"(...), c'est un cadeau de la vie, je crois qu'il l'a compris. Il m'a rendu meilleure, l'on ne devrait côtoyer que les personnes qui peuvent nous rendre meilleurs et à qui nous pouvons rendre la pareille."
Extrait de La Solitude des Etoiles, roman, éd. Murmure des Soirs, 2017
Publications en exclusivité (3146)

JEAN MARC n'a pas encore 13 ans quand il réalise ce portrait de sa mère sur un panneau de bois avec des fonds de Ripolin chapardés à son père...
Oui, la pauvre Rossinante symbolise toute la misère, tout le malheur du monde !
Mais elle avance quand même liée à ce Quijote auquel elle est si fidèle, si dévouée, sans lequel elle serait moins encore, comme sans elle il n’était pas lui...
Au moment où il la crée, JEAN MARC personnifie sa détresse, son dénuement, sa misère, et la fatalité d’avancer malgré tout face à l’adversité, qu’il vit profondément, dans un jour sombre de son destin.
Enfance pourtant heureuse dans le petit village de Montans où il est né.
Il est appelé à reprendre le commerce de son père (marchand forain de laine, de boutons, de fil à coudre et de petits objets, qui ne veut pas voir son fils pourtant très doué en dessin et peinture, prendre la route des Beaux-Arts - ce qu’il fait quand même plus tard brièvement -).
Ainsi, de fils de petit commerçant, il devient paysan, par mariage avec ma mère, qui possédait de ses propres parents un petit vignoble en gaillacois, à la fin de la guerre mondiale 1939 – 1945 (terrible conflit dont il sillonne les dernières années en faction de résistance depuis le maquis Vendôme jusqu'au maquis Roger, aux côtés de l’un de ses héros dont il était chauffeur, agent de liaison, et accessoirement aide de camp, l’Abbé ROUSSEAU).
Quelques années plus tard, l’intérêt de JEAN MARC viticulteur pour l’œnologie, amène mes parents à vouloir faire évoluer le terroir conjugal : ils sacrifient leurs maigres économies en replantant presque toutes les vignes, s’endettant même pour cet apanage nouveau…
Vendanges 1955 : abondantes dans les deux vielles parcelles qui n’avaient pas été arrachées, elles s’annoncent vraiment prometteuses pour les années à venir avec les nouveaux cépages tout juste plantés.
Février 1956 : la douceur du mois de janvier laisse présager un hiver doux, et mes parents se réjouissent de voir leurs vignes toutes neuves pousser prochainement leurs premiers bourgeons, mais dans la nuit du 31 janvier au 1er février, chute brutale des températures : ce n’est que le début d’une terrible descente du mercure dans les thermomètres, qui va tout anéantir.
Le 12 février il fait plus de – 20°, la neige et le gel sont intenses, constants chaque jour, les vignes ne supportent pas, mes parents sont ruinés !
Nous sommes sept à devoir être nourris à la maison, c’est le froid, la solitude, la détresse, avec si peu à manger au cœur de cet hiver désolé.
JEAN MARC saisit alors la première embauche dénichée dans les petites annonces de "La Dépêche" : manœuvre comme aide-monteur en chauffage central ...
Dieu sait si on a besoin de chauffage (et pas que central), partout à ce moment-là. S’ensuit pour lui l’apprentissage accéléré de la forge et du chalumeau, tandis que quelques légumes et autres denrées reviennent petit à petit dans la marmite familiale…
En découvrant le travail du métal, JEAN MARC découvre un matériau magnifique pour exorciser sa souffrance, son combat, sa lutte acharnée pour la survie de ses enfants de son foyer, pour sa propre survie : Rossinante est née qui incarne toute la misère et la peine du monde, en menant son Quichotte mener bataille contre les moulins à vent.
Deux ans sont passés : d’autres personnages, figures porteuses de rêves et de chimères, gens simples au grand cœur, paysans rencontrés comme lui sur le bord du chemin sont venus peupler son imaginaire et remplir la maison.
Un jour, mon père paysan - chauffagiste (et sculpteur), est invité à exposer chez un ami artisan ébéniste, artiste lui-même et amateur d’art, et voilà qu’il passe dans sa boutique un personnage extraordinaire, reporter cinéaste, correspondant à ce moment-là des actualités françaises pour la Fox Movietone (Fox Movietone News) : Jimmy BERLIET.
