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A ma soeur

 

Te souviens-tu
des années d’autrefois
la chambre partagée
les joies les peines mélangées
les rires entremêlés
les idées les mots enchaînés
Te souviens-tu
de notre complicité d’enfant
des moments volés
des secrets échangés
de nos jeux bien accordés
Te souviens-tu
de nos efforts maladroits
pour grandir
apprendre à aimer
des armes forgées à deux
pour gagner tous les cœurs
Te souviens-tu
de la première séparation
fusion presque gémellaire
un gouffre qui se creuse
tu m'avais dit adieu
des larmes plein les yeux
Tu t’en souviens tu le sais
les mêmes forces et attentes
fragilités enfouies
et luttes au fond de soi
interdit de couler de se laisser aller
Images de toi de moi
reflétées à l’infini
miroir magique jamais terni
Parfois en t’écoutant
je crois m’écouter penser
*

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12273091498?profile=original"Le siècle de Louis XIV" est un essai historique de François Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), publié à Berlin chez Henning en 1751.

C'est en mai 1732 que Voltaire songe à écrire une histoire du règne de Louis XIV. Il rassemble des documents, mais ne s'attelle à l'ouvrage qu'en juin 1735 à Cirey. En décembre, il en est à la bataille de Hochstedt. Il communique un manuscrit à Frédéric de Prusse en 1738, envisage une publication en Hollande. A titre d'essai, il intercale deux chapitres dans un Recueil de pièces fugitives en 1739. La police en opère la saisie, le conseil d'État en ordonne la suppression. Il a défini son propos, qu'il expose dans une lettre à l'abbé Dubos: faire «l'histoire de l'esprit humain, puisée dans le siècle le plus glorieux à l'esprit humain». Il écrit des Anecdotes en 1746, emporte tous les matériaux qu'il a accumulés lorsqu'il part pour Berlin en juin 1750. Il y travaille «soir et matin» et, en mai 1751, il a achevé ce «grand bâtiment». Le Siècle sera publié à Berlin, chez le libraire du roi, Henning, et sous la direction d'un conseiller aulique, M. de Francheville. Voltaire fut mécontent de cette édition, où il avait imposé une nouvelle orthographe. Il s'efforce d'obtenir au moins une permission tacite pour une publication en France. Il envoie maintes corrections, demande même en avril 1752 qu'on empêche l'édition Henning d'entrer en France. Ses efforts sont inutiles. Une nouvelle édition, plus ample que la première, commencée en avril 1752, est confiée à Walther à Dresde. La Beaumelle, avec lequel Voltaire s'est brouillé, publie une édition accompagnée de notes critiques. Dès 1753 paraît le Supplément au «Siècle de Louis XIV», où Voltaire répond à son détracteur. De nouvelles éditions avec des additions importantes, surtout en ce qui concerne les affaires religieuses, paraissent en 1756, puis en 1768.

D'emblée, Voltaire annonce son intention de peindre «non les actions d'un seul homme, mais l'esprit des hommes dans le siècle le plus éclairé qui fut jamais» (chap. 1). Puis, en guise de préliminaires, il évoque la minorité de Louis XIV, la Fronde, l'état de la France jusqu'à la mort de Mazarin en 1661 (2-6).
Les débuts du règne sont marqués par des problèmes de prestige. A la mort de Philippe IV d'Espagne, Louis XIV réclame le Brabant et la Franche-Comté qu'il va conquérir. La paix d'Aix-la-Chapelle en 1668 l'amène à se contenter d'avantages limités (8-9). La guerre de Hollande se clôt en 1678 par la paix de Nimègue. La France a soutenu une guerre générale: belle campagne de Turenne, dernière bataille de Condé à Seneffe (10-13). Le déclin de la prépondérance française commence avec la guerre qui se termine en 1697 par la paix de Ryswick (14-17), puis continue avec la guerre de la Succession d'Espagne (18-24). En 1709, le territoire français est envahi (défaite de Malplaquet); en 1712, le maréchal de Villars remporte une brillante victoire à Denain. Après la paix d'Utrecht (1713), Voltaire trace un tableau de l'Europe jusqu'à la mort de Louis XIV. Quatre chapitres sont consacrés à des «particularités et anecdotes»: magnificence de la vie de cour, histoire du Masque de Fer, disgrâce de Fouquet, passion du roi pour Mlle de La Vallière, politique de mécénat, triomphe de Mme de Montespan, mort d'Henriette d'Angleterre, histoire de la marquise de Brinvilliers, supplice de la Voisin, destinée singulière de Mme de Maintenon, deuils à la cour et portrait du roi (25-28). Suit un aperçu de la politique intérieure: gouvernement, police, commerce, lois, armée, finances, qui rend hommage aux mérites de Colbert (29-30).

