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Cueillette d'expressions

 

A mon ami Claude Moukarzel

On choisit sa nourriture, et l’on fait de même pour les mots. Souvent l’habitude nous guide.

En français, on use de verbes qu’on associe à des noms concrets ou abstraits. Certains rapports

imprévus nous amusent.

On réalise, avec surprise, le nombre d’expressions usuelles des dérivés d’un même verbe

Je prends pour exemple le verbe lever.

I) l’emploi du verbe lever

On dit:lever les yeux sur quelqu’un, lever les épaules, lever la main sur quelqu’un, lever le pied, lever l’ancre, lever une cuisse de poulet, lever une femme, lever son chapeau,lever le nez, ne pas lever le petit doigt.

lever la séance, lever une armée, lever le siège, lever un interdit, lever des impôts, lever une difficulté, lever les scellés.

La pâte lève, le soleil se lève, le temps se lève, la mer se lève, le vent se lève, on se lève de table.

II) L’emploi du verbe élever:

Elever aux honneurs, élever aux nues, élever les morts aux dépens des vivants,

élever au pouvoir, élever des critiques, élever le ton, élever la voix, élever les prix, élever des animaux, élever ses enfants, bien ou mal.

La foule s’élève, la température s’élève, des cris s’élèvent, on s'élève contre les abus.

III) L’emploi du verbe relever:

Relever un mur, relever la tête, relever sa robe, relever un défi,

relever quelqu’un de ses fonctions, relever d’un voeu, relever le gant,

relever un vaisseau, relever une sauce, relever un virage, relever la garde, relever une faute, relever de maladie, ne relever de personne, relever les manches, relever des traces, relever une maille.

Le travail relève l’homme, la parure relève la beauté,

Se relever ou ne pas s’en relever.

IV) L’emploi du verbe soulever;

Soulever la colère, soulever l'indignation, soulever le peuple, soulever une question,

soulever le voile, soulever l’enthousiasme,

se soulever de colère.

Avoir le coeur qui se soulève.

V) L’emploi du verbe prélever :

Prélever du sang, prélever des traces, prélever des échantillons, prélever des taxes.

VI) L’emploi du verbe enlever: Enlever une victoire, enlever un morceau de musique, enlever les suffrages, enlever une épine du pied.

Etre enlevé par la maladie.

Le français permet une manière de parler à la fois simple et poétique.

6 juillet 2009

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

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Et à titre d’information voici les trois prochaines expositions:

 

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »

Artistes : collectif d’artistes de la galerie.

Vernissage le : 11/01/2012 de 18 h 30 à 21 h 30 en la galerie même.

Exposition du 11/01 au 31/03/2012 à l’Espace Art Gallery II.

 

-Titre : « L’Ère Graphique et la beauté du marbre »

Artistes : Véronika Priehodova (peintures et sculptures), Collectif de la galerie (peintures et sculptures) et Jaime Parra (peintures).

Vernissage le : 01/02/2012 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 01/02 au 19/02/2012.

 

-Titre : « Les artistes de la Ligue des Insuffisants Rénaux »

Artistes : Les artistes de la Ligue des Insuffisants Rénaux collectif multidisciplinaires.

Exposition événement en faveur du don d’organes.

Vernissage le : 22/02/2012 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 22/02 au 11/03/2012.

&

-Titre : « Il était … une dernière fois »

Artistes : Daniel Thys

Vernissage le : 22/02/2012 de 18 h 30 à 21 h 30.

Exposition du 22/02 au 11/03/2012.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

Bien à vous,

 

                                                                  Jerry Delfosse

                                                                  Espace Art Gallery

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LES MOTS D'AMOUR...

Depuis que la modernité

Un jour nous a recommandé

De dire "Je t'aime" à profusion

On en a détruit la notion!

A force de trop banaliser

Les mots ont perdu leur beauté...

Il est des jours, il est des heures

Pour épancher notre coeur

Et tout ce qui semble forcé

N"est rien d'autre qu'incongruité!

Aimer ce n'est pas être mendiant...

Mais bien Seigneur assurément!

Pourquoi le dire de toute manière

Si les actes prouvent le contraire?

Lorsque le soleil se couchant

On entend la voix de l'enfant

Ensommeillée nous dire "Je t'aime"

C'est comme le bonheur même...

Lorsque l'amour bien assouvi

Et qu'en langueur on s'assoupit

Si on le murmure à l'oreille...

Alors dans l'instant... c'est merveille!

J.G.

 

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administrateur théâtres

12272774482?profile=original« J‘voudrais pas crever avant …d’avoir goûté la saveur de la mort ! »

 

Jérôme Savary nous a présenté hier soir à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve un spectacle de cabaret grand format, réussi, chaleureux, drôle, incisif,  divertissant et enlevé. Aussi un rendez-vous avec l’histoire récente.  Le master of ceremonies fait revivre le Club Saint-Germain-des-prés de la fin des années ’40 et rallume les étoiles comme le conseille si vivement Guillaume  Apollinaire. C’est le personnage touchant de BORIS VIAN qui brillera toute la soirée. Jeune pour l’éternité, il est mort à 39 ans en 1959, des suites d’une fragilité cardiaque bien connue depuis sa plus tendre enfance.

 

Boris, alias Bison Ravi,  est poète, ingénieur, chanteur, trompettiste, et archétype des années 50 et du Paris de la Rive gauche. Il nous offre un univers de jazz, de poésie, de provocations,  d’insolence irrévérencieuse. Avec son complice, Henri Salvador, il fait découvrir le rock’roll aux français… une musique pourtant vieille de 50 ans en Louisiane ! Boris Vian, c’est aussi un engagement politique contre la guerre. « L’uniforme est un avant-projet de cercueil » LA CHANSON DU DÉSERTEUR, chantée par une femme, nous a inondés d’émotion. LE TANGO DES BOUCHERS DE LA VILLETTE nous farcit de répulsion. LA JAVA DES BOMBES ATOMIQUES nous arrache des rires.

