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Plongée en zone trouble de la rerésentation

 Semaine de stage autour de la représentation du réel 

 Ou comment percevoir et interpréter le réalisme en peinture.

Je prendrai comme exemple frappant le travail  du peintre Belge

Jan Devliegher que je vous invite à découvrir ici.  

link

Peinture hyperréaliste et pourtant gestuelle et abstraite. 

Je veux montrer à quel point la reproduction du détail en peinture peut être parasite si l'on observe le résultat obtenu grâce à la vision synthétique de ce virtuose.

Dans l'histoire de la peinture réaliste, les plus grands allaient spontanément dans ce sens d'une liberté de la touche sans oublier  le sujet représenté étant prétexte à la peinture.

Sa jupe blanche. 100x80 acry et marouflage sur toile. gegout©adagp 2010

jupe blanche

En fait

le sujet était déjà la peinture chez Rembrandt, chez Goya, et plus récemment  je pense au peintre Français Eugène Leroy qui poussa au plus loin cette ambiguïté de la matière devenant  représentation formelle.

Cette semaine à l'atelier sera une plongée dans cette matière colorèe d'ou émergeront des formes plus ou défigurées.



 

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Le refuge

 

D’impensables exploits s’imposent, se succèdent.

Le cirque quotidien peut rendre abasourdi.

On ne s’étonne plus, ayant trop applaudi.

Nombreux déboussolés cherchent en vain de l’aide.

 

Le cirque quotidien peut rendre abasourdi.

Des hommes téméraires persévèrent et ne cèdent.

Nombreux déboussolés cherchent en vain de l’aide

Se sentent devenus soudainement petits.

 

Des hommes téméraires persévèrent et ne cèdent.

Le progrès fulgurant, parfois anéantit.

Se sentent devenus soudainement petits,

Ceux qui se voient marchant sur une corde raide.

 

Le progrès fulgurant, parfois, anéantit.

Il ne peut profiter que si l’on y accède.

Ceux qui se voient marchant sur une corde raide,

Dans la naïveté trouveraient un  abri.

 

21 ôût 2001

 

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Alvéoles - Le voyage de Judith (11)

Valérie ouvrit la porte de sa chambre et se mit à frissonner.

— Dis-moi ce que tu ressens, lui dit Faustine.

— L'air est froid.

— Tu sens encore la chaleur qui nous entoure ?

— Oui. Elle est dans mon dos, mais devant moi c'est glacé.

— Comme en hiver ?

— Non.

— Comme à la montagne ?

— Non. À la montagne, le froid pince la peau. Ici il pince loin.

— Loin ?

— Profond. Le ventre.

— Tu veux qu'on entre ensemble dans ta chambre ?

— Non. Mon rêve est dedans.

— Et tu as peur de ton rêve ?

— Non, je t'écoute, ça va.

— Dis-moi pourquoi nous ne pouvons pas entrer dans ta chambre.

— Il n'y a pas de sol. Je vois mon rêve, il est partout devant moi.

— Dis-moi ce que tu vois.

— Le ciel et des nuages...

... Et les nuages sont un peu partout. Comme le garçon qui pêche, assis sur la lune, au début de l'histoire de Schrek. Il y a des nuages blancs, tout près, je peux presque les toucher.

Il y a aussi des montagnes. Enfin, non, ce ne sont pas des montagnes. C'est un ensemble de grands rochers, comme on a vu déjà vu en vacances, avec les gens qui grimpent dessus, leur t-shirt en couleur et leurs toutes petites chaussures. Mais sur ces rochers-ci il n'y a personne. Ils sont trop glissants.

— Valérie ? Tu vois quelque chose bouger dans ton rêve ?

— Je ne crois pas.

— Peut-être que tu pourrais le faire défiler ? Comme un film ?

— Attends, je regarde autour de moi.

— Tu peux voir tout autour ?

— En haut et en bas.

Je vois que les nuages bougent. Ils m'entourent, ils vont et viennent. Je flotte. J'ai un peu moins froid. Je vois Judith. Elle flotte aussi. Elle est toute petite parce qu'elle est loin de moi, mais je l'entends comme si elle était tout près. Elle murmure des choses à Dominique. Elle lui dit qu'elle ne l'entend pas, qu'elle n'entend plus rien de sa chambre d'hôpital.

Elle regarde vers le bas.

Maman !

— Je suis là, je reste près de toi, tout près. Tu m'entends ? Tu entends ma voix ?

— Oui, mais...

— Si tu entends ma voix tu n'as rien à craindre.

— J'entends. Ce n'est pas ça. Je n'ai pas peur, mais je sens...

— Tu sens quoi ?

— C'est ce qu'il y a en bas.

— Qu'est-ce qu'il y a en bas ? C'est ça qui te fait peur ?

— Non, c'est Judith. Elle a peur, elle veut Mimmo, mais... Oh Maman, c'est pas de la peur, je me suis trompée !

— Calme-toi, Valérie. Reste près de moi. C'est juste ton rêve, il ne peut pas te faire le moindre mal. Tu peux faire un pas en arrière et refermer la porte. On se retrouvera toutes les deux dans la chaleur orange. Tu veux ?

— Non !

— Valérie ?

— Non, je vois...

— Quoi ?

— Judith, elle chute...

...d'abord tout doucement, puis de plus en plus vite. Elle va se noyer. Mais plus elle chute, plus ça vient vers elle. C'est comme à la télévision quand on a vu les oiseaux d'Amérique tout noirs à cause d'un bateau, ou autre chose, je ne sais plus. Très très collant. La boue monte d'un coup comme si il y avait une bulle dessous, et Judith tombe dedans. Oh !

— Valérie !

— Elle a plongé, mais...

— Mais quoi ?

— Le noir, la boue !

— Oui ?

— Tout est entré !

— Tout est entré ?

Dans Judith. Elle a plongé dans le noir, mais c'est le noir qui est entré en elle. Je la vois, elle est toute nue sur l'herbe, elle ne sait pas ce qui est arrivé. Je vais aller la voir.

— Valérie, non !

— Je dois y aller !

— Reste près de moi ! Écoute ma voix !

— Maman, je vais tomber !

— Fais un pas en arrière, Valérie !

— S'il te plaît, maman, laisse-moi !

— Ferme la porte !

 

(...)

 

Faustine regardait dans le vide. Dominique avait à coup sûr présumé de ses forces : à l'annonce de la température de Judith, elle n'avait plus rien entendu de compréhensible. La conversation avait été interrompue quelques secondes après. Depuis, impossible de le joindre.

