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Publications en exclusivité (3151)

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Les coups ...

 

Ah, Les coups !

Nous en avons tous  connus bien des coups ...les bons comme les mauvais .

Nous en avons donnés, pris, reçus, subis...

Les coups se composent avec tant de mots ...coup de tonnerre, coup de froid, coup de reins, coup pour rien, coup de poker, coup de pied, coup de poing, coup de blues, coup de sang, coup de théâtre, coup de tête, coup dur, coup d'épée dans l'eau ..

 

D'un coup, je vous livre mes derniers coups .

Il y a quelques semaines, sous l'emprise d'un coup de cafard ,le besoin d'un coup de fouet devenait urgent.

Et tout à coup , un coup de baguette magique !

     ARTS ET LETTRES !

Et les coups pleuvent ...coup de coeur, coup de soleil, coup de foudre ...Quel coup de bol !

Ayant en plus ,un bon coup de fourchette, je me régale parfois jusqu'à en  avoir un coup dans l'aile devant vos coups de crayons, vos coups de pinceaux, vos bons coups de langue ..

Pas envie de passer en coup de vent , vous valez tous le coup d'oeil, et je vous dis à tous 'MERCI' pour vos coups de mains, vos coups de pouce ...Merci à toi aussi 'MERLIN ' pour tes coups de patte ...

Coup de chapeau Monsieur Paul , Coup de chapeau à tous !

 

 

 

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administrateur théâtres

Opéra: "Don Juan" de Mozart (au château de Seneffe)

Dans un château (grand) et son théâtre (petit) nous avons pu contempler l’infiniment grand (six chanteurs  d’exception) dans l’infiniment petit (une salle en rotonde pouvant loger à peine  80 happy fews !)

____________________________________________________________

 

 Derrière ce spectacle infiniment beau, il y a une très belle dame d’esprit et de cœur. Je veux nommer Isabelle Kabatu, responsable musicale et porteuse du projet. Quand on la  rencontre, on est immédiatement envahi par une sorte d’aura de générosité bienveillante et on rêve de faire un bout de chemin avec elle. C’est son charisme incroyable  qui attise sans doute les espoirs des artistes et les amène peut-être  à devenir les étoiles de demain. Une dame de foi qui vous fait croire en vous.  

 

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Le château, c’est celui de Seneffe. Décidément il conviendrait de lui accorder la palme  pour le magnifique été culturel qu’il nous a présenté cette année. Cette fois il est devenu, l’espace de quelques jours de septembre, le lieu privilégié de l’amour car le théâtre Poème 2 y présentait son festival …Scènes ( d’amour).  Hélas nous n’avons pas pu y assister, malgré le programme d’une richesse inouïe (*).  Jugez-en par cette magnifique phrase d’introduction : « Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. » (Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux.) Nous avons néanmoins assisté à la superbe finale de ce festival : l’opéra « Don Juan »  de Mozart.

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L’orchestre était réduit à un piano à queue, splendidement mené par une pianiste concertiste bulgare hors pair, Jhaneta Katsarova, lauréate des Concours internationaux de Moscou et d’Arezzo en Toscane.  Miracle : les six chanteurs chantaient en solo ou  façon « a capella » à peu près tout le temps, sans que le piano ne leur  donne la moindre ligne mélodique. A elle de livrer du bout de ses dix doigts un accompagnement soutenu pour remplacer tout un orchestre.  Le chœur et les solistes étaient six jeunes talents plus que formidables. Etonnants, vigoureux, inventifs, doués, imposant la fougue de leur jeunesse et leur savoir-faire évident. Tous ont démontré une  présence inouïe. Au sens littéral du terme.

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Du jamais vu ni jamais entendu de toutes façons. Une diction italienne impeccable, une résonance de cathédrale, une puissance confondante. Tout cela dans une proximité jamais vécue pour le public médusé, car les artistes ne sont jamais à moins de 5 mètres de vous. De quoi entrer totalement au cœur de  cette tempête musicale spectaculaire. Il y a aussi les décalages si chers aux spectacles modernes. Voilà Elvira en véritable Lady Gaga, parée d’une robe de styliste d’une beauté saisissante. Voilà la fille de la pianiste, la sombre Donna  Anna  un vrai monument gothique et noir accompagnée de son comparse Don Ottavio, ténor français. Et voici une jeune artiste portugaise, la délicieuse bergère rousse, Zerlina, convoitée par le terrible Don Juan, sapée dans des couleurs nature.  Des femmes, il y en a donc de toutes les couleurs, pour Don Juan. Pour le public féminin, il y a  -  of course  -   Masetto, le jeune villageois, baryton qui a fait tourner toutes les têtes, toutes couleurs confondues, que ce soit pour sa voix profonde, jeune et vibrante ou pour son physique de rêve.  Silence, les maris !

La mise en scène manie l’humour et le drame tour à tour, avec brio et prestesse.  Jamais un moment statique, que du dynamisme, de l’élan, des chutes vertigineuses,  du voyage dans les sentiments et les actes. Quelques accessoires chargés de sens et  de pure poésie. Les acteurs  sont d’ailleurs très reconnaissants à Stefano Giuliani pour son encadrement exceptionnel, sa façon d’avoir su les guider et de les rendre tout-à-fait confortables dans leurs rôles. La statue du Commandeur qui avance vers le public est fascinante. Entre les géants de l’île de Pâques et l’art Maori. Ce spectacle où tous les artistes,  inondés de  la joie de jouer et chanter à la fois, s’époumonent sans fatigue apparente avec un dynamisme sans cesse renouvelé,  vous coupe  le souffle. Du monumental dans une boîte à musique, c’est un exploit. De la qualité sonore et théâtrale exceptionnelle. Juste dommage que ce spectacle soit si  éphémère.  Ne faudrait-il pas écrire au ministre pour l’alerter  qu’en Belgique il y a des gens,  des lieux et des  projets qui valent la peine d’être soutenus, promus,  aidés, mis au premier rang ?

