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Lady Camilla (au théâtre des Galeries)

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La musique rock pour les battements du cœur et changements de scène, des comédiens lumineux pour l’histoire, où soufflent  le rêve… et l’horreur

 

Encore jusqu’au 6 mars, au théâtre des Galeries. La pièce « Lady Camilla » de Pascal Vrebos retrace avec brio  l’histoire très véridique qui se joue dans les  coulisses du  célèbre ménage à trois de Buckingham : le prince Charles, sa maîtresse envahissante, Camilla et sa jeune femme amoureuse, Diana.

 

Porteuse de bonnes et mauvaises nouvelles,  il y a l’oreille gourmande du  majordome, porteur de théières fumantes dans tous les coins du palais. Attentif à tout bruit qui court, il  note, photographie et enregistre, en vue d’un scoop planétaire qui le rendra multimillionnaire. Il rêve de s’acheter une île grecque et prendra  à son service, domestiques et majordome  à son tour! La reine, toujours de glace,  préfère  cyniquement ses chiens. La  jeune première, Diana,   éduquée par Barbara Cartland, déçue dès les premiers mois de la cour fort peu entreprenante que lui concède son prince, est vite effarouchée devant les principes obsolètes qu'on lui impose et devra revisiter sa mythologie amoureuse. Mais le rêve d’être princesse dépasse tous les scénarios de Barbara Cartland ! Elle ira même chasser s’il le faut ! Apprendra à se former au langage compassé et aux gestes stéréotypés d’une future reine. Le port du sac, c’est quelque chose ! Le prince, c’est autre chose : gauche, emprunté, raide,  coureur de jupons perfide, il passe sa vie à mentir royalement et à s’occuper des plantes  de son orangerie.  La future princesse deviendra vite l’idole du peuple. Et la chronique d’une mort annoncée de se profiler sur l’horizon bleu, rouge et banc du vaudeville royal.  L’atmosphère d’annus  horribilis est très bien rendue, l’humour  est grinçant à souhait, les morceaux d’angélisme public de lady D et ses colères homériques sont  absolument délicieux.

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 La plastique particulière des  très beaux tableaux vivants - les personnages qui posent dans tous les coins du plateau-  reste longtemps dans l’esprit, ce sont presque des scènes cinématographiques. Ce qui s’y dit est pure hypocrisie, ou pure violence. Et  l’ombre de Shakespeare n’arrête pas de chuchoter, « Hamlet, lady Macbeth, Ophélie … ».  Quelle persévérance dans les us et coutumes du royaume ! L’interprétation des rôles féminins est particulièrement croustillante, l’ineffable James est à croquer. Mais tout doit rentrer dans l’ordre, a dit la reine, et la mâchoire du piège se refermera pour faire place nette. La monarchie a quelque chose d’inébranlable, et d’indestructible en Grande-Bretagne ! Pas une minute d’ennui, lors de ce spectacle extrêmement rondement mené !

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Avec voir_comedien.gifStéphanie Van Vyve, Nicolas Buysse, voir_comedien.gifIngrid Heiderscheidt, Freddy Sicx et Louise Rocco. Mise en scène : Fabrice Gardin Décors : Anne Guilleray / Costumes : Françoise Van Thienen
Location : 02/ 512 04 07

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 A l'occasion du bicentenaire de la  naissance de Liszt (1811) L'Orchestre national de Lille, que l’on ne présente plus, nous a offert  hier soir un magnifique concert au Palais des Beaux Arts de Charleroi.

En  première partie du programme nous sommes tout de suite tombés sous le charme du très jeune soliste australien d'origine taïwanaise Ray Chen - Premier prix au concours Reine Elisabeth en 2009 – dans son interprétation sensitive du deuxième concerto de Paganini.

Allegro maestroso

Adagio

Rondo

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Tout a débuté dans l’énergie du sourire : celui épanoui de Ray Chen conjugué au sourire engageant et charismatique du chef d’orchestre gallois, Grant Llewellyn. Il n’y avait plus qu’à y inscrire les notes chatoyantes après une ouverture joyeuse et feuilletée. On est frappé par les glissades légères, aériennes du violon de Rae Chen. Une aisance magnifique, une douceur inconnue et de l’élégance et de la grâce dans le phrasé. Le tout sans effets démonstratifs, en toute sobriété. Le son est d’une pureté exquise. Tantôt il caresse tendrement les cordes de son archet velouté, tantôt ses doigts empruntent l’agilité d’ailes de colibri et il nous livre du pur nectar! Il ne se fera pas prier pour nous offrir en prime, deux magnifiques bis, devant un public médusé.

 

 

 

Ensuite c’est la symphonie de Dante  écrite par Liszt et dédiée à Richard Wagner, pages instrumentales et vocales inspirées de la Divine comédie de Dante,  que nous avons pu écouter avec délectation. Aux côtés de l'ONL, dirigé avec l’autorité souriante Grant Llewellyn, nous avons pu admirer la performance grandiose du chœur de femmes du Chœur régional Nord-Pas-de-Calais (dirigé par Éric Deltour).

 

« Liszt s'attache en orfèvre à révéler de façon minutieuse la beauté des vers du poète italien par la transcription musicale de ce long chemin de l'ombre à la lumière. Il confronte ainsi tour à tour l'auditeur à la désespérance démoniaque de l'Enfer, au lyrisme méditatif d'une âme au Purgatoire et à l'illumination d'un hymne de louange rédempteur embrasant le ciel du Magnificat final. »

 

Grant Llewellyn déchaînera toute sa fougue, croquant, mâchant, mordant les notes alors que les cuivres attaquent  une longe ligne mélodique  descendante. « Vous qui entrez  ici, abandonnez tout espoir ! » L’atmosphère Faustienne,  sombre et dramatique, se répand  avec d’impressionnants roulements de tambours, et la participation de tout l’orchestre. Cela finit sur un dernier coup de maillet très feutré qui nous permet d’échapper à la tension terrifiante de L’Enfer.

 

 L’apaisement, l’intervention de harpes, les plaintes des violons, nous mettent dans un Purgatoire qui ressemble à du paradis.  Il y a une grande modernité dans les notes profondes et les rêveries qui s’enchaînent. Une succession de rythmes plus saccadés génère tout à coup, un volume qui avale le spectateur, on est prisonniers de la musique et de ses effets dramatiques. Le chef d’orchestre est habité par un tempo qui mène, on le croirait, à l’apocalypse.

 

Mais voici la  longue préparation au Magnificat final, faite de multiples couches de murmures en écho, d’arpèges interminables sur les harpes. Les instruments à vent y vont de leur modelé, avec le  soutien discret et chuchoté  des cordes, cela produit des gémissements et des soupirs de félicité. Tout un paysage de bonheur est en construction, autant de gouttes de bonheur égrené. Pour clore les phrases mystiques du magnificat, dites avec une  légèreté surnaturelle, il y aura une reprise en force des cuivres victorieux.  

C’était un concert splendide, très longuement applaudi.

 

 http://www.onlille.com/ 

http://www.charleroi-culture.be/Public/Spectacle.php?ID=1330

 

 

 

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administrateur théâtres

A la croisée des sensibilités musicales et architecturales 

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Après le concert donné  à Bruxelles par Bernard Foccroulle en la cathédrale Saint-Michel  ce 11 février dernier, nous avons interrogé Agnès Schoubben-Stein, ancienne élève de Jean Absil, une éminente musicologue, professeur de piano et d’harmonie,  et recueilli ses commentaires éclairés.  Elle nous parle d’abord avec délectation de l’instrument contemporain qu’elle découvre avec stupeur :  un vrai bonheur pour les yeux.  Il a été inauguré en 2000.

A S - Le facteur de  cet instrument monumental, Gerhard Grenzing, est d’emblée, parmi les meilleurs  et de réputation mondiale. C’est  un allemand connaissant parfaitement aussi les instruments espagnols, ce qui nous vaut  le jeu des trompettes en chamade : tuyaux étincelants implantés horizontalement. Impressionnant ! Regardez : cet orgue magnifique est véritablement suspendu dans le volume de la nef centrale, donc dans la tradition ancienne dite « nid d’hirondelle ». Je pense à Chartres et à Strasbourg ! L’instrument de Bruxelles  occupe les trois travées côté Nord.  Il se développe en hauteur, ce qui permet à la console d’être posée sur une sorte de balcon au milieu des tuyaux de la montre et de surplomber le positif. Il est encadré de deux tours  impressionnantes dans lesquelles se trouvent notamment les grands tuyaux du pédalier. Il comprend quatre claviers, plus le pédalier, soit 63 jeux. C’est spectaculaire et splendide.

DHL - Je vois, Agnès,  que vous êtes intarissable quant à la description de cet instrument que vous considérez à juste titre comme le roi des instruments…

AS – Ah Oui ! Maintenant, le programme. « Les maîtres de Bach » font partie du répertoire baroque dont Bernard Foccroulle  est un spécialiste réputé.  Dietrich Buxtehude était très admiré par Bach. Celui-ci en a recopié certaines œuvres pour s’imprégner de cette musique qu’il jugeait exemplaire à tous points de vue.  Il y travaillait des heures durant, à la bougie, jusqu’à ce qu’il tombe de fatigue. La Toccata en la majeur, bâtie sur l’accord parfait de ré, fait chatoyer à la fois la beauté  des timbres et  celle de larges plans sonores engendrés par l’écriture si complexe et si belle de l’époque baroque. Nous avons eu la chance infinie d’avoir un interprète intelligent et sensible qui a su gérer cette beauté sonore pendant tout le concert, car pour lui, la musique est une véritable vision de vie…

 DHL - Comme pour vous ?

