y pensait depuis qu’elle avait vécu ce genre d’épreuve.  Elle avait mis longtemps à s’en remettre, à se relever et la moindre allusion la rendait sombre et mélancolique.  La vie reprit son cours laissant en sommeil cette histoire au fond de son cœur.

Elle se prenait souvent à méditer, à réfléchir et à refaire le script de cette aventure qui n’avait duré qu’un moment,  et qu’elle avait pris pour une réalité incontournable.  Des mots d’amour qui résonnaient comme un chant, une romance et qui avaient le goût sincère et réel d’un sentiment qu’elle avait cru unique.

Elle le supposa longtemps partagée néanmoins à un jeu de dupe qui,  pour elle, dura une éternité.

Un jour, elle le rencontra par le plus grand des hasards et en fut bouleversée. A peine un regard de ses grands yeux noirs et déjà, il disparut sans la voir. Elle sentit qu’il ne restait aucun souvenir d’elle dans cet homme. Elle s’arrêta. Elle demeura sur place à compter le temps qu’elle avait passé à l’attendre, à l’aimer secrètement.  Elle s’indigna et pleura un long moment en vain.

Le visage en larme, une fine pluie tombait maintenant ruisselante et salutaire.  L’eau s’infiltrait  régulière et douce sous ses vêtements.  Elle restait dehors à savourer, déguster cette fraicheur qui lui faisait du bien. Cette eau la lavait, la douchait de ses vieux souvenirs dessués et la rendait propre et  légère.  Elle sentit son âme renaitre et son cœur se libérer.

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Il règne sur mon tout

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Artiste John Poppleton

Dans mes nuages de fable la sève de mes notes s'épanche
et s'extravase dans la rivière des pleins et des creux de ma déréliction.
Pour que le nous soit encore, ma plume effilée se fait pulsatile
dans l'épaisseur soyeuse de la céleste manne cherchant à ouvrir
l'antre sculpté qui poudroiera mes ténèbres d'illusion.
À la fréquence de l'indicible, l'hégémonie de ma supplique
que le manque m'inflige s'élève dans les vapeurs de la voie lactée,
déchirant les heures blanches amputées de ta présence.
Entre néant et infini se révèle en moi l'ancre de mes songes
sous les traits purs d'un corps iridescent
qui devant la toile voilée de mes pupilles vient étreindre
au chevet de mon sourire le fruit de ma confidence.

Nom d'auteur Sonia Gallet
recueil © 2014.

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“Temps de dormance” Raymond MATABOSCH

Le haïku, terme créé par Shiki Masaoka, -1867-1902 -, est une forme poétique très codifiée d’origine japonaise, à forte composante symbolique, dont la paternité est attribuée à Bashô, - 1644-1694 -. Le haïku tire son origine du « Tanka », ou « waka », terme de poésie traditionnelle japonaise. Il s’agit d’un poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses. Encore appelé « Haïkaï », ou « hokku », - son nom originel -, ce poème comporte traditionnellement 17 mores, écrits verticalement. Les haïku ne sont connus en Occident que depuis à peine plus d’un siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s’inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s’écrivait sur une seule colonne sous la forme d’un tercet composé de 3 vers de 5, 7 et 5 pieds pour les haïku occidentaux…

ISBN 9781291748307 -  Prix : 14,00€

Pour acquérir cet ouvrage :

En France : Lulu.com, Amazon.fr
Aux États Unis : Amazon.com, Barnes & Noble
Au Royaume Uni : Amazon.co.uk
En Inde : Amazon.in

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Mettons-nous en scène

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Au-delà de ce présent vécu, ce passé parfois douloureux, souvent vécu de façon despotique, emmurée par les dogmes des sociétés bien pensantes, avec de temps en temps des bouffées de libertés, la nudité de cette existence, oublions-la !

Là, ce n’est qu’une métaphore ce mot, nudité !

Le rouge, signe de révolution, de liberté, j’aime cette couleur, enveloppe-toi avec !

