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Bourse d'écriture Claude Étienne

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Bourse d’écriture Claude Étienne

2ème édition

Claude Étienne (1917-1992), fondateur du Rideau de Bruxelles et découvreur de nouveaux talents durant près d’un demi-siècle, a joué un rôle majeur dans la reconnaissance des autrices et auteurs dramatiques de Belgique francophone. Aussi est-ce tout naturellement que le Rideau de Bruxelles, désireux d’accentuer son soutien aux jeunes auteurs de notre communauté, a donné le nom de ce grand pionnier à une bourse d’aide à l’écriture.

En collaboration avec le Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles (CED-WB), le Rideau a mis en place, sous l’intitulé « Bourse d’écriture Claude Étienne », un programme de soutien et d’accompagnement des écritures émergentes en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans ce cadre, et sur la base d’un appel à projets, deux aides à l’écriture seront attribuées la saison prochaine.

Ces aides ont pour objet de soutenir le développement d’un projet d’écriture relevant des Arts de la Scène (théâtre, théâtre jeune public, arts du cirque et de la rue, danse…).

Elles sont réservées à des autrices et auteurs dramatiques émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Par “émergents”, on entend des autrices et auteurs qui n’ont pas vu plus de deux de leurs textes portés à la scène dans un contexte professionnel.

Par “de la Fédération Wallonie-Bruxelles”, on entend des autrices et auteurs dont la langue d’écriture est principalement le français, et qui sont soit de nationalité belge, soit résidents en Belgique depuis au moins un an à la date de dépôt de candidature.

Une de ces aides au moins est destinée à une autrice.

Les aides sont attribuées à des individus.

La sélection des lauréat.e.s est opérée sur base de candidatures écrites (voir infra composition de la candidature et calendrier).

Les lauréat.e.s sont désigné.e.s par La Liseuse, comité de lecture du Rideau de Bruxelles.

Le projet d’écriture s’inscrit ou non dans la perspective d’une réalisation scénique déjà définie et/ou programmée. La bourse ne peut toutefois être attribuée à un projet dont la réalisation serait programmée durant la saison 19-20.

Les projets d’écriture soutenus peuvent relever du champ des écritures de plateau, à condition toutefois que la dimension d’écriture textuelle occupe dans le projet une place importante.

Les projets de réécriture pour la scène d’une œuvre non théâtrale ou d’une œuvre de répertoire sont éligibles, à condition toutefois que le projet d’écriture donne lieu à une œuvre originale.

Ne sont pas éligibles :

les projets déjà soumis à la précédente édition de la Bourse d’écriture Claude Etienne.

les projets faisant déjà l’objet d’un accompagnement à l’écriture notamment dans le cadre d’une formation professionnalisante.

 

Ces aides comprennent chacune :

une bourse d’écriture de 5 000 € (*)

un accompagnement dramaturgique avec possibilité de résidence d’écriture à Mariemont proposé par le Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles (CED-WB) ;

la mise en lecture publique au Rideau de Bruxelles du texte ayant fait l’objet de l’aide par une équipe d’interprètes professionnels, lecture dirigée soit par le ou la lauréat.e, soit par un.e artiste de son choix.

(*)

Chaque bourse est dotée d’un budget total de 5000 € qui 

Soit sera consacré à une rémunération d’artiste,

Soit sera consacré à un cachet d’artiste,

Soit fera l’objet d’une facturation par l’auteur.

En aucun cas, ces 5000 € ne donneront lieu à une rétribution sous forme de droits d’auteur.

 

La candidature

Calendrier Pour Les Bourses De La Saison 19-20

Lancement public de l’appel à projets : 

14 mai 2019

Date limite de dépôt des candidatures : 

16 juin 2019

Désignation des lauréat.e.s : 

septembre 2019

Lectures publiques : 

saison 20/21

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“L’écriture de mon sixième roman...je n’avais au départ aucun plan ni aucune véritable structure en tête et comme je bougeais constamment à cette époque-là (printemps - été 2014), je n’avais du coup avec moi qu’un bloc de feuilles et deux stylos! Imaginez le travail qui a suivi, une fois le manuscrit entièrement rédigé à la main! Je me souviens avoir débuté un jour l’écriture du premier chapitre sur le coin d’une table dans un Quick Restaurant bruxellois et avoir clôturé mon ouvrage également sur le coin d’une table mais d’une chambre d’hôtel parisien. Une seule scène en tête au départ, ensuite l’histoire s’est construite au fur et à mesure…” Thierry-Marie Delaunois, propos recueillis en novembre 2016, quelques jours après la parution de “Auprès de ma blonde” aux éditions Chloé des Lys.

   Inspiration, imagination, concentration et persévérance caractérisent le parcours pourtant semé d’embûches de notre auteur, à son actif onze publications. Sept romans de fiction, deux recueils, une pièce de théâtre dense et une nouvelle, une production investie d’une profonde humanité, la complexité des relations humaines au coeur de son oeuvre, la fibre littéraire manifeste, son style en témoigne, son amour du dialogue et des répliques vives et spirituelles traversant l’ensemble de ses ouvrages tel une vague déferlant sur la plage à marée haute. Ses publications s’étalent sur une bonne douzaine d’années, sa plume ne jetant que rarement l’ancre.

Mais qui est notre écrivain? Né à Soignies (Belgique), fils d’un père philologue classique (UCL) et d’une mère régente germanique (+), Thierry-Marie Delaunois présente un parcours peu ordinaire, sortant des sentiers battus.En effet la diversité de ses fonctions successives pourrait en étonner plus d’un: employé administratif, assistant de laboratoire clinique, rédacteur, assistant en informatique dans une école de promotion sociale, collaborateur au sein d’une société d’assurances, un temps représentant en articles diversifiés, rien ne semblait présager d’une future plume prolixe bien que notre auteur rédigeait déjà par intermittences de courtes réflexions et considérations dans le courrier des lecteurs de divers journaux locaux et nationaux. Avant le début de l’ère du numérique.

