À l’Ombre d’une charmeresse en fleurs,
Diablesse boiteuse aux heures malicieuses
ou
Fiançailles pour rire nimbées d’Eau-de-vie, d’Au-delà…
À Jean-Baptiste de Vilmorin
Ière Partie
Un Paysage buissonnant verdoyant
Depuis une contrée inexplorée, si ce n’est ignorée des mortels, que nous conviendrons à l’unisson de
nos desiderata respectifs de désigner sous l’appellation soit de Paradis, soit de Champs-Élysées[1]…, en vertu de la
foi intime qui se meut en chacun d’entre-nous, deux ombres, éternels amants éthérés ou plutôt, deux pigeons qui
s’aimèrent d’amour tendre[2] au temps jadis de leurs saisons terrestres, l’un, au service de Calliope et de
Polymnie, l’autre, à celui d’Euterpe et d’Érato[3], devisaient négligemment de leur défunt passé et évoquaient sous
les auspices de dame Nature, un éventail d’idylles entrecroisées, ceci à l’ombre de la ramée verdissante d’un bel
aubépin ronsardisant ou d’un micocoulier de leur Ile heureuse à la Chabrier[4]…
Quoique le respect de la vie privée d’autrui demeurant un apanage inaliénable, concédons-le aisément,
devrait nous intimer à garder un silence souverain envers les épanchements cupidonesques dont nous nous sentons à
ce jour, les dépositaires fortunés, nous ne saurions résister à enfreindre semblable vertueuse consigne, dans l’unique
objectif de vous faire bénéficier de toute la saveur de cet aparté.
Voici ce qu’il nous a été donné de percevoir du Colloque sentimental[5] de ce couple de Fiancés pour
rire[6] platonique, tissant des rapports plus toniques que plats, grâce au ciel, illustration épistolaire à l’appui, tandis
qu’en Mélancoliques pèlerins, nous avions nous-mêmes, trouvé refuge près d’un buisson d’églantier, dessous la
feuillée aux jeunes pousses formant autour de nous un rempart protecteur, incités par l’astre solaire rayonnant, à une
pause salutaire afin de nous ressourcer.
Une délicate banquette d’herbelette émaillée d’humbles flourettes à la diaprure polychrome, servant de
modèle aux tapisseries médiévales dites aux mille fleurs, paraissait avoir été confectionnée tout exprès en notre
intention et nous suggérait de nous abandonner à son affable hospitalité, proposition muette de la végétation que nous
n’aurions pour rien au monde voulu contrarier, tant ce lieu regorgeant en tout point de délicieux attraits, nous évoquant
l’Hortus deliciarum[7] primitif, conspirait pour nous attirer.
C’est la raison pour laquelle, las de nos flâneries bucoliques rousseauistes, dignes des Rêveries d’un
promeneur solitaire, au cœur du luxuriant arboretum Roger de Vilmorin de Verrières-le-Buisson, la bien nommée
en regard de son réjouissant panorama buissonnant à l’envi de souples ramures, nous nous étendîmes sur cette
couchette semée de frêles herbacées, bien décidés à jouer aux gisants, durant, cela va sans dire, quelques instants
subtilisés à l’obscure monotonie du quotidien, cette Ombre des Jours[8] inexorable, au comble de la béatitude devant
le ballet perpétuel interprété par la prima ballerina assoluta et son prince charmant appartenant à la gent ailée,
bercés par les gazouillis, trilles, arpèges et trémolos mélodieux de ces virtuoses coloratures en quête d’alliances
amoureuses.
Pouvions-nous résister davantage à une telle harmonie flattant nos cinq sens, nos goûts enfin réunis ?
C’eût été pure folie de notre part que d’y renoncer !
Et c’est ainsi, que n’étant pas au demeurant particulièrement masochistes, nous nous laissâmes emporter
par le seigneur Hypnos, en son royaume du sommeil…
À notre retour parmi le monde des vivants, nous devions nous interroger pour savoir si nous n’avions point
fait là un rêve éveillé, un songe des plus fantaisistes à l’image de l’imaginaire débridé de la gente dame éclairant
encore ces lieux hantés, bref, si nous n’avions pas été abusés par quelques sortilèges dignes de la reine des Fées
Titania, muse de notre charmeresse de diablesse boiteuse vilmorinesque[9], porteuse d’un doux nom de fruit
méconnu si ce n’est oublié : Louise-bonne... !