Signe aussi de danger mais sans comparaison avec ceux vécus, pas de coup, pas de blessure, rien que des mots critiquant notre façon de vivre. Mots dits par des imbéciles, dirigés par ces croyances d’un autre temps !

Nous sommes au vingt et unième siècle, dans un pays épris de liberté, il y a encore par ici, par là, des foyers infestés de ces endoctrinés, même ceux qui hypocritement disent ne plus l’être, ils ne sont pas éternels et la liberté est très contagieuse !

Regardons autour de nous, constatons, aucun despotisme ne dure !

 

Tu es ma muse, mon égérie et n’en déplaise, tu le seras encore pour longtemps.

Ta nudité n’est plus ici une métaphore, maintenant elle exploitée pour mieux t’encenser, te glorifier, te mettre sur un piédestal !

J’ai encore plein de rêves à poser à côté des tiens, sur le papier, la toile.

Nous allons continuer cette idée commune de réaliser, ce « Je nous mets en scène » que je voudrais rebaptiser : « Mettons-nous en scène ! » par Diabliczka et Méphisto !

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Émois et admiration

 

                                                                            Propos

 

J'ai eu hier soir, l'immense privilège d'assister, grâce à la magie de la télévision, à un concert donné par l'orchestre philharmonique de Vienne.

Le pianiste, au premier plan, était Lang Lang, dont je n'avais jamais entendu le nom.

Je fus fascinée par la joie qu'il exprimait en jouant avec une dextérité indicible.

À la fin du spectacle il a interprété la marche turque de Mozart. Ce fut un enchantement.

Me retrouvant à méditer, j'ai ressenti une immense tendresse pour les très nombreux musiciens motivés par un chef d'orchestre émérite.

Chacun d'eux par son intelligence, sa sensibilité, son talent et son savoir, acquis à la suite de longues années d'efforts soutenus, fait honneur à race humaine.

Emplie d'émois et d'admiration, je me suis sentie toute petite.

 

23 août 2014

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LETTRE A UN FOETUS

LETTRE A UN FOETUS

 

Tu n'es pas encor né toi mon petit bébé

Il n'y a que six mois que je l'ai fécondée

Cette belle Vénus qui sera ta maman

Et pourtant tu lui causes déjà bien du tourment

 

Je t'en prie laisse-lui le temps de respirer

Calme-toi un instant arrête de bouger

Maintenant qu'elle dort pourrais-tu t'empêcher 

Pendant une heure ou deux de donner des coups d’ pieds

 

Ce n'est pas aujourd'hui que tu pourras sortir

On n'est pas encor prêt on n'a pas de prénom

Ton berceau n'est pas fait dans notre cabanon

Mais dans trois mois c'est sûr on pourra t'accueillir

 

En attendant dis-moi ça te ferait plaisir

Que ce jour je sois là pour t'aider à sortir

Ta maman se prépare avec application

Pour que tu n'aies pas mal malgré les contractions

 

Tu verras mon enfant comme le monde est grand

Comme les fleurs sont belles et les oiseaux charmants

La lune toute en or et le soleil de feu

Tu verras le ciel bleu oui tu seras heureux

 

Tu verras  plein de choses et sentiras des roses

Mais je peux te prédir' ce qu'est l'apothéose

En effet le plus beau le meilleur le plus grand

C'est tu le comprendras le cœur de ta maman

 

© SABAM - RICHARD Jean-Jacques

 

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SUR UN COIN DE TABLE...

Sur un coin de table au petit matin

Entre café et pain beurré...

On se retrouve plume à la main

Avec ces mots qui veulent couler!

Elle est en nous la douce fièvre

Qui fait éclore tant de pensées...

Elle brûle du papier aux lèvres

Elle donne des couleurs aux années!

Alors les sens se sentent en fête

Tant de saveurs à explorer!

Des rimes on peut faire la conquête

Si notre cœur reste éveillé...

J.G.