La vraie gloire du «Siècle de Louis XIV» éclate dans les quatre chapitres consacrés aux sciences et aux arts (31-34), qui évoquent les découvertes, les grandes oeuvres littéraires, musicales, artistiques de ce règne. Le tableau s'assombrit avec les quatre chapitres suivants, qui traitent des disputes ecclésiastiques, du calvinisme, du jansénisme, du quiétisme et, déplorent la révocation de l'édit de Nantes, les horreurs des dragonnades et de la guerre des camisards (35-38). L'ouvrage se clôt avec les intrigues des missionnaires jésuites en Chine, où ils se sont rendus odieux (39). La «Liste raisonnée des enfants de Louis XIV», celle des «Souverains contemporains» et des grandes personnalités du XVIIe siècle, le «Catalogue de la plupart des écrivains français», celui des artistes célèbres, constituent des appendices importants.

Au début de son ouvrage, Voltaire définit les «siècles» comme des «âges heureux où les arts ont été perfectionnés». Il distingue quatre siècles, tous dominés par des personnalités d'envergure: Philippe et Alexandre, César et Auguste, les Médicis, Louis XIV. S'il n'a pas inventé ce concept de «grand siècle», il lui a donné un poids tel qu'il a marqué la vision du XVIIe siècle français. La grandeur du souverain ne se dissocie pas de celle de son temps: Voltaire a élargi son point de vue depuis l'Histoire de Charles XII, conçue comme une biographie dramatique. Le portrait du roi trouve place dans un siècle qui témoigne des progrès de la raison et où s'est fait «dans nos arts, dans nos esprits, dans nos moeurs, comme dans notre gouvernement, une révolution générale».

On doit à cette orientation les parties les plus neuves: les chapitres sur les sciences et les arts, les catalogues des écrivains et des artistes. On lui doit aussi un élargissement des perspectives, sensible dans bien des pages, même celles qui sont événementielles. Voltaire ne néglige pas le rôle déterminant des individus, mais il s'efforce de saisir des collectivités humaines, de faire revivre la cour, le monde ecclésiastique, d'analyser les succès de l'administration, les développements des manufactures, de la marine, du commerce. Ces vues philosophiques coexistent avec des histoires de négociations, de guerres, des récits de bataille qui occupent plus de la moitié de l'ouvrage. Doué d'un sens aigu des réalités, Voltaire sait bien qu'il est impossible de faire l'histoire de l'esprit humain sans tenir compte des événements politiques. Il aborde l'histoire de ce règne en homme de lettres et pense qu'il faut «une exposition, un noeud et un dénouement dans une histoire comme dans une tragédie». La grandeur, puis les défaites de Louis XIV, donnent au récit un rythme dramatique.

Voltaire, qui a jeté l'anathème sur les détails, cette «vermine qui tue les grands ouvrages», est pourtant animé par la passion du détail vrai - à condition qu'il soit significatif. Il se documente avec soin, obtient communication d'écrits manuscrits, sollicite les témoignages afin de rectifier des erreurs. A ce sens de l'enquête se rattache sa volonté démystificatrice: elle fait merveille dans le célèbre passage du Rhin (1672), célébré comme un prodige et qu'il réduit à de plus justes proportions. Là où l'opinion commune imaginait une armée passant le fleuve à la nage sous les salves, Voltaire rétablit les faits: la sécheresse de la saison avait formé un gué, la forteresse tenue par les ennemis, le Tholus, n'était qu'une maison de péage. Voltaire ne cède ni à la mythologie qui s'était constituée autour du Roi-Soleil, ni à la vague de dénigrement qui avait vu le jour à l'aube des Lumières: son jugement apparaît remarquablement pondéré. Le portrait du roi ne tait ni ses petitesses, ni ses duretés, ni sa hauteur, mais rend hommage à ses grandes qualités. Gouverné par des jésuites ou mû par l'ambition, il commit de graves erreurs, mais il eut le sens de la gloire, il sut mettre de l'ordre dans l'État et encourager les arts. Même modération en ce qui concerne les querelles religieuses: la conclusion polémique du dernier chapitre sur les cérémonies chinoises ne sera ajoutée qu'en 1768. La passion ne l'aveugle point, qu'il évoque la papauté ou qu'il fasse une mise au point sur les biens du clergé, moins importants qu'on ne le dit.