 

 

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 Jérôme Savary, ne fait pas seulement revivre le poète tendre et provocateur mais aussi le Che (passage le moins réussi), Elvis Presley (puisque lui aussi est mort dans la fleur de l’âge), Les Frères Jacques (ils s’appelaient tous Jacques) Jean-Paul Partre (comme dans l’Ecume des jours ) et l’auguste Simone de Beauvoir ( Il vaut mieux boire que Beauvoir) , Roland Topor. On se retrouve  33 rue Dauphine, au Tabou avec Magali, chanteuse sensuelle à la cuisse galbée qui nous chante avec brio  «  MOZART AVEC NOUS ». On a rendez-vous avec le coquelicot fané de Mouloudji et « SURABAYA JOHNNY … et moi qui t’aime tant » mené par Nina Savary la fille de Savary ! Bref, il fait revivre tout un monde de noctambules se déchaînant sur des airs de be-bop et un monde  d’empêcheurs de penser en rond.

 

Quand on est tout blasé,
Quand on a tout usé
Le vin, l'amour, les cartes
Quand on a perdu l'vice
Des bisques d'écrevisse
Des rillettes de la Sarthe
Quand la vue d'un strip-tease
Vous fait dire: "Qué Bêtise !
Vont-y trouver aut' chose"
Il reste encore un truc
Qui n'est jamais caduque
Pour voir la vie en rose

Une bonne paire de claques dans la gueule
Un bon coup d'savate dans les fesses
Un marron sur les mandibules
ça vous r'f'ra une deuxième jeunesse
Une bonne paire de claques dans la gueule
Un direct au creux d'l'estomac
Les orteils coincés sous une meules
Un coup d'pompe en plein tagada

 

 Nostalgie du sieur Jérôme, héros d’une époque révolue?  Il y a sur scène aussi, on l’oublie un peu trop,  ce merveilleux orchestre au charme cuivré qui fabrique une magie musicale délicate et envoûtante et ce clown attendrissant : Antonin Morel…12272775865?profile=original

                                                         

 

 

Boris Vian, une trompinette au paradis

De : Jérôme Savary

Avec Nina Savary, Jérôme Savary, Antonin Maurel, Marco Oranje, Sabine Leroc, Les Franciscains Hot Stompers
Direction musicale et piano : Philippe Rosengoltz
Deux soirées de réveillon dans une ambiance de folie créatrice ! 18h30 – 21h

Un spectacle présenté par Atelier Théâtre Actuel en accord avec La Compagnie Jérôme Savary.

Lieu : Aula Magna
Dates : du 28 au 31 décembre 2011
Durée : 1h40
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http://www.atjv.be/

 

 

 

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12272774471?profile=originalLe bon apôtre est un roman de Philippe Soupault (1897-1990), publié à Paris chez Kra en 1923.

Entre la fin du mouvement dada, dont il était l'un des plus ardents activistes, et le début du surréalisme proprement dit (en 1924), Philippe Soupault établissait avec ce premier roman une sorte de bilan intellectuel et moral de sa propre jeunesse. Oeuvre d'abord de provocation - la seule mention de "roman" faisait alors frémir Breton, et demeurait plutôt inattendue sur la scène littéraire de la part de qui passait surtout pour un "jeune poète agité" -, le Bon Apôtre s'inscrivait aussi, de façon diagonale, dans les recherches en vue d'un renouvellement de la narration - l'auteur connaissant personnellement Valéry et Gide, mais aussi Proust et Joyce - que l'histoire littéraire a retenues sous le nom de "crise du roman des années vingt".

 

Connaissant Jean X... depuis l'enfance, le narrateur, Philippe Soupault (apparaissant sous ce nom, et à la troisième personne, durant tout le livre) avait été frappé par son "instinct de mimétisme" par quoi il plaisait à tous et semblait dissoudre en lui-même toute esquisse de personnalité: d'où son surnom de "bon apôtre" (chap. 1). De retour d'un voyage, à l'âge de dix-neuf ans, Philippe Soupault apprend que son ami est en prison après avoir été démasqué comme menteur pour avoir accusé de vol une employée de ses parents et pour avoir simulé la folie afin de tenter d'échapper à la justice (2). Cherchant à comprendre cette inexplicable et fausse délation, Philippe rend visite à Jean, en Normandie, dès la sortie de prison de celui-ci, il apprend qu'il s'agissait surtout pour Jean de se débarrasser de cette bonne pitoyable, après une vague amourette porteuse d'un "dégoût subtil" (3). Huit mois plus tard, désespoir latent (4-5). Jean devient alors "poète moderne": "C'était une course monotone, mais sans merci. Les poètes à bicyclette. Dans un grand vélodrome artistique et littéraire, on distinguait les poètes de demi-fond, les poètes derrière motos et les champions routiers" (6). L'ennui provoque la fuite définitive de Jean: "M'échapper, c'est ce que je veux et je ne sais de quelle prison." Dix-huit mois plus tard, Philippe reçoit une carte postale de Jean, venue du Canada, et y répond: "Mon cher Jean, j'ai vécu deux années près de toi, je te voyais quotidiennement. Où es-tu? Je ne vois rien. La lumière se divise. Il fait jour et nuit."