Sur place, tout le monde avait aussi eu sa dose. Il était grand temps que le calme reprenne le dessus.

Valérie était revenue à elle d'un coup, criant quelque chose comme :

— Laisse-moi y aller !

Du moins était-ce la meilleure manière d'interpréter son unique hurlement, qui avait déchiré d'un seul coup la voix docile et posée dont la jeune fille avait usé jusqu'alors.

Elle s'était redressée d'un coup, et avait ouvert des yeux exorbités, qu'elle avait plongé dans ceux de sa mère avec une fureur que Faustine avait espéré ne plus jamais voir.

Puis elle avait dit : « Ça va, ça va, pardon », comme une fille de quinze ans qui ne veut pas de l'aide de ses parents, avant de s'allonger à nouveau. Faustine avait tout de suite pris le relais.

— D'accord, Valérie, tu es sortie de ton rêve. Reste près de moi. Nous devons refermer la porte et redescendre les escaliers.

Faustine avait senti son cœur se révolter dans sa poitrine lorsque sa fille avait à nouveau ouvert les yeux :

— C'est bon, maman. Je suis réveillée. Les escaliers, la porte, tout ça... Je gère. Je n'ai plus peur.

 

(…)

 

Daniel observait sa fille du coin de l'œil.

— Me regarde pas bizarre, lui dit-elle en souriant. Je vais bien.

— Je n'aime pas cette expression : me regarde pas bizarre, lui dit-il. C'est indigne d'une fille qui aime les dragons forts et fiers.

— Désolée.

— Ça non, plus, je n'aime pas trop.

— D'accord. J'ai mal à la tête. Où est maman ?

— Elle téléphone à Gérard, pour avoir des nouvelles de Judith. Elle est inquiète. Tu devrais encore te reposer, ma puce. Moi aussi, d'ailleurs. Tu n'as plus peur de t'endormir ?

— Non, non.

— Maman dit que ce n'est pas bon pour toi de ne pas avoir suivi ses conseils, de ne pas avoir compté les marches, et tout et tout. Elle trouve que tu es revenue trop vite de ton rêve.

— Je sais. Mais je ne pouvais pas rester là. C'était trop bizarre. Je voulais aider Judith, et en même temps maman ne voulait pas.

— Tu te souviens de tout ?

— Non, pas tout, soupira Valérie. Le rêve est devenu tout flou avant que je ne ferme la porte. Mais je sais ce qui n'allait pas. Ce n'était pas de la peur.

— C'était quoi, alors ?

— De la tristesse. Plein de tristesse.

Daniel prit une longue inspiration avant de poursuivre.

— Je comprends que tu aies eu envie de sortir Judith de là, dit-il. Et j'espère sincèrement que tout ira bien pour elle. Mais on ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans la tête des gens qui sont dans le coma. Certaines personnes reviennent, d'autres pas. C'est injuste, mais c'est ainsi. On n'y peut rien.

Sur ces entrefaites, Valérie était venue se blottir dans les bras de son papa. Il l'entendit murmurer :

— Si. On peut. Moi je veux.

Daniel battit en retraite. À quoi bon polémiquer ?

— Câlin, ma puce ?

— Câlin.

 

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Maille à maille

 

 

 

 

 

 

Sueur, mascarade, volants bleus dessus-dessous, poupée de chiffon, peau de chagrin tu avances montgolfière. Ma vue est en train de mourir, elle n’est plus une voix mais un œil égaré qui regarde le ventre à l’air l’arc en ciel des couleurs où s'éteignent les lumières en terre ennemie. Je compte sur mes doigts les gestes, les pas en avant, les mains en arrière, je multiplie, je coupe et je divise les mots, la tonalité de la jambe à l'équerre, le bras qui se lève prenant Dieu à témoin. On n’opère pas la mort, on n’opère pas le ventre, on n’opère pas le sexe ni la bouche dans le sexe, on n’opère pas la sève qui monte, la soif, le sexe dans le sexe, on n'opère pas l'envie. Il fait chaud, l’herbe se rétracte, tout se rétracte, le ventre, les ongles, la main dans la poche, la poche comme la voile sans vent. J’ai pris des coups de soleil, j’ai fait le trottoir dans l’herbe verte, j’ai foulé le sol déhanchée. Le baladeur dans les oreilles j’ai fait l’amour à la terre. Les yeux cachés derrières des lunettes noires j’ai baisé la terre, le monde, les cris. Les fesses dans la terre j’ai laissé monter le plaisir des corps qui se séparent. J’ai bu les rêves détruits, les mensonges révélés, la laideur amère, j’ai applaudi sur la table de marbre.

Danse avec moi mon corps la contorsion du cirque, danse avec moi mon corps le morcellement des convergences, danse avec moi parole dans la déchirure du corps. Le robinet fuit, il m’épuise maintenant le cloc cadencé des mots qui donnent vie au corps, il me creuse la tête ce pas minuté. Ma vue est en train de mourir quand les mains me secouent, sueur, tueur de la nuit, mensonge dessus-dessous clairvoyant on le respire le fouet sur la peau. Le claquement s’accélère, le cœur derrière l’arbre se couche, la pluie sous l’escalier ne respire plus quand les chevaux se cabrent dans le bronze. Les bougies vont s’enflammer, ne parle pas trop fort, ne respire plus, les trottoirs sont prisonniers des passants assis sur l’autre rive, écoute les rires des sans cœurs le livre dans la poche pour se donner contenance.

J’ai fait l’amour dans ma tête, j’ai fait la rue et ses parallèles dans l’herbe et le macadam. J’ai bu un perrier menthe la paille dans la bouche, sur la table un livre en attente, sous les pieds la guerre fait crier les graviers. Comment aimer un jardin hanté, les trèfles à quatre feuilles en friche, la musique toujours la même, danse avec moi blessure suspendue à mes lèvres. Ma mère répondez-moi avant que je ne me jette à l’eau, sueur et sel de bain. Marie je l’ai vu plus sombre que le noir de la mort le chat navigant sur les eaux. Au travers des barreaux j’ai tout compris sous un ciel bleu, rubans volants démodés, dessus-dessous, herbes folles au pilori. Maille à maille je détricote les feux d’artifice sur la table quand ses doigts fouillent mon corps.