AS – Effectivement (sourire radieux). Les deux Fantaisies qui ont suivi faisaient vibrer à la fois la joie de la Nativité et la douleur de la Crucifixion, le tout dégageant une véritable tension  d’atmosphère dramatique.

DHL – Vous connaissiez J.A. Reincken ?

AS – Evidemment, par l’histoire de la musique. Il était organiste  à Hambourg, l’auteur de la plus longue œuvre pour orgue qui nous soit parvenue de la période baroque. Le choral et fugue du programme est une illustration de ce que le dialogue entre les claviers et le caractère douloureux de certaines mélodies peuvent éveiller comme écho de l’affliction. Ici, celle du peuple juif face à son triste destin.

DHL- C’était plein de virtuosité…

AS- Le style reflète la pratique de l’improvisation si répandue au XVII siècle ! Cela donne en effet une virtuosité plus formelle…

DHL- Nous avons aussi pu écouter un autre compositeur dont je n’avais jamais entendu parler, Georg Böhm…

AS- Sa musique, de par son ornementation, entre autres, en fait le lien entre Buxtehude et Bach. Ses œuvres pour le clavier sont les plus remarquables de l’époque avant Bach. On a conservé 18 préludes de chorals et quelques cantates qui démontrent son influence sur Bach. Comme d’ailleurs une petite suite française en ré mineur et trois petites suites en mi bémol majeur qui prouvent la nette influence du style français dans son œuvre. Le choral mis au programme est un des plus beaux de l’époque baroque!

DHL- Et on arrive à Nicolaus Burhns…

AS- Un élève de Buxtehude. Il n’a laissé qu’une œuvre restreinte du fait de sa disparition prématurée mais la valeur exceptionnelle de sa musique éclate dans l’œuvre entendue : le  prélude en mi mineur. Portant l’influence de l’œuvre de son maître, ce prélude est tour à tour d’une écriture contrastée et violonistique, Nicolaus Burhns  étant en même temps violoniste, organiste et compositeur. La figure en forme de gigue qui clôture l’œuvre est joyeuse et véritablement dansante. Elle se présente comme un point culminant du style baroque allemand.

DHL  – Un mot sur Bernard Foccroulle ?

AS – Je n’ai qu’une envie, c’est aller le remercier de vive voix pour tout le bonheur que cette soirée m’a donné, dans ce lieu empreint de piété, où la diffusion sonore de l’instrument est une pure merveille ! C’est un moment inoubliable, ce dialogue avec l’architecture de la cathédrale, cet orgue qui résonne comme une Jérusalem musicale, une cité faite de belles sonorités chaudes, émouvantes. DHL - On dirait presque  la maquette d’une ville  mythique, qui ferait rayonner la  musique autour d’elle, suspendue dans les ogives…

AS - L’homme qui est au buffet, Bernard Foccroulle, est un homme de très grand talent qui a mis toutes sa générosité, son intelligence, sa sensibilité, sa culture et ses convictions au service de la musique.  Je suis pleine d’admiration !

DHL - qu’est ce qui le différencie donc d’autres organistes ?

AS  -  Son intelligence profonde des textes interprétés. On peut en effet suivre la complexité de l’écriture contrepointique de façon fluide et lumineuse, il nous en  donne une registration parfaite. Rien de cela n’est écrit dans les partitions, c’est là où joue toute sa créativité d’orchestration car c’est lui qui fait tous les choix, tous plus heureux les uns que les autres. Cela, c’est du vrai talent, hors du commun. En plus, le choix des sonorités et des nuances, fruit d’une sensibilité sans faille, a permis à l’instrument de montrer la richesse qu’il recèle, tout en révélant la beauté de cette musique des maîtres de Bach si splendidement interprétée…

DHL -  Oui ! Nous avons étés comblés par une variété inouïe de sonorités, des timbres les plus solides et  les plus profonds, jusqu’aux sons délicats et cristallins d’un orgue de verre. Nous avons fait le plein de bonheur  de sensations esthétiques et spirituelles! Cela tient du mystère !  Merci, chère Agnès, de vous être exprimée vous aussi, avec toute votre culture musicale, votre amour de la musique, votre sensibilité et votre intelligence.

 

 

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administrateur théâtres

Appel à projets: La vitrine de l'artisan

          Un concours destiné à mettre les artisans en valeur !

 

Vous êtes UN ARTISAN BELGE et vous désirez mettre votre travail à l’honneur ? Inscrivez-vous ! Vous connaissez quelqu’un qui répond à ces critères ?

 

                                                         Encouragez-le à participer !

 

La 6e édition du concours national « La Vitrine de l’artisan » vise à promouvoir l’artisanat auprès du grand public et à susciter des vocations auprès des jeunes. « La Vitrine » et ses nombreux partenaires publics et privés, issus tant du nord que du sud du pays, distinguent dix lauréats qui constituent des exemples de réussite sur tous les plans : la qualité et l’originalité de leur produit, leur parcours, leur management, leur marketing.

 Cette année, deux nouveaux prix renforcent les traditionnels prix attribués par le jury. Le prix du public (un ordinateur portable d’une valeur de 1.000 euros) sera attribué à l’artisan préféré du grand public. Celui-ci pourra voter sur Facebook et sur un nouveau site internet www.lavitrinedelartisan.be  qui sera disponible début juin.

 Le prix export, avec la collaboration de nouveaux partenaires comme l’AWEX, Brussels Export et le FIT, récompensera ou encouragera dans chaque région du pays un projet effectué ou à concrétiser vers l’étranger. Tous les artisans participants sont référencés sur le site www.lavitrinedelartisan.com. Les dix lauréats connaissent ainsi une réelle mise en évidence de leur travail.

 Parmi eux, certains sont distingués plus  articulièrement par l’un des nombreux prix :2.500€, 1.500€, un ordinateur portable, le prix multimédia ou le prix export.

 

 Inscriptions jusqu’au 15 mars sur le site internet

 

 

                                                            www.lavitrinedelartisan.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                 www.lavitrinedelartisan.com

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Clérembard et les rugissants de lubricité

12272718058?profile=original« Clérembard » est une comédie en quatre actes et en prose de Marcel Aymé (1902-1967), créée à Paris à la Comédie des Champs-Élysées en 1950, et publiée à Paris chez Grasset la même année.

 

"Assiégé par les créanciers", le comte de Clérambard voue sa famille aux travaux forcés, en l'occurrence confectionner des "pulovères" et manger du chat, pour sauvegarder son hôtel particulier,ultime bastion de la grandeur passée. Le curé vient offrir le secours d'un mariage intéressant pour le vicomte Octave: Évelyne, la fille aînée de Me Galuchon. Mais il faudrait accepter "d'avoir un oncle quincaillier". On semble s'y résigner, quand saint François d'Assise apparaît au comte, lui laissant méditer le récit de sa vie (Acte I). Impressionné et repentant, celui-ci renonce à tuer la moindre bête, même une araignée, et décide de lier son fils à la Langouste, prostituée notoire. Aux Galuchon venus présenter Évelyne et convenir de la dot, il annonce qu'il a "visé plus haut" (Acte II). La pauvre chambre de la Ruelle-aux Brebis voit le comte s'extasier face aux vertus de celle qu'il veut pour "fille" en résistant de peu à la tentation; Octave, croiser Me Galuchon, tous deux "rugissant de lubricité"; enfin le comte, révéler, à l'incrédulité générale, ses projets d'avenir comme le miracle qui en est cause (Acte III). Au seuil d'une vie de mendicité, devant la roulotte achetée par Clérambard, les illusions se dissipent: point de miracle pour le comte; Octave suborne la dernière des Galuchon; la Langouste, amère, réclame son dû. Mais l'apparition du Poverello en majesté les jette tous, même le médecin aliéniste mandé par la comtesse, dans la roulotte qui "s'ébranle". Seul reste le curé qui, sans ses lunettes, n'a rien vu (Acte IV).

 

Sous le couvert d'une comédie fantaisiste, où les saints jouent aux passe-murailles et les nobles aux mendiants, se laisse percevoir une satire fort caustique des moeurs de la société bien-pensante, élargissant celle que composait Lucienne et le Boucher, chaque personnage incarnant un type de perversion sociale. Ainsi du curé, entremetteur des hommes, mais surtout pas homme de Dieu; de la comtesse, apôtre des apparences, et persuadée qu'une "compensation solide" peut susciter l'amour; du vicomte, raté pourvu des plus bas instincts; des Galuchon, bourgeois en mal de noblesse, tentant de satisfaire leur libido comme leurs devoirs; de Clérambard enfin, despote tonitruant, dangereux car excessif en tout. Le seul personnage en état de grâce malgré ses défauts semble être la Langouste, toujours lucide sur elle-même et sur les autres, qui parle le langage du bon sens avec humour, prouvant qu'il "y a encore du monde qui sait vivre" dans une société où "les manières raglan, ça devient rare" (I, 7).

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administrateur théâtres

12272718867?profile=originalDans un décor presque  Beckettien - des grandes verticales  de murs  bleutés qui enferment,  un lit de fer, une table, une chaise -  erre un homme entre deux âges,  amnésique en robe de chambre.

