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journal de bord, mercredi 19 janvier 2011

Treize heures passé.

 

Premier coup d'sang : la banque "Dexia", rue des Champs, où j'ai l'habitude de porter mes sous (en vue de les remettre sur mon compte, de renflouer mon budget) est momentanément en travaux. Les guichets sont indisponibles jusque ... vendredi. Une roulotte, sur les côtés, sera, dès lors, en fonctionn'ment.

 

En attendant ...

 

Je me retrouve, Gros Jean comme devant. Avec, sur les bras, la boîte en fer (lourde et dont le couvercle ne tient plus), dans laquelle j'ai regroupé mes pièces de monnaie. Merde merde merde. C'est lourd. J'avais, aujourd'hui, le temps de les porter. Je me suis donné la peine de les rassembler, ces sous. Je me suis donné la peine de franchir trois grand' rues, boîte sur le bras, pour éviter que les sous tombent par terre. En trimant, en ch'min, vu la lourdeur de la boîte (mais ... en sachant qu'au bout du ch'min, je m'allèg'rais). Faut dire : j'avais l'temps, aujourd'hui. Je ne bosse pas.

 

Paf ! Je suis heurté, essoufflé, agressé dans mon élan. Trop vite. Comme si j'étais décoiffé. Comme les gars de mon âge, quand j'avais dix ans, qui me criaient "Hugues !" et me balançaient une boule de neige dans la tronche quand je me retournais.

Paf ! Je dois m'organiser autrement. Avec la fameuse boîte en fer ... qui contient toujours autant d'sous. Avec la fameuse boîte en fer ... qui devient une chaîne, une menotte. Et y a pas de chaise pour m'asseoir. Pas un pote, à proximité, pour m'alléger de mon poids, pour me rassurer.

Et ... je crève la dalle. Brusquement.

Et ... j'imagine, je vois plein de gens (autour de moi) rire du burlesque de la situation (ma mère, en tête).

 

Je rentre dans le premier snack venu. Pas loin de l'Avenue de la Chasse. Des gens, devant moi, juste devant le bar, qui ne me voient pas, et donc ... ne me laissent pas passer. Le coup d'sang se poursuit. Alerte. Vite, une table ! Vite, un espace ! Vite, une délivrance !

 

"Calme-toi !", me disent ... les censeurs habituels (ma mère, sa cousine, un de mes frères ou ... moi-même). Allez, une fois d'plus, mon cerveau s'emballe, s'empale.

 

Allez vous faire voir, fantômes diaboliques éternels ! Quand comprendrez-vous que ... plus on dit "calme-toi !" (même avec la plus grande des bienveillances), on induit, on suscite, on excite l'agressivité de l'autre (par le simple fait ... qu'on lui rappelle son énervement) plus qu'on ne le calme, plus qu'on ne l'aide.

 

Arrivé à une table ...

 

C'est pas tout. L'étroitesse des pieds de la table, entre lesquels je tente (en vain) de poser "la boîte en fer avec les sous" et mon sac-à-dos vaut un premier acte âu théâtre. Et ... quand j'arrive à trouver un endroit potable, eh bien, y a encore le bruit, la détonation de la boîte (lié au moment où je lâche la boîte et où elle atterrit sur le sol) qui résonne. J'en frémis.

 

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", me lance, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, un nouveau censeur intérieur.

"Mange silencieus'ment, Hugues !", me lançait, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, mon père, aux p'tits déjeuners en famille, quand j'étais p'tit et que je n'étais (involontair'ment) pas discret en mangeant.

"Tu vas à moto, Hugues ?", me lançait, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, ironique, cassant, mon père, lorsqu'à table, j'écartais (invlontair'ment) les coudes et que je ne laissais (involontair'ment) pas trop de place aux autres.

 

Ensuite (rev'nons dans le snack) ...

 

Afin de m'asseoir le plus confortablement possible, je recule un peu la chaise. J'essaie, avec tout mon coeur, de ne pas faire trop de bruit. Vraiment, j'y mets toute la gomme. Mais malgré tout, ça grince quand même.

 

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", revient, implacable, à la charge, le censeur intérieur. J'implore sa pitié, son pardon.

Il ne répond pas. Son silence à ma demande est formel, implacable.

Pire : plus je demande, plus j'accentue la dépendance.

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", poursuit, froid'ment, logiqu'ment, le censeur (mon père ? un de mes deux frères ... qui fait p'têt autant de bruit que moi ? mon cousin ? moi-même ?).

Je n'ai plus qu'à acquiescer. Je n'avais ... qu'à savoir.

 Phobie ? Traumatisme ? Eveil tardif ?

 

Et voilà que dans le snack, où tout s'agite, une serveuse arrive dans ma direction.

"On a pris votre commande, monsieur ?"

"Oui", je réponds.

 

La serveuse s'en va ... vers d'autres tables. En une fraction de seconde, je réalise que ... j'aurais du dire "non". On n'a pas pris ma commande, en réalité. Quelqu'un est déjà passé, y a cinq minutes, avec le menu et m'a demandé ce que je prenais. Et j'ai répondu que ... j'allais regarder (j'ai besoin de temps pour me calmer, respirer et choisir mon plat). J'ai du associer le "On a pris votre commande ?" avec "Quelqu'un doit-il encore prendre votre commande ?". Les serveuses ont l'habitude, le devoir de travailler vite, à la chaîne, sans traîner, surtout à l'heure du coup d'feu. Rend'ment, rentabilité oblige. Et ... la serveuse qui m'a dit "On a pris votre commande ?" parlait vite, sans articulier, d'une voix basse. Tant pis si l'autre n'arrive pas à suivre !

 

Cinq, dix minutes.

Trop tôt, encore, pour me calmer.