Sans doute la perspective historique de Voltaire n'est-elle plus la nôtre. Nous ne partageons plus certains de ses préjugés, inséparables de son goût, mais le Siècle de Louis XIV marque une date dans l'historiographie française.

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Frissons de songe

L'amour Le magnolia

Ses fleurs généreuses blanches s’épanouissent en légèreté infinie

Splendeur au parfum délicieux flottant dans le jardin

 

Le souvenir de ton image

 

Primevère bercée par une averse 

 

Merle chantant dans le calme vert

 

L'amour Le magnolia

 

Tes mains de mésange

 

Ta bouche de brume 

 

Ô quand je vois tout le ciel dans tes yeux

 

C'est comme dans un rêve de printemps 


Mon cœur revient du plus loin

 

17/04/2015

Nada

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Le piquant de la vie

 

Mon âme abandonne mon corps.

Cela est devenu possible.

Elle voyage sans efforts,

Invisible mais bien audible.

En s'exposant à l'énergie,

Elle rencontre d'autres âmes

Qui comme elle sont rajeunies,

Oublieuses de torts infâmes.

Je suis sensible à la tendresse.

Souvent joyeuse, je souris.

Je ne reçois plus de caresses,

La gentillesse m'attendrit.

J'aime le piquant de la vie.

Ce qui est fade me déçoit.

Lors ne m'a pas quitté l’envie,

D'y gôuter quand survient le froid.

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Tout concourt

Tout concourt à favoriser l’ennui ou le divertissement.
Selon que l’on grandit en un de ses jardins
La voie en la matière les cultive différemment
Et semble tracée, dirait-on, telle un destin.

On ne peut en changer même au prix de grands efforts.
Celui-ci s’ennuie est né pour s’ennuyer,
Celui-là, joyeux, est animé par d’intarissables ressorts,
Et tout deux reçoivent en retour le grain semé !

Prenons l’ennuyeux par son ennui devenu,
Replié dans son antre il égrène son chapelet,
Guette un quelconque éclair jamais parvenu,
Enfile des perles et parle de sombres nouveautés.

Son contradicteur, sourire aux yeux, enfant du plaisir
N’a de cesse de courir partout à la fois,
Trouve le temps bien court à saisir,
Mais ne comptez qu’un jour il baissât les bras !

Ces deux phénomènes aux antipodes de la raison
Se croisent mais n’épousent le même chemin.
Tout les pousse d’ailleurs à ne pas changer d’horizon,
Comme si des forces invisibles oeuvraient à bâtir leur destin !

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En équilibre dans le Temps

 

 Songerie

Attentive aux indices du cheminement lent
De la douce saison qui apporte les fleurs,
Préservée des regrets, comme des coups de coeur,
Je demeure sereine mais dépourvue d'allant.

De la douce saison qui apporte les fleurs,
Un regain d'énergie circule stimulant.
Je demeure sereine mais dépourvue d'allant,
Éloignée à jamais de l'ami, âme-soeur.

Un regain d'énergie circule stimulant,
Au rythme de l'espoir qui chasse toute peur.
Éloignée à jamais de l'ami, âme-soeur,
J'accueille les émois qu'engendre le printemps.

Au rythme de l'espoir qui chasse toute peur,
En parfait équilibre, éprouvant chaque instant,
J'accueille les émois qu'engendre le printemps.
Je savoure les joies et les petits bonheurs.



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LES LARMES D'ENCRE...

Parler vrai...

Comme on peut

Comme on croit!

Parler un peu

Pour y trouver

La foi en soi!

Parler avec passion

Avec fureur

Avec l'envie

D'annihiler ses peurs!

Parler vrai...

Juste pour souffler

Y trouver la joie

Alors se moquer

De ce qu'on dira!

Parler pour l'écho

Et quand il résonne

Que l'on s'abandonne

A prendre la plume!

S'imprimera l'écume

De nos larmes d'encre...