Nous nous efforcerons autant que faire se peut, de vous livrer les confidences captées bien malgré nous,
en nous montrant le plus fidèle possible, vous retranscrivant ces propos revêtant les contours d’un dialogue spirituel,
miroir de l’intériorité foisonnante des protagonistes concernés, dont nous nous permettrons de lever le voile sur
l’identité de ces derniers qu’a posteriori, dans le dessein de préserver une once de suspense, à moins que finauds,
vous ayez déjà deviné de quels tempéraments complexes, épris de dualité, autant nonne et bacchante, que moine
et voyou[10], il s’agissait !!!
Pour lors, nous vous convions à venir promptement nous rejoindre, du moins par la force de la pensée,
étoffant notre compagnie constituée de nos figures gémellaires que nous baptiserons Florestan et Eusébius[11], au
cœur de ce cadre enchanteur où nous élûmes, comme asile de quiétude, un cabinet de verdure improvisé, que n’aurait
certes pas dédaigné l’honnête homme du siècle des Lumières, au sens étymologique du terme, lui qui a pu
connaitre le parc originel de plus de quatre hectares, comportant un jardin dit à la française dessiné par le Nôtre,
entourant cet ancien relais de chasse du Roi Soleil qui aurait été offert à sa doulce mie de mignarde
Tourangelle, une certaine Louise[12]… « Amante parfaite » selon Sainte-Beuve.
Caractéristiques d’ordonnancement spécifique, à la symétrie précise réglée au millimètre près, incluant les
allées de tilleuls qu’affectionnerait quelques siècles plus tard, le couple phare du Château de Verrières, comptant en
son sein, l’un des plus chatoyants fleurons de l’illustre dynastie Vilmorin, et ce, à la Belle époque, que la
Providence, sa marraine, destina à régner, lui octroyant la grâce de sacrifier au culte d’Orphée, en concordance de
son frère de plume, le génial démiurge de l’Aigle à deux têtes.
Outre cette rangée d’arbres habillés de feuilles en forme de cœur, en analogie de la fraise, ce faux fruit,
tilleul, plante mellifère par excellence douée de vertus médicinales, parfumant la fameuse madeleine de Proust de
tante Léonie, s’élevèrent jadis, des quinconces de marronniers et de charmilles, boulingrins et vieux faune de
terre cuite…cependant qu’Édouard André, éminent architecte-paysagiste, concepteur entre-autres, de la splendide
roseraie de l’Häy-les-roses et grand explorateur naturaliste de par le monde, valeureux savanturier[13] ami de la
lignée, s’est employé naguère, a y apporter sa propre touche, durant l’ère romantique, semble t-il.
Que de frais sentiers composant ce verdoyant paysage sauvegardé de la Vallée de la Bièvre, avions-nous
foulé, jouissant jusqu’à satiété de cette réserve naturelle riche d’une biodiversité située au seuil de la forêt de
Chevreuse, ponctuée en perspective, de quelques nobles bâtiments castraux et conventuels, Châteaux de la
Madeleine, de Breteuil, de Dampierre, de Sceaux, de l’Abbaye des Vaux de Cernay , demeure de
Chateaubriand à la Vallée aux Loups… et surtout, pouvant s’enorgueillir d’une collection de quelques trois cents
espèces d’arbres et arbustes remarquables implantée par la famille de Vilmorin, glorieux « grainiers du roi dès
Louis XV »[14]…
Oui, que de fraiches sentes miraculeusement échappées de massacres écologiques, avions-nous emprunté
pour parvenir à notre ère de repos, ô combien sensibles à cette palette d’essences rares patiemment acclimatées
enluminant l’histoire, en provenance de l’hémisphère boréal, notre continent la vieille Europe, y compris!
Et ce n’est certes pas sans émotion, rien qu’en nous remémorant ces florissantes figures scientifiques
férues de recherches botaniques sur plus de six générations, apportant à tour de rôle, leurs pierre à l’édifice de ce
prépondérant ouvrage, que nous parcourûmes la voie de l’aulne, où subsiste le Colombier, « pauvre » élément
rescapé de la ferme Saint Fiacre, le chemin des amoureux et autres coulées émeraudes de cette contrée
prospère de l’Ile de France gorgée de sèves, dont les Verriérois peuvent se prévaloir, fédérant leur énergie positive au
profit de la conservation du vert patrimoine, nous émerveillant au gré de nos déambulations et gaies musardises, de
l’impressionnante collection d’iris, messagers célestes des divinités de l’Olympe, emblèmes du blason
monarchique du royaume françoys, de ces princes de fleurs de lis, fleurs de Luce (de lumière) plus soyeuses
et irisées les unes que les autres, flamboyants flambes dits aussi glaives, approchant le millième de variétés datant
pour la plupart, de plus d’un siècle, dont certains sont estampillés création Vilmorin, joyaux constellant l’Herbier du
même nom !