Nous avons donc  adoré ce spectacle et par-dessus tout Leporello, baryton basse,  le véritable pilier du spectacle à part le brillant Don Juan bien sûr,  pour sa voix, son jeu, ses postures, ses mouvement et sa présence quasi cinématographique. 

 

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  * http://www.theatrepoeme.be/                        Seneffe,  Le 4 septembre 2011

 

http://www.theatrepoeme.be/spectacles.php?shortcut=spectacles_DONGIOVANNIdanslecadreduFestivalScnesdx2019AmourSeneffe

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ADMINISTRATEUR GENERAL

De juillet à décembre à l'Espace Art Gallery

Exposition actuelle

Juillet 2011 - Décembre 2011

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Vue de l'Espace I de la Galerie

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Vue de l'espace II de la Galerie

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Vue de l'Espace III de la Galerie

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Vue d'ensemble

La Galerie est rénovée au cours du mois de juillet 2011

 

 


 

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Salon des Artistes de la Galerie Collectif d'artistes

Exposition du 03/08/2011 au 31/08/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 03/08/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

Les 12 œuvres présentes sont de : Adriaenssens Freddy – Pierre, Bal Alain, Bodin Jean – Paul, Cayet Muriel, Chanon, Christophle Sandrine, Hirt Gilles, Ju Chou, Kahiani Nugzar, Lapassouze Emma, Turpin André et Van Ryswyck Kristeen.


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A l'Espace Yen du 4 septembre au 30 octobre 2010

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A l'Espace Yen du 3 novembre 31 décembre 2010

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A l'Espace Yen du 12 janvier au 26 mars 2011

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A l'Espace Yen du 6 avril au 26 juin 2011

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A l'Espace Yen du 7 septembre au 30 octobre 2011

Liste des artistes participants au Salon d'ensemble ds artistes de la galerie

 

 

 

 

Adriaenssens Freddy – Pierre (Belgique), Artin (France), Bal Alain (France), Bodin Jean – Paul (France), Boica Grace (Portugal), Calleja Sara (Espagne), Cavagnac Marie – Claude (France), Cayet Muriel (France), Challier Christophe (France), Chanon (Hollande), CHIOCCA (France), Christophle Sandrine (France), De Grave Alexandra (Belgique), Delfosse Jerry (Belgique), DENI alias Danijela Gasparovich (Croatie), de Sagazan Patrick (France), de Verdal Louis (France), Duffour Carole (France), Gillet Marie-Anne (Belgique), Gillis Jérémie (France), Guillaumond Yves (France), heSBé (France), Hirt Gilles (Suisse), Ju Chou (Corée du Sud), Kahiani Nugzar, (Lettonie), Kej alias Mullier Christian (France), Lapassouze Emma (France), Litou Philippe (France), Lorillot Didier (France), Machuel Dominique (France), Marot Donato (Espagne), Masson Yannick (France), Maurin Michèle (France), Mejias Alvaro (Venezuela), Merviel Philippe (France), Mery Bernard (France), Misyats Igor (Ukraine), Montelet Dan (France), MUSIKA (France), Nasca alias Ferron Christelle (France), Ophalvens Lieve (Belgique), Passani Pierre (France), Piu Adriano (Italie), Raghad (France), Riguidel Bertrand (France), Rochet Marie – Hélène (France), Rocskay Jay (France), Ruiz-B Monika (France), Sabot Arnaud (France), Savreux Catherine (France), Serre – Combe Nathalie (France), Soufflet Pierre (France), Tauss Sophie – Mathilde (France), Thys Daniel (Belgique), Turpin André (France), Vanhoebroeck Benoît (Belgique), Van Ryswyck Kristeen (France), Veloso César (Espagne), Venet Isabelle (France), Vilanova Patricio (Portugal), Wilson Corinne (France).

 

 

 


Au total 60 artistes qui viennent de France, Hollande, Italie, Espagne, Portugal, Suisse, Croatie, Lettonie, Ukraine, Venezuela, Corée du Sud et de Belgique…

 

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Dominique Lardeux
peintures

Exposition du 07/09/2011 au 25/09/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 7/09/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

 

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Jean-Rodolphe Loth
peintures et sculptures

Exposition du 07/09/2011 au 25/09/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 7/09/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Marchi
peintures

Exposition du 07/09/2011 au 30/10/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 07/09/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Christian Renard
peintures au couteau

Exposition du 28/09/2011 au 16/10/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 28/09/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Martine Macquart
peintures et boîtes peintes

Exposition du 19/10/2011 au 06/11/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 19/10/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Telque
sculptures en bronze

Exposition du 19/10/2011 au 06/11/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 19/10/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Henry Pouillon
peintures et gravures

Exposition du 09/11/2011 au 27/11/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 09/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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A l'Espace Yen
(Espace Art Gallery II)
Exposition du Collectif de la Galerie

Exposition du 09/11/2011 au 31/12/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 09/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Beauvir Le Darz
peinture

 

Exposition du 30/11/2011 au 24/12/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 30/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Catherine Savreux
peintures et encres de Chine

 

Exposition du 30/11/2011 au 24/12/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 30/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Sylvie Samy
peintures

 

Exposition du 30/11/2011 au 24/12/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 30/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Jacques Thuillier
sculptures

 

Exposition du 30/11/2011 au 24/12/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 30/11/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

 

 

 