 Une infirmière bien tournée, s’occupe de lui. Il a quitté l’hôpital mais ne sait pas vraiment qu’il est chez lui ni  même s’il aime le café ou le thé.  La présence, dans sa vision d’une commode kitsch, l’incommode et le fâche. Serait-il fou ?  L’infirmière est-elle vraiment une infirmière ? Tous les jours elle lui réapprend patiemment le quotidien, il doit faire des listes de ses goûts de ses envies, il doit écrire. Emerge une certaine misogynie, et de la misanthropie générale. Serait-il un vieux bougon dans la tradition des personnages de Molière ? Non, il exhibe dans ses réponses une candeur inattendue, qui désarçonne.   Elle veut faire renaître des bribes douloureuses du passé, il s’énerve, la voue aux gémonies, se montre odieux et autoritaire, mais elle démêle habilement l’écheveau du passé, elle veut savoir les détails de la tragédie qui l’a projeté contre un mur à 100 à l’heure. Bribes de passé, bribes de « tu » et de « vous », bribes de présent et peut-être d’amour et de charme. Il s’échange des phrases banales qui dramatisent et des phrases dramatiques banalisées.

 

 On est dans un entre-deux : pas la réalité vraie, pas le souvenir, mais une tension particulière, comme dans des vérités suspendues.  Mais l’être humain est incorrigiblement solaire, même meurtri au plus profond de sa chair, il est incapable de repli total sur lui-même. Soit il va vers l’autre pour s’offrir, soit il ne peut s’empêcher de recevoir.  Le jeu intense des deux acteurs est très touchant. Sobriété extrême, épure, il y a une souffrance commune qui se donne en partage, pâr effleurements de regards, par effleurements de mots, un élixir d’amour. La mémoire des faits et la mémoire des sentiments sont subtilement retracées, comme dans une énigme. Et tout d’un coup, le spectateur, conquis, comprend et apprécie. Il va jusqu’à prier que la guérison soit complète et que plus rien ne s’éteigne.

 

Deux acteurs parisiens, Guy Bedos et Macha Meril,  qui jouent avec une extrême connivence, même s'ils font mine de ne pas se connaître, nous donnent à boire de la beauté théâtrale. Allez les applaudir cette semaine, tant qu'ils sont encore au Centre Culturel d'Audergem!

 

Au Centre Culturel D’Auderghem

Du 14 au 19 février 2011 à 20h30 et le 20 février 2011 à 15h30 

 

Guy BEDOS est l'une des grandes figures de l'humour et de l'insolence de ces dernières décennies. Il trouve ici un rôle de comédien où il révèle une face inattendue de son talent aux côtés de la malicieuse et tendre Macha MERIL.

 

 

48,00€ - 38,00€ - 20,00€ (-26 ans en corbeille) + 1,50€ de taxe de réservation.

Réservations : 02/ 660 03 03 du lundi au vendredi de 11h00 à 17h00 et le samedi de 10h00 à 14h00 

http://www.cc-auderghem.be/index.php/component/redevent/details/64.... 

 

 

 

 

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"Aux Hommes de bonne volonté" (théâtre le Public)

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"Aux Hommes de bonne volonté"  fable, de JEAN-FRANÇOIS CARON

Présentation : Jeannot est mort à 14 ans. Il laisse à sa famille un testament et quelques objets fétiches. Par l'entremise d'un notaire très ordinaire et du testament qui ne l'est pas, Jeannot le rebelle exprime sa révolte. Celle d'un jeune garçon pas reposant pour un sou, qui crie à sa famille son manque d'amour.
 

Crever l'abcès de la pleutrerie des sentiments, de la couardise du cœur, de la lâcheté de l'âme est en somme sa dernière volonté ! « Je manke damour tou lè jour, je sui come sa, je sui an manke damour ». Jeannot inscrit sa révolte dans le texte même de ses dernières volontés. Son testament a l'orthographe délibérément anarchique car sa rébellion avait atteint les fondements de son être!

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La mise en scène est astucieuse. Il y a cet immense bureau de ministre aux profonds tiroirs, tiré en longueur et en diagonale à travers le plateau. Comme si la vie avait été biffée, comme une faute d’orthographe. On est chez le notaire pour discuter de l’héritage avec les ayant-droit. Le plateau de ce bureau est fait de pavés de verre qui s’illuminent quand les personnages glissent ou basculent de l’autre côté du miroir pour dire leur vérité.

 

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 La mort survenue, c’est fou ce qu’on communique, à force de théâtralité, de cris, de confessions, d’aveux en tout genre.  On assiste à un  strip-tease familial débridé. Les corps et les mots sont lâchés.

 

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L’aveu principal est que le petit dernier, Jeannot le cinquième, a été idolâtré par sa mère comme un enfant unique. Paradoxe: alors qu’elle lui a tout donné - y compris la part pour son mari- c’est lui qui lance l’offensive du manque d’amour.  Elle a laissé les autres aller qui à son piano dévorant, qui  à ses livres, qui  à sa sagesse improvisée, qui à  ses errances.  Objets transitionnels. Ensuite Madame Vandale a fui, sans laisser d’adresse. Partie, pour une autre vie. Il y  a le délicieux oncle Jos,  qui tente de calmer le jeu  avec finesse quand la discussion tourne à l’empoignade, quand les mots éjaculés fracassent les âmes.

 

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Ce rôle de l'oncle Jos est  joué avec une tendresse infinie par Philippe Vauchel. Parole du jeune séropositif : « Je voulais que ma mort les délivre de leur manque d’amour ». Il parle de ses frères et sœurs.

Langue crue, texte rude,  tumultueux, sans concessions, émaillé de parler canadien-wallon, qui se termine à genoux devant un mur de lamentations, celui du manque d’amour. « Déguisons-nous en « nous ». En vandales ! » Cri de cœurs meurtris, cri d’amour aux hommes de bonne volonté.

 

Mise en scène: Vincent Goethals

Avec:  Patricia Ide, Nabil Missoumi (qui pour son interprétation de Serge a obtenu le Prix de la Critique: meilleur espoir masculin 2010), Audrey Riesen, Bernard Sens, Réal Siellez et Philippe Vauchel

 

DU 09/02/11 AU 05/03/11

 

 

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=264&type=2

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administrateur théâtres

                       “Venitian and Flemish Masters ” 

  11 FÉVRIER 2011 - 08 MAI 2011  Bellini, Tiziano, Canaletto - Van Eyck, Bouts, Jordaens, ... Les frères vénitiens et flamands sont inséparables !

12272719677?profile=originalJan van Eyck, Sainte Barbe; 1437; Olieverf op paneel; 31 x 18 cm © Lukas - Art in Flanders VZW / Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen

 De la finesse de Van Eyck  (sainte Barbe, 1437) aux paysages de Canaletto.  Une cinquantaine d'œuvres majeures en provenance de l'Accademia Carrara di Bergamo sont actuellement accueillies au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en regard avec une quinzaine de chefs-d'oeuvre provenant du Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers (KMSKA), le temps de rénover ces deux musées prestigieux. L'Accademia Carrara di Bergamo  fut fondée par le comte Giacomo Carrera, mécène et collectionneur, qui fit un legs généreux à la ville de Bergame à la fin du XVIII e siècle.

Voici donc une exposition chronologique de grands maîtres tels que Giovanni Bellini  qui se retrouve réuni avec  Rogier van der Weyden , Pierre-Paul Rubens avec Le Titien et Véronèse. De nombreux contacts s’établissaient entre nos provinces du Nord et l’Italie. On circulait à pied, mais on circulait, malgré les brigands et les champs de bataille. La circulation des biens, des banquiers et des artistes remontait  par Messine, Barcelone jusqu’à Anvers  par voie maritime, particulièrement en provenance de Venise la Sénérissime, un état qui englobait d’autres villes du nord telles que Padoue, Bergame, Vicence, Vérone. Venise, fière et jamais prise, riche, pratiquait la tolérance religieuse et la circulation des œuvres d’art et des artistes. Voici enfin une exposition qui satisfera notre désir d’explorer ces liens privilégiés dont on nous a toujours parlé dans nos cours d’histoire de l’art.

Les quatre grands volets de l’exposition 

L’exposition Venetian and Flemish Masters, articulée en quatre sections, parcourt quatre siècles essentiels de la peinture européenne (du XVe au XVIIIe siècle) et illustre les nombreux points de contacts et d’influence jalonnant les rapports entre Bruxelles, Bruges, Anvers et Venise comme autant de lieux d’école et d’émulation :   

·   le quattrocento et la naissance du portrait et la peinture de dévotion, où Pisanello et Giovanni Bellini sont mis en confrontation avec d’autres maîtres tels que Rogier van der Weyden. 

 Voici une œuvre magnifique. C’est La Vierge à L’Enfant de Giovanni Bellini (1476)

12272720078?profile=original  Une œuvre très émouvante, où l’on perçoit la douleur de la Vierge devant le supplice à venir. Elle semble ne pas pouvoir retenir l’enfant plein de vivacité dans ses bras. La dynamique de la diagonale semble préfigurer que le Fils portera la croix! Il pose un pied  sur un marbre veiné de rouge et blanc, préfiguration du sang et des larmes de la Vierge versées  sur la pierre de son tombeau. Les fins rehaussements d’or du manteau de la Vierge soulignent le bleu exceptionnel et le drapé évoque la douceur et le mystère.

 

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 Ceci est un détail du portrait du jeune homme joufflu de Giovanni Bellini, (huile sur bois).  On est touché par l’humanité de son regard sensible, chargé d’interrogations. Le modelé du visage est de grande valeur expressive.

