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Publications en exclusivité (3151)

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administrateur théâtres

L'amour en surprise

Je vous aime terres lointaines de l'Orient

Et la poule rousse dans le jardin

Exposé plein Nord. Dans le parc voisin

Le chant des fleurs bruissantes d'abeilles

Qui soulage les âmes blessées.

La perle noire qui défait le désespoir,

Les photos du passé qu' électrisent les cœurs.

L'âme sœur libre et vaillante, flamme bondissante

Par dessus les couleuvres et les  sombres marais,

L'insondable beauté noire de l'univers.

Les myosotis en fête

L'amour en sursis? 

Non celui en surprise, 

Qui respire et palpite...

DH Elle

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François Speranza nous fournit régulièrement d'excellentes critiques d'artistes.  Les titres de ses billets livrés sont repris ci-dessous, les plus récents situés en haut de cette table des matières.

Nous lui sommes extrêmement gré d'un tel travail, qui enrichit superbement le réseau et qui offre aux artistes qui ont été choisis avec le plus grand soin une analyse pointue de leurs oeuvres.

Les billets critiques de François Speranza deviennent de plus en plus connus et attendus avec impatience par les artistes qui font l'objet de commentaires ainsi que par ceux qui ont pu contempler de visu toutes les oeuvres mentionnées et qui attendent des suppléments d'informations afin de compléter leurs ressentis, et d'approfondir leur rencontre avec les artistes.

Il s'agit là d'un précieux corpus qui amplifie nos connaissances et enrichit indubitablement le réseau.

       

         Ceci est une initiative originale et exclusive du Réseau Arts et Lettres.

Chacun de ces billets porte le sigle du Réseau qui est accordé aux contributions exceptionnelles:

Arts 
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Lettres

N.B.: toutes les expositions relatées dans ces billets se sont déroulées à L'Espace Art Gallery, 35 rue Lesbroussart à Bruxelles - Ixelles.

Robert Paul, fondateur et administrateur général du Réseau Arts et Lettres

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ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA


ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA

MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE


MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

N.-B:

Statistiques des consultations de l'ensemble de ces billets au 22 mai 2014:

20936 consultations

Mise à jour du 13 juin 2015: Ces billets ont été consultés  43120 fois

Mise à jour du 5 juillet 2016: ces billets ont été consultés 74256 fois

Mise à jour du 6 juillet 2017: ces billets ont été consultés 96071 fois

 

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En préparant une série d’émissions que nous devions enregistrer en public dans la commune française de Sauvian, je me suis demandé comment aborder l’ouvrage de Mathilde PLANCHON.

12273280272?profile=originalCe n’est pas tant son  recueil de poésie qui me posait problème, car ce dernier, admirablement écrit, méritait d’être mis en exergue.  Le problème est que, quand je prépare une rencontre, je pose ma réflexion sur le contenu des ouvrages ne prenant le Curriculum Vitae des invités qu’en fin de préparation.  Certains diront que c’est une erreur, je ne crois pas, je pense que le contenu est le critère majeur d’un choix de chronique plutôt que le nom du créateur.  Je reste convaincu qu’en inversant cette manière de faire, se perdrait une part d’objectivité en écartant peut-être des œuvres sur une série de détails qui n’ont rien à voir avec la raison de mon travail. 

Alors, pourquoi tant de questions après avoir découvert la femme qui se cache derrière le joli prénom de Mathilde ?

Mathilde Planchon pourrait devenir la porte-parole de nos différences.  Trisomique, elle illumine nos yeux par le simple glissement d’une plume.  Pas d’artifice, l’encre brute déposée avec finesse. 

L’égo ne fait pas partie de ses aspirations, elle utilise les mots pour le plaisir, comme un jeu, se moquant du regard des autres.  Rude leçon de vie pour un monde, celui de la littérature, ou les orgueils s’envolent parfois au-delà de la déraison. 

Comment approcher une auteure en évitant de la placer en difficulté, tout en refusant la condescendance ou, ce qui me semble plus condamnable, faire preuve de démagogie.  Ne pas  utiliser la différence pour seule raison d’essayer de créer l’audience.  Difficile je vous l’accorde, mais comme le disait si justement l’écrivain « Cyntiade », il faut faire confiance aux rencontres et au destin.

