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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 18/02 au 08/03/2015 l’exposition  événement des artistes suivants : Soledad Majdalani (Arg) gravures, Marangoz Kahraman (Be) Art numérique, Annick Butelet (Fr) peintures et Claudy Cheval (Fr) peintures.

 

 

Le VERNISSAGE a lieu le 18/02 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE a lieu le 07/03 de 11h 30 à 18h 30.

 

          Soledad MAJDALANI (Arg) gravures

         « Grabados » 

 

         Marangoz KAHRAMAN (Be) Art numérique

         « IN MODERN » 

 

         Annick BUTELET (Fr) peintures

         « L’appel du large  »

 

         Claudy CHEVAL (Fr) peintures

         « Jeu de couleurs » 

 

                  

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

 

Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 18 février au 08 mars 2015.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

 

 

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

Le site de la galerie se prolonge également sur

Le réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery :  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://j.mp/1dDwL9m

 

 

Voici les sept prochaines expositions :

 

 

-Titre : « sCANart » 

Artiste : Benjamin De Backer (Be) peintures

Vernissage le 11/03 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 11/03 au 29/03/2015

Finissage le 28/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Le miroir de l'âme 2015 » 

Artiste : Jacqueline Kirsch (Be) peintures

Vernissage le 11/03 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 11/03 au 29/03/2015

Finissage le 28/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « OCEAN BLUE » 

Artiste : Carol Herbein (Fr) peintures

Vernissage le 11/03 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 11/03 au 29/03/2015

Finissage le 28/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Caresses du marbre » 

Artiste : Marian Sava (Be) sculptures

Vernissage le 11/03 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 11/03 au 29/03/2015

Finissage le 28/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

-Titre : « Paysages de l’instant présent » 

Artiste : Patrick Jossier (Fr) peintures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Cadences » 

Artiste : Jean Doulliez (Be) peintures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Rythme minéral » 

Artiste : Bruce Clicq (Fr) sculptures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

 

Bien à vous,

Jerry Delfosse

Espace Art Gallery

GSM: 00.32.497. 577.120

Mail de réponse eag.gallery@gmail.com

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge également sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

 

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RÊVERIE...

Traversant l'olivier, le soleil s'alanguit

Et les lavandes ondulent à la brise légère.

Le grillon apaisé s'endort en son repaire

Et c'est mon cœur enfin dont je perçois le bruit...

Le jour peut être long à la chaleur torride

Il est mille raisons qui poussent à avancer!

Comme vouloir profiter tout son soul de l'été.

La vie est un beau fruit dont le corps est avide...

Pourtant, pensée s'envole avec le soir qui meurt.

Reviennent du fond du temps des parfums mélangés

Qui évoquent sans fin le goût de nos baisers

Si les pleurs sont taris, il reste une langueur...

La beauté de l'instant quand le regard s'y pose

Porte en elle un ressort où s'incruste l'espoir

Le ciel peut être bleu derrière nuages noirs!

Je rêve d'un amour qui dans le soir s'impose...

J.G.

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LES CIEUX et l’ASTRE.

LES CIEUX et l’ASTRE.

 

J’ai regardé les cieux où passaient des déchirures

Où l’astre changeait de masque à chaque nuage

Très tôt dans l’enfance je goûtai l’aventure

Dans le grand silence mon cœur faisant tapage.

 

Tout m’émerveillait dans l’étrange démesure

Sans la définir, l’envolée perpétuelle

Esquissait  d’un trait son indiscutable  épure,

Dogmatique, sans norme dimensionnelle.

 

Très tôt dans l’enfance, je goûtai l’aventure

Des métamorphoses, rencontres avortées,

Par manque de temps, ont décliné les ruptures.

 

Dans le grand silence mon cœur faisant tapage

Encrait sa plume aux nuages les plus obscurs

Ecrivait des mots  prêts  à éblouir des pages.

 

Pierre WATTEBLED- le 13 février 2015.

 

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Ce que je retiens, ce que je vis.

Ce que je retiens, ce que je vis.