Ce monsieur a un œil infaillible et un flair hors du commun vis-à-vis des choses du beau (car il est avant tout cinéaste et directeur de la photographie, il collabore entre autres avec de grands réalisateurs tels Luis Buñuel, René Clair, ou Jacques de Baroncelli), et sa vision de la Rossinante provoque en lui un tel effet, qu’il la propulse aussitôt à la une d’un nombre incroyable de journaux puis avec son auteur, dans les actualités cinématographiques du monde entier.
C’est comme cela qu’avec mes frères et sœurs, nous sommes emmenés par nos parents au cinéma de Gaillac voir le “Monde du silence” où on découvre en même temps notre papa, sa Rossinante, sa forge et ses vignes, en “CinémaScope grand écran” !
La vie de JEAN MARC vient alors de basculer, c’est le début d’une magnifique aventure, son emblématique Rossinante ayant fait la preuve des bienfaits de la persévérance et du courage, face à l’adversité !
L'un des très nombreux articles de presse (journal parisien) consacrés à Rossinante à la une des journaux...
Mais ce que va révéler Jimmy BERLIET au grand public, ce n’est pas seulement l’histoire de cette Rossinante sortie d’un conte de fées, mais bien la dimension d’un artiste hors du commun, qui nous accompagne au plus profond des êtres et des choses, comme s’il nous donnait un endoscope pour scruter l’âme humaine avec sagesse, humour, autant parfois que dérision.
Dans l’univers de JEAN MARC, la Rossinante étant la première allégorie qui peut nous enrichir de sa parabole (je vous en conterai d’autres une autre fois), j’ai le plaisir, pour continuer avec vous cette aventure de la création, de vous inviter au vernissage d’une exposition exceptionnelle, puisqu’elle réunit une grande partie des œuvres auxquelles il tenait le plus (mais si on n’y voit pas la Rossinante - dont il a dû se séparer dans un autre moment difficile -, il y aura tout de même quelques peintures reflétant bien différentes manières de son expression).
Le vernissage sera suivi d’une soirée “projection – rencontre avec la famille”, on y projettera entre autres le film “Le ciel du forgeron” réalisé par Jacques CHANCEL et Georges FERRARO en 1974 (et si le planning le permet, un ou deux autres films d’autres réalisateurs).
Il ne reste plus que 20 jours. C’est le premier pas de la réhabilitation de JEAN MARC, trop vite oublié, auquel je vous invite à vous joindre à votre façon, simplement en partageant autour de vous l’information, en relayant si vous voulez cet article, par mail et réseaux sociaux, ainsi que ceux qui vont suivre à son sujet.
Imaginez votre bonheur, votre enthousiasme, si vous aviez à révéler un VAN GOGH ou un GAUGUIN !
JEAN MARC est de ceux-là, non pas par sa peinture (qu’il considérait comme un simple divertissement), mais par sa sculpture. Alors, c’est à partir de maintenant que nos efforts et notre pensée peuvent entrer en synergie, pour que son œuvre ne disparaisse pas, pour que ce qui était incontestablement plus que du talent, soit reconnu à sa juste valeur bien au-delà du cercle fermé de ses heureux collectionneurs et des critiques de son temps.
Car faire connaître ou redécouvrir l’œuvre de JEAN MARC, c’est faire entendre la voix d’une culture qui ne viendrait plus seulement “d’en haut”, mais s’imposerait d’elle-même par son universalité, son intemporalité, autant que par les valeurs profondes et les qualités réelles qu’elle véhicule par delà l’espace et le temps.
Qualités et valeurs qui sont aussi les nôtres, car chacun de ses enfants de métal porte en lui ce miroir secret et infaillible qui nous fait nous reconnaître et nous recentre d’un seul regard, au milieu de l’invraisemblable hourvari de notre monde contemporain !