 

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Ce tableau, encore de Giovanni Bellini est tout aussi bouleversant. Il s’agit de la Déploration du Christ par la Vierge et saint Jean (1455).  La douleur de la Vierge est intense et contenue, les bras inertes du Christ sont soutenus délicatement par la  Vierge vêtue de rouge et Saint Jean en larmes. Une lumière venue de gauche illumine les visages et le corps livide, presque en clair-obscur. La profondeur du tableau est donnée par le petit parapet à l’avant-plan.

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On a envie de vous montrer encore l’exquise « Madonna con Gesù  Bambino» (1475) de  Crivelli Carlo, une œuvre toute en finesse. Le manteau de la Vierge travaillé en pastillage argenté évoque l'image d'une icône byzantine. Les fleurs - l’œillet, symbole de l’amour -  et les fruits font allusion aux vertus de la virginité et de la fécondité et du renouveau. Les deux vues de paysage - florissant à gauche, aride et mort à droite - préfigurent la Vie, la Mort. Le long bandeau de tissu que la Vierge tient délicatement dans sa main, illustre peut-être son lien charnel avec son Fils et en même temps les bandelettes utilisées pour les inhumations. La fusion de la mère et de l’enfant est très nette et enchâssée dans un schéma triangulaire.

·   le cinquecento, les paysages et la dévotion avec la présence d’œuvre du Titien, de Palme  l’Ancien mais aussi de Véronèse, mis en regard avec leurs collègues flamands.

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On découvre Gérard  David, Andrea Previlati pour arriver aux œuvres du Titien avec la thématique amoureuse d’Orphée et d’Eurydice qui se fait mordre par un serpent, une très belle œuvre commandée par le pape Alexande VI Borgia, une magnifique madone à l’enfant, toute en douceur et en courbes naturelles sur fond de paysage lumineux.

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Le plus étonnant c’est ce Joachim Patinir, originaire de Dinant, avec un paysage panoramique,  très romantique représentant la fuite en Egypte en miniature.

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 Il y a aussi un trésor de richesse chromatique : cette Vierge à l’Enfant entre saint Jean-Baptiste et sainte Marie Madeleine, toute en mouvement et en lumière de Palma l’Ancien.

12272720895?profile=original Ensuite on s’arrête  devant la très belle œuvre de Giovanni Cariani,  liée à la tradition du portrait lombard. Il s’agit du portrait somptueux d’un savant humaniste, mis en évidence par la composition de la perspective. Une technique ingénieuse déroule un rideau ou un écran derrière le personnage cependant que l’autre partie du tableau évoque un paysage, tableau dans le tableau.  La perspective du grand livre ouvert au bord du parapet contraste avec ce paysage inaccessible probablement inspiré des vallées de Bergame.

 

·   le seicento – Le Sacré et le Profane –Rubens, Padovanino et Tiepolo interpellent les sens au travers de leurs illustrations de thèmes sacrés et profanes.

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 Ici, Peter Paul Rubens - Heilige Drievuldigheid - La Sainte Trinité (1620)

Le contexte politique de Venise, à deux doigts du schisme avec Rome, rend cette période moins faste. « La méfiance rend cette ville prisonnière d’elle-même » Des artistes de renom choisissent cette ville pour y peindre.  Les œuvres sont devenues monumentales, comme en témoignent les quatre grandes toiles de Padovinano, élève d’un disciple de Titien dont il a étudié et copié les fresques. Ces toiles  représentant des scènes mythiques telles que Bacchus et Ariane, la fête de Vénus, les Andriens, le triomphe de Thétis.

 

 

 Dans ces salles on rencontrera le Bacchus de Jordaens, l’oeuvre qui sert d’affiche à l’exposition.   

 

·   les scènes de genre et vues du settecentoCanaletto, Francesco Guardi, Pietro Longhi sont mis en parallèle avec des maîtres du Nord qui les ont parfois précédés et influencés.

Giovanni Baptista Tiepolo, pétri de l’expérience de ses prédécesseurs comme Titien, Le Tintoret et Véronèse résoudra le problème de la relation entre peinture et architecture, entre l’art et la nature, apportant des solutions d’une grande complexité qui marqueront l’histoire de la peinture. La « veduta », « ce qui se voit » et aussi « comment on le voit » est un paysage historiquement objectif peint avec précision et réalisme. Les védutistes respectent avec une fidélité absolue la perception optique de la réalité. Le peintre sort de son atelier et descend dans la rue pour réaliser des esquisses de vues saisies sur le vif.  Les figures de Luca Carlevarijs, Antonio Canal-il Canaletto mettront en scène la ville et sa vie citadine intense, la lagune, les embarcations de tout genre et surtout la  magnifique lumière vénitienne. On est dans le classicisme de l’art paysager, un art qui se répandit à travers l’Europe avec le goût des souvenirs de voyage induit par la pratique du « Grand tour ».

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Canaletto, Il Canal Grande da Palazzo Balbi, olio su tela, 61x90 cm, inv. 540, 1730, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara

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Francesco Guardi, Piazza San Marco, olio su tela, 62x96 cm, inv. 567, 1760-1770, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara

 www.bozar.be

 

 

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administrateur théâtres

Pour la saint-Valentin, offrez-lui ce spectacle magnifique !

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René se souvient de ses vacances chez sa grand-mère à Soignies, berceau de la pierre bleue. « Je joue avec une petite fille dont j’ignorais le nom. » La grille du cimetière où ils jouaient se ferme. Elle a disparu. 

 Voici un huis clos qui évoque de façon ludique la vie de René Magritte, l’homme au chapeau boule,  vue par Georgette, sa femme,  sa muse chérie, son exclusive égérie, sa complice éternelle, son unique modèle...

Magritte peint dans la vie mais ne peint pas dans la pièce. La pièce c’est « la » pièce. La pièce où ils vivent, dans chacun des lieux où ils ont vécu de leur premier logement en passant par Paris, jusqu’à la rue des Mimosas, près du parc Josaphat, où Magritte s'éteindra à 69 ans, le 15 août 1967 à 15 heures.  Voici des tableaux vivant  la banalité  de  la vie de tout couple, et pourtant  une alchimie particulière, un mystère extraordinaire. Surréaliste ?  Aucune  figuration des peintures de Magritte: sa vie de peintre est entre parenthèses. Avec des comédiens de 2011, ce couple revisité, est vraiment  touchant.   Cela a quelque chose de jeune, de dynamique, d’innovateur, d’éternel, cela a le charme de Roméo et Juliette. Dans l'air, il y a l'énigme de tous les couples qui durent.

L’image du père fait ombre, elle se veut prophétique comme une scène d’Hamlet ou de Don Juan, elle représente  le bourgeois de 19e siècle engoncé dans ses certitudes, muré derrière ses habits de circonstance, avare de paroles. Léopold Magritte, « prohibant le sabir wallon dans sa maison, marchand tailleur et affairiste, brade, vend, écoule. Coureur de jupons, frimant et plastronnant, il  lui souffle : «M’as-tu vu bedonnant, d’un chapeau boule coiffé, cravaté, pocheté, costumé, tel un bourgeois sapé, tu me ressembleras, René !’  Cet homme à femmes, le mari de sa mère qui se suicide dans la Sambre, inondera le fils de sa culpabilité. A l’école, Magritte se décrit comme le fils de la noyée. « J’avais 14 ans, elle en avait 40.» Malheur indicible qui le corsettera à vie. Georgette : « De la perte cruelle, René se remet à peine. Je suis sa petite mère, Il est tout à moi ! »

 

La mise-en-bouche est de Patrick Rougiers : les mots dansent dans le tableau du théâtre. L’écriture rimée, parsemée  vocables belgo-belges comme des touches de peinture,  donnent une forme fantaisiste à la pièce. L’humour fait loi. Georgette: « J’ai fait une fausse couche, ce fut une froide douche. »  Assonances, allitérations, associations musicales ou rythmiques, tout cela laisse un magnifique espace pour le jeu des postures, des regards, le brillant du rouge à lèvres Diorescent de Georgette assorti à l’ourlet de sa robe mobile,  le magnifique film et les arrêts sur image qui encadrent les personnages. La mise en scène ciselée de  Monique Lenoble met carrément en scène toute  la lumière et les couleurs de Magritte, ce sont autant de moments de beauté, qui donnent de l’appétit,  du plaisir artistique. Cette comédie picturale diffuse un plaisir rare. Aurore Rougiers et  Baptiste Blampain sont éblouissants.  Le quatuor de comédiens nous livre une musique qui n’est pas une musique.  Ne vous en privez pas !

 

Du 27 janvier au 27 février 2011, le Poème 2 vous propose:

 
"La femme de l'homme au chapeau boule"
 
de Patrick Roegiers
 
"Magritte vu du côté cuisine, Georgette en personnage principal, René quand il ne peint pas. Ce qui est fascinant, c’est la vie de couple. Et comment une femme aussi simple est l’indispensable complément d’un génie." 

