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journal de bord, jeudi 20 janvier 2011

 Au cours de ce mois de janvier ...

 

C'est la période des étrennes. Quand on distribue du courrier, quand on est titulaire d'une tournée, eh bien on reçoit encore cette faveur.

 

Et si l'un ou l'autre vous tend, avec les meilleurs remerciements du monde, un charmant billet de banque, d'autres vous remercient autrement.

 

Y a deux ans, une cliente m'avait offert un livre désignant les maisons, égarées à Ixelles, Saint-Gilles (et autres communes de Bruxelles) où on y aperçoit un "sgraffith"

Pour ceux qui se demand'raient encore ce que ce nom signifie ...

Eh bien, il s'agit d'une gravure (artistique) incorporée, souvent, dans la façade d'une maison (au dessus de la porte, la plupart du temps).

 

Certains clients m'offrent, chaque année, une bouteille de vin.

 

Et ...

 

Justement, à propos des bouteilles de vin, un de mes clients, lundi dernier, m'a donné une précision. Il tenait, avec énormément de joie, à m'en parler, devinant que ça m'intéress'rait. Il s'agit d'un vin (blanc) de Savoie qui s'appelle "Apremont". Très beau nom.

 

Il existait, en fait, en Savoie, au 15ème (ou 16ème) siècle, deux villages, en Savoie, du nom de ... Abyme et Apremont. Brusquement, un jour, y a eu un gliss'ment de pierres (ou de terre, là je replonge dans la confusion). Les deux villages ont été engloutis. On ne les a, par la suite, jamais retrouvés. Sur l'herbe, qui avait poussé, au d'ssus, des vignerons ont eu l'idée (géniale) de planter des vignes.

 

On imagine la suite.

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a revoir pour groupe bruxelles


8 rue Blanche & 119 avenue Louise
1000 Bruxelles - Belgique
Tél. : +32 (0)2 539 23 09 - 538.00.96
Email :  écrire à la galerie

Horaires :
Rue Blanche 8 : Du mercredi au samedi 14 - 18 h pendant les expositions
Avenue Louise 119 : Du mardi au samedi 10 - 12.30 et 14 - 18 h


Plan d'accès
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Galeries voisines
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Group 2 Gallery
Pierre Caille ( 1911 - 1996 )
Grand personnage aux pieds dorés avec chapeau 1982
Céramique émaillée argent et or
Exposé au Centre de la Gravure de La Louvière en 1997
H 50 x 20 cm
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  Group 2 Gallery, fondée en 1990, organise 5 expositions personnelles ou thématiques par an dans son espace sis rue Blanche. La Galerie défend des peintres et sculpteurs du 20ème siècle, dont la (suite...)

Artistes

Simon Adjiashvili Pierre Alechinsky Marcel-Louis BAUGNIET Gaston BERTRAND Maurice Boel Zéphir BUSINE Pierre CAILLE Bruno CAPACCI Pierre CLAREBOUT Odette Collon Ann DIERCKX Marthe DONAS Berthe DUBAIL Jean-Jacques GAILLIARD Bernard GHOBERT Roger GREISCH Louis HALLEUX HEERBRANT Gerard Holmens Simonetta JUNG Moïse Kisling LISMONDE Marc Mendelson Jean-Willy MESTACH Jean MILO Antoine Mortier Armand PERMANTIER Mig QUINET Jean RETS Paul SCHROBILTGEN Max SERVAIS Armand Simon Igor TISHIN Suzanne VAN DAMME Englebert VAN ANDERLECHT Serge VANDERCAM Louis VAN LINT Maurice WYCKAERT Natalya ZALOZNAYA

Expositions en cours et à venir

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27/01/2011 - 26/02/2011
Mère et enfant 1963
Céramique
h 50 x 42 cm
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Hommage à Pierre Caille ( 1911 - 1996 ) : Centenaire de sa naissance
A l'occasion du centenaire de la naissance de Pierre CAILLE, sa ville natale Tournai organise deux expositions à la Maison de la Culture et au Musée de la Tapisserie à partir du 15 janvier 2011. De son côté, Group 2 Gallery mettra l'accent sur les oeuvres du début de la carrière de Pierre CAILLE. Plusieurs gouaches représentant des intérieurs intimes et des décors féeriques des années '30 seront aux cimaises de la Galerie à la rue Blanche. Des dessins en encre de chine et pastel des années '60 et '70 représentant des scènes typiques du monde imaginaire de Pierre CAILLE seront présents pour illustrer son immense talent de dessinateur. Mais il va de soi qu'un hommage à Pierre CAILLE doit surtout mettre en exergue ses céramiques. Pierre CAILLE a apporté un renouveau total à cet art, e.a. à la firme Boch à La Louvière. Dans la monographie de l'Etat belge de 1950 par Paul Fierens, diverses céramiques anciennes sont reproduites. C'est surtout cette période qui sera à l'honneur dans notre exposition : des vases splendides avec des figures stylisés ou des plats émaillés. Certaines silhouettes, dont ses fameuses "sirènes", remontent même aux années '30 et sont devenues des oeuvres historiques très rares. Plus tard, Pierre CAILLE transforme ses personnages en totems verticaux ou circulaires tendant vers l'abstraction. Mais les sculptures des années '60 appartiennent aux oeuvres les plus typiques de Pierre CAILLE : il s'agit surtout de personnages ludiques qui, mi-homme mi-animal, sont souvent recouverst d'éléments dormés et dotés de coiffures surréalistes.