   Auteur, chroniqueur littéraire et événementiel (notamment des Rencontres Littéraires de Bruxelles se déroulant à l’Espace Art Gallery), depuis janvier collaborateur culturel au sein d’un magazine, membre du réseau Arts et Lettres fondé par Robert Paul et membre de l’Association des Ecrivains Belges de langue française (A.E.B.), Thierry-Marie Delaunois consacre actuellement une grande partie de son temps à la mise en valeur de nos Lettres dont il dit: “Véritable expression de notre profondeur et de nos émois face aux dérives et aux travers de notre monde, elles témoignent sans conteste de notre combat au quotidien sur tous les fronts et de notre survie, mission première: enseigner et transmettre!”

   Ses publications:

“Reflets”, suspense policier, éditions Bénévent, 2007. Deux jeunes femmes aux prises avec un assassin...et la police!

”Troubles et incertitudes”, drame psychologique, éditions Bénévent, 2008. Arthur finira-t-il par succomber aux charmes de Chloé?

”Y croire…”, drame romantique, éditions Bénévent, 2011. Un seul regard suffit-il pour tomber amoureux?

”L’île joyeuse”, suite à “Troubles et incertitudes”, éditions Edilivre, 2013. Que dissimule la jeune Yin? Un souvenir traumatisant?

”Raconte-moi Mozart…”, drame psychologique, éditions Edilivre, 2013. L’histoire d’une rencontre improbable.

”Au fil d’Isis”, recueil de nouvelles et de poésie, éditions Edilivre, 2015. Qui est donc Isis de Saint-Cognac?

“Auprès de ma blonde”, suspense psychologique, éditions Chloé des Lys, 2016. Un parc, un lac, une belle blonde, une tragédie imminente?

”Les trois épreuves d’Isis”, recueil de nouvelles et de poésie, éditions Edilivre, 2017. L’odyssée tumultueuse d’une femme entre Paris et Bruxelles.

“Sur sa faim!”, pièce tragi-comique en trois actes, éditions Edilivre, 2018. Stéphanie et son mari se prennent la tête. Pour des broutilles?

“Syncope”, nouvelle, éditions Lamiroy - Collection Opuscule, 2018. Deux soeurs jumelles de huit ans disparaissent subitement...un kidnapping?

“Connectée”, drame psychologique, Les Associations Bernardiennes, 2019. Après avoir subi un choc sévère, Marie, seize ans, cherche le salut sur la toile. Un septième roman, dernière parution en date de l’auteur qui tente de nous faire prendre conscience ici des dangers liés à une utilisation abusive et inadéquate du numérique, particulièrement des réseaux sociaux.

   “Que serait notre monde sans Arts ni Lettres? Serait-il aride, vide de toutes formes de créativité, d’expression, d’émotion, d’exaltations? J’ai toujours eu en moi, paraît-il, la fibre littéraire mais le véritable appel ne s’est produit qu’en 2004 à la suite d’un dramatique événement qui m’a sérieusement marqué.” peut-on lire sur un flyer consacré à l’auteur. Le lecteur qui connaît quelque peu l’oeuvre de Thierry-Marie Delaunois ne peut ici qu’approuver: l’écriture est bel et bien l’une des voies qui semble le mieux correspondre à la personnalité de l’écrivain que l’on a qualifié par-ci par-là d’homme de lettres ou de l’être, et grand admirateur des auteurs classiques et de leur style, Thierry-Marie la suit à présent allegro non troppo, écoute et sensibilité au coeur. Peut-on toujours souhaiter bon vent à sa plume?

N.D.L.R.

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Tes yeux Maman

Tes yeux petite maman...

Tes yeux si beaux si bleus
Tes yeux qui m'ont admiré,
qui m'ont épié,
observé, protégé. 
Tes yeux si bleus, intensément
sévères, ou souriants, 
interrogatifs, ou menaçants.
Toujours des yeux de maman.
Des yeux azurés, merveilleux 
Des yeux qui m'ont cherché,
Des jours et nuits durant.
Des yeux qui m'ont pleuré.
Des yeux aussi, désespérés. 
Qui m'ont vu mourir doucement!
Des yeux alors mouillants
Tournés vers l'Infiniment Grand
Tu as prier, supplier
De ne pas prendre encore,
Encore un de tes enfants.
Les autres on t'en a prit tant.
Tes yeux tu les as troqué
Contre la vie de ton petit.
Un garnement de pas huit ans.
Tes yeux ont pleuré des mots
À remuer même, les plus sots.
Le contrat a été passé
contre tes yeux, ton bébé.
Avec tes pleurs, tu as signé,
gouttes après gouttes, sur le papier.
Le document de ce marché. 
Ruinée, tu as dit : "Merci".
Repris dans tes bras ton tout petit.
Tes yeux alors m'ont aimé plus fort
Ils m’ont adoré, cajolé, mémorisé.
Dieu t'a concédé trente ans
d'une déclinantes visions en bleu.
Du bleu clair au bleu nuit, puis,
puis le noir profond, infini.
Depuis longtemps tu ne voyais plus
Sinon avec les mains,
Grâce à tes doigts menus.
Je me souviens de ce jour là
Sur ton lit de peine 
Où je m’assis à tes cotés.
De ta main vaillante, de tes doigts agiles
De tes yeux tactiles, tu as lu mon visage
En les promenant sur mes joues,
En cernant les contours de mes yeux
Où tu mis naguère un soupçon de bleu.
Ta main aussi sur mes cheveux
Toute étonnée, avec un grand sourire,
Tu disais ta vision de ma pilosité ! 
- Tu es redevenu bouclé, tout crollé* ?
- Tout bouclé, mais aussi tout gris, maman 
- C'est vrai? Tout gris tout gris ?
- Tout gris, et blanc, maman
- Ca te va bien mon fils, c'est beau.
Comme je suis heureuse mon petit.
Je suis si heureuse de te "voir"!
Ca me fait tellement de bien
Je suis si contente quand tu viens.

Une nuit pourtant petite maman, 
"J'étais alors à cent lieux"
Comme toujours à ta façon
Tu as remplis un dernier baluchon. 
Entre deux clignements d'yeux.

Tu as écouté ton coeur ralentir. 
Sans peur et sans frémir.
En t'endormant tu as gardé ouverts 
Tes magnifiques yeux bleus.
Pour mieux voir, ceux du Bon Dieu ?
Après nous avoir tant aimé 
Une chose difficile tu m'as laissé.
Hier, j'ai du fermer tes yeux
restés si bleus, et merveilleux.
Mes yeux à leur tour mouillants,
Ont pus effacer, goutte à goutte
Ce document d'un marché ancien
Qui liait ton coeur au mien.
Je sais qu'ainsi ta vue t'a été rendue.
Tu recommences déjà à m'épier
me surveiller, et aussi me consoler,
- Robert mon tout petit regarde
- Regardes donc où tu mets les pieds.

Pour Maman. Née: Irène Muszynska .
Son tout petit. Robert Pirschel

*Crollé = frisé, expression liégeoise.

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UN POEME LU

Souvent , j'ai l'impression d'être une tasse de thé

dans l'eau tiède du monde

Mais , parfois me rattrape la sensation violente

d'être une goutte d'eau , saturée de saveurs

dans une boîte de thé

Thomas Vinau

(Après la pluie 2014 )

Des mots en toute simplicité pour les jours de tempête dont il reste l'essentiel sur le papier

12273303657?profile=originalEn partage

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Comme une mélodie !

Comme une mélodie, aux notes de silence,
Dans la grâce infinie de mille chants d'oiseaux ;
Elle colore ma vie, depuis ma tendre enfance,
Et parfume de fleurs fontaines et ruisseaux !

Elle est là chaque instant, dans la nature belle,
Elle enchante ma vie, mes heures et mes jours ;
Et lorsque je revois dans le ciel l'hirondelle,
Je sais que le printemps, vient me parler d'amour !

L'amour depuis toujours, berce mon existence,
Même les jours de pluie, quand mes yeux prennent l'eau ;
Toujours il m'accompagne, et avec bienveillance,
Il remet du soleil dans mes rimes et mes mots !

L'amour berce mes heures, les rend moins difficiles,
En m'apportant les ors de tout ce qui est beau ;
Quand parfois j'ai le coeur ou l'âme trop fragile,
Il escorte ma plume en éclairant mes mots !

Comme une mélodie aux notes de silence,
Qui vient bercer mon coeur depuis que je suis né :
Elle est faite d'envies, d'amour et de confiance,
Illuminant mes jours, depuis toutes ces années !

Publié par © José Delattre 24/04/2019.

https://pin.it/ta4sxcjicxbsrs

  

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Association des Ecrivains Belges (AEB)

Chers amis écrivains,chers amis d'Arts et Lettres,

je souhaitais vous informer que je venais d’être nommée Vice-présidente de l’Association des Ecrivains belges.


Si j’ai accepté ce mandat, sachez que c’est pour œuvrer le mieux possible au rayonnement de notre littérature et en particulier pour mettre en valeur les livres de tous nos membres.

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Le 12 mai prochain, le Salon international du livre de Mazamet fêtera son dixième anniversaire, une occasion d’en faire le bilan.


12273301864?profile=originalTout a commencé très simplement. Michel Sabarthes, comptable à la Mairie, décide de mettre sur pied un salon dédié aux livres et papiers anciens.  Une sorte de brocante dans laquelle les amoureux de lecture trouveraient matière à garnir leur bibliothèque à prix démocratique.  Rien ne semblait prédisposer l’évènement à prendre une telle ampleur et ce n’est certainement pas l’organisateur, Michel Sabarthes, qui aurait pu imaginer la succès story vers laquelle son Salon allait se diriger.
Ce fut une rencontre, un verre de vin ou de pastis partagé en compagnie de son inséparable ami, Marc Galabru, qui allait orienter le destin de l’évènement.  Marc proposera à Michel d’orienter son Salon vers la mixité des genres, c'est-à-dire, offrir aux auteurs contemporains l’opportunité de présenter leurs œuvres tout en gardant une place aux livres anciens. Nous sommes en 2009, ce genre de  manifestation ne s’est pas encore répandue, exeption faite quelques passionnés du genre, il fallait donc tout inventer. Offrir une structure capable d’attirer les auteurs et surtout, de séduire le public afin de le motiver à se déplacer, c'était faire aveux de folie. De nombreuses questions demandaient réponse : quid des assurances, de la sécurité, des repas, du transport, des logements ? Comment financer l’évènement ?


Sans toutefois minimiser l’ampleur des défis à relever, il ne fallut que quelques heures pour que décision soit prise. 12273302055?profile=originalC’est approximativement ainsi que les choses se sont progressivement mises en place. Depuis, le Salon est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Agréable, incontournable y compris sur la scène internationale puisque plusieurs pays se partagent les tables des exposants. Les auteurs proviennent de toutes les régions de France, mais également de Belgique, de Suisse, de Hollande et du Canada. La littérature, la bande dessinée et les vedettes se mélangent sans condescendance. Des plumes plus discrètes, oubliées quelquefois par les médias frôlent bien souvent le sublime. C’est remarquable et ce l’est d’autant plus que, même s’il est entouré d’une petite équipe, un homme, solitaire, porte l’évènement à bout de bras. Michel Sabarthes parcourt des centaines de kilomètres dans le but de distribuer les flyers publicitaires sur les marchés de l'occitanie en n'oubliant pas d'apposer les affiches indispensables à la communication.

Dix ans, une « success story », un défit pérennisée, happy birday Mister Sabarthes, Mister the President !

12273303071?profile=originalPour la dixième année le Salon International du livre de Mazamet accueillera en qualité de parrain un binôme cinématographique.  Au-delà des personnalités que sont le réalisateur Romualt Lété et l’actrice Harmonie Rouffiange, il me plait à souligner que ces derniers représenteront une sorte de symbolique autour de celui qui fut et restera le parrain spirituel du Salon. Marc Galabru décédé le 6 octobre 2014, médecin, poète, écrivain et acteur, s’il fut sans nul doute l’une des pierres angulaires du Salon International du livre de Mazamet, fut surtout celui qui offrit sa force et ses encouragements grâce à l’amitié partagée avec Michel Sabarthes. Ainsi, la littérature, le cinéma et, comme une sorte de passerelle, le théâtre, toutes ces disciplines se rejoignent en portant l’espoir que le rêve qu’ils peuvent apporter par le biez de l’écriture, continue à déployer leurs ailes au service de la démocratie et de la liberté de parole. Ce n’est pas rien, une sorte de vitrine qui expose les réussittes de notre éduction. Même si cela parait normal, l'alphabétisation collective n'est pas si ancienne qu'elle n'y paraît.

Quid des auteurs Belges?

Soulignons la présence des éditions Académia et des éditions Acrodacrolivre.  Côté auteurs nous aurons le plaisir de cotoyer:

Patricia Fontaine, Ziska Larouge, Jean Piérard, Bou Bounoider et comme vous l'aurez compris, votre serviteur.

Les récompences!

Qui seront les lauréats des prix remis à l’occasion du Salon de Mazamet ? Exeption faite des membres du jury, nul ne le sait encore. Il faudra attendre le 12 mai prochain pour que se lève le voile sur un secret jalousement gardé.

Dix ans déjà, joyeux anniversaire Monsieur Sabarthes et merci pour ce que vous avez réussi à faire malgré les quelques tempêtes qui ont frappé votre rivage. Devant les critiques de ceux qui vous envient, n'oubliez jamais que l'on ne jalouse que ce qui est beau.

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L’auteur a évoqué lors de cette rencontre son attachement à son vieux quartier, à travers duquel  il s’est inspiré dans ses différents ouvrages.

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L’espace « L’Agora du livre » de la librairie Mediabook d’Alger a ouvert ses portes dernièrement au journaliste et auteur Nourreddine Louhal pour un échange avec ses lecteurs à propos de ses publications qui tournent toutes autour de la Casbah d’Alger et de ses souvenirs d’enfance desquels il puise quelques clichés qui donneront le déclic pour une recherche plus poussée, puis une publication. Car, dira-t-il, à l’assistance composée surtout de Casbajis nostalgiques de la belle époque : « Chacun de mes livres est né d’une idée, d’un mot ou d’un manque qui fait tilt dans mon esprit et déclenche en moi l’envie de creuser plus loin dans mes souvenirs, et parfois dans certaines archives, bien qu’elles soient pratiquement inexistantes concernant les sujets traités. »

Durant cet échange modéré par Abdelhakim Meziani, l’auteur reviendra sur sa naissance à la Casbah : « je suis né à Bir Djebbah (le puits de l’apiculteur) » ; sur le départ forcé de sa famille : « On m’a arraché à la Casbah sans me demander mon avis »  ; sur sa tristesse de voir un si beau site ainsi maltraité aussi bien par les institutions en charge de sa sauvegarde que par ses habitants qui, désireux du confort et de la modernité, oublient souvent que leurs actes irresponsables et irréfléchis fragilisent leurs bâtisses et les précipitent vers le danger imminent de l’écroulement. En effet, l’installation de canalisations, l’utilisation excessive de l’eau, le surpoids de l’ameublement sont autant de facteurs humains qui accentuent le danger.

Le simple et beau mobilier d’antan a disparu au profit de meubles lourds et encombrants. Des trésors d’ustensiles et d’instruments ont disparu.  En ce mois du patrimoine, il était important pour Nourreddine Louhal, fervent défenseur de sa Casbah natal – tout autant que les autres Casbahs du pays car il y en a beaucoup d’autres et, hélas, pas en meilleur état – de relancer le débat sur cet état de délabrement physique du bâti en lui-même, mais aussi sur certaines pratiques de bon voisinage, des jeux de l’enfance, des habitudes familiales, des us et coutumes disparus, des « petites gens » de ces ruelles mythiques qui ont fait l’histoire, des valeurs que les parents inculquaient et que les enfants suivaient à la lettre. Avant d’évoquer ses différents écrits : « Chroniques de la Casbah », « Alger la blanche », « Alger la mystique » ; qui se souvient des fontaines ?”, « Sauvons nos salles de cinéma », « Les jeux de notre enfance »…  l’auteur a tenu d’abord à rendre hommage et à remercier son papa qui travaillait chez le groupe Hachette installé à la rue Larbi-Ben-M’hidi et grâce à qui il a découvert  le livre et il est tombé amoureux de la lecture puisqu’il allait passer ses dimanches au milieu de toute cette richesse qui l’a forgé, puis sa grand-mère qui le traînait avec elle dans ses différentes courses quotidiennes et à partir de là il a découvert sa Casbah qui lui est resté collé à la peau depuis et à l’infini. Cette Casbah qui souffre aujourd’hui de l’indifférence de ses habitants – parfois squatteurs qui s’imposent malgré le danger ­— qui ne la ménagent pas, de l’abandon des autorités concernées par sa réhabilitation, de l’inculture de certains responsables d’administration ou APC qui fait détruire des richesses du patrimoine, telles ces fontaines qui racontent chacune son histoire, ces palais, ces bains maures…

Une autre sonnette d’alarme est tirée pour signifier le danger et exiger réparation…  Mais y aura-t-il un jour une réelle volonté et une démarche sérieuse de sauvegarde du patrimoine ou restera-t-il toujours victime d’une politique de l’autruche ?

 

Par Samira Bendris Oulbsir

Journal Liberté le 05 mai 2019 10:00

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IL EST UN JARDIN

12273310485?profile=originalEntre la mer  et le bleu du ciel  , la pelouse verte  , les corps stylisés de Rosa Gilissen- Vanmarcke offrent leurs teintes chaudes aux yeux des promeneurs en belle harmonie

"Le monde de la réalité a ses limites

Le monde de la réalité est sans frontière"

Jean -Jacques Rousseau

Le corps s'exprime en une simple émotion , Plaisir de la promenade

Cette artiste réside dans le var  après de nombreux périples en Allemagne Belgique et Nord de la France

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HOMMAGE...

Si tu as su garder au creux de tes ruelles

Des souvenirs fanés qui font la vie plus belle

C'est que rien n'est perdu, que tu es toujours là

Notre-Dame panse ses plaies, tu repars au combat!

Paris courage, fougueux ou sage au gré des âges

Toi, qui avec tant d'élégance tourne les pages

Aujourd'hui plus que jamais je tiens à te dire

Les années et leur poids subliment ton sourire!

Je t'aime et je t'admire...

J.G.

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administrateur littératures

"Cela fait à présent deux ans que les Rencontres ont débuté et nous en sommes maintenant à la dix-neuvième!" annonce fièrement en ouverture Gérard Adam, le valeureux présentateur-animateur des Rencontres Littéraires de Bruxelles. C'est en effet en mai 2017 que, sous la houlette de Robert Paul, elles sont nées, Jerry Delfosse nous accueillant à bras ouverts dans sa galerie pour notre plus grand plaisir, et ce 30 avril, Françoise Pirart, Patrick Devaux et François Harray sont nos trois écrivains du jour, thématique du mois: "Les Tamponnés de la vie"! Les marqués de l'empreinte indélébile de la vie!

Historien, écrivain, photographe, plasticien mais avant tout narrateur, né en 1962 à Bruxelles, spécialiste de la métamorphose d'oeuvres majeures de l'histoire de l'art en tableaux photographiques, François Harray nous présente "Le Nouveau Messie": Gabriel, le personnage central de son roman, est incapable de dire non; il vit un insatiable besoin d'amour et lorsqu'une prophétie délirante fait de lui le nouveau Messie, situations incongrues et compromissions surgissent en cascade...

Grand admirateur de Arthur Rimbaud notamment, né en 1953 à Mouscron, Patrick Devaux écrit, peint, voyage, animé d'un véritable goût pour l'action et la liberté. Ce soir il nous évoque "De Porcelaine": Un enfant avec peu de jouets dans le logement familial, un énorme lierre, des vols d'étourneaux, le ciel et la mer, l'espoir et l'espérance, un frère, une dame étrangement attentionnée lui offrant un jour une poupée de porcelaine pâle, froide, sentant la mort, nous sommes avec Devaux plongés dans le récit d'une enfance brutalisée. Un récit poignant.

Auteure de nombreux romans et de recueils de nouvelles, formatrice dans une école d'alphabétisation, Françoise Pirart écrit également pour ceux qui aimeraient laisser un témoignage de leur vie, et c'est de "Beau comme l'éclipse" qu'elle nous parle ce jour: Jeune homme naïf, pur et rêveur, Albien Bienfait part pour le bout du monde, le Zwaziland en l'occurrence, rencontres surréalistes, aventures peu glorieuses et tribulations rocambolesques sur son chemin. Les remous de la vie mais baignés d'un optimisme désopilant et d'une sacrée dose d'espoir aux basques.

En verve, le ton chaleureux, François Harray nous apprend que, vouant un culte à son épouse décédée suite à l'accouchement de leur fils, le père rend celui-ci responsable de cette situation. Bon nombre de "peut-être" émaillent le roman qui revêt pas mal d'aspects délirants et, l'enfant grandissant, le style lui aussi se met à grandir, à évoluer vers une écriture plus "adulte". Nous passons aussi du léger et drôle au plus sérieux à mesure que le récit progresse. La fin? Particulière! Rien ne sera dévoilé ici.

Posé, assuré mais parfois gagné par l'émotion - Comment ne pas l'être? -, Patrick Devaux nous révèle que son "inclassable ouvrage" (mots de Gérard Adam) constitué d'une structure à deux moments (mots de l'auteur) est en majeure partie auto-biographique. L'enfant, c'est lui-même, l'auteur, avec une curieuse poupée de porcelaine comme principal témoin de ses souffrances, mais la part de fiction n'est pas exempte de l'oeuvre. Qui est cette Francesca qui en fait n'apparaît jamais? Et qui est Jules? "De Porcelaine" est à découvrir tout comme les deux autres livres présentés ce soir. "Ecrire, c'est d'abord révéler", nous déclare calmement l'écrivain. Entièrement d'accord?

D'une voix claire, joviale, et le sourire discret, Françoise Pirart nous lance: "Pourquoi l'amour n'est-il pas partout autour de nous?" Roman de confidences et de singuliers émois parsemé de oui - Albien ne sait pas dire non, nous rappelant ici Gabriel -, "Beau comme l'éclipse" nous propose de vécu, du véritable vécu, le rejet du matérialisme et le retour vers la nature prônés, au coeur et à l'esprit de notre personnage principal. Et tout va finir par se précipiter. Un roman d'une belle profondeur...

Tamponnés de la vie? Assurément...mais qui ne l'est point?

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Marcher en silence

Je peux marcher très longtemps
en silence
passer de la lumière au vent
présente
absente
perdue au fond d’images
qui bougent à peine
Je redeviens heureuse
à chaque pas

.........................................
Martine Rouhart

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administrateur théâtres

Les mystères de la diplomatie

LE CHEVALIER D’ÉON

Du jeudi 25 avril 2019 au samedi 25 mai 2019 au théâtre du Parc à Bruxelles

Il ou elle ? Avec «  Le Chevalier d’Eon » Thierry Debroux revisite l’une des énigmes les plus bizarres et les plus controversées du XVIIIème siècle. Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d’Éon de Beaumont, dit le Chevalier d’Éon fut successivement docteur en droit, avocat au Parlement de Paris, secrétaire de l’ambassade de France à Saint-Pétersbourg, capitaine des Dragons, agent secret, chevalier de Saint Louis et ministre plénipotentiaire à Londres. En même temps, il fut considéré comme l’une des plus belles femmes du XVIIIème siècle… Homme ou femme, celui qui fut l’une des plus fines lames de son temps a préservé l’ambiguïté jusqu’à son dernier souffle. Revisitant avec jubilation la comédie de cape et d’épée, Thierry Debroux nous entraîne dans la France et la Russie du XVIIIème siècle ». Saison 2005-2006 au théâtre le Méridien, théâtre d’émotions, hélas disparu depuis 2012.

Revoici  notre chevalier, au Parc, en James Bond dégenré,  affublé de jupons lors de ses missions d’espionnage, sous le nom de Lia de Beaumont. A la manière d’un phénix et dirigé avec virtuosité, par Daphné D’heur il reprend du métier, et quel métier! Celui de nous ravir et de nous promener à travers l’Europe du XVIIIe, Anne Guilleray, préposée à la création des costumes, faisant  merveille. Les hauts maquillages sont signés Urteza Da Fonseca. Et le chevalier ? Quel est son vrai nom à la ville? Julien Besure. Tout juste trente ans et l’an dernier, Octave dans les fourberies de Scapin, sur les mêmes planches. Jim Hamwkins dans l’Île au trésor, en 2016. A part le surf, le ski et le snowboard, il est passé maître en escrime, sous la conduite de son  fracassant maître d’armes…Jacques Capelle.  Mais aussi bretteur vocal sidérant et attrape-coeurs  aussi volatile qu’Arsène Lupin. 

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Son histoire  campe une période de guerre mondiale très noire,  pudiquement dénommée de guerre de sept ans (1756-1763) se déroulant simultanément sur plusieurs continents.  Elle opposait deux blocs franchement ennemis, tous deux  en route pour la conquête du monde : l’Angleterre et son empire colonial alliée à  Frédéric II de  Prusse contre la France et l’Autriche, leurs alliés et empires coloniaux.  A qui la Russie tendrait-elle la main? L’empire britannique sort vainqueur, régnant sur toutes les mers du monde,  la Prusse s’affirme au sein de l’espace germanique. La France perd définitivement la bataille de la culture française, versus la culture anglo-saxonne.  Le texte met en relief les machinations politiques, les questions d’intérêt, la place congrue du cœur dans la sphère politique.

– La légende raconte que, déguisé en femme lors d’un bal, Le chevalier d’Eon  aurait subjugué Louis XV. Recruté dans les services secrets du roi, il est envoyé comme espion à la cour de Russie. La mission qui lui est confiée est délicate puisqu’il il doit gagner la confiance de la tsarine Elisabeth afin de conclure un traité d’alliance pour rétablir les relations diplomatiques entre la France et la Russie, ce qu’il réussit avec brio sous les traits de Lia de Beaumont. 


Côté hommes,  Daphné D’Heur ne manque pas de comédiens d’excellence. Les voilà tous rassemblés. avec un Maroine Amini superlatif dans le rôle de Lubin, le fidèle valet vif argent du chevalier qui mêne grand train, une histoire d’amour ancillaire avec sa Nanette (Laurie Degand) , époustouflante de vivacité et de répartie tant vocale que physique. Sir Douglass, en tenue écossaise,  qui représente la perfide Albion, cache admirablement son jeu … ou pas, C’est Anthony Molina-Diaz, une autre grande pointure des planches du Parc.  Didier Colfs se partage avec autant de bonheur entre le très envieux Duc de Nivernais et Le Prince russe Narychkine. L’autre vilain, c’est le Chancelier Bestouchev (Nicolas Janssens), un concentré d’arrivisme et de manipulation, flanqué de notre Fabian Finkels, campant des vice-chancelier Voronstov et Ministre Lebel presque Felliniens. Habiles jeux de masques et d’éventails meurtriers, les chassés-croisés se succèdent dans un rythme échevelé, à la manière du vaudeville haut de gamme, Georges Lini es-tu là ? Les scènes comiques et jubilatoires sont au rendez-vous.  Le plateau tournant  trilobé explose les  portes qui claquent, et le décor très frugal se  contente d’à peine quelques médaillons évocateurs. Tout est dans l’énergie bondissante des  acrobaties amoureuses et politiques.


Côté femmes, des perles rares. Une comtesse de Rochefort exquise, une grande dame, intelligente de cœur et d’esprit, notre préférée? Elle incarne à la fois le badinage de Marivaux et la sagesse de la vie qui sait savoure ce qui lui est donné, et rit de bon cœur du reste, tout en délicatesse. « C’est le genre de femme qui ne passe pas inaperçue en public. Longiligne, port altier, chevelure noir jais encadrant un visage au teint d’albâtre, aux traits fins et réguliers, d’où se détachent deux immenses yeux incandescents. » écrivait à son propos Philip Tirard, en 2005.  Ajoutons, des pommettes fabuleuses à faire craquer les amants… Toute jeune, elle a parcouru la planète avec des parents d’origine italienne, les Abruzzes.  Remarquée par sa prof de français à Hong Kong,  elle s’inscrit  par amour du théâtre au Conservatoire de Mons au retour en Europe. Toujours pas trouvé ? Il s’agit de Laurence d’Amélio, autant jeune première que tragédienne.


Petra Urbanyi, princesse hongroise de caractère ? Oui pour le caractère, non pour la Hongrie.  Elle joue Sophie-Charlotte de Mecklembourg, princesse de Saxe qui piétine de rage, féministe jusqu’au bout des cheveux, refuse qu’on la marie avec Georges III le roi d’Angleterre surnommé le roi fou, mais deviendra tout de même la grand-mère de la reine Victoria ! Un jeu surexcité d’ado rebelle et de jeune femme rêvant d’amour véritable, très marrie d’être convoitée plus comme objet politique que comme roseau pensant.L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout


Et la palme, si palme il y a, revient à la tsarine Elisabeth Petrovna, admirablement présente et déclinée par Perrine Delers, un monument théâtral, une prestance éclatante, une allure incomparable. Elle a tout : la voix, les humeurs, le maintien, la noblesse,  le prestige, l’autorité. On se souvient de son rôle de voisine écrasante dans le 1984 d’Orwell, la métamorphose en tsarine ne fait qu’amplifier  son  port royal et  son ascendant dévorant.

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Rien que des éloges donc,  pour cette pièce où le rire est roi et le plaisir souverain, où roulent les tribulations, les ballets XVIIIe, les noms prestigieux,  les supercheries politiques et les jeux du pouvoir intenses pendant que le monde entier se trouve  rassasié de guerres incendiaires et dévastatrices. Sept jours, sept ans, le chiffre biblique de l’éternité jeté en pâture à la violence humaine.

Dominique-Hélène Lemaire    Pour Arts et Lettres

Crédit photos : ZVONOCK

Réservations: 
via le site ou par téléphone au 02 505 30 30 – du mardi au vendredi  – ouvert de 12h à 19h.

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LE VAISSEAU DE LUMIERE - NOTRE DAME

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Notre Dame

Qui est de Paris l'âme.

Etait  à mes 20 ans, mon quotidien :

Vivre dans son doux ombrage,

Du soir au matin, 

L'admirer de près et de loin, 

Sous tous les angles et ramages,

Dans tous ses coins et recoins.

Mais surtout la redécouvrir sans fin,

Toujours autant émerveillée, de dos,

Comme spirituel grand vaisseau.

Inlassable, au Quartien Latin,

Age après age,

En fidèle pélerinage,

Aupès de Ma Dame, je revins 

Et mon logis rue de La Harpe, voisin.

Mais dans combien de temps, combien ?

Reverrais-je sa splendeur

qui fait fondre et vibrer mon coeur,

Vaisseau de lumière

Au ciel reliant la terre.

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administrateur théâtres

Théâtre: Peut-on rire de l’indicible?

Mein Kampf (farce) à la Clarencière (Bruxelles)

Le contexte

Tout récemment, le  New York Times a évoqué que le journal Tylko Polska (Only Poland) avait publié un article intitulé «Comment repérer un juif» au mois de janvier 2019.

En France, malgré la polémique, et la montée de l’antisémitisme,  les éditions Fayard  annonçaient  en 2015 qu’elles publieraient une réédition du livre en 2016, du fait qu’il tombait officiellement dans le domaine public.

En mars dernier, le manifeste politique d’Adolf Hitler, « Mein Kampf », interdit dans de nombreux pays, a été mis en scène au Powszechny Theater à Varsovie. Le metteur en scène Jakub Skrzywanek voulait montrer que le langage utilisé par les hommes politiques  et  par tout le monde en Pologne, est pire que celui d’Hitler.

L’œuvre poétique de Georges Tabori « Mein Kampf (farce) » créé en anglais,  à Vienne en 1987 est très rarement jouée et se voit exhumée cette année par un groupe théâtral liégeois, Les Anges Hantés . Jorge Lavelli a créé la version française en 1993. A ce propos, Agathe Alexis (Festival d’Avignon, Comédie de Béthune, Théâtre du Rond Point, tournées en France, Suisse et Belgique) nous donne  son  éclairage. Elle  considère que c’est l’une des plus grandes tragi-comédies du vingtième siècle.  « Lorsque j’ai lu la pièce pour la première fois, j’ai immédiatement pensé à cette phrase de Pouchkine : « Le rire, la pitié et la terreur sont les trois cordes de notre imagination que fait vibrer le sortilège dramatique ». Ce texte réunit, en effet, tous les « ingrédients » propres à susciter la magie d’un théâtre qui prend la réalité à bras le corps et secoue – émotionnellement et intellectuellement – le spectateur en l’entraînant sur des chemins à la fois scabreux et lumineux, sans pour autant le désenchanter, c’est-à-dire sans lui faire renoncer à sa propre humanité. « Mein Kampf (farce) » évoque pour moi les grands mystères du Moyen-Âge, avec ses figures : Dieu (le cuisinier Lobkowitz), la Mort (Madame Lamort), la Jeune Fille Vierge (Gretchen), le Méchant, odieux prédateur possédé par le mal absolu ou l’absolu du mal (Hitler) et le Vieil Homme (Shlomo Herzl), qui recherche la sagesse et veut écrire un livre qui s’appellerait « Mon combat » mais dont il n’a écrit que la dernière phrase : « Et ils vécurent éternellement heureux » – admirable image de l’indéracinable utopie qui habite le cœur de l’homme. » Oui inconditionnel à la vie. Quel être, déchu de toute humanité, pourrait écrire l’indicible ? Celui qui fait un pacte avec La Mort.

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La pièce

D’après Georges Tabori, jouée au théâtre de la Clarencière à Bruxelles, et en partance pour le festival d’Avignon 2019, voici l’œuvre interprétée par un quatuor de comédiens belges : Kim Langlois, Dominique Jacques, Guillaume Martin et Benoît Servotte.

 Ils sont rompus à l’exercice, débordants d’énergie, menant un combat désespéré contre le mal personnifié, brandissant le rire et la dérision comme doigts d’honneur. C’est beau la mise en scène polyphonique, mais un regard extérieur aurait sans doute mis un peu d’ordre dans le panier. Le spectateur est un peu perdu dans l’articulation dérisoire de la pièce, une façon sans doute de le faire entrer dans la folie. L’homme, serviteur de Dieu, est  le fleuron de la création : nézer habéria, l’exception parmi tous les êtres créés. Le dernier créé mais le premier responsable. Il est responsable de sa poule en cage, préfiguration de l’holocauste à venir ? Rira-t-on? Faut-il brûler au troisième degré ? Le respect de la vie chez l’homme et chez l’animal – le « tu ne tueras point » est  inscrit sur le visage du prochain.

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Mais Dieu a quitté les lieux, horrifié de ce qui va suivre? Fatigué de la lenteur d’écriture de son valet. Soit dit en passant, hasard ou non d’écriture,  le personnage se nomme Herzl, un personnage  réel, qui, motivé par l’affaire Dreyfus en France,  fut le fondateur du mouvement sioniste au congrès de Bâle en 1897, il est l’auteur de Der Judenstaat – L’État des Juifs. Ce  Schmolo  se retrouve donc seul pour appliquer les commandements divins, offrir l’asile et essayer de sauver du mal,  le méchant visiteur  qui vient lui raconter ses rêves de peintre brisé, son attitude d’enfant gâté  au moi  surdimensionné, et la tentation absolue de la mort comme viatique du pouvoir. 

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La Mort, notre personnage préféré,  apparaît sous les traits de l’excellente interprète  Kim Langlois, fascinante, sans sa  faux, menaçante comme une déesse hindoue,   elle prend ses aises sur  une monture vivante qui rappelle l’attirail du Ku Klux Klan. Oui pour la blondeur trompeuse,  les faux-cils, la bouche noire, la voix puissante la diction parfaite et les intonations bien étudiées. Le rire macabre.   « Und dass hat die Lorelei getan ! ». Le tout s’achève, après un horrible détour par la cuisinière, dans la plus pure tradition de l’humour juif. Sauvés! Rire comme larrons en foire, seule échappatoire. "Ça va ? Oui,  répond-il, sauf quand je ris!"  

Kim Langlois, Dominique Jacques, 
Guillaume Martin et Benoît Servotte

Dominique-Hélène Lemaire, Arts et Lettres

 Le spectacle de juin: mail?url=http%3A%2F%2Fwww.laclarenciere.be%2FSAISON_2018_2019%2Fimages%2FAFFICHES%2FDON-QUICHOTTE_OK.jpg&t=1559329144&ymreqid=7e51cc8f-483b-71a0-1c69-450002013700&sig=c6iMMd2z32WyUTyk0ceeYg--~C

http://www.laclarenciere.be/

L’attente de l’amante absente nous emmène en d’autres lieux, à d’autres moments que ceux de l'Espagne à la puissance déclinante, 
dans des pérégrinations et des anachronismes en harmonie avec l’inépuisable source de folies d' El Ingenioso Hidalgo don Quijote de la Mancha, dont l'auteur n’aurait certainement rien trouvé à redire à ce genre de procédé et se réjouirait, allez savoir, de voir ses protagonistes en rajouter dans leurs délires. 
L’évasion dans le rêve, pour se dérober à la réalité et aux contingences de notre existence terrestre, tenter de lui donner un sens, n’empêche pas des situations grotesques, triviales ou vulgaires, où l'eschatologie chevauche la scatologie.
L'égarement n'a rien de tragique. On s'amuse au contraire au spectacle. La folie nous conduit au génie, puisque celui-ci n'est jamais très loin de celle-là, à une saine réflexion sur notre société et la vanité de nos courses vers le pouvoir et la gloire, qui n'ont pas plus de sens que ses extravagances...
Un joli nom, Dulcinée. Ce n’est pas banal... On en parle beaucoup, mais peut-on dire que vous l’avez vue. Quatre fois, apparemment. 
Et peut-être s’en est-elle-même pas aperçue... elle nous la joue genre Arlésienne, votre Dulcinée. On l’espère, mais elle ne vient pas. 
C’est bien long, tout ce temps dans l’attente de l’amante absente de Sa Seigneurie errante…..



Tout public : Les mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019 à 20h30

P.A.F. : 20 € - étudiant : 15 € - 

Je choisis mon fauteuil et je réserve en 1 clic :

www.laclarenciere.be

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TIC - TAC...

Mon Dieu, que c'est joli cette branche fleurie!

Dans le gris du matin elle suscite l'envie

Le doux printemps tout neuf est encore floconneux

Il se peaufine, prend son temps, veut faire des heureux!

Alors je pense à toi petit homme ordinaire

Qui d'un coup de magie éclaire l'univers!

Quand le bleu s'insinue au creux de nos rencontres

On peut bien l'oublier le tic-tac de nos montres...

J.G.

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