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administrateur théâtres

Cinéma: Le dernier Woody Allen

12272755286?profile=original« This is unbelievable… » Dans ce film, Toute la féerie d’un « Américain à Paris » envahit d’un coup notre esprit, sans la musique de Guershwin bien sûr, mais rien qu’avec les images et les souvenirs littéraires. Un tour de magie du réalisateur. Et oui, comme le protagoniste Gil, qui a 30 ans -  non 42 comme l’acteur, non 75 comme le réalisateur - on se laisse prendre à la rêverie et à la séduction de la ville comme un hareng dans un filet. Foin des responsabilités d’un couple à bâtir dans les turbulences de la vie moderne et les exigences autoritaires d’une future épouse! A la première apparition de la voiture mythique  de Gatsby le Magnifique sur le coup de minuit, on a compris qu’on allait faire un extraordinaire voyage dans le temps et dans la culture de toute l’avant-garde  artistique des années 20. Et on se laisse glisser dans cette comédie avec bonheur à la rencontre des plus grands : Zelda, Scott Fitzgerald, Hemingway, Dali, Picasso rassemblés chez Gertrude Stein. « Rose is a rose is a rose is a rose. » Quand survient le retour de la Belle Epoque, c’est aussi un plaisir exquis  de revoir les fiacres, les crinolines,  la gaité parisienne, Degas, Toulouse Lautrec…. Woody Allen en fait certes un peu  trop quand on recule jusqu’au siècle des lumières… mais heureusement cette séquence est fort courte. Point besoin d’insister, on aurait pus s’en passer.Cela tue un peu la magie pour des européens. Mais il faut bien revenir sur terre. Et rien ne vaut une promenade sous la pluie, à minuit, sur le pont Alexandre  entre amoureux. Les dialogues sont merveilleux, surtout si vous percevez le velouté de la langue anglo-saxonne, les intonations particulières, l’humour des mots. La sonorité même du titre du film!  Un délice de tonalités  tantôt amoureuses, tantôt sarcastiques. Elle: « You’re in love with a fantasy » Lui: « I’m in love with you ! ». L’intonation particulière de « pedantic » restera dans les mémoires pour qualifier Paul, cet américain « pseudo-intellectual » qui a su éblouir sa future femme! Le couple des parents de la future épousée est croqué de façon exemplaire.

Mais ce film est en premier lieu bien sûr, une ode extraordinaire à la Ville-Lumière. Les images sont extraordinaires, depuis les effets presque sépia jusqu’aux prise de vues dramatiques, on ne peut qu’être ravis.  Poser les yeux sur ces lieux et une chose qui éblouit et qui apaise,  qui fait rêver et nourrit l’émotion.

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L’âge d’or. A toutes les générations, il y a cette nostalgie bien compréhensible du passé. La peur du présent iconoclaste en est la cause…  Et quoi de plus merveilleux que de flotter dans ce qui surnage du passé, le plus beau : la fleur de sel quand on ne cesse de rêver d’une autre vie que la sienne? Cette fleur devient à son tour, germe de création pour le jeune auteur désemparé. De quoi s’enivrer.

L’angoisse de la page blanche du jeune auteur ?  Qu’il reste à Paris et Paris fera le reste… ou la jeune libraire de 20 ans!

Années 20 disiez-vous?

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Toutes les interprétations des acteurs sont ciselées, justes, vivantes, même pour les fantômes d’artistes. On ressort de ce film, ré-initié et  nimbé  de plaisir artistique.

 

 


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administrateur théâtres

"Musicales de Beloeil"

 

12272756671?profile=original« Créée il y a 23 ans à l'initiative des Princes de Ligne, la grande

fête musicale organisée chaque année dans le parc du Château

de Beloeil poursuit son aventure sous la dénomination

"Musicales de Beloeil".

Ce changement de nom reflète bien entendu un changement

d'organisateur, le 5ème en 23 ans. l'ASBL Belgium to the

Tops est désormais en charge de ce "festival d'un jour" en

partenariat avec le Château de Beloeil et ses propriétaires, les

Princes de Ligne et aussi avec l'ASBL ASMAE et la Commune

de Beloeil, présents depuis la première édition et partenaires

essentiels dans la réussite de cet événement.

La magie des lieux et le concept de promenade musicale

restent les fondamentaux de la recette d'une

telle manifestation. »

 

 ...Malgré notre été maussade, nous avons vécu une journée vibrante à Beloeil cette année. L’édition des « Musicales de Beloeil » en 2011 a en effet ravi un  public nombreux (entre 5000 et 6.000 l’après-midi et entre 7.000 et 8.000 le soir) curieux de découvrir cette nouvelle formule d’un festival musical d’un jour…sous le soleil !

 

Cette première des « Musicales de Beloeil » organisée ce samedi 27 août par l’asbl Belgium to the Tops peut être qualifiée de véritable réussite. Les artistes étaient très heureux de jouer dans les magnifiques jardins à la française de  cet immense parc dont les arbres étaient  illuminés de mille et un faisceaux colorés et le sol jonché de petites flammes au sol sur tous les parcours. Se dégageait une vraie féerie, une illusion de grand siècle.  

Les concerts, tous de haut niveau ont comblé des spectateurs émerveillés qui ont pu se partager des programmes très éclectiques. Au fil des scène aux dénominations plus que romantiques (le bassin vert, le cloître, le vivier aux poissons rouges, le champ de roses, le bassin des dames, le bassin des glaces, le parc des cerfs…)  nous avons pu découvrir des artistes aussi divers que  Miloš Popovic jouant Schumann et Beethoven, Guillaume Coppola jouant 6 consolations et 3 Sonnets de Pétrarque de Liszt, Le Quatuor Alfama raconté aux enfants, La Bande des Hautbois, et même de la musique des troubadours arméniens du moyen-âge au  18ième siècle… où le « duduk », patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO,  joue le rôle principal !  Mais ce n’est qu’une petite partie du programme, car il est illusoire de vouloir  tout entendre même si on commence à 15 h et que l’on termine à minuit!

 

 

Pour couronner les festivités il y a eu ces  deux grands concerts sur la grande scène N°5, l'un en fin d'après-midi à 18h30 et l'autre en fin de soirée à 22h30, avec un grand orchestre symphonique : cette année, le Brussels Philharmonic et son chef Michel Tabachnik, accompagnés par le chœur du Brussels Choral Society et notre grand baryton belge José Van Dam accompagné de jeunes talents vocaux formidables, en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. De quoi faire de cet événement une référence culturelle européenne.