L’interview se déroulant dans les environs de la ville de Béziers, j’avais invité ma consœur Virginie Rouquette (radio Ciel bleu), une chroniqueuse que j’apprécie par la sensibilité et surtout, le professionnalisme.  Heureux choix, l’analogie de nos sensibilités fera qu’ensemble nous pourrons nous épauler sans pour autant, chercher la facilité.  Échange de regards avant d’inviter l’intervenante, je compris que Virginie cherchait son équilibre.  Le micro tremblait un peu au creux de sa main, et son jumeau dansait de la même manière au creux de la mienne.  Je dois vous avouer que j’avais un peu la trouille…

Pourquoi ne nous apprend-on pas à donner la main à ceux qui parfois nous surpassent ? 

Nous ne le savions pas encore, nous allions vivre des instants particulièrement émouvants.  Sans réellement se concerter, nos questions se sont posées telles qu’elles l’auraient été face à n’importe quel écrivain.  Nous avions ses écrits, nous les apprécions, il suffisait de changer de rythme sans toutefois favoriser l’intervenante.

Je garde de cette aventure le souvenir d’une rencontre d’exception.  J’en garde de l’amertume quand la maman de Mathilde nous confia les rudes batailles à mener pour que les portes s’entrouvrent.  Ils ne demandent pourtant pas grand-chose, juste une petite place pour que Mathilde puisse déposer ses œuvres. 

Un jour, nous raconte cette femme, une bibliothèque organisait une lecture publique.  La maman téléphone pour y inscrire sa fille.  Embarrassée, la préposée rétorque qu’ils n’acceptent que des auteurs publiés. Pas de chance pour cette excuse bancale, Mathilde a été publiée.  Après quelques hésitations, Mathilde reçoit l’autorisation de participer à une lecture publique.  Heureusement, mais la leçon fait mal à la Culture.

Nous avons invité Mathilde à nous lire l’un de ses textes, elle nous a souri, tâtonnes dans le choix qu'elle désire être en harmonie avec l’instant.  Sa voix nous a ouvert les portes de l’émotion.  Le public qui assistait à la lecture ne cachait pas son bouleversement.  Ce n’était pas la différence qui touchait, non, j’ose ne pas le penser, mais les mots, dieu ! que les mots sont beaux !

Voilà, c’est tout, il n’y a rien à ajouter si ce n’est que parfois le temps s’envole.  Dans ce cas précis, je lui offre l’espoir qu’il porte les semences pour qu’une artiste soit honorée comme il se doit.

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BONNE FETE MAMAN

A deux ans, c'est en trébuchant

les bras chargés de fleurs

poussé par les plus grands

que vous vous jetiez sur son coeur.

A quatre ans, c'est en balbutiant

que vous promettiez d'être sage

gentil et obéissant

avec de gros baisers en gage.

A six ans, on est devenu grand

et l'on réclame le silence

à toute l'assistance

pour réciter son compliment.

A dix ans, c'est en secret

que l'on bricole son présent

et l'on est si fier de l'offrir

le coeur battant.

A quinze ans, c'est plus compliqué

on n'est plus un enfant quoi!

alors on est un peu gêné

de céder à son émoi.

Mais que l'on est deux

vingt ou cinquante ans

quand vient le joli mois de mai

le même élan d'amour renaît

pour nos jolies mamans.

Silvana  Minchella 

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Une suave réussite

À Alain et Jean-Claude

Ce matin, me sentais heureuse
Or demeurais silencieuse.
Je ne chante plus dans la joie
Quand elle me surprend chez moi.

J'ai tenté de voir clairement
La source de mon agrément
Et compris que mon allégresse
Venait d'un regain de tendresse.

Dimanche sera jour de fête;
Sans doute une journée parfaite
Pour les mères qui sont chéries.
Elles seront certes attendries.

Avec orgueil me félicite
D'une suave réussite.
Mes deux fils me font honneur,
Ne négocient pas les valeurs.

11 mai 2018

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Surprenant fut ce jour où face à la douleur,

 

Il semblait lentement succéder aux étoiles du roseau.

 

Un procédé qu’il avait appelé « l’Arbre qui s’étire ».

 

Les eaux de cette rivière

 

reflètent l’image d’un envoûtement éprouvant.

 

Devant cette insouciance,

 

jamais il ne put oublier l’égarement ressenti

 

à travers la lecture de ces livres.

 

Des livres décrivant le chemin de l’eau vive.