 

Délibérément lacunaire, travaillant par succession de plans en décrochement les uns des autres, le Bon Apôtre ruine toute continuité narrative. Dès l'introduction, l'auteur résumait d'ailleurs en trois pages l'"action" à venir - "Je raconte une histoire. Je parle surtout d'un homme. Il s'agit de l'éducation des années 192... "Éducation sentimentale"? Oui. Non. Éducation tout court" -, désamorçant d'emblée tout intérêt qui se porterait sur l'anecdote afin de contraindre à une autre lecture, attentive à la construction comme au jeu de l'écriture. Sous la désinvolture ostentatoire - telle la célèbre note finale: "Tout est fini maintenant. J'écris des romans, je publie des livres. Je m'occupe. Et allez donc!" - et le caractère circonstanciel de certaines attaques (portrait-charge de "Poteau", alias Cocteau, ou du mécène Jacques Doucet traité d'"épicier", ce qui ne l'empêcha pas d'acheter le manuscrit...), par-delà les très nombreuses références autobiographiques où les personnages de Jean et de Philippe se superposent jusqu'à la confusion (haine de l'éducation bourgeoise, découverte de Lautréamont, explication du "goût du scandale", etc.), le sens du récit tient alors tout entier dans le dépliement de sa forme.

 

Sur 140 pages, Philippe Soupault fait alterner la narration portée par Philippe et le "Journal" de Jean, dédoublant ainsi les points de vue. Dans cette pulsation, il incruste, à la façon des collages, la plupart des procédés d'écriture: la lettre, le billet, le poème, le monologue intérieur, allant même jusqu'à la parodie du fait divers et du jargon juridique. Aussi la délicate destruction de l'architecture romanesque ouvre-t-elle à un univers de l'inconstance et de la variété. La pluralité des voix et objets représente alors la thématique centrale du livre, liée en partie au personnage de Jean, à savoir le statut même du sujet philosophique que le dadaïsme avait attaqué: "Tout est perdu d'avance puisque c'est moi tout entier qui suis en jeu." Dans un lyrisme contenu et une élégance stylistique presque glacée, le Bon Apôtre ne déroule ainsi un récit que pour en exhiber les manques: les motivations du geste de Jean restent incompréhensibles, le geste - rimbaldien - de la fuite ne résout rien et le sujet apparaît pour finir dépossédé de toute maîtrise, soumis à un vide que le "Journal" de Jean, en abyme du texte lui-même, n'a de cesse de circonscrire. Faisant sienne, mais avec un détachement ironique, l'exigence classique, la phrase recèle dans sa transparence un piège, où viennent se dissoudre (comme dans le personnage de Jean) les notions d'histoire, de sens, d'identité, et peut-être celle du réel lui-même, dont on dirait que l'écriture vise à l'évacuer.

 

Mémoires d'un désespoir, machine à briser la référence, le Bon Apôtre avait été remarqué et compris dès sa parution au point de manquer de peu le prix du Nouveau Monde, pour lequel le jury préféra in extremis le plus rassurant Diable au corps de Radiguet.

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Mémoires intérieurs de Mauriac

12272725462?profile=originalIl s'agit de Mémoires de François Mauriac (1885-1970), publiés à Paris chez Flammarion en 1959.

Mauriac renouvelle le genre dans cet ouvrage qu'il faut bien qualifier de "mémoires", faute de terme propre pour le définir. L'adjectif "intérieurs" désigne le cheminement intellectuel et, mieux encore, spirituel d'un homme pour qui parler de soi serait, d'une certaine façon, trahir les siens. C'est donc au fil de ses lectures que Mauriac révèle son intériorité, recréant chaque auteur à son image, mais témoignant aussi, par ses inclinations, de la communauté profonde qui le lie à tel ou tel écrivain.

 

Prédisposée au rêve, l'âme de poète de l'enfant Mauriac se nourrit d'une quête de l'invisible au travers du visible, et refuse l'affabulation mensongère. Romancier, il s'abreuve à cette source, et comme lecteur, il recherche l'être originel qui se projette dans les créatures imaginaires. Adonné à la lecture de Pascal, de Racine, de Baudelaire et de Proust, il découvre chez eux la volonté exigeante d'exprimer une vérité indicible. En effet, plus que les signes visibles de l'écriture, Mauriac interroge les silences d'une oeuvre, tout ce qu'ils trahissent d'angoisses et de quête mystique. L'art, celui de Racine ou de Valéry, se définit donc comme une approche de l'ineffable, là ou la parole affronte ses limites. Retiré de l'arène littéraire, le romancier vieillissant affectionne les journaux et les biographies, qui éclairent les textes de fiction en restituant leur arrière-plan spirituel. Ainsi le mal en littérature, les provocations de Gide ou les complaisances de Constant s'imposeraient comme les signes inversés d'une quête de la transcendance, secrète ou avouée. Pour Mauriac, le grand romancier, comme Balzac ou Proust, met en place tout un monde; il édifie un monument à nul autre pareil et nulle loi formelle, n'en déplaise aux "Nouveaux Romanciers", n'oriente son écriture: la complexité d'une oeuvre témoigne avant tout de sa surnature profonde. Mauriac suit à la trace le travail de la grâce chez ces âmes en quête d'elles-mêmes et d'un absolu - qui peut s'appeler Dieu.

 

 

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"Tout cela est triste et obsolète. Te souviendras-tu encore de moi? Parfois même moi, je ne me souviens plus de moi. Je me regarde dans la glace et c'est un étranger que je vois

Antonio Lobo Antunes

 

Certes (j’ai toujours rêvé d’écrire ce mot… Un petit plaisir personnel… Voilà qui est fait), tout ceci est bien triste…

Mais grâce à la technique qui me vient de Merlin, je n’ai plus ce poids sur l’estomac…

Quelque chose me reste toutefois au travers de la gorge…

 

Ce sentiment d’injustice et d’incompréhension : qu’ai-je bien pu faire pour mériter cela ???