Je vous tiendrai informés (es) de cette journée du 5 juillet où sera inaugurée l’exposition. De sa réussite ou non dépendra le début de cette sorte de réhabilitation, mais je ne doute pas un instant que ce soit un moment vrai, sincère, chaleureux, amical, profond, un échange pétillant comme il les aimait tant, entre sa famille de cœur et d’esprit, et celle des nouveau-nés de son âme et de sa forge livrés au public lors de ses nombreuses expositions.
Si vous ne pouvez venir à celle-ci, j’essaierai de publier régulièrement quelques-unes de ses œuvres et continuerai sa biographie sur le site Web que je suis en train de lui consacrer, ne nous perdez pas de vue :

Avec le matériel de Jimmy BERLIET (devenu un ami de la famille) en 1963, lors de l'un des nombreux reportages consacrés à JEAN MARC. J'étais si fier de porter son matériel, si fier de mon père surtout. Je rêvais de devenir reporter, c'est aujourd'hui à mon tour de faire "re - connaître" l’œuvre de JEAN MARC, avec les seuls moyens dont je dispose. Mais ils sont magnifiques, parce que grâce à Internet ils peuvent directement toucher le cœur des gens en les faisant participer à cette nouvelles grande aventure derrière leurs écrans, depuis chez eux, leurs doigts sur les claviers : il leur suffit de transmettre pour que passe le message, et que 55 ans plus tard le vœu d'un adolescent qui admirait son père soit exaucé ![/caption]
C’est la Rossinante de Don Quichotte de la Mancha. Fourbue, misérable, décharnée. Elle avance quoiqu’il advienne, car elle s’identifie à son héros dont elle est la monture, le chevalier errant, dont rien ne compte que la grandeur d’âme !
Regardez bien cette sculpture, elle a fait le tour du monde, mais est pourtant inconnue !
Alors, je vous invite à une formidable aventure : celle de réhabiliter par les réseaux sociaux et tout moyens à notre portée son auteur trop vite oublié, son œuvre qui se compte par plus d’un millier de créations hors du commun (qui plus est, dans un matériau aux contraintes très exigeantes), autant que de relayer le formidable message d’humanisme, de courage, de paix et d’harmonie, qu’il nous a lui-même transmis.
Là, on oublie quelques instants nos peintures et notre ego, on parle de sculpture, car il est trop injuste qu’un être qui a mis son existence au service de l’art avec un tel talent (reconnu en son temps par ses pairs et les observateurs parmi les plus clairvoyants de son temps, dont Jacques Michel du Monde, ou Jacques Chancel), ait été écarté de l’histoire de l’art.
Sans doute était-il trop humble, trop loin des capitales, des cercles d’influence et des circuits du « marché »...
Il n’était qu’un simple paysan, qu’un modeste forgeron, mais a réalisé une œuvre considérable.
Dix ans se sont écoulés depuis que JEAN MARC nous a quittés.
Ce n’est pas parce qu’il était mon père, mais parce que la force de son œuvre, le regard visionnaire dans lequel il avait pressenti son destin se dessiner, n’ont rien perdus de leur pouvoir de transmutation dans lequel ses personnages nés du fer et du feu viennent nous parler d’idéal et d’amour, de courage et d’espérance, de paix, de générosité, ou vibrer de l’intensité dramatique du tragique de la vie, comme dans l’évocation de Jacques Brel chantant aux portes de la mort.
Et à ces éléments de l’existence, nous sommes tous assujettis, par eux nous sommes tous touchés, directement ou indirectement.
C’est pour cela que l’œuvre de JEAN MARC est si humaine et universelle, qu’elle nous concerne tous.
Je vous dirai très bientôt ce qu’elle peut nous apporter dans notre existence à la manière de ce que les fables de La Fontaine peuvent nous apprendre de la vie.
À partir d’aujourd’hui, nous avons 25 jours pour préparer ensemble quelque chose de formidable (vous saurez bientôt quoi), dont vous pouvez toutes et tous être dès à présent à la fois le vecteur et le relais : ce ne sera pas compliqué, il s'agira de partager !
En vous racontant plus tard l’incroyable et merveilleuse histoire de la Rossinante de JEAN MARC, vous comprendrez pourquoi en partageant ce message, vous aurez aidé l’art à dépasser la mort pour transcender la vie !