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L' existentialisme est un humanisme

"L' existentialisme est un humanisme" est un texte d'une conférence prononcée en 1946 au "Club Maintenant" par l'écrivain et philosophe français Jean-Paul Sartre (1905-1980), publié en 1946. Cette conférence se proposait, au moment de la grande vogue de l'existentialisme en France et en Europe, de présenter un exposé simple de ses thèses, de redresser quelques erreurs et préjugés, de répondre à des reproches qui lui ont été faits. Les marxistes ont accusé l'existentialisme de quiétisme et de subjectivisme, les catholiques de pessimisme et d'individualisme. De plus, la vogue de l'existentialisme fait qu'on emploie ce mot à propos de n'importe quoi, et que son sens devient très vague pour la plupart.

En fait, l'existentialisme est d'abord une doctrine philosophique. Il y a un existentialisme chrétien représenté par Jaspers et Gabriel Marcel, et un existentialisme athée, celui d' Heidegger et de Sartre. Tous posent que l'existence précède l'essence, c'est-à-dire que la réflexion sur l'homme doit partir de la subjectivité. En cela l'existentialisme diffère de la philosophie classique du XVIIe siècle, où un Dieu créateur doit poser l'existence de l'homme avant de le fabriquer comme un artisan fabrique un produit, d'après un concept de son entendement.

L'idée que l'essence précède l'existence survit à la croyance en Dieu dans la philosophie du XVIIIe siècle. L'existentialisme athée, en posant au contraire que l'existence précède l'essence, tire toutes les conséquences de l' athéisme. Pour lui, il n'y a pas de nature humaine, l'homme est ce qu'il se fait, et se définit d'abord par un projet, qui est un choix originel de son être, et se manifeste dans la totalité de ses conduites. Par ce projet l'homme choisit tous les hommes en même temps qu'il se choisit, car il pose par là une image de l'homme tel qu'il doit être. Le choix est la position d'une valeur. Ainsi chaque homme engage à chaque instant l'humanité tout entière. De là vient la place privilégiée que l'existentialisme donne à l' angoisse comme révélation du délaissement de l'homme dans la liberté. L' angoisse débouche sur le sentiment de la responsabilité, donc sur l' action et la morale. Ainsi l'existentialisme ne fonde pas la morale sur un ordre subjectif des valeurs, mais sur la liberté radicale de l'homme: "l'homme est condamné à être libre". Le choix moral est invention, non obéissance. Le désespoir qu'on reproche à l'existentialisme de prêcher n'est que le sentiment de la liberté radicale de l'homme, à partir de laquelle on ne peut préjuger de ses actions, puisqu'il n'y a pas de nature humaine. Son pessimisme est au fond une "dureté optimiste" qui refuse de nier la responsabilité au profit d'un déterminisme qui justifierait les défaillances humaines.

L'existentialisme est un humanisme de l'action et de la liberté. Le subjectivisme de l'existentialisme n'est pas un signe de son origine bourgeoise, comme le prétendent les communistes, mais procède du refus de faire de l'homme un objet. Il implique l'intersubjectivité, car c'est seulement par rapport aux autres que se définit l'existence de l'homme, et son universalité n'est pas dans son essence mais dans sa situation: chaque homme est lié à tous les autres par la réalité concrète de sa situation. La liberté doit être voulue à la fois pour soi et pour tous les hommes, elle débouche ainsi sur une communauté fondée sur la liberté, et par là sur un humanisme. Cet humanisme est ouvert, il est toujours à faire, car il vise une libération de l'homme qui doit toujours être reprise, car l'homme ne se réduit jamais à un donné. Cet exposé est suivi d'une discussion entre Sartre et Naville, où Sartre précise les points communs et les divergences de l'existentialisme et du marxisme.

 

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Au-delà du possible

 

Hommage à Catherine Léger, la Québécoise funambule.

 

Les humains limités dans leur pouvoir d’agir,

Craintifs, se méfiant des pièges invisibles,

Assistent sidérés aux exploits indicibles

De mortels s’exposant au danger sans frémir.