Quelques semaines plus tôt, nul doute que nous aurions pu bénéficier de la pleine efflorescence de la glycine
de Chine dirigée en berceau ou tonnelle, architecture végétale apprivoisée et guidée par une main experte. Foin de
ses odorantes grappes mauves oscillant entre le lilas et le parme de la dite violette élevée en la cité rose… de
Toulouse, suspendues en cascade, dont nous avons été forts marris de constater qu’elles s’échevelaient !

En bons philosophes, sachant pertinemment que ce diable d’homme ne dispose d’aucun pouvoir pour lutter
contre le cycle immuable des saisons, Dieu merci, nous nous sommes reportés, pourquoi ne pas le confesser, sur
d’autres valeureux trésors, admirant lors d’une brève étape, un charmant puits chapeauté de fer forgé l’agrémentant,
seul vestige d’architecture parmi le bourgeonnement frémissant, célébrant avec zèle son étincelante reviviscence après
son endormissement hivernal de Belle au bois dormant, édifice en miniature tout droit sorti d’un conte de Charles
Perrault ou de Madame Leprince de Beaumont !
Puis, nous eûmes le loisir d’identifier ici, une pépinière de ligneuses, fleuronnant de fringants et
juvéniles dandys à la lente maturation, gages d’espoir, là, un verger en cours de réhabilitation voué à accueillir des
espèces anciennes ou dites oubliées, quelque peu menacées d’extinction, tombant en arrêt devant un éventail de
vénérables joyaux chlorophylliens irrigués de sang transparent, bruissant d’une chevelure persistante
oucaduque acclimatée d’Orient, d’Asie et d’Amérique durant le XIXème et l’aube du XXème siècle, nous contant
mezza voce leur odyssée, tel que la Parrotie de Perse, le Faux orme de Sibérie, le Pin noir de Calabre,
l’Épicéa pleureur de l’Himalaya, le Chêne à feuilles de saule, le Séquoia géant et une noble pépite,
merveille d’entre les merveilles, introduite sur notre sol en 1727, désignée par le nom latin de Ginkgo biloba[15],
arbre aux quarante écus ou mille écus dit abricotier d’argent traversé d’une telle puissance, qu’il représente la
seule forme vivante ayant eu en elle, la force incommensurable de survivre aux horreurs nucléaires d’Hiroshima…
Mais après avoir, en préambule, dépeint la scène si accorte de l’environnement paradisiaque nous recevant,
embaumant des doux effluves de l’églantine au teint d’opaline alors à la quintessence de son effloraison, cette Rosa
canina, si vilainement nommée rose des chiens en raison de ses propriétés souches…églantine, gloire de
l’arbrisseau indigène muni de quelques défenses, liée à la lignée des rosacées, ne serait-il pas temps, à présent, de
nous plonger au cœur de l’entretien baroque et désopilant dont nous avons été, à notre insu, les témoins privilégiés,
moissonnant et goûtant fort, il est vrai, l’esprit d’à propos continûment fertilisé, jubilatoire aux yeux des initiés de notre
Belle excentrique[16] dotée d’une aura de séduction bénie des Dieux, à tel point, que celle qui se disait volontiers
dans un élan sincère, « née inconsolable », aurait pu être surnommée la Divine, tant ses saillies à fleurets
mouchetés, dégagés de l’once d’une frivolité, firent florès !
Or, à ce sujet, nous nous autorisons d’ouvrir à bon escient, une parenthèse nous basant sur le fait qu’il
perdure un malentendu notoire et assurément inique poursuivant ceux qui sont détenteurs de cette dite truculence.
N’a-t-on pas le droit, s’il vous plait, et même s’il ne vous plait pas, veuillez nous pardonnez cette impertinence, de
nourrir antithèses et paradoxes en maniant avec maestria, fables et boutades, cultivant la dérision,
ne serait-ce que par couverture, l’égale médiévale de la courtoisie moderne, prisant la légèreté sans être pour autant
systématiquement et arbitrairement taxée de créature superficielle ?
Peut-on espérer, de grâce, avoir recours à cet art thérapie salutaire des mots-émaux dépassant la simple
notion de divertissement, de violon d’Ingres afin de tenter d’atténuer les maux du quotidien, participant par là même,
à susciter l’émotion, mots sons tissés de sens par des orfèvres-sculpteurs en la matière, aspirant à ciseler le
verbe pour en restituer la pensée profonde ? Est-il bien sage d’être à la fois un adepte de l’alexandrin, du
calligramme, à la fois de fratrasies en tout genre, du style palindromes, olorimes ? Qui oserait s’arroger la
légitimité de jouer au censeur et d’imposer à son prochain, la forme de délectation souhaitable et digne d’être
révérée ?