Riche et piquante soirée de rencontres ce 29 mai à l'Espace Art Gallery, thématique abordée: "Vivre sans temps morts et jouir sans entraves (mai 68...et après?)", ce qui pourrait sembler paradoxal, nous déclare d'entrée de jeu Gérard Adam, l'animateur de la triple rencontre. Divers slogans, comme "Il est interdit d'interdire", sont nés de cette révolte de mai'68 dont l'idée dominante, casser les tabous et les carcans, était devenue tel un mantra, mais le choix fut judicieux, également parfaitement justifié.
Débutons par Nicole Marlière comme ce fut le cas ce mardi soir: "La Femme sans coeur", roman tournant autour de la volatilité de l'amour, de sa complexité et de cette véritable fixation "Comment aimer?", nous présente la réalité d'une femme face à "l'homme-enfant" prisonnier des images traditionnelles souvent primitives. C'est le roman d'une auteure assurée, nous parlant avec distinction, au sourire désarmant, une rencontre claire teintée d'humour et de rires côté public, ponctuée de lectures d'extraits de l'oeuvre plus que révélateurs. Conclusion? Une interrogation: cette liberté revendiquée...au final, de courte durée?
Malika Madi, posée, elle aussi souriante, suit: "Chamsa, fille du soleil" née dans un village perdu du lointain Orient, rassemble toutes les qualités du monde. Petite paysanne au départ analphabète, elle se libérera et s'accomplira. Sa beauté? Une arme mais bien utilisée. A bon escient et l'auteure nous entraîne avec cet hybride de roman et de conte (paroles de Gérard Adam) vers une autre vision de la femme. Briser les tabous, est-ce possible? Envisageable? Elle met également en liaison sensualité et spiritualité, ce qui peut étonner en fonction des croyances. Vivre sans temps morts et jouir sans entraves...utopie? Folie? Magie?
Daniel Soil - the last but not the least- clôture avec "En tout!" ce périlleux tour de table où l'érotisme est loin d'être en reste, mai'68 ayant notamment éveillé la femme à davantage de féminité et de féminisme. Il s'agit de son sixième roman, une oeuvre incisive qui ne manque pas de nous rappeler bon nombre de "faits d'armes" de l'époque, un curieux amalgame: "caresses et débats, émois et invectives, passion et politique" (cfr. critiques et analyses via Google). Saviez-vous que notre droit à la parole d'aujourd'hui est le fruit de la prise de nombreux risques, de luttes incessantes, d'hésitations diversifiées? Cet auteur nous entraîne lui aussi cinquante ans plus tôt: comment faire lorsqu'on a 22 ans dans les années 70 et que l'on reçoit sa première affectation de professeur de "morale laïque"? L'agitation sociale fut le fil conducteur des nombreux bouleversements qui se sont succédé.
Bilan de cette chaude soirée? Non seulement le public, très attentif, mais aussi les micros en ont vu - pardon, entendu! - de toutes les couleurs, l'un ou l'autre câble traversant parfois l'auditoire sans trop le perturber. Un mai'18 en perspective? Un peu tard très probablement!
(Thierry-Marie Delaunois, 30 mai 2018)
Quel charme ce soir d’été.
Je te retrouvais toi et tes instruments de musique
pour interpréter l’aurore.
Pensées en suspens au-dessus de l’eau.
De ton visage s’échappaient les neiges d’un jour, les silences des cimes.
Et puis cette envie de suivre le vent
dans le ciel qui s’éveille.
Des centaines d’étoiles et ton regard qui s’affuble
de reflets insoupçonnés.
Le rêve et l’épreuve d’un paysage sans fin.
Ton absence me délie les doigts et me pince le cœur.
Je t’épouse sur les mélodies du noble piano,
l’âme endolorie par tes caresses, tes fantômes et tes silhouettes invisibles.
Julien Boulier le 12 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438816711
Songerie
Pour être heureux, l'on fait des choix,
Lors, une énergie favorable
Rend possible le souhaitable.
Cela arrive maintes fois.
Les habitudes non fugaces
Font que l'on agit sans penser.
Ne cessent de recommencer
Des gestes qui parfois agacent.
Je vis l'instant qui se dissipe
Dans un agréable confort.
Certes s'y repose mon corps.
Souvent ma joie y participe.