 Au programme nocturne :

 - Tchaïkovsky, Ouverture solennelle 1812 en mi bémol majeur, op. 49

 -  Beethoven, Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125 (3ième & 4ième mouvement).

 Et le ciel d’absorber ces musiques triomphales. Et le public innombrable d’exulter et de caresser le mot « Freude » et pourquoi pas aussi le mot «  Friede »  avec délectation et gratitude.  

 

 

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Quant  à  la clôture de cette clôture musicale  éblouissante, jaillissant dans le ciel presqu’étoilé  un  feu d’artifice inégalé,  du ja-mais vu, laissa le  public … sous le choc avant de refranchir les grilles du château, la tête vibrante  de musique et  de félicité.

 

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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administrateur théâtres

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Ils auront le pompon (du bonnet bien sûr),  ces six acteurs éblouissants qui nous ont fait rire aux éclats hier soir au festival « Bruxellons » au château du Karreveld. C’était une comédie de boulevard,  ou plutôt une comédie de sable et de plage. Avec beaucoup de sable dans les yeux, car Dieu que ce spectacle est corrosif et décapant ! Feydeau lui-même applaudirait s’il était encore de ce monde. 

 Tout y passe, depuis les aléas de la cohabitation entre soi-disant « amis », la dictature consentie ou non du chef de groupe, le problème de la cagnotte, le port du pull savamment jeté sur les épaules,  l’éducation des enfants, le travail au noir, la cuisine modèle,  les jalousies conjugales, les thérapies,  la mort des chiens et leur ensevelissement…

En effet, trois couples d'amis ont loué ensemble une villa pour les vacances au bord  de la Grande Bleue. En trois coups de caméra, l'ambiance se gâte rapidement. Question de logement, qui aura la plus belle chambre, la plus belle vue ? Le public est du côté  mer avec ses rochers: « la tortue »,  «  le béret du berger », « la limace »… Personne n’y voit goutte, seul l’organisateur, outrancièrement méticuleux, esclave de son bracelet-montre et des guides touristiques, repère lesdits rochers. Mais il est imperméable aux ressentiments grandissants de ses « amis ». Du côté chambres, les  couples se lancent dans des tirades où la critique mutuelle va bon train, inconscients que tout un public les regarde.  Les motifs de conflit sont innombrables. La mesquinerie est reine. Au dîner final et fatal, sonnera l'heure des règlements de comptes... Du jamais-vu ! Et ils iront jusqu’au bout !

Sommes-nous ces rochers immuables aux noms peu évocateurs  ou des passagers clandestins ? Tout pousse à croire qu’on a réellement passé les huit jours ensemble avec ces couples diaboliques tant l’ambiance de mésentente est palpable malgré les innombrables non-dits, et  tant le rendu des estivants  et de leurs réactions est juste. Une petite semaine de vacances virtuelles à la fin de l’été, il y a vraiment de quoi lever son verre… aux artistes. Les dialogues sont  percutants, la mise en scène est vive, le jeu des acteurs et les mimiques ne sont jamais exagérés, mais  juste en forme de mille feuille  d’observations délectables de la vie quotidienne en vacances.  Voici une comédie de sable, rythmée et ébouriffante. Il n'y a plus qu'à sabler le champagne avec les artistes!

 

«Le béret de la tortue», écrit en 2000 par Gérald Sibleyras et Jean Dell.

 

http://bruxellons.net/beret.html

 

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administrateur théâtres

La nuit des choeurs au château Bois-Seigneur Isaac

Il y a un peu plus de 10 ans nous assistions, émerveillés, à la création de La Nuit des chœurs dans l’abbaye de Villers-la-Ville… ravis d’aller écouter le nectar sonore d’ I Muvrini et des chanteuses irlandaises de rêve. L’année 2011 a encore vu une foule nombreuse faire escale nocturne au château Bois-Seigneur Isaac à Ittre pour écouter des formations vocales de renommée internationale: depuis le Chœur de l’ex –Armée Rouge, en passant par l’Irlande avec leurs 16 choristes habillés de mystère noir et porteurs de lumière pour nous chanter la tradition, et une formation lyrique contemporaine tout à fait étonnante en provenance d’Israël : The Voca People. Planétaires dites-vous?

 

Disons  en passant, que la promenade musicale est aussi gourmande, puisque les lieux sont perlés d’échoppes  pour la restauration et que deux sites sont réservés au souper VIP et au souper ViIP prestige…. selon vos moyens.

 

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Mais revenons aux Voca People, cette découverte étonnante. Tout vêtus de blanc, en combinaison blanche et  moulante d’extraterrestres, maquillage noir, blanc  et rouge, ils débordent de créativité car au chant choral  a capella de chansons planétaires, ils allient une gestuelle, des mimes et une chorégraphie surprenante. Les harmonies qu’ils produisent semblent être d’ailleurs : la Voca Planet où règneraient seules les harmonies de la voix ? Leur délire vocal décoiffe, on se sent soulevé comme dans un fleuve pulsant des courants d’invention dans tous les sens. Et  on est emporté.   Ces surdoués de la voix : filles, garçons ? Chi lo sa ! Cela a la vigueur du Phantom of the Opera, démultipliée! Alors qu’ils sont en visite sur notre planète,  ils cherchent à réalimenter en énergie  leur vaisseau spatial  virtuel avec tout ce qu’il y a de plus explosif comme thèmes musicaux entraînants. On se laisse faire, on participe, on adore. Même les plus compassés.  On largue les amarres et l’on vogue avec eux. Trois autres ensembles, Les Poppys,  Canal’do and last but not least : The Magic Platters, issus de la formation mythique des Platters créée à Chicago dans les années cinquante par Buck Ram sont là aussi pour nous enchanter et faire de cette nocturne au château une réussite  multiple et savoureuse. Le final explosera sa joie dans un feu d’artifice impressionnant, sans une goutte de pluie !

http://www.nuitdeschoeurs.be/

 les 26 & 27 août 2011

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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  • Bibliothèque d'art

    Bibliothèque d'art

    Petite librairie d'art à déposer en pile au chevet du lit


  • Degas

    Degas

    Degas parisien, mondain, et collectionneur éclairé
     

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                          Vous êtes invités à découvrir ici  la prochaine activité du

                         Théâtre des  Chemins et  de l’asbl Des Mots pour  dire...