Ce « châtiment » me semble bien inutile parce que je ne changerai pas, sachant que, si je faisais marche arrière, tout recommencerais et je ne m’en sentirai pas mieux pour autant…

 

« Faire avec » selon une expression très actuelle… Composer avec cette insatisfaction et ce manque tout en restant moi-même et en avançant au mieux…

 

Je me raccroche à ces belles paroles : « Père, pardonnes leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »…

Je pense qu’ils croient qu’Il n’a rien à leur pardonner puisque c’est moi la mauvaise… Je n’ai pas à intervenir dans cette affaire entre Dieu et eux…

J’ai déjà tellement à faire avec mon ego… Puisque j’en suis encore à me dire que je n’ai pas mérité cela… Je continue de manquer de cette humilité qui me fait penser que je mérite quelque chose

 

La petite fille qui était en moi n’a sans doute pas mérité cela… Elle a déjà tellement lutté… Elle aurait enfin droit au repos…

 

Si elle sait maintenant qu’elle ne sera jamais cygne blanc, le rose lui convient parfaitement…

Cela n’empêchera toutefois pas qu’un jour, elle puisse danser le lac des cygnes…

 

En y travaillant… Il n’y rien qui ne soit insurmontable dixit Merlin.

 

Il est pourtant vrai que si les autres ne me reconnaissent pas, il m’arrive bien souvent de me dire : « est-ce bien moi qui dit ou fait cela ? »…

S’il m’a fallu quelques jours avant de reconnaître mon image physique à chaque fois que je passais devant un miroir, je ne me suis pas encore habituée à mon nouveau moi…

Tant que passera encore, fût-ce que l’ombre d’un doute dans mon ciel, mes chaussons de danse me feront mal…

 

Et pourtant le doute est constructif… Merlin, toujours lui, dit qu’il vaut mieux boiter sur le bon chemin qu’avancer d’un bon pas sur le mauvais…

Cependant, ce n’est pas en boitant qu’on devient danseuse étoile…

 

Quand je me regarde dans le miroir, j’y vois une palette de couleurs… Très vives… Assez jolies… Qui me conviennent en tout cas…

Et, à la place du cœur, un grand trou… noir.

Les fameux 15%, Merlin…

Comment y remédier ?

Alors que, c’est le seul endroit que je ne puisse gérer…

L’amour, l’amitié ne peuvent jamais aller à sens unique…

Mais comment peut-on m’aimer si, même la chair de ma chair, émet des doutes en ce qui me concerne ???

 

Devant mon miroir, je ne vois plus que ce trou noir… Et, j’ai peur qu’un jour, il m’aspire toute entière…

 

 

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administrateur théâtres

Bernard Foccroulle

Mardi 20.12.2011 20:00

Cathédrale St-Michel

Bernard Foccroulle, orgue

Georg Böhm Praeludium in d, Vater unser im Himmelreich, Partite diverse sopra "Wer nur den lieben Gott läst walten", Christ lag in Todesbanden
Johann Sebastian Bach Praeludium & Fuge, BWV 549a, Partite diverse sopra "O Gott, du frommer Gott", BWV 767, Fantasia sopra "Christ lag in Todesbanden", BWV 718, Passacaglia & Fuge, BWV 582

 

 

12272778081?profile=originalotre compatriote Bernard Foccroulle, organiste prestigieux qui a dirigé le théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles entre 1992 et 2007 dirige maintenant le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, qui a réuni plus de 60.000 spectateurs en 2010. En cadeau de Noël il nous a offert ce 20 décembre un programme exceptionnel consacré à Georg Böhm et à Jean-Sébastien  Bach dans la cathédrale Saint-Michel à  Bruxelles.

Jean-Sébastien Bach vécut dans sa jeunesse à Ohrdruf  où Georg Böhm, de 24 ans son aîné, fit de brillantes études.  On raconte qu’en 1700 Bach, alors âgé de 15 ans, parcourut près de 300 kilomètres à pied pour rejoindre Georg Böhm à Lunebourg. Bach y passa avec lui trois années déterminantes d’apprentissage musical. Nous avons eu l’occasion de découvrir l’étendue du talent de  Böhm, fait d’intériorité, d’austérité, de clarté  et de profondeur.  Le recueillement de l’assemblée est total. Entre chaque pilier de la cathédrale on aperçoit les lumières scintillantes des crèches du monde. C’est un mode d’espérance que souligne « le prélude en ré mineur ». Après la dévotion humble  du  « Vater unser in Himmelreich » on est happé par le rythme joyeux et festif de «Wer nur den lieben Gott lässt walten ». « Christ lag in Todesbanden », par contre, nous plonge  dans une atmosphère méditative et lourde qui s’ouvre finalement sur la sérénité car la musique de Böhm donne l’impression d’un ruissellement divin d’une grande fraîcheur  jusqu’à  la pure exultation des dernières notes.

Mais voici Bach. Avec la perception nette de croisements de plusieurs voix comme dans un chœur. Le  « prélude et fugue en ré mineur » donne l’impression d’une immense profondeur de champ. On se trouve au milieu d’une forêt de sonorités en mille et unes tranches. Exubérance, richesse, on est emporté par la fugue joyeuse pour s’arrêter sur des accords pleins de majesté en finale. « O Gott, du frommer Gott » BWV 767 commence avec les légers souffles de l’orgue conversant avec les trompettes. Des salves d’échos se perdent dans l’immensité de la cathédrale ou peut-être de l’univers. Il y a une grande justesse des sons, une fluidité émouvante, qui s’évanouit soudain  sur une dernière longue vibration.  Voici le même titre que celui de Böhm,  « Christ lag in Todesbanden » BWV 718, qui commence comme uns longue marche lente  respirant la  dignité. La musique nous entraînerait bien à muser mentalement  cette œuvre  que l’on découvre, mais sans beaucoup se tromper tant le dialogue entre ce que l’on croit être la main gauche et la trompette est du plus pur naturel. Une musique qui coule de source ! La limpidité des deux mélodies qui se répondent se termine sur une grande note tenue. Et de se laisser entraîner dans le courant.  Elles laissent maintenant  la place à un monologue un peu sombre repris par la libération joyeuse de flûtes. Le thème est répété avec bonheur par une foule d’instruments et en divers modes. Altos, sopranos, notes profondes de violoncelles…  A  la fin on croit entendre un hautbois dont il sortirait une lumière tamisée et douce. La conclusion est un bouquet victorieux  façon grandes orgues nuptiales.

Quant au dernier morceau, la passacaille BWV582, il nous envole dans la fantaisie et la jubilation. Un moment bouillonnant d’énergie et de virtuosité. La musique explore le mystère. Et si la musique était une pierre, ce serait un diamant étincelant. On se laisse prendre par cette dernière suite  ascensionnelle et resplendissante, car on ne suit plus. Homme tu es si petit!

http://www.bozar.be/activity.php?id=11072&selectiondate=2011-12-20

 

 

document:

Dans la fantaisie sur le choral de Pâques

Christ lag in Todesbanden BWV 718, la dialectique mort/résurrection est clairement traduite par l’opposition entre la première et la deuxième partie. Pour évoquer la mort du Christ (et plus précisément pour fi gurer la mise au tombeau ?), Bach commence par faire entendre un motif descendant, lent et douloureux, qui accompagne la mélodie du choral qui est ornée de manière très expressive. Puis sur les mots « Des wir sollen fröhlich sein » (c’est pourquoi nous nous réjouirons), le tempo devient rapide, l’écriture mélodique ascendante. Le verset « Nous louerons Dieu et lui serons reconnaissants » est traité à la manière d’une gigue ; « Et nous chanterons Alleluia » donne lieu à un dialogue animé et joyeux entre les deux claviers, un dialogue en écho qui rappelle la fantaisie sur le même choral composée par Tunder. La coda fait entendre trois fois le thème du choral correspondant au mot « Alleluia », dans une atmosphère jubilatoire.

 

La Passacaille en ut mineur BWV 582 est un autre monument insurpassé. On sait que le jeune

Bach copia la Passacaille et les deux Chaconnes de Buxtehude. Chacune de ces trois pièces a

laissé des traces très nettes dans cette grande Passacaille où Bach, sans jamais s’écarter de la

tonalité d’ut mineur, fait preuve d’une science accomplie dans la progression de la forme, le

travail des motifs, le modelé de la texture polyphonique. Bach rejoint ici la tradition médiévale

de l’oeuvre musicale conçue comme refl et de la perfection de la Création. La musique est

discours, certes, mais ici elle se rapproche davantage de l’architecture : chaque détail nourrit

la forme globale, chaque variation est un microcosme qui contient en puissance la matière de

l’ensemble, de la même manière que l’oeuvre elle-même renvoie à un macrocosme qui nous

dépasse infiniment.

Bernard FOCCROULLE

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La symphonie pastorale de Gide

12272777099?profile=originalIl s’agit d’un roman d'André Gide (1869-1951), publié à Paris en feuilleton dans la Nouvelle Revue française les 1er octobre et 1er novembre 1919, puis en volume chez Gallimard la même année.

 

Composée après les Caves du Vatican, la Symphonie pastorale, que Gide avait tout d'abord songé à intituler l'Aveugle et dont le projet a été conçu dans son esprit dès 1893, s'inscrit plutôt dans la continuité des ouvrages antérieurs. Tout comme l'Immoraliste, la Porte étroite et Isabelle, la

Symphonie pastorale est en effet, pour l'auteur, davantage un «récit» qu'un «roman» dans la mesure où l'histoire, rapportée à la première personne par le protagoniste qui l'a vécue, est concentrée sur une intrigue simple et unique. En outre, ces quatre ouvrages sont des «livres "avertisseurs" [qui] dénoncent tour à tour les dangers de l'individualisme outrancier, d'une certaine forme de mysticisme très précisément protestant [...], du romantisme, et, dans la Symphonie pastorale, de la libre interprétation des Écritures» (lettre au R.P. Victor Poucel, 1929).

 

Le pasteur - le personnage n'a pas de nom dans le roman qui utilise sa fonction pour le désigner - recueille une jeune orpheline d'environ quinze ans, aveugle et, semble-t-il, totalement dépourvue d'intelligence. Il se consacre à l'éducation de l'enfant, dont il note les progrès dans son journal. Il lui apprend la beauté du monde dont la Symphonie pastorale de Beethoven, écoutée avec la jeune fille lors d'un concert, lui fournit la métaphore. Grâce aux soins attentifs du pasteur qui, se justifiant par la parabole de la brebis égarée, lui consacre plus de temps et d'attention qu'à ses propres enfants, l'aveugle, nommée désormais Gertrude, fait de rapides et spectaculaires progrès. Le pasteur finit peu à peu par comprendre, bien après sa femme, Amélie, et Gertrude elle-même, la véritable nature de son sentiment à l'égard de cette dernière: l'amour. Il interprète toutefois les Écritures d'une façon qui lui permet de ne pas juger cet amour coupable. Gertrude, grâce à une opération, recouvre la vue. Se rendant compte alors, elle qui voulait «être sûre de ne pas ajouter au mal», que le pasteur a abusé de son ignorance, et mesurant l'ampleur de la souffrance d'Amélie, elle se jette dans la rivière. Avant de mourir, elle révèle au pasteur qu'elle a compris, après avoir retrouvé la vue, que c'était son fils Jacques qu'elle aimait (le pasteur avait auparavant écarté celui-ci de Gertrude qu'il voulait épouser) et que tous deux ont abjuré la foi protestante pour se convertir au catholicisme.

 

Gide écrit dans ses Feuillets d'automne: «A la seule exception de mes Nourritures, tous mes livres sont des livres ironiques; ce sont des livres de critique. [...] La Symphonie pastorale [est la critique] d'une forme de mensonge à soi-même.» Ainsi, le premier titre envisagé par l'auteur, l'Aveugle, aurait tout aussi bien pu désigner Gertrude, en raison de son infirmité physique, que le pasteur, en raison de son aveuglement moral. Plein d'une onction et d'une rhétorique très puritaines, son journal trahit son inconsciente hypocrisie. Il révèle en outre les nombreux préjugés et l'absence de véritable communication entre les êtres qui règnent au coeur d'une famille protestante modèle, et ce n'est sans doute pas un hasard si l'ouvrage a suscité l'indignation de bien des huguenots.

 

Composé en Suisse, dans le village de La Brévine, la Symphonie pastorale n'est pas dépourvue d'accents rousseauistes. La solennelle austérité du paysage montagnard est en harmonie avec le drame et celui-ci conte, à travers Gertrude, l'histoire d'un être proche de l'«état de nature». La cécité de la jeune fille va de pair avec une extrême sensibilité au monde qu'elle conçoit à l'image de la naïveté et de la pureté qui sont en elle. Le recouvrement physique de la vue est l'équivalent symbolique d'une expérience spirituelle: Gertrude comprend que le pasteur lui a peint «non point le monde tel qu'il était, mais bien tel qu'il aurait pu être, qu'il pourrait être sans le mal et sans le péché».

 

A travers la tragédie du pasteur et de Gertrude, la Symphonie pastorale, comme nombre d'oeuvres de Gide, explore l'écart qui sépare l'idéal de la réalité, les aspirations des faits. Dans un monde hanté par la faute et soumis à l'emprise médiocre des normes sociales, l'individu ne peut trouver que dans la mort, comme Gertrude, ou dans le renoncement, comme Jacques qui entre dans les ordres, la pleine et libre affirmation de son être.

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12272777065?profile=originalInferno est un récit d'Augustst Strindberg (Suède, 1849-1912), publié à Paris au Mercure de France en 1898. Cette édition, rédigée directement en français et révisée par le poète Marcel Réja, sortit cependant après la traduction suédoise, parue en 1897.

Entre l'automne 1894 et novembre 1896, à Paris, à Dieppe, puis en Autriche et en Suède, Strindberg traverse une crise psychologique grave. Dans un état d'agitation extrême, il croit percevoir une multitude de signes provenant de ce qu'il nomme les "puissances", l'"invisible", la "Providence". Il y voit des avertissements ou des invitations à poursuivre des recherches biologiques et chimiques. Celles-ci le conduisent à étudier l'immortalité, la composition chimique des âmes, ou à réaliser "un or minéralisé d'une beauté parfaite". Mais dans le monde extérieur dont l'hostilité devient obsédante, le narrateur croit discerner "un complot dont tous sont complices". Soigné dans un asile d'aliénés, recueilli par des amis puis par sa famille, il s'apaise enfin, dans la petite ville suédoise de Lund. Mais à ses yeux, l'expérience qu'il a traversée - éclairée rétrospectivement par la lecture de Swedenborg - ne relève pas de la maladie: "J'en garde la conviction inébranlable que l'enfer existe, mais ici, sur la terre, et que je viens d'en passer par là."

Il est exceptionnel qu'un texte aille aussi loin dans l'exploration de la folie. Strindberg se livre ici à une méticuleuse et épuisante exégèse du réel dont chaque parcelle acquiert une valeur de présage ou d'injonction. Une promenade dans Paris devient un parcours initiatique balisé par le nom de chaque rue: "Je m'arrête au coin de la rue Alibert. Pourquoi Alibert? Qui est-ce? Est-ce que le graphite trouvé par le chimiste dans mon soufre ne se nommait pas le graphite Alibert? Que conclure de là?" Les réflexions les moins rationnelles semblent rejoindre et relancer les travaux du chimiste. Dans cet univers complexe où se mêlent inextricablement coïncidences et recoupements, des chapitres au titre angoissant ("la Main de l'invisible", "Extrait du journal d'un damné", "l'Enfer déchaîné") marquent les étapes d'un itinéraire qui va du pressentiment d'une malédiction individuelle à l'acceptation de la nature infernale du monde d'ici-bas. Le terme de l'ouvrage n'est donc pas une mise à distance de la folie, mais une vision hallucinée de l'humanité, livrée à la malveillance des dieux "qui rient aux éclats quand nous pleurons à chaudes larmes".

Ce qu'on appelle ordinairement la "crise d'Inferno" marque une rupture assez nette dans l'oeuvre de Strindberg, qui renonce désormais au réalisme social. Légendes, que l'auteur commença en français mais acheva en suédois (et qui ne parut finalement qu'en Suède, en 1897), est la suite d'Inferno.

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l'artiste,

 

Je longe ce chemin sans fin,

au ciel indissociable, ascensionnel et chaud ;

on dirait un berceau au creux duquel

le monde originel et nu y respire

sans entrave car intouché encore,

à nouveau lisse !

 

Au loin, je distingue une maison,

un écrin de pierres et de pluie,

dans le ventre duquel, 

l’enfantement d’une silhouette, d’un regard,

d’un embrasement,

d’un amour qui résiste

m’enchante et me touche ;

vous peignez, composez, écrivez.

 

Puisse-t-il s’agire d’une solitude moins amère,

moins carcérale pour vous ?

 

Une cinquième saison éclose,

légitimée par le manque et l’absence ;

 cette urgence de s’insuffler la vie

tout le temps.

 

 

 

 

 

 

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Quelques haïkus de fin d'année

L'averse est tombée

Long cortège d'escargots

Sur le sentier

 

Armée du salut 

Chantant au cœur de la ville

Attendre Noël

 

Au bout de mon doigt

Le sapin de la grand-place

Encore si loin !

 

Maison décorée

Je lis dans les yeux d'enfant

L'émerveillement

 

L'éclat de l'étoile

Regards tournés vers la crèche

Le temps d'un cantique

 

Au pied du sapin

Petits et grands réunis

Moments enchantés

 

Fin de réveillon 

Rentrer chez soi en marchant

Nos ombres s'amusent

 

Douze coups de minuit

Les feux d'artifice éclatent

Sur un air de valse

 

La bouteille est vide

L'orchestre s'est arrêté

~Un dernier baiser

 

Trois heures du mat

J'ôte enfin mes escarpins

On range les chaises

 

Premier jour de l'an

Les compliments de l'enfant

Rosissent les joues

 

Jour d'épiphanie

Le sapin perd ses aiguilles

~ Qui aura la fève ?

 

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De la vanité et de l'orgueil

                                                  En hommage à tous ceux qui nous époustouflent

...

D'après ce que conte une fable,

Une mouche, un jour s’activait,

Prétendant être secourable

A des voyageurs affligés.

...

Cela leur eut semblé risible,

S’ils avaient connu son idée,

Alors que bruyante et visible,

Elle agaçait au lieu d’aider.

...

La vanité fausse l’esprit

De ceux qui ont besoin de plaire.

Or il arrive que l’on rit

De leurs sottes façons de faire.

...

Les orgueilleux, ni sots ni vains,

Sont convaincus d’être capables.

Ils font miroiter leur destin,

Tout leur paraît réalisable.

...

Or les moqueurs sont confondus,

Quand, à leur profonde surprise,

Un exploit, bien inattendu,

Epoustouflant, se réalise.

...

24 juillet 2009

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  • DEUXIEME FESTIVAL INTERNATIONAL
    DE MUSIQUE DE CHAMBRE « EST-OUEST »
    Plus de vingt jeunes musiciens talentueux issus des plus prestigieux conservatoires du monde
    seront réunis sur scène pour le plus grand plaisir de tous !
    Le VENDREDI 10.02.2012 à 13 h - « Une heure en compagnie de Grieg »
    Le VENDREDI 10.02.2012 à 20h - « Voyage en Italie »
    Le SAMEDI 11.02.2012 à 20h - « Ravel et Debussy : le temps de la maturité »
    Le DIMANCHE 12.02.2012 à 17h-« Carte blanche à l’ensemble de violoncelles de St-Pétersbourg»
    à la Ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve.
    Après le grand succès de la première édition du Festival International de Musique de Chambre Est-
    Ouest en février 2011, la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, le Centre Culturel du Brabant wallon, la
    Ferme du Biéreau, UCL Culture et l’ASBL Festival Est-Ouest ont la joie de vous présenter la
    deuxième édition du Festival. Au cours de celui-ci, une vingtaine de jeunes musiciens talentueux
    se produiront sur la grande scène de la Ferme du Biéreau !
    Pour cette deuxième édition, qui se
    tiendra du 10 au 12 février 2012, le
    Festival " Est-Ouest " proposera quatre
    concerts différents qui donneront au
    public une occasion unique d’entendre
    ces grands musiciens se produire
    ensemble et interpréter les grandes
    oeuvres du répertoire de la musique
    de chambre. L’occasion aussi de vivre
    un grand voyage musical d’Est en Ouest, du folklore norvégien aux rythmes endiablés de la
    musique brésilienne de Villa-Lobos.
    Ce projet est né à l’initiative d’Axel de Jenlis et Alexis Thibaut qui, après avoir terminé leurs
    études secondaires en Belgique, ont été admis au Conservatoire d’Etat Rimski-Korsakov de
    Saint-Pétersbourg. Suite aux différentes rencontres qu’ils ont pu faire durant leurs années d’études,
    ils ont eu l’envie de regrouper sur scène plusieurs talents issus des plus prestigieux Conservatoires
    du monde (Conservatoire d’Etat Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg, le Conservatoire National
    Supérieur de Musique de Paris, le Conservatoire Royal de Bruxelles, la Musikhochschule de
    Cologne,…).
    L’objectif de ce festival? Sensibiliser le public à la musique classique et la rendre accessible à
    tous. Dans cette optique, Axel de Jenlis donnera, au début de chaque concert, une présentation
    des pièces jouées. Cette introduction pédagogique permettra au public de comprendre et
    d’apprécier plus aisément les différentes prestations.

    Distribution : l’Ensemble de Violoncelles de Saint-Pétersbourg, Dmitry Eremin (violoncelle), Inga Dzektser (piano),
    l’Ensemble Hypnos (sextuor à cordes), Alexis Thibaut (piano), Florian Noack (piano), Simona Zajancauskaite (piano), Alain
    Gahima (flûte), Jérémy Pasquier (alto), Alexey Zhilin (violoncelle) et Annie Lavoisier (harpe).
    Avec le soutien de la Province du Brabant wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles


    Le vendredi 10 février 2012 à 13 h
    « UNE HEURE EN COMPAGNIE DE GRIEG »
    Voyage en Norvège, pays de contes et légendes, à la découverte des trolls et des fjords .

    Suite Peer Gynt No 1 opus 46 pour piano à quatre mains

    -Le matin
    -La mort d’Åse
    -La danse d’Anitra
    -Dans la halle du roi de la montagne

    Florian Noack et Simona Zajancauskaite, piano

    Pièces lyriques pour piano seul
    -A tes pieds, op 68 (extrait du 9ème cahier)
    -Valse, op 38 (extrait du second cahier)
    -Mélodie, op 47 (extrait du quatrième cahier)

    Alexis Thibaut, piano

    Quatuor à cordes en sol mineur opus 27

    -Poco andante - Allegro molto
    -Romanza
    -Intermezzo (allegro marcato)
    -Lento - Presto al saltarello

    Quatuor Pâris (Raphaël Jacob et Justina Zajancauskaite, violons Jérémy Pasquier, alto Sarah Jacob, violoncelle)


    Le vendredi 10 février 2012 à 20h
    « VOYAGE EN ITALIE »
    L’Italie est le berceau de la musique mais ce pays a également beaucoup inspiré des compositeurs comme Tchaikovsky, Liszt ou Stravinsky qui lui ont rendu hommage.
    Igor Stravinsky : Suite Italienne pour violoncelle et piano (1932)
    -Introduzione
    -Serenata
    -Aria
    -Tarantella
    -Minuetto e finale

    Dmitry Eremin, violoncelle et Inga Dzektser, piano

    Franz Liszt : Extrait de la troisième année des Années de pèlerinage 
    -Jeux d’eau à la villa d’Este

    Sergei Lyapounov : Barcarolle Op.46 en sol dièse mineur et Tarentelle en si bémol mineur Op.25

    Florian Noack, piano

    Pause

    Piotr Tchaikovsky : Souvenir de Florence opus 70
    -Allegro con spirito
    -Adagio cantabile e con moto
    -Allegro moderato
    -Allegro vivace

    Ensemble Hypnos, sextuor à cordes
    Raphaël Jacob et Justina Zajancauskaite, violons
    Jérémy Pasquier et Stéphanie Réthoré, altos
    Pauline Buet et Sarah Jacob, violoncelles



    Le samedi 11 février 2012 à 20h
    «RAVEL ET DEBUSSY : LE TEMPS DE LA MATURITE»
    Un concert dédié aux dernières œuvres de musique de chambre des
    deux grands maîtres de la musique française. Ces œuvres sont la quintessence même de leur art.

    Claude Debussy : Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur (1915)
    -Prologue
    -Sérénade
    -Finale

    Alexey Zhilin, violoncelle et Simona Zajancauskaite, piano


    Claude Debussy : Sonate pour flûte, alto et harpe (1915)
    -Pastorale. Lento, dolce rubato
    -Interlude. Tempo di minuetto 
    -Finale. Allegro moderato ma risoluto

    Alain Gahima, flûte Jérémy Pasquier, alto et Annie Lavoisier, harpe

    Pause

    Claude Debussy :
    -La cathédrale engloutie (Préludes, premier livre)
    -D'un cahier d'esquisses, L.99
    -Berceuse Héroïque, L.132
    -Etude "pour les huit doigts" (Etudes, L.136 N°6)

    Alexis Thibaut, piano

    Maurice Ravel : Pièce en Forme de Habanera et Five o’clock Foxtrot (extrait de l’Enfant et les Sortilèges)

    Mathilde de Jenlis, violon et Simona Zajancauskaite, piano

    Maurice Ravel : Introduction et Allegro pour harpe, flûte et quatuor à cordes (1907)

    Annie Lavoisier, harpe, Alain Gahima, flûte, Julien Elleouet, clarinette, Julia Didier et Mathilde de Jenlis, violons, Geneviève Ernould, alto et Anton Andreev, violoncelle



    Le dimanche 12 février 2012 à 17h
    «CARTE BLANCHE A L’ENSEMBLE DE VIOLONCELLES DE SAINT-PETERSBOURG»
    L’ensemble de violoncelles de Saint-Pétersbourg vous fait découvrir les plus belles pièces de son fabuleux répertoire allant des œuvres les plus virtuoses telles le Vol du Bourdon de Rimsky-Korsakov aux célèbres mélodies telles la Pavane de Ravel, en passant par les rythmes brésiliens de Villa-Lobos. L’émotion est garantie dans ce concert qui clora le festival de manière festive.

    -Georg Haendel: Passacaglia 
    -Maurice Ravel: Pavane 
    -Piotr Tchaikovsky: Humoreske 
    -V. Sokolov : Paraphrase sur l’opéra-rock d’A. Lloyd-Weber "Jesus-Christ superstar"
    -Nikolaï Rimsky-Korsakov : Le vol du bourdon extrait de l’opera "Tsar Saltan"
    -Piotr Tchaikovsky: Andante extrait de « Francesca da Rimini »
    -Aram Khatchaturian : Danse du Sabre extraite du ballet “Gayaneh”
    -Vaja Azarashvili : Fantaisie sur des thèmes du vieux Tbilissi 
    Pause
    -Rossini Ouverture de l’opéra “Guillaume Tell”
    -Alphonse Van Neste : Quatuor
    -Heitor Villa-Lobos: Bachianas Brasileiras no.1 
    (Embolada, Modinha et Conversa) 
Scavée Du Biéreau 3Louvain-la-Neuve, Belgium

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Ô partir sur un tendre adieu!

  

 

Quand on part on ne sait pour où,

Sans choisir de quitter ce lieu,

Non assuré d’aller vers dieu,

Trouve-t-on parfois des mots doux?

...

Sans choisir de quitter ce lieu,

Alors qu’y sévissent des fous,

Trouve-t-on parfois des mots doux,

Pour formuler un tendre adieu?

...

Alors qu’y sévissent des fous,

On y meurt aussi peu à peu.

Pour formuler un tendre adieu,

Il faut avoir reçu beaucoup.
...

On y meurt aussi peu à peu,

Resté lucide jusqu’au bout.

Il faut avoir reçu beaucoup

Pour sourire en disant adieu.

...

9 juillet 2009

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En hommage au sieur de La Giraudière

 

Chez un poète, la bonne humeur,

Qu’il a coulée en de bons mots,

Est une offrande à ses lecteurs.

La gaieté n’est jamais de trop.

...

On vous décrit «petit poète»

En dépit de vos épigrammes,

En ne sachant rien de votre âme.

Les critiques sont parfois bêtes..

...

Lors pour souligner votre esprit,

Ce qui ne me semble pas vain,

Je vais mettre ici deux quatrains

Dont, en les disant, je souris.

...

Du vice et de la vertu

La vertu prend l’habit et le nom d’une dame,

Le vice de l’habit d’un homme est revêtu;

Dieu le voulut ainsi, connaissant que la femme

Épouserait le vice et l’homme la vertu.

...

A Bernard

Mon ami si l’horloge ment,

N’y mettez pas votre assurance:

Quand elle tarde, allez devant,

Allez après quand elle avance.

...

1/10/200

NB: Dans Anthologie poétique française du XVII ième éditée, par Garnier Flammarion, à la page 387, il est écrit au sujet de La Giraudiére:

   « On ne sait rien de ce petit poète »

1/10/2009

 

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