Douce perdure ma survie,
Or, contemplant de l'existence
L'ensorceleuse intelligence,
Je ressens un trouble inouï.
11 juin 2018
Ah! Observer le temps couler
Avec son rythme démentiel!
Et conjuguer le verbe : Aimer
Afin de garder la vie belle...
En reculant de quelques pas
Pour retrouver quelques pépites
Aussi regarder l'au-delà
Et réaliser ses limites...
Au ciel triomphe la Grande Ourse
La nuit d'été est si profonde
Alors oui, arrêter la course
Et s'enivrer d'un autre monde!
Enfin découvrir la lenteur
S'en laisser simplement bercer
Pour se délecter des saveurs
Ainsi jeunesse sauvegarder...
J.G.
On ne sait pas toujours
ce que le vent emporte
on ne sait pas toujours
ce que l’on a laissé fuir
une douceur vacillante
à fleur de coeur
une rose fanée
que nous n’avons pas vu fleurir
trop occupés ailleurs
Martine Rouhart
La quinzième édition du Lille Piano(s) Festival débute ce vendredi soir. Une soixante d'artistes, deux orchestres : L'Orchestre National de Lille et l'Orchestre de Picardie , deux chefs, Jean-Claude Casadesus et Arie Van Beek , proposent une série de concerts extraordinaires pendant trois jours, jusqu'à dimanche soir. Les rendez-vous sont courts, une heure, en journée comme le soir, ce qui permet d'apprécier les multiples ressources du roi des instruments: le Piano dans tous ses états. Un , "instrument magique", comme le qualifie le directeur artistique du Lille Piano(s) Festihgval, Jean-Claude Casadesus, chef fondateur de l'Orchestre national de Lille.
Quelques vidéos de « mise en bouche » :
https://www.youtube.com/watch?v=gbvtXF02T6I
https://www.youtube.com/watch?v=r4t76VtBhfE
https://www.youtube.com/watch?v=TxETxEnCeBA
les artistes se dévoilent…
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM2-MsrIZE3ov6w2t8srCXrE
"C'est un festival voyageur" affirme cette année Jean-Claude Casadesus. "Il va nous conduire dans plusieurs continents : toute l'Europe, bien sûr, notamment les Balkans, l'Amérique latine... J'ai souhaité que ce soit un kaléidoscope de pays et de musiques, du passé ou de notre temps".
Accueil dans un nouveau lieu: à l'abbaye de Vaucelles
le festival voyage aussi dans les lieux : à Lille, le traditionnel Nouveau Siècle, mais aussi la gare Saint Sauveur, la maison natale du général de Gaulle, le conservatoire, le Palais des beaux arts... Dimanche vous avez rendez-vous à l'abbaye de Vaucelles, dans le Cambrésis, où Debussy sera à l'honneur.
Suivez-nous! http://lillepianosfestival.fr/2018/
Nous étendons nos bras jusqu’à l’horizon intérieur de tes larmes,
de tes sourires, et c’est l’écart entre ces merveilleux sentiments
qui recrée le monde réel. Une sorte de discordance, de tension universelle.
Cette manière d’échanger les latitudes, d’inverser les pôles
au moment de l’écriture, apporte à la vie de l’âme sujette au regard des lecteurs,
la matrice des mondes défendus.
Les clairs obscurs, les soleils noirs, signifient.
Je te prends dans mes bras et l’hiver rencontre l’été.
Une sorte de parcours intemporel nous initie aux arts coutumiers,
à l ’arbitraire comme à l’essentiel,
le tout réuni dans des essences fugaces
pour ressentir l’intime conviction de vies multiples
qui s’étirent au ralenti.
Julien Boulier le 07 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438665411
Je vous retrouve enfin, Chères et Chers amis (es), après quelques parcours lointains tout au long des mois écoulés (et d'autres itinéraires plus proches), où je n'avais d'autre temps disponible sur internet que de répondre à mes e-mails lorsque je me connectais, mais intenses moments d'existence que j'avais envie de vous faire partager.