Poésie au  Crépuscule

  Un moment privilégié pour se retirer du brouhaha  du monde

 

OU ?

IMAGIN’AIR
 
Place Fernand Cocq, 6

 1050    Bruxelles
 Bus 54 et 71

  
                       
  
La troisième Poésie au  Crépuscule   aura lieu le 
Jeudi 1er  septembre 2011 à  18 h  (jusqu’à   19h30)



Jean-Luc Wauthier


Né à Charleroi en 1950, Jean-Luc Wauthier a  enseigné  la Littérature à l' Ecole normale de Nivelles  (Haute Ecole  PH Spaak).  Il  est, depuis depuis 2004, vice-président du Centre international de  l’Association des critiques littéraires. En  2008, il a été élu Président de la Maison internationale de la  Poésie-A Haulot  (Bruxelles).

Il  a publié près de vingt ouvrages - poésie, nouvelles, essais - et un   roman, Le  Royaume , aux Editions de l' Age d' Homme où a paru, en 1999, « La soif et l’oubli ».
Il  a reçu, en 1998, le Prix international Lucian Blaga décerné par le Centre culturel roumain pour l’ensemble de  son œuvre poétique ainsi qu’en 1987 le prix Polak (de l’Académie), en  1993 le  prix international René Lyr, en  2001 le Prix international Gauchez-Philippot et, en 2009, les Prix  européens Virgile (Paris) et Ménada( Macédoine).
En  décembre 2003, réédition de l'ensemble de son travail poétique, paru  entre 1976 et 1993  sous  le titre "Fruits de l'ombre”.(Editions de l'Arbre à paroles (Amay,  Belgique). Rédacteur  en chef du Journal des Poètes depuis 1991, il y illustre et  défend la poésie du monde entier. Il  est aussi Administrateur des Biennales internationales de  Poésie. Trois  livres traduits en Romain et en Croate, traductions de textes en de nombreuses langues.


A  la parution de son recueil “L’envers du ciel”   (Ed. Batut  d’Haussy 2007), il écrivait: Pour  moi, la poésie est à la littérature ce que la musique de chambre est à  la musique : sa part la plus secrète, la  plus exigeante et  la plus essentielle. Loin d’user d’une parole pointue ou à la mode mon  souhait est de faire de l’écriture, dans l’intensité,  un  partage d’émotions et d’interrogations. Je  pense en outre que la poésie est une des meilleures manières de vivre  sans être détourné de soi-même pour autant  qu’on y voie,  non  pas une consécration mais, pour évoquer Thomas    Mann ,une consolation.

« Le poète apporte non  pas des preuves, mais des traces. Seules les traces font rêver » écrivait quant à  lui René  Char…



Entretien  avec Lucien  Noullez.

 

Lucien Noullez est né à  Bruxelles en 1957. Il est enseignant, poète, et critique littéraire. Sa  poésie, souvent inspirée par la musique et  par  sa lecture quotidienne de le Bible, cherche moins à « vouloir dire » qu’à  surprendre les petites fissures par lesquelles le réel se rappelle  à  la conscience, sous la chape de la normalité collective. Il a reçu quelques  prix littéraires. Il en a également loupé beaucoup. 

 

 

La  séquence Livre   Entr’Ouvert  :  Albert   Ayguesparse  (1900-1996) “La traversée des âges”  (Ed. L’arbre à paroles 1992).

 

Écrivain belge de langue  française, son œuvre se développe en deux parallèles  complémentaires : la poésie et le roman. Alors  qu’il découvre quasi d’emblée, avec D’un jour à   l’autre (1940),  la forme et l’ambition de son  univers romanesque, sa poésie évoluera  graduellement du lyrisme en vers réguliers au questionnement angoissé  en vers libre et en prose poétique. Souvent  couronné, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature   françaises  de Belgique, Albert Ayguesparse a exercé une  grande influence sur plusieurs générations  d’écrivains. 

Jean-Luc Wauthier, qui a bien connu Albert Ayguesparse, évoquera son oeuvre de  poète

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Van Gogh: Les dernières chambres

Van Gogh. Les dernières chambres. (104 pages)Par Wouter van der Veen Les Editions Arthénon à Strasbourg Avec la très courtoise autorisation de l'auteur Van Gogh Les dernières chambres Affichage »

 

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12272747259?profile=original« Les Immémoriaux » est un récit de Victor Segalen (1878-1919), publié à compte d'auteur sous le pseudonyme de Max Anély à Paris au Mercure de France en 1907; réédition sous sa forme définitive chez Plon en 1956, avec deux cartes et 40 illustrations, la plupart tirées de l'oeuvre de Paul Gauguin.

 

Première partie. "Le Récitant".Terii, jeune prêtre païen, achève sa période d'initiation. Il répète les "beaux parlers originels" maoris. Soudain les mots lui manquent: funeste présage qu'il associe immédiatement à l'arrivée dans l'île des "hommes à la peau blême" animés d'une croyance nouvelle. "Les Hommes au nouveau parler". Sur un rivage éloigné de l'île, Terii observe les coutumes de ces étrangers, travailleurs tristes et silencieux. "Le Prodige". Aux grandes fêtes données en l'honneur d'Oro, Terii est banni de la communauté des récitants pour avoir oublié, en public, les paroles sacrées, et, afin d'échapper à la colère de son peuple, feint un prodige et disparaît. "Les Maîtres-du-jouir". Les "hommes au nouveau parler" présentent leur religion, leur Dieu, leurs rites aux Maoris qui, d'abord séduits, les chassent au bruit de leurs festivités.

