Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16185)

Trier par

La cathédrale aux roses (seconde partie)

Lueurs prémonitoires du malheur qui s'annonçait.

Au retour, la maison avait pris des tons rouges, sanglants. Déjà …

Mais les Bons Pères cultivaient les roses

avec tendresse, avec amour et leur parfum sublime

envahissait la maison Cathédrale.

A cette heure du coucher les lueurs d'incendies

glissaient aussi sur elle, si belle. Bravant le fleuve !

Elles se transformaient en longues flammes pourpres

Et pourtant, les roses ne se fanaient guère !

Toujours elles renaissaient, de plus en plus belles.

Car l'Amour était leur nourriture.

Lire la suite...

La cathédrale aux roses (première partie)

La Cathédrale aux roses

J'ai connu un pays où les roses

jamais ne se fanaient

Il hante souvent mes nuits sans sommeil

Je revois cette cour sous les Tropiques

sur la ligne d'Equateur

où régnait une chaleur moite, visqueuse.

Là, près de la Cathédrale, près du fleuve Congo

Qui lançait au loin des lueurs d'incendies

à cette heure du soir où le soleil se couchait.

Les jeunes s'égaraient sur les murs de l'école,

pour y flirter, bavarder, se nourrir de beauté.

Noirs et blancs mêlés :

 promesse d'avenir

                                                 aux multiples couleurs.

Lueurs d'incendie que j'emportais chez moi

                                                  après la promenade.

                                                   Lueurs d'incendie

                                          qui devenaient flammes réelles

                                                       dans ma tête !

Lire la suite...

Une rencontre JGobert

Sous un vieux saule éventré se cache une mare. Encerclé d’herbes folles,  ce petit point d’eau reçoit et abrite les petits animaux du coin. Apparaît souvent un être que peu de personnes aiment. Hideux sous sa peau boursoufflée, il n’a pas reçu les faveurs du créateur. Et pourtant, sa vie vaut bien celle d’une autre et sa laideur n’est pas un critère de sélection. Une grosse pierre l’accueille chaque jour et il prend un peu de chaleur quand le soleil apparaît. L'ayant aperçu plusieurs jours de suite durant ma promenade matinale, je suis revenu le voir. Ma patience se fait tendre en attendant mon nouvel ami. Celui-ci me fait attendre. La pluie se remet à tomber. L'été est pluvieux.  Et toute cette eau qui se déverse sur la nature la noie.

Mais d’un saut assuré, il se pose sur ce caillou et me regarde. Il a senti ma présence et ne bouge pas. Sa peau épaisse le protège et le dissimule, le rendant parfois invisible. Pourtant considéré comme utile et consommant de nombreux insectes, ce petit batracien est mal aimé et est une victime menacée.

Dans mes souvenirs d’enfance, dans les contes d’autrefois,  transformé en prince charmant ou en vilaine sorcière, cet animal a animé mes soirées et fait vivre mon imagination. Souvent associé aux maléfices et aux rituels magiques, il a occupé une place de choix dans la sorcellerie. Plus tard, traversant la légende des siècles, un grand poète l’a mis à l’honneur dans un de ses textes les plus forts et je garde encore l’émotion de sa fin tragique.

Un matin gris sous un ciel de pluie, je m’aventure dans le petit jardin jouxtant ma terrasse et découvre ce crapaud tapi dans un coin et ayant l’air apeuré et mal en point.  Il ne bouge plus et respire bruyamment. N’ayant que peu de temps à lui consacrer, je le laisse à l’endroit qu’il a choisi et promets de revenir dés que mon temps le permettra. Ma journée passe lentement et mon esprit ne quitte pas ce petit être hideux qui j’espère m’attend chez moi.  Mon travail terminé, je file à toute vitesse et plonge directement dans le jardin prenant soin de marcher doucement pour ne pas l’effrayer.  Il a disparu.  Ma déception est grande, j’aurai aimé l’aider avec le peu de moyen qu’un humain peut avoir sur un tel animal.

La pluie retombe avec force et me contraint de me mettre à l’abri, je rentre me sécher. Le matin suivant, à peine levé, je me rends sur la terrasse et cherche de nouveau ce batracien peut-être revenu.  Cette fois, il a bien disparu et n’apparaitra plus. Mon esprit s’envole et la vie trépidante reprend ses droits oubliant presque ce petit hideux.