Alors, voici quelques extraits de ces petites et plus grandes aventures, toutes orientées "peinture" ou expression "carnettiste" et "aquarellée", avec le résumé de plusieurs mois d'itinérance en quelques lignes :
Avant tout (outre des tas de choses qui ne pourraient guère vous intéresser), l'année 2017 se termine avec la publication de mon dernier petit carnet « D’hiver en été, exercices d’aquarelle autour de La Fresse en Saugeais ».
Je vous invite à le découvrir, d’abord à travers cette courte promenade musicale qui vous emmènera d’hiver en été à la rencontre de quelques-uns de mes thèmes de prédilection abordés dans ses pages concernant cette magnifique région (en toute simplicité bien sûr) :
Ensuite, à travers l’extrait ci-dessous (cliquez sur la couverture du carnet, il s'ouvrira sur une nouvelle page, et si le lien ne fonctionne pas c'est ici) :
"D'hiver en été, exercices d'aquarelle autour de La Fresse en Saugeais"
Ce n’est pas un carnet d’exercices à réaliser, mais d’exercices que j’ai déjà réalisés d'hiver en été, entre combes et vallées, pâturages et forêts de sapins, de fermes en villages, autour du hameau de La Fresse à la frontière franco - Suisse du Saugeais, à l’occasion des nombreux stages que j’anime dans cette région magnifique depuis quarante ans.
Après cela, direction l'Inde du Sud, avec une formidable traversée picturale du sous-continent, où, sur plus de 1150 km, nous avons cheminé du Golfe du Bengale à la mer d’Oman.
Ces photos ne sont qu’un tout petit aperçu de ce que je développe plus longuement dans le billet de mon site principal que je vous recommande d’aller voir en cliquant ici.
J’y résume l’ambiance de ces semaines extraordinaires, les rencontres, les paysages, le contexte du voyage, et bien d’autres choses en faisant ce choix par catégories, où je vous dis les principaux temps forts de ce voyage...
Voici l’un des moments magiques partagés là-bas : c’était dans un petit village nommé Baburajapuram. Des scènes que Gauguin ou Delacroix auraient adorées, avec au-dessus ma modeste page de carnet inachevée…
Ici, deux semaines après notre arrivée, nos trois kettuwaloms (house-boats aménagés dans d’anciennes barges à riz), larguent les amarres au milieu des backwaters (les immenses canaux serpentant entre rizières, palmiers et cocotiers), pour terminer notre découverte de cet incroyable réseau aquatique du Kerala.
Quatre pages en cours de réalisation des carnets d’Élisabeth et de Christine évoquant cette croisière, saisies au hasard parmi les autres, toutes autant réussies…
Magie d’un soleil couchant sur les backwaters : souvenir enchanteur, dont seuls nos carnets et nos mémoires garderont la trace…
Et puis, un nombre incroyable de moments hors du temps, vous verrez cela dans l'article de mon blog principal...
Au retour, immersion dans les dernières neiges du Jura Oriental,
où deux sessions "neige et aquarelle" nous permirent de
rechausser skis de fond et raquettes.

Vous allez partager 3 minutes de ce que furent ces semaines, découvrir l’ambiance, le bonheur « d’être en aquarelle » tant à l’intérieur que sur le motif pendant ces quelques jours hors des miasmes du monde, à partir d’une expérience constructive, humaine, généreuse, enthousiaste, couronné de succès par des aquarelles authentiques, rapides et justes réalisées par les participants, où la beauté des paysages, des ambiances hivernales, de la richesse des instants partagés, reflète tout simplement la vie, cette vie naturelle et exaltante qui vous redonne le regard émerveillé de votre enfance.
Voici donc ces trois petites minutes où l’hiver est une fête, même jusqu’au seuil du printemps :
Un peu plus tard, à peine ces semaines de neige terminées, départ pour les plateaux, les gorges et canyons sauvages d'Aragon, où je développais une réflexion sur l'intemporalité en carnet de voyage, particulièrement lors de mon passage par l'une de ses cités emblématique : Albaracin (y retrouvant de vieux souvenirs propices aux réflexions liants espace, temps, et destinée).

Centre cité médiévale d'Albaracin, Aragon
Il ne s’agit pas seulement du simple sentiment d’échapper à l’emprise du temps pendant la réalisation sur le motif de son carnet de voyage, même si cette impression ressentie par la plupart des carnettistes fait partie de la représentation mentale beaucoup plus importante et profonde, que j’aborde dans le premier billet concernant ce sujet.