 

Ce que je retiens,

Ce que je vis :

L’effleurement,

Le frôlement

Ressenti furtif :

Insaisissable présence,

Arabesque passagère,

D’un mouvement réel

Ce que je retiens

A peu près rien

De l’esquisse première :

La grâce d’un trait,

Le fil du passant

Qui ne peut recoudre

L’invisible blessure

Et voilà qu’il inscrit-

Geste désespéré-

Le soupir indicible

De l’âme déchirée.

Ce que je retiens

A peu près rien…

Le chant de la sève

Bouillonne note à note

L’avenir des rêves

Un tourbillon d’allégresse

Le raisin au pressoir

Exprimera son nectar

Jusqu’à la lie noire

Nul ne sait qui est mort

Au terme de l’ivresse.

Dans l’espace zébré

S’attarde le pleur carmin

D’un vieux sarment de vigne.

Ce que je retiens

A peu près rien

L’ébauche taille le vide

A seule fin de le remplir

Puisque le ciel n’en veut

J’abandonne la cime des arbres

Je glisse le long des troncs

Où s’enracinent mes pensées ;

Sur un lit de mousse

L’insaisissable présence

Effluve âcre d’humus

Prend corps dans le décor

Enfin, l’objet apparaît

En un rai de lumière…

Ce que je retiens

Ce que je vis

Ce que je nomme

En un trait indéfini,

Certain visage me baise,

M’effleure…

Frôlements furtifs,

 Feulements de feu

En une folle attente…

Alors qu’il me semble

Que tout se consume

Et que tout s’inscrive.

 

Pierre WATTEBLED- le 24 janvier 2015.

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Les courants de la sympathie

À Daniel Haccoun, en hommage reconnaissant

Quand on vit dans un statu quo,
Sans envie de nouveaux échos,
C'est qu'on jouit d'un sort favorable
Et que l'on espère durable.

Mais quand l'ennui nous rend maussade,
Que le quotidien semble fade,
S'il nous reste un certain allant,
On recherche un nouvel élan.

Le silence n'est salutaire
Que si, devenu solitaire,
On savoure la liberté
Servant la créativité.

Or, si l'on a besoin d'échanges,
Il ne nous paraît plus étrange
D'avoir recours au virtuel,
Plus stimulant que le réel.

Miracle offert en notre siècle
Aux âmes demeurées espiègles,
Aux poètes, artistes, amoureux,
À tous les êtres généreux.

L'ennui nous devient étranger,
Il ne peut plus nous déranger.
Noyés les germes d'apathie ,
Dans les courants de sympathie.

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LA PLUME AU GRE DU VENT


Elle vole, plâne, tourbillonne

Légère, douce, vaporeuse

comme une enfant heureuse

Gaie insouciante et friponne

S'arrête un moment au hasard

A nouveau s'envole, folichonne.

Libre, nul ne la harponne

Se laissant porter par le blizard.

Au gré du vent, monte, descend...

Puis soudain, hésite et se pose

Délicatement sur la plus jolie rose

C'est un moment d'enchantement

*MIREILLE*

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L'ami qu'on a choisi

 À Claude Mourkazel

L'ami qui est présent quand le sort nous désarme,
Qui sourit tendrement, caresse notre joue,
Troublé d'y voir couler de regrettables larmes,
L'ami silencieux ou éloquent, si doux!

Il est prompt à aider, et toujours favorable.
Il dit spontanément sa pure vérité,
Demeure stimulant, attentif et fiable,
L'ami qu'on a choisi, souvent pour sa gaieté.

S'il est au loin, on sait qu'il demeure accessible.
À l'écoute, serein, aidant de ses conseils,
Un tendre réconfort, efficace, infaillible.
Cet être qui nous aime est toujours en éveil.

Je nomme doux ami un confident très cher.
Le temps nous a vieillis, a séparé nos routes
Mais nous restons unis, aimant les mêmes airs,
Partageant nos idées, nos rêves et nos doutes.