Renseignements et réservations:
Poème 2 (Théâtre-Poème)
30 rue d'Ecosse - 1060 Bruxelles
 
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LAISSEZ-PASSER

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Avoir

                Ce peu de beauté en partage

                Partie de la beauté du monde

                Une once d’amour par-dessous

 

                               Savoir

                Ce feu de la comète blonde

                Et connaître le seul langage

                Où l’être à jamais se dissout

 

                               Aimer

                Le jeu de la fête céleste

                Joint à l’univers asphodèle

                Dans l’or de l’espace qui meurt

 

                               Damer

                Le pion aux mouvantes rumeurs

                Savoir la main qui te modèle

                Le corps et le cœur et le reste

 

                               Tracer

                Dans le ciel noir une rayure

                Brève de feu clair un éclat

                Qu’un enfant trouvera dans l’herbe

 

                               Passer

                Infime vie et puis superbe

                Goûter la musique des glas

                Beauté du monde amour blessure

 

 

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administrateur théâtres

12272715085?profile=original« Himmelweg » de l’écrivain espagnol  Juan Mayorga 

Avec trois comédiens hors-pairs : Jean-Marc Delhausse, Michelangelo Marchese, Luc Van Grunderbeeck

à L’ATELIER 210 à Etterbeek

 

Pièce historique : la seconde guerre mondiale, un délégué de la Croix rouge va inspecter un camp de concentration. Il est les yeux du monde. Il sera aveuglé.  Il sera accueilli avec une courtoisie extrême par un commandant, élégant et lettré. Déjà le théâtre.  On lui jouera une farce: un village modèle, des gens qui jouent la normalité, un kiosque, une jolie gare avec une horloge, des amoureux sur un banc, des enfants qui jouent à la toupie, au ballon, une petite fille qui baigne son bébé en celluloïd… « N’aie pas peur, Rebecca, dis bonjour au Monsieur ! » Il ne se doutera de rien ! Les rumeurs de monstruosités s’apaiseront dans son esprit face au  bateau qu’on lui a monté.  Malgré des indices visibles, et parce que sa main n’aura pas achevé un petit  geste qui aurait pu tout changer. Et si son sens de l’analyse avait été plus aiguisé? Et s’il avait été moins lâche ?  Il conclura : «  les conditions d’hébergement paraissent correctes, l’hygiène, les vêtements dont ils disposent sont convenables, la nourriture en suffisance. » Ses yeux ne verront rien derrière le gigantesque rideau de fumée et le bruit des trains.

 

Le théâtre ici est sauvagement dénaturé, son mécanisme est mort. Il n’est plus le lieu naturel de catharsis qui permet d’exprimer l’inexprimable, de nommer l’innommable, de provoquer une prise de conscience, d’approcher l’humain dans sa nature fondamentale. Le théâtre est  bafoué.

 

Le commandant du camp est le maitre de jeu, seigneur de la manipulation, avec des tics de grandiloquence autoritaire, des envolées philosophiques écrasantes, de discours politiques pangermaniques. En homme cultivé, Il a amené 100 chefs d’œuvre de la culture européenne avec lui, pas un de plus. Son bureau est tapissé de 100 tiroirs remplis de dossiers macabres. Il n’acceptera que 100 figurants pour la mascarade qu’il donne afin d’abuser le monde : fixations de psychopathe. Il ose jouer sur la fibre poétique du mot « Himmelweg », alors qu’il s’agit pour tous les déportés, d’une descente aux enfers. Il joue les accommodants : « La guerre est un malentendu entre frères ! » Léger, il signale lui-même « on colporte des monstruosités », rien de mieux pour éteindre les doutes.  « Ah vous voulez des renseignements ? Je n’ai rien contre ! » Ironiquement, il est attiré par l’accent du visiteur étranger, il  veut entendre le mot « paix » prononcé dans une langue qui ne ment pas en continu. Arbeit macht frei !

 

Le vieux Godfried, le prisonnier juif qui doit collaborer et « traduire les idées de Berlin » à sa troupe de figurants demande pendant une tirade sur Aristote « Pourquoi des chaussures sans lacets ? » Le commandant rétorque « c’est de l’humour juif » ? Au gré des répétitions,  les figurants récitent mécaniquement, cela sonne faux. Derrière les mots et les gestes, il n’y a rien - c’est leur seule chance de se faire comprendre.  Le commandant se met en colère « Dans la vie, on ne parle pas comme cela ! » Godfried trouve des excuses pour tous les faux-pas des comédiens. Leur vie est en jeu ! Le commandant se fâche : « Trouvez des gestes qui vont avec ces paroles. Cherchez dans votre vie antérieure ! »  Godfried plaide « Ils ne comprennent pas ce qu’ils font, ils ont besoin de savoir ce qui les attend. » Réponse énigmatique du commandant « La vie est faite d’incertitudes ! ». Le tutoiement et les tasses de café prennent la relève pour amadouer Godfied. Godfried osera. Il ajoutera à l’intention du visiteur, pour qu’il entrevoie l’immense mise en scène et la supercherie, une phrase incongrue  « Nous sommes un navire qui doit rentrer au port,  le capitaine doit prendre patience » …. Hélas, trop sibylline. « Sauve-toi, Rebecca » dira la petite fille ! Bruits de trains.

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Une pièce qui exprime la vérité en contrepoint, avec finesse et pudeur. Avec la mise-en-scène fascinante de Jasmina Douieb, des comédiens plus qu’accomplis,  à la diction et la gestuelle parfaites, c’est  une pièce qui « questionne aussi notre présent et notre rapport à ce que l’on voit, ce que l’on veut bien voir, et ce que, saturés d’images, on ne voit plus. »

 

http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Himmelweg-4858/

jusqu’au 26 février 2011

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administrateur théâtres

Vous vouliez vivre un grand frisson de scène ? Une véritable passion entre Chair et Ciel? Courez  applaudir Carmela Locantore qui interprète merveilleusement la voix  notre grande Christiane Singer hélas disparue,  dans son livre brûlant:

12272716299?profile=original« UNE PASSION », livré pour nous… sur la scène du Blocry, place de L’Hocaille à Louvain-La-Neuve.

 

« J’ai choisi de chuchoter dans un siècle qui fait tant de bruit ! » Héloïse boit aux deux coupes de la mémoire, celle des événements et celle des sensations et rappelle « Dieu n’a que nous pour faire ce qu’il y a faire ».

Héloïse est animée de l’amour cueilli dans les yeux de sa nourrice Louisette, au premier regard, à sa naissance. Très jeune, elle a subi le coup de foudre avec Abélard, cela lui a entr’ouvert le ciel et les plaisirs sensuels, son corps en transes vit l’amour absolu et charnel. « Je découvrais le monde dans sa clarté originelle ». Le ciel dévoilé, le temps d’instants de grâce. « Nous avions conflué en Dieu ». Au contraire, Fulbert, son oncle trouve que toutes les activités humaines entravent la communication avec Dieu. Punition: la voilà enfermée dans un couvent pour avoir répugné ostensiblement de se plier aux conventions sociales. Abélard lui,  n’a rien compris … ou en définitive ne l’aimait pas ou aimait plus sa chaire de théologie. Elle médite : « Seul Comprendre délivre ! » Elle éprouve du remords : « Mon corps, le piège immonde où Abélard est tombé ».

Au couvent, Héloïse raconte : « je suis morte sans la miséricorde de la vraie mort ». « Chaque jour est un jour de moins de mon tourment, voilà ce que dit mon soupir ! » Enterrée vivante. Elle se souvient : « Je ne savais que me donner, rendre plus profond mon réceptacle. » Quelle passion haletante et  inouïe !

Réflexions sur le rôle de la femme: on ne croit pas les femmes, pourtant, Héloïse cite leur rôle essentiel dans la Bible : « Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses TOUT COMME LES FEMMES AVAIENT DIT ; mais Lui, ils ne l'ont pas vu ! " (Luc 24:24)».

Et par l’écriture, l’âme s’est délivrée, abbaye du Paraclet, 1162   

12272716493?profile=originalLouvain-La-Neuve, Le Blocry, 2011: un spectacle qui coupe le souffle, on en oublie le décor parfaitement moyenâgeux,  il ne reste plus que l’incandescence de la  voix et des paroles.

 

http://www.atjv.be/fr/saison/detail/index.php?spectacleID=442  jusqu’au 12 février 2011

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administrateur théâtres

L'Etranger (théâtre du Grand Midi à Ixelles)

« L’Etranger » d’Albert Camus (1957)

En jargon moderne : UNE ŒUVRE QUI TUE! Ne fût-ce que par sa sublime mise-en-voix ou en-scène  au théâtre du Grand Midi à Ixelles. Nous avons assisté hier soir au premier spectacle public de Raffaelle Giuliani dirigé par le directeur du théâtre Bernard Damien. Une première inoubliable, déjà une apothéose tant le comédien était étincelant dans cet exercice difficile, de porter ce texte devant les amoureux d’Albert Camus.

 

Quelques mots d’explication. La lumière inhumaine, la brûlure insupportable du  soleil d’été, autant dire 

 rien qui ne lui appartienne, plombent  inexorablement les actes de Meursault.  Il énonce  ses derniers 

jours de vie « libre » avec le détachement d’une autobiographie toute factuelle. Apparemment tout lui

est   égal.  Exemples. L’âge de sa mère, il ne le connaît pas. « Elle était vieille ? Comme ça ! » Cela 

l’indiffère  que Raymond soit son copain ou non, que son patron lui offre un boulot sur Paris : « On ne 

 change pas de vie ! ». La vie n’a pas de prise sur lui et il n’a pas de prise sur la vie.   « On finit par 

 s’habituer à tout  », disait sa mère.   Le comédien joue de façon magistrale. Physiquement son corps ne 

 peut pas mentir. Tout dans ses attitudes est langage. Juvénile et blasé, innocent et coupable à la fois.  

 Ce corps qui module chaque mot, et chaque pesonnage c’est la grande trouvaille du duo Maitre–élève

Bernard/ Raffaele.  L comédien incarne chaque personnage avec fulgurance.

