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journal de bord, samedi 12 mars 2011

Début de p'tites vacances ? Début de s'maine de congé ?

 

En tout cas ...

 

L'idée, ce matin, de pouvoir rester au lit, à mon rythme, je n'allais pas cracher dessus.

 

Comme par enchant'ment ...

 

Une armoire, avec trois portes entr'ouvertes, me souhaitait le bonjour, quand j'ai ouvert les yeux ... et même ensuite. Un seau d'eau, très bleu, dans un coin plus discret, annonçait les prémices d'un été qui m'était probablement destiné. Des marionnettes, sur une étagère en bois, qui connaissent mes passages par coeur, souriaient, flambantes et neuves, à l'heure du réveil.

 

Que demander de plus ?

 

Evidemment, par souci de rattraper le temps perdu, j'ai voulu prolonger la satisfaction de rester sous les draps.

 

Un détail, pourtant, mettait son halte-là. Dans l'dos, ça tirait un peu. Ca m'arrive souvent, en période de congé, de ressentir des points d'côté, par là, quand je prolonge mon passage sur la couette, aux p'tites heures du matin.

 

En bas, par la suite ...

 

Une orchidée poussait, pas loin d'un évier. Une petite valise, toute mignonne, rendait les honneurs au jardin.

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HISTOIRE COURTE 4.

LE CANARD DE FLORENCE.

 

C'est son bleu intense avec une touche de vert évoquant l'océan ou la Chine.

C'est la fierté de son col, l'élégance de sa pose figée. C'est aussi la lumineuse brillance de son fini qui l'ont fait s'arrêter fascinée devant l'étalage d'une des nombreuses boutiques qui bordent les quais de l'Arno avec le ponte Vecchio en perspective.

Qu'il est beau ce canard, quelle couleur, qu'elle allure! Il me le faut pensa-t-elle.

De retour à l'hôtel, Julie allongée sur son lit, épuisée par la chaleur et par la fatigue des visites en cascade de cette journée, rêve au canard bleu dans une demi torpeur.

Encore quelques minutes, je prends ma douche et j'y retourne! Il doit être fragile, il faudra un emballage adéquat. Je le garderai à portée de main dans la voiture, il faut éviter l'encombrement du coffre.

Fraîche, pimpante même, le chignon lisse comme sa peau, le regard clair, le décolleté plongeant, Julie est prête. La jupe large met en valeur la finesse de sa taille et celle de ses jambes bronzées à point et perchées sur des talons déraisonnables dans les ruelles italiennes aux revêtements chaotiques! Qu'importe, il faut qu'elle soit belle! Elle sourit ironique, il faut être à la hauteur du canard bleu...

La porte en s'ouvrant réveille un carillon cristallin. Bonjiorno Signora?

-Parlez-vous le français?

-Mais bien sûr, avec joie.

-Je viens pour le canard bleu, porcelaine ou faïence? Quel est son prix? Pouvez-vous l'emballer pour un long voyage? Il ne faudrait surtout pas qu'il s'abîme.

Volubille, elle est si pressée de tenir le canard dans ses mains que sa peau rosit d'excitation contenue.

Italien jusqu'au bout de ses chaussures, le regard scrutateur et amusé, l'homme sort avec précaution le canard de l'étalage. Il l'attrape du bout des doigts, le fait tourner de gauche à droite...

-Beau, en effet, fragile pas vraiment, mais bien entendu à ne pas laisser tomber! Je peux vous l'emballer très protégé pour demain. Vous revenez le chercher ou voulez-vous que je le dépose à votre hôtel, enchaina-t-il?

-Si ce n'est pas abuser, je préfère la seconde solution, cela me rendrait service.

-Demain 19H après la fermeture du magasin.

La jeune femme griffona l'adresse de l'hôtel sur une carte de visite : Julie Bodricourt, murmura l'homme.

-Marco Pupati lu-t-elle sur le reçu.

 

La journée du lendemain démarra pour Julie au levé du soleil. Sienne et San Geminiano étaient au programme de son dernier jour en Toscane et les lanternes du bord du fleuve étaient allumées quand elle rejoignit son hôtel.

Dans son costume de lin froissé, Marco sirotait un coctail dans le salon baroque.

-Il est plus de 8H, je suis désolée, je pensais que vous laisseriez le paquet à la réception, s'excusa Julie.

-Un canard pour vous si précieux, vous n'y pensez pas, sourit Marco. Le bar est très agréable et le cocktail délicieux, puis-je vous en offrir un?

-Pourquoi pas, dit Julie, qui prit avec délice possession d'un fauteuil confortable. Tous les commerçants sont-ils aussi serviables et charmants à Florence, enchaina-t-elle

-Toutes les femmes sont-elles aussi spontanées et jolies en France? Répliquât Marco.

Aux pieds de Marco, confortable dans son emballage ondulé, le canard bleu s'était mis à rêver...

Depuis qu'il était sorti de la fournaise où il s'était parachevé, il n'avait pas ressenti une telle chaleur ambiante... Moins agréable fut son séjour à la consigne de l'hôtel, mais le lendemain matin, c'est avec tellement de soin qu'il fut callé par deux sacs Vuitton au pied du siège passager, juste à côté des jolies jambes bronzées, malheureusement dissimulées sous un jeans.

