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journal de bord, vendredi 11 mars 2011

Fatigué, fatigué, fatigué.

 

Le sommet de la montagne n'est plus très loin, heureus'ment. Mais ... il faut encore le gravir.

 

Et ... mon nez qui lache ses eaux de Versailles, à n'en plus finir, depuis lundi. Pour moi qui ai l'habitude de dormir sur le ventre et sur l'oreille droite, c'est plutôt difficile.

 

Ce matin ...

 

Vers 5 heures 30 ...

 

J'ai du renoncer à l'oreiller, une fois d'plus, trop vite. Le boulot m'attendait, une fois d'plus.

Et je n'avais plus qu'une "petite" heure devant moi.

 

Pourtant ...

 

Je suis resté, quand même, un quart d'heure, immobile, sur mon lit, au moment du réveil. Mes sinus n'appréciaient vraiment pas cette obligation si soudaine et si rapide de filer hors des couettes. Quant aux tempêtes, aux effets-boomerangs en plein dans l'crâne, n'en parlons pas.

J'étais liquéfié, carrément.

 

Sitôt debout, un quart d'heure plus tard (fallait bien !) ...

 

Oui, oui. Les automatismes sont rev'nus : faire couler l'bain, faire trempette, sortir du bain, se brosser les dents, se raser, s'habiller (en m'arrêtant en ch'min, because ... essoufflements, déjà), prendre la clé de la porte d'entrée, quitter le flat, quitter l'immeuble ...

Bref : le train-train habituel.

 

Comme j'ai du mal, quand je dois m'habiller, en quatrième vitesse, le matin.

 

Quand je finis par me rabattre sur des fringues ...

Je ne me sens pas propre.

Je me sens incommodé, quand mes pieds enfilent une paire de chaussettes, pour la troisième journée consécutive, parfois. J'en suffoque.

 

"Si tu connais le mal, tu dois connaître le remède !", me dirait ... mon père.

 

Oui, il me suffit, sans doute, de fouiller dans mon armoire, la veille, d'effectuer, de programmer un choix "nouveau" de fringues, pour le jour qui va suivre.

Je m'y attèle, je m'y applique souvent.

 

Mais, parfois, même çà ...

Le simple fait qu'il faut fouiller son armoire ...

La simple idée d'installer, dans la salle de bains, une chaise sur laquelle je pourrai poser mes futurs habits ...

C'est la mer à boire, surtout ... quand j'aperçois une multitude de fringues dans l'armoire, que cette multitude à elle seule (rien qu'en la r'gardant) me saoûle, me met KO ou me fait attraper des hauts-le-coeur.

Pire ...

Au moment où mes yeux fixent des fringues corrects, je rechigne encore : un polo, pas question ... des chaussettes épaisses, je dis non, je transpire déjà, visuell'ment.

 

A part ça ...

 

Ce matin ...

 

Je me suis rabattu sur mes fringues habituels.

 

La journée a eu le temps de démarrer.

 

Au boulot, j'ai failli avoir le tournis, rien qu'en apercevant une lettre qui tombait par terre.

 

Onze heures du matin. 

 

J'ai démarré ma tournée.

 

Mon équilibre mental s'accroche.

 

On pourrait très bien me dire, maint'nant : "Hugues, si tu réintégrais ton logis, ta chambre ... si tu prenais le temps qui t'appartient ... pour te laver et t'habiller comme tu le sens, sans être à tout bout d'champ à la merci des censeurs qui te barrent la route". Oui, maint'nant, je le sens. Oui, maint'nant, je pourrais être un peu plus performant dans les domaines vestimentaire et hygiénique. Oui, maint'nant, je pourrais me créer des stratégies concrètes, correctes envers ces réalités si évidentes pour certains (et un peu moins chez d'autres).

 

Mais ... je suis encore obligé de reporter cette envie, cet élan dans un "tout à l'heure après l"boulot" où mes aspirations me guid'ront encore, comme par hasard, vers une autre envie, un autre élan loupé(e).

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