C’est un travail épuisant que d’essayer de  mettre  de l’ordre dans tous ces événements. Meursault est

gêné à tout moment par la lumière  incandescente du soleil : « Le soleil avait fait éclater le goudron. Les

pieds enfonçaient et y laissaient ouverte sa pulpe brillante ».  

  Puis sans doute par celle des projecteurs de l’interrogatoire, enfin par   cette culpabilité imposée, qui

s’est insinuée perfidement sous sa peau.  

Bien sûr, étranger à sa vie, il  a subi tous les événements. Etranger au monde qui l’entoure, étranger à Dieu, étranger à lui-même, détaché, voici tout un homme coincé entre deux plaques de microscope, coincé par un Destin absurde.

 Autre jargon : WRONG TIME, WRONG PLACE, c’est le début absurde d’un enchaînement de malheurs où il subira les événements pendant que l’arme est mise dans sa poche et que son doigt déclenche la gâchette.  Une suite musicale comme une danse macabre,  un procès où l’absurdité prend les apparences de la logique. Pourtant le vieux Thomas Pérez « n’a pas vu Meursault pleurer, mais ne l’a pas non plus vu ne pas pleurer ! » «  Tout est vrai, rien n’est vrai ! » « Précisez les motifs de votre acte : c’était à cause du soleil ! »

« On m’a seulement appris que j’étais coupable ! » La colère est  le détonateur qui lui fait découvrir enfin qui il est et qu’il existe et qu’il tient désespérément à ce monde sensible et réel qui le touche maintenant qu’il ne peut que contempler le ciel , de sa cellule. Dernier inventaire, il collectionne avidement ses quelques souvenirs avant d’être livré à la guillotine au nom du peuple français.  Dans le Talmud,  il est dit que chaque être humain est le héros d’un drame cosmique, qu’il le sache ou non.

 Raffaelle Giuliani 12272719280?profile=original

XL Théâtre - Théâtre du Grand Midi Rue Goffart, 7a 1050 Ixelles (Bruxelles) www.xltheatredugrandmidi.be

du 8 au 26 février 2011

 

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Histoires de Livres: Le salon du livre d’artiste

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A BRUXELLES – 02 & 03 AVRIL 2011

 

Le Salon du Livre d’Artiste « Histoires de Livres » se déroulera dans les locaux de

l’ERG (Ecole de Recherche Graphique) à Bruxelles, le week-end des 02 & 03 avril 2011.

 

Créé en 2003 à l’initiative du collectif « En Creux », le Salon du Livre d’Artiste

« Histoires de Livres » en est à sa cinquième édition. Il se tient en effet tous les deux ans.

A l’origine de cette belle aventure, deux jeunes artistes graveurs : Gwënael Guégan et

Laurence Léonard.

 

Pour sa cinquième édition, « Histoires de Livres » prend un nouvel envol : nouvelle

équipe, nouvelle dynamique, objectifs renforcés.

Aux côtés de Laurence Léonard, cheville ouvrière des premières éditions, une nouvelle

équipe s’est mise en place, constituée d’autres artistes mais aussi de collectionneurs et de mécènes qui permettent de donner une nouvelle dimension à l’évènement.

Le salon « Histoires de livres » est intégré à une structure plus vaste, initiée par un

collectionneur, dédiée aux arts graphiques en général, « Graphies » (www.graphies.org en

construction).

 

A côté du salon proprement dit, de nombreuses activités et animations autour du

livre sont programmées, dont, notamment grâce à la participation d’acteurs artistiques et

culturels, différentes expositions décentralisées sur le thème du livre.

Les visiteurs du Salon du Livre d’Artiste « Histoires de Livres » sont multiples : grand

public en quête de découvertes, curieux de la création graphique, amateurs de microédition,  professionnels de l’édition et de la diffusion artistique, collectionneurs et artistes eux -mêmes.

 

« Histoires de Livres » est une manifestation gratuite pour les visiteurs offrant une

fenêtre originale sur le monde du livre. Sur deux jours, ce sont plusieurs milliers de

personnes qui découvrent toute la diversité et la richesse du monde de l’édition du livre

d’artiste.


Les exposants aussi ont des origines variées. Belges et étrangers, ils sont plusieurs

dizaines à présenter leur travail : éditeurs, graveurs, illustrateurs, relieurs, plasticiens mais aussi écrivains, conteurs et poètes ou tout simplement créateur p assionné et amoureux du  livre.

C’est une fenêtre sur la création contemporaine, sur la vie actuelle du livre d’artiste

qui est ainsi proposée. Vendre bien sûr, mais aussi expliquer, montrer, détailler le processus  de création, tels sont les objectifs affichés des exposants.

 

Informations et inscriptions :

« Histoires de Livres », le Salon du Livre d’Artiste

www.histoiresdelivres.be

graphies@skynet.be

(+32) 0476 77 53 60


 

Qu’est-ce qu’un livre d’artiste ?

 

Le livre d’artiste est un livre, voire dans certains cas un livre -objet, édité à peu d’exemplaires, créé de manière artisanale et très souvent diffusé hors des circuits classiques de d istribution.

Le livre d’artiste, plus que n’importe quel ouvrage, crée un lien d’intimité entre le créateur et le lecteur.

Le livre d’artiste peut être un « objet » abstrait ou figuratif, contenir du texte ou non, avoir un sens littéraire ou non.

Tout est permis dans la création de l’objet « livre ».

Le livre d’artiste est le résultat entre une pensée originale d’un créateur et son intervention

personnelle au niveau des formes, de la présentation, des possibilités d’impression ou de

reproduction, des choix des papiers ou des matières.

L’idée même du livre d’artiste recouvre des pratiques et des productions très variées.

La création d’un livre d’artiste répond à sept étapes :

 

1° Le thème : l’origine de la création du livre d’artiste peut être, pour l’arti ste créateur, un mot, une phrase, un proverbe, un conte, un texte humoristique, une note satirique, un

poème, une histoire, une matière, une image, une illustration, des couleurs, des surfaces, …

Il n’y a pas de limite dans la création.

2° La reliure : différents types de reliure existent : en escargot, en serpent, en accordéon,

reliure centrale, japonaise, papillon, flip book, reliure inventée, …

3° La technique : le livre d’artiste peut être construit par collage, à l’encre, à la gouache, à l’acrylique, par photocopie, dessin, tissu, pop up, pliages, par la formation de trous, …

4° La mise en page : elle peut être classique (par exemple image à droite et texte à gauche),  graphique (jeu entre l’image et le texte), peut répondre à un rythme propre au fi l des pages, …

5° La typographie : le créateur utilisera le cas échéant une typographie adaptée au sujet et

au style de son livre

6° La couverture : elle est l’élément qui doit donner envie de prendre le livre, l’objet, en

main, et de le découvrir. Elle peut être simple mais cependant forte pour séduire le lecteur,

le découvreur. Tous les artifices sont permis ici aussi.

7° Le colophon : traditionnellement situé en fin d’ouvrage, le colophon donne quelques

indications quant au créateur, au nombre d’exemplaires, à la date et au lieu de la réalisation  du livre. Le colophon peut aussi contenir une justification signée par l’auteur.

Préalablement à la création d’un livre d’artiste, l’auteur réalise une maquette, ou blanco, qui servira de fil conducteur pour la construction et l’élaboration du livre. 

 

Programme provisoire:


> Jeudi 31 mars 2011


18 heures


Activité partenaire : Cabinet Artistique « Libre Choix »

Rue Defacqz, 152 – 1060 Bruxelles

Vernissage d’exposition


> Vendredi 01 avril 2011


18 heures


Activité partenaire : Espace de Création « Le Caméléon Coquet »

Avenue A. Buyl, 12 – 1050 Bruxelles

« Carnets et correspondances »

Exposition de la Collection de Livres d’Artistes des Bibliothèques de Watermael -Boitsfort


> Samedi 02 avril 2011


De 10 heures à 18 heures


« Histoires de Livres », le Salon du Livre d’Artiste

Exposition-vente

Dans les locaux de l’ERG (Ecole de Recherche Graphiq ue)

Rue du Page, 87 – 1050 Bruxelles


De 10 heures à 18 heures


Activité partenaire

Au Cabinet Artistique « Libre Choix »

Rue Defacqz, 152 – 1060 Bruxelles

Exposition


De 10 heures à 18 heures


Activité partenaire

A l’Espace de Création « Le Caméléon Coquet »

Avenue A. Buyl, 12 – 1050 Bruxelles

« Carnets et correspondances »

Exposition de la Collection de Livres d’Artistes des Bibliothèques de Watermael -Boitsfort


18 heures


Dans les locaux de l’ERG (Ecole de Recherche Graphique)

Rue du Page, 87 – 1050 Bruxelles

Cocktail officiel (sur invitation)


A partir de 20 heures


Dans les locaux de l’ERG (Ecole de Recherche Graphique)

Rue du Page, 87 – 1050 Bruxelles

« Tournez les Pages à la rue du Page »

Soirée du livre - Repas, divertissements, animation musicale


> Dimanche 03 avril 2011


De 10 heures à 18 heures


« Histoires de Livres », le Salon du Livre d’Artiste

Exposition-vente

Dans les locaux de l’ERG (Ecole de Recherche Graphique)

Rue du Page, 87 – 1050 Bruxelles


De 10 heures à 18 heures


Activité partenaire

Au Cabinet Artistique « Libre Choix »

Rue Defacqz, 152 – 1060 Bruxelles

Exposition


De 10 heures à 18 heures


Activité partenaire

A l’Espace de Création « Le Caméléon Coquet »

Avenue A. Buyl, 12 – 1050 Bruxelles

« Carnets et correspondances »

Exposition de la Collection de Livres d’Artistes des Bibliothèques de Watermael -Boitsfort

Les Partenaires:

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12272711890?profile=originalIl s’agit d’u roman de l'abbé Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795), publié 1788.