Trop tôt, encore, pour obéir, souscrire, me soumettre aux ordres "bienveillants" des censeurs intérieurs, moraux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à des milliers, des millions, des milliards de censeurs éparpillés dans les méandres de la réalité quotidienne.

Oui, le temps fera l'affaire. Oui, les cinq prochaines minutes feront l'affaire. Mon corps se sera acclimaté. Mon corps, mon coeur s'apais'ront, s'apais'ront d'eux-mêmes.

 

En attendant ...

 

Une petite fille, à la table juste devant moi, rit de toutes ses dents, en me regardant. Elle prend même à témoin son p'tit frère, à côté d'elle. Et elle dit, tout haut, à ses parents : "Il ressemble à un clown !". Son père ... lui fait la l'çon. Son père ... l'engueule.

 

Cinq secondes plus tard ...

 

Le père de la p'tite fille qui rit du clown ... se retourne vers moi, comme pour excuser sa gamine. Sa barbe de trois jours (à la Gainsbourg), sa tronche toujours en train de bouffer et le ton de sa voix qui manquent de classe m'indiquent à quel point, secrèt'ment, il se fiche peut-être plus violemment, plus méchamment de "ma tronche de clown" ... que sa gamine.

 

Voilà, voilà.

 

Je ré-émerge.

 

Je prendrai, d'ici dix minutes, le tram 81, avec mon sac-à-dos, ma "boîte en fer avec les sous", jusqu'à une autre banque "Dexia". Après tout, j'ai l'temps.

 

En attendant ...

 

Hier soir, j'ai rêvé qu'on m'attendait pour chanter. Manque de bol : je n'avais pas ma guitare avec moi. Merde merde merde. Ouf : j'avais quand même mon ukulélé avec moi. Merde merde merde : la position des doigts, pour les accords, n'est pas la même que sur la guitare. Je me raisonne : Hugues, tu te débrouill'ras. Au moment précis où cette pensée a débarqué dans mon rêve, je ne retrouvais plus mon ukulélé.

 

En attendant ...

 

Les médecins généralistes n'auraient plus de droits de tirage sur les budgets perdus. Une ministre considérerait que cet argent serait destiné à couvrir les actes pour les patients. Je n'y comprends rien. Que signifie l'expression "droits de tirage" ?

 

En attendant ...

 

Y avaient des jours de congé, subit'ment, qui se présentaient, hier matin, au boulot. Je n'ai pas hésité.

 

Faut dire : la veille, je n'avais pas dormi.

 

Faut dire : la veille, au soir, je m'étais rendu chez une nouvelle amie de rencontre, qui joue de l'accordéon diatonique et qui aim'rait chanter.

 

 Ah ! Ca pourrait fonctionner : elle a une superbe voix, une beauté dans le regard et le sourire, elle connaît beaucoup de chants du répertoire folk, je pourrais l'accompagner à la guitare quand elle chante et elle pourrait faire des s'condes voix sur mes morceaux. Nous avons pris (ensemble) du bon thé, croqué d'heureuses baies de ... (j'ai oublié le nom). Nous avons parlé, parlé. Beaucoup d'émotions sont sorties de part et d'autre. Bien.

 

Faut dire : quand je suis parti de chez elle (il était plus de 22 heures, déjà), je devais encore refaire une partie du ch'min à pied, reprendre un métro, réarpenter deux ou trois rues (longues) à pied, avant de retrouver ma maison.

 

Faut dire : quand on passe une soirée de qualité, où les émotions, les joies, les peurs agissent, le corps devient volontiers rebelle une fois qu'on s'installe en d'ssous de la couette et qu'on tente de fermer les yeux pour s'endormir.

 

Bon bon. Je ne regrette rien.

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journal de bord, dimanche 16 janvier 2011

Dur de se lever. Encore. Dur de (re)trouver ses repères. Dur dur de s'activer. Encore un peu plus dur quand on ne dort pas chez soi.

 

L'Egypte est à l'ordre du jour (après la messe), à la radio.

 

Dur de s'asseoir. Dur de s'accroupir. Dur de retrouver l'emplac'ment des cass'roles et des couvercles qui vont avec elles.

 

Le dernier cauch'mar s'est envolé.

 

Dur dur de déplacer une étagère, de la placer dans le coin adéquat ... sans se prendre le pied dans un fil. Heureux d'y parvenir, quand même.

 

Les couchers (ou les levers) de soleil sont magnifiques, à l'oeil nu. Dommage que ... mon appareil photo ne me restitue pas, sur son p'tit écran, l'image telle que je l'avais capturée dans mon regard.

 

Dur dur de découper, avec justesse, avec finesse, le plastique entourant, encerclant deux fleurs rouges. Dur dur de les stabiliser dans un mini-verre qui leur sert de vase. Dur dur, impossible, pour le verre, de se tenir debout, sans broncher.

 

Des éclaircies en perspective. Un vent modéré, aussi.

 

Trois heures plus tard ...

 

"Mesdames, messieurs, en raison d'un problème d'aiguillage, le train aura un retard indéterminé ... nous vous tiendrons au courant de la situation ..."

 

Une heure plus tard (non, un peu moins) ...

Je découvre, planqué dans la housse de ma guitare, un nouveau roman, intéressant, pittoresque, dans lequel je voyage, qui m'ouvre (à nouveau) des perspectives.

"L'ETERNITE POUR JOUER", d'Aurelia Jane Lee, vous connaissez ?

Quand je marque une pause dans ma lecture, c'est pour mieux cultiver, entret'nir mon envie de poursuivre l'histoire.

En même temps, j'ai peur et je m'impose des réflexes.

Que de livres passionnants n'ai-je déjà pas parcouru, à petits pas, avec l'impatience de savoir comment ... l'histoire se termine, quelle est la chute.

Et ...