J’écris au chevet de mon ventre.





lutine - 20-08-2011

 

 

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L'échappée

 Sans besoins, sans attentes, et à peine pensive,

Saine, à l’abri dans la lumière et le confort,

Imbibée de douceur, tendrement, je m’endors.

Vers des lieux virtuels, je vogue à la dérive.

 

 

Saine, à l’abri dans la lumière et le confort,

Mon âme sans entrain redevient attentive.

Vers des lieux virtuels, je vogue à la dérive,

Ravie ou angoissée dans le courant du sort.

 

 

Mon âme sans entrain redevient attentive.

Je m’implique sans cesse en faisant des efforts,

Ravie ou angoissée dans le courant du sort,

Libérée de l’ennui qui me tenait captive.

 

 

Je m’implique sans cesse, en faisant des efforts.

Je vis d’une façon troublante et intensive,

Libérée de l’ennui qui me tenait captive.

La noirceur me surprend à mon retour au port.

 

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PAUSE CAFÉ RÊVE

PAUSE CAFÉ RÊVE

André Chamberland 20 août 2011

 

Chevauchant ma Jeep sur la piste d’hébertisme qu’on nomme Boulevard des Chenaux, tasse de café à la main, arriva ce qui devait arriver. Ouch! Ma cuisse! Quelques gouttes venaient de s’extirper de la vague en furie et de sauter sur moi. De si petites gouttes font si mal, j’ai peine à imaginer un tsunami de café déferler sur mon passager.

 

Encore endormi, je vis mon rêve chéri poser son tapis volant sur le fleuve Saint-Laurent. Après une semaine de haute voltige, bravant tempête et soleil de plomb, il flottait oniriquement n’affichant aucune trace de peur ni même de crainte. La mer frémissait si doucement à comparer avec les écarts météorologiques récents.

 

Après quelques instants de répit, mon tapis s’éleva de nouveau et reprit ses acrobaties célestes sous mon regard ébloui. L’étendue d’eau avait été moins dangereuse pour lui que mon sentier des Chenaux en auto. Une fois rendu à la brûlerie, je descendis pour m’acheter un autre café. Surprise, j’aperçois mon rêve faire de même.

 

Après avoir savouré mes deux plaisirs, à moitié réveillé et à moitié endormi, nous reprîmes notre chemin ensemble sur la route du bonheur. Le temps s’annonce beau pour plusieurs jours maintenant. Souhaitons que ce soit pour toujours. Bonne journée à toi, mon rêve. Bonne journée à toi, André!

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Réveiller les "ass croupis" du mois d'août

SDC10521.jpg

1er état 120x120 acry sur toile avec marouflage gegout©adagp2011

 Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini."

Arthur Schopenhauer..)

 Eh oui, c'est le retour à la réalité..la rentrée. Seuls les artistes pourront continuer à rêver.. eh encore.. ça dépendra! Faudra montrer patte blanche, être un Artiste et rester à sa place de doux rêveur.

 Sans cela expulsion hélico presto vers le Pays qui ne rit pas, le pays sans élan qu'est devenu la France.

 Vieux pays tout rouillé  comme ces bateaux échoués  qui n'attendent même plus le retour de la mer.

SDC10521.jpg

Allez, on laisse tomber, on ronronne, le ventre trop plein devant la télé..on attend la venue du messie.. un autre Sarkosi.. un Aubry.. tous aux abris..

 

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Un jour, la parole dit au silence:

 

 Toi, tu n'es rien, rien qu'un vide, rien qu'une absence .

 Moi, je dessine des sons,je sculpte des idées,je bâtis des raisonnements, je tisse des amitiés,

 Moi,je suis Parole de Vie ,

 Toi, tu n'es que Silence de Mort,

 

 Alors, le silence ne répondit pas, bien sûr, ce n'était pas son habitude!

 

Mais quand la Parole eut fini son discours, elle voulut reprendre son souffle,

et, tout à coup...elle tomba dans le Silence.

 

Elle eut peur, elle trembla, elle voulut se boucher les oreilles, tant était horrible ce qu'elle éprouvait,

elle se débattait comme un homme à la mer, elle tentait des "oh',des"hein?' des 'Je m'explique'

Mais le silence eut le dernier mot.

 

La Parole alors se mit à comprendre qu'elle avait besoin du Silence,comme le nageur a besoin de l'eau,

que les mots qu'elle découpe sont taillés dans le Silence,

qu'il faut le Silence de l'écoute pour que deux êtres se rencontrent,

que la vraie Parole mûrit dans le Silence comme le blé au soleil,

et qu'elle se charge ainsi d'idées et d'émotions.

 

La Parole alors apprit à se taire...

et à  aimer le Silence.

Elle se lia d'amitié avec le geste, lui, le silencieux.

Elle comprit la musique,elle, qui joue depuis toujours avec les silences.

Elle prit la résolution de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler,

pour prendre le temps de voir si ce qu'elle a à dire est plus important que le Silence.

 

Dès lors, il y  eut beaucoup moins de bruit mais plus de fraternité parmi les hommes.

 

(Anonyme .)

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Alvéoles - Le voyage de Judith (10)

Sur le conseil de Daniel, Faustine accepte l'idée d'aider sa fille Valérie à se souvenir de son cauchemar, pour qu'elle puisse enfin se détendre et dormir. Mais Valérie a d'autres projets.

 

Faustine avait bien dû admettre que son mari n'avait pas insisté, et que c'était Valérie qui était elle-même revenue sur le sujet. Ils avaient trouvé de quoi faire des crêpes, ce qui malgré les circonstances avait ravi toute la famille. Les signaux de satiété aidant, le sentiment de sécurité avait fini par s'imposer, et contribué à détendre tout le monde.
— Tu peux le faire, tu sais, maman.
Le silence qui s'était imposé avant avait laissé à Faustine tout le loisir d'anticiper les propos de sa fille, mais malgré cela, la jeune femme s'était accordé quelque temps avant de répondre.
— Si tu le souhaites, je suis d'accord, ma chérie. Mais je voudrais savoir comment tu te sens, maintenant.
— Mal à la tête et des trains qui passent un peu partout, répliqua-telle, utilisant la métaphore enseignée par son pédiatre quelque temps plus tôt.
— Et très fatiguée ?
— Ça va, dit sa fille avec une indifférence feinte.
Daniel avait souri en s'éloignant. Il se souvenait comme d'hier du temps où sa fille avait décrété que la sieste et aller coucher tôt, c'était pour les bébés.
— Je crois qu'un petit somme me fera le plus grand bien, moi. Ne faites pas trop de bruit, hein, les filles.
Valérie avait regardé sa maman d'un air complice :
— Je parie qu'il va tout écouter.
Faustine, qui en était persuadée, avait demandé si cela la dérangeait, ce à quoi Valérie répondu, en levant les yeux au ciel :

— Mais non. C'est juste que je n'ai pas trop envie de pleurer.

 

(...)

 

Valérie se détendait peu à peu.
Elle s'était allongée à plat sur le canapé. Ses pieds effleuraient l'accoudoir, et le sommet de son crâne flirtait avec la cuisse gauche de sa maman, assise à côté d'elle.
— Tu es bien ?
— Oui.
— Bien. Tu veux bien me rappeler ce que tu aimerais que je fasse ?
— Je voudrais que tu m'aides à me souvenir de mon rêve.
— Tu voudrais que je t'aide. Et te souviens-tu de comment nous pouvons faire ? Tu peux le dire ?
— Oui, tu vas m'aider à ouvrir ma mémoire, et je vais pouvoir me souvenir.
— Tu vas pouvoir te souvenir de quoi, exactement ?
— De mon rêve, où j'ai vu la femme de Dominique. Je veux m'en souvenir, parce qu'à la fin, c'est devenu un cauchemar. Je veux m'en souvenir pour ne plus avoir peur de dormir et de refaire ce rêve tout le temps.
— Comme pour monstre-placard ?
— Oui, comme pour monstre-placard.
— Tu veux te souvenir de ton rêve, et pour cela tu vas écouter ma voix, qui est là pour t'aider. Tu veux bien écouter ma voix ?
— Oui.
— Je fais ma voix toute douce, comme tu aimes quand on se raconte des choses avant de dormir. Tu te souviens ? Tu entends ma voix, et avec elle tu n'as pas peur. Tu peux me dire cela ?
— J'entends ta voix et n'ai pas peur.
— Bien. Que vois-tu derrière tes paupières ? De l'orange ?

— Oui.
— C'est le soleil au-dehors qui donne cette couleur. Un beau soleil tout chaud. Tu aimes l'orange derrière tes paupières ?
— Oui.
— Tu aimes quand il fait chaud ? Tu voudrais que la chaleur t'accompagne ?
— Oui.
— C'est d'accord. La chaleur restera avec toi et avec moi. Je voudrais que derrière l'orange que tu aimes, tu puisses apercevoir notre maison, un peu comme dans le brouillard. Tu peux faire apparaître notre maison ?
— Oui. Je vois notre maison.
— C'est très bien. Nous allons entrer dans la maison, toutes les deux, et la chaleur et la douce couleur orange vont nous accompagner. Tu veux bien ouvrir la porte ?
— Oui.
— Elle est ouverte ?
— Oui.
Petit à petit, la voix de Valérie était venue s'accorder aux intonations douces de sa maman. Ses affirmations ne furent bientôt plus que de simples ponctuations dans le discours de Faustine.
— Merci. Je vais t'accompagner partout dans la maison, jusqu'à ce qu'on trouve ton rêve. Tu veux bien chercher avec moi ?
— Oui.
— D'accord. Allons voir dans la cuisine. Tu crois que ton rêve s'y trouve ?
— Je ne sais pas.
— Tu es dans la cuisine ?
— Oui, avec toi.
Faustine se concentra. Elle ne devait pas laisser sa fille avoir le moindre doute quant à sa présence à ses cotés.
— Avec toi dans la cuisine. Tu as faim ?
— Non.

— Dans ce cas, nous pouvons quitter la cuisine. Je t'accompagne. La chaleur aussi, pour nous envelopper et nous protéger. Sais-tu où se cache ton rêve ?
— Je crois.
— Tu peux me le dire ?
— Dans ma chambre.
— Dans ta chambre. On va y monter ensemble, avec la douce chaleur orange ? Tu veux bien ?
— Oui.
Faustine perçut la petite vibration dans la voix de sa fille.
— Tu as peur ?
— Un peu.
— Tu entends ma voix et tu as un peu peur ?
Un petit sourire vint se peindre sous les yeux clos de la jeune fille.
— Oui, c'est idiot, dit-elle. Je n'ai pas peur. Pas maintenant.
— Je comprends. Ma voix reste avec toi, et moi aussi je reste avec toi, tout près, et la chaleur aussi. On monte les escaliers ?
— Oui.
— On va compter les marches, tu veux bien ? Combien y en a-t-il ?
— Dix-sept.
— Exact. On compte jusque dix-sept, au bout de dix-sept marches, nous serons face à la porte de ta chambre. Tu es prête ?
— Oui.
— Alors c'est parti. Un... Deux...


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Quelques pages proposées In the Groupe des Peintres Grands - Arts et des Lettres 
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Les discours sur l'art de Bernard Berenson, collectionneur, esthète et critique Verser Bernard Berenson, L'Art sans une Doute une histoire, MAIS

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Hommage à Paul Delvaux - Arts et des Lettres 
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La Voila, Magritte après-ski, puisqu'on etait la DANS belge du surréalisme en plein, Fallait donc also honorer M. Paul Delvaux .. Noûs Sommes ICI

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Rien donc la DANS "Les Caves du Vatican» de Gide ne Résiste à l'empire de l. .. 
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Il s'agit d'un roman d'André Gide (1869-1951), à Paris Publié Dans La Nouvelle Revue française les 1er janvier, 1er février et 1er Mars 1914

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Solitude de la Pitié - Arts et des Lettres 
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Solitude de la Pitié is a Recueil de nouvelles de Jean Giono (1895-1970), publiées à l'Intransigeant Dans Paris de 1928 à 1932, et en vol

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Les Poulies de la Pensée Surréaliste - Arts et des Lettres 
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Acrylique sur toile de lin 80cm x 130cm www.olamboray.com Encore un Belle Demeure de l'Avenue Fr. Roosevelt à Bruxelles, Le Soir d'éclipse Où

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Page de (d ') Muriel Cayet - Arts et des Lettres 
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La page de de Muriel Cayet sur Arts et des Lettres

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Muriel Cayet Peintre (France) - Arts et des Lettres 
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Muriel Cayet Artiste peintre et art thérapeute-, Muriel Cayet Anime des ateliers d'expression de nombreu ... DEPUIS

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Les Amis d'Olivier Lamboray - Arts et des Lettres 
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Groupe des admirateurs du peintre Olivier Lamboray

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Un vin nouveau outres neuves! Questions et Propos sur la peinture, la l. .. 
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Suite à l'ONU Échange de mails with Robert Paul, je me suis décider à ouvrir Aujourd'hui CE du forum sur la modernité en art, particuliérement en p

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A Ceux Qui Ont Perdu Les Mots Qui les armaient: Les Immémoriaux de Victo ... 
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«Les Immémoriaux» is a Récit de Victor Segalen (1878-1919), Publié à Compte d'auteur sous le pseudonyme de Max anely à Paris au Mercure

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Au nom d'UNE Apre curiosité, les Souvenirs de Charles de Tocqueville - A. .. 
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Il s'agit des Mémoires de Charles Alexis Clérel de Tocqueville (1805-1859), publiés à Paris chez Calmann-Lévy en 1893. Écrits en 1850-1851

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Méditation - Arts et des Lettres 
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Rechercher. Inscription gratuite; Se connecter. 2 235 479 pages consultées sur le Réseau du 1er septembre 2009 au 9 mai 2011. Arts et Lettre


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Une oeuvre de Michel François s'installe en ville...Fille de l'industrie, La Louvière a le regard braqué sur l'horizon...L'avenir s'y construit, jour après jour, au travers d'unevaste opération de rénovation urbaine en cours dans lecentre-ville mais également avec la perspective toute proche de l'opération « La Louvière, Métropole culture » qui mettra la cité à l'honneur en 2012.  La Louvière se prépare... Et se pare de ses plus beaux atours. L'art public y contribue. « Le Scribble » de l'artiste bruxellois Michel François s'est installé sur le boulevard Mairaux, entre les places Communales et Maugrétout. Ce " foisonnant gribouillis "en cuivre peint de sept mètres de haut » placé sur son socle de béton est la première des quatre oeuvres qui émailleront l'espace public dans le cadre de ce renouveau urbain. La Louvière se dévoile... en  vous conviant à la découverte de cette oeuvre, du projet d'art en ville et des espaces publics rénovés lors d'une conférence de presse qui se tiendra le vendredi 26 août à 11h au Musée Ianchelevici, place Communale 21 à La Louvière. D'ores et déjà, vous pouvez prendre connaissance, ci-dessous, de la plaquette de présentation du« Scribble », qui sera diffusée lors de l'inauguration de l'oeuvre qui a lieu le même jour à 19h, en présence de Rudy DEMOTTE, Ministre-Président du Gouvernement de la Région wallonne et Président de la Commissiondes arts de la Région wallonne. Cette inauguration sera suivie par un buffet citadin et de nombreuses animations qui ont pour vocation de donner aux riverains l'occasion de s'approprier les nouveaux espaces publics (vélo, roller, cirque, musique...). Parmi celles-ci, l'ouverture exceptionnelle du Musée Ianchelevici et deson exposition « Machines Improbables » jusqu'à 21h.


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Paroles d'enfant ...

Chaque mercredi après-midi,c'était jour de fête ...La tendresse, l'amour, les calins, les rires étaient au rendez-vous .

Dès 11h 45 , je l'attendais devant la grille ... La cloche de l'école maternelle sonnait à midi .

 

Qui de nous deux était la plus impatiente , je ne sais ...

 

Mais ce  mercredi, il y aura un plus , je vais réaliser un de ses souhaits ...

 

Mon petit bouchon aime bien ses crayons, ses feutres , mais depuis quelques temps elle veut 'pintre ' .

 

Je vous laisse imaginer sa joie , ses yeux pétillants de plaisir dès la découverte d'un gobelet rempli d'eau claire, d'un chiffon tout propre, d'une petite toile blanche , d'un pinceau et d'une palette de couleurs.

 

Mon petit bouchon va 'pintre' ...et comme tout artiste ,elle ne veut pas de ma présence à ses côtés .

 

Alors je me fais toute petite, je m'installe dans le fauteuil, un livre à la main mais ne pouvant m'empêcher de jeter des regards furtifs ...et de sourire en voyant mon artiste à l'oeuvre ...Front qui se plisse, les yeux qui se lèvent vers le plafond... le pinceau  voyage du gobelet ,au chiffon , à la palette ..;et termine sa course sur la toile ...Elle me semble bien inspirée ...

 

Voilà la touche finale, un soupir de satisfaction s'échappe et triomphante elle m'offre son chef d'oeuvre ..

'C'est pour toi, Mamy ...c'est beau hein?''

'C'est magnifique ma chérie, c'est un arc-en-ciel?'

Alors là, les poings sur les hanches, le regard réprobateur, la réponse fusse , presque cinglante ...

' M'enfin Mamy , mets tes lunettes !' ( Etonnement, car je ne porte pas de lunettes , du moins pas encore ')

' C'est un coeur avec un corps !'

Oups, j'ai pris rendez-vous chez l'occuliste ...j'avais besoin de lunettes ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12272748085?profile=originalConcours annuel 2013 de la Classe des Arts

 

Dès la création de la Société littéraire de Bruxelles, ancêtre de l'Académie, l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche lui confie l'octroi de deux prix annuels, l'un pour les Sciences, l'autre pour les Lettres. Cette tradition s'est maintenue depuis 1769 et actuellement chaque Classe peut décerner six prix d'égale valeur destinés à récompenser les auteurs des meilleurs travaux présentés en réponse aux questions qu'elle a mises au programme de l'année.

La Classes des Arts de l'Académie a clôturé la liste des questions du Concours annuel de 2013.

Les réponses à ces questions doivent être déposées au plus tard le 31 mars 2013.

Liste des questions

Création artistique

Première question : sculpture
Dans son œuvre, le candidat choisira une recherche tridimensionnelle (sculpture) en accord avec l’environnement. La taille définitive, le choix des matériaux et la technique d’exécution devront être précisés. Le projet pourra être présenté sous forme de maquette ou de montage photographique/infographique.

Deuxième question : art du relief
Même programme que pour la première question, mais appliqué au relief.

Histoire et Critique

Première question
On demande une étude sur la critique et l’esthétique musicales de Boris de Schloezer.

Deuxième question
On demande une étude sur l’architecte Jean Englebert.

Conditions réglementaires générales

A. Histoire et Critique

Prix de 1250 €.

Les mémoires présentés aux concours annuels des quatre Classes de l’Académie sont adressés directement à M. le Secrétaire perpétuel (Académie royale de Belgique, Palais des Académies, rue Ducale, 1 à 1000 Bruxelles) avant le terme fixé. Ceux qui seraient remis après ce terme seront exclus du concours.

Les mémoires doivent être adressés en trois exemplaires. Ils portent normalement le nom et l’adresse de leur(s) auteur(s). Néanmoins, ceux qui le désirent peuvent garder l’anonymat. Dans ce cas, ils joignent à leur travail un pli cacheté renfermant les renseignements ci-avant et portant une devise ou un sigle reproduit en tête de leur mémoire.

Les mémoires déposés devront être originaux et préciser explicitement la question à laquelle ils répondent. Ils consisteront : 
- soit en un document inédit, qui peut cependant inclure des parties de mémoire présenté par ailleurs pour la collation d’un grade académique (licence, doctorat, agrégation de l’enseignement supérieur, diplôme d’études approfondies…), mais en aucune façon un tel mémoire in extenso ; 
- soit en un ensemble de publications, sorties de presse postérieurement à la formulation de la question par l’Académie, constituant un ensemble cohérent et réunies par une présentation et des conclusions générales.

L’étendue des mémoires sera réduite au strict nécessaire (maximum 250 pages de 2 500 caractères par page). Le plus grand soin sera accordé à la correction de la forme et à l’exactitude des citations ; la bibliographie prendra en compte les travaux publiés jusqu’à une date aussi proche que possible de celle du dépôt du mémoire.

Les membres et les associés ne peuvent prendre part aux concours dont le programme a été établi par l’Académie.

Les mémoires soumis restent déposés dans les archives de l’Académie et y sont accessibles aux chercheurs.

Les auteurs peuvent solliciter de l’Académie, si elle en a la possibilité et l’accord de la Classe, la publication en tout ou en partie des travaux couronnés.


B. Création artistique

Prix de 1250 €.

Les envois devront être faits directement à M. le Secrétaire perpétuel de l’Académie (Académie royale de Belgique, Palais des Académies, rue Ducale, 1 à 1000 Bruxelles), avant le terme fixé.

Les concurrents sont tenus de garder l’anonymat ; ils joindront à leur œuvre un pli cacheté renfermant leur nom et leur adresse et portant une brève devise ou marque distinctive qui sera répétée sur le projet même.

L’Académie n’accepte que des travaux complètement terminés. Les auteurs des projets couronnés sont tenus d’en donner une reproduction photographique qui sera conservée dans les Archives de l’Académie avec les autres pièces du concours.

Un délai de trois mois est accordé aux auteurs des projets pour en réclamer la restitution, à leurs frais. Passé ce délai, l’Académie n’est plus responsable de ces projets.

Les compositeurs qui ont obtenu un prix de l’Académie, autorisent celle-ci à faire exécuter l’œuvre couronnée à l’occasion d’une de ses séances publiques.


Pour toute information complémentaire, nous vous prions de contacter Béatrice Denuit.

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Alvéoles - Le voyage de Judith (9)

Valérie précipitamment quitté Judith, prisonnière dand "l'endroit où l'on fait les rêves dont on ne se souvient pas". Elle se retrouve dans notre monde, où la petite famille est menacée. Mais Valérie refuse d'abandonner Judith à son sort. Son attitude inquiète ses parents.

 

Faustine observa l'infirmière dont le regard s'attardait sur les écrans de contrôle, l'air maussade. Après une hésitation, elle déploya une couverture supplémentaire sur le lit de Judith.
— Elle a froid ? tenta Faustine.
— Trente sept, dit l'infirmière, sachant que cette information était loin d'être confidentielle.
— C'est ça qui m'a fait peur, dit Valérie en serrant le cou de sa maman. Enfin, en partie.
— Quoi donc, ma chérie ? Il faisait froid dans ton rêve, c'est ça ?
— Pas dans mon rêve. Dans Judith.
— Ma puce... Ce n'est pas de ta faute.
— Si. Je l'ai laissée toute seule.

 

(...)

Plus tard, Valérie et sa famille doivent quitter l'hôpital avec précipitation.

(...)

 

Valérie se blottit contre sa maman.
— Tu ne veux pas te reposer un peu, ma chérie ? demanda Faustine. Sur le canapé ? Comme ça tu restes près de nous.
— Je ne suis pas fatiguée. Je n'ai pas envie de dormir.
— Mais tu as encore la grippe. Le repos est le meilleur moyen de guérir, je te l'ai déjà expliqué.
— Je voudrais que Judith guérisse aussi.
Faustine eut un sursaut de culpabilité.
Nous l'avons abandonnée.
— Ça va aller, ma chérie. Elle est à l'hôpital, on la soigne.
— Elle n'est pas à l'hôpital, maman, lui dit-elle d'un ton de reproche. Elle est dans le rêve. C'est là qu'elle a besoin d'aide.
La jeune femme s'assit dans le canapé, sa fille à califourchon sur elle, ignorant que c'était là que Dominique avait transporté sa femme juste après l'attaque des abeilles. Daniel, ne sachant que faire depuis leur arrivée à la bastide, avait empoigné l'aspirateur pour débarrasser le salon, la chambre et la salle de bains des cadavres d'hyménoptères
laissés par les pompiers.
— Raconte, dit-elle, laissant à sa fille tout le champ d'expression possible.
Valérie hésita.
— Je ne me souviens plus bien.
— De quoi ne te souviens-tu plus bien ?
— J'ai vu Judith avant qu'elle ne devienne comme une statue.
— Tu veux dire : avant son accident ?
— Non, dit sa fille, dont la nervosité montait. Dans mon rêve. Je l'ai vue tomber dans la rivière noire.
— Et tu te souviens de ce qui s'est passé ensuite ?
Elle commença à se tortiller sur le ventre de sa maman.
— Non.
Faustine serra sa fille contre elle.
— Ce n'est rien, ma chérie. Tu as zappé ce moment-là ? C'est ça ? C'est comme un cauchemar qui joue à cache-cache dans ta tête ?
— Oui. Je ne veux pas dormir.
— C'est d'accord. Tu peux t'allonger dans le canapé, tu peux te reposer sans t'endormir, comme ça tu ne feras pas de cauchemar.
— Oui, mais...
— Quoi, ma chérie ?
— Mais qui va aider Judith ? Elle va mourir si on ne fait rien.

 

(...)

 

Daniel avait terminé d'aspirer les cadavres d'hyménoptères dans la pièce, au grand soulagement de sa femme et de sa fille. La seconde parce qu'elle avait mal à la tête, la première parce qu'après une telle nuit, même la vue d'une mouche l'aurait fait hurler. Il lui faudrait du temps avant qu'elle ne puisse à nouveau accepter la compagnie de ses propres abeilles.
Valérie s'était allongée sur le canapé. Les yeux fermés, elle tentait de se reposer, mais Faustine, assise auprès d'elle, doutait qu'elle puisse s'endormir. Le visage de sa fille trahissait sa grande nervosité : d'imperceptibles battements de paupières s'associaient à quelques mouvements discrets mais désordonnés au niveau de ses mains, qui
semblaient vouloir saisir quelque chose.
— Ma chérie, je suis désolée que tout ceci nous arrive. Tu n'y es pour rien, tu sais.
Paradoxalement, c'est d'une voix calme et les yeux toujours clos que sa fille lui répondit :
— Je sais bien, maman.
— Je ne voulais pas que tout ceci nous arrive.
— Dominique a dit qu'on est en sécurité ici ?
— Oui, ma chérie, tu n'as rien à craindre.
— Alors Judith est la seule à être en danger ?
— Non, Dominique a dit que les gens qui nous cherchent ne risquent pas de lui...
— Maman, ce n'est pas de ça que je parle !
— Ok, ok, dit Faustine, un peu fâchée que sa fille revienne à nouveau sur le sujet. Mais nous ne pouvons rien faire.
— Il faut la délivrer, dit Valérie après une longue hésitation.
— Comment ? demanda Daniel qui venait de s'asseoir juste derrière Faustine. Tu as une idée ?
— J'ai peur d'y penser.
— Repose-toi, ma chérie, dit Faustine.
— Ma puce, insista-son père, tu ne te souviens pas de ce qui te fait peur ?
— Non, je n'ai pas envie.
— Tu as peur de rêver encore de ça ?
— Oui.
— Et... Tu te souviens de monstre-placard ?
— Daniel ! sursauta Faustine.
— Oui.
— Tu veux que maman...
— Daniel... reprit-elle comme une menace.
— Laisse parler notre fille, veux-tu ? Je crois qu'elle est assez grande pour savoir si c'est une bonne idée ou non. Qu'en penses-tu, Valérie ?
— Je ne sais pas.
— Tu te souviens comment tu lui as donné un gros coup de pied dans le derrière, à monstre-placard ?
— Arrête de lui vendre cette idée, Daniel !
— Moi, je m'en souviens, continua-t-il, ignorant la remarque de sa femme. Vous avez été formidables, maman et toi.
— Mmm... fit la jeune fille, laissant apparaître une petite ride verticale entre ses sourcils.
— Daniel, pour l'amour du ciel !
— Tu sais quoi, ma puce ? Prends le temps d'y réfléchir. Maman et moi allons voir dans la cuisine s'il y a de quoi manger. On peut te laisser quelques minutes ?
— Vous allez vous disputer sans que j'entende ?
Les parents s'échangèrent un regard qui les mit d'accord sur un point : Valérie était bien leur fille, directe comme son père, clairvoyante comme sa mère.
— Nous allons nous accorder, dit-il. Tu sais comment ça se passe.
— Oui.
— Merci ma puce, dit Daniel, invitant Faustine à se lever.
La porte de la cuisine à peine fermée, la jeune femme brandit un index menaçant vers la poitrine de son mari, exactement comme Mimmo l'avait fait envers elle à l'hôpital.
— Daniel ! On ne fait pas ça à la légère !
— Je le sais, dit-il d'une voix calme. Justement. Toi, tu sais comment faire, et je respecte cela. Tu te souviens de notre fille lors de l'épisode de monstre-placard ? De son visage, mangé par les cernes, à force de s'empêcher de dormir ? Dieu sait ce qui se serait passé si tu n'étais pas intervenue.
— Nous n'en sommes pas là.
— Pas encore. Et je sais aussi que tu répugnes à user de ces compétences avec notre fille. Mais regarde les choses objectivement. Jamais nous n'avons vécu quoi que ce soit qui ressemble à ce que nous vivons depuis deux nuits. Notre fille vient de fuir d'un hôpital en compagnie d'un gars qui a mis hors d'état de nuire deux tueurs. Sa maman et son papa ont échappé à la mort. Même si elle ne connaît pas les détails, elle palpe notre angoisse. Et en plus, elle a la grippe A.
— Je sais tout ça, Daniel.
— Elle a cauchemardé à propos d'une femme dans le coma. Crois-tu sincèrement qu'elle va passer à travers ça sans le moindre souci ?
— Ce que tu me demandes de faire n'est pas anodin, Daniel, tu le sais très bien.
— Je sais. Mais tu es une experte, Faustine. Et je te fais confiance. Je ne veux pas que notre fille ait à traîner de mauvais rêves des années durant. Surtout en ces circonstances. D'ailleurs je ne te demande pas de le faire, je te demande de répondre positivement si et seulement si elle te le demande.
— Tu lui as déjà mis l'idée en tête.
— Je lui ai juste rappelé que maman peut l'aider, si elle veut.
Faustine baissa les yeux et sourit doucement. Son mari comprit que la conversation était terminée. Ils revinrent dans le salon où les attendait leur fille.
— Voilà, dit Daniel d'un ton satisfait. Ça va, ma puce ?
— Oui, dit-elle en ouvrant les yeux. Ça a été court.
— Ah bon, tu trouves ? dit Faustine.
— Oui, souvent quand vous vous accordez, vous allez dans votre chambre, et après vous êtes de super bonne humeur. On mange quoi ?

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Sur les chemins de Compostelle ...

 

18 juillet 2011

 

Ah, ça vaut la peine de marcher, de vingt kilomètres en vingt kilomètres, à peu près, chaque jour ... de découvrir des villages, des paysages ...

Ah, ça vaut la peine, aussi, de rencontrer les gens qui vous accueillent chez eux, chaque soir, dans une chambre d'hôte, un lieu d'hébergement ...

 

Y a un jour ou deux, je tombais dans une famille.

 

Les habitudes, les rites, les manies des personnes chez lesquelles on loge.

 

"Monsieur, vous laissez vos sandalettes en bas de l'escalier !", me dit soudain le monsieur qui m'accueille, au moment où je suis prêt à filer dans la chambre où je vais dormir, à l'étage.

 Je m'exécute. Je ne suis pas du genre ... contrariant. J'enlève mes sandalettes.

Et le monsieur continue, aimablement, en souriant, à me dire, fermement, quand même (je le sen) : "Eh bien oui, monsieur, c'est dans les usages !"

 

OK, OK. Je connais, dans ma vie, des gens qui fonctionnent comme ça. Qui retirent leurs chaussures avant de grimper à l'étage. OK, OK. J'y avais pas pensé. Faut dire : j'ai l'habitude, à Etterbeek (Bruxelles), où j'habite toute l'année, de franchir un ascenceur, d'arriver, tout neuf tout frais, au troisième étage de mon flat, sans devoir passer par le rite d'enlever mes chaussures.

 

A un autre moment, chez ce même habitant ...

 

Il me propose, très gentiment, de passer à la salle de bains. Je dis : pourquoi pas. Je m'aperçois très vite que ... j'ai du mal à faire fonctionner les robinets, dont les mécanismes (eau chaude, eau froide) ne ressemblent pas à ceux que je connais, d'habitude. Je tente de me démerder, avec mon bon sens. Sans résultat. Je prends la peine de descendre, d'appeler le monsieur, qui finit par se rendre à la salle de bains, pour me montrer comment je dois procéder. D'accord, d'accord. Et quand nous finissons par entrer (à deux) dans la salle de bains, il y a (et ça me gêne), un peu d'eau sur le sol. Oui, les robinets avaient eu le temps de se mettre un peu en marche !

 

Quelques minutes plus tard, dans cette même salle de bains, seul, à nouveau, au moment où je suis prêt à filer dans la baignoire ...

 

En flanquant le premier pied dans cet endroit béni ...

 

Je m'aperçois qu'il n'y a pas de bouchon, sur la baignoire, pour boucher le trou où l'eau s'évacue. Je cherche un peu partout dans le coin. Rien, rien.

Je prends la peine de m'habiller à nouveau, de filer à nouveau en bas, de le signaler au gars, qui me répond : "C'est pas grave ! Prenez une douche !"

Je ne dis rien. J'agis maint'nant en connaissance de cause. Mais je m'aperçois que c'est pas commode : se mettre dans une baignoire comme si on se mettait dans une douche, bof ! Je me serais tell'ment bien assis pour me laver, avec de l'eau chaude autour de moi. Mais voilà : je suis chez l'habitant (qui ne souhaite probablement pas, pour des raisons d'économie, gaspiller trop d'eau).

 

Faut dire que : je ne suis pas très à l'aise, chez les autres, dans des moments pareils.

Faut dire que : je peux avoir le sentiment d'avoir gaffé, d'avoir commis un impair (j'ai tant de souv'nirs d'enfance, dans ce type de registre).

 

Mais, une heure plus tard : je m'aperçois qu'il y a plus de peur que de mal. Quand, avec un autre pélerin de passage dans ce même endroit, on prend le repas avec toute la famille (dont le fils qui doit, le lendemain, repasser son permis de conduire).

 

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Arrivé à Reims, en début d'après-midi, après avoir posé mes bagages dans une chambre, eh bien, je m'en vais parcourir la ville, oui

 

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Reims : y a des trams, par ici ...

 

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Regarder dans la même direction, quand on est deux ...

 

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Les auteurs classiques nous regarderont toujours, à travers le hublot.

 

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Ca aussi, c'est de la culture.

 

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continents dans l'espace

 

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bonsoir, à demain ...

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L'ORAGE...

L'orage violent, était spectaculaire

Il dégorgeait enfin d'un monde délétère!

Balayés les rancoeurs et les ressentiments

Noyés dans la fureur tous les faux-semblants!

 

L'orage remet à plat avec discernement

Il fait de la place à ce qui est important...

La valeur d'un sourire apparait au matin

Quand la pluie qui perdure nous laisse à notre faim!

 

L'orage, c'est étrange, évoque le soleil...

C'est une nostalgie à nulle autre pareille!

C'est quand les choses manquent que l'on comprend enfin...

Oh! Combien est fragile tout ce qui est humain!

 

L'orage et son tonnerre émettent une semonce

Ecoutons sa colère pour le monde qu'il dénonce!

Reprenons donc courage, oublions nos erreurs

Ce n'était qu'un orage... il faut gérer ses peurs!

J.G.

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Bourses de déplacement pour les auteurs offertes par le Conseil des arts et des lettres du Québec


Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a renouvelé l’offre des bourses de déplacement aux auteurs pour la Foire du livre de Bruxelles et pour le Salon du livre de Paris. Heureuse nouvelle, pour 2012, une bourse sera également offerte pour le Salon du livre et de la presse de Genève. La date limite pour soumettre votre candidature est le 1er octobre 2011. Le dossier doit être rempli par l’éditeur et par l’auteur et envoyé aux bureaux de Québec Édition.
Pour de plus amples informations, lire le document sur le site Internet de l’UNEQ (format PDF).

 
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Isaac ou Ismaël ?

 

On ne sait pas très bien encore,

Quand les musulmans commémorent,

Lors d’une fête de l’islam,

Le sacrifice d'Abraham,

 

Comment ils ont eu l’assurance,

Que réduit à l’obéissance,

Il devait offrir Ismaël,

Et non Isaac, à l’Eternel?

 

Or les juifs ayant la mémoire,

Des miracles de leur histoire,

Ont-ils aussi un jour sacré

Pour cette grâce à célébrer?

 

Si les citoyens d’Israël,

Tous égaux devant l’Eternel,

Unis, voulaient se recueillir,

Au moment de se souvenir?

 

23 août2011

 

 

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le ciel change bien de couleur lui aussi

On ne dira jamais  assez la souffrance du peintre face à la peinture à venir. 

Cela dit, la maîtrise existe dans tout métier à force d'expérience, de connaissance. Les artistes qui ne se plagient pas pratiquent un métier dangereux, un métier et un engagement qui rend fou. Je ne vais pas me plaindre de ces journées passées dans l'antre, j'ai le sentiment d'un temps passé intense, un temps ou le temps n'existe plus vraiment.

La maîtrise consiste ici à ne rien savoir, du moins à pratiquer une sorte d'amnésie, faire en sorte que l'acte de peindre reste comme une surprise originelle. J'écoutais ce matin au réveil "la mémoire et la mer" de Ferré. L'écriture automatique est là, fluide. Léo Ferré ne devait surtout pas savoir ou allait ce texte qui s'écrivait devant ses yeux. J'aime l'idée d'une démarche similaire en toutes formes d'art

Flo monomane suite  120x120 acry et marouflages sur toile gegout©adagp2011

flo suite monomane

 

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