Arts et Lettres

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Françoise Pirart, Patrick Devaux, François Harray, fissures et émois...

"Cela fait à présent deux ans que les Rencontres ont débuté et nous en sommes maintenant à la dix-neuvième!" annonce fièrement en ouverture Gérard Adam, le valeureux présentateur-animateur des Rencontres Littéraires de Bruxelles. C'est en effet en mai 2017 que, sous la houlette de Robert Paul, elles sont nées, Jerry Delfosse nous accueillant à bras ouverts dans sa galerie pour notre plus grand plaisir, et ce 30 avril, Françoise Pirart, Patrick Devaux et François Harray sont nos trois écrivains du jour, thématique du mois: "Les Tamponnés de la vie"! Les marqués de l'empreinte indélébile de la vie!

Historien, écrivain, photographe, plasticien mais avant tout narrateur, né en 1962 à Bruxelles, spécialiste de la métamorphose d'oeuvres majeures de l'histoire de l'art en tableaux photographiques, François Harray nous présente "Le Nouveau Messie": Gabriel, le personnage central de son roman, est incapable de dire non; il vit un insatiable besoin d'amour et lorsqu'une prophétie délirante fait de lui le nouveau Messie, situations incongrues et compromissions surgissent en cascade...

Grand admirateur de Arthur Rimbaud notamment, né en 1953 à Mouscron, Patrick Devaux écrit, peint, voyage, animé d'un véritable goût pour l'action et la liberté. Ce soir il nous évoque "De Porcelaine": Un enfant avec peu de jouets dans le logement familial, un énorme lierre, des vols d'étourneaux, le ciel et la mer, l'espoir et l'espérance, un frère, une dame étrangement attentionnée lui offrant un jour une poupée de porcelaine pâle, froide, sentant la mort, nous sommes avec Devaux plongés dans le récit d'une enfance brutalisée. Un récit poignant.

Auteure de nombreux romans et de recueils de nouvelles, formatrice dans une école d'alphabétisation, Françoise Pirart écrit également pour ceux qui aimeraient laisser un témoignage de leur vie, et c'est de "Beau comme l'éclipse" qu'elle nous parle ce jour: Jeune homme naïf, pur et rêveur, Albien Bienfait part pour le bout du monde, le Zwaziland en l'occurrence, rencontres surréalistes, aventures peu glorieuses et tribulations rocambolesques sur son chemin. Les remous de la vie mais baignés d'un optimisme désopilant et d'une sacrée dose d'espoir aux basques.

En verve, le ton chaleureux, François Harray nous apprend que, vouant un culte à son épouse décédée suite à l'accouchement de leur fils, le père rend celui-ci responsable de cette situation. Bon nombre de "peut-être" émaillent le roman qui revêt pas mal d'aspects délirants et, l'enfant grandissant, le style lui aussi se met à grandir, à évoluer vers une écriture plus "adulte". Nous passons aussi du léger et drôle au plus sérieux à mesure que le récit progresse. La fin? Particulière! Rien ne sera dévoilé ici.

Posé, assuré mais parfois gagné par l'émotion - Comment ne pas l'être? -, Patrick Devaux nous révèle que son "inclassable ouvrage" (mots de Gérard Adam) constitué d'une structure à deux moments (mots de l'auteur) est en majeure partie auto-biographique. L'enfant, c'est lui-même, l'auteur, avec une curieuse poupée de porcelaine comme principal témoin de ses souffrances, mais la part de fiction n'est pas exempte de l'oeuvre. Qui est cette Francesca qui en fait n'apparaît jamais? Et qui est Jules? "De Porcelaine" est à découvrir tout comme les deux autres livres présentés ce soir. "Ecrire, c'est d'abord révéler", nous déclare calmement l'écrivain. Entièrement d'accord?

D'une voix claire, joviale, et le sourire discret, Françoise Pirart nous lance: "Pourquoi l'amour n'est-il pas partout autour de nous?" Roman de confidences et de singuliers émois parsemé de oui - Albien ne sait pas dire non, nous rappelant ici Gabriel -, "Beau comme l'éclipse" nous propose de vécu, du véritable vécu, le rejet du matérialisme et le retour vers la nature prônés, au coeur et à l'esprit de notre personnage principal. Et tout va finir par se précipiter. Un roman d'une belle profondeur...

Tamponnés de la vie? Assurément...mais qui ne l'est point?

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Commentaire de Delaunois Thierry-Marie le 10 mai 2019 à 16:32

Merci à tous pour vos commentaires!

Mine de rien, cela prend du temps de réaliser une telle chronique, mais je le fais avec plaisir!

Et il y a une recherche préalable sur les auteurs et les ouvrages présentés afin d'être le plus complet possible!

Cordialement vôtre,

Thierry-Marie

Commentaire de Heymans Pascale le 7 mai 2019 à 22:55

Vous me mettez les yeux et l'esprit en éveil. Merci.


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 5 mai 2019 à 15:20

programme de la prochaine rencontre

Commentaire de dora Lemaire-schoonbeek le 5 mai 2019 à 6:50

Dans ce compte rendu , c'est la fin de l'article qui me frappe et que j'aimerais répéter: "Pourquoi l'amour n'est il pas par tout autour de nous ?" Ensuite :" Beau comme éclipse" "du véritable vécu, le rejet du matérialisme et le retour vers la nature prônés !  Je le vie depuis 12 ans et " que de bonheur ! "A conseiller à tous , dans ce monde actuel , ou le contraire est en constant augmentation . 


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 4 mai 2019 à 18:42


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 4 mai 2019 à 18:33

belle chronique

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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