Non, dans le concept qui nous intéresse ici, il s’agit de bien plus que cela, au moins d’un véritable archétype, ce qui en fait autant la rareté que la méconnaissance.
Alors, plus qu’un long discours, permettez-moi d’en partager un fragment avec vous...
Je dessinais les vieux murs et les balcons dominant l’ancestrale place du village où s’étaient réunis la plupart des habitants autour d’un orchestre donnant un concert.
Non pas un concert solennel et guindé tel qu’on en voit parfois lors de nos festivals d’été, mais un moment de musique simple, amical et festif, où les enfants jouent autour des musiciens, où on vient écouter depuis les fenêtres et les balcons tapas et verres d’apéritifs à la main, où les moineaux sous les toitures continuent de piailler et les chiens dans les rues d’aboyer.
Tandis que je dessinais, le petit orchestre se mit à interpréter «España » (la fameuse rhapsodie d’Emmanuel CHABRIER), et je vis alors les vieux balcons ajourés, les toitures et les façades colorées se mettre à danser, tandis que les grandes murailles mauresques renvoyaient en écho la mélodie comme filtrée de la voix lointaine d’une ancienne galette de 78 tours !
Un voyage « hors du temps » où tout prenait un sens nouveau, les parois ocres des canyons se transformant en murailles mauresques, les étapes de mon enfance se prolongeant par celle-ci, les gens aux fenêtres et balcons devenus familiers comme si nous nous connaissions depuis très longtemps…
C’est ainsi que je compris avec quelle subtilité le Destin place d’étranges repères sur le cheminement de notre existence comme s’il voulait nous mener quelque part.
Enfin, plus proche de chez nous, la Provence m'accueillait en cette fin de printemps dans son éternel émerveillement, pour un retour en douceur au bercail familial, pour me reposer avant de repartir vers de nouvelles aventures créatives de bien plus grand intérêt, que j'espère bien vous faire partager prochainement...
Quand la nature (ici en Lubéron) est un tableau vivant, on découvre combien nous avons à l'écouter nous dire la paix et la beauté simple et vraie...
Et puis, sur le retour il y a quelques jours à peine, un dernier regard vers le petit village d'Ansouis et ses champs de coquelicots.
Je suis descendu ce matin au chevet de sentiments lancinants.
D’infinies élégies non loin des rives et des arbustes.
Elles montent le long des êtres de sève et de bois.
Les feuilles un instant échappent
au silence pour un murmure d’espoir.
Le long de la rivière, nous échappons
aux tourments de l’esprit.
En garde, ton miroir penche
pour les pensées des grands espaces,
pour le calme d’un hymne à chaque jour qui advient.
Entendant le temps qui s’enfuit, vérité,
fixe de tes vers le don de toi,
l’excès de ta vision nocturne.
Julien Boulier le 06 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438647911
Une surprise de Sevde et Vinciane,
sur le tableau ce matin,
m'a inspiré une petite poésie...
Depuis 37 ans, je dessine sur le tableau.
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des rêves et des bonheurs
des images pour le coeur
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
des pensées, des désirs
de la vie et l'avenir
Sur mon tableau étoilé
j'ai écrit et dessiné
en couleurs et chaque jour
qu'il faut y croire... toujours.
Liliane Magotte.
Aimer
est un long voyage
dont on ne revient pas
un ruisseau une rivière un fleuve
une belle histoire d’intranquillité
Martine Rouhart
Un soir peut-être nous entreverrons la lumière d’une silhouette,
la naissance d’un chant et la métamorphose des corps.
Avançons ensemble vers les énigmes qui nous enchantent.
La passion des regards,
les peurs déjouées et les visages aux lointaines paupières.
Nos muses silencieuses entendent nos complaintes.
Hiver comme été, nous devenons ce souffle de l’esprit
tourné vers nos amitiés.
Nous reconnaissons leurs désirs.
Ne pouvez-vous, âmes protectrices,
éveiller en nous le meilleur de nos souvenirs ?
Devant nous, ayez ce regard qui déchante,
pour mieux ensuite rebondir en soignant nos cœurs blessés.