Telle est la question qu’il nous siérait de poser à la pléthore de Fâcheux et autres Précieuses ridicules
moliéresques, ces très doctes érudits et condescendants partisans de la rigueur académique, pétris de certitudes,
d’idées reçues et de classifications sclérosantes et surtout ne prenant au « sérieux » qu’un certain type de répertoire !
Renouons, en l’occurrence, si vous le voulez bien, avec notre fil conducteur, soit, que nous faisions avant
cet intermède, allusion aux reparties échangées entre intimes animés de fraternité, d’amitié amoureuse, ayant forgé
maintes Affinités électives et donné âme et voix à un enchantement désespéré, usant d’une liberté d’expression
quasi absolue, dépourvue de mondanités, ne prêtant pas pour autant offense à la pudeur, s’adonnant à l’art de la
causerie ou du marivaudage sans affectation ni mystification, puisque allégé du fardeau de la passion, sœur de la
douleur, et ce tandis que le temps de la prescription avait sonné, à l’heure de ces révélations…
Donc, à défaut de s’adonner à effeuiller la marguerite, ce jeu de déshabillage des plus inconvenants et
des plus cruels à l’égard de cette inflorescence candide au cœur d’or, immolée sur l’autel de nos caprices
humains afin de consulter l’oracle floral censé nous en conter sur l’intensité des sentiments inspirés, en l’absence
de la petite fleur bleue des sources moussues[17], symbole du souvenir, cette Vergiss mein nicht goethéenne
correspondant au forget-me-not shakespearien et ne m’oblié mi du poète médiéval Charles d’Orléans, nos
deux vrais amis parigots pur sucre conversaient à cœur joie, faisant ressurgir le spectre d’un florilège d’Amours
anciennes, sous les contours, tour à tour, de la profondeur ou de l’humour, cette politesse du désespoir prônée par
le fondateur du groupe de l’Abbaye, Georges Duhamel.
Fêtes galantes empreintes de Masques et bergamasques , dans le goût d’un Embarquement à
Cythère [17 bis], libertinage à l’antique, marivaudage, Fiançailles pour rire ou à l’inverse, accordailles scellées sous le
sceau de la griserie, d’une flamme régénératrice engendrée par la Follia d’Amore, en totale corrélation des moult
facettes et contradictions de notre Diane chasseresse n’exhortant guère à la chasteté, à l’instar de sa
coreligionnaire, l’Ingénue libertine, la « Faunesse de Saint-Sauveur en Puisaye »[18].
J’ai bien des fois brûlé/Mais de chaque incendie/Un nouveau cœur m’est né/Pour l’amour de ma
vie nous a-t-elle livré, surenchérissant sur la fugacité du Carpe diem, de l’enivrement offert par la Destinée, elle qui
aurait pu emprunter cet aphorisme noaillien nous prouvant combien, en similitude de sa consœur, elle ne fut jamais
dupe de la valeur des choses : « Plaisir, vous qui toujours, remplacez le bonheur » déclarait la poétesse du
Cœur Innombrable, cependant que notre héroïne fascinante qui perdurera à fasciner, n’en doutons pas, par les
énigmes de son personnage que toute une existence ne suffirait à confondre, et qu’il nous plait d’imaginer posant en
un autre temps pour la postérité en faveur de son portrait altier de Flore en belle jardinière pérennisé grâce au
pinceau d’un Nattier, d’un de Largillière, d’un Pierre Gobert ou d’un Quentin de La Tour… déclinant ici
l’Alphabet des aveux, renversant là le Sable du sablier[19], acceptant langueurs et déraisons, alternant « rimes
riches et rimes pauvres » que les rythmes de son cœur lui insufflaient, au gré des rencontres, brûlant sans jamais
atteindre l’inaccessible étoile :
Le bonheur est un invalide
Qui passe en boitant comme moi.
Il n’a pas l’épaule solide
Mais je sais ce que je lui dois :
Mon cœur est plein, j’ai les mains vides.
nous a-t-elle légué en testament de son ressenti…
Fin de la première partie
[1] : Lieu mythique de l’Antiquité : dans la mythologie grecque, les champs Élysées représentent l’endroit propice où les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur trépas. .Sous Hésiode, Pindare en fait l’île des Bienheureux, tandis que Virgile (chant VI de l’Énéide) en donne une description positive, liée aux « mystères orphiques » destinés aux initiés. Là sévit un éternel printemps éclairé de son propre soleil et ses propres étoiles…Quelques plumes de l’Occident chrétien sont loin d’avoir dédaigné ce mythe fondateur au sein de leur ouvrage, tels Dante Alighieri, et chose plus singulière, notre « Faune habillé de bure », Francis Jammes.