Exposition d'hommage à l'occasion du centenaire de la naissance de Pierre CAILLE.
Sculptures en céramique, gouaches et dessins en Encre de chine & pastel.
Vernissage : jeudi 27 janvier 2011 de 18 à 21 h.
01_27.png Vernissage le 27/01/2011


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Lancement du 19e appel à projets du Fonds francophone des inforoutes    
Date limite : 4 mars 2011

Les soumissions de projets pour le Fonds francophone des inforoutes dont la mission est de favoriser l’appropriation et l’usage des technologies dans les pays du Sud et d’Europe centrale et orientale peuvent être déposées jusqu’au 4 mars 2011.

Ayant pour objet la production multilatérale de contenus et/ou d’applications numériques francophones, les projets soumis au Fonds des inforoutes doivent impérativement s’inscrire dans l’un des domaines suivants : • promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ; • promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme ; • appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; • développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

Conformément à la Déclaration du Sommet de Québec et à sa résolution sur la promotion de la langue française, le Fonds francophone des inforoutes accordera une place importante aux projets qui favorisent l’accessibilité et la visibilité des ressources numériques valorisant la langue française et son rayonnement.

Les projets portés par ou au bénéfice des femmes et/ou des jeunes sont encouragés et recevront une attention particulière.

Le choix des projets qui recevront une subvention à l’issue de ce 19e appel interviendra au cours de la deuxième semaine du mois de juillet 2011.

Pour améliorer la présence du français dans l’univers numérique et répondre aux besoins des pays en développement, l’Organisation internationale de la Francophonie soutient la production de contenus et d’applications numériques au moyen du Fonds francophone des inforoutes. Ce Fonds a pour mission de promouvoir les TIC dans les pays du Sud et d’Europe centrale et orientale en finançant, à la suite d’appels à projets, des initiatives multilatérales de production de contenus et applications francophones s’inscrivant dans les grandes orientations de la Francophonie.

Le Fonds francophone des inforoutes a financé 214 projets sur les 1773 reçus depuis 1998 avec une moyenne de subvention des projets d’environ 80 000 euros.

Documents à télécharger

  • Guide du proposant 2010/2011 - 19e appel à projets (format pdf, 400 Ko) : ce document présente les informations relatives à la mission et aux objectifs du Fonds des inforoutes ainsi que les conditions d’éligibilité et de sélection du 19e appel à projets
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Alternatives Théâtrales

                   Présentation du numéro sur la scène roumaine

Lundi 31.01 à 19h à l'Ambassade de Roumanie à Paris

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Photo : Alternatives Théâtrales 1er de couverture n°101

Le dernier numéro est consacré à la scène roumaine, vingt ans après la chute du régime communiste.

Des artistes et des essayistes révèlent les mutations produites, commentent les réussites et pointent les pannes.

A découvrir: de nouveaux noms, de nouvelles initiatives, de nouvelles écritures... sur fond de souvenir de la place privilégiée du théâtre du temps de la dictature. Quels sont les défis de la liberté - c'est la question que ce numéro formule. Le théâtre roumain, où en est-il aujourd'hui ?


Rencontre avec Georges Banu et Bernard Debroux, co-directeurs de publication, Mirella Patureau, co-responsable du numéro et Petrika Ionesco, metteur en scène.

Présentation d'une documentation visuelle par Mihaela Marin, artiste photographe.

 

Ambassade de Roumanie en France
Palais de Béhague, Salon d'Or
123 rue Saint-Dominique
75007 Paris
M° Ecole militaire

 Alternatives théâtrales
39 rue Forestière B-1050 Bruxelles Belgique
Tél: +32 2 511 78 58 - Fax: +32 2 502 70 25

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journal de bord, mercredi 19 janvier 2011

Treize heures passé.

 

Premier coup d'sang : la banque "Dexia", rue des Champs, où j'ai l'habitude de porter mes sous (en vue de les remettre sur mon compte, de renflouer mon budget) est momentanément en travaux. Les guichets sont indisponibles jusque ... vendredi. Une roulotte, sur les côtés, sera, dès lors, en fonctionn'ment.

 

En attendant ...

 

Je me retrouve, Gros Jean comme devant. Avec, sur les bras, la boîte en fer (lourde et dont le couvercle ne tient plus), dans laquelle j'ai regroupé mes pièces de monnaie. Merde merde merde. C'est lourd. J'avais, aujourd'hui, le temps de les porter. Je me suis donné la peine de les rassembler, ces sous. Je me suis donné la peine de franchir trois grand' rues, boîte sur le bras, pour éviter que les sous tombent par terre. En trimant, en ch'min, vu la lourdeur de la boîte (mais ... en sachant qu'au bout du ch'min, je m'allèg'rais). Faut dire : j'avais l'temps, aujourd'hui. Je ne bosse pas.

 

Paf ! Je suis heurté, essoufflé, agressé dans mon élan. Trop vite. Comme si j'étais décoiffé. Comme les gars de mon âge, quand j'avais dix ans, qui me criaient "Hugues !" et me balançaient une boule de neige dans la tronche quand je me retournais.

Paf ! Je dois m'organiser autrement. Avec la fameuse boîte en fer ... qui contient toujours autant d'sous. Avec la fameuse boîte en fer ... qui devient une chaîne, une menotte. Et y a pas de chaise pour m'asseoir. Pas un pote, à proximité, pour m'alléger de mon poids, pour me rassurer.

Et ... je crève la dalle. Brusquement.

Et ... j'imagine, je vois plein de gens (autour de moi) rire du burlesque de la situation (ma mère, en tête).

 

Je rentre dans le premier snack venu. Pas loin de l'Avenue de la Chasse. Des gens, devant moi, juste devant le bar, qui ne me voient pas, et donc ... ne me laissent pas passer. Le coup d'sang se poursuit. Alerte. Vite, une table ! Vite, un espace ! Vite, une délivrance !

 

"Calme-toi !", me disent ... les censeurs habituels (ma mère, sa cousine, un de mes frères ou ... moi-même). Allez, une fois d'plus, mon cerveau s'emballe, s'empale.

 

Allez vous faire voir, fantômes diaboliques éternels ! Quand comprendrez-vous que ... plus on dit "calme-toi !" (même avec la plus grande des bienveillances), on induit, on suscite, on excite l'agressivité de l'autre (par le simple fait ... qu'on lui rappelle son énervement) plus qu'on ne le calme, plus qu'on ne l'aide.

 

Arrivé à une table ...

 

C'est pas tout. L'étroitesse des pieds de la table, entre lesquels je tente (en vain) de poser "la boîte en fer avec les sous" et mon sac-à-dos vaut un premier acte âu théâtre. Et ... quand j'arrive à trouver un endroit potable, eh bien, y a encore le bruit, la détonation de la boîte (lié au moment où je lâche la boîte et où elle atterrit sur le sol) qui résonne. J'en frémis.

 

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", me lance, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, un nouveau censeur intérieur.

"Mange silencieus'ment, Hugues !", me lançait, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, mon père, aux p'tits déjeuners en famille, quand j'étais p'tit et que je n'étais (involontair'ment) pas discret en mangeant.

"Tu vas à moto, Hugues ?", me lançait, cinglant, péremptoire, sarcastique, sévère, ironique, cassant, mon père, lorsqu'à table, j'écartais (invlontair'ment) les coudes et que je ne laissais (involontair'ment) pas trop de place aux autres.

 

Ensuite (rev'nons dans le snack) ...

 

Afin de m'asseoir le plus confortablement possible, je recule un peu la chaise. J'essaie, avec tout mon coeur, de ne pas faire trop de bruit. Vraiment, j'y mets toute la gomme. Mais malgré tout, ça grince quand même.

 

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", revient, implacable, à la charge, le censeur intérieur. J'implore sa pitié, son pardon.

Il ne répond pas. Son silence à ma demande est formel, implacable.

Pire : plus je demande, plus j'accentue la dépendance.

"Tu ne sais pas faire un peu moins de bruit, Hugues ?", poursuit, froid'ment, logiqu'ment, le censeur (mon père ? un de mes deux frères ... qui fait p'têt autant de bruit que moi ? mon cousin ? moi-même ?).

Je n'ai plus qu'à acquiescer. Je n'avais ... qu'à savoir.

 Phobie ? Traumatisme ? Eveil tardif ?

 

Et voilà que dans le snack, où tout s'agite, une serveuse arrive dans ma direction.

"On a pris votre commande, monsieur ?"

"Oui", je réponds.

 

La serveuse s'en va ... vers d'autres tables. En une fraction de seconde, je réalise que ... j'aurais du dire "non". On n'a pas pris ma commande, en réalité. Quelqu'un est déjà passé, y a cinq minutes, avec le menu et m'a demandé ce que je prenais. Et j'ai répondu que ... j'allais regarder (j'ai besoin de temps pour me calmer, respirer et choisir mon plat). J'ai du associer le "On a pris votre commande ?" avec "Quelqu'un doit-il encore prendre votre commande ?". Les serveuses ont l'habitude, le devoir de travailler vite, à la chaîne, sans traîner, surtout à l'heure du coup d'feu. Rend'ment, rentabilité oblige. Et ... la serveuse qui m'a dit "On a pris votre commande ?" parlait vite, sans articulier, d'une voix basse. Tant pis si l'autre n'arrive pas à suivre !

 

Cinq, dix minutes.

Trop tôt, encore, pour me calmer.

Trop tôt, encore, pour obéir, souscrire, me soumettre aux ordres "bienveillants" des censeurs intérieurs, moraux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à des milliers, des millions, des milliards de censeurs éparpillés dans les méandres de la réalité quotidienne.

Oui, le temps fera l'affaire. Oui, les cinq prochaines minutes feront l'affaire. Mon corps se sera acclimaté. Mon corps, mon coeur s'apais'ront, s'apais'ront d'eux-mêmes.

 

En attendant ...

 

Une petite fille, à la table juste devant moi, rit de toutes ses dents, en me regardant. Elle prend même à témoin son p'tit frère, à côté d'elle. Et elle dit, tout haut, à ses parents : "Il ressemble à un clown !". Son père ... lui fait la l'çon. Son père ... l'engueule.

 

Cinq secondes plus tard ...

 

Le père de la p'tite fille qui rit du clown ... se retourne vers moi, comme pour excuser sa gamine. Sa barbe de trois jours (à la Gainsbourg), sa tronche toujours en train de bouffer et le ton de sa voix qui manquent de classe m'indiquent à quel point, secrèt'ment, il se fiche peut-être plus violemment, plus méchamment de "ma tronche de clown" ... que sa gamine.

 

Voilà, voilà.

 

Je ré-émerge.

 

Je prendrai, d'ici dix minutes, le tram 81, avec mon sac-à-dos, ma "boîte en fer avec les sous", jusqu'à une autre banque "Dexia". Après tout, j'ai l'temps.

 

En attendant ...

 

Hier soir, j'ai rêvé qu'on m'attendait pour chanter. Manque de bol : je n'avais pas ma guitare avec moi. Merde merde merde. Ouf : j'avais quand même mon ukulélé avec moi. Merde merde merde : la position des doigts, pour les accords, n'est pas la même que sur la guitare. Je me raisonne : Hugues, tu te débrouill'ras. Au moment précis où cette pensée a débarqué dans mon rêve, je ne retrouvais plus mon ukulélé.

 

En attendant ...

 

Les médecins généralistes n'auraient plus de droits de tirage sur les budgets perdus. Une ministre considérerait que cet argent serait destiné à couvrir les actes pour les patients. Je n'y comprends rien. Que signifie l'expression "droits de tirage" ?

 

En attendant ...

 

Y avaient des jours de congé, subit'ment, qui se présentaient, hier matin, au boulot. Je n'ai pas hésité.

 

Faut dire : la veille, je n'avais pas dormi.

 

Faut dire : la veille, au soir, je m'étais rendu chez une nouvelle amie de rencontre, qui joue de l'accordéon diatonique et qui aim'rait chanter.

 

 Ah ! Ca pourrait fonctionner : elle a une superbe voix, une beauté dans le regard et le sourire, elle connaît beaucoup de chants du répertoire folk, je pourrais l'accompagner à la guitare quand elle chante et elle pourrait faire des s'condes voix sur mes morceaux. Nous avons pris (ensemble) du bon thé, croqué d'heureuses baies de ... (j'ai oublié le nom). Nous avons parlé, parlé. Beaucoup d'émotions sont sorties de part et d'autre. Bien.

 

Faut dire : quand je suis parti de chez elle (il était plus de 22 heures, déjà), je devais encore refaire une partie du ch'min à pied, reprendre un métro, réarpenter deux ou trois rues (longues) à pied, avant de retrouver ma maison.

 

Faut dire : quand on passe une soirée de qualité, où les émotions, les joies, les peurs agissent, le corps devient volontiers rebelle une fois qu'on s'installe en d'ssous de la couette et qu'on tente de fermer les yeux pour s'endormir.

 

Bon bon. Je ne regrette rien.

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journal de bord, dimanche 16 janvier 2011

Dur de se lever. Encore. Dur de (re)trouver ses repères. Dur dur de s'activer. Encore un peu plus dur quand on ne dort pas chez soi.

 

L'Egypte est à l'ordre du jour (après la messe), à la radio.

 

Dur de s'asseoir. Dur de s'accroupir. Dur de retrouver l'emplac'ment des cass'roles et des couvercles qui vont avec elles.

 

Le dernier cauch'mar s'est envolé.

 

Dur dur de déplacer une étagère, de la placer dans le coin adéquat ... sans se prendre le pied dans un fil. Heureux d'y parvenir, quand même.

 

Les couchers (ou les levers) de soleil sont magnifiques, à l'oeil nu. Dommage que ... mon appareil photo ne me restitue pas, sur son p'tit écran, l'image telle que je l'avais capturée dans mon regard.

 

Dur dur de découper, avec justesse, avec finesse, le plastique entourant, encerclant deux fleurs rouges. Dur dur de les stabiliser dans un mini-verre qui leur sert de vase. Dur dur, impossible, pour le verre, de se tenir debout, sans broncher.

 

Des éclaircies en perspective. Un vent modéré, aussi.

 

Trois heures plus tard ...

 

"Mesdames, messieurs, en raison d'un problème d'aiguillage, le train aura un retard indéterminé ... nous vous tiendrons au courant de la situation ..."

 

Une heure plus tard (non, un peu moins) ...

Je découvre, planqué dans la housse de ma guitare, un nouveau roman, intéressant, pittoresque, dans lequel je voyage, qui m'ouvre (à nouveau) des perspectives.

"L'ETERNITE POUR JOUER", d'Aurelia Jane Lee, vous connaissez ?

Quand je marque une pause dans ma lecture, c'est pour mieux cultiver, entret'nir mon envie de poursuivre l'histoire.

En même temps, j'ai peur et je m'impose des réflexes.

Que de livres passionnants n'ai-je déjà pas parcouru, à petits pas, avec l'impatience de savoir comment ... l'histoire se termine, quelle est la chute.

Et ...

Quand j'arrive à la fin, je reste ... sur ma fin. Disproportionnell'ment à l'enthousiasme que j'avais éprouvé durant toute ma lecture. J'ai souvent eu le même réflexe en écoutant ... de très beaux contes contés par de très bons conteurs.

 

Et ...

 

Je n'ai pas l'enthousiasme, ces derniers temps, d'aller chanter au métro. Nuançons : je manque de souffle. Quand je reprends des morceaux, que j'ai joué cent mille fois, je peine de plus en plus, quand je remets en selle des réflexes qui ont cent mille fois tenu la route et qui s'apparentent, de plus en plus, à des grimaces.

 

Et dans l'train ...

 

Trois papiers chiffonés, sur un journal sportif, abandonnés par un passager. "Enter Came in ... est passé par là", lit-on, notamment. Le client, paraît-il, est d'accord sur les paris et les règlements.

 

Mémé Tchite, cette bonne-maman recyclée, jouera-t-il contre Anderlecht ?

 

Quatre heures plus tard ... vers 15 heures 40 ...

 

Je suis arrivé là où on m'attendait. Enfin : j'avais reçu une invitation.

 

Une photographe de renom, que je connais, que je rencontre depuis des années, doit quitter les lieux où elle habite depuis vingt ans. On va restaurer le bâtiment et ... augmenter les loyers (voyons !).