Sans harnais protecteur, étrange ballerine,

Dans un balancement faible et majestueux,

Trente mètres au-dessus du fleuve impétueux,

Avance sur un fil la douce Catherine.

Les témoin ébahis se demandent comment,

Des miracles rêvés se révèlent possibles.

Par leur témérité et leur foi invincible.

Des êtres vivent enfin leur fol enchantement.

Leur grandeur apparaît sublime, fascinante

Et console des crimes issus de la folie.

Mais, nous, restons sujets aux frayeurs qui nous lient,

Essayant d’affermir notre ardeur chancelante.

J’aimerais tant connaître et inscrire le nom

De chacun des héros qui honore la race.

Je sais que très bientôt, on en perdra la trace

Or la plupart d’entre eux n’ont cure de renom.

27 août 2005

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4 septembre 2014
Musée national des arts asiatiques Guimet 


5 septembre 2014
INHA


6 septembre 2014
Musée du quai Branly

Colloque scientifique international

Organisé par le Centre de Recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-Sorbonne (CREOPS), en partenariat avec l'INHA.

Ce colloque est destiné à présenter l’avancée des connaissances dans le domaine des arts du Vietnam des périodes anciennes jusqu’à aujourd’hui. Cet événement rassemblera des spécialistes internationaux de ces questions (France et Vietnam, mais aussi Amérique du Nord, Europe et Asie) afin de stimuler des échanges interdisciplinaires tout en présentant la diversité et la richesse des arts vietnamiens d'une façon exigeante et accessible au grand public. C'est le premier colloque scientifique consacré aux arts vietnamiens organisé en dehors du Vietnam ».

Le programme

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James Kerr, intelligent et irrévérencieux présente « maladroitement » au moyen de collages animés des sujets d'œuvres d’art de la Renaissance dans des situations contemporaines.

Ces œuvres facétieuses, parfois hilarantes, aussi sarcastiques, sont extrêmement provocatrices.

On apprécie ou pas, mais en tout cas, ce travail est intéressant et complètement ancré dans une l’expression d’une contemporanéité à laquelle on ne peut que difficilement échapper.

Je tiens à dire que cet "exercice" ne peut en tout cas pas nous dispenser d'apprécier et parfois de révérer les oeuvres de la renaissance qui ont inspiré ces "travaux".

James Kerr propose ses amusettes quasi journalièrement sur Tumblr

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Et une des dernières méditations du turbulent James Kerr: Honni soit celui qui mal y pense?

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Marché aux âmes

Approchez gentes dames, gentils messieurs !
Comme l'on parlait jadis sur les foires
Pour attirer le passant, le nez aux cieux
Et le plonger tout cru dans leurs belles histoires.
Approchez, ici on vend des âmes, des bonnes, des pures
Qui ont peu servi et bien loin de l'usure
Ou parfaite ou quasi, pleines de bel esprit
Qu'à ce prix le vôtre s'en verra embelli.
Tenez, celle-ci, m'en donnerez-vous combien ?
C'est celle d'un prophète ou encore celle-là
Du plus grand cru d'académicien.
L'une ou l'autre grand bien vous fera.
J'ai aussi de l'écrivain, du petit, pas cher,
Du laborieux qui grattait comme un forçat
Au pied du mur qui ne fut jamais une chaire,
Qui vous passe la plume d'un labeur bien ingrat.
Mais aimerez-vous plutôt l'âme enrubannée
Couverte de médailles au garde-à-vous du drapeau
Pour une route naïvement décorée
Celle, vous menant héroïquement au tombeau ?
Ou encore celle-ci d'un président d'un pays ,
Il vous faudra alors aussi la carte d'un parti,
Un peu cher pour ce parcours de prestige
Pour une cuisine du monde qui donne le vertige !
A moins que vous n'aimiez l'or de préférence
Et songiez à dormir sur les images de votre enfance
Vous pourriez alors opter pour des âmes pieuses,
Plus proches, voyez-vous, de ce marché-là,
Mais pardonnez à leur rigueur heureuse
Elles ne veulent quitter leur au-delà.
A votre oeil qui s'éclaire devant ce ballon
Je devine que c'est lui qui vous tente
Avec lui, certes, tout paraît bien rond
Comme une terre qui tournerait toute contente.
D'ailleurs le prix en est trop élevé,
Trop de demandes, voyez-vous, pour cette facilité.
J'ai bien celle-là, enfin, mais personne n'en veut
Une âme vide de tout, le nez dans les nuages
Rien dans les mains, qui vit de peu
Et qui sur ce marché ne coûte rien en héritage !
Approchez gentes dames, gentils messieurs...

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Colère et mécontentement

 Propos

Chaque état d’âme n’est connu que de ceux qui l’ont éprouvé. Dès son plus jeune âge, un enfant manifeste ses sentiments; il se montre heureux, désappointé, envieux, craintif, chagrin ou en colère.

Il est possible d’être adulte en ignorant ce qu’est la haine, la jalousie dévastatrice, mais bien rarement la colère.

Une décision équitable peut anéantir un espoir mais ne cause pas de révolte.

Tout être humain discerne généralement vite ce qui est juste ou ne l’est pas. Il refuse d’accepter un tort immérité, s’en irrite avec plus ou moins d’énergie.

On a entendu dire que « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.» et souvent aussi« que la colère est mauvaise conseillère » Or ce sont là des mots que l’on oublie quand une impulsion nous pousse à la révolte.

On reçoit un coup, on le rend, avec des conséquences parfois non voulues et tout à fait imprévisibles.

On ne réfléchit pas quand on est en colère. On réagit selon son caractère et son degré d’éducation.

Ceux qui ont enfin acquis une heureuse sérénité, qui ont compris la relativité des choses

qui les affectent, sont étonnés de se découvrir tout aussi vulnérables à la colère quand ils la ressentent à nouveau.

L’indignation engendre la colère. Ne pas s’insurger dans certaines circonstances révèle un manque de sensibilité ou une moralité douteuse. Mais l’on peut blâmer intérieurement sans prendre parti.

Souvent, sans la grande ire de citoyens responsables, il n’y aurait pas de changements souhaitables à la condition de vie d’une collectivité qui se tait par crainte.

Honneur à ceux qui se sont exposés pour une juste cause, qui ont pris les armes ou qui se sont servi de la parole pour accuser avec véhémence.

Il est impératif d’enseigner clairement aux jeunes les effets dramatiques qui peuvent résulter d’un geste impulsif causé par la colère.

Il arrive qu'en vieillissant certaines personnes éprouvent du mécontentement et non plus de la colère. Elles ont compris que vivant dans un monde où abondent les fous, on a intérêt à ne pas se faire un sang d'encre pour des torts incontournables.

20 août 2014

 

 

 

 

 

 

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Jusqu'à ce jour maudit du massacre !

À coup de machettes, à coup de haine...

Et de longues flammes pourpres

d'envahir la ville sous les hurlements des insensés.

Au milieu des cris des femmes, des enfants, des vieillards !!

Toutes races confondues dans la même couleur : rouge-sang.

Ils s'enfuyaient dans les rues dévastées

et les pétales des roses s'éparpillaient

les couvrant d'un étrange manteau de neige colorée,

au parfum plus suave encore.

Ma ville du passé, comme je t'ai aimée

jadis ….. il y a si longtemps.

La cour des roses, près de la Cathédrale …

Les lueurs rouges sur le Fleuve

A l'heure du coucher ….

Requiem aeternam dona eis pace …. (écrit le 19 novembre 2012)

En souvenir d'épisodes sanglants et des massacres de 1964 qui seront commémorés en la Cathédrale St Michel et Gudule le 20 septembre de cette année.

En une cérémonie multi-ethnique

© Rolande Quivron

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