Vous, mon récent ami, rencontré sur les ondes,
Vous possédez le don de générosité.
Vous êtes à l'écoute, encourageant le monde,
Affectueusement, avec simplicité.

En vous remerciant, je veux vous rendre hommage.
Vous donnez à beaucoup l'envie de partager.
Vous ne méjugez pas, vous êtes un homme sage,
Que le sort vous soit doux, aimable messager !

18 mars 2006

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Près d'un lac

Rondeau

Seule, près d'un lac, doux ami,
J'accueille des chantres d'antan.
Leurs mots, dans le vent de l'esprit,
M'arrivent d'au-delà du Temps.
Je les savoure et je souris,
Émerveillée face au talent.
Comblés ou maintes fois mal pris,
Ils vécurent intensément.

Seule, près d'un lac.

Un concert des plus émouvants.
Qu'ils furent choyés ou maudits,
Ces poètes, chantres d'antan,
Sensibles, nobles, érudits,
Restaient dignes et élégants.

Seule, près d'un lac.

3 juillet 2004

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La grande dame

Je rêvais d’un quelconque petit histrion,
Non pas d’un géant gigantesque comme moi,
Mais d’un petit bout d’homme qui n’a pas de loi
Qui serait tel l’archet embrasant les violons !

Je rêvais n’être plus convoitée en grand
Par ceux qui ne voient que la hauteur leur allant,
Mais par un minuscule nain tout simplement,
Au regard qui soulève les vides béants
.

Tout à coup se sont effacées les grandeurs,
Ai libéré enfin les rites du passé,
Et rêvant de savoir le chemin du bonheur,
De ” pareils ” n’ai plus voulu entendre parler !

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Sensible dans une boule à neige

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                                              Photo Stanko Abadzic

Sensible est à manier avec des précautions particulières, un terme à ne pas mettre sur toutes les bouches, un sujet à ne pas laisser entre toutes les mains.

Sensible est un hypertrophié des  perceptions, il ressent au-delà du supportable. 
Il voit, sent, goûte, touche, entend la grande symphonie du monde comme certains ne le pourront jamais.

Il se nourrit d'harmonie et risque de se dissoudre pour une surexposition aux néons.

Seul dans la bulle de cristal qu'il s'est soufflée, il regarde la grande lumière du dehors et parvient à s'immerger dans la polyphonie de l'univers au travers du filtre ouaté de l'intérieur d'une boule à neige.

Sensible est une bombe à retardement dont le tic-tac n'est perceptible qu'à son alter ego.

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Écrans divins


 À  Émie Magne

Privée de l'extase enivrante,
De l'indicible exaltation,
Qui m'immobilisait, vibrante,
Yeux rivés aux constellations.

Je contemplais cet autre monde,
D'harmonie et de poésie,
De correspondances profondes,
De transcendance de la vie.

Chaque nuit renaissait l'ivresse,
L'attirance de l'univers.
Me prenant pour une déesse,
Je récitais des chants en vers.

Le destin qui donne et reprend,
Pour moi, a éteint les étoiles.
Il m'offre un ciel éblouissant,
Y déploie de divines toiles.

28 avril 2006

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L'oiseau blessé

 


  À mon amie Anne

Un oiseau est blessé et gît dans mon jardin.
Sans doute l'un de ceux qui picorent mon pain
Mais s'envolent à ma vue, très vite chaque fois.

Je ne peux m'approcher, il se méfie de moi.
Je me tiens à l'écart et à bonne distance,
Pour ne pas ajouter la peur à sa souffrance.

Je surveille craignant qu'un chat ne le découvre.
Je le vois immobile, apeuré et qui souffre.
Les siens ne savent pas ce qu'il est devenu.

Chacun vole à son gré , le beau temps revenu.
Quand tout semble parfait dans un monde attrayant
Les embûches sont là, meurtrières souvent.

Je reste fort troublée à chercher un recours
Quand l'énergie, soudain, arrive à son secours.
Il se relève alors et fait de faibles pas

Puis volette hardiment jusqu'au jeune lilas.
Je reste bouche bée. Quelle grande leçon
Ce drame s'achevant d'une heureuse façon!