 

L'abbé Jean-Jacques Barthélemy était fort savant. Numismate, historien, linguiste, connaissant à peu près tout ce qui se pouvait connaître en son temps sur le monde antique, il travailla durant trente ans au Voyage du jeune Anacharsis, qui recueillit un énorme succès, et connut maintes rééditions et traductions.

 

L'ouvrage est précédé d'une longue "Introduction au voyage de la Grèce", où toute l'histoire grecque, depuis l'"état sauvage et les colonies orientales" jusqu'à la prise d'Athènes, est retracée. Le jeune Scythe Anacharsis quitte son pays (chap. 1). Il traverse Byzance, Lesbos, l'Eubée, Thèbes, où il voit Épaminondas et Philippe de Macédoine (2-5). Il gagne Athènes (6-7), puis Corinthe (9). Athènes est longuement décrite: sa constitution, ses fêtes, l'éducation qu'y reçoivent les enfants (11-26). Puis c'est la Thessalie (35), l'Épire (36), l'Élide et la Messénie (38-40), la Laconie et Sparte (42-51), la légendaire Arcadie (52), l'Argolide (53). On revient à Athènes (55-59 et 65-67). On évoque les affaires de Sicile (60), les mystères d'Éleusis (68), le théâtre grec (69-71), Rhodes, Samos, Délos (73-79). Tout s'achève à Chéronée: la Grèce est vaincue, puis Alexandre succède à Philippe; Anacharsis regagne sa Scythie natale (82).

 

Ce Voyage témoigne d'une extraordinaire érudition. A preuve toutes les notes accumulées à chaque page, qui indiquent les sources de chacun des détails de la narration, et les longues tables chronologiques, qui suivent et justifient l'ouvrage. Barthélemy a voulu tout dire sur le monde grec de 363 à 337 avant JC. Comme plus tard les auteurs du Tour de France de deux enfants, il a oeuvré pour que ces connaissances fussent présentées de façon riante, englobées et entraînées dans une fiction comparable à un roman. La composition est d'ailleurs assez subtile, les passages didactiques ("la Bibliothèque d'un Athénien") étant divisés en plusieurs morceaux isolés les uns des autres. L'auteur a choisi un Scythe, pareil aux Siamois de Dufresny, aux Persans de Montesquieu, à tous ces Hurons qui découvraient la France dans les contes des Philosophes. Il a tenté de conduire à une philosophie, proche de celle de Rousseau. Les Arcadiens sont purs et valeureux; Anacharsis, à la fin, est écoeuré de voir la liberté grecque expirer sous les coups des rois de Macédoine: "Je revins en Scythie, affirme-t-il, dépouillé des préjugés qui m'en avaient rendu le séjour odieux [...]. Dans ma jeunesse, je cherchai le bonheur chez les nations éclairées; dans un âge plus avancé, j'ai trouvé le repos chez un peuple qui ne connaît que les biens de la nature."

 

Avec toute cette science, avec ces habiletés et ces ambitions, Barthélemy nous a donné une oeuvre un peu languissante. Son héros n'a guère de consistance; il ne connaît aucune aventure personnelle; il va d'un lieu à l'autre, comme un touriste qui aurait son guide à la main. Le style est euphonique, bien cadencé, mais il manque de couleur et de concret; on accumule les adjectifs stéréotypés: les poètes sont "excellents", les villes "opulentes", et "riches" les moissons. Nous sommes bien loin, malgré les apparences, de la magie et de la profondeur du Télémaque. Il n'en reste pas moins que ce livre a beaucoup fait pour le "retour à l'antique" au temps de Louis XVI et de la Révolution, et a donné à une ou deux générations une image nouvelle de la Grèce, bien différente de celles que Ronsard, Racine ou Fénelon avaient proposées.

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Prix et subventions de la Classe des Arts : inscriptions en 2011

 

En 2011, à la Classe des Arts, se clôtureront les inscriptions pour dix prix et deux subventions.

Se clôtureront le 31 mars 2011 les inscriptions pour :

- le Prix Jules Raeymaekers (Peinture et arts apparentés ; 10e période triennale : 01/04/2008-31/03/2011).

Se clôtureront le 30 avril 2011 les inscriptions pour :

- le Prix Emma du Cayla-Martin (Peinture ; 10e période biennale : 01/05/2009-30/04/2011) ;

Se clôtureront le 31 mai 2011 les inscriptions pour :

- le Prix Marcel Hastir (Portrait sculpté ; 4e période biennale : 01/06/2009-31/05/2011) ;

- le Prix Égide Rombaux (Sculpture, première sélection ; 20e période biennale : 19/01/2010-18/01/2013) ;

- le Prix Paul Bonduelle (Architecture, première sélection ; 16e période triennale : 01/01/2009-31/12/2011).

Se clôtureront le 31 août 2011 les inscriptions pour :

- la bouse de la Fondation Vanhove-Vonnêche (Restauration architecturale ; 3e période annuelle : 01/01/2011-31/08/2011).

Se clôtureront le 30 septembre 2011 les inscriptions pour :

- le Prix Jos Albert (Œuvre de tendance figurative ; 29e période annuelle : 01-10-2010-30-09-2011).

Se clôtureront le 31 décembre 2011 les inscriptions pour :

- le Prix Paul Artôt (Peinture ; 26e période biennale : 01/01/2010-31/12/2011) ;

- le Prix Arthur De Greef (Musique ; 11e période biennale : 01/01/2010-31/12/2011) ;

- le Prix Marcel Hastir (Musique ; 7e période biennale : 01/01/2010-31/12/2011) ;

- le Prix Baron Horta (Architecture ; 9e période quinquennale : 01/01/2007-31/12/2011) ;

- la subvention du Fonds Arthur Merghelynck (Histoire de l'art en Belgique ; 12e période annuelle : 01/01/2011-31/12/2011).

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FRANCE...Ma douce...

France, ma douce, ma belle, ma tumultueuse!

Fière et rebelle, soumise mais jamais prise...

Je ne sais pas quand, ni comment et si cela tient à la première bouffée d'air respirée? Logiquement, je ne crois pas...

Mais d'où vient alors ce sentiment qui me colle à la peau? Est-ce le fait de naître sur un territoire ou bien d'y revenir et de s'en imprégner? Est-ce partie de soi, est-ce dans les chromosomes? Pourquoi?

La terre est grande et belle, je n'en connais que peu ou beaucoup... C'est toujours une question de point de vue et de moyens, mais aussi toujours je compare! Alors pourquoi ne pas comparer à son pays, celui de ses ancêtres, de ses origines? Mais nos origines sont-elles celle que l'on croit? Ou bien se forge-t-on ses origines en se fondant à ce qu'on aime! Tout n'est-il pas une question d'amour?

On peut être subjugué par le Grand Canyon, être amoureuse de New-York, mais l'amour avec un grand A, c'est Paris la superbe, avec ses avenues larges et majestueuses, sans rien de pompier, tout en finesse, en esprit, en modernisme cartésien, en classicisme spirituel!

Paris un soir de printemps au bord de la Seine, c'est aussi beau que l'Arno un soir lourd de l'été de Florence, mais c'est plus léger... L'est-ce plus? Certainement non! Mais c'est Mon Paris, celui où la chance nichée dans le malheur d'une guerre m'a fait naître! Celui que j'aurais choisi entre tous! La ville où l'esprit et l'amour se rejoignent...

On n'est pas raisonnable quand on aime. Il faut excuser ce vocabulaire sans doute excessif.

Quittons Paris alors, et flânons à travers douce France...

De Bretagne en Provence, d'Honfleur à Chamonix! Avec un détour pour Chartres et sa dentelle, pour le cloître à Moissac, pour la sobriété de Reims et l'humilité parfaite des abbayes cisterciennes! Retrouver l'espace d'une heure la foi de son enfance dans la pureté froide et étoilée d'une nuit de Noël en Provence éthérée par le chant pur des petites soeurs de l'abbaye du Thoronet...

Et puisque nous sommes en Provence, restons-y.

Quoi de plus doux que ces coteaux où le vin murit au soleil? Quoi de plus âpre que cette terre rouge et rocailleuse? Quoi de plus accablant que ce lourd soleil, cette chaleur écrasante ponctuée par le cri des cigales? Quoi de plus délicieux que ce ciel si pur, cette végétation généreuse? Quoi de plus sauvage que ce Mistral réveillé qui glace et nettoie? Quoi de plus chantant que cet accent qui traverse les temps et ravi l'oreille de la nordique que je ne veux plus être?

Chaque coin cache ses merveilles pour retenir plus longtemps, l'amoureux impatient parti à ta découverte!

Oh France, pays de mon enfance, de mes premiers regards conscients, toujours émerveillés...

J.G.