[2] : En référence à la fameuse fable de Jean de La Fontaine, « les Deux Pigeons », fable II ; Livre IX.
[3] : Respectivement, muses apolliniennes de l’Éloquence, de la poésie épique et de la Rhétorique, de la Musique et de la poésie lyrique et chorale…
[4] : Allusion à une mélodie pour voix lyrique et piano d’Emmanuel Chabrier, composé sur un texte d’ Ephraïm Mickaël.
[5] : Emprunt d’un titre poétique de Paul Verlaine tiré du recueil « Fêtes galantes », tout comme « les «Mélancoliques Pèlerins » issus du poème « Le Faune».
[6] Détournement d’un recueil de poésies de Louise de Vilmorin intitulé les « Fiançailles pour rire » écrites sous l’instigation d’un certain compositeur ami.
[7] : Locution latine de jardin des délices.
[8] : Pillage du titre du deuxième recueil poétique d’Anna de Noailles.
[9] : Nous nous permettons ce surnom octroyé à Monsieur de Talleyrand, un rien imagé, en raison de la défaillance de santé que connue notre héroïne…
[10] : « Nonne et bacchante » : expression provenant d’un poème d’Anna de Noailles « Deux êtres luttent » (recueil « les Forces éternelles ») ; tant qu’à « moine et voyou », elle provient d’une formule de Claude Rostand à propos de Poulenc-Janus, homme à double facette.
[11] : Personnages romantiques de la littérature germanique de Jean-Paul Richter dont le compositeur Robert Schumann fit son miel ; Eusebius, représente le rêveur introverti par excellence alors que Florestan est d’une nature passionnée et combative.
[12] : Allusion à Françoise Louise de La Baume Le Blanc, demoiselle puis duchesse de La Vallière et de Vaujours, née en terres de Touraine, maitresse royale du jeune souverain Louis XIV.
[13] : Néologisme dû au naturaliste Jean-Marie Pelt, contraction du mot savant avec celui d’aventurier.
[14] : Terme ancien désignant la fonction de spécialistes de semences.
[15] : Le Ginkgo biloba » originaire d’Extrême Orient, surnommé aussi « Arbre des pagodes appartient aux essences des conifères et représente la seule espèce actuelle des Ginkgoaceae, issue de la plus ancienne famille d'arbres répertoriée, étant apparue il y a maintenant plus de 270 Ma ; avant son introduction européenne datant probablement du XVIIIème, ses annales botaniques ont jalonné la Chine, puis le Japon et la Corée…mais loin de nous l’idée de dresser son portrait ici. Nous vous inciterons davantage, à prendre connaissance du poème que Johann Wolfgang von Goethe lui a consacré (publié en 1819 au sein du Divan occidental-oriental), en vous reportant vers le lien suivant : http://www.ginkgo-biloba.fr/goethe-ginkgo-biloba.html
[16] : Pastiche d’une pièce musicale d’Érik Satie
[17] : Allusion à la fleur de Myosotis cher au langage poétique séculaire.
[17 bis] : En référence à l’œuvre picturale d’Antoine Watteau «l’Embarquement pour Cythère » (Ile, le fief d’Aphrodite-Vénus gage donc des plaisirs amoureux) tableau daté de 1718, propriété de Frédéric II de Prusse, variante du « Pèlerinage à Cythère » peint en 1717 par le Maitre en guise d’épreuve de réception à l'Académie royale de peinture… « Fêtes galantes » inspirant nombre de créateurs, dont les poètes, notamment Paul Verlaine, sans oublier la pièce truculente et alerte portant le même titre et signée du compositeur Francis Poulenc, "Valse-musette" pour deux pianos dédicacée "À Henri Lavorelle cette évocation des bords de la Marne chers à mon enfance", juillet 1951.
[18] : Surnom de l’écrivain Colette
[19] : En référence à deux recueils de la poétesse .
Références iconographiques :
1. Premier cliché photographique (auteur inconnu) : Louise de Vilmorin vers ses vingt deux ans, au temps de ses fiançailles avec Antoine de Saint Exupéry...
2. Tableau d’Henri le Sidaner : "La balustrade de la porte de la terrasse"