J.G.

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Adolescente amoureuse,

 

Votre silence à mon égard

est une suave musique,

tant tout de moi vous aime

et vous respire.

La rose ne m'est point permise,

alors de votre ample sourire,

je cueille le blanc lilas,

parfois même la fleur

pourpre entrebâillée !

Je rêve d'un possible jardin,

fertile, riche de tout cela !

 

NINA

 

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Labyrinthe

 

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D’innombrables couloirs, s’offrant problématiques,

invitant au défi.

Une lumière dense, devenue tamisée

en des resserrements et recoins exigus.

Des roches cristallines décorant les parois,

égayant les allées.

L’issue se révélant dans l’éblouissement.

13/11/1992

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Kaléidoscope

 

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Quand des couleurs, en transparence,

se fixent en dédale, en se superposant,

quand elles offrent à l’oeil, en kaléidoscope,

ce qu’il veut bien y voir,

il y trouve un spectacle qui change tout le temps.

 

13/11/1992

 

 

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A Venise

Une aquarelle d'Adyne Gohy

12273090689?profile=original

a inspiré

Gondolier

Une poésie

de

Raymond Martin

 

Pope oé  pope oé

Gondoea gondoea oé

Note de iuna note piena de stee

Vogo in laguna vogo e vogio cantar

Mi so el gondolier che in gondoea

Ve ninoea……ninoea …..

 

Riche de tes  coutumes, de ta  langue chantante

Tu sembles mal à l’aise, les pieds sur la terre ferme,

Le canotier hésitant et tes bras, ne sachant où les  mettre.

Mais  tes yeux  malicieux, vifs, dès l’annonce d’une virée endiablée,

Eclairent la Divine cité et les chenaux entrelacés dont les clapotis

Vigoureux  se fracassent contre les murs des bâtisses tapissées d’ocres.  

 

Oé, oé, te voici chantonnant à l’arrière de ta gondole  pour prévenir

Ton frère  Gondolier de ton arrivée au carrefour des canaux.

La rame agile et la gondole altière, tu vogues  vers une autre «calle» 

Sous « Il Ponte dei Sospiri », ceux-ci ne sont plus que de  lointains souvenirs.

Oé,oé, de San Marco à Santa Croce ta voix résonne sur le Canal Grande.

 

Pope oé pope oé

Gondoea gondoea oé

A Venessia l’amor se fa, in gondoeta

In gondoeta, te daro un basin.

 

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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UN - JE- NE -SAIS -QUOI

"Pour toute beauté , jamais je ne me perdrais, mais bien pour un- je- ne- sais- quoi que l'on atteint d'aventure"

Jean de La Croix (quatrain)

12273083461?profile=originalEt cette image banale en soi selon l'angle de prise de vue , soudain provoque un " je ne sais quoi" comme un état de vastitude , de beauté impromptue , une jubilation , comme arrachée du temps présent

Pourtant à ce moment là, j'étais préoccupée à ne pas perdre mes amis qui s'en allaient ..C'est par la suite en triant mes images que j'ai revécu cet instant fugitif

La beauté surgit souvent sans prévenir

AA ( Eglise St Trophime Arles)

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Colloque printanier

 

 

- Comment vous sentez-vous, mon âme?

- Bien, satisfaite de mon sort,

Et cela grâce à toi, mon corps,

Qui te tiens éloigné des drames.

- Mais je me sens devenus las.

Vous conservez la même aisance,

Je n'ai plus ma belle apparence,

Sans doute ne m'aimez-vous pas.

- Tant que l'énergie alimente

Ton souffle qui me garde en vie,

Je reste en éveil, attendrie,

Silencieuse et agissante.

- Charmant, je vous rendais coquette.

Je vous convenais tout à tait.

Si mal assortis désormais!

- Souvent tes mots créent une fête.

Nous resterons inséparables,

Toi, corps de chair, doté d'esprit,

D'une énergie qui me nourrit,

Moi, l'abritée indispensable.

15 avril 2015

 

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administrateur partenariats

12273083697?profile=original(Photo du catalogue, photos suivantes LM)

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L'art du topiaire remonte à l'âge des grecs et des romains.

Il s'agit de l'art de tailler les arbres et les arbustes pour obtenir des formes variées, géométriques ou autres.