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administrateur théâtres

La Cerisaie (Théâtre des Martyrs)

Le Théâtre en Liberté présente au théâtre des Martyrs le dernier chef-d’œuvre de Tchekhov, classique de l’âme russe, dans une nouvelle adaptation française de Jacques De Decker  et une prodigieuse mise en scène de Daniel Scahaise:

 

                                                 « LA CERISAIE »

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La dacha est endormie... Un personnage se repose les pieds en l’air posés sur un pupitre d’écolier dans une chambre d’enfants. Beau plan incliné vers l’avenir, drapé de blanc.  Lioubov  Andréevna (Hélène Theunissen) a passé  cinq ans de  Paris à Menton en compagnie d’un cuistre ; on l’attend, il est deux heures du matin. Elle arrive avec toute sa suite et trouve que  tout le monde a tristement vieilli !  Tantôt elle évoque avec délectation ses souvenirs d’enfance : « O mon enfance ! O ma pureté ! C’est dans cette chambre que je dormais, d’ici que je regardais le jardin, le bonheur se réveillait avec moi tous les matins, et le jardin était alors exactement pareil, rien n’a changé… » Tantôt elle éclate en sanglots pour la perte de son enfant de sept ans noyé dans la rivière. Léonid son frère (Bernard Marbaix), épris de billard et de beaux billets prononce l’éloge de l’armoire centenaire. Lioubov, tellement insouciante et  hors du temps, est envoûtée par la magnifique propriété mais refuse catégoriquement de prendre les mesures financières proposées par son formidable intendant Lopakhine (Jean-Henri Compère) : aucun sens des réalités.

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          Notre Europe de l’an 2010 ? Ou … notre minuscule Belgique ?

 

 Cela a un goût de décadence, d’inexorable effritement, d’illusions perdues, d’argent impossible à garder, de désirs avortés.    Tout file entre les doigts frivoles de Lioubov, jusqu’au dernier rouble. Bien que ruinée, elle commande une dernière fois des violons qu’elle ne pourra pas payer et donne une dernière fête où tout le monde danse, chante et se soûle de gloire passée. Elégance du désespoir. Chapeaux et  habits sont somptueusement blancs et sophistiqués, la blancheur précoce des cerisiers annonce la fin imminente.  Voilà La  Cerisaie perdue, vendue au plus offrant : ce petit-fils de paysan qui étouffe du bonheur et de fierté d’avoir saisi les biens de ses anciens maîtres. C’est le déchirement et départ de la famille au grand complet après un dernier  hommage à la beauté vouée à la disparition. Il y a ce duo très émouvant de mère et fille (Julie Lenain), l’une crispée par la douleur, l’autre illuminée par le désir et l’espoir de renouveau, la beauté de la jeunesse,  son amour pour l’ancien précepteur du petit Gricha, l’étudiant errant, Trofimov! Idéaliste surréaliste, il  se croit « au-dessus de l’amour ! » …et ressemble curieusement à Tchékov !

 

 « Toute la Russie est notre Cerisaie. La terre est vaste et belle, il y a beaucoup d'endroits splendides. Imaginez, Ania : votre grand-père, votre arrière-grand-père, tous vos ancêtres possédaient des esclaves, ils possédaient des âmes vivantes, et ne sentez-vous pas dans chaque fruit de votre cerisaie, dans chaque feuille, dans chaque tronc, des créatures humaines qui vous regardent, n'entendez-vous donc pas leurs voix ?... Posséder des âmes vivantes - mais cela vous a dégénérés, vous tous, vivants ou morts, si bien que votre mère, vous, votre oncle, vous ne voyez même plus que vous vivez sur des dettes, sur le compte des autres, le compte de ces gens que vous laissez à peine entrer dans votre vestibule... Nous sommes en retard d'au moins deux siècles, nous n'avons rien de rien, pas de rapport défini avec notre passé, nous ne faisons que philosopher, nous plaindre de l'ennui ou boire de la vodka. C'est tellement clair, pour commencer à vivre dans le présent, il faut d'abord racheter notre passé, en finir avec lui, et l'on ne peut le racheter qu'au prix de la souffrance, au prix d'un labeur inouï et sans relâche. Comprenez cela, Ania. »

Et si c’était vrai - après tout, qu'y aurait-il là,qu'il faille prendre au tragique ?...L’enfance qui ne revient jamais ?  La mort muette sous les feuilles mortes, dans l'armoire funéraire, du fidèle majordome  Firs?   Serviteur à la précision horlogique pourtant lui aussi victime du temps, il est  interprété de façon savoureuse par Jaoued Deggouj.12272717669?profile=original

 Le cycle des saisons s’achève…  C’est l’émotion et la nostalgie qui nous prennent à la gorge et brident les nombreux applaudissements.

 

LA CERISAIE – Anton Tchekhov Théâtre en Liberté
Au Théâtre de la Place des Martyrs - Grande salle
Du 27/01 au 05/03/2011 - Dimanches : 06 et 20/02

 

http://www.theatredesmartyrs.be/saison.html

 

 

 

 

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Exposition Floreffe- Récapitulatif !!

Voici pour plus de facilités un résumé de toutes les informations pour l’expo de Floreffe.
Photos de la salle , en fin de Blogue deux vues de Floreffe
Date : les 15-16 et 17 avril 2011.
Nous demandons une participation de 35€ par artiste pour couvrir les frais d'expositions, vernissage, affiches et cartes d’invitation.
Le paiement est à effectuer sur le compte n° 143-0797271-32
En format IBAN : BE90 1430 7972 7132
Bic = GEBABEBB
Banque Fintro, rue du Centre 32 à 5090 Ciney
Intitulé du compte :
Claudine Boignet- regard pastel - 12 rue des Libérateurs à 5100 Jambes

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Liste des participants à ce jour : avec astérisques = membre du réseau Arts et lettres.

*Sylviane Joséphine Tirez
* Eve Oziol

* Margareth Lenoir
* Anne Roncalli
* Guy Penninckx
* Mohamed Saoud
* André Jongen
* Daniel Vigneron
* Claude Hardenne
* Martine Hougardy
*Yvette Douchie
Ryckewaert Franz n’a pas internet
* Martine Salendre--- France
* Delvaeye
* Josette Boignet
Fabienne Bertrand
Véronique Radelet
Gaby Boulier---- France
Janick Poncin --- France
Marie-Laure Dubois
*Jeanine Alexandre
* Claudine Boignet

Il y a encore 4 inscriptions en attente. J’espère n’avoir oublié personne !
Date ultime des inscriptions : 31 janvier 2011
Réunion d’information : Abbaye de Floreffe, salle du Moulin- le 12 mars à 14h

Liens :

L’abbaye de Floreffe : http://www.abbaye-de-floreffe.be/

Coordonnées personnelles : Claudine Boignet 12 rue des Libérateurs 5100 Jambes.
 0032.495.494843.081.325269 de l’étranger 003281.305269
Mail : claudine.boignet@skynet.be
Site www.claudineboignet.be
Autre mail : le.regard.pastel.blik@gmail.com.

Le montage est prévu à partir du jeudi à 13h, et le vendredi dès 10h jusque 18h.
Le vernissage aura lieu le vendredi 15/4/2011 vers 19h30 (à confirmer), le démontage le dimanche soir et le lundi !
Accrochage : Les salles disposent de cimaises, il suffira de prévoir, des chaines et des crochets pour l’installation. Il sera prévu des enveloppes suspendues pour y déposer ses cartes de visites d’artistes + coordonnées complètes.
Nous exposerons 5 pastels par artiste.
Vous voudrez bien m’envoyer pour fin janvier 2011, cinq lignes de biographie + photo d’identité . par mail !!!!!
Nous demandons des œuvres originales, pas de reproductions.
Nous ferons parvenir à chacun des invitations et des affiches en format mail
Les formats papiers seront distribués le 12 mars 2011 à la réunion.
Voici, ci-après déjà une ébauche d’affiche à envoyer par mail à tous vos contacts, ou à d’autres artistes en les invitant à venir exposer ! (faire un copier-coller). A placer aussi sur votre site, galerie…votre page Facebook etc ! Plus l’info sera diffusée, plus nous aurons de visiteurs !
Je reste à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
Bon travail à vous tous amitiés – Claudine

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Belge, Georges Rodenbach est l'un des membres les plus originaux d'un
mouvement symboliste qui a su garder son autonomie par rapport à l'école
française. Venu à Paris en 1876, il reste cependant le poète de Bruges où il
est né. Dans les recueils de vers Jeunesse blanche (1886), Le Règne du
silence (1891), Les Voies encloses (1896) apparaît la nostalgie de sa
province. Absente, elle devient le reflet du monde : les béguinages et les
canaux de la Venise du Nord vont servir de relais entre un symbolisme étayé
sur des sensations visuelles et une rêverie qui reste au contact de la
réalité. On découvre là le secret d'une poétique des correspondances que
Rodenbach a poussée plus loin que la plupart des symbolistes : à partir d'un
objet, d'un paysage (ici Bruges), le poète peut évoquer ses impressions
sensibles, en général impressions visuelles et auditives mêlées, et ainsi se
pose l'existence d'un sujet, le je du poète. Dans ce système d'oscillations,
dans ce jeu des correspondances, le monde intérieur et la réalité vont se
fondre en une sorte de rêverie mystique où l'on ne saura plus distinguer
l'émoi du poète et celui de l'objet. Alors qu'en général ce procédé restait
discret, sa mise en évidence et son exploitation systématique, ainsi que la
rigueur de la prosodie de Rodenbach, contribuent parfois à rendre ses vers un
peu affectés. Cependant, l'évocation de la Flandre mystérieuse, des petits
bourgs endormis du Nord reste encore très séduisante aujourd'hui. Le
fantastique qui se dégage de toute la poésie de Rodenbach serait peut-être
plus original, si précisