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L'ouverture du canal de Suez au Caire intervient à un moment où l'Occident se passionne pour l'Égypte, lorsque la civilisation pharaonique et  celle l'Égypte moderne réformée par le vice-roi Méhémet Ali et ses successeurs ont été redécouvertes par Champollion. En prévision de l'inauguration d'un nouvel opéra au Caire, le compositeur Giuseppe Verdi (1813-1901) a écrit «Aïda» d'après un article de l'égyptologue français Auguste Mariette. Les décors continuant à être bloqués à Paris à cause de la guerre franco-prussienne de 1870, la première représentation ne put avoir lieu que le 24 décembre 1871 dans le tout nouvel opéra du Caire.

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  Il mettait en scène l’Égypte de l'antiquité et des peuples voisins  pris dans les tirs croisés d’un conflit international. L’Aïda de Verdi, le plus grand des grands opéras, parle d’amour passionné, de jalousie, de trahison, de vengeance, de guerre et  d'amour filial et patriotique. La haine versus le pardon et la soumission à la tyrannie des dieux pour tous. Le noyau de l'intrigue est un triangle romantique où bouillonne  un conflit impossible à éteindre. 

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Aïda, l'esclave éthiopienne, a été contrainte de choisir entre trahir son pays et trahir son cœur. Il en va de même pour son amoureux, le brillant capitaine grec Radames, chargé de diriger l’armée égyptienne. Au combat, il a capturé le père d’Aïda, Amonasro, roi d’Éthiopie, et est revenu triomphant en Égypte, où  l'on lui donne pour récompense  la main d’Amneris, la fille du pharaon, aspirant à réaliser ses rêves de jeune fille. Quelque part, dans l’épaisseur d’une forêt éclairée par la lune, le père d’Aïda exhorte sa fille à faire pression sur Radames pour qu’il  lui dévoile ses secrets militaires. Dans cette performance de Liège en 2019, le rôle est  tenu par le baryton belge éclatant aux magnifiques résonances,  Lionel Lhote, qui joue avec une noblesse naturelle et n’a pas besoin de forcer les notes. C'est lui qui force l'admiration. Aïda rêve de fuir avec son amant vers son Ethiopie bien-aimée

 O fresche valli, o queto asil beato
Che un di promesso dall’amor mi fu
Or che d’amore il sogno è dileguato
O patria mia, non ti vedrò mai più.
Oh patria mia, mai più ti rivedrò!

… et lui fait  trahir son pays en le forçant à lui révéler les déplacements de ses troupes. Malheureusement, Amneris a entendu l'échange et Radames est arrêté par les prêtres. Amneris, qui l'aime toujours, plaide pour lui offrir la liberté en échange de son amour, mais Radames refuse, choisissant un destin mortel. À la fin de l'acte IV, Aïda, qui s'est cachée dans la tombe, partage le  triste sort de son amant et prie pour l'immortelle félicité de leur amour… Aïda, mourant à son tour, implore les dieux pour  que  passage de Radames  vers le  paradis  se fasse dans la paix. Amneris, en sanglotant dans son palais, quelques étages au dessus de la tombe, réitère le dernier et le plus puissant mot de Verdi: Paix! Une déclaration politique? Un ultime cri d'amour?

Le célèbre opéra mis en scène pour la première fois à Liège  cette année,   a pris dès l'ouverture ciselée avec douceur infinie par la chef d'orchestre, Speranza Scappucci, une allure à la fois spectaculaire et  pleine de profondeur,  tant  musicalement que visuellement.

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Le grand choeur verdien, préparé avec soin par Pierre Iodice, était bien sûr essentiel à la qualité du spectacle grandiose  que tout le monde attendait avec impatience. La variété saisissante des registres,  les  mouvements hiératiques et  la  présence inquiétante  de  l'ensemble était renforcée par de magnifiques costumes rutilants signés Fernand Ruiz et les décors mobiles de Jean-Guy Lecat. Une chorégraphie soignée de Michèle Anne de Mey ( Kiss and Cry) évoluait sous les savants  éclairages de Franco Marri. La danse éblouissante des prisonniers éthiopiens devant la fille de Pharaon,  par des danseurs circassiens évoluant à travers un cerceau gigantesque, a été  l’un des moments inoubliables sur le plan visuel: un jeu insistant d'un homme et de deux femmes en pleine voltige.  Dans les  grands ensembles vocaux, le chœur  a produit  des lignes harmoniques impressionnantes servant de cartouche idéal pour que  la distribution exceptionnelle ( à la première du mardi soir en tout cas)   puisse  afficher avec bonheur  son savoir-faire chatoyant et l' intensité intime des sentiments humains exacerbés.

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Le commandant grec Radames, séduisant à souhait, chanté par le vibrant Marcello Giordani au timbre  plein de santé et  joie de vivre résonnant avec vigueur, affiche une musicalité tout à fait poignante. Son "Celeste Aida",  dont la partition  est marquée pianissimo et morendo ( sur le point de  mourir) était tout simplement à couper le souffle,  répandant dans la salle un silence admiratif.  Avec ce personnage, le texte et la musique rappellent immédiatement  la terrible épreuve d’Antigone, l’héroïne grecque,  puisque Radames subit exactement le même sort: être enterré vivant, être obligé de dire adieu à la lumière sacrée tant aimée et  pénétrer  au royaume des ombres éternelles de l’enfer. La scène véhicule un terrible sentiment d’injustice, quelles que soient les questions politiques évoquées par l'opéra.

Nino Surguladze a chanté Amneris, la fille du pharaon, habillée avec somptueuse  élégance et prête à user de toutes les ruses pour arriver à ses fins. Son implication théâtrale  est exemplaire, interprétant méticuleusement tous les gammes de  sentiments d’amour, de jalousie, de haine, de colère et de détresse. Le public  a ainsi pu vivre  des moments de pure beauté et de plaisir. L’interprétation très exigeante de la partition acrobatique  d’Aïda a été mise en vedette par Elaine Alvares, pleinement engagée, qui a incarné les complexités théâtrales du personnage principal avec un équilibre dramatique et un lyrisme  époustouflants. Elle s'est révélée être une experte passionnée de la dualité, de la lumière et de l'ombre,  semant partout su le plateau les  incessantes contradictions  des sentiments amoureux auxquels elle était confrontée.

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La très intéressante mise en scène de Stefano Mazzonis di Pralafera, associée à la puissante direction très affirmé et sensible  de Speranza Scappucci, a fait briller le chef-d’œuvre de Verdi comme nulle autre. Elle a excellé dans la création d'ambiances, le rythme des musiciens, la mise en valeur des interludes et des ballets, suscitant des teintes mystérieuses et exotiques. Elle a livré la complexité de l’âme humaine, soutenant les chanteurs et donnant aux mélodies intemporelles de Verdi toute leur couleur et leur gamme d’émotions. Sa connaissance des intentions profondes et de la «théâtralité» de Verdi, ainsi que sa propre compréhension du chef-d’oeuvre, extraient chaque goutte de drame  né de la partition et du livret conjugués, avec un sens impeccable de la dynamique et des tempos.

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 Enfin, Stefano Mazzonis di Pralafera a réussi à maintenir un équilibre parfait et fort imaginatif entre l’apparat monumental égyptien et la tragédie, en rendant les scènes de solistes intimes d’autant plus pertinentes et saillantes, ce qui semble avoir été l'objectif premier de Verdi. En évitant tout signe de  grandiloquence, il a généré un faisceau de tensions palpitantes, tout en fouillant délibérément dans les couches les plus profondes du cœur humain. Il convient également de  mettre en lumière  le rôle du Messager interprété avec  brio  par le splendide  Maxime Melnik, jeune ténor belge, et celui du grand prêtre glacial et rigide, habilement interprété par Luca Dall’Amico, basse. Et enfin, devrions-nous mentionner qu'une double  distribution  est indispensable pour un tel chef-d'œuvre? Les deux  tout aussi brillantes, l'une que l'autre, semble-t-il.

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Dominique-Hélène Lemaire

"Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse ; Des femmes dont les dents et les ongles sont teints, Et des jongleurs savants que le serpent caresse. » Charles Baudelaire

Opéra Royal de Wallonie-Liège

26 février> 14 mars 2019

 

Opéra Royal de Wallonie-Liège

Speranza Scappucci

Direction

Stefano Mazzonis di Pralafera

Metteur en scène

Jean-Guy Lecat

Décors

Fernand Ruiz

Costumes

Elaine Alvarez

Soprano

Aida

févr. 26, 28, mars 03 mat, 07, 09

Donata D'Annunzio Lombardi

Soprano

Aida

mars 01, 05, 10 mat, 12, 14

Marcello Giordani

Ténor

Radamès

févr. 26, 28, mars 03 mat, 07, 09

Arnold Rawls

Ténor

Radamès

mars 01, 05, 10 mat, 12, 14

Nino Surguladze

Mezzo-soprano

Amneris

févr. 26, 28, mars 03 mat, 07, 09

Marianne Cornetti

Mezzo-soprano

Amneris

mars 01, 05, 10 mat, 12, 14

Lionel Lhote

Baryton

Amonasro

Luca Dall'Amico

Basse

Ramfis

Luciano Montanaro

Basse

King of Egypt

Tineke Van Ingelgem

Soprano

Priestess

Maxime Melnik

Ténor

A messenger

Chœur de Opéra Royal de Wallonie-Liège

Orchestra de Opéra Royal de Wallonie-Liège

 

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Ce soir...

C’est promis
nous irons
ensemble
au fond du jardin
poser le pied
sur les décombres du jour

dans un instant
oublié
du monde

pour détendre
tous les noeuds

..........................
Martine Rouhart

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Clarissa vit avec son mari, Henry Hailshaw-Brown du ministère des Affaires étrangères, et Pippa, la fille du premier mariage de celui-ci, dans une belle demeure à la campagne. Pour tromper son ennui, la jeune femme à l’imagination fertile aime recevoir des amis et leur raconter des histoires intrigantes de possibles meurtres ou cambriolages. Elle compte parmi sa cour son tuteur, sir Rowland Delahaye, le juge Birch et Jeremy Warrender, un jeune soupirant. Voilà que débarque au milieu de ce beau monde l’affreux Costello, venu réclamer la garde de Pippa au nom de sa mère qu’il a épousé. Clarissa l’éconduit mais regagnant le salon, elle trébuche sur le cadavre de Costello au moment même où la police sonne à la porte...

Agatha Christie a écrit près de 70 romans et une vingtaine de pièces de théâtre très peu traduites en français. Gérald Sibleyras et Sylvie Perez se sont récemment mis à la traduction de huit de ses pièces. La toile d’araignée, écrite en 1954, à la demande de la comédienne Margaret Lockwood avec un rôle espiègle pour la fille de 14 ans de celle-ci (interprétée ici par Sybille Van Bellinghen), présente la singularité d’être une vraie comédie policière. Il y règne une atmosphère de légèreté et d’insouciance qui contraste avec une scène de crime. Impossible de résister au charme de cette société britannique avec son esprit de clan et de galanterie. Ici, le crime est d’autant plus incongru qu’il survient dans un contexte d’affabulations où la vérité se dilue au milieu des mensonges. La tâche sera plutôt malaisée pour l’inspecteur Lord (Daniel Hanssens), d’autant que les membres de cette maisonnée sont bien farfelus ! Conformes à la technique de Christie, les pistes vont être brouillées à souhait dans cette atmosphère bon enfant qui cache bien des secrets.

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Est-ce parce que la pièce a été écrite pour une amie ? Clarissa (c’était le prénom de la mère d’Agatha Christie) présente des similitudes psychologiques avec Agatha elle-même qui était une enfant dotée d’une fantaisie débordante. Celle qui a publié un roman tous les ans à Noël, la reine du huis-clos, maîtrise l’art de la dramaturgie et de la comédie en typant ses personnages sans verser dans la caricature. Ils sont rendus avec finesse et bonne humeur par les comédiens de la troupe des Galeries. Il faut saluer la distribution impeccable, le décor élégant et la mise en scène respectueuse du style franc et enlevé d’Agatha Christie.

Le spectacle est bien divertissant même si on est loin des meilleures intrigues de la championne du suspens.

https://trg.be/

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Palmina Di Meo

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ESCULAPE

J’AI LA FIEVRE

Pour la fièvre

Qui brûle ma cervelle

Pour la douleur les vertiges de la vacuité

Je plonge dans le gouffre

Où mes tumultueux désirs s’enflent

Et je saute dans les abysses où brûlent mes outrages

 

Tant que mes pensées

Brilleront pour ton éclat

Rien ne saurait me détourner de toi

A la vie à la mort rien ne m’empêchera

D’avoir mes rêves déclarés à l’URSSAF

Elaborés dans un champ de graminées

Chantées par un soleil tapageur au mois de juillet

 

Tant que les Pensées fleuriront

Je cueillerais en secret des poèmes

Verts conjugués sous le regard amusé

D’Esculape étonné par ma pharmacopée

 

Tant que les fleurs fleuriront sous les pastels de l’aube

Me viendra l’envie de te baigner de rosée

De libérer tes pigeons de leurs armures de bakélite

Et de plonger mon regard licencieux dans tes yeux graves

Jusqu’à ton sexe rutilant d’où jaillit ton mystère

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Une nouvelle revue a vu le jour.

C’est au cœur de la petite ville de Jodoigne qu’en ce début d’année 2019 alors qu’au sein de l’ASBL Bel-ArTitude une discussion tournait autour de la difficulté qu’éprouvent les artistes à se faire découvrir, qu’une idée a creusé son chemin.  Pourquoi ne pas créer une revue qui tournerait autour de l’Art.

Bien que le concept existe déjà, il fallait trouver une accroche, une marque de fabrication et les moyens qui permettront de pérenniser le projet.

Créer une revue réservée à l’Art peut paraître risqué, c’est probablement le cas, mais il est nécessaire de prendre quelques risques si l’on considère que L’Art est un porte-drapeau, un récipient de mémoire et qu’il mérite considération.  Pour ce faire, il n’y a d’autre choix que de chercher l’excellence.

 

C’est peut-être en raison d’une passion que le magazine Babel-Art a vu le jour. 

En dialecte Bruxellois Babeler signifie : bavarder, p12273303301?profile=originalapoter…  Babel prend également ses racines au cœur de l’histoire théologique puisque c’est nom d’une ville biblique dans laquelle Dieu confondit le langage pour que les habitants ne s’entendent plus.  La symbolique semblait pertinente, le côté humoristique nous semblait approprié, une nouvelle revue est née, indépendante, éclectique et qui ne demande qu’à évoluer.

Bel-ArTitude ?  Qu’est ce que c’est ?

Les raisons d’existence de l’ASBL sont orientées vers la solidarité artistique.  Aider dans la mesure du possible en plaçant des ponts à hauteur internationale.  Une sorte de réseau alimenté par les acteurs eux-mêmes, à condition qu’ils s’engagent dans la mesure du possible, à renvoyer l’ascenseur.

Les premiers temps n’ont pas été faciles.  Les artistes ayant réputation d’égocentrisme il fallait démontrer que par la solidarité les portes s’ouvrent plus facilement.  Aujourd’hui encore, il faut se battre à chaque instant pour essayer de remplacer le « moi-je » qui prédomine trop souvent au risque d’oublier que la création, si elle se fait dans la solitude, ne sera reconnue que sous le feu des projecteurs, mais pas que.  Un peu de chance, beaucoup d’énergies et le bouche-à-oreille sont les éléments indispensables à l’épanouissement d’une œuvre.  Cependant, nous restons persuadés que la création est avant tout un geste d’amour, le dévoilement de l’intime intérieur par une personnalité particulièrement sensible à son environnement.  L’artiste est une éponge qui, s’il est sincère, ouvre une lucarne sur une autre dimension.   Contrairement aux idées reçues, la création requière énormément de travail, une énergie énorme, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous devons de les encourager sans toutefois censurer notre opinion.

Au premier regard, les motivations de l’ASBL semblent porter ses fruits.  De nombreux artistes ont pu découvrir d’autres horizons que ceux qui entourent le territoire dans lequel ils évoluent.  Cependant, qu’en est-il de la notion du renvoi d’ascenseur ?  On pourrait affirmer que c’est du cinquante pour cent et c’est là que le bât blesse.  Comment changer cette mentalité qui semble tourner autour de l’individualisme ?  Comment éviter que certains ne profitent du système sans offrir en échange un minimum de communication à propos, par exemple, des événements culturels qui se préparent au sein de son propre terroir et qui pourraient intéresser les autres ?  Les organisateurs de Salon littéraire connaissent cette problématique.

Les questions restent nombreuses et est encore long le chemin avant que l’on puisse conclure à la réussite du projet.  L’image est particulièrement bien choisie, car on peut souligner que certains administrateurs offrent sans compter ni les heures ni l’énergie nécessaire à la mise en place d’un concept qui a peut-être du mal à trouver sa place pour différentes raisons.  Est-ce pour autant qu’il ne faut pas croire que les rêves existent ?  L’aventure en vaut la peine, les rencontres qu’elle offre font partie des raisons qui poussent à continuer de chercher ces perles qui foisonnent au sein de la Francophonie et pas que !

Une nouvelle revue est née, un Bimensuel écrit par des artistes qui choisissent de parler des autres parce qu’il n’y a rien de plus valorisant que la découverte du monde qui nous entoure.

Babel-Art, c’est gratuit, disponible sur simple demande et si vous vous demandez ce que vous pouvez apporter pour aider à pérenniser le projet, différentes approches sont possibles :

  • Devenir membre sympathisant pour la somme annuelle de 12 euros.
  • En insérant une annonce ou une publicité.

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter les membres de l’association. belartitudeasbl@gmail.com

 
Babel-Art
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LA FAUCHEUSE...

Elle est là tapie la garce

Avec son sourire narquois!

Cela n'a rien d'une farce

Point ne sert de dire pourquoi...

Je l'ai tenue à distance

Un peu plus que de permis

Et j'ai savouré la chance

D'avoir le cœur insoumis!

Elle sait bien qu'en bout de course

Elle nous rattrapera toujours

Car il n'est aucune bourse

Qui puisse s'acheter ce détour...

Ah! Lui faire encore la nique!

Et me perdre dans un regard...

Oui, loin de toi je panique

Temps qui passe est sans égard...

J.G.

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administrateur littératures

Du monde et de l'effervescence, l'atmosphère conviviale et nos trois auteures du jour souriantes, touchées, le thème - point de départ des Rencontres de ce 26 février: "Psys chics"! Qui sont en fait les invité(e)s de ce soir? Sophie Buyse, Ziska Larouge et Anne Duvivier. Après une subtile introduction - psy-chic, psy-choc? - teintée d'une pointe d'humour, Gérard Adam, l'assurance tranquille et le verbe aisé, se tourne vers l'élégante Sophie Buyse.

Ecrivain et psychologue née à Bruxelles, fille du critique d'art et journaliste Christian Bussy (Buyse), porteuse d'une oeuvre d'une grande originalité, Sophie nous conte ce soir son opus "Confidences de l'olivier", roman à la fois d'anticipation et naturaliste: une poignée de chercheurs téméraires et excentriques a fondé l'espoir de découvrir les raisons de la croissance inexpliquée des stérilités humaines. Nous sommes ici entraînés au coeur de l'Amazonie pour y vivre la rencontre entre les savoirs, union de l'Aigle et du Condor, des scientifiques et des chamanes. Fécondité, philosophie, entrée dans les rituels et autres pratiques, le Pérou,... Les anecdotes et observations effectuées forment ici un tout, un ensemble, le récit de Sophie Buyse, son personnage central: une femme, Iris. Et les scarabées ne sont pas en reste, bien que ne formant pas légion, dans ce roman - témoignage de la difficulté de l'espèce humaine à se perpétuer.

Bruxelloise, graphiste de formation, auteure de nouvelles et de scénarios, Ziska Larouge, qui portait justement sur elle du rouge, nous présente quant à elle "Le plus important": Antoine, avocat et parfait salaud d'une quarantaine d'années, pète soudain un câble, il se retire volontairement dans un coin de son cerveau et se met à contempler autour de lui le tourbillon de la vie et s'en amuse. Drôle, un brin cynique, de l'émotion. Le récit est quasi policier et mené à la manière des romans américains; autour de notre désagréable et pénible bonhomme gravitent l'épouse, la maîtresse, deux associés,... A l'origine? Une lettre au contenu inquiétant destinée apparemment à notre maître Pannier (avec deux n, souligne Ziska). Qu'y a-t-il en fait au-delà des apparences? Quel est en fin de compte ce "plus important"?

Psychothérapeute et formatrice, ancienne responsable de la communication au sein d'un groupe immobilier, Anne Duvivier nous immerge dans "Un amour de psy", oeuvre - réflexion sur le sens de la pratique psychologique et des limites individuelles: bien qu'il soit psy, Angelo est scié. Hannah, son épouse depuis trente ans, est tombée amoureuse d'une femme. Par ailleurs, sa mère l'enquiquine, sa fille lui fourgue son gosse, ses patients le talonnent,...le chaos assuré! Etant le cadet de deux frères plus âgés (bien entendu), donc un peu "le vilain petit canard de la famille", Angelo est débordé, même dépassé par les problèmes des autres. Les portraits de Louise, Catherine et Béatrice, toutes les trois ses patientes, sont évoqués, notre psy fonctionnant souvent par impulsion...et pulsion! Durant l'écriture, Anne Duvivier s'est clairement amusée, elle nous l'avoue au cours de l'entretien au détour d'une question.

Souriantes, comme nous l'avions déjà mentionné plus haut, Sophie, Ziska et Anne s'expriment chacune à tour de rôle généreusement mais posément, Gérard Adam, concentré, menant la "danse" d'une manière réfléchie et structurée. Quel message finalement pouvons-nous retirer des propos de chacune d'elles? Avec "Confidences de l'olivier", il est à découvrir au coeur de la nature pour pouvoir se trouver soi-même; avec Ziska Larouge, le plus important, ce sont en fait les enfants, le dévouement, la vie; avec "Un amour de psy", savoir parler de choses graves avec légèreté et se laisser glisser vers l'émotion est capital. Une mention spéciale pour conclure ce billet? L'exceptionnel et perpétuel investissement de Gérard Adam qui ne craint nullement d'aller au coeur des choses, de la vie, les auteurs en présentation ne pouvant opter que pour la spontanéité et la franchise. Le vrai, la vraie vie quoi, ceci sans allusion aucune à un autre roman paru il y a près de six mois, dont on parle toujours. A bientôt!

Thierry-Marie Delaunois auteur, chroniqueur, collaborateur culturel, le 28 février 2019 

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Mes doigts JGobert

Mes doigts me font souffrir, atrocement, terriblement. Mes yeux, à leur tour, jouent un spectacle d’ombre et de lumière. Mon cœur bat la chamade, chamboulé par cette pesante solitude, par ces tristes regrets, par cet ennui qui me mine, par ce manque de tendresse. Une tristesse installé au fond de moi et qui me transforme en un être fermé à la vie, seul.

Quelquefois, je sors et vais m’installer dans un lieu ouvert, facile, où assis à une table, j’observe mes congénères, afférés à leurs tâches dans un tourbillon de petites choses aussi illusoires que mon indifférence.

Tout va au ralenti. Malgré cette solitude, la peur du changement et de l’inconnu, je reste là, sans bruit, sans émoi, sans amour. Dans cette sensation de liberté durement acquise et combien immobile comme le reflet d’un océan de larmes.

Le printemps approche et la nature se réveille sans que je veuille y participer. J’aime encore la douce chaleur tombant du ciel, le soleil apaisant. Je troque ma table pour un banc vermoulu à l’entrée d’un parc. Mes jambes ne me portent pas plus loin. Le mal qui envahit les êtres est injuste, affligeant, choquant.

L’écho des anciennes souffrances reste sans réponse. Les bleus à l’âme sont indélébiles ainsi que les gestes tueurs, les phrases assassines. Le silence si docile, terrible, malgré les cris étouffés enfuis au plus profond de soi continue à faire souffrir.

Les maux actuels seraient-ils le retour de ces sévices, de ces abandons, de ces amitiés reniées, de ces amours bafoués. La chair, seconde mémoire de l’être, fait-elle revivre les souffrances passées inlassablement.

 

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Un ange m'a dit .

Un ange m’a dit

 

Cette nuit un ange est venu


Il m’a dit : C’est  "LUI" qui m’envoie.

Robert poses là tes valises !

 

Non, il n’y a pas méprise

Tu as aimé, tu as grandi,

Tu as pleuré, et ri aussi

Ton temps ici c’est accompli

Tu vas recommencer ta vie.

 

Visites ta famille, tes amis, amies

Aime  tes chiens qui eux ont comprit

Le cycle de la vie et son infini

Nourri Luna encore une fois

La petite longtemps te miaulera

 

Bien avant que tu ne la revois

Un peu de temps passera

Le temps d‘un claquement de doigt

Elle sera de nouveau dans tes bras.

 

Là où tu vas, tout le monde y vient

Tu le sais,  "Elle" m’a  raconté,

Que là, tu as déjà voulu rester.

 

Derrière ce miroir nous allons passer

Tu sais, tous tes rêves sacrifiés

Te seront rendus, tu vas enfin les réaliser.

 

Robert

 

 

 

 

 

 

 

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LES LARMES BLANCHES...

Elles tombent, elles tombent les larmes blanches

Ruisseau rythmant un cœur battant

Quand le grand calme sur nous se penche

Y a du vertige au firmament!

Dites-moi comment s'accommoder

De cette insidieuse fraîcheur?

Et comment ne pas s'inquiéter

De la tristesse au fond des cœurs?

Je sais, on parle de résilience

Au siècle de la contradiction

Mais cette curieuse alliance

Ne mène-t-elle pas à perdition?

Dans ce grand creux de la mémoire

Où se cachent nos vérités

Si on cherche à refaire l'histoire

C'est dans l'espoir d'se réchauffer!

Elles tombent, elles tombent les larmes blanches

Ruisseau rythmant un cœur battant

Quand le grand calme sur nous se penche

Y a du vertige au firmament...

J.G.

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elle vient

LA MORT

A domino

 

 

 

 

Quand les larmes sont les dernières paroles, et que des yeux roulent la détresse inutile

Quand la bouche balbutie des ambivalences

Quand les mains posées sur la table restent de marbre

Quand les mots n’arrivent plus sur les lèvres, et que les idées pauvres et noires sont celles du désespoir

Quand le visage reste figé dans le silence et l’Esprit dans les mailles du Temps

Quand il n’y a personne ici et nulle part ailleurs

Quand l’amour et l’amitié sont indéclinables

Quand il n’y a rien à dire alors que le vide et le silence sont les seuls propos de la solitude

Quand le réveil est plus misérable que le coucher

Quand l’humeur ne répond plus au soleil qui inonde de ses raies joyeuses la terre

Quand l’Etre n’est plus que pleurs et cendres dans un dernier soubresaut nerveux, alors

Qu’elle vienne

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tes ,ongles

TES ONGLES

 

JE veux être ta main,

Car tu possèdes des ongles

Je veux être ton visage

Et le parfum de tes cheveux

Je veux être ta bouche

Car je manque de baisers

Parfumés et purpurins

Je suis ton visage tu es le mien

Tu es ma fleur mon Lilas

Il fleurira pour toi

Pour ton âge présumé innocent

D’âge tu n’en portes aucun

Je te le dis, joli poème

Mon âge est le tien

Un passage par le chas du Temps

Qui coule à mes tempes

Dont je me protège

Au resvératrol de ta vigne

Un élixir de nuages

Où je plante mes ongles

Rongés d’orgueil

Et de convalescence

La solitude est une manucure

Elle possède les yeux de la lubricité éternelle

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D O R M E U S E

12273304491?profile=originalDORMEUSE

 

 

 

Laisse les doigts légers des Anges

Poser ces pétales de nuit

Sur ton beau visage endormi

Que nulle fièvre ne dérange

 

 

Ce m'est un bonheur sans mélange

De te voir passer ce pertuis

Par où les miettes d'aujourd'hui

Se perdent dans un songe étrange

 

 

Le vaisseau de la Nuit ne garde

Que quelques sanglantes lézardes

Du jour enfui depuis longtemps

 

 

Toi tu t'en vas par ces ruelles

Sombres des rêves sur lesquelles

Se ferme la porte du Temps

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Poésie, métalangage de l’invisible

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Photo Edouard Boubat

La poésie est façon d’être au monde, 

forme de regard sur la vie. 

Pas un filtre mièvre, 

mais un regard lucide

qui dépèce et fouille 

les viscères de la vérité

pour faire naître

 une épiphanie que chacun porte : 

le métalangage de l’indicible.


C’est le ventre et le cœur 

associés en braconnage,

et le cerveau en rut,

pour donner à voir à l’âme 

qui dit l’essentiel :

lumière et crachat,

la couleur de l’amour 

avant la pesée des attentes

le bruit du souffle de la vie,

la mélodie de la lumière

le pas poli, l’impudique, l’indéfini,

l’impossible et l’inverse,

le beau, le brut, le cru, le doux et l’impensable,

le merveilleux, contenant de l’absolu,

et l’autre, désenchantement mortel.


Le poète ne l’est pas par ses mots, 

mais par les sens 

et tous les pores de la peau, 

par décision et parti-pris, avec foi.

 

Le poète EST, devient, fait corps avec la poésie, 

dans un acte qui se suffit à lui même, 

un véritable acte d’amour.


Il y a une forme d’obscénité dans la poésie.

Le reste n’est qu’emballage et posture intellectuelle…



Pascale Landriq

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Dans l'Ombre Du Trou !

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Il y a des rêves perturbés
Des sommeils qui n'en sont pas
Quand la nuit est tombée
Et que sonne le glas

~*~
Alors frappe chaque soir
Ce monstre blafard
Qui se cache dans le noir
Au fond d'un placard

~*~
Ce clown pernicieux
Fait peur aux enfants
Il est tellement vicieux
Qu'il attire d'un présent

~*~
Un joli ballon rouge
Qui vole et qui bouge
Attirant les petits
Dans un piège maudit

~*~
Ce n'est pas une légende
Veillez sur vos jolis anges
Son pouvoir hallucinant
Sait taire leur innocence

~*~
De leur fragilité
Ils ne peuvent lutter
Ce monstre qui abuse
D'un jeu qui l'amuse !

~~

 Avant de les coucher
Regardez sous leur lit
Si ce croque-mitaine
Ne tient pas la chandelle ?


LouMiss

18.09.18 © Laurence Delattre

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Ecriture sur le thème actualité ; Prochaine libération de Marc Dutroux

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" Car bientôt, parmi ces chants, le soleil ! " "que ces jours - là, la splendeur des étoiles allégeait ses pensées" pour que: " jour après jour, la lumière et l'écriture autour des maisons, longtemps, les bords de routes accompagnaient nos pas" car 

Voici que le talent, entouré de notes harmonieuses, forment une ronde pour un auteur ; écrivain de belles lettres ou signes musicaux auxquels les croches nous invitent à suivre jours après jours...et pour longtemps.

Cordialement Decoster,

Michelle

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Cueille

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Cueille la vie
Cueille le jour
Et dis merci
Sans retour

Cueille l'instant
Cueille le présent
N'attends pas qu'il passe
Les regrets sont tenaces

Cueille un baiser
Cueille sans tromper
Effleure l'intuition
Ressens l'émotion

Cueille l'amour
Cueille le toujours
Que la beauté des mots
Berce ton cœur et ton âme

Cueille encore ta vie
Cueille-là avec lui
Pour suivre ce chemin
Jusqu'au petit matin

Cueille l'aube 
Cueille le crépuscule
Et surtout ne regrette rien
Ni aujourd'hui ni demain

Cueille enfin l'au-delà
Et maintenant dis-toi
C'était une belle expérience
Approuve et admire la nuance...

~*~

LouMiss

11.02.19 © Laurence Delattre

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