 

Deuxième partie. "Le Parler ancien." Terii a quitté l'île en pirogue, accompagnant Paofaï, l'un des chefs des récitants, parti à la recherche du "parler ancien".

Troisième partie. "L'Ignorant". Revenu à Tahiti, il n'est plus qu'un vieillard, surpris par le peuple qu'il retrouve converti au christianisme. "Les Baptisés". Peu à peu il pénètre les nouveaux rites et participe à la cérémonie collective du baptême. "Les Hérétiques". Devenu Iakoba, son zèle est grand pour la religion nouvelle: il dénonce les hérétiques. "La Loi nouvelle". Il renie son ancien maître resté, lui, fidèle aux anciens dieux. "La Maison du Seigneur". Devenu diacre, il va construire une église sur un autre rivage.

 

Dans ce "roman" d'une forme si personnelle et inhabituelle (le narrateur s'efface totalement, ne se laissant entrevoir que sous les traits supposés du scripteur qui recueille, sous leur forme brute, les dernières traditions de la civilisation et des croyances maories), Victor Segalen jette déjà un pont entre le Réel et l'Imaginaire (voir René Leys et Équipée). L'auteur tient à maintenir l'ambiguïté, et en usant d'une langue étrange, parfois hermétique, à égarer le lecteur le long de cette frontière incertaine qu'il s'attache à explorer.

 

Il est possible en effet de lire les Immémoriaux comme une somme ethnologique, une simple transcription - dans une traduction respectant autant que possible la syntaxe et les noms propres du parler maori - des rites d'une civilisation orale sur le point de sombrer définitivement au moment où Victor Segalen découvre Tahiti (y débarquant en 1903, il note dans son journal de voyage: "Ici comme ailleurs, la race se meurt"). Mais là réside le paradoxe fondamental du livre: puisqu'il met à l'épreuve de l'écrit ce qui n'était qu'oral, il crée, met en forme, organise (voir la disposition en parties chronologiques, en chapitres thématiques), donne au réel une cohérence de type narratif (remarquons ici le rôle symbolique, dans une économie romanesque, de la perte de parole de Terii au premier chapitre, qui annonce son renoncement volontaire au parler des anciens dans la dernière partie du livre), et se situe sans équivoque du côté de l'imaginaire.

 

Ce que l'on retient alors des Immémoriaux, c'est le voyage, le dépaysement poétique que permet une langue qui se situe à mi-chemin entre un langage connu (l'orthographe, la grammaire du français) et un langage imaginé dans la forme écrite qui lui est donnée (les noms de dieux, de lieux, les expressions imagées qui rendent compte des réalités étrangères, les adaptations des sonorités des langues européennes au parler maori, la métamorphose inattendue des noms bibliques, etc.).

 

Tout cela met l'accent sur le langage comme enjeu: le passage de la langue orale, fragile (voir les tresses nouées qui sont le seul moyen d'enregistrer les "beaux parlers" originels) à la langue écrite (les "feuillets à signes parleurs"), à la mémoire artificielle mais définitive qui impose, en imposant la fiabilité de sa forme, son contenu également. Au coeur de ce récit donc, qui constitue à certains égards une contre-initiation, se situe tout naturellement une sorte de poème en prose énigmatique, un long ruban d'images interrompu par la mort du vieux prêtre qui en était le dépositaire et dont la déchirure annonce précisément la mort de la civilisation qu'il portait (le parler ancien). Les "Immémoriaux", ce sont ceux qui sont détruits parce qu'ils ont tout oublié. "Vous avez perdu les mots qui vous armaient et faisaient la force de vos races et vous gardaient mieux que les gros mousquets de ceux-ci": telles sont les dernières paroles du dernier des récitants, Paofaï, condamné à mort ("la Loi nouvelle").

 

Si l'on note enfin que Victor Segalen a reconnu lui-même en avoir davantage appris par les textes et les croquis de Paul Gauguin sur la civilisation maorie que par son expérience personnelle ("Je puis dire n'avoir rien vu du pays et de ses Maoris avant d'avoir parcouru et presque vécu les croquis de Gauguin" - lettre à G. D. de Monfreid), le livre bascule définitivement du côté des voyages aux pays de l'Imaginaire, dans un de ces décors en trompe-l'oeil, chers à Segalen.

 

 

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La newsletter Août 2011 d'Olivier Lamboray

Olivier Lamboray inaugure une nouvelle "Newsletter" mensuelle.

 
Sa lettre d'information est rédigée en anglais, mais vous disposez d'un bouton de traduction dans toutes les langues (traduction machine)

Vous pouvez vous y abonner, accéder aux contenus de ses lettres antérieures et suivre ses fils RSS.

Si vous avez un compte Facebook, vous pouvez partager, commenter.

Vous avez également la possibilité de procéder à un petit renvoi Twitter.

Dear Friend

Time is moving up with speed and I am pleased to launch my monthly newsletter to keep you informed of the evolution of my work , my running exhibitions and the coming ones, my new videos of my paintings, and soon to be launched my first advertising...
Feel free to reply me or ask me any questions if you have any, I'll be pleased to answer you.

The July Stuff & Taff

I have been working , again , on another amazing masterpiece of architecture, in Brussels, close to the Ixelles' ponds, so inspiring, where, under a full moon , a love story is at its peak...is it a departure, and the difficulty to leave her behind? Or did I just came back and in the hurry to be in her arms, I left the suitcase on the street... But, one way or another, it is this precise moment of being into your arms, I close my eyes, and we are freed in eternity, a very strong feeling inside, where time stops and nothing esle matter than this intense energy bounding us..some lights here and there, a window open, adding the mysteries surrounding this Moment of Eternity!
Even Laly Superstar is patiently waiting, respecting the privacy of the scene
...Time dissapears in this passionate instant...