Quand j'arrive à la fin, je reste ... sur ma fin. Disproportionnell'ment à l'enthousiasme que j'avais éprouvé durant toute ma lecture. J'ai souvent eu le même réflexe en écoutant ... de très beaux contes contés par de très bons conteurs.

 

Et ...

 

Je n'ai pas l'enthousiasme, ces derniers temps, d'aller chanter au métro. Nuançons : je manque de souffle. Quand je reprends des morceaux, que j'ai joué cent mille fois, je peine de plus en plus, quand je remets en selle des réflexes qui ont cent mille fois tenu la route et qui s'apparentent, de plus en plus, à des grimaces.

 

Et dans l'train ...

 

Trois papiers chiffonés, sur un journal sportif, abandonnés par un passager. "Enter Came in ... est passé par là", lit-on, notamment. Le client, paraît-il, est d'accord sur les paris et les règlements.

 

Mémé Tchite, cette bonne-maman recyclée, jouera-t-il contre Anderlecht ?

 

Quatre heures plus tard ... vers 15 heures 40 ...

 

Je suis arrivé là où on m'attendait. Enfin : j'avais reçu une invitation.

 

Une photographe de renom, que je connais, que je rencontre depuis des années, doit quitter les lieux où elle habite depuis vingt ans. On va restaurer le bâtiment et ... augmenter les loyers (voyons !).

 

Sur place ...

 

De merveilleuses photos (en couleur et en noir et blanc) d'Italie et de Tunisie.

 

Un violoniste (invité, lui aussi) joue dans la grande pièce. Du Mozart. Je le rencontre depuis des années, dans les stations d'métro bruxelloises. Il provient d'un pays de l'Est.

Nous sommes trois ... à écouter.

 

Je cueille. J'apprécie. Tout en commençant (ou en ayant déjà commencé) à r'ssentir, dans mes tripes, l'envie de chanter, d'être entendu.

Si seul'ment on me le demandait ...

J'ai besoin de chanter, d'être écouté, entendu.

Mais ...

J'aim'rais tell'ment que ça se passe ... sans que je ne sois obligé de me battre, de m'imposer, de me mettre en risque.

Mais ...

Prendre les résolutions nécessaires, la distance nécessaire, ça m'ronge, ça m'étouffe aussi.

Délivrance, s-v-p !

 

Je monte à l'étage ... où notre photographe expose aussi.

J'apprends,ainsi ...

Qu'à Djibouti, y a un seul et unique remorqueur, encore en fonctionn'ment, qui s'appelle ... Arthur Rimbaud.

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journal de bord, samedi 15 janvier 2011

Course contre la montre. Week-end. Je croyais ouvrir l'oeil, en apercevant la lumière, de l'autre côté d'la fenêtre, vers 7 heures. J'ai l'habitude de voir le jour très tôt, même quand je me couche tard. Banco : cette fois, c'était râpé. On avait déjà tenté de m'appeler vers 9 heures. Curieus'ment, je n'ai rien vu d'indiqué sur mon GSM.

J'ai eu, de justesse, le train de 11 heures 41. Juste le temps d'avaler une gaufre. Bruxelles-Central, tunnel, arrière-cours des maisons, Bruxelles-Midi.

On est déjà à la mi-janvier.

 

Et vous ne m'avez toujours pas écrit, répondu.

 

13 heures de boulot, non-stop, hier, ça ne se répare pas comme ça.

 

Deux spectacles prévus la s'maine prochaine.

 

Bruxelles-Midi et ses quais se marient dans l'ombre. Mon épaule droite se réveille. Les portes (du train) claquent et le feu vert (des toilettes) s'allume.

 

Et vous ne m'avez toujours pas écrit, répondu, app'lé.

 

Un soleil qui se dessine, par delà les nuages. Une fleur bleue qui passe. Des aiguillages. Une locomotive au point mort. Deux ponts rouges (j'en ai déjà r'péré un sur des timbres). Dans mon cou, ça r'commence à tirer. Thomas Fersen, chanteur de génie, m'accompagne, entre une branche de rameau et la Seine en crue. Forest-Midi. Le train file à toute vitesse.

 

Et vous ne m'appell'rez, ne m'écrirez, ne me répondrez sans doute pas. Ca va, je n'en suis pas (trop) ébranlé, pour le moment. Ca va, je suis en mouv'ment. Ca va, les images qui défilent me permettrent de laisser la place à autre chose. Comme ... le train qui m'emmène et ses deux lecteurs sur la banquette, en face de moi.

 

Deux perspectives de spectacle, la s'maine prochaine.

 

Vendredi 21 janvier. A La Fleur en Papier Doré, rue des Alexiens, 55, 1000 Bruxelles. Dans le cadre des Zapéro-Contes. Ceux (ou celles) qui veulent conter, chanter s'inscrivent quand ils arrivent (vers 19 heures).

 

Ca se passe une fois par mois. J'aime ces rendez-vous ponctuels, réguliers, les p'tites salles où on retourne, où on retrouve des gens qu'on connaît (ou qu'on a déjà vus), où on en rencontre des nouveaux. Tout se poursuit (un peu), tout se conserve (un peu), tout avance et tout se renouvelle (un peu). La mort, tout au bout, offre-t-elle, livre-t-elle des clés similaires ?

 

Midi dix. Gare de Hal(le).

 

Le gars, sur la banquette juste devant moi, lit ... Nelson Mandela.

 

Deux perspectives de spectacle, la s'maine prochaine.

 

Vendredi 21. Fleur en Papier Doré, Bruxelles. Avec des conteurs, des chanteurs.

Sam'di 22. A la péniche "Carpe Diem". A Thuin (région de Charleroi). Plein d'artistes s'associent pour sout'nir une famille en difficulté.