Un soir, assis sur ma terrasse, écoutant les bruits autour de moi, un son inhabituel me fait tendre l’oreille et laisse mon attention en éveil. Un vilain bruit qui ne ressemble pas aux chants des oiseaux et qui, directement, me fait penser à ce batracien de la mare d’à coté. Mes yeux le cherchent et enfin, je le découvre dans les feuilles mortes. Il me regarde d’un œil vitreux et gonfle de nouveau sa gorge délivrant ainsi ce son si particulier. L’espace d’un instant, nos regards se croisent. Un moment de grâce que souvent les humains se refusent. Un minuscule instant d’humanité si rare entre race. Une étincelle de vie entre espèce. Ma soirée est rayonnante et je savoure ce plaisir si rare d’une rencontre si improbable.  

 

Lire la suite...

Aphorismes sur le mot;Penser

Penser

Quand tout à fait passif, on se détend en observant, la mémoire, assez vite, profite d’une sensation pour activer notre pensée.

Penser

La pensée devient inaudible quand le regard émerveillé s’attarde à contempler.

Penser

Une suite de pensées spontanées se présente à notre esprit dés qu’il n’est pas concentré sur une réflexion précise. On en prend conscience ou on les laisse se dissiper sans y attacher d’importance

Penser

S’attarder à penser ne cause ni chagrin ni angoisse quand en fin de parcours on est immunisé et

c'est une façon de faire le point sereinement ou simplement de se distraire.

Penser

Penser est une activité agréable dans la détente quand un environnement favorable nous y invite. Ce peut être une occasion propice aux réminiscences ou à la créativité.

Penser

Plus on s’agite et moins l’on pense. On partage des activités physiques, on garde pour soi toute

réflexion qui pourrait paraîtrait sans intérêt.

Penser

Penser requiert silence, solitude et inaction. Si chacun a, généralement, de plus en plus de temps pour des loisirs, les plus nombreux choisissent des activités qui entraînent des efforts physiques et se préoccupent fort peu de passer du temps à méditer.

Penser

En partant de la pensée d'un autre, on devrait arriver à sa propre vérité.

Penser

Notre bien-être dépend essentiellement de nos pensées d'où la nécessité d'adopter une attitude positive.

Penser

Les idées des autres que l'on s'approprie au lieu de penser par soi-même, ressemble à du prêt à porter.

Penser

 Parfois,  agir sans trop y penser peut causer de graves regrets.

Lire la suite...

Attristée, je médite

 

Un ami vient de nous quitter

Sans doute avec un doux sourire.

Je me surprends à méditer.

 

Des fleurs pour un ultime adieu.

De l’être, si vivant hier,

L’âme s’est échappée sans bruit.

Le voilà une chose inerte

Et destinée à devenir,

Subrepticement un déchet.

Vinicius de Moraes

Avait requis pour le poète

Qu’il ne soit pas jeté en terre.

Angoissée, je pense en silence,

Que je clamerai à mon tour:

Ne m’enterrez pas, brûlez-moi!

Le feu ne produit que des cendres,

Poudre que laisse au bout des doigts

L’aile effleurée d’un papillon

Lire la suite...

Maurice Stencel vient de nous quitter

Petite interview par Actu-TV:

Pseudo ou nom réel ?
Nom réel

Où habites-tu ?
Bruxelles. Uccle plus précisément. Bruxelles, tu le sais, est constituée de provinciaux. J’ai toujours ajouté, pourquoi ?, Mais je suis wallon. Picard, en vérité. C’est ainsi, j’imagine, qu’on devient citoyen du monde.

Une famille, des enfants ?
Un fils, une fille. Il fût un temps où cela se nommait : le choix du roi. Pour qui connait la loi des probabilités, ce n’est évidemment pas vrai. Les jeunes mariés pensent à tout autre chose que des enfants. Du moins, durant la nuit. Pourquoi la nuit ? Tu as raison : pourquoi la nuit ?

Sucré ou salé ?
Mon père disait de certains événements qui vous bousculent : c’est le sel de la vie. De ceux qui vous réjouissent, qui donc dira : pur sucre ! Réponse : je ne sais pas.

Que fais-tu dans la vie ? 
J’écris. Tous les jours. Ne serait-ce que quelques lignes. Comme l’artisan qui se rend tous les jours à son établi. Ecrire, c’est apprendre à écrire.

Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?
Il y a quelques années à peine. Un besoin «irrépressible », le mot est idiot, je sais.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?
Non. 