30 mai 2005

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Sans s'être concertés, mais tous à la recherche
Des plaisirs que réservent les voyages vantés,
Ils prirent place à bord d'un vaisseau aérien,
Chacun d'eux se sentait en attente joyeuse.


« C'est quand on est en paix qu'on devrait s'en aller »
Peut-être que quelqu'un assoupi, souriant,
Se mit à formuler cette pensée secrète,
Mais sans s'y attarder, sans y croire vraiment.


Soudain ce fut l'éclair, terrible,foudroyant,
L'oiseau géant brisé, ils furent éjectés
Et plongés aussitôt, corps et âme en offrande,
Dans l'abîme profond du superbe océan.

4/11/1999

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administrateur théâtres

De Bruxelles à Auxerre, à un jet de cœur

 

Nommé poète lauréat, un titre officiel qui fait de lui le serviteur de la monarchie anglaise, John Dryden, auteur phare du patriotisme du 17e siècle anglais, célèbre la gloire de l’Angleterre à travers des œuvres où se  mêlent l’histoire et la mythologie anglaise  avec la mythologie antique. C’est lui qui « raffina le langage, améliora les sentiments et fit briller la poésie anglaise ». En collaboration avec Henry Purcell un semi-opéra en 5 actes voit le jour en 1691 : King Arthur, sous-titré The British Worthy.

On est au Moyen-Age. Le roi Arthur a gagné toutes ses batailles contre les Saxons, sauf contre un irréductible Oswald qui lui a ravi sa fiancée, Emmeline, aveugle de naissance et fille du duc de Cornouailles. Les forces de la légitimité et du noble sentiment d’amour vont évidemment confondre les forces barbares et mettre en lumière la victoire britannique en se terminant par une ode au valeureux Saint Georges protecteur de l’ordre de la jarretière, distinction des chevaliers fondé en 1348. L’interprétation qu’en fait Jean Tubéry se concentre sur l’atmosphère des forêts enchantées remplies d’esprits farceurs et d’elfes polissons, l’allégresse des bergers, les sirènes et naïades tentatrices, un monde régi par la sensualité et le plaisir. Foin des exploits épiques, tout se résume à la victoire incontestée de Cupidon et de Vénus et à la célébration de la  volupté victorieuse. Entendez-vous les trompettes ? Une belle revanche contre le puritanisme outrancier de l’époque de Cromwell enfin révolue.   

Le chœur très  homogène des 11  solistes à part entière  fait preuve d'une vitalité débordante et d'une remarquable mobilité. Ils sont dirigés par  Lionel Meunier, absent ce soir, et ont étudié pour la plupart au Koninklijk Conservatorium de Den Haag. Il s’agit de l’Ensemble Vox Luminis avec  Sophie Junker,  Caroline Weynants, Kristen Witmer (sopranos), Helen Cassano, Daniel Elgersma, Jan Kullmann (altos), Olivier Berten, Robert Buckland, Philippe Froeliger (tenors), Tomáš Král, Sebastian Myrus (basses). Des voix souples et expressives, qui opposent les forces du mal apparentées au gel et au froid avec la célébration de la vie et des plaisirs de l’amour dans une dramaturgie lyrique  finement réglée. Les couleurs sont subtiles et le lyrisme émouvant. On se serait néanmoins passé de la récitante qui  fait des raccords parlés très elliptiques comparés au texte original du livret, mais surtout trop chargés d’emphase. La grande  musicalité des parties vocales de l’œuvre se suffit à elle-même, les ornements musicaux de chaque voix  franchissent des limites de très haute voltige, et remplissent le spectateur d’admiration et de bonheur devant une telle richesse mélodique.

Jean Tubéry conduit son ensemble de 9 musiciens de La Fenice qui jouent sur instruments d’époque avec feu et malice, et peut-être en fait-il  lui-même un peu trop. La langue anglaise et la musique de Purcell se conjuguent à merveille dans une sublime harmonie, que désirer de plus?  Mais cette soirée exceptionnelle  placée sous le signe de la fête païenne et de  l’humour  à la limite de la truculence,  plonge un public conquis dans le ravissement musical, à un jet de cœur de la Saint-Valentin ! Un généreux bis, bucolique à souhait, enflammera encore l'assistance et les musiciens: "For love ev'ry creature, Is formed by his nature   No joys are above The pleasure of love!" (Fourth Act). Next stop: aujourd’hui même, à Auxerre.  

La Fenice

King Arthur

Jean Tubéry direction - La Fenice , Vox Luminis
Henry Purcell, King Arthur, or The British Worthy
Mardi 10.02.2015 - 20:00
Note: Jean Tubéry est un musicien complet, régulièrement invité par BOZAR MUSIC depuis la fondation de son ensemble La Fenice en 1990. Ce cornettiste génial, curieux de tout, polyglotte, comédien ou danseur à ses heures est un passionné de musique, littérature et d’art pictural. Inlassablement, il explore, défriche, s’émerveille et nous convie avec lui à regarder la musique ancienne sous l’angle de l’éternelle jeunesse.

  

 http://www.impresario.ch/libretto/libpurkin_e.htm

 

 

 

 

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Tendresse,

 

Caresse solaire,

ciel bleu,

matinale clarté,

paysage givré,

immobilité des arbres,

coq silencieux,

rues désertes,

fraîcheur de l'air,

parfums de menthe

 et  de neige tout mélangés.

Etendue sur mon lit,

blanc et profond,

je m'étire, j'exulte,

entourée de douceur, de chaleur ;

je suis bien.

Contre moi,

le ronronnement rassurant

de mon chat,

 séduit  et charme mes blondes oreilles,

j'ouvre les yeux,

j'ébauche un  tendre sourire,

je frissonne de bien-être,

de contentement.

Mon chat me contemple,

semble me dire d'inombrables choses,

s'interroge,

dans mon âme se balade.

A mon tour, je le regarde toute étonnée,

je lui murmure "Oh que veulent me dire tes nobles yeux

aérés, tout sacrés ; tes p'tits mots flamboyants

 et tout chauds ?".

Non sans délicatesse,

pour ne point déranger, défaire son instant,

 je lui caresse le sommet de son petit crâne pensif ;

 c'est alors qu'il se rendort tout doucement,

 se pelotonne contre moi,

me fait partager ses couleurs, ses rêves.

Ses p'tits mots alors m'avouent

"son grand secret".

NINA

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La porte

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Et la porte  était close

Et closes mes amours

Et la porte était nue

Si ténus ses discours

 

Restait le vent du nord

Au nord de mes espoirs

Restait le vent du soir

Quand le soir bat la mort

 

Puis restait un encore

Quand en corps vit la plaie

Un désir un remords

Que la porte appelait

 

Mais la porte était close

Et closes mes amours

Mais la porte était nue

Nu l’appel au secours

 

O vêtez-vous les anges !

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♦ Au-delà des prières et des voeux

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Les gens que j’aime, ils ont toujours de quoi parler

De quoi être sérieux et tout le contraire,

Les gens que j’aime, ils ont aussi de quoi à taire

De quoi à s’en faire et de quoi à préserver

 

Les gens que j’aime, ils sont les mots et les silences

Le langage des pareils à vivre tellement

L’incertitude, l’inconstance, et le temps

L’obliger des sentiments de chance et malchance

 

Dans ma vie il y a de leurs histoires en morceaux

Je ne voudrais en rien m’en départir même à l’heure

Inévitable des dépressions, à demeure

Quelque part, tel hiver bien trop pour qu’il soit beau

 

Les gens que j’aime, ô comme ils se ressemblent

Par delà leurs apparences et leurs opinions

Par delà ce qui sépare le tort et la raison

Sur l’idée même d’être comme bon leur semble

 

Les gens que j’aime, ils sont témoins de leur temps

C’est un sens de l’accueil, un esprit de fenêtres

Ouvertes à tout ce que le monde peut permettre

Par l’attention tout amour et à bout touchant

 

Dans ma vie, il y a tant de leurs vérités humaines

C’est une source au recommencement de tout

L’augmenter des talents à prendre rendez vous

Avec tous ceux qui vers le meilleur nous entraînent

 

Les gens que j’aime, ils sont sans ces prétentions

De la renommée clinquante et par imposture,  

Ephémérides, choses tendres, choses dures

Ils sont au bout de cent points d’interrogation

 

Les gens que j’aime, ils sont ceux qui connaissent

Etre et ne plus être, le tout et puis le rien

Le lien au mystère de chaque destin

Les gens que j’aime, c’est le passeport tendresse

 

Dans ma vie, il y a tant de leurs beaux portraits 

C’est la chère écriture avant même la grâce

Le merci que je voudrais leur rendre, cette trace

En poésie que je signe pour que soit satisfait

 

Pour que soit satisfait l’élan du vivre ensemble

Entre les générations et puis en tout lieu

Des prières et des vœux qu’on soit jeune ou vieux

Tourné vers dieu ou pas, esprit sûr ou qui tremble

 

Les gens que j’aime, ils ont pour pays l’univers

L’indéfinissable mesure de leur pas

De leurs bras, chaque fois qu’ils sont cet envoi

A chérir et jusqu’à l’extra de l’ordinaire

 

 © Gil DEF - 03.01.2015

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Deuxième promenade - Au bruyanet

12273070694?profile=originalDeuxième promenade - Au bruyanet 

Nos promeneurs sont dans la nature
ils vont à travers les bois et les pâtures
simplement pour être seul au monde
ou les fleurs des champs abondent.

Il s’agit bien de la vie d’Etres vivants
Ce n’est pas un rêve mais le présent.
Ils avancent confiants sur un chemin
qui leur apportera beaucoup en commun.

Une brise légère les berce doucement
leur tête, d’agréables pensées, fait le plein.
Ils sont dans une sorte d’émerveillement
leurs esprits fusionnent et ne font plus qu’un.

Toute la végétation est en effervescence
les fleurs se préparent, elles vont bientôt éclore
les oiseaux volent dans tous les sens
ils commencent leur nid en un parfait accord.

Peut-être vont-ils, par instinct, se diriger
vers l’endroit ou les fleurs sont  épanouies
ou le regard ne voit rien changer
ou tout est paisible et l’âme réjouie.

Leurs pas les ont menés près du ruisseau
il lui prend la main comme un jouvenceau
Ils s’arrêtent, elle le regarde et sourit
un moment passe, ils retrouvent leur esprit

Ce n’est pas un rêve c’est leur vie
Leur regard se mêle, ils sont unis
Leurs yeux pétillent de complicité
Allez, oust, du balai la morosité

Au revoir monastères et autres châteaux
C’est le temps des ballades, il fait beau
Vive les chemins bordés de fleurs
Vive les sous bois et leurs odeurs

Voilà l’ivresse du printemps
c’est la résurrection des esprits
il n’y a plus de pénitents
avec la sève montent les envies

Voila l’attente de la découverte d’autre paysage
S’il fait beau ils iront dans les bois et les pâturages
S’il pleut ou fait froid ils se réfugieront sous un toit
Une grange ou un manoir peu importe, une et un font trois

Jani

 

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12273070465?profile=original"Mars ou la guerre jugée" est un ouvrage du philosophe Alain (Emile Auguste Chartier, 1868-1951), publié par l'auteur en 1921, au sortir d'une guerre qu'il avait faite en s'engageant volontairement, alors qu'il était libre de toute obligation militaire, simple soldat, comme son maître Lagneau avait été humble fantassin en 1870. En une suite de courts chapitres, ramassés et vigoureux, qui n'ont le plus souvent qu'une page et demie ou deux pages, ayant l'allure et la beauté d'autant de poèmes en prose. Alain a "dessiné... le visage ambigu de Mars, dieu de la guerre". Avec la rigueur de l'homme de science, avec la pénétration du philosophe, avec le bonheur d'expression du poète, Alain démonte pièce par pièce tout le mécanisme de cette "catastrophe périodique", la guerre, dans ses causes profondes, dans ses aspects multiples, dans ses conséquences, dans ses contradictions, dans ses illusions, dans ses mensonges. Il s'abstient de redire ce qui a déjà été dit, ce qui est évident: le risque, la souffrance, la mort, la destruction, ces aspects immédiats de la tragédie, ne sont qu'effleurés. Dans la guerre, soufferte humblement, mélangé à la masse anonyme, où le stratège et le politicien ne voient plus que le "matériel humain", il a continué, lui, de coudoyer, de voir, l'homme, "sentencieux toujours, observateur étonnant, sachant tout du ciel et de la terre et embarqué pour les dix ans du siège de Troie". Le mépris de la personne, l'abolition de la personnalité, la toute-puissance du galon, même si elle doit se confondre avec la toute-puissance de la bêtise, c'est là pour lui le plus hideux visage de ce "dieu vaniteux, triste et méchant" qu'est la guerre. Il en arrive parfois à prendre le ton de pamphlet: "Je ne finis par apercevoir ceci, que les hommes de troupe pensaient beaucoup à faire la guerre à l'ennemi, et que les officiers pensaient beaucoup à faire la guerre aux hommes de troupe; et quelle que fût la fortune des armes, nous étions vaincus, nous autres, dans cette guerre-là". Selon Alain, le ressort intime de la guerre se trouve dans les passions de l'homme, des passions qui le plus souvent sont nobles et que Mars utilise à ses fins, en les dénaturant et en les détruisant dans les convulsions de l'effort. "Nul ne se battrait pour un différend entre nations, alors que n'importe quel homme se battra pour prouver qu'il n'est pas un lâche". La genèse de la guerre, la psychologie de la guerre, sont ramassées en des formules incisives, rapides: "La guerre a cette puissance qui lui est propre, qu'on ne peut plus rien contre elle dès qu'on voit par expérience ce qu'elle est". Et ailleurs: "Si l'on croit au fatalisme, par cela seul il est vrai. Si tout un peuple croit que la guerre est inévitable, elle sera réellement inévitable". "Il y a deux erreurs capitales également dangereuses, au sujet de la guerre; l'une c'est de la croire inévitable, et l'autre, c'est de la croire impossible". "La guerre vient principalement de ce qu'on suppose trop vite une méchanceté chez les autres". Et c'est ainsi que l'esprit de guerre se continue dans l'établissment de la paix. Alain examine alors les rapports du Droit et de la Force. "Si vous voulez un ordre de droit, il faut plaider, non frapper. Discuter, concéder, persuader? Tel est le prix de la Paix et ce n'est pas trop cher. Mais jamais la guerre n'établit la Paix. Je n'ignore point qu'il est difficile de faire la paix: je dis seulement que les moyens de force n'approchent point de la paix, mais au contraire en éloignent. Je ne veux ici que rétablir le sens des mots -n'appelez point paix ce qui est guerre". "La fureur de ceux qui acceptent la guerre et qui prennent cette acceptation comme un accomplissement, comme une perfection de leur destinée d'hommes, voilà ce qui m'épouvante". Ces mots résument, en définitive, assez bien l'attitude du philosophe face à ce grave problème. "Mars" est donc le livre d'un "penseur sans hypocrisie et qui voit la guerre comme elle est" (ainsi qu'Alain dit de Joseph de Maistre, en citant une boutade des "Soirées de Saint-Pétersbourg". Il était naturel que ce livre soulevât le scandale, la réprobation des uns, l'enthousiasme des autres, au moment où il parut. On ne touche pas sans danger aux Idoles, surtout lorsqu'on a la main sûre, le ciseau acéré et la précision de frappe d'Alain. Il professait alors au Lycée Henri IV et les élèves de l'Ecole Normale "séchaient" leurs cours pour aller écouter ses leçons. On peut aujourd'hui lire son livre comme il le voulait: "Je demande qu'on pense à ces choses sans colère".

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