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Site officiel du Château de Durbuy

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Pour les linguiste friands d'étymologie, le terme "topiaire" provint du latin "toparius" (jardinier), dérivé à son tour de "topia" (jardin). Ce terme trouve ses racines dans le mot grec "topos" signifiant "endroit". La villa toscane de l'écrivain romain Pline le Jeune recelait une multitude de buis et cyprès sculptés en forme d'animaux sauvages et de figures mythologiques. Les jardiniers de Pline étaient en fait des esclaves égyptiens, syriens et perses. Peut-être ont-ils introduit à Rome la passion de la taille végétale ?

Quoiqu'il en soit, l'art topiaire fut oublié après l'époque romaine et ne réapparut qu'après la Renaissance. Les jardins français et anglais regorgeaient alors de buis taillés en formes géométriques.

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L'art redevint particulièrement populaire à partir du 17e siècle, surtout en France, en Angleterre et aux Pays-Bas.

L'art topiaire s'est essoufflé après la première guerre mondiale, accentuant l'oubli des techniques. Pendant la seconde guerre mondiale, aux Pays-Bas, des milliers de buis taillés furent arrachés et brûlés pour faire place à des plantations de pommes de terre et de tabac.

En ce début de 20 ème siècle, cet art redevint à la mode surtout avec l'étude des jardins classiques.

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12273089465?profile=originalUn éléphant ancien de 90 ans...

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Agrémenté de panneaux didactiques sur la flore et la faune de la région, le parc regorge d'informations très intéressantes sur les plantes aromatiques et médicinales. Les enfants y trouvent leur compte dans la découverte des nombreux animaux représentés dans ces tailles artistiques !

Bonne découverte !

Liliane Magotte

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La source JGobert

Sous un ciel débarrassé de nuages brille le soleil pâle d’un début de printemps. La douce lumière augmente et se répand sur la terre. La végétation s’éveille et de nombreuses fleurs font leur apparition dans cette nature renouvelée.

Au pied d’un arbre centenaire bouillonne une source naissante. De l’eau claire et pure jaillit de la terre et s’écoule doucement vers un chemin qu’elle a choisi. Sur quelques mètres, elle hésite à prendre la bonne voie et finit par s’engager vers cette pente douce qui la conduit dans le creux d’un petit vallon. Elle a trouvé son lit, minuscule au ras du sol. Toujours plus claire et limpide, elle scintille de mille éclats. La lumière du jour plonge dans cette pureté et brille comme au premier jour.

Son lit, couvert de petits cailloux, laisse place à la transparence. Un miroir de l’âme au sein de ce paradis.  Il n’est pas rare de voir quelques petits résidants se déplacer, avec grâce, entre les cailloux dans cet environnement enchanteur. Des végétaux eux aussi ont pris position et s’acclimatent  avec bonheur dans ce lieu extraordinaire.  Les petits roseaux aux pieds mouillés se balancent délicatement au gré du vent.

Au bout de quelques centaines de mètres, la source rencontre un obstacle de taille et s’en détourne. Elle tombe alors dans un petit ravin dans un bruissement incroyable, elle éclabousse cette nature, ce paysage.

Avec cette cascade, la minuscule rivière a pris de l’assurance et se lance maintenant dans les terres fertiles du comté. Elle traverse campagne et villages gaiement apportant avec elle la vie. Passant sous des ponts de fortune, elle agrémente avec bonheur le regard des passants. Elle gagne les moulins et travaille avec contentement pour les meuniers des environs.

Son parcours continue et rejoint une forêt qu’elle traverse sereinement. Les habitants de cet endroit l’apprécient et viennent boire à son eau. Quelques mares formées de sa vie abritent des batraciens épris de liberté et passionnés par cette eau fraiche.

Plus loin, elle se jette dans un petit lac où s’est installée une famille de castors.  Bruyants et joyeux, ils répandent la gaieté autour d’eux. 

Les oiseaux de passage s’arrêtent dans ce havre de paix et s’immobilisent un instant. Ils goutent un instant à cette vie sédentaire que d’autres ont choisi. Le lac bouillonne de vie et laisse s’infiltrer les rayons du soleil au plus profond de lui-même, atteignant ainsi les profondeurs obscures et froides de ses entrailles.