 

Et vous ne m'avez toujours pas rapp'lé. Et vous ne me rappell'rez sans doute pas. Paraît que ... c'est la vie. Et vous me mettez, sans doute, sûr'ment, en suspens. Je garde sans doute une place (limitée) dans votre cerveau, dans votre espace mental, dans votre espace virtuel. Si je crève dans la rigole, ce n'est plus votre problème. Et ça dur'ra sans doute ... jusqu'à la mort.

 

Midi quart.

 

Rase campagne. Des pylônes. Thomas Fersen, dans mes écouteurs imperceptibes (sauf pour mes amis intimes), me berce toujours avec la Seine en crue et son "Ne pleure plus, ne pleure plus ...". Un clocher. Un cim'tière. Une route qui part vers la droite. Une ferme ? Un entrepôt ? Un bouquet d'fleurs (rouges), sur un porte-bagages, au d'ssus d'une banquette.

 

Une bonne étoile (avec un grand "E") m'attend ... à la gare de Mons.

 

Je pose la nuque contre le siège en cuir. Mon coeur se calme. Braine-le-Comte se pointe. Le train récupère son r'tard.

 

Et si, un jour, vous vous (re)trouviez dans mes parages ... et si vous me rappeliez ... et si j'avais l'cran, à c'moment-là, de me rendre indisponible à vous ... et que ça vous mettait aussi dans l'embarras ...

 

Qu'en pensent les oiseaux, là-bas ?

 

Et si, à Thuin, la s'maine prochaine, lors du concert à la péniche "Carpe Diem", je retrouvais des anciens, que j'ai connus, y a plus de trente ans, sur les bancs de l'Athénée ... de Thuin ...

Entre autres ...

Qu'est dev'nue Pascale Van Ackère ? J'ai pas toujours été chouette avec elle. J'aim'rais tant le lui dire. M'excuser (demander pardon, même) du plus profond de mon coeur. C'est vrai, on peut être con, quand on a quinze ans.

 

Et le train roule. Les toilettes sont passées au feu rouge. On a dépassé la gare de Soignies. Midi et demie.

 

Je dois encore ... demander les résultats de ma dernière prise de sang, rach'ter des "Gillettes", rach'ter des ampoules.

 

Lundi, j'ai rendez-vous avec une accordéoniste (diatonique), qui aim'rait chanter. Collaboration musicale sérieuse, prometteuse ?

 

Le soleil nous parvient, nous revient.

 

Un château d'eau. Un pont d'autoroute. Gare de Neufvilles. Je baisse les yeux. Je suis impatient ... et pas impatient. J'allonge la jambe gauche. Je relâche mes muscles. Je me détends. Je lâche prise.

 

Et une belle étoile (avec un grand "E") m'attend, gare de Mons, et se réjouit de me revoir.

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Invitation

Dans le cadre de l'exposition "Gustave Marchoul" à la Maison de l'Imprimerie rue Verte à Thuin, les Artistes de Thudinie présenteront le samedi 26 février à 20h le numéro spécial de leur revue "Le Spantole", consacré à cet artiste avec de nombreuses et belles gravures en couleurs.

Les non abonnés au Spantole pourront se procurer le numéro spécial de la revue au prix de 10€ 

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29 janvier 2011 au 20 mars 2011

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A l’occasion de son escale à Andenne, l’exposition, intitulée « LA CERAMIQUE, A TRAVERS LA MEMOIRE DU GESTE », met en lumière quelques clichés intimistes capturés par l’objectif d’une photographe au cœur d’ateliers de céramistes passionnés. Quelques œuvres choisies issues du travail de la terre viennent rehausser cette exposition de photographies mettant à l’honneur les talents conjugués de huit céramistes, membres de l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur. Cette exposition est l’occasion pour l’Office des Métiers d’Art de présenter le travail de ses artisans céramistes dans un lieu tout dédié au travail de la terre et une région dotée d’une histoire étroitement liée à cette noble matière. Les riches collections du Musée communal de la céramique ou la réputée Biennale de la céramique andennaise, tout comme les nombreuses traces laissées par l’extraction de la terre dans le paysage condruzien, sont là pour en témoigner. La matière terre constitue donc le fil conducteur de l’exposition à travers de très belles photographies évoquant, tour à tour, une technique, un atelier ou une personnalité. Les œuvres choisies sont représentatives de la terre dans tous ses états à travers les multiples facettes de l’art de la céramique. Qu’il s’agisse du travail de la porcelaine ou du grès, de la cuisson au four, de la technique du Raku nu, du modelage, du travail au tour, à la plaque ou aux colombins, de la peinture sur céramique ou de l’utilisation des émaux et des engobes…, toutes les étapes du processus de création à partir de la terre seron évoquées.

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« Impressions d’Ateliers », accueillie du 29 janvier au 20 mars 2011 par le Musée de la céramique d’Andenne en collaboration avec le Centre culturel d’Andenne, est une initiative de l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur en partenariat avec le Service de la Culture de la Province de Namur. Grâce à cette exposition de photographies itinérante dont l’ambition est de voyager sur l’ensemble de la province de Namur, proposant dans chaque lieu d’accueil une sélection d’œuvres choisies et qui n’est donc jamais, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, l’Office des Métiers d’Art souhaite aider ses artisans d’art à s’exposer et à se faire (re)connaître mais il espère également faire partager aux visiteurs cette ambiance particulière, sereine et feutrée, du travail en atelier.

 

Les artistes:


Huit céramistes de talent qui se distinguent par une approche spécifique du travail de la terre mais aussi par un style et une sensibilité propres à chacun.

Marie-Laure DEGAND, Michel DELFOSSE, Paolo IORI, François INGELS et Jeanne MALNOURY, Antonio LAMPECCO, Jacqueline PREVOT,  Bernadette SEPULCHRE

Antonio Lampecco

Marie-Laure DegandFrançois Ingels-Jeanne MalnouryBernadette Sepulchre

Michel DelfosseJacqueline PrévotPaolo Iori

Animations :

Dimanche 30 janvier de 14h à 17h au Musée
Démonstrations de céramistes : une invitation à parcourir l’exposition en rencontrant des exposants et en les découvrant au travail.

Du 14 au 25 février au Musée
Visites scolaires : près de 300 écoliers découvriront l’exposition et les céramistes au travail à l’occasion d’une visite pédagogique sur le thème de « La mémoire du geste ».

Jeudi 17 février à 20h au Musée
« La mémoire du geste » : conférence-rencontre avec Antonio Lampecco

Jeudi 17 mars à 20h au Centre culturel
« La céramique face à l’objectif » : conférence-rencontre avec Paul Louis

Exposition proposée par l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur en  collaboration avec le Service de la Culture de la Province de Namur et avec le Centre culturel d’Andenne

Lieu d’exposition : Musée de la céramique - 085/ 84 41 81 Public scolaire : primaire et secondaire  : 4 € la visite et l’animation

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Histoire comique des états et des empires de la lune

12272711474?profile=originalC’est l’œuvre d'Hector Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655), écrite vers 1649. Un soir, rentrant à Paris après une partie de campagne, l'auteur et ses amis s'amusent à émettre des hypothèses fantastiques sur la nature de l'astre qui les éclaire. L'auteur assure que la lune est bien un monde. Il se réfère à cet égard aux opinions de quelques Anciens et à celles de Copernic et de Képler. Une fois chez lui, quel n'est pas son étonnement de trouver sur sa table le livre de Cardan ouvert sur ce passage où le philosophe nous entretient de ces deux vieillards qui, un soir, s'étaient présentés comme des habitants de la Lune. Frappé par cette étrange coïncidence, Cyrano entrevoit la possibilité d'un voyage lunaire. Il commence à fabriquer un appareil assez simple qui consiste en un grand nombre de fioles remplies de rosée qu'il s'attache autour du corps en guise de ceinture. Le soleil, par sa chaleur, commence à les attirer et soulève ainsi notre auteur, qui se trouve transporté dans un monde que d'abord il ne reconnaît pas, mais qui est précisément le monde de la Lune. Les habitants prennent Cyrano pour une sorte de singe et le traitent en conséquence. L'un d'eux, après lui avoir avoué qu'il n'est autre que le démon de Socrate, devient son défenseur et le protège contre une partie de la population maintenant divisée en deux camps: l'une favorable à Cyrano et l'autre hostile. C'est ce démon qui se soulèvera et prendra Cyrano dans ses bras pour lui faire traverser l'espace et le ramener sur terre.

 

Cet ouvrage est à la fois un livre d'aventures et un livre philosophique où le polémique et la satire se mêlent. La trouvaille des alouettes qui tombent toutes rôties dès qu'elles sont couchées par une arquebuse spéciale, celle des vers qui servent à payer les hôteliers, celle des odeurs dont les habitants de la Lune se nourrissent, celle du langage des nobles, formé de sons semblables à ceux de notre musique, sont parmi les plus piquantes et les plus cocasses. Les discussions, plus ou moins claires, sur l' immortalité de l' âme, l' existence de Dieu, l'origine du monde et autres problèmes moraux ou philosophiques ne sont pas à négliger. Cyrano a sans doute été un esprit plein de curiosité pour les idées nouvelles, un disciple de Gassendi. Au nom de la science et de la philosophie nouvelles, il s'élève contre le vieux monde de la scolastique. C'est à cet homme que nous devons les meilleures pages que l'on ait écrites sur l' orgueil de notre espèce, persuadée que la nature n'a été créée que pour elle, et sur la supériorité de la jeunesse par rapport à la vieillesse (écho de la Renaissance). A citer également les pages où le démon de Socrate prouve au roi et aux juges l'inutilité de contraindre Cyrano à renier ses idées.

 

Mais il y a également chez Cyrano un côté plus personnel. C'est lui qui nous vaut les passages sur l'attitude de l'homme qui, tourné vers le ciel, semble adresser ses plaintes à celui qui l'a créé. En parlant de la guerre, l'écrivain s'élève au-dessus des opinions de son temps et critique l'éternelle folie des hommes. Cet ouvrage que la bonne humeur, le comique et la juvénile hardiesse de la pensée rendent si lumineux, est loin d'être bien composé. Il témoigne d'une pensée en pleine gestation. Certains passages sont assez chaotiques, bien éloignés de la perfection des "Voyages de Gulliver" de Swift et de certains contes satiriques de Voltaire.

 

A "L'histoire comique des états et empires de la lune", publiée quelque temps avant la mort de l'auteur, puis en 1659, fait suite "L'histoire comique des états et empires du soleil". Cet ouvrage comporte de nombreuses lacunes et demeure inachevé. Il fut publié en 1662. Grâce à une curieuse machine aérostatique de son invention, Cyrano s'élève jusqu'au Soleil où, entre autres merveilles, il découvre la vie heureuse que mènent les oiseaux grâce à leur parfaite organisation politique. Il rencontre Campanella qui lui explique comment les philosophes, seuls parmi les hommes, conservent dans le Soleil, après leur mort, l'être et la vie qu'ils avaient sur terre. Quelques détails rappellent d'une manière plus précise "La cité du Soleil" de Campanella.

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Haïkus d'hiver 3

Il fait froid

Mes rêves s’éparpillent

Confettis dans le vent

……………………………

 

Passé minuit

Fragments de lune sur mes draps

Yeux grands ouverts

………………………………..

 

À l’aube rougissant

Il cueille ma poitrine

Boutons de rose

 

19/01/11

Nada

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Conseillé: Danses de la Renaissance


 Cliquez pour entendre l'extrait

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Pavanes, rondes, gaillardes et branles. Danses courtoises ou festives, elles suposent une libération du corps. Ensemble de pièces du Moyen âge de Machaut, Dufay, et de l'Ecole de Notre-Dame

 

Extrait de Tielmann Susato: danses

 

 

 

Paru Chez Harmonia Mundi

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L'amour est il musique, ...?

AmouRapsodie (Petit essai en écriture sur réaliste)


 Après avoir vainement tenté, seule, une danse de l'existence, sans support, comme une sourde pour qui aurait joué un violon sans corde. Après avoir pleuré tout le souffle de son être, une autre existence,
une petite lumière, luit à travers « Lui ».

La lueur l'a nourrie, mieux, elle lui rend la vie

Et, elle le regarde, Lui, l'Inconnu. Il se tient là, il est beau, il est fier, il sourit, Il est d’airain.

Immobile, encore indécis, comme le clair et l'obscur, mélangés dans les proportions d'un équilibre émouvant, comme un David de marbre blanc.

Et cet aplomb fragile lui plu.

Elle su alors que c'était pour lui qu'elle dansait ainsi depuis … longtemps.

Il sera les cordes du violon, la musique dont elle avait besoin.

Elle sent qu'elle l'aimera, elle le sait, elle en est certaine, mais elle est incapable de dire pourquoi.

Vers elle il s’est avancé. Magique.

A chaque fois que bouge son Inconnu, elle bouge de même, S'accorde à Lui.

Comme la ballerine à son danseur, tout à la fois son ombre et son soleil, son partenaire ou son rival, dans l'art de bien poser ses pas de danse.

L'Etoile nourri l'Etoile, et ils se le rendent bien, sans donner d'explication, simplement parce qu'il doit en être ainsi.

Autrement, le ballet ne serait plus ce que le poète aurait voulu qu'il fut.

Voilà, enfin, le violon cordé et accordé, ils se le partagent et ils jouent, pianissimo ou fortissimo.

Ils s'enrichissent de toutes les notes, ils dièsent ils bémolent, ils jouent fort, toujours plus fort, mais toujours plus beau.

Ils jouent tant que, ….les voilà, qu'ils deviennent quatuor.

Deux corps et deux âmes.

Quatuor d'abord, mais ils grandissent encore, et voila deux corps, deux âmes, deux coeurs, et leurs ombres.

Ils sont deux, on en compte huit.

L’un, à l’autre offrant chaque fois le tout. L’autre, pour l’un fait de même.

Ils grandissent encore, ils croissent tant, entre les concerti, qu'ils en deviennent des doubles eux même doublés, et font ainsi fleurir deux fois les instruments d’ensembles philharmoniques, capables de pouvoir faire mieux encore.

Après les concertos, on devine qu'ils s'apprêtent à faire jouer, aux deux orchestres qu'ils rassemblent, toute une symphonie. Une œuvre écrite d'amour, une partition pour la vie.

Alors, comme dans un tableau champêtre de (*) Rêves-Roses", qui serait peint entre deux miroirs, on pourra c'est sûr, apprécier d'entendre et de voir, l'image du merveilleux se transcender d'un miroir dans l'autre, la musique
grandir d'écho en écho, et les deux se multiplier à l'infini en une symétrie
d'abîmes gigantesques, vertigineux, troublants et grisants.

Symétrie réelle, mimant une demeure virtuelle et abyssale, colorée des camaïeux d’une gamme océane, deux palettes de couleurs partant du diamant blanc bleu au diamant noir intense, explosant toutes deux en
arcs en ciel majestueux. Une demeure, une oasis sonorisée de mélodies
sensuelles.

Celles qui font la magie des mers profondes, ou des palais imaginaires que l'on convoite.

Là, sous un ciel de lit, leur ciel, leur paradis, ils pourront enfin danser, jouer, vivre d'amour et de poésie, à l'infini.


 


 


 


 


 


T. R. Pirschel alias Arteepee.


 


(*) Rêves-Roses: Village imaginé par un dessinateur de Spirou.

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Haïti... un an déjà!

LA TERRE TREMBLE...

 

Les cendres, puis les cris dans la misère

les gravats, le sang, la puanteur...

Ce qui a fort tremblé, c'est la terre

et la mort a surgi dans l'horreur!

 

Dans la célérité les images affluent

Dans le chaos les secours s'entrecroisent...

Ce qui nous fait frémir, c'est ce qui tue!

Et leurs regards hallucinés nous toisent!

 

Lourds et impuissants battent nos coeurs...

Loin de nous la légèreté de nos humeurs!

Pour la sauvegarde d'une seule vie

nous canalisons nos forces et nos envies!

 

Mais au bout de quelques mois...

Lorsque les plaies auront été pansées

restera-t-il assez d'écho en vous en moi...

Pour transformer en profondeur nos pensées?

J.G.

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Sortie de livre au sujet des Bibliothèques  et table ronde à la Cité de l'architecture & du patrimoine à Paris

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Le jeudi 27 janvier 2011 à 19h, table ronde animée par Martine Poulain, directrice de la collection Bibliothèques

avec Marie-Françoise Bisbrouck, expert-consultant pour l’assistance aux projets de construction, restructuration et réaménagement des bibliothèques,

Denis Thelot, architecte DPLG, architecte de sécurité auprès de la Préfecture de Police de Paris,

François Cavalier, conservateur général des bibliothèques, directeur de la bibliothèque de l’Institut national des Sciences Politiques

La rencontre sera suivie d’une signature de l’ouvrage
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Haïkus d'hiver2


 

Malgré la brume

Petite balade avec toi

Main dans la main

…………

À l’aurore

Bruyère rose sur le tombeau

Perles de rosée

............... 

Sous la neige

Le peuplier blanc disparait

Le merle noir chantonne

………..

Soleil froid

Mésange à la mangeoire

S’empare d’une graine

 

Nada

18/01/11

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Haïkus d'hiver 1


Un matin d’hiver

Mon collier de perles est brisé

Flocons de neige

*****

Vieux tilleul nu

La corneille sautille

Un rameau tremble

*****

Ciel morne

Brouillard et horizon gommé

Je peins un soleil

*****

Nada

18/01/11 

 

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133 exposants belges et internationaux se donnent rendez-vous à Tour & Taxis
DU 21 AU 30 JANVIER 2011

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© BRAFA 2011


Un événement reconnu et apprécié

C'est une tradition qui dure depuis plus de 50 ans ! Lorsque janvier paraît, Bruxelles devient, l'espace de dix jours, la capitale européenne des arts grâce à la Brussels Antiques & Fine Arts Fair (BRAFA). Réunis dans les magnifiques halls de Tour & Taxis, du 21 au 30 janvier prochains, quelque 130 exposants belges et internationaux parmi les plus réputés rivaliseront d'élégance et de beauté pour séduire les visiteurs et leur présenter leurs plus remarquables oeuvres. Invité spécial de cette 56e édition, le Musée Mayer van den Bergh d'Anvers exposera une sélection des pièces maîtresses de sa collection


Des ténors fidèles et de prestigieux nouveaux noms

Les habitués de ce rendez-vous ne manqueront pas d'y retrouver les grands noms belges qui portent ce rendez-vous avec fidélité (Bernard De Leye, son Président actuel, Axel Vervoordt, Ronny Van de Velde, Berko Fine Paintings, Epoque Fine Jewels, Vrouyr, De Wit Fine Tapestries, …) mais aussi étrangers qui ont scellé sa reconnaissance sur le plan international : les galeries Bérès, Jean-Jacques Dutko, Mermoz, Bernard Dulon, Tanakaya (Paris), Phoenix Ancient Art (Genève / New-York) ou plus récemment Ludorff (Düsseldorff) et Mayoral (Barcelone).
Assurant le lien entre ces deux catégories, la galerie belgo-française De Jonckheere emmènera la catégorie des Maîtres anciens, aux côtés de Florence de Voldère, Jacques Leegenhoek, Sam Mendes (Paris), Dr Riedl (Munich) et des nouveaux participants Theotokopoulos, Antiquedades Linares (Madrid) et Galerie Barrez (Boisnormand, France).


Plus de vingt nouvelles galeries

Plus de vingt nouvelles galeries feront leur entrée à la BRAFA'11, parmi lesquels quelques grands noms ne manqueront pas de convaincre les amateurs d'art.
Le domaine des tableaux, dessins et sculptures se renforce également avec les participations de Francis Carrette (Bruxelles), des galeries Grippaldi (Monaco), Vincent Lecuyer et Tamenaga (Paris). Le XXe siècle se voit consolidé par les arrivées de David Lévy & Associés (Paris - tableaux et dessins), des galeries Mathivet (Paris - Art Déco français), Whitford Fine Art (Londres - peintres modernes et cubistes) et Marcilhac (Paris - arts décoratifs). Les amateurs de numismatique se réjouiront du retour de Tradart (Bruxelles) et ceux d'argenterie de la venue de Dario Ghio (Monaco). Enfin, après une entrée remarquée en 2010, la bande dessinée se renforce avec la Galerie 9e Art (Paris) et Champaka (Bruxelles).


Des arts premiers à l'art contemporain

Toujours soucieuse de diversité, la BRAFA proposera aussi de quoi séduire tous les amateurs d'antiquités, de bijoux anciens, de curiosités, de céramiques, faïences et porcelaines, de gravures, de tableaux anciens et modernes, de tapis et tapisseries, de livres anciens et modernes, de numismatique, ou encore d'art contemporain. Ainsi les arts asiatiques se voient-ils conforter par les arrivées de Christian Deydier et Jacques Barrère (Paris) ; celui du mobilier et des objets d'art par les galeries Steinitz, François Hayem, Alain Marcelpoil, Michel-Guy Chadelaud (Paris) et Dr Tilman Roatzsch. Le domaine des arts premiers, l'un des atouts de la BRAFA, enregistre les arrivées d'Adrian Schlag (Bruxelles), Nasser & Co (New York) et Schoffel-Valluet (Paris), portant à huit le nombre des représentants de cette spécialité en plein essor.

BRAFA Tours & Taxis avenue du Port 86 C
B 1000 BRUXELLES BELGIQUE
INFORMATIONS : •Tél.0032 2 513 48 31
•Fax 0032 2 502 06 86
info@brafa.be
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journal de bord, mardi 18 janvier 2011

 "Qu'en pense ta femme ?"

 

Je la connais, la question.

 

"Ta femme est d'accord ?" ou "Que dirais-tu si ta femme faisait la même chose ?"

 

Question sensée ... si j'avoue qu'avec tout l'amour que je porte pour celle avec laquelle je chemine en amour (et que je ne quitt'rais pour rien au monde), j'ai un côté fleur bleue, je peux tomber en émoi devant plus d'un regard féminin, éprouver du désir et ... m'accorder parfois des "parenthèses".

 

"Qu'en pense ta femme ?"

 

Cette question, bien que sensée, me met hors de moi.

 

"Que dirais-tu si ta femme faisait la même chose ?"

 

J'aurais très très mal. Je n'en dormirais pas. Rien que l'imaginer, j'en tremble.

 

"Pourquoi te le permets-tu, alors ?", enchaîn'ra-t-on.

 

Question épineuse.

Oui, je fonctionne ... à sens unique.

Si on n'approfondit pas.

 

J'aim'rais creuser davantage. Entre un chemin d'amour (qui s'approfondit, avec les jours avec, les jours sans, les états amoureux qui vont et viennent, les états d'absence, les états de saturation ...) et les coups de foudre, les émois qui se vivent cent mille fois par jour, qui sont éphémères et qui vous émoustillent, qui vous font du bien, y a une marge.

 

"Qu'en pense ta femme ?"

 

D'accord, j'ai entendu.

 

"Qu'en pense ta femme ?"

 

Tous les jours, messieurs mesdames, j'y pense, j'agis en conséquence.

 

Et ... quand j'avoue que ... tout en étant fidèle (peut-être à ma manière ... et sûr'ment, surtout dans mon coeur), je peux éprouver des besoins irrésistibles de m'accorder des parenthèses, des amours passagers (hors du temps) avec des oiselles que j'apprécie, que j'estime, que j'aime quelque part ... eh bien j'estime assumer une partie de moi qui existe, qui agit et vis-à-vis de laquelle je suis lucide.

 

Et j'ai besoin d'en parler. Ni plus ni moins. Et j'ai besoin d'être entendu, compris dans ce que j'exprime.

 

"Qu'en pense ta femme ?"

 

J'ai horreur de cette question, à partir du moment où les gens (qui ont entendu mes confidences) déplacent mes confidences vers un "autre chose" dont je ne souhaite pas parler à ce moment-là, dans un moment où j'ai besoin d'être entendu, compris dans une partie de moi qui existe (et dont je ne fais pas n'importe quoi) et qui cherche (désespérément, parfois) une reconnaissance.

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administrateur théâtres

                      12272712878?profile=originalA la Samaritaine, pépinière ou volière ?      

              Tibidi : chants polyphoniques et percussions corporelles  

                                                         

Ventres plats, dans leurs pantalons à pont et à grands boutons rouges, une rose

piquée dans la coiffure, ce trio féminin est un trio divin de voix justes,  légères et

 célestes. Muriel, Ariane, Julie… on dirait des étudiantes ou des merlettes ravies

par le printemps, prêtes à  s’égosiller à cœur joie !  Impertinentes, délurées, les

yeux scintillants comme dans un enterrement de vie de jeune fille, elles entament

 leur récital en alignant avec impertinence, le générique … de l’inspecteur

Gagdet !  «  Eh là qui va là Inspecteur Gadget Eh la ça va pas Ouh ouh Oh la je suis là Inspecteur Gadget  C'est moi que voilà Inspecteur Gadget Ça va être la joie Ouh ouh Au nom de la loi Moi je vous arrête Je vous arrête là »

 

Elles ne s’arrêtent pas là : la magie des postures, des mimiques, des scansions, 

  des jeux de mots, des sonorités verbales et non verbales, l’intonation, le

comique à jets continus transforment la salle de la Samaritaine en un clin d’œil.

Lieu de fête de la musique et de la poésie.  Une baguette magique s’est glissée

dans un gousset du pantalon de Muriel et il participe à tout instant aux ébats

vocaux des demoiselles qui s’amusent. C’est le diapason. Brillant et à deux

pattes. C’est leur seul gadget avec les verres d’eau glacée servis sur une table de

cocktail. Le bonheur se diffuse, l’écoute tendre alterne avec le rire dévastateur.

Les facéties verbales de Boby Lapointe dans « tic tac ta katy t’as quitté» font

rugir un public conquis. « Ces petits riens » de Serge Gainsbourg , ce « Jazz et la

 Java » de Nougaro arrachent des larmes. Quisas,  quisas… La mala Educacion…

  C’est du rythme, des effluves nostalgiques, du temps qui passe mais qui reste.

« Girl » des Beatles est pastiché à mort ! Tageba, Tageba…  Voilà le prélude

BWV 999 de Bach  qui suspend  tous les souffles dans la salle… Seules et divines

les filles modulent, hululent, enchantent.  Contraste tragico-comique voici en

 grande fanfare, en hommage à Ricet Barrier :  

«  Nous somm's 300 millions, massés derrièr' la porte
Trop serrés pour remuer, trop tendus pour penser
Un' seule idé' en têt', la port', la port', la porte
Quand elle s'ouvrira, ce sera la rué'
La vrai' course à la mort, la tueri' sans passion
Un seul gagnera, tous les autres mourront
Même pas numérotés, seul un instinct nous guid'
On nous a baptisés …. »
(Chut !) .

 La salle délire. Ce sera le clou de cette véritable fête musicale et poétique… 

 Hommage à Johan Vekemans, docteur de son état qui aura fait gronder le

piano, pire qu’une panthère rose, pour ce seul morceau inoubliable. La suite sera

 de la même veine, drôle à mourir, esthétique, humoresque, généreuse, pleine de

 talent. Ce sont des voix d’anges que l’on écoute, des fossettes que l’on contemple,

 des couleurs de la vie qui se réveillent. Elles incarnent  une joie de vivre qui 

donne envie de tuer  la morosité à coups de tonnerres d’applaudissements,

d’éclats de rire.  Le rire: ce merveilleux cadeau fait à  l’homme.

 

“ Music for a while shall all your cares beguile…”  Henry Purcell

 

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                           Vous pourrez les revoir :

Tibidi  Le vendredi 29 avril 2011  À l'ancienne église  Place de l'Eglise 15
1082 Berchem-Ste-Agathe http://www.lefourquet.be/  02/469.26.75

 

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12272713489?profile=original

 

Programme de la saison à LA SAMARITAINEhttp://www.lasamaritaine.be/saison2009-2010/index.html

 

                                                             Pierre Castor et Le Tiny Forest Orchestra

   Du mercredi 19 au samedi 22 janvier 2011 à 20h30
Le nouveau solo de Lorette Goosse "Vous vous trompez"

                                               Du mardi 25 janvier au samedi 5 février 2011 à 20h30
 

 

 

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