Julien Boulier le 04 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438533711
Maintenant j’observe tes mains
comme des chemins que je parcours des yeux.
La musique de leurs courbes et tous les mouvements y naviguent.
Couvertes d’eau de pluie, elles fuient vers la rivière.
En silence, elles se tournent et se retournent,
effarouchées, intimidantes, éprouvant comme une respiration.
Offrandes et réticences. Nous avons appris à lire dans leurs atours.
Nombreux sont les jours où leurs rencontres
mènent jusqu’aux sources puissantes.
Libérées du regard, elles semblent
comme épeler passions et déclarations,
au-delà des mots.
Julien Boulier le 03 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438506011
Ah, si tu avais la faveur de ces gentianes posées au sol.
Il est bon de sentir sous ses pieds le crissement du sable,
le craquement des brindilles, l’entrechoquement des galets, la rondeur des cailloux.
Sur ces sentiers, dans les temps anciens, nombreux furent les passants
qui ont aimé les creux et les buttes à franchir.
Pour pouvoir vous protéger dans nos bras, dunes ou rochers,
chacun a son histoire à offrir. De quelle évidence s’agit-il ?
Peut-être celle d’une nuit où les pierres s’endormaient sous un lilas.
Ou bien celle d’un rien que nous avons perdu.
Les raisons qui nous poussent à marcher sur les traces de nos ombres
préservent cette ivresse de la découverte.
Je t’épaulerai, tu m’enracineras dans tes songes,
Et nous puiserons notre force dans nos sourires.
Julien Boulier le 02 juin 2018
poème déposé Sacem code oeuvre 3438471911
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots ou règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Je voudrais aujourd'hui
Eloigner de ta vie
Les mots trop durs ou fol
Qui n'ont pas de bémol
Ne garder pour te plaire
Que des mots sans mystère
Qui réinventent la douceur
Et te touchent en plein cœur!
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Si j'avais pu te les trouver
Ces jolis mots empreints d'amour
Et avec eux t'apprivoiser
En évitant tous les détours
Ce soir je ne serais pas seule
Au creux de la nuit étoilée
Où je recherche un linceul
Afin d'y enfuir mes pensées...
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
Si j'avais pu réconforter
Ton âme empreinte de tristesse
En t'entrainant à dévier
Vers un chemin semé d'ivresse!
Je rêve de te regarder dans les yeux
D'y voir s'offrir un ciel tout bleu
Pour inventer l'amour qui dure
Dans nos deux cœurs enfin matures!
Des mots, des mots qui claquent
Des mots qui dansent
Des mots où règne... une cadence
Ceux, qu'on ne peut plus oublier...
J.G.
Six personnages s'offrent à nous:
Stéphanie, une femme passionnée et amoureuse des Lettres, mère un peu fantasque de deux adolescents;
Norbert, son mari plutôt caractériel, professeur de mathématiques;
Amélie, 14 ans, un peu fofolle de nature et très remuante;
Jérôme, 16 ans, le musicien-poète de la famille, plutôt doux rêveur;
Eugénie, la mère de Stéphanie, veuve et retraitée qui s'incruste et même plus...mais qui est donc exactement le sixième protagoniste? De grand matin, Stéphanie a commis une gaffe; aussitôt son mari, se sentant lésé, s'en prend à elle, la discussion s'animant puis s'envenimant...
Quelle gaffe a donc commise Stéphanie?
Auteur de huit publications - six romans et deux recueils - , chroniqueur et membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, Thierry-Marie Delaunois nous revient, après "Auprès de ma blonde" et "Les Trois épreuves d'Isis", avec un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le roman et le théâtre, l'auteur y mêlant prose et poésie, sensibilité, émotion, susceptibilités et malentendus pour un roman-théâtre en trois actes. A découvrir?
Mais pourquoi avoir choisi de publier cet ouvrage chez Edilivre-Aparis, maison d'édition parisienne?
Pour son ouverture et sa souplesse quant aux genres publiés, son efficacité et sa rapidité d'exécution, et la disponibilité immédiate et à un prix démocratique de l'ouvrage en format numérique. Bonne lecture à tous!