Pourquoi Chloé des Lys ? 
Parce que tu me l’as suggéré. Pourquoi pas Chloé des Lys ? Gallimard ? Ah, bien sûr ! Mais il aurait fallu le leur soumettre. Ecrire ou s’efforcer de publier ? That is the question. Pour moi en tout cas.

Quel ouvrage vas-tu publier ? 
Un court roman sous forme de récit. C’est quoi un juif ? Je n’ai pas encore de réponse.

Comment fais-tu pour essayer de te faire connaître ? 
Je tiens un blog où, dès qu’elle est achevée, je jette ma nouvelle dont je n’aperçois que plus tard qu’elle doit être réécrite aux yeux de lecteurs reconnus ou non qui font clic ou pas clic.

Projets pour la suite ? 
Des nouvelles, des nouvelles, des instants où la vie bascule. Et des cornichonneries pour faire sourire. Si elles étaient plus courtes et plus sérieuses, je les baptiserais apophtegmes de monsieur Stencel.

Pourquoi écris-tu et comment ? 
Même ça, je ne sais pas non plus.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur…
Je ne lis plus depuis que j’écris, de peur d’être influencé. Mes coups de cœur ? Le dernier : Kundera. Pour le reste : surtout curieux et soucieux de comprendre.

Une amie ou un ami ? 
Anne-Michèle Hamesse, une écrivaine belge.

Tes Hobbys ? 
Cela semble convenu : écrire.

Un blog ?
maurice-stencel.com. Voir plus haut. Sur FB : des interventions à contre-courant. Un contre tous, c’est une manie qui contrarie nombre des miens mais qui en amuse d’autres, et moi. Un peintre, Richard Kenigsman, a reçu en dépôt le onzième commandement : tu choisiras le rire. J’essaye de m’y tenir, merci mon dieu !

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?
la connerie de ceux qui savent, et en dissertent pompeusement.

Ta citation favorite 
Deux pour le prix d’une : La vertu est faite d’occasions qui ne se sont pas rencontrées. Je partirai comme je ne suis jamais venu. ( Pr. Birgenstein. Université de Heidelberg.) Ou quelque chose comme ça.

Une qualité ou un défaut 
Etre beau et con tout à la fois, ne serait-ce que cinq minutes. Et passer à la télévision, ne serait-ce que cinq minutes.

Un souhait
Idem.

Quelle est la question la plus idiote qu'on puiçsse te poser ?
Devines !

Lire la suite...

Précoce automne

P9180001-copie-1.jpg

Tous les orpins dorés commencent à rosir

En offrant leur nectar aux actives abeilles.

Un vent léger anime les branches et les tiges,

De grands nuages blancs s'attardent dans le ciel.

 

On se sent enchanté mais cependant ému

Car on perçoit déjà le souffle de l'automne.

Dans les jardins, les fleurs qui vont s'épanouir

Seront les derniers dons d'un été pluvieux.

 

Bientôt nous reviendra, grandiose, magique,

Le spectacle grisant des arbres somptueux;

Sans fumée, les forêts nous sembleront en flammes.

Au Québec, l'automne est une apothéose.

 

18 août 2014

Lire la suite...

Va, poète !

Poète du Néant tu viens
Poète au Néant tu vas
Mais puisque le Néant n'est rien
Et puisque c'est ainsi tout va.

Crains-tu le souffle qui s'arrête ?
Jamais il ne cessera
Et battra le coeur dans la fête
Des multitudes de bras

Compte tout autour de toi
Des vertiges, des plaintes, pourquoi ?
De beaux yeux qui se taisent
Et des cieux tout bleus qui apaisent

Poète du Néant tu viens
Poète au Néant tu vas
N'aie pas de crainte tu es là
Petit à petit tu deviens

Du Néant soufflent les voix
Les visages comme les écrits
Comme s'ils étaient bien là
A jamais leur chemin bien écrit.

Lire la suite...

Destinée JGobert

Bien entendu, elle sait qu’il ment parfois mais elle aime croire ce qu’il dit. Le voir évoluer devant elle  lui donne l’impression que le monde est aisé, commode. Tout lui parait fondamental, agréable et crédible. Elle renoue enfin avec une certaine confiance en l’être humain après des années de torpeur, d’angoisse.  Sa vie de petite fille n’a pas été facile et elle se réjouit de celle qu’elle va avoir maintenant.

Sa destinée, remplie de projets, de desseins n’attend que la bonne personne pour les réaliser. Elle y croit et rêve toute éveillé. Elle veut à tout prix ce bonheur. Sa détermination est importante, elle a eu le temps de la peaufiner des années durant dans les moments sombres de sa vie.  Elle va épouser cet homme.

Son ami de toujours  est blessé et lui fait une déclaration qu’elle n’écoute que d’une oreille tant son attention est détournée par l’autre projet. Elle n’en fait aucun cas et ce gentil garçon disparait de sa vie.

Après quelques mois de mariage, une déception cinglante lui arrive en plein visage et lui casse le cœur d’un seul coup.  Elle comprend, incrédule, ce qu’elle a déjà ressenti plusieurs fois sans y mettre de mots. Quelque chose ne va pas et ce mal être est bien présent et constant.

Elle oublie vite cet épisode. La vie se déroule néanmoins dans une certaine harmonie et les rêves se mettent en place avec une vraie facilité. Elle se réjouit que son destin se passe si satisfaisant  dans l’ensemble. Elle reprend de nouveau confiance et ne cherche plus à savoir ce que la réalité va lui apporter.

Elle fait bonne figure devant le monde. Son mariage est une réussite, tous l’envient.  L’image qu’ils renvoient est celle du bonheur, des gens heureux. Un superbe poupon fait son apparition et les comble ainsi que l’entourage.  Quelque chose ne va pas.  Sous ce spectacle idyllique couvent des moments de solitude, de tristesse, de grisaille.  Tout au fond d’elle se tisse un ouvrage de rancœur sur lequel elle ne peut encore mettre de mots. Elle se pose souvent la question de savoir si elle en est responsable.  Cette insatisfaction grandit continuellement et la laisse désemparée. Tout est pourtant comme elle veut mais manque une chose qui ternit cet ouvrage et commence à le rendre  invivable.

Son époux joue le jeu du parfait mari lui laissant l’impression que tout est de sa faute. Elle s’installe dans le doute et si au début les pieux mensonges la faisaient rire.  Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Dans cette quête de vérité, elle l’interroge et constate qu’il lui renvoie une image peu glorieuse. Il la dévalorise, la déprécie, la dénigre.  Elle est sans voix et son regard n’arrive plus à croiser celui de cet homme.

Elle comprend qu’un large fossé s’est creusé entre eux et que pour son mari, elle n’est plus une  priorité mais plutôt un statut, une façade de bienséance, de convenance. Sa vie se résume à paraître à ses côtés et à jouer le jeu.

Les déceptions sont nombreuses, les reproches aussi. Les années passent. Tous ces beaux rêves se sont réalisés malgré tout sauf celui d’être heureuse. Son ami la recontactait plusieurs fois sans qu’elle ne réponde.  Elle reste et ne sait pas pourquoi. C’est sa vie.

Lire la suite...

Un secret éventé

 

Joueur de flûte, Marsyas,

Et Apollon, joueur de lyre,

Divertirent le roi Midas.

Mais celui-ci osa médire.

Apollon sévit, en colère,

Jugeant qu'il était insulté.

Les oreilles du roi poussèrent,

Un châtiment inusité.

Sinon son coiffeur, fort honnête,

Longtemps, personne n'avait su

Ce qui, du roi, ornait la tête;

Un bonnet était par-dessus.

Un secret est un lourd fardeau,

S'agrippe comme une chimère.

Le barbier trouva le repos,

Déposant le sien dans la terre.

Or le vent s’infiltre, furète.

Se déplaçant, la tramontane

Hurla: le roi Midas est bête.

Il porte des oreilles d’âne!

 

Lire la suite...

Il va falloir songer à l'organisation de la deuxième rencontre dînatoire des membres du réseau. première étape: choisir une date. Je songe à début novembre.

 

Je confierai cette organisation comme l'année dernière à Liliane Magotte qui a conduit cela de main de maître.

Pour mémoire: page de la première rencontre en octobre 2013 (avec vidéo: https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/succ-s-pour-la-premi-re-rencontre-d-automne-entre-les-membres-d

Robert Paul

Lire la suite...

Comme une vague plissant la surface du temps

12273032656?profile=original
L'émergence des ondes voilées de brumes
s'aliène sans réserve à la fécondité de mes phrases
enserrant essence et quiddité mélancolique.
Comme une vague plissant la surface du temps,
l'espace thymique libère dans son élévation vibratoire,
la mémoire cristallisée de la blessure d'amour
de toutes les vies de mon cœur karmique.
Dans le vaste réceptacle de ma poitrine
où humble et souple cogne le lac d'énergie,
fusionne le céleste et le terrestre nourrissant
mes aperceptions d'une puissance transcendantale.
Dans la profondeur de l'essence de mon âme,
alors que la force incommensurable de la grâce
me purifie, je rencontre ma douleur, je la ressens,
je la reconnais, l'élève et l'offre à la source
divine pour y puiser son énergie de vie.
À travers mon humilité, je contemple sa flamme
et les vers de ma poésie se trouvent entrelacés
dans l'étantité donnant lieu à une rencontre
où l'inapparence sème la lumière de l'amour
et attire la pureté dans les vapeurs
de mon imaginaire nanti.
Nom d'auteur Sonia Gallet
recueil © 2014.
Lire la suite...

LE POÈTE

LE POÈTE

 

C'est un homme à tout faire

Même le dictionnaire

Il définit les mots

Et les rend un peu sots

 

Il est comme un papa qui invente une histoire

Et qui va la conter à ses enfants le soir

Il la rend un peu gaie pour vaincre leur cafard

Et doit l'enjoliver de peur des cauchemars

 

Il est le magicien qui change notre vie

Nous la dépeint en rose alors qu'elle est en gris

Nous parle de bonheur et de notre survie

Nous envoie dans la lune ou bien au paradis

 

Il est le musicien qui dirige les phrases

Les met en symphonie en fugue et cætera

Un petit trémolo un soupir sans emphase

Chacune son solo ça fait un opéra

 

Il est le pâtissier qui peut faire avaler

L'histoire la plus noire en la couvrant de miel

Quand il l'a présentée en gâteau décoré

De sucres colorés aux couleurs d'arc-en-ciel

 

Il est le forgeron qui réchauffe les mots

Fait rougir les petits et tape sur les gros

Il est le bijoutier qui cisèle une idée

Lui arrondit les angles et lui fait un bébé

 

Il est le créateur d'un monde un peu fou

S'il est de bonne humeur il le rend un peu flou

Il est le géniteur d'autres philosophies

Qui subjuguent la mort pour recréer la vie

 

                                           © SABAM - RICHARD Jean-Jacques

Lire la suite...

Devenue existentialiste

 

« La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre.

À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux »

Que laisse le poète quand il ferme les yeux,

Au moment où son corps, exténué, expire?

Qu’advient-il des splendeurs captées en ses écrits,

Des grâces éphémères ayant ému son âme,

Des traces de bonheurs fulgurants ou de drames,

Et des méditations qu'engendra son esprit?

Existentialiste, non pas par pur orgueil,

Mais pour donner un sens à ma brève existence,

À l’amour de la vie que je conserve intense.

Que mon esprit ne soit prisonnier d'un cercueil!

Les parfums, libérés, aussitôt s’évaporent,

Et la beauté des fleurs se consume en déchets,

Petits morceaux froissés de tissus desséchés,

Que la pluie et le vent à la terre incorporent.

Quand les mots d'un poète ne cessent de vibrer,

Son énergie subsiste et perce le silence,

Son âme et son esprit sont tirés de l'absence,

La mort, dans le néant, ne peut le faire sombrer.

 

Lire la suite...

Le petit insolent

 

L'été est revenu! - Ah! la belle saison!
Deux dames se prélassent tout prés de leur maison,
Contemplant leur jardin joyeusement fleuri.
Trois enfants turbulents se poursuivent et rient.
Allez jouer plus loin! dit une voix sévère,
Vous êtes trop bruyants! - Vous n'êtes pas ma mère!
Répartit le plus jeune - Le petit insolent!

Comme elles discutaient cherchant, un compromis,
Elles voient s'en venir, leur voisin et ami,
En robe de maison, tête basse et tremblant,
D'un vieil homme, un portrait tout à fait désolant.
- Je ne sais pas quoi faire - Vous semblez paniqué.
- Je suis sorti sans clé et ma porte a claqué,
Me voilà à la rue, en pantoufles - Mon Dieu!

- Mon mari n'est pas là. - Oh! mon pauvre monsieur!
N'avez-vous pas trouvé une fenêtre ouverte?
- Hélas! elles sont closes.- C'est bien dommage certes!
- Monsieur! Monsieur, venez! crient soudain deux garçons,
Le petit est entré, il est dans la maison.

La Fontaine l'a dit, cette histoire en fait foi:

«On a souvent besoin d'un plus que soi»

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles