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Un soir peut-être nous entreverrons la lumière d’une silhouette,

 

la naissance d’un chant et la métamorphose des corps.

 

Avançons ensemble vers les énigmes qui nous enchantent.

 

La passion des regards,

 

les peurs déjouées et les visages aux lointaines paupières.

 

Nos muses silencieuses entendent nos complaintes.

 

Hiver comme été, nous devenons ce souffle de l’esprit

 

tourné vers nos amitiés.

 

Nous reconnaissons leurs désirs.

 

Ne pouvez-vous, âmes protectrices,

 

éveiller en nous le meilleur de nos souvenirs ?

 

Devant nous, ayez ce regard qui déchante,

 

pour mieux ensuite rebondir en soignant nos cœurs blessés.

 

Julien Boulier    le 04 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438533711 

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Maintenant j’observe tes mains

 

comme des chemins que je parcours des yeux.

 

La musique de leurs courbes et tous les mouvements y naviguent.

 

Couvertes d’eau de pluie, elles fuient vers la rivière.

 

En silence, elles se tournent et se retournent,

 

effarouchées, intimidantes, éprouvant comme une respiration.

 

Offrandes et réticences. Nous avons appris à lire dans leurs atours.

 

Nombreux sont les jours où leurs rencontres  

 

mènent jusqu’aux sources puissantes.

 

Libérées du regard, elles semblent

 

comme épeler passions et déclarations,

 

au-delà des mots.

 

Julien Boulier     le 03 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438506011 

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Ah, si tu avais la faveur de ces gentianes posées au sol.

 

Il est bon de sentir sous ses pieds le crissement du sable,

 

le craquement des brindilles, l’entrechoquement des galets, la rondeur des cailloux.

 

Sur ces sentiers, dans les temps anciens, nombreux furent les passants

 

qui ont aimé les creux et les buttes à franchir.

 

Pour pouvoir vous protéger dans nos bras, dunes ou rochers,

 

chacun a son histoire à offrir. De quelle évidence s’agit-il ?

 

Peut-être celle d’une nuit où les pierres s’endormaient sous un lilas.

 

Ou bien celle d’un rien que nous avons perdu.

 

Les raisons qui nous poussent à marcher sur les traces de nos ombres

 

préservent cette ivresse de la découverte.

 

Je t’épaulerai, tu m’enracineras dans tes songes,

 

Et nous puiserons notre force dans nos sourires.

 

Julien Boulier         le 02 juin 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438471911 

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DES MOTS...

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots ou règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Je voudrais aujourd'hui

Eloigner de ta vie

Les mots trop durs ou fol

Qui n'ont pas de bémol

Ne garder pour te plaire

Que des mots sans mystère

Qui réinventent la douceur

Et te touchent en plein cœur!

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Si j'avais pu te les trouver

Ces jolis mots empreints d'amour

Et avec eux t'apprivoiser

En évitant tous les détours

Ce soir je ne serais pas seule

Au creux de la nuit étoilée

Où je recherche un linceul

Afin d'y enfuir mes pensées...

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

Si j'avais pu réconforter

Ton âme empreinte de tristesse

En t'entrainant à dévier

Vers un chemin semé d'ivresse!

Je rêve de te regarder dans les yeux

D'y voir s'offrir un ciel tout bleu

Pour inventer l'amour qui dure

Dans nos deux cœurs enfin matures!

Des mots, des mots qui claquent

Des mots qui dansent

Des mots où règne... une cadence

Ceux, qu'on ne peut plus oublier...

J.G.

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administrateur littératures

Six personnages s'offrent à nous:

Stéphanie, une femme passionnée et amoureuse des Lettres, mère un peu fantasque de deux adolescents;

Norbert, son mari plutôt caractériel, professeur de mathématiques;

Amélie, 14 ans, un peu fofolle de nature et très remuante;

Jérôme, 16 ans, le musicien-poète de la famille, plutôt doux rêveur;

Eugénie, la mère de Stéphanie, veuve et retraitée qui s'incruste et même plus...mais qui est donc exactement le sixième protagoniste? De grand matin, Stéphanie a commis une gaffe; aussitôt son mari, se sentant lésé, s'en prend à elle, la discussion s'animant puis s'envenimant...

Quelle gaffe a donc commise Stéphanie?

Auteur de huit publications - six romans et deux recueils - , chroniqueur et membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, Thierry-Marie Delaunois nous revient, après "Auprès de ma blonde" et "Les Trois épreuves d'Isis", avec un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le roman et le théâtre, l'auteur y mêlant prose et poésie, sensibilité, émotion, susceptibilités et malentendus pour un roman-théâtre en trois actes. A découvrir?

Mais pourquoi avoir choisi de publier cet ouvrage chez Edilivre-Aparis, maison d'édition parisienne?

Pour son ouverture et sa souplesse quant aux genres publiés, son efficacité et sa rapidité d'exécution, et la disponibilité immédiate et à un prix démocratique de l'ouvrage en format numérique. Bonne lecture à tous!12273286258?profile=original

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Je ne sais si ces statues se confondent avec leurs fantômes.

 

Il me faut danser avec les mystères aux alentours

 

pour trouver l’endroit où la lumière s’enroule autour de ta voix.

 

Malheur à quiconque osera franchir l’espace

 

sans garder au fond de l’âme une espérance

 

conduisant vers l’attention à autrui.

 

Tu es ma citadelle ;

 

je créerai en toi les larmes et les rires

 

réunis dans des chants, des hymnes

 

et des quatrains sans suite.

 

Tu seras souffle, et nous serons un vallon

 

où se creuse une nef, des clefs en forme de voûtes.

 

Alors seulement , la  douceur de la nuit.

 

De Julien boulier     le 31 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438393611

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Le Salon International du livre de Mazamet 2018

n’a pas démenti sa réputation.

 

12273285657?profile=originalLes portes se sont fermées sur des auteurs et un public heureux.

En ce qui me concerne, j’ai eu le plaisir et l’honneur de réaliser un direct depuis ce Salon, plus de quatre heures d’antenne consacrées à la littérature. 

Pari osé, pari gagné.  Beaucoup d’appels à la régie ce qui prouve que les auditeurs aiment la littérature… 

 

Voici la liste des nominés ainsi que des lauréats remise par le président du Jury, Christophe Chabbert.

th?id=OIP.r-mA8UVJXHsnaw5f6MIe7AHaE7&pid=ApiLourde tâche que celle de superviser le comité de lecture.

201712171181-full.jpgLes prix furent remis par le parrain du Salon, Jean-François Pré.

Jean-François Pré connu en qualité de journaliste de télévision est également un auteur des plus intéressant.    

 

Félicitations à notre compatriote Martine Roland lauréate du prix de la critique à l’unanimité du jury ainsi que Ziska Larouge, nominée au prestigieux prix Marc Galabru ainsi qu’au prix de la Critique.

 

 

REMISE DES PRIX

PRIX VILLE DE MAZAMET sont nominés
Joaquin Ruiz pour Un hiver dans le Tarn
Paul Faury pour Maudites soient les Guerres
Claude Guibbert pour Secret de Famille
Le lauréat est Paul Faury

PRIX CONSEIL DÉPARTEMENTAL sont nominés
Henri Roure pour Hasards, Mystères et destins en pays catalan
Alain Cuvillier pour Une blague amère
Danielle Gamen Dupasquier pour Le Secret
Le lauréat est Henri Roure

PRIX CONSEIL REGIONAL OCCITANIE sont nominés
Alain Martin pour Meurtre au pied du pont du gard
Robert Faivre Enfant de troupe l’École militaire préparatoire des Andelys
Gabriel Sandoval pour Tous les peintres ne s’appellent pas Picasso
Le lauréat est Gabriel Sandoval

PRIX ROMAN sont nominés
Patrice Sospel pour Les âmes assassinées
Colette Berthès pour Le sourire de la femme Bison
Françoise Vielzeuf pour H comme héritage
Le lauréat est Colette Berthès

 PRIX ROMAN TERROIR sont nominés
Jean-Louis Riguet pour Récits Historiques des quais d’Orléans
Florence Marco pour Les Vignes rousses
Bérénice Gastian pour A l’ombre des peupliers
Le lauréat est Jean-Louis Riguet

 

PRIX POÉSIE sont nominés
Évelyne Génique pour Ma plume tisse…
Alain Caillol pour Les mots bleus
Mathilde Planchon pour Je reviens de loin
Le lauréat est Mathilde Planchon

 

PRIX COLLÈGE J-LOUIS ÉTIENNE sont nominés
Claude Chaillet et Serge Mielly pour Plumes d’Aimer
Ariey Gislaine pour Les laissés de la mer
Yves Marcérou pour Le Pérou terre des Incas
Le lauréat est Chistian Chaillet

PRIX ŒUVRE ORIGINALE sont nominés
Matthieu Kondryszyn pour Allo La Police ?
Jan Renette pour Iles et châteaux charentais
Fabrice Gutierrez pour Je ne suis pas Fernand
Le lauréat est Farice Gutierriez

PRIX D’HONNEUR MARC GALABRU sont nominés
Ziska Larouge pour Le plus important
Mathieu Bertrand pour Les émeraudes de Satan
Jean-Pierre Beaufey pour Dernier(s) contact(s)
Le lauréat est Mathieu Bertrand

COUP DE CŒUR un seul nominé
Jacques Nain pour Jacques Mesrine

PRIX DE LA CRITIQUE sont nominés
Liliane Fauriac pour Après Marienbourg
Martine Roland pour Novaya Era
Ziska la rouge pour Le plus important
Le lauréat est Martine Roland

 

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La joie d'exister qui perdure


À Danièle et Michèle Choucroun



La joie d'exister qui persiste,
Engendrant le contentement,
Rendant confiant, optimiste,
Se mérite certainement.

Attendre, de la providence,
Qu'elle favorise un défi,
N'est pas s'en remettre à la chance,
Lui en laissant tout le souci.

La réussite des projets
Résulte de la compétence
Et des efforts appropriés.
Être utile a de l'importance.

Parfois, durant tout une vie,
Exister a de la saveur.
Stimulantes sont les envies,
Attendrissants les coups de coeur.

29 mai 2018

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Ainsi s’envolent ces chimères.

 

Je rêve encore de nos vies

 

où nous gardons à nos côtés nos belles rencontres.

 

S’évanouissent tes paupières

 

et je te vois néanmoins dans mes souvenirs.

 

Ton portrait, je l’imagine sur les rives d’un ruisseau.

 

Il est aussi le versant d’un mont fantasmagorique.

 

Tour à tour fleur, étoile ou chrysalide,

 

Il épouse ce qui advient de nous.

 

Toujours en mouvement,

 

Il emporte à l’intérieur de son rayonnement

 

les vestiges de nos secrets perdus,

 

les reflets de nos plus profonds regards.

 

Julien Boulier                          le 29 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438315511 

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Quelle magique étreinte !

 

Nous créerons ensemble des souvenirs

 

dont les limites célèbreront notre existence.

 

Je me dis que cette nuit là,

 

quelque part dans la rosée,

 

en haut des arbres ou suspendus au bout du monde,

 

nous chanterons une ode à l’oiseau endormi.

 

O silhouette silencieuse,

 

perchée sur ta branche,

 

tu es la beauté des pensées et le corps de l’invisible voyage.

 

Ame plaintive, toi aussi tu porteras ta voix

 

et je t’embrasserai sous les nuits immuables.

 

Julien Boulier                          le 27 mai 2018

 

 poème déposé Sacem code oeuvre 3438263711 

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Où sont les étoiles insoumises ?

 

L’idée de les entrevoir en train de s’éveiller

 

sur l’ombre des cimes, en haut des collines,

 

a forgé en nous un vaste impromptu,

 

ou une valse du soir.

 

Voici maintenant la lumière de leurs branches,

 

comme un dessin d’enfant,

 

qui dans nos yeux brille par éclats.

 

La pluie et les temps immémoriaux,

 

jusqu’aux éclipses,

 

viendront tourmenter leurs traces en plein ciel.

 

Ces visions effleurent ton nom

 

et bientôt tu chemines sur mes lèvres.

 

Julien Boulier     le 28 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438287811

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Voici ce qu'écrit la poète et romancière Isabelle Bielecki sur mon premier recueil. Un très joli papier qui me touche énormément, merci de tout cœur:
Pour savourer la poésie du recueil de Martine Rouhart, Cueillette matinale, paru aux éditions Demdel, il faut entrer dans son jardin, tel un chat indiscret, et marcher jusque tout au fond, là où repose la nuit sous les épaisses frondaisons en attendant que s’en aille le jour.
Car c’est alors, quand le soleil se cache derrière la cheminée que la nuit s’ébroue et remonte pas à pas vers les arbres, les pelouses et les fenêtres derrière lesquelles marche, rêve ou s’apprête à aller dormir Martine.
La nuit qu’elle regarde venir d’un œil attendri, de poète qui aime les étoiles - étoiles qu’on retrouve déjà dans son dernier beau roman intitulé la Solitude des Étoiles - et qui lui parle presque plus que le soleil et sa pleine lumière. « Cinq heures du matin / nuit blanche / la fenêtre noire comme de l’encre / qu’attendre du jour qui vient… ? » ; « … laisse-moi goûter encore un peu / aux vendanges de la nuit » « Le buvard de la nuit / absorbe les contours / la vitre se remplit d’encre / vertige devant ce vide / plein de vies / qui jouent dans le noir ».
Et que dire des autres hôtes de ce jardin : la lune «Elle m’est apparue / rousse / obscure et éblouissante… » ; le vent « Dans mon sommeil / j’entends le vent / tracer des chemins / dans le noir… » ou les nuages « Certaines tristesses / ne pèsent / que ce que pèse / un nuage… »
Ainsi, l’on en arrive à se promener dans ce subtil recueil de poésie comme l’on déambule dans un jardin de rêve, sourire aux lèvres, avec tendresse, admiration pour la sérénité des lieux, à écouter les oiseaux, caresser un arbre, admirer une fleur. Comment ne pas écrire avec de tels compagnons, me direz-vous ?
Ne nous y trompons pas, tout un chacun, même en ces lieux paradiasiques, n’est pas capable d’écrire ainsi, avec des mots simples qui vont droit au cœur. Rien n’est plus difficile qu’être beau au premier regard : « Le creux d’un coussin / un livre abandonné / le silence non partagé / il suffit de peu / à l’absence / pour vous cogner / le cœur ».
Cela demande une tendresse profonde pour ses semblables, du respect pour les mots avant de les marier pour qu’ils soient lus de tous.
D’autant plus que la philosophie n’est jamais loin dans cette poésie qui coule de source, glissée entre deux vers, celle des sages qui ont compris que le vrai se cache dans les petites choses, que l’essentiel réside dans ce qui nous entoure et nous accompagne jour après jour, presque incognito. Notre enfance, nos rêves, la nature. « Ne te l’ai-je pas dit ? / sors dans le vent / marche sans t’arrêter / les idées noires ne résistent pas / au souffle de l’air / ni à la lumière ».
En quatrième de couverture, Martine écrit : « j’écris parce que vivre ne suffit pas ». C’est que la poétesse « jette des ponts » et « donne un fragment d’elle-même » à qui veut le saisir, certainement le temps d’ouvrir ce très beau livre à la jolie couverture bleue réalisée par Anne-Marielle Wilwerth, et de s’y plonger, comme dans un jardin des délices.
Alors, faites comme moi :
Pendant que le vent / court d’arbre en arbre / je reste tranquille / à l’abri / de… ton livre… Martine, Cueillette matinale.

Isabelle Bielecki

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Nombre de pages consultées depuis la naissance du réseau en août 2009

soit  8 728 424 pages vues au 5 mai 2018

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Tout autre site qui ne sait pas vous fournir de telles copie d'écrans ne peut convaincre personne quant  à la fréquentation de ses publications...

Tenez-le vous pour dit

Robert Paul

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administrateur théâtres

Chanter et raconter, s’indigner et rire, jouer et dire, écrire et danser to the end of Love,  c’est  transmettre : une idée fixe chez Thierry Debroux  à chaque fois qu’il signe le miracle de la mise en  scène d’une nouvelle adaptation scénique dont il a le secret. Celles-ci  ne cessent d’émerveiller tous les âges,  du plus innocent au plus endurci et   on   finit par  prédire que chacun de ses  spectacles sera un nouveau couronnement.

Avec l’adaptation du Livre de la Jungle, de Kipling (1894-1895)  et non  de Walt Disney, il s’agit ici d’un hommage particulier, dédié à son institutrice de maternelle, Madame Christine qui fut, grâce à cette histoire de Mowgly,  l’instigatrice de toute sa carrière théâtrale, alors qu’il était haut comme trois pommes. Thierry Debroux, en homme reconnaissant,  pose publiquement  un acte de gratitude vis-à-vis d’une femme qui a su lui insuffler la passion qui a conduit toute sa vie… C’est quelque chose de rare dans notre monde pressé d’en finir ou  de courir après chimères et  idoles…sans jamais jeter un regard en arrière.   

Dans cette adaptation scénique irradiante, il jongle avec les mises en abîme  en réveillant ses souvenirs des personnages les plus intenses de Kipling,  tout en  évoquant  ses souvenirs d’enfance. Madame Christine  resurgit à tout moment,  du début à la fin …comme quelqu’un qu’il a vraiment aimée.

 

31 représentations de rêve, du 19 avril au 19 mai 2018

Et un retour prévu en décembre 2018...

Au cœur du récit, il y a  Mowgly, l’enfant loup  recueilli par la forêt  et une  mère humaine affolée  par sa disparition. Au travers du conte musical initiatique, on suit toutes les questions existentielles de l’enfant qui grandit, le questionnement de son appartenance au clan malgré sa différence,   le  respect ou non des  loi, la liberté de choix, le rôle parental… et l’incroyable volonté de pouvoir de  ceux qui se rêvent puissants…

Pour la forme, il y a l’écriture tellement truffée d’allusions humoristiques ou culturelles, des images fugaces des périls de  notre société, captés dans un jeu savant de sonorités et de bulles poétiques. Et des compositions musicales signées Philippe Tasquin  accessibles  sur  CD vendu à l’entracte ou après le « pestacle ».    

Les décors graphiquement parfaits tiennent de l’épure et reviennent comme des leit motivs. De la mise en scène émane un récit percutant. La « forêt qui soigne » se superpose aux palmes tropicales, les arbres bougent comme dans Shakespeare, le rocher de consultation populaire est une pyramide faite d’alvéoles comme la ruche des abeilles. L’île aux plaisirs, pardon, le repère des singes profiteurs est un nid de décadence. L’image contient peut-être : une personne ou plus A bons entendeurs, salut!   Le village lui-même voyage à travers le monde.  Ne se  retrouve-t-on pas soudain carrément  chez les Indiens d’Amérique, à voir le costume de la chef de village ? Clin d’œil du jeune Thierry Debroux à Kipling voyageur qui  lui aussi parcourut, étant jeune homme,  les terres d’Amérique?

Les  enfants frappants de dynamisme et de vitalité qui interprètent Mowgly font du jeune héros un personnage attachant et intelligent comme le veut Kipling. Les trois enfants qui se relaient,  Andrei Costa, Dario Delbushaye et Issaïah Fiszman semblent décoder par leurs fines postures et leur regard intense   les moindres arnaques, les hypocrisies et la violence du monde qui les entoure… On se réjouit de la fraîcheur de leur « sagesse innée» et leurs très belles voix qui émeuvent aux larmes portent des chansons bouleversantes. En miroir, les personnages mi-humains, mi-animaux,  entretiennent continuellement la dualité  de Mowgly et ses interrogations.  Les yeux des spectateurs se posent sur des masques qui semblent respirer et dire chaque réplique comme s’ils étaient vivants. Un tour de force et un art consommé des comédiens. Daphné D’Heur campe une séduisante  Bagheera et Messua, la villageoise éplorée devant la disparition de son enfant tandis que la deuxième très belle  voix féminine appartient à Rashka, une  mère-louve pleine d’empathie et de noblesse de cœur jouée avec brio par Jolijn Antonissen aux côtés d’un Akela très digne: Gaétan Wenders. Aucun texte alternatif disponible. Baloo joué par Emmanuel Dell'erba séduit par son entrain et sa … légèreté. Très farceur et transposé dans un mode plutôt comique, Kaa (Philippe Taskin) semble avoir été créé avec jubilation par l’adaptateur du récit,  qui n’a vraiment que faire de l’anathème jeté sur son engeance. Réhabilité comme un serpent sympathique, il ne lui manque que les bras pour qu’on l’aime vraiment. Le duo de mauvais bougres est maléfique à souhait, c’est Pierre Bodson pour Shere Kahn et Fabian Finkels – who else ? - pour le jeune loup aux dents longues.  Le narrateur, Gaëtan Wenders donne la réplique à Madame Christine (Anne-Marie Cappeliez).

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Photos : ZVONOCK

Avec : Jolijn ANTONISSEN,
Pierre BODSON,
Anne-Marie CAPPELIEZ, 
Didier COLFS ,
Emmanuel DELL’ERBA ,
Daphné D’HEUR ,
Fabian FINKELS,
Antoine GUILLAUME ,
Philippe TASQUIN ,
Gaëtan WENDERS. 
Mowgli, en alternance : Andrei COSTA, Dario DELBUSHAYE, Issaïah FISZMAN. 
Les petits Loups, en alternance : Alexandre ANDERSEN , Baptiste BLANPAIN , Ava DEBROUX ,
Arthur FRABONI , Martin GEORGES, Laetitia JOUS ,
Julia ORENBACH, Andrea SCHMITZ, Ethan VERHEYDEN. 

Durée : 
2h entracte compris 

THEATRE ROYAL DU PARC, Rue de la Loi, 3, 1000 BRUXELLES   Billetterie : 02/505.30.30 

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Ce long voyage

Initiée à l'informatique,
En dépit de mon non vouloir.
Comment aurais-je pu prévoir
Un moyen fantasmagorique?

Dix-huit années en un espace
Où se croisent des énergies.
Je m'en suis sentie enrichie,
Y ai découvert maintes grâces.

Des âmes souvent généreuses
Peuplent le monde virtuel.
En des endroits habituels,
Y font des rencontres heureuses.

Hélas! tous mes liens affectifs
Que je croyais être durables,
Se révélèrent périssables.
Étaient devenus inactifs.

J'ai perdu le goût du partage,
Par l'inconstance déroutée.
Je ne pouvais pas m'en douter.
L'évidence me rendit sage.

J'ai le désir de terminer
Mon long voyage en cet espace.
Ne sais s'il laissera des traces.
Au grand soleil vais cheminer.

20 mai 2018

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Est-ce vous qui,

 

devant ce vertige déconcertant,

 

avez déployé votre souffle ?

 

Ce désir qui fut un instant avec votre fougue,

 

comme des nymphes retrouvant leurs rêves

 

dans un sommeil prononcé.

 

Œil félin et toutes nos respirations

 

qui s’envolent,

 

remplies d’un monde savant et de voix secrètes.

 

Nous prononçons les mots où poussent des arbres remarquables,

 

simples ou admirables.

 

Je tombe et tu me retiens.

 

Julien Boulier     le 20 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3438053211

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HISTOIRE COURTE 40.

UN CONTE DE FOU...

Lorsque j'étais petite fille, j'adorais les contes de fée. Je m'identifiais volontiers aux personnages. C'est ainsi, que de Blanche-neige, je devenais tout à coup Grincheux ou Timide, tout en rêvant être Prof! En fait, ce qui me fascinait c'était la description des caractères. Mais jamais au grand jamais, je n'imaginais pouvoir être la méchante reine. La méchanceté était bannie de ma vie.

Quoi de plus gratifiant que de voir Cendrillon emporter le cœur du prince en sachant que sa vie avait été si cruelle dans ses jeunes années? Quoi de plus naturel de voir en finale la douceur et la bonté récompensée? Quoi de plus jouissif que de voir Riquet à la Houppe se transformer en prince charmant?

Au fil du temps j'eus d'autres lectures et je découvris à travers elles que derrière des personnages aux apparences édifiantes se cachent souvent complexité et quelques noirceurs et dès lors, qu'il fallait apprendre à affiner mon jugement. Je fis connaissance avec le mal de tête en même temps qu'avec l'injustice et je me pris de sympathie pour Antigone.

Toutefois, j'appris à apprivoiser ma révolte, mes premières lectures avaient laissé des traces, je croyais dur comme fer au miracle de la puissance que donne l'amour.

Autour de moi, j'entendais pas mal de plaintes, beaucoup de désenchantement, les visages tristes me donnaient l'irrésistible envie de fuir.

Comme tout un chacun, je fis connaissance avec la tromperie, la manipulation, la désinvolture, le narcissisme qui s'en donnèrent à cœur joie avec ma naïve sincérité. Je fis l'apprentissage de la désespérance et en même temps je gardais au fond de moi, l'image rassurante des histoires qui finissent bien!

Mais ce ne sont que des bribes de l'histoire totale et :"Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", est loin d'être un point final, à peine un point d'orgue. Après seulement il y a la vraie vie...

Et cette vraie vie si je l'imagine en conte, ce n'est à coup sûr pas un conte de fée, mais plutôt un conte de fou.

J.G.

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Je suis en train d’observer ces quelques jours passés

 

à la découverte des rivages.

 

Que vous dirais-je ?

 

Sur le moment, cette maison esseulée

 

à St Cado semble devenir un chemin de pensées.

 

La bouée flottant au bout de la jetée et au loin les colonnades d’arbres

 

autour des toits des maisons, à marée montante.

 

C’est au cours de ces déambulations

 

que le papier,  rempli de dessins et d’esquisses,

 

prépare l’écriture d’une danse.

 

Il peut alors s’agir d’autre chose.

 

Et ces mots sont ancrés dans une géographie bien définie,

 

où le son des pas est bien réel sur les chemins bretons ou  normands.

 

Julien Boulier        le 15 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3437892811

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