Notre amie continue son parcours, heureuse de quitter cet endroit, elle s’aventure vers la ville, voisine inconnue,  et tombe dans un fleuve où la pollution fait sa réalité. Elle étouffe de cette souillure qui l’envahit, de tous ces déchets qui l’entourent, de cette odeur de mazout qui l’incommode. Elle se bat, lutte pour ne pas disparaître, engloutie entièrement par cette saleté.

Après avoir accompagné ce fleuve quelques kilomètres et à bout d’oxygène, elle sent un petit courant la dévier et la tirer vers la rive. Une porte de sortie où elle s’engouffre rapidement. Dans cette direction,  elle se libère de cette emprise malsaine. Un passage, un chenal se dessine devant elle qui la dirige vers une nouvelle aventure qui la rassure.

Elle reprend vie et la douceur de ses berges la réconforte.  Elle est sortie de cette triste misère et en garde un profond et douloureux souvenir. Voilà des étendues planes où elle voyage légèrement aux pieds de saules accueillants.  Des pêcheurs, assis sur les bords de son passage, taquinent le poisson.  Ces hommes l’apprécient, l’aiment, la respectent. Ils sont ses amis. Tout le long de ce parcours qui dure des jours, elle traverse de nouvelles contrées, des terroirs ignorés, des régions inconnues.

Le temps a changé et laisse place à l’averse, la pluie, le vent. Son débit, renforcé par la tempête, est devenu tumultueux et agité. Elle n’en contrôle plus la vitesse et la force. Elle se tape contre les parois de son lit, passe par-dessus et inonde les terres. Elle s’embourbe, s’envase dans ce sol détrempé et affaibli. Elle est perdue.

Le ciel s’éclaircit et le soleil réapparait. La décrue annoncée est bien là. Elle se retire laissant une horrible boue à la surface. Au bout de quelques jours, elle s’écoule à nouveau et récupère son sillon. Elle continue sa route.

Au détour d’un lacet, elle se sent attirée par une force inconnue. Au loin, une étendue d’eau gigantesque l’appelle. C’est l’océan qui l’attend.

 

 

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Les commissaires, Guy Cogeval, président des musées d'Orsay et de l'Orangerie, Isabelle Cahn, conservateur en chef au musée d'Orsay, présentent les partis-pris de l'exposition Pierre Bonnard. 

Auditorium du musée d'Orsay 
Vendredi 27 mars 2015
(Durée: 58 minutes 42 secondes)


Conférence inaugurale de l'exposition "Pierre... par musee-orsay

Le document  "Bonnard, ou les couleurs de l'intime" que le conférencier propose de voir à la presse, est sur le réseau dans le groupe "grands peintres"

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Cher Ami,

Nous voilà mi-avril,

la fébrilité joyeuse du ciel,

ne fait plus aucun doute,

son uniforme bleu

a la température du rouge,

mais en plus adouci.

Le ciel estival dès l'aube,

est à l'image de mon coeur,

lorsqu'il songe au vôtre

tenaillé entre deux,

tout pensif, offensif ;

deux féminités c'en est trop !

Nous voilà mi-avril,

le paysage dévoilé, débrumé,

déploie sa somptuosité,

sa transparence chaude

a la limpidité de ma peine,

mais en plus apaisé.

Le ciel estival dès l'aube,

a l'accent de mes mots,

lorsqu'à vous ils se donnent,

tout entiers, créatifs,

soleils de votre ombre feinte ;

une femme vous écris,

dans un jardin sans fin.

NINA

 

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Une innovation en Art

 

En hommage à Joanne Corneau

Étrange exposition ce jour!

Ma mémoire active et fidèle,

À Domergue et à ses modèles,

Me fait revenir sans détours.

Nombreuses femmes élégantes,

Dont ce peintre fit le portrait,

En captant le charme discret.

Une exposition fascinante.

Ses petits tableaux admirables

Causèrent un délicat plaisir

Et certainement du désir.

Par bien peu, étaient achetables.

Or un contraste époustouflant!

Dans une énergie qui enflamme,

D'immenses visages de femmes

Montrent un émoi violent.

Cela semble nouveau en art.

Corno innove avec brillance,

Essaie d'atteindre l'excellence.

Choisit l'amour de l'Art pour l'Art.

Elle fut longtemps ignorée,

Par des pairs, traitée de barbare.

Or son ardeur à peindre est rare,

Lui mérite d'être honorée.

14 avril 2015

 

 

 

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