Moment_d_ternit__web.jpg

 


And to refresh my mind from the huge amounts of bricks and tiles, I escaped in a surreal dream, painting  my own sur-reality, under the authority of Famous Belgian surrealist, Monsieur Renée Magritte at the command of this very belgian Tram...Our Belgian Culture of Surrealism , a pure "local" travel into what seems to be so deeply inscrusted in our country heritage....
My Lovely wife still under the charm of the "AMOUR" words carried by the moon while I am in this poetic journey . Even my machinist cousin holds on to the dream....sharing the same love of oldies....and  tradition...


Surr_alisme_web_big.jpg

I'll be back to you next month with more work and may be a face lift of my website, some probable videos and may be even an advertising if August has enough days and hours to fullfill my dream, announcments of coming exhibitions in October, November and December, a full schedule full of surprises....

This is my first newsletter, hopefully , I'll be able to free up myself a bit along these tracks and be more "Me"..

Allez catch you letter master & wish you all the best untill we meet again under Brussels fantaisies

Olé~
www.olamboray.com

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12272744683?profile=original« Les faux-monnayeurs «  est un roman d'André Gide (1869-1951), publié à Paris partiellement dans la Nouvelle Revue française de mars à juin 1925, et en volume chez Gallimard la même année (mis en vente en février 1926).

 

Gide rédige son roman, auquel il a commencé de travailler dès 1919 et dont l'idée est plus ancienne encore, entre octobre 1921 et juin 1925. Il s'agit, de l'aveu même de l'auteur, du seul «roman» qu'il ait composé, ses autres ouvrages de fiction étant des «récits» ou des «soties». Les Faux-Monnayeurs constituent pour Gide une sorte de testament littéraire: «Il me faut, pour écrire bien ce livre, me persuader que c'est le seul roman et le dernier livre que j'écrirai» (Journal des «Faux-Monnayeurs», 1927).

 

 

Première partie. «Paris». Le jeune Bernard Profitendieu, ayant découvert par hasard qu'il est un bâtard, quitte le foyer familial. M. Profitendieu, juge d'instruction, après une conversation avec son collègue Molinier - le père du meilleur ami de Bernard, nommé Olivier - au sujet d'une affaire impliquant des mineurs, rentre chez lui et trouve la lettre d'adieu de Bernard. Ce dernier vole, à la gare Saint-Lazare, la valise d'Édouard, écrivain et oncle d'Olivier. Vincent, le frère aîné d'Olivier, a eu une aventure amoureuse au sanatorium de Pau avec Laura, épouse de Douviers. Laura et Vincent sont maintenant à Paris et la jeune femme est enceinte mais Vincent ne l'aime plus. Il est désormais l'amant de Lilian Griffith que son ami Passavant, un écrivain à succès, lui a fait connaître. Édouard est venu à Paris car il a reçu un appel de détresse de Laura. On apprend dans le journal d'Édouard - trouvé par Bernard dans la valise - que celui-ci et Laura partageaient de tendres sentiments, mais que la jeune femme a pourtant épousé Douviers sur les conseils d'Édouard. Bernard décide d'aider Laura et lui rend visite. Édouard fait la connaissance de l'adolescent et l'engage comme secrétaire. Pendant ce temps, Passavant propose à Olivier de diriger une revue littéraire. Un vieux professeur de piano, La Pérouse, charge Édouard de rechercher son petit-fils Boris en Suisse.

 

Deuxième partie. «Saas-Fée». Bernard, qui a accompagné Édouard et Laura à Saas-Fée, en Suisse, écrit à Olivier et lui raconte leur rencontre avec Mme Sophroniska, sa fille Bronja et Boris. Édouard cause de ses projets littéraires avec ses compagnons et note la présence d'un certain Strouvilhou. Bernard avoue son amour à Laura mais celle-ci le repousse. Édouard décide de placer Boris dans la pension Vedel-Azaïs où Bernard est embauché comme surveillant. Olivier, quant à lui, est devenu le secrétaire de Passavant.


Troisième partie. «Paris». Georges, le jeune frère d'Olivier et de Vincent, écoule avec ses amis de la fausse monnaie. Strouvilhou, un anarchiste, est à la tête de l'affaire. Bernard devient l'amant de Sarah Vedel, la jeune soeur de Laura. Olivier tente de se suicider. Édouard et Olivier s'avouent et partagent enfin un amour qu'ils éprouvent depuis longtemps l'un pour l'autre. Édouard commence à rédiger son roman. Laura retourne auprès de son mari. Vincent tue Lilian. Boris apprend par une lettre que celle qu'il aime, Bronja, est morte. Les élèves de la pension Vedel, qui martyrisent Boris, imaginent une cruelle plaisanterie à l'issue de laquelle le jeune garçon, victime consentante en raison de son désespoir, est tué. Georges se repent et est pardonné. Bernard réintègre le foyer familial.

 

L'intrigue des Faux-Monnayeurs, tout comme celle des Caves du Vatican, le roman précédent de Gide, est fort complexe. Elle se présente comme une sorte de vaste système combinatoire dont les divers éléments finissent par se rassembler, au gré de coïncidences multiples. Peu soucieux de vraisemblance et de réalisme, Gide réalise une composition subtile et stylisée - l'écrivain Édouard veut présenter dans son ouvrage l'«effort pour [...] styliser la réalité» - qui remet ironiquement en question la tradition romanesque. L'entreprise gidienne participe des interrogations du moment relatives au genre romanesque et procède d'un refus identique à celui que l'on trouve exprimé en 1924 dans le premier Manifeste du surréalisme d'André Breton. A bien des égards, les Faux-Monnayeurs, roman qui porte en lui la contestation du roman, sont, selon la formule de Sartre, un «antiroman» et annoncent le Nouveau Roman.