Tiens, mais n'est-ce pas Marco qui met la grande valise dans le coffre? Si, et c'est bien son sourire qui se penche et rejoint celui de Julie.

-Faites un bon voyage, soyez prudente, pensez au canard bleu...

 

Celui-ci supporta les 500 km jusqu'à Cannes, jalonnés de plus de 100 tunnels, sans problème.

Julie conduisait vite et bien et arriva à l'appartement au milieu de l'après-midi. Elle aurait sa soirée pour peaufiner les croquis qu'elle présenterait le lendemain pour le nouvel aménagement de l'hôtel dont la décoration lui avait été confiée.

Architecte d'intérieur, la jeune femme désorientait souvent ses clients dans un premier temps, tellement ses idées étaient peu conventionnelles!

Le meilleur exemple était son appartement. Séduite par sa situation au milieu de la Croisette, au quatrième étage avec vue sur mer; il était petit et l'immeuble datait des années 5O; un living en triangle, une cuisine couloir, une salle de bain à l'ancienne, mais une jolie chambre carrée de bonnes dimensions avec une porte fenêtre donnant sur le balcon longeant la façade côté rue de la Tour-Maubourg, et pour couronner le tout, une entrée défigurée par une colonne servant de pieux pour l'immeuble et revêtue d'un affreux crépi!

Il y a du boulot avait pensé la jeune femme en le visitant la première fois!

Ce côté biscornu lui permit toutefois d'acquérir le bien qui mieux conçu eut été impayable.

Et puis, l'imagination de Julie avait fonctionné.

Le pieux de l'entrée, blanchi à l'ancienne, servait maintenant de support à une toile moderne dont la luminosité était encore accentuée par des spots bien dirigés. Le tableau pourtant non figuratif, évoquait comme malgré lui un immense bouquet de fleurs.

Face à la porte d'entrée, la chambre, juste derrière la colonne. Elle a volontairement égaré sa porte et côté rue trône une marine au bleu dominant où tranche un voilier blanc surréaliste. Un des murs aveugles est couvert de miroirs à l'ancienne montés sur portes coulissantes dissimulant un grand placard et reflètant en vis-à-vis la bibliothèque patinée blanche et la table ronde au pied central en fer forgé et au plateau de verre translucide avec ses 4 chaises Louis XV recouvertes de soie bleue. Et puis de côté, le drapé des tentures de gros coton blanc rattrapées par des noeuds de taffetas bleu eux aussi; ils encadrent la porte fenêtre donnant sur le balcon où une chaise longue en osier dirigée vers la mer invite au farniente!

A droite, un mini couloir mène à la porte du living elle aussi recouverte d'un miroir dépoli.

Celle-ci poussée, la surprise : Le salon est aussi la chambre et il est dominé par un très grand sommier carré disposé au fond de la pièce mais face à la vue...

Il est recouvert d'un tissu de coton gris souris de texture artisanale qui tranche sur le sol de marbre blanc et il disparait de moitié sous une multitude de coussins de toutes les formes et de toute la gamme des rouges, réalisés dans des matières précieuses, soie sauvage, taffetas, velours, lin brodé.

Quoi d'autre? Un grand écran plasma, quelques fauteuils anciens, confortables et d'un blanc immaculé dont les assises sont protégées par quelques peaux de moutons, blanches elles aussi. Un cabinet Chinois en laque rouge et une sculpture de femme drapée dans un voile léger qui regarde la mer par la fenêtre... Une série de petits tableaux qui sont tous des marines de différentes époques, regroupés dans des cadres identiques et placés au dessus de ce que l'on est tenté d'appeler : le divan à vivre!

Le coton blanc devant la fenêtre face à la mer est contenu dans un noeud de taffetas rouge grenade et met en scène la vue exceptionnelle. C'est à la fois simple, dépouillé, chaleureux et sophistiqué. En un mot, Julie s'y sent chez elle! La salle de bain, toute blanche, s'est vue privée de sa baignoire qui fut remplacée par une douche et un jacuzzi position assise, face à celui-ci on peut contempler une autre peinture moderne aux couleurs acidulées qui furent reprises par Julie pour le choix des serviettes de bain. Un grand miroir et une luminosité électrique à la fois naturelle et éclatante participent au bien-être que suscitent les lieux.

 

Mais revenons au canard bleu...

Toujours dans son emballage protecteur, posé à la hâte sur la table, il se morfond en contemplant son reflet cartonné dans le miroir de la salle à manger. Qu'est-ce que Julie attend pour le dégarer, s'est-elle déjà désintéressée de son acquisition florentine?

Il va falloir de la patience au canard! Mais quelques jours plus tard, Julie dépose devant la porte-fenêtre du balcon, une colonne corinthienne de bois grisâtre blanchie par endroit.

Alors avec satisfaction, elle dégage le canard bleu de ses entraves, le regarde avec admiration et le pose avec précaution sur le socle de la colonne tourné vers la bibliothèque. Son regard s'allume :

-Parfait, ainsi il est parfait, murmure-t-elle.

Le sourire aux lèvres Julie prend son portable et forme un numéro :

-Marco? Bonsoir... Moi aussi... Je voulais vous dire, le canard bleu, il est magnifique! C'est un souvenir au présent... Merci.

J.G.

 

 

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journal de bord, vendredi 11 mars 2011

Fatigué, fatigué, fatigué.

 

Le sommet de la montagne n'est plus très loin, heureus'ment. Mais ... il faut encore le gravir.

 

Et ... mon nez qui lache ses eaux de Versailles, à n'en plus finir, depuis lundi. Pour moi qui ai l'habitude de dormir sur le ventre et sur l'oreille droite, c'est plutôt difficile.

 

Ce matin ...

 

Vers 5 heures 30 ...

 

J'ai du renoncer à l'oreiller, une fois d'plus, trop vite. Le boulot m'attendait, une fois d'plus.

Et je n'avais plus qu'une "petite" heure devant moi.

 

Pourtant ...

 

Je suis resté, quand même, un quart d'heure, immobile, sur mon lit, au moment du réveil. Mes sinus n'appréciaient vraiment pas cette obligation si soudaine et si rapide de filer hors des couettes. Quant aux tempêtes, aux effets-boomerangs en plein dans l'crâne, n'en parlons pas.

J'étais liquéfié, carrément.

 

Sitôt debout, un quart d'heure plus tard (fallait bien !) ...

 

Oui, oui. Les automatismes sont rev'nus : faire couler l'bain, faire trempette, sortir du bain, se brosser les dents, se raser, s'habiller (en m'arrêtant en ch'min, because ... essoufflements, déjà), prendre la clé de la porte d'entrée, quitter le flat, quitter l'immeuble ...

Bref : le train-train habituel.

 

Comme j'ai du mal, quand je dois m'habiller, en quatrième vitesse, le matin.

 

Quand je finis par me rabattre sur des fringues ...

Je ne me sens pas propre.

Je me sens incommodé, quand mes pieds enfilent une paire de chaussettes, pour la troisième journée consécutive, parfois. J'en suffoque.

 

"Si tu connais le mal, tu dois connaître le remède !", me dirait ... mon père.

 

Oui, il me suffit, sans doute, de fouiller dans mon armoire, la veille, d'effectuer, de programmer un choix "nouveau" de fringues, pour le jour qui va suivre.

Je m'y attèle, je m'y applique souvent.

 

Mais, parfois, même çà ...

Le simple fait qu'il faut fouiller son armoire ...

La simple idée d'installer, dans la salle de bains, une chaise sur laquelle je pourrai poser mes futurs habits ...

C'est la mer à boire, surtout ... quand j'aperçois une multitude de fringues dans l'armoire, que cette multitude à elle seule (rien qu'en la r'gardant) me saoûle, me met KO ou me fait attraper des hauts-le-coeur.

Pire ...

Au moment où mes yeux fixent des fringues corrects, je rechigne encore : un polo, pas question ... des chaussettes épaisses, je dis non, je transpire déjà, visuell'ment.

 

A part ça ...

 

Ce matin ...

 

Je me suis rabattu sur mes fringues habituels.

 

La journée a eu le temps de démarrer.

 

Au boulot, j'ai failli avoir le tournis, rien qu'en apercevant une lettre qui tombait par terre.

 

Onze heures du matin. 

 

J'ai démarré ma tournée.

 

Mon équilibre mental s'accroche.

 

On pourrait très bien me dire, maint'nant : "Hugues, si tu réintégrais ton logis, ta chambre ... si tu prenais le temps qui t'appartient ... pour te laver et t'habiller comme tu le sens, sans être à tout bout d'champ à la merci des censeurs qui te barrent la route". Oui, maint'nant, je le sens. Oui, maint'nant, je pourrais être un peu plus performant dans les domaines vestimentaire et hygiénique. Oui, maint'nant, je pourrais me créer des stratégies concrètes, correctes envers ces réalités si évidentes pour certains (et un peu moins chez d'autres).

 

Mais ... je suis encore obligé de reporter cette envie, cet élan dans un "tout à l'heure après l"boulot" où mes aspirations me guid'ront encore, comme par hasard, vers une autre envie, un autre élan loupé(e).

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Peindre et repeindre

 Peindre dépeindre et repeindre.

flo rouge verte et noir 55x46

Une Flo barbouillée 55x46 acry et beaucoup de marouflage gegout©adagp2011

Ce jeu devrait finir par m'épuiser..

 J'ai la gueule de bois depuis ce matin, je barbouille comme un ivrogne. j'ai aussi le teint bronzé de celui qui passe plus de temps là-haut.

Loin de mon atelier je vis aussi. Je suis un peintre et un homme , un peu artiste.

 Je ne cherche que la plénitude, l'instant magique.

 

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Prolongation de l’exposition Fosty au Grand Curtius à Liège

Jusqu’au 18 avril, le Grand Curtius accueille à Liège les « dessins clandestins de Buchenwald » de José Fosty. Résistant au régime nazi, cet artiste rejoint le groupe du Service des renseignements et Actions de la Résistance « Braverie » et distribue des journaux clandestins. Dénoncé, il est emmené en octobre 42 au siège de la Gestapo, puis au camp de Buchenwald où il survivra trois ans… Dans ses dessins, il relate la vie dans le camp.

Le 31 mars 2011 à 18h30 à l’auditorium du Grand Curtius, Jérôme Jamin introduira la visite de l’exposition des œuvres de José Fosty avec une intervention sur « L’Art et le Nazisme ».

L’exposition est accessible du lundi au dimanche de 10 à 18h : Fermée le mardi

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UN PETIT MATIN GRIS...

Un petit matin gris s'annonce à la fenêtre

Pourtant déjà l'hiver a relent de printemps!

Quelques bourgeons épars voudront éclore peut-être

Et donneront espoir à la couleur du temps...

 

Cette journée sera ce que nous la ferons

Alors que sous nos doigts maîtrisées les couleurs

Traduisant de notre âme la complexe émotion

Feront chanter le rêve et périr la douleur...

 

Le petit matin gris me chuchote à l'oreille...

Oublie hier, demain, laisse chanter ton coeur!

Le présent est un bien à nul autre pareil

Fais-en donc un ami, et oublie d'avoir peur!

J.G.

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administrateur théâtres

BOX-OFFICE de David Mamet (théâtre le Public)

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             BOX-OFFICE  de David Mamet    DU 08/02/11  au 26/03/11

        

    

   Charly,  fidèle chien de chasse depuis dix ans, compagnon d’infortunes  de son  ami « Bo-oooob ! », un  producteur assez obscur à Hollywood,  lui rapporte un jour, le scénario d’un film prêt à consommer, cousu de violence et de salivation plébéienne, pour une superproduction qui leur donnera accès  enfin à l’argent avec un grand A, si pas au grand Art. Ils rêvent tous deux de s’installer enfin à « la table des Grands», tant convoitée.

 

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Intervient alors au deuxième acte, cette figure féminine de rêve, une intérimaire. Envoyée du ciel ? Ange ? Personnification de la grâce, à qui Bob  demande, non sans intentions diaboliques et lubriques, de lui faire une « note de lecture » sur un ouvrage dont il est décidé d’avance qu’il n’a aucun avenir cinématographique. Pour le soir même, rendez-vous chez lui !  Il  lui explique qu’on lui a commandé une « lecture de courtoisie » et qu’il lui fait «  l’honneur » de lui déléguer la tâche. … Au bois sacré de l’argent, les dés sont toujours pipés! A Hollywood, le monde est fait de vent, qui souffle sur tout ce qui n’est pas empire des sens ou  de l’art-gent.

 

 Le titre du livre est étrange et prémonitoire. « Radiations » parle de fin du monde, de dernière chance offerte aux hommes pour être assis «  à la table céleste », de rôle à jouer pendant notre séjour sur terre, de contemplation du beau, du bon, du vrai, une fois notre monde d’illusions disparu. Selon la belle Karen, ce livre fabuleux doit avoir le feu vert, et devenir une œuvre cinématographique chargée de sens, contrairement au polar  abject proposé par Charly. Elle est idéaliste, croit au progrès, au changement, à la force de l’amour.  Illuminée par la beauté tant extérieure qu’intérieure, Karen représente toutes les illusions perdues de Bobby. La tentation est grande d’emprunter la voie étroite proposée par cette mystérieuse égérie qui, au début, n’avait que les apparences d’une intérimaire naïve et écervelée. Une joute pathétique, presque un pugilat, s’engage entre anges et démons. …. On ne dira pas la fin.

 

C’est le genre de pièce qui, en dépit de la simplicité de son canevas, fait rouler les pensées et la réflexion bien au-delàs du temps du  spectacle. Bien sûr, l’entrée en scène de la ravissante comédienne belge de 23 ans, Nina Drecq est captivante. On est  soufflé par sa grâce, sa voix d’argent, les courbes de  ses gestes et de son verbe gracieux…et les deux personnages masculins sont mis à  rude épreuve. Deux acteurs hors pair : Francis Lombrail  dont la métamorphose est stupéfiante et  Philippe Sivy, emblème du monde sans pitié.

 

 

Au début, la pièce semblait avoir du mal à décoller: un acte entier de dialogues de rupture,  chers à l’auteur américain, très  déstabilisants pour le spectateur. Ce discours, si difficile à traduire en français, avait un tour chaotique et plus que  masculin, fort énervant. Le décor jaune vif aux arêtes coupantes agaçait par son  agressivité, mais   dès l’entrée en scène de la fascinante porteuse de bonne nouvelle, l’espoir renaît. L’idéalisme retrouve sa place et le théâtre son plaisir.  On est scotché à son siège et l’on tend l’oreille au charme rédempteur du chant d’optimisme: simples paroles et manipulation,  ou vérité ? Prison ou libération ?  A la fin, l’homme est toujours l’homme…

 

Mise en scène: Anne Bourgeois / Avec Nina Drecq, Francis Lombrail et Philippe Sivy

 

12272723070?profile=originalUne création et production du Théâtre Le Public et du Théâtre du Lucernaire ( Paris ).

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=263&type=1

 

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journal de bord, jeudi 10 mars 2011

Les publicités et le courrier s'entremêlent.

 

Par temps de beau froid, aujourd'hui ...

 

Faut tenir la barre. C'est pas qu'on dorme debout, non. Le vent est là pour vous ram'ner à la réalité. Mais ... les forces immunitaires s'en ressentent. Mesdames, mesdemoiselles, les hommes ont leurs règles, aussi.

 

Tiens ! Il existe des espèces de mat'las, qu'on place dans les baignoires. On les appelle : lifts. Suffit de poser ses fesses sur le matl'as, d'appuyer sur un interrupteur et de se laisser descendre. L'eau fait le reste. Les personnes âgées ne sont plus tenues d'enjamber le rebord de leur baignoire, avec leurs jambes, au risque de se casser la pipe. 

 

J'en apprends, encore et encore, sur les lieux de ma tournée.

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Une bonne parution:
 
Catalogue d'exposition Le trait en majesté, musée Fabre 

"Le trait en majesté, dessins français du XVIIe siècle dans les collections du musée Fabre" expose pour la première fois l’exceptionnel fonds de dessins français du XVIIème siècle du musée.

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Au coeur du cabinet des Arts graphiques du musée Fabre à Montpellier, les artistes français du XVIIe siècle forment un florilège d'exception.

De Poussin à Le Brun, en passant par Puget, Le Sueur ou Champaigne, les feuilles de la collection permettent d'explorer le rôle primordial du dessin au Grand Siècle. Dans la querelle qui oppose au XVIIe siècle le trait à la couleur, il est par excellence l'expression du classicisme français.

Fruit de recherches menées avec les meilleurs spécialistes du domaine, cette publication, premier catalogue raisonné de la collection, en présente l'intégralité -cent quatre-vingt-trois oeuvres dont de nombreux inédits- en apportant un éclairage nouveau sur ce précieux fonds français.

L’exposition illustre avec des feuilles magistrales le rôle fondamental du dessin dans l’enseignement académique ; elle est aussi l’occasion de publier le premier catalogue scientifique consacré à un des fonds majeurs des arts graphiques du musée.

Ce catalogue entame l’édition en plusieurs opus du fonds graphique du musée. Outre le point exhaustif de cet ensemble que permet ce catalogue, il aboutit à un classement plus fin : soixante et un dessins (sur les deux cent vingt étudiés initialement) ont été proposés au reclassement vers d’autres écoles ou d’autres époques, et ne seront donc pas inclus dans la publication. Par ailleurs, dix-neuf dessins, auparavant classés dans d’autres écoles ou sous d’autres époques, ont rejoint le fonds du XVIIe français. Cette publication est l’outil indispensable pour les chercheurs, les étudiants et les amateurs afin d’avoir une vue plus précise et actualisée des collections du XVIIe siècle français au musée Fabre de Montpellier Agglomération.

Editeur : Somogy

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à vin nouveau outres neuves

Après avoir essayé d’envisager la modernité de manière critique pour en dégager des concepts et des outils qui nous aideront à la penser, j’aimerais, dans les prochains mois et avec l’aide de vos questions, poursuivre ce travail par une lecture également critique de l’histoire et du travail de ceux qui furent – souvent malgré eux - les grands acteurs de cette modernité après Courbet, Manet et Baudelaire … jusqu’à aujourd’hui ! Cela ne concerne donc pas seulement les peintres mais également les «littéraires», poètes et/ou penseurs, qui furent souvent méconnus de leur «grand public» contemporain. J’ignore si ce projet est possible, mais cela ne vaut-il pas la peine de l’envisager ne fut-ce que pour «tester» la pertinence de mes hypothèses. J’ai donc d’abord résumé dans «À vin nouveau outres neuves !» (le document pdf ci-dessous) l’essentiel de ce que j’ai pu «creuser» depuis janvier grâce à vos questions et réactions, en espérant que vous y percevrez assez de cohérence pour que cela ait du sens et puisse éclairer la «valeur» de nos travaux d’artiste. Je vous invite donc à le lire et le relire avant de me communiquer vos impressions, vos remarques ou vos questions. Merci.

 

Daniel Moline

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Portrait 2229 L  (2010)

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La carte postale

On lui avait envoyé

Une jolie carte postale

Pour lui dire où la trouver,

Situation peu banale.

 

Il a été tout heureux

De recevoir ce courrier.

Cette fille aux doux yeux bleus

N’allait pas le contrarier.

 

Il est allé la trouver

Celle qui deviendrait sa femme.

Cette fille lui était destinée

Même s’il aimait d’autres flammes.

 

Elle était mère idéale

Pour éduquer des enfants.

Elle n’était pas femme fatale,

Il s’en arrangerait autrement.

 

Mais avec elle, il se devait

De calmer ses folles ardeurs.

La comédie il jouerait

Pour ne pas trop lui faire peur.

 

Par un matin de printemps,

Elle a osé l’affronter

Cet homme qui était l’amant

D’autres proies tant aveuglées

 

Par son discours de charmeur,

Ses mensonges et ses avances

Sortant de sa bouche en cœur,

Un vrai fourbe avec insistance.

 

C’est alors qu’il a rétorqué,

L’air de rien, pour faire mal,

« T’avais pas besoin de m’envoyer

Cette satanée carte postale ! »

 

Ne sachant de quoi il parlait,

Elle a nié ce courrier.

Sarcastique, il la narguait.

Elle n’avait rien envoyé.

 

C’était l’œuvre de sa chère sœur,

Seul moyen qu’elle avait trouvé

Pour s’approcher du joli cœur.

Secrètement, elle l’avait aimé.

 

Son plan avait été parfait.

Une fois devenu son beau-frère,

Sans mal, elle s’en approcha.

Elle savait qu’il la laisserait faire.

 

Mais elle avait perdu de vue

Qu’un infidèle ne change pas.

Elle s’en est pris plein la vue,

Rien que pour elle, ne l’aura pas.

 

Ce mariage complètement raté

S’est révélé si destructeur

Que l’épouse s’en est allée

Cherchant ailleurs le vrai bonheur.

 

10/03/2011

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journal de bord, mercredi 9 mars 2011

J'aime les images photographiques, cinématographiques, fixes ou mobiles. J'ai tant vu mon père, quand j'étais gamin, quand j'étais ado, maniant sa caméra "8 normal" (et le "Super 8", ensuite).

 

J'en garde un appétit visuel assez considérable.

 

L'appareil photo, qui me suit, par monts et par vaux, en est témoin.

 

Et j'aime emporter, chez moi, sur mon PC ou dans mes albums traditionnels, des ambiances de quais de gare, des champs de blé qui s'étendent à perte de vue, des fleurs de toutes les couleurs, des ponts, des canaux, des gens que je croise ...

 

On n'arrête pas la liste.

 

Quand le hasard (qui n'existe pas) me (re)met face aux gens, que j'ai capturé, figé, immobilisé, le temps d'une photo, et dont le retour en images me séduit, je me fais une joie de leur dire ... que j'ai une trace d'eux chez moi et que je suis prêt à leur en faire cadeau, s'ils le souhaitent.

 

Pas mal d'entre eux sont contents.

 

Merci, merci, la vie !

 

Par contre ...

 

Un certain nombre de gens, parmi ceux que je (re)croise, marquent ou manifestent leur désapprobation. Faut le savoir dès le départ : tout le monde n'aime pas être pris en photo.

 

Y a quelques mois, je me trouvais sur un quai de la gare des Guillemins, à Liège.

Emporté par un élan photographique tourbillonnaire, lié à l'atmosphère locale, je saisis mon appareil, j'appuie sur la touche "clip", je capture en images : un train qui s'arrête, les escalators, le toit hypermoderne, des gens qui descendent, des gens qui montent, des gens qui marchent, des gens qui s'arrêtent, un voyageur (que j'aperçois de dos) qui

s'éloigne ...

 

Une voix m'interpelle soudain. "Vous ne m'avez pas pris en photo, au moins ?". Je repère une jeune ado qui, en r'pérant mon viseur, a baissé brutal'ment la tête.

 

Ca arrive, oui.

 

Tout comme ...

 

La tenancière d'un cabaret où je chantais régulièr'ment, qui ne voyait pas d'un bon oeil l'idée d'être prise en photo et d'être exposée sur INternet.

Alors que ...

La démarche, qui était la mienne, de la montrer sur Internet me paraissait cohérente.

 

"Mais enfin", lui dis-je, "c'est un lieu public, ici"

"Non", m'a-t-elle répondu, "ici c'est chez moi"

 

Evidemment, on se frotte à tous les points de vue.

 

Une dernière anecdote qui me revient ...

 

Y a une semaine ou deux.

 

J'effectuais ma tournée de facteur. Je retombe sur une pote, qui, en son temps, habitait dans une rue où je travaillais (et où je travaille encore).

 Quelques mois auparavant, avec elle, j'avais partagé, un soir, un très chouette moment avec elle autour d'une table, à une terrasse bien sympa.

J'avais pris des photos, ce soir-là.

J'avais appuyé, à un moment donné, sur l'objectif, sur la copine.

Quand j'avais revu les photos, par la suite, j'en avais été enchanté. Oui oui. La copine ressortait particulièr'ment bien, à mon sens, sur les photos.

Donc : c'est avec le plus grand des enthousiasmes que je lui en ai parlé.

 

Et ... le retour ne s'est pas fait attendre de sa part.

 

"Je ne suis pas d'accord avec toi ... je trouve que c'est un manque de respect ... mon image, ça fait partie de ma personne privée ... c'est important de demander l'autorisation à la personne ... on ne sait pas où les photos s'ren vont ..."

 

Bon bon bon.

 

Même si ça m'en coûte, sur le moment ...

 

Je garde, évidemment, quand je réexamine ces propos avec quelques jours de décalage, un profond respect, une profonde reconnaissance envers ces personnes qui me disent clair'ment ce qu'elles ont à me dire, sans détour, sans chichis, sans non-dits, et surtout ... sans me tirer dans l'dos.

 

Ceci dit, quand je me (re)positionne ...

 

Ces propos me dépassent quand même un peu, encore toujours.

 

Je n'ai pas de difficultés avec mon image (que du contraire, hélas ou heureus'ment). Forcément, j'ai du mal à imaginer les souffrances, les difficultés que d'autres éprouvent à ce sujet.

 

Je me demande souvent si on rend réell'ment service aux gens qui ont du mal avec leur image ... en s'abstenant de les photographier, de les filmer.

Que des gens aient du mal avec leur physionomie, OK.

Mais à partir du moment où moi, le spectateur, qui les aperçoit, qui les trouve beaux, attrayants, photographiqu'ment intéressants, qui sait qu'on voit parfois mieux les choses ... de l'extérieur, dois-je me renier pour eux ? Dois-je cautionner leurs complexes, leur manque de confiance en eux, leur égocentrisme (légitime, à leur échelle) ... et en payer les pots cassés ?

 

D'accord, je pourrais leur demander leur avis.

 

Mais là aussi, je marque des nuances.

 

Quand je connais les gens, dans leurs sensibilités, leurs limites, je peux toujours en tenir compte et m'arranger en connaissance de cause.

 

Mais quand je me trouve dans une ambiance de fête, de bal, de kermesse, de foire aux artisans, où y a du monde à n'en plus finir, et que plus d'un visage attire, excite mon objectif, je me vois mal, toutes les cinq minutes, aller interpeler la personne (qui me donne envie de la photographier) en lui d'mandant : "Madame, je peux bien vous prendre en photo ?". C'est pas que je rechigne à la tâche, mais, dans certains contextes, la tâche me paraît difficile, fatigante, épuisante et peu réaliste. Même si, dans l'absolu, cette solution serait adéquate, adaptée, je me doute que ... si je l'appliquais au pied de la lettre, je pass'rais les trois quarts de mon temps à demander des permissions, à balancer mes élans créatifs dans ma poche et je ne ferais plus de photos.

 

Maint'nant, la résistance que j'affiche est peut-être d'un autre ordre.

 

"j'aime pas qu'on me prenne en photo ... ça fait partie de ma vie privée ... faut demander l'autorisation à la personne"

 

Je prends note de ces trois demandes ... que je comprends, et qui me font mal, quelque part.

 

"Ca fait partie de ma vie privée", par exemple.

 

Mmm. J'ai du mal à entendre parler de "vie privée", non pas pour le sens profond que ça recèle, mais, sans doute, pour les résonnances que ça éveille en moi. Suffit, peut-être, que je creuse dans ma p'tite enfance. J'ai si souvent vu, dans le village où on avait notre maison de campagne, des touristes venus de la grande ville fermer leur porte, leurs grillages à double tour, avec un chien "méchant" pour garde du corps, et l'inscription "propriété privée", pour couronner le tout. J'aimais pas ça, quand j'avais huit, neuf ans. Malgré le temps qui passe (je deviens quinquagénaire dans treize mois), y a toujours un gosse, en moi, qui s'accroche et digère mal certaines images. Quand, aujourd'hui, des gens de mon âge, quand d'autres gens qui portaient encore des courtes culottes quand j'atteignais déjà l'âge civil de la majorité ... insistent, le plus sérieus'ment du monde, avec la mention 'vie privée", j'ai toujours envie de leur dire : "allez vous moucher !", "arrêtez de vous la petter !" ou "le cirque, c'est dans les académies que ça s'apprend et que ça se dév'loppe"

 

"Faut demander l'autorisation de la personne"

 

Celle-là aussi, je la retiens. D'accord, en tant qu'adulte, je la comprends, je la respecte. Mais dans les tripes, un scénario différent se noue aussi, chez moi. J'ai le sentiment bête de rev'nir au temps de l'école, quand on devait lever son doigt pour obtenir une faveur. Non, c'est p'têt pas ça. C'est vrai, c'est important de coinsulter la personne. Mon coeur le comprend. C'est une autre douleur qui me revient : l'idée d'être dépendant, de mettre mon coeur à nu, de m'exposer, de me sentir fragile devant la décision de quelqu'un, qui a le droit de me dire oui ou non, qui (quelque part) a droit de vie et de mort sur moi ...

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Les contes

Mes rêves de petite fille,

Je les ai conservés,

N’ayant aucune envie

D’les voir se dissiper

 

Comme la fumée épaisse

Qui sort d’une cheminée

Où un feu brûle sans cesse,

Ne laissant que des cendrées.

 

Mon enfance a baigné

Dans cette magique ambiance

Issue des contes de fées

Qui finissent bien par chance.

 

Que ce soit Blanche Neige,

La belle au bois dormant,

Cendrillon, prises au piège,

Toutes ont ce prince charmant

 

Qui vient les libérer

De leur mauvaise emprise,

Qui sait comment aimer

Celle qu’il s’est promise.

 

Leurs bonnes qualités

Ont été jalousées

Et leur grande beauté

Par d’autres convoitée.

 

On a voulu leur nuire

Pour mieux les écarter

Et même les détruire

Pour s’en débarrasser.

 

Trop gentilles et trop bonnes,

Ces gentes demoiselles

Sont celles à qui on donne

Des coups qui les rendent belles

 

Là où personne ne sait

Détruire ce qui est

Un cœur pur quand on naît

Reste bien ce qu’il est.

 

Mais si le prince est de glace

Que leur faut-il donc faire

Pour sortir de l’impasse

Et ne plus se laisser faire ?

 

Affronter les obstacles,

En restant justes et vraies,

Croire en leur bon oracle

Pour retrouver la paix.

 

9/03/2011

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D'une goutte de rosée...

Tous ces mots assemblés

Forment un long message,

Missive à envoyer,

Signe de bon présage.

 

D’une goutte de rosée

Perlant sur l’alchémille,

Cette eau pure convoitée

Pour oser la magie.

 

Ne pas envisager

De changer le plomb en or.

Simplement parfumer

Ces mots valant de l’or.

 

Pour moi qui les attends,

Avide de les lire,

Ils sont illuminant

Et chargés de sourires.

 

Petite goutte céleste,

Tu nais chaque matin.

Trop peu de temps tu restes

Sereine au creux de nos mains.

 

Tu te languis des mots

Qui naissent de nos cœurs.

Ils sortent de nos stylos

Et font notre bonheur.

 

Tu aides à diluer

L’encre qui coule de nos yeux,

Belle prose à partager,

Mots simples savoureux.

 

9/03/2011

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Toi

Toi, tu es adorable !

Regarde dans le miroir.

Ce n’est pas une fable

Issue d’un vieux grimoire.

 

Au milieu de tes yeux

Brillent deux perles foncées.

Ton regard chaleureux

Est bon à savourer.

 

De tes lèvres tendres,

Tu déposes des baisers

Et sans plus attendre,

Tu allumes un brasier.

 

Ton épaule est solide,

On peut s’y appuyer,

Ne plus sentir le vide

Qui aime empoisonner.

 

Tes bras affectueux

Accueillent tendrement,

Se blottir en leur creux

Y passer de longs moments.

 

De tes doigts délicats,

Tu pianotes la peau.

Cette musique-là,

C’est ce qu’il y a de plus beau.

 

Tes douces mains habiles

Caressent les cheveux

Tu es un être subtil,

Trésor des gens heureux.

 

9/03/2011

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Ce qu'est devenu l'érotisme

 

En hommage à Fabien Escalona

qui ose s’opposer.

 

Durant des siècles d’humanisme,

De talentueux créateurs,

Furent d’ardents adorateurs

De la beauté dans l’érotisme.

 

Les femmes étaient adulées,

Pour leur grâce et pour leur esprit.

Leurs soupirants avaient appris

L’art d’aimer et de cajoler.

 

Le mystère ajoutait au charme

De celles qui voulaient séduire.

Et savaient certes se conduire.

Leur rigueur provoquait des larmes.

 

Passion fougueuse souvent,

Partagée avec élégance,

Dans le monde et surtout en France,

L’érotisme était émouvant.

 

Il est dans l’art, impérissable.

Or, au siècle où tout évolue,

Sans que les jeunes l’aient voulu,

Il apparaît méconnaissable.

 

Les chairs sont exposées à nu,

Dans des poses nauséabondes.

Cependant les spectacles abondent,

Portant les amateurs aux nues.

 

8 mars 2011

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journal de bord, mardi 8 mars 2011

 Les clés de produit, sur les ordis, ne s'attaquent pas, comme leur nom le sous-entendrait, aux serrures traditionnelles.

 

Il m'en aura fallu, du temps, pour le piger.

 

J'ai buté, sur mon PC, durant ... un mois, l'an dernier, lorsque je voulais accéder au trait'ment de textes.

 

"Tapez la clé de produit !"

 

Le slogan rev'nait indéfiniment et bloquait systématiqu'ment la suite des opérations. Oui, brusquement, l'ordi refusait d'avancer ... comme je le souhaitais.

 

Durant trois mois (les trois premiers suivant l'achat du bidule), le trait'ment de textes fonctionnait sans problèmes.

 

Jusqu'au jour où ... cale sèche, arrêt droit dans l'mur.

 

J'ai tenté tous les détours possibles en mon pouvoir. En vain. L'informatique est un champ vaste, si vaste (lapalissade !)

 

Je me suis renseigné chez le fournisseur qui m'avait vendu le PC.

 

En réalité, le trait'ment de textes (via le système "Word") était un programme vendu à part.

Y a quelques années, les ordis cont'naient, dès le départ, le système "Word", dans leur disque dur, mais des multinationales, entre temps, devant la concurrence des privés, auraient mis leur halte-là.

 

Mmm.

 

"Pourquoi ne m'avez-vous pas averti lorsque j'ai ach'té le PC chez vous ?", ai-je demandé.

 

"Monsieur, quand vous achetez une voiture, vous savez que vous avez besoin de carburant pour rouler. Vous me suivez. Le carburant, vous l'ach'tez à part. D'accord. On ne vous dit pas, à l'achat : Monsieur, on vous vend la voiture ... mais sans carburant"

 

Passons sur ce détail logique, pragmatique, terre-à-terre, frustrant et ... arnaqueur, quand même.

 

Hier, j'ai ach'té le programme en question.

 

Aujourd'hui ...

 

Je sais que la "clé de produit'" correspond à vingt-cinq caractères, qu'il faut repérer sur l'emballage. Mouis.

 

Je me lance dans une autre offensive : "Powerpoint" et "Windows 10". J'ai intégré les dénominations, mais quand je les prononce, ça reste du charabia ... indigeste à l'oreille.

 

Mais passons. On avance.

 

Je rêve déjà des diaporamas que je créerai, un de ces quatre, lorsqu'après avoir tâtonné sur le tableau de bord du porgramme "Powerpoint", entre "création", "insertion", "affichage", la Providence voudra bien m'accorder une porte de sortie.

 

Elançons-nous, que diable !

 

Sur ma chanson "Y A DES MAISONS CLOSES", j'imagine déjà le  diaporama où, au refrain, on apercevra, près d'un carrefour, à deux pas d'une grand'route où des éoliennes font recette, un établiss'ment de nuit, avec des néons sur les fenêtres, une Yolande exposant ses seins gonflés à mac, une voiture en diagonale traînant sur des cailloux devant la porte d'entrée.

 

Sur ma chanson "Y A DES MAISONS CLOSES", j'imagine déjà un diaporama parallèle (à l'autre), où les couplets garderont leurs images, leur support et où, au refrain, on apercevra, un jour de grand soleil, dans une village des Fagnes, à deux pas d'un lac et d'un terrain d'camping, une maison blanche discrète, avec un jardin où une dame taille sans doute une haie.

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