 

Sur place ...

 

De merveilleuses photos (en couleur et en noir et blanc) d'Italie et de Tunisie.

 

Un violoniste (invité, lui aussi) joue dans la grande pièce. Du Mozart. Je le rencontre depuis des années, dans les stations d'métro bruxelloises. Il provient d'un pays de l'Est.

Nous sommes trois ... à écouter.

 

Je cueille. J'apprécie. Tout en commençant (ou en ayant déjà commencé) à r'ssentir, dans mes tripes, l'envie de chanter, d'être entendu.

Si seul'ment on me le demandait ...

J'ai besoin de chanter, d'être écouté, entendu.

Mais ...

J'aim'rais tell'ment que ça se passe ... sans que je ne sois obligé de me battre, de m'imposer, de me mettre en risque.

Mais ...

Prendre les résolutions nécessaires, la distance nécessaire, ça m'ronge, ça m'étouffe aussi.

Délivrance, s-v-p !

 

Je monte à l'étage ... où notre photographe expose aussi.

J'apprends,ainsi ...

Qu'à Djibouti, y a un seul et unique remorqueur, encore en fonctionn'ment, qui s'appelle ... Arthur Rimbaud.

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journal de bord, samedi 15 janvier 2011

Course contre la montre. Week-end. Je croyais ouvrir l'oeil, en apercevant la lumière, de l'autre côté d'la fenêtre, vers 7 heures. J'ai l'habitude de voir le jour très tôt, même quand je me couche tard. Banco : cette fois, c'était râpé. On avait déjà tenté de m'appeler vers 9 heures. Curieus'ment, je n'ai rien vu d'indiqué sur mon GSM.

J'ai eu, de justesse, le train de 11 heures 41. Juste le temps d'avaler une gaufre. Bruxelles-Central, tunnel, arrière-cours des maisons, Bruxelles-Midi.

On est déjà à la mi-janvier.

 

Et vous ne m'avez toujours pas écrit, répondu.

 

13 heures de boulot, non-stop, hier, ça ne se répare pas comme ça.

 

Deux spectacles prévus la s'maine prochaine.

 

Bruxelles-Midi et ses quais se marient dans l'ombre. Mon épaule droite se réveille. Les portes (du train) claquent et le feu vert (des toilettes) s'allume.

 

Et vous ne m'avez toujours pas écrit, répondu, app'lé.

 

Un soleil qui se dessine, par delà les nuages. Une fleur bleue qui passe. Des aiguillages. Une locomotive au point mort. Deux ponts rouges (j'en ai déjà r'péré un sur des timbres). Dans mon cou, ça r'commence à tirer. Thomas Fersen, chanteur de génie, m'accompagne, entre une branche de rameau et la Seine en crue. Forest-Midi. Le train file à toute vitesse.

 

Et vous ne m'appell'rez, ne m'écrirez, ne me répondrez sans doute pas. Ca va, je n'en suis pas (trop) ébranlé, pour le moment. Ca va, je suis en mouv'ment. Ca va, les images qui défilent me permettrent de laisser la place à autre chose. Comme ... le train qui m'emmène et ses deux lecteurs sur la banquette, en face de moi.

 

Deux perspectives de spectacle, la s'maine prochaine.

 

Vendredi 21 janvier. A La Fleur en Papier Doré, rue des Alexiens, 55, 1000 Bruxelles. Dans le cadre des Zapéro-Contes. Ceux (ou celles) qui veulent conter, chanter s'inscrivent quand ils arrivent (vers 19 heures).

 

Ca se passe une fois par mois. J'aime ces rendez-vous ponctuels, réguliers, les p'tites salles où on retourne, où on retrouve des gens qu'on connaît (ou qu'on a déjà vus), où on en rencontre des nouveaux. Tout se poursuit (un peu), tout se conserve (un peu), tout avance et tout se renouvelle (un peu). La mort, tout au bout, offre-t-elle, livre-t-elle des clés similaires ?

 

Midi dix. Gare de Hal(le).

 

Le gars, sur la banquette juste devant moi, lit ... Nelson Mandela.

 

Deux perspectives de spectacle, la s'maine prochaine.

 

Vendredi 21. Fleur en Papier Doré, Bruxelles. Avec des conteurs, des chanteurs.

Sam'di 22. A la péniche "Carpe Diem". A Thuin (région de Charleroi). Plein d'artistes s'associent pour sout'nir une famille en difficulté.

 

Et vous ne m'avez toujours pas rapp'lé. Et vous ne me rappell'rez sans doute pas. Paraît que ... c'est la vie. Et vous me mettez, sans doute, sûr'ment, en suspens. Je garde sans doute une place (limitée) dans votre cerveau, dans votre espace mental, dans votre espace virtuel. Si je crève dans la rigole, ce n'est plus votre problème. Et ça dur'ra sans doute ... jusqu'à la mort.

 

Midi quart.

 

Rase campagne. Des pylônes. Thomas Fersen, dans mes écouteurs imperceptibes (sauf pour mes amis intimes), me berce toujours avec la Seine en crue et son "Ne pleure plus, ne pleure plus ...". Un clocher. Un cim'tière. Une route qui part vers la droite. Une ferme ? Un entrepôt ? Un bouquet d'fleurs (rouges), sur un porte-bagages, au d'ssus d'une banquette.

 

Une bonne étoile (avec un grand "E") m'attend ... à la gare de Mons.

 

Je pose la nuque contre le siège en cuir. Mon coeur se calme. Braine-le-Comte se pointe. Le train récupère son r'tard.

 

Et si, un jour, vous vous (re)trouviez dans mes parages ... et si vous me rappeliez ... et si j'avais l'cran, à c'moment-là, de me rendre indisponible à vous ... et que ça vous mettait aussi dans l'embarras ...

 

Qu'en pensent les oiseaux, là-bas ?

 

Et si, à Thuin, la s'maine prochaine, lors du concert à la péniche "Carpe Diem", je retrouvais des anciens, que j'ai connus, y a plus de trente ans, sur les bancs de l'Athénée ... de Thuin ...

Entre autres ...

Qu'est dev'nue Pascale Van Ackère ? J'ai pas toujours été chouette avec elle. J'aim'rais tant le lui dire. M'excuser (demander pardon, même) du plus profond de mon coeur. C'est vrai, on peut être con, quand on a quinze ans.

 

Et le train roule. Les toilettes sont passées au feu rouge. On a dépassé la gare de Soignies. Midi et demie.

 

Je dois encore ... demander les résultats de ma dernière prise de sang, rach'ter des "Gillettes", rach'ter des ampoules.

 

Lundi, j'ai rendez-vous avec une accordéoniste (diatonique), qui aim'rait chanter. Collaboration musicale sérieuse, prometteuse ?

 

Le soleil nous parvient, nous revient.

 

Un château d'eau. Un pont d'autoroute. Gare de Neufvilles. Je baisse les yeux. Je suis impatient ... et pas impatient. J'allonge la jambe gauche. Je relâche mes muscles. Je me détends. Je lâche prise.

 

Et une belle étoile (avec un grand "E") m'attend, gare de Mons, et se réjouit de me revoir.

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Invitation

Dans le cadre de l'exposition "Gustave Marchoul" à la Maison de l'Imprimerie rue Verte à Thuin, les Artistes de Thudinie présenteront le samedi 26 février à 20h le numéro spécial de leur revue "Le Spantole", consacré à cet artiste avec de nombreuses et belles gravures en couleurs.

Les non abonnés au Spantole pourront se procurer le numéro spécial de la revue au prix de 10€ 

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29 janvier 2011 au 20 mars 2011

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A l’occasion de son escale à Andenne, l’exposition, intitulée « LA CERAMIQUE, A TRAVERS LA MEMOIRE DU GESTE », met en lumière quelques clichés intimistes capturés par l’objectif d’une photographe au cœur d’ateliers de céramistes passionnés. Quelques œuvres choisies issues du travail de la terre viennent rehausser cette exposition de photographies mettant à l’honneur les talents conjugués de huit céramistes, membres de l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur. Cette exposition est l’occasion pour l’Office des Métiers d’Art de présenter le travail de ses artisans céramistes dans un lieu tout dédié au travail de la terre et une région dotée d’une histoire étroitement liée à cette noble matière. Les riches collections du Musée communal de la céramique ou la réputée Biennale de la céramique andennaise, tout comme les nombreuses traces laissées par l’extraction de la terre dans le paysage condruzien, sont là pour en témoigner. La matière terre constitue donc le fil conducteur de l’exposition à travers de très belles photographies évoquant, tour à tour, une technique, un atelier ou une personnalité. Les œuvres choisies sont représentatives de la terre dans tous ses états à travers les multiples facettes de l’art de la céramique. Qu’il s’agisse du travail de la porcelaine ou du grès, de la cuisson au four, de la technique du Raku nu, du modelage, du travail au tour, à la plaque ou aux colombins, de la peinture sur céramique ou de l’utilisation des émaux et des engobes…, toutes les étapes du processus de création à partir de la terre seron évoquées.

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« Impressions d’Ateliers », accueillie du 29 janvier au 20 mars 2011 par le Musée de la céramique d’Andenne en collaboration avec le Centre culturel d’Andenne, est une initiative de l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur en partenariat avec le Service de la Culture de la Province de Namur. Grâce à cette exposition de photographies itinérante dont l’ambition est de voyager sur l’ensemble de la province de Namur, proposant dans chaque lieu d’accueil une sélection d’œuvres choisies et qui n’est donc jamais, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, l’Office des Métiers d’Art souhaite aider ses artisans d’art à s’exposer et à se faire (re)connaître mais il espère également faire partager aux visiteurs cette ambiance particulière, sereine et feutrée, du travail en atelier.

 

Les artistes:


Huit céramistes de talent qui se distinguent par une approche spécifique du travail de la terre mais aussi par un style et une sensibilité propres à chacun.

Marie-Laure DEGAND, Michel DELFOSSE, Paolo IORI, François INGELS et Jeanne MALNOURY, Antonio LAMPECCO, Jacqueline PREVOT,  Bernadette SEPULCHRE

Antonio Lampecco

Marie-Laure DegandFrançois Ingels-Jeanne MalnouryBernadette Sepulchre

Michel DelfosseJacqueline PrévotPaolo Iori

Animations :

Dimanche 30 janvier de 14h à 17h au Musée
Démonstrations de céramistes : une invitation à parcourir l’exposition en rencontrant des exposants et en les découvrant au travail.

Du 14 au 25 février au Musée
Visites scolaires : près de 300 écoliers découvriront l’exposition et les céramistes au travail à l’occasion d’une visite pédagogique sur le thème de « La mémoire du geste ».

Jeudi 17 février à 20h au Musée
« La mémoire du geste » : conférence-rencontre avec Antonio Lampecco

Jeudi 17 mars à 20h au Centre culturel
« La céramique face à l’objectif » : conférence-rencontre avec Paul Louis

Exposition proposée par l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur en  collaboration avec le Service de la Culture de la Province de Namur et avec le Centre culturel d’Andenne

Lieu d’exposition : Musée de la céramique - 085/ 84 41 81 Public scolaire : primaire et secondaire  : 4 € la visite et l’animation

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Histoire comique des états et des empires de la lune

12272711474?profile=originalC’est l’œuvre d'Hector Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655), écrite vers 1649. Un soir, rentrant à Paris après une partie de campagne, l'auteur et ses amis s'amusent à émettre des hypothèses fantastiques sur la nature de l'astre qui les éclaire. L'auteur assure que la lune est bien un monde. Il se réfère à cet égard aux opinions de quelques Anciens et à celles de Copernic et de Képler. Une fois chez lui, quel n'est pas son étonnement de trouver sur sa table le livre de Cardan ouvert sur ce passage où le philosophe nous entretient de ces deux vieillards qui, un soir, s'étaient présentés comme des habitants de la Lune. Frappé par cette étrange coïncidence, Cyrano entrevoit la possibilité d'un voyage lunaire. Il commence à fabriquer un appareil assez simple qui consiste en un grand nombre de fioles remplies de rosée qu'il s'attache autour du corps en guise de ceinture. Le soleil, par sa chaleur, commence à les attirer et soulève ainsi notre auteur, qui se trouve transporté dans un monde que d'abord il ne reconnaît pas, mais qui est précisément le monde de la Lune. Les habitants prennent Cyrano pour une sorte de singe et le traitent en conséquence. L'un d'eux, après lui avoir avoué qu'il n'est autre que le démon de Socrate, devient son défenseur et le protège contre une partie de la population maintenant divisée en deux camps: l'une favorable à Cyrano et l'autre hostile. C'est ce démon qui se soulèvera et prendra Cyrano dans ses bras pour lui faire traverser l'espace et le ramener sur terre.

 

Cet ouvrage est à la fois un livre d'aventures et un livre philosophique où le polémique et la satire se mêlent. La trouvaille des alouettes qui tombent toutes rôties dès qu'elles sont couchées par une arquebuse spéciale, celle des vers qui servent à payer les hôteliers, celle des odeurs dont les habitants de la Lune se nourrissent, celle du langage des nobles, formé de sons semblables à ceux de notre musique, sont parmi les plus piquantes et les plus cocasses. Les discussions, plus ou moins claires, sur l' immortalité de l' âme, l' existence de Dieu, l'origine du monde et autres problèmes moraux ou philosophiques ne sont pas à négliger. Cyrano a sans doute été un esprit plein de curiosité pour les idées nouvelles, un disciple de Gassendi. Au nom de la science et de la philosophie nouvelles, il s'élève contre le vieux monde de la scolastique. C'est à cet homme que nous devons les meilleures pages que l'on ait écrites sur l' orgueil de notre espèce, persuadée que la nature n'a été créée que pour elle, et sur la supériorité de la jeunesse par rapport à la vieillesse (écho de la Renaissance). A citer également les pages où le démon de Socrate prouve au roi et aux juges l'inutilité de contraindre Cyrano à renier ses idées.

 

Mais il y a également chez Cyrano un côté plus personnel. C'est lui qui nous vaut les passages sur l'attitude de l'homme qui, tourné vers le ciel, semble adresser ses plaintes à celui qui l'a créé. En parlant de la guerre, l'écrivain s'élève au-dessus des opinions de son temps et critique l'éternelle folie des hommes. Cet ouvrage que la bonne humeur, le comique et la juvénile hardiesse de la pensée rendent si lumineux, est loin d'être bien composé. Il témoigne d'une pensée en pleine gestation. Certains passages sont assez chaotiques, bien éloignés de la perfection des "Voyages de Gulliver" de Swift et de certains contes satiriques de Voltaire.

 

A "L'histoire comique des états et empires de la lune", publiée quelque temps avant la mort de l'auteur, puis en 1659, fait suite "L'histoire comique des états et empires du soleil". Cet ouvrage comporte de nombreuses lacunes et demeure inachevé. Il fut publié en 1662. Grâce à une curieuse machine aérostatique de son invention, Cyrano s'élève jusqu'au Soleil où, entre autres merveilles, il découvre la vie heureuse que mènent les oiseaux grâce à leur parfaite organisation politique. Il rencontre Campanella qui lui explique comment les philosophes, seuls parmi les hommes, conservent dans le Soleil, après leur mort, l'être et la vie qu'ils avaient sur terre. Quelques détails rappellent d'une manière plus précise "La cité du Soleil" de Campanella.

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Haïkus d'hiver 3

Il fait froid

Mes rêves s’éparpillent

Confettis dans le vent

……………………………

 

Passé minuit

Fragments de lune sur mes draps

Yeux grands ouverts

………………………………..

 

À l’aube rougissant

Il cueille ma poitrine

Boutons de rose

 

19/01/11

Nada

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Conseillé: Danses de la Renaissance


 Cliquez pour entendre l'extrait

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Pavanes, rondes, gaillardes et branles. Danses courtoises ou festives, elles suposent une libération du corps. Ensemble de pièces du Moyen âge de Machaut, Dufay, et de l'Ecole de Notre-Dame

 

Extrait de Tielmann Susato: danses

 

 

 

Paru Chez Harmonia Mundi

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L'amour est il musique, ...?

AmouRapsodie (Petit essai en écriture sur réaliste)


 Après avoir vainement tenté, seule, une danse de l'existence, sans support, comme une sourde pour qui aurait joué un violon sans corde. Après avoir pleuré tout le souffle de son être, une autre existence,
une petite lumière, luit à travers « Lui ».

La lueur l'a nourrie, mieux, elle lui rend la vie

Et, elle le regarde, Lui, l'Inconnu. Il se tient là, il est beau, il est fier, il sourit, Il est d’airain.

Immobile, encore indécis, comme le clair et l'obscur, mélangés dans les proportions d'un équilibre émouvant, comme un David de marbre blanc.

Et cet aplomb fragile lui plu.

Elle su alors que c'était pour lui qu'elle dansait ainsi depuis … longtemps.

Il sera les cordes du violon, la musique dont elle avait besoin.

Elle sent qu'elle l'aimera, elle le sait, elle en est certaine, mais elle est incapable de dire pourquoi.

Vers elle il s’est avancé. Magique.

A chaque fois que bouge son Inconnu, elle bouge de même, S'accorde à Lui.

Comme la ballerine à son danseur, tout à la fois son ombre et son soleil, son partenaire ou son rival, dans l'art de bien poser ses pas de danse.

L'Etoile nourri l'Etoile, et ils se le rendent bien, sans donner d'explication, simplement parce qu'il doit en être ainsi.

Autrement, le ballet ne serait plus ce que le poète aurait voulu qu'il fut.

Voilà, enfin, le violon cordé et accordé, ils se le partagent et ils jouent, pianissimo ou fortissimo.

Ils s'enrichissent de toutes les notes, ils dièsent ils bémolent, ils jouent fort, toujours plus fort, mais toujours plus beau.

Ils jouent tant que, ….les voilà, qu'ils deviennent quatuor.

Deux corps et deux âmes.

Quatuor d'abord, mais ils grandissent encore, et voila deux corps, deux âmes, deux coeurs, et leurs ombres.

Ils sont deux, on en compte huit.

L’un, à l’autre offrant chaque fois le tout. L’autre, pour l’un fait de même.

Ils grandissent encore, ils croissent tant, entre les concerti, qu'ils en deviennent des doubles eux même doublés, et font ainsi fleurir deux fois les instruments d’ensembles philharmoniques, capables de pouvoir faire mieux encore.

Après les concertos, on devine qu'ils s'apprêtent à faire jouer, aux deux orchestres qu'ils rassemblent, toute une symphonie. Une œuvre écrite d'amour, une partition pour la vie.

Alors, comme dans un tableau champêtre de (*) Rêves-Roses", qui serait peint entre deux miroirs, on pourra c'est sûr, apprécier d'entendre et de voir, l'image du merveilleux se transcender d'un miroir dans l'autre, la musique
grandir d'écho en écho, et les deux se multiplier à l'infini en une symétrie
d'abîmes gigantesques, vertigineux, troublants et grisants.

Symétrie réelle, mimant une demeure virtuelle et abyssale, colorée des camaïeux d’une gamme océane, deux palettes de couleurs partant du diamant blanc bleu au diamant noir intense, explosant toutes deux en
arcs en ciel majestueux. Une demeure, une oasis sonorisée de mélodies
sensuelles.

Celles qui font la magie des mers profondes, ou des palais imaginaires que l'on convoite.

Là, sous un ciel de lit, leur ciel, leur paradis, ils pourront enfin danser, jouer, vivre d'amour et de poésie, à l'infini.


 


 


 


 


 


T. R. Pirschel alias Arteepee.


 


(*) Rêves-Roses: Village imaginé par un dessinateur de Spirou.

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Haïti... un an déjà!

LA TERRE TREMBLE...

 

Les cendres, puis les cris dans la misère

les gravats, le sang, la puanteur...

Ce qui a fort tremblé, c'est la terre

et la mort a surgi dans l'horreur!

 

Dans la célérité les images affluent

Dans le chaos les secours s'entrecroisent...

Ce qui nous fait frémir, c'est ce qui tue!

Et leurs regards hallucinés nous toisent!

 

Lourds et impuissants battent nos coeurs...

Loin de nous la légèreté de nos humeurs!

Pour la sauvegarde d'une seule vie

nous canalisons nos forces et nos envies!

 

Mais au bout de quelques mois...

Lorsque les plaies auront été pansées

restera-t-il assez d'écho en vous en moi...

Pour transformer en profondeur nos pensées?

J.G.

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Sortie de livre au sujet des Bibliothèques  et table ronde à la Cité de l'architecture & du patrimoine à Paris

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Le jeudi 27 janvier 2011 à 19h, table ronde animée par Martine Poulain, directrice de la collection Bibliothèques

avec Marie-Françoise Bisbrouck, expert-consultant pour l’assistance aux projets de construction, restructuration et réaménagement des bibliothèques,

Denis Thelot, architecte DPLG, architecte de sécurité auprès de la Préfecture de Police de Paris,

François Cavalier, conservateur général des bibliothèques, directeur de la bibliothèque de l’Institut national des Sciences Politiques

La rencontre sera suivie d’une signature de l’ouvrage
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Haïkus d'hiver2


 

Malgré la brume

Petite balade avec toi

Main dans la main

…………

À l’aurore

Bruyère rose sur le tombeau

Perles de rosée

............... 

Sous la neige

Le peuplier blanc disparait

Le merle noir chantonne

………..

Soleil froid

Mésange à la mangeoire

S’empare d’une graine

 

Nada

18/01/11

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