 

Construction compliquée dont l'Art de la fugue de Bach offre une métaphore - «ce que je voudrais faire, c'est quelque chose qui serait comme l'Art de la fugue», dit Édouard -, les Faux-Monnayeurs requièrent une active collaboration de la part du lecteur. Gide note dans le Journal des «Faux-Monnayeurs» qu'il n'écrit «que pour être relu»; il précise qu'il entend «s'y prendre de manière à lui [le lecteur] permettre de croire qu'il est plus intelligent que l'auteur». Ainsi le système narratif propose souvent une sorte de duplication légèrement décalée des péripéties: trois adultères, deux duels et trois suicides sont par exemple relatés; Bernard écrit à Olivier qu'il est le secrétaire d'Édouard et Olivier écrit à Bernard qu'il est celui de Passavant; la nuit que passe Olivier avec Édouard est aussi celle que Bernard passe avec Sarah. Ce procédé de variation vaut aussi pour les personnages, souvent redoublés: il y a deux romanciers (Édouard et Passavant), deux grands-pères (le vieil Azaïs et La Pérouse), deux bâtards (Bernard et l'enfant de Laura). En outre, les faits parviennent au lecteur par le biais de multiples points de vue: «L'indice de réfraction m'importe plus que la chose réfractée», écrit Gide à R. Martin du Gard le 29 décembre 1925. A travers dialogues ou missives, les personnages deviennent temporairement narrateurs, si bien qu'un même fait peut recevoir divers éclairages, simultanés ou successifs: l'aventure amoureuse de Vincent et Laura est racontée par Olivier à Bernard, par Lilian à Passavant, puis dans des lettres de Bernard à Olivier, de Lilian à Passavant... L'intrigue se nourrit également de divers modèles littéraires. Avec Bernard Profitendieu, qui quitte le giron familial pour découvrir l'existence et accéder à la constitution de sa propre identité à travers les événements dont il est témoin, les deux professions qu'il exerce et les deux femme qu'il aime, les Faux-Monnayeurs tracent le parcours d'une initiation et rappellent le roman d'apprentissage. De plus, les différentes intrigues amoureuses qui se nouent octroient une large place à l'aventure sentimentale. Enfin, l'énigme de la bande des faux-monnayeurs, résolue grâce à la découverte progressive de divers indices, confère au livre des allures de roman policier.

 

Complexes tant par les faits qu'ils relatent que par les procédés narratifs dont ils usent, les Faux-Monnayeurs trouvent en partie leur centre dans le personnage de Boris - «Tout aboutit au suicide du petit Boris; directement tout y amène» (lettre à Martin du Gard, 9 juin 1925) -, de même que les Caves du Vatican avaient Amédée Fleurissoire pour «carrefour». Toutefois, Gide précise ailleurs que le coeur du roman est bien plutôt à chercher dans la construction en abyme sur laquelle il est fondé: «Il n'y a pas, à proprement parler, un seul centre à ce livre, autour de quoi viennent converger mes efforts; c'est autour de deux foyers, à la manière des ellipses, que ces efforts se polarisent. D'une part, l'événement, le fait, la donnée extérieure; d'autre part, l'effort même du romancier pour faire un livre avec cela. Et c'est là le sujet principal, le centre nouveau qui désaxe le récit et l'entraîne vers l'imaginatif» (Journal des «Faux-Monnayeurs»).

Roman dans le roman et roman du roman, l'oeuvre d'Édouard, qui s'intitule les Faux-Monnayeurs, tout comme celle de Gide - celui-ci refuse toutefois qu'on le confonde avec son personnage -, est au service d'une méditation sur la problématique frontière entre la réalité et l'imaginaire. Le roman d'Édouard aura en effet pour sujet «la lutte entre les faits proposés par la réalité, et la réalité idéale». Gide note dans son Journal, le 20 décembre 1924, une remarque qui pourrait s'appliquer à nombre de personnages des Faux-Monnayeurs: «Le monde réel me demeure toujours un peu fantastique [...]. C'est le sentiment de la réalité que je n'ai pas. Il me semble que nous agissons tous dans une parade fantastique et que ce que les autres appellent réalité, que leur monde extérieur n'a pas beaucoup plus d'existence que le monde des Faux-Monnayeurs.» En outre, le procédé de la mise en abyme permet au roman de se commenter lui-même. Ainsi, l'effort pour «styliser» la réalité que se propose de fournir Édouard, Gide le met en oeuvre dans les Faux-Monnayeurs. Le cadre romanesque, jamais décrit, réside entièrement dans le pouvoir mythique ou symbolique des noms de lieux. Les personnages sont eux aussi l'objet d'une sorte d'abstraction dans la mesure où ils n'existent que par leur voix: «J'ai cherché l'expression directe de l'état de mon personnage - telle phrase qui fût révélatrice de son état intérieur - plutôt que de dépeindre cet état» (Journal des «Faux-Monnayeurs»).

 

Les Faux-Monnayeurs sont le roman de la crise du roman mais aussi de la crise de la jeunesse, ou plutôt d'une certaine jeunesse, intellectuelle et bourgeoise, partagée entre ses valeurs chrétiennes et nationales et la tentation de l'anticonformisme et de la révolte. Plus largement, l'oeuvre aborde des sujets chers à Gide et déjà présents dans les romans antérieurs: la famille, la religion, le bien et le mal, la sincérité, la liberté et, on l'a vu, le rapport entre la littérature et le monde réel. Elle porte cependant plus loin que les ouvrages précédents deux composantes que ces derniers contenaient en germe: l'une, formelle, est le procédé moderne de la mise en abyme; l'autre, thématique, est l'expression directe de l'homosexualité.

 

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