 

Végétation, nuit, nuages et autres berges,

 

expression de clairvoyantes retrouvailles.

 

Julien Boulier      le 11 mai 2018   à Ifs

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Brise légère

Quand la brise
des souvenirs légers
me ramène
le temps où j’étais enfant
l’instant d’après
je pense à toutes les mains
qu’il a fallu lâcher
au long du chemin

Martine Rouhart

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Gaëtan Faucer a le sens (aigu) du dialogue, les répliques se suivent du rac au tac, sur un rythme très rapide – le débit même de sa diction -, le sens aussi de la mise en scène. De plus, sans trop avoir l’air du toucher, car ici, c’est le fantastique qui règne en maître, et le bon sens est bousculé souvent, mais on s’ y fait, on s’y fait, la critique de notre monde n’en est pas absente. On rit jaune, parfois, on est époustouflé, ébouriffé, mais ça marche, ça marche, et ça court souvent.

Cinq pièces courtes (la triangulation?) dont voici un extrait, tiré de la première, Q.I.:

Elle: Désolée, j’ai assez entendu, ça suffit. Je dois vous éliminer, telle est ma mission. (ne l’écoutant plus. C’est tout de même une triste fin pour un homme si instruit. A jamais, Martin Owierghem (elle claque des doigts).

(La pièce plonge dans le noir, Martin Owierghem crie, des bruits étranges s font entendre. Des coups portés contre les parois, d’autres au sol. Lorsque la lumière revient, il est par terre, inerte. Elle demeure impassible comme si elle n’avait pas bougé, pas fourni le moindre effort. Elle frappe à la porte. Le docteur vient lui ouvrir).

De même, la fin de Sacrée rencontre:

L’ange noir:: Ben non, c’était ça la raison de notre présence ce soir…C’est le grand jour pour toi. Le Grand Départ, quoi! Allez, plein aux As, suis-nous…tu auras des comptes à régler là-haut!

L’ange blanc: C »était en effet pour votre bien que ma présence était nécessaire.

Pierre: Le jour de mon annivers…(à peine audible) Non…

L’ange noir: Navré mec, nous ne faisons qu’obéir aux ordre de…(il plante son index vers le plafond)

(Les deux anges le prennent par la taille, ce dernier est complètement dépité. Ils sortent. Le noir se fait progressivement).

Et ainsi, d’une pièce alors, sur un rythme accelerando, des épisodes pleins d’absurde, de cris et de fureurs…Il faut s’y laisser prendre.

Joseph Bodson

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Révolte et apaisement

À mes amis Belges


Serrement de coeur et  colère,

Sens l'indignation m'envahir,

Subis l'impulsion de haïr

La criminelle fausse mère.

La nature, incompréhensible,

Rend des êtres exceptionnels,

Les comble d'atouts personnels 

Puis, à son gré, les prend pour cible.

Les amoindrit, les défigure, 

En fait de malheureux perdants

Ou les pousse dans le néant 

Qui éternellement perdure.

Maurane votre chanteuse aimée,

Attendrissant par sa douceur

  Ou provoquant des coups de coeur,

Sera absente désormais.

Mais bien présente, virtuelle,

Emplie d'une intense énergie.

Les miracles de la magie

Changent les donnes existentielles.

Apaisée vais me recueillir.

Dangereuse est la vie sur terre,

Abondent les maux qui atterrent.

Nul n'est assuré de vieillir.


8 mai 2018

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Ce livre ne m'est pas arrivé directement.  Il a trainé par monts et par vaux et je finirais presque par croire que certains ouvrages ont le don de se faire désirer. Quoique que, comment aurait-il pu jouer sur ce sentiment puisque j’ignorais qu’il m’attendait gentiment au sein de la rédaction du magazine pour lequel je chronique?

12273281691?profile=originalUn rapide coup d’œil et me voici pris au piège d’un texte particulièrement bien construit. Le quatrième de couverture commence par ces mots : « C’était un petit bistrot perdu, à Bruxelles, il y a bien longtemps. ». Inutile d’écrire que l’écrivain est passionné d’histoire, on le devine par le destin qu’il offre à ses personnages.

Fiction ? Je ne le crois pas, cette prémonition sera confirmée en fin d’ouvrage pour mon plus grand plaisir.

Ce roman mérite d’être parmi les prochains « Best Sellers ». Ce titre cependant ne dépendra en finale que de l’accueil que lui réserveront les lecteurs, mais pas que, encore faut-il que les librairies reçoivent l’ouvrage comme il le mérite et lui réservent une place de choix.

Bruxelles est occupée par les Allemands, certains s’en accommodent, d’autres résistent et deux amis, après avoir légèrement trop bu, décident de saccager la permanence de « REX ».

Des destins qui se chevauchent, des vies qui s’entrecroisent et si vous apportez une pincée de suspens, ne vous étonnez pas d’être aspiré par le récit.

Nous fréquentons les bureaux de la Gestapo, avenue Louise, suivons le cheminement d’un fuyard décidé à rejoindre Londres pour éviter les conséquences d’un acte irréfléchi. Ensuite, au fil des pages, d'autres destins se dévoilent tel que ce jeune juriste américain et j’en passe.

Un saut de mouton qui nous conduit à suivre des acteurs qui n’ont d’autre choix que d’accompagner le mouvement d’un cataclysme mondial. Des années de vie volées, et cependant une période qui aidera les plus chanceux à rebondir en fonction des circonstances.

L’auteur ne porte aucun jugement, il raconte et il le fait avec talent. Je ne vous cache pas l’impression de retrouver une influence venue en droite ligne de l’école « James Follett », why not ? Pas le temps de s’ennuyer, l’aventure nous porte, nous emporte et comme dans tous les romans bien achevés, nous ne pouvons-nous empêcher de nous identifier aux protagonistes.  Les acteurs ont le don de nous apporter le miroir de nos faiblesses, de nos tendresses. J’ai adoré découvrir Bruxelles sous cet autre regard. J’ai aimé voyager de Lille vers Bordeaux. Frémi sous les plafonds de Breendonk en me souvenant qu’en Belgique nous avions notre camp de concentration.

L’Histoire mélangée aux histoires, les anecdotes qui nous reviennent en mémoire et que nous avions peut-être occultées… À propos de destins, celui de l’occupant n’est pas à négliger, au contraire. Nous découvrons que les méchants peuvent s’avérer gentils, qu’ils subissent parfois ce que la vie leur impose et pourquoi pas, d’une certaine manière résistent devant l’aveuglement populaire. Certes, ce ne sont pas des anges, juste des humains qui refusent parfois ce que le système aimerait leur imposer.  Une fiction?  Oui, sans le moindre doute mais une fiction bâtie à partir de confidences récoltées par l'auteur, il ne s'en cache pas, mais ne nous dévoile pas son confident.

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Le long de la fontaine de Pont en iaul,

 

des cristaux de lumière viennent s’appuyer contre les pierres,

 

comme un masque qui vient tempérer certaines ombres.

 

Les mots restés enfouis sous les rebords de la page

 

réapparaissent à la source de cette eau claire.

 

Il s’agit probablement d’un souvenir

 

prenant son envol au-delà du bras de mer,

 

à l’intérieur des terres.

 

L’atelier existe bien,

 

le carnet de notes, ses esquisses et ses mots qui passent,

 

qui s’accrochent aux rêves.

 

Que de rencontres ont du avoir lieu autour des marches de cet édifice.

 

Une réalité, une impression qui resurgit  autour d’un passé bien défini.

 

Julien Boulier     le 09 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre 3437689411 

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L’oiseau et le mot mystère.

 

Le vent dans les saules.

 

Et si c’était sur la campagne de Kergallec ?

 

Le ciel n’est alors qu’une phosphorescence,

 

un pétale enthousiaste.

 

Peut-être réussirai-je à côtoyer ces lieux en préliminaire.

 

Une vaste effusion sonore qui actualise un cheminement.

 

Quoiqu’il en soit, existent toujours

 

l’eau, les larmes, le soleil et leurs ombres.

 

Subsistent encore les bords de mer qui octroient à cette allure

 

le début d’une assimilation

 

et qui offrent à tes yeux

 

une figuration d’un nouvel espace.

 

Julien Boulier   le 08 mai 2018

poème déposé Sacem code oeuvre Sacem 3437658111

 

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Ce dimanche sur le Mont Royal

Ne cesse de me révolter.
Je dénonce de la nature
La monstrueuse cruauté.
Sans merci, elle défigure.

Ne le fais pas de vive voix
Veux conserver fière mon âme.
Or ne supporte plus parfois
Ce qui me paraît être un drame.

Cependant n'ose m'opposer
À ce que me prenne en photo
Mon fils qui me fait poser
Sans se douter de mon fardeau.

Sur un mont où grouille la vie
De très jeunes enfants, la grâce
M'a égayée et attendrie.
La brillance emplissait l'espace.

6 mai 2018

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Pour un troisième ouvrage, Fabrice GUITIERREZ n’a pas choisi la facilité et pourtant ! Il ne faudra que quelques lignes pour que l’histoire nous aspire au cœur du sujet. 

Petit commentaire personnel : le sujet aurait pu s’avérer être un piège à l’écriture, l’auteur s’en sort avec brio.12273279896?profile=original 

En terminant « Je ne suis pas Fernand » je puis dire, sans me tromper, que Fabrice Guitierrez a réalisé une œuvre qui pourrait devenir « référence » pour toute vocation à l’éducation. 

Il fallait oser, il fallait également le talent pour le faire.

Comment approcher ce roman sans dévoyer l’histoire ?  Si je disais « homosexualité », je trahirais le texte.  Si j’approchais le sujet en vous parlant de la Grande Guerre (1914 – 1918) je ne suis pas certain que la thématique décrirait l’ouvrage avec exactitude.  Alors quoi ? 

Alors, permettez-moi de prendre mon élan afin de vous parler d’une œuvre qui mérite plus qu’une lecture.  Serais-je pompeux si je soulignais que l’écriture porte la réflexion sur notre condition humaine, sur ce que nous aurions pensé ou fait à la place des figurants ? 

Vous l’aurez compris, ce livre ouvre le débat sur une thématique d’Histoire, mais pas que, car il me semble qu’il nous plonge en pleine actualité.  Voici de quoi titiller nos consciences, notre approche de ce que le mot « tolérance » signifie à nos yeux et surtout jusqu’où cette ouverture d’esprit est capable de nous mener.

Professeurs, ouvrez vos cahiers et si vous l’osez, lancez le débat… 

12273280298?profile=originalSi le livre vous semble mince (160 pages) je dois avouer que « Je ne suis pas Fernand » m’a séduit tant par le sujet que par l’écriture.  Une plume qui manie la simplicité, ce qui à mon regard est preuve de maturité.   L’écriture incisive se marie à la personnalité de l’auteur.  Pas que ce dernier soit désagréable à fréquenter,  mais ce genre d’écriture permet de ne pas nous encombrer de détails inutiles.  « straight to the point » nous apprennent les anglais…  Je suis adepte de cette définition.

Alors ?  Imaginez que vous n’êtes qu’une adolescente et que sous l’ombre de la mobilisation se dévoile votre étrange sexualité.  C’est une époque difficile pour ceux qui portent le fardeau de la différence surtout, lorsque l’on réside loin de Paris, loin de l’exubérance de certains artistes qui peuvent se permettre la provoque sans se soucier du regard des voisins.  Comment assumer cette particularité au cœur de la France profonde ?  C’est une situation compliquée, d’autant plus difficile qu’un jeune de la région s’est vu…  (Chut ! lisez le livre, vous comprendrez.)

Matricule 1404/1305 sera celui du soldat Lafforgues Morgan.  Était-ce un choix ? 

Fuir l’imbécilité des hommes, leurs jugements, leurs fantasmes et ne trouver que l’armée comme issue à sa détresse.  Car oui, Morgane se fera passer pour un homme et s’engagera en tant que tel pour affronter les tranchées et les horreurs de l’inhumanité.

Un joli roman qui se lit avec plaisir.  Pas de lourdeurs, pas de longueurs, un juste équilibre qui nous porte à nous interroger.  Ce n’est pas que l’auteur se veuille donneur de leçon cependant le thème ne peut laisser indifférent. 

Qu’aurais-je fait si, en 1914, ma fille m’avait dévoilé son homosexualité ?  Que ferais-je aujourd’hui si l’un de mes enfants m’annonçait sa préférence pour le même sexe ?  Certes je l’accepterais, mais si je voulais être honnête, oserais-je jurer qu’à défaut d’en être blessé je ne serais pas égratigné ? 

En ouvrant « Je ne suis pas Fernand » je vous avoue avoir cru que l’auteur allait s’y casser les dents.  J’avais ouvert mon esprit à une écriture banale et mal m’en a pris…  Une histoire racontée juste comme il le faut.  Un écrivain qui ose ouvrir des portes alors que le gardien prétend en avoir perdu les clefs.  L’humain se transforme parfois en bête féroce, l’auteur l’a bien compris et préfère caresser une certaine humanité, bien que ?

Pas de lien entre ce dernier roman et ses précédents ouvrages ?  Pas certain, car dans toutes ses publications Fabrice Guitierrez pousse un cri déchirant au nom de ceux à qui l’on demande de la « fermer ».

J’ai lu « Garance » j’ai lu également « Elle pleure encore »…  S’il fallait prétendre une préférence entre les trois romans de Fabrice, sans hésitation je choisirais « Je ne suis pas Fernand ». 

Rien de plus normal me direz-vous, l’Auteur s’affine et prend de l’assurance.  Vraiment ? 

Auteur engagé ?  Faut-il répondre à cette question ?

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Les sentiers qui mènent à la porte.

 

Un corps à corps avec les pierres.

 

Ces notes qui nous amènent sous ce ciel normand

 

sont pourtant parties de proches horizons bretons.

 

C’est comme si,

 

au regard de cette esquisse réalisée à Kerziou,

 

la représentation de ce vieux four à pain breton

 

prenait racine. De longs cheveux

 

s’allongeant vers la terre,  sous le sol herbeux,

 

pour venir grandir sous le sol

 

d’un cahier d’esquisses.

 

Le tout éclairé par une pluie de soleil,

 

un puits de soleil matinal aux multiples vibrations.

 

Julien Boulier     le 07 mai 2018  à Mondeville

poème déposé Sacem code oeuvre 3437619711

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administrateur théâtres

LES VOIX DU CHANGEMENT UN PROGRAMME POUR GRAND CHŒUR, CHŒUR DE JEUNES ET VOCES8 AVEC LA PARTICIPATION DU PUBLIC, SOUS LA DIRECTION DE PAUL SMITH

12273277483?profile=original Chanter au sein d’un chœur est une activité communautaire au pouvoir incroyable qui embellit notre vie tout en étant, de surcroît, gratuite pour tous.

 Je suis enchanté d’annoncer que cette année a vu le taux de participation à Singing Brussels grimper. Au fil de sessions de travail organisées à BOZAR depuis l’automne dernier, de nombreux groupes se sont préparés au grand concert participatif de cette année. Des chanteurs venus des quatre coins de Bruxelles forment deux grands chœurs – l’un ayant appris la musique d’oreille et l’autre par le biais de partitions. Nous accueillons également quelques chœurs d’adultes bruxellois, deux chœurs d’enfants et deux fabuleux chœurs de jeunes – BEVocaL et Waelrant, qui représentent la Belgique sur la scène internationale.

Ce soir, le son qui émanera de la scène vous donnera la chair de poule. Outre ces nombreux chanteurs, nous avons aussi invité un groupe de jeunes compositeurs bruxellois qui ont créé une œuvre spéciale inspirée par leurs années bruxelloises et par d’autres œuvres inscrites au programme de ce soir. Je suis évidemment impatient d’inviter VOCES8 à se produire à nouveau à nos côtés.

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 En outre, nous avons l’honneur d’être rejoints par l’excellent compositeur et pianiste Jonathan Dove, qui est actuellement le compositeur en résidence de VOCES8 et qui accompagnera au piano son œuvre The Passing of the Year.

The Sound of Change

Ce programme explore « le son du changement » par le biais d’un large éventail d’œuvres musicales d’hier et d’aujourd’hui. Nous nous intéressons aux évolutions sonores et musicales qui marquent nos foyers et ceux qui nous sont proches. Nous nous attardons sur les sociétés anciennes et modernes, et sur l’évolution des comportements dans le monde qui nous entoure. Enfin, nos chants évoquent le monde naturel et le passage des saisons. Tous ces univers expriment le changement à leur manière tout en présentant de nombreuses similarités.

 Le programme de ce soir inclut des versions célèbres de negro spirituals et des circle songs tirées de mélodies traditionnelles. Des œuvres de musique du monde encadreront le concert, sans oublier Stravinsky, Bach, Tormis et Bruckner ainsi qu’une nouvelle œuvre de Paul Smith pour grand chœur intitulée A New World et The Passing of the Year de Jonathan Dove. À travers une sélection de negro spirituals, nous découvrons des mélodies qui parlent d’espoir au beau milieu de la nuit. La profondeur de ces pièces traitant de l’esclavagisme leur a valu d’être connues dans le monde entier.

Que pouvons-nous apprendre en observant le monde à travers les yeux de ceux qui ont vécu à l’époque de la Rome antique ? De la Première Guerre mondiale, deux mille ans plus tard ? De chaque côté du conflit israélo-palestinien ? Que nous racontent les évolutions naturelles et le passage des saisons, les chants des esclaves en quête de leur salut, les mélodies des amants, des guerriers, des philosophes, des politiciens et des poètes ? Dans A New World, nous explorons les concepts de nationalité, de guerre, d’éducation et d’amour. Nous étudions la relation entre l’individu et la nation, la discorde personnelle et les manières dont l’amour et l’espoir survivent quand tout semble perdu.

Cette œuvre, écrite spécialement pour ce concert à BOZAR et pour La Folle Journée 2018 en France, est créée ce soir en Belgique. Lauliku lapsepõli, de l’Estonien Veljo Tormis, a été composée en 1966. La pièce évoque un « thème récurrent dans le folklore estonien » : le parcours d’un homme devenant chanteur. La mélodie simple et répétitive repose sur un fondement harmonique intentionnellement minimal. « L’évolution de mon travail créatif a été influencée par mon intérêt profond pour le destin de mon petit pays natal et pour ma culture à travers les époques », écrivait Tormis. Le célèbre motet de Bruckner, Locus iste, est très apprécié et connu des chœurs à travers le monde. Prêtez une attention particulière à la magnifique introduction « mozartienne » et à l’unique et très long mélisme que contient cette œuvre exclusivement syllabique. Le célèbre compositeur exilé Stravinsky avait longtemps vécu en France avant de quitter la Russie pour s’installer en Suisse en 1914, fuyant l’imminence de la Première Guerre mondiale. La Révolution russe qui a suivi a rendu impossible son retour dans sa patrie, qu’il ne reverra pas avant 1962. L’une des œuvres maîtresses de Bach, Singet Dem Herrn ein neues Lied (Chantez au Seigneur un chant nouveau), sera interprétée par VOCES8, rejoint pour le deuxième mouvement par le grand chœur. Johann Sebastian Bach est certainement l’un des compositeurs ayant eu la plus grande influence sur la musique classique occidentale, et cette pièce est généralement considérée comme l’un de ses motets les plus exigeants pour double chœur. Au beau milieu de ces considérations humaines, nous nous tournons vers le cycle annuel de la nature et notre place dans le monde avec The Passing of the Year, véritable voyage débutant dans le froid hivernal et se clôturant, après un soleil d’été brûlant, au son des « cloches sauvages » triomphantes du Jour de l’An. « Les sept poèmes que j’ai mis en musique dans « The Passing of the Year », explique Dove,  forment trois "mouvements" ».  Le premier attend l’été et commence par une ligne de William Blake (« O Earth, O Earth return! »). The Narrow Bud vient de To Autumn de Blake, bien qu’il s’agisse en fait d’une description de l’été. Dans Answer July, les questions rapides suggèrent l’accélération sensorielle, l’excitation du retour de la vie et l’arrivée triomphante de l’été. La deuxième section suit le passage de l’été. Elle commence dans une chaleur étouffante avec une chanson de la scène d’ouverture de David and Bethsabe (« Hot Sun, Cool Fire ») : une fille se baigne dans une source et ressent le pouvoir et le danger de sa beauté. La section se termine par la mortalité apportée par l’automne : « Adieu! Farewell Earth’s Bliss », de Summer’s Last Will and Testament, qui annonce la mort de l’été. Le cycle se clôture en hiver, le Jour de l’An, avec un passage du poème In Memoriam d’Alfred Tennyson.

Comment une libération ou un retour d’exil permettent-ils l’expression libre de la musique, de la joie ? Interaction, spontanéité et exaltation sont les mots clés autour desquels nous rassemblons des œuvres de différentes régions du monde – notamment la chanson Freedom is coming – pour clôturer ce programme par un déchaînement d’émotions humaines à l’état brut. Le changement ne s’opère pas en ligne droite mais sous forme de spirale. Dans quel sens voyageons-nous dans cette spirale ? Grâce au pouvoir de la voix humaine, ce programme explore le son du changement.

Paul Smith

Crédit photo:  Royalbroil - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56393842

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https://www.bozar.be/fr/activities/126873-singing-brussels-celebration-weekend

 

L'an dernier... https://www.bozar.be/fr/activities/128589-voces-8

Notre chorale:  http://www.internationalchorale.com/

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ET SI !

Et si on la donnait cette chance

Au raffinement, à l'harmonie

Plus simplement à l'élégance?

Afin de redorer la vie...

Et si, oubliant la noirceur

On se perdait dans les blés blonds

Et qu'on laisse parler son cœur

En murmurant juste un prénom?

Et si en niant toute rancœur

On pouvait croire en la bonté?

Ne plus laisser monter la peur

Et seulement se sentir aimé!

Et si demain n'existait plus

Mais un présent réinventé?

Et qu'enfin on trouve son dû

Avant de se désintégrer?

Changer l'esprit même de la vie

Anéantir morosité

Se conforter dans une folie

Qui rejoindra l'éternité...

Et si!

J.G.

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administrateur théâtres

Donné à La Clarencière, en route vers Avignon, 2018

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"La Grande Veuve", un spectacle minéral: dur et  brillant. Rien à voir avec la Guillotine ou une cuvée de champagne. C'est ainsi que  Thomas Mann appelait  Alma Mahler, née Schindler à Vienne le 31 août 1879 et morte à New York le 11 décembre 1964. Une artiste peintre et  compositrice surnomée « La Fiancée du vent» par Kokoshka ! Sans doute pas celle d’une  brise légère  mais celle d’un vent de rafales amoureuses violentes et passionnelles. Elle est AEIOU ... Ambitieuse, Égocentrique, Insoumise, Orgueilleuse, Utile… à la cause des femmes  mais décrite par ses contemporains avec une bonne dose de fiel.

Sculpturale, intelligente, indépendante d'esprit, Alma est courtisée  par le  Tout-Vienne et  devient successivement l'épouse du compositeur Gustav Mahler, de l'architecte Walter Gropius et du romancier Franz Werfel. Ses relations de couple sont truffées d’infidélités conjugales tumultueuses qui  lui donnent l’espoir de compenser ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture qu’elle  s’est vue  forcée d’abandonner  en vertu du mariage. Alcoolique en plus ! Pour faire « homme ? » Comme  Georges Sand et  son cigare ? L’époque nie la femme et négocie la féminité comme valeur marchande mais Alma est ravageuse.

En 2018, c’est un homme - Jean-Claude Humbert -  qui la joue, ainsi que la valse des noms prestigieux de ses amants:   Gustav Klimt, Kokoschka… dont elles aime les étreintes et la soumission.  Signe des temps ? C’est un homme encore, le même Jean-Claude Humbert, qui a écrit et composé cette biographie passionnée de "La Grande Veuve". Signe de nouvelle sensibilité?  Signe que les rôles deviennent interchangeables? Que l’art est le ferment qui change les époques?

 Et la voix, qui chante les lieder qui interceptent les maux et la couleur des mots, c’est celle de la  mezzo  Sophie de Tillesse en robe de paillettes noires et les yeux en étoiles, très présente, douée d'une remarquable diction et  dotée d'  belle puissance vocale. Tour à tour, bucolique, romantique, ingénue bien sûr,  et aussi impressionnante avec sa tessiture large et impérialement gérée, qu’ait pu l’être le personnage d’Alma Mahler,  la croqueuse  d’hommes à qui on a intimé de privilégier sa « vie sociale » et au diable « la compositrice »! Parfois, réfugiée dans ses fantasmes ou  fascinée, le regard tourné vers l’intérieur des douleurs.

Bref, la théâtralité et la connivence bien réglée  des deux comédiens  ont de quoi épater. Comédiens?  puisque le masculin que l'on prétend neutre l’emporte, ainsi le veut la grammaire!    Le spectacle bien ficelé invite au voyage dans  univers de la musique et du romantisme allemand et appelle  à la rencontre des artistes  d'une époque bouleversante de créativité et de changements, mais révolue. Éprouve-ton une certaine noces-talgie  pour le  Sehnsucht allemand, un creuset infaillible d'émotions? Sûrement.  … Face à  notre époque délirante de consommation sans transmission… voici une belle ivresse où  la musique  et les  planches font excellent ménage.

Mise en scène : Daniela de La Hoz Production : Théâtre Hall - Genève.

Texte original: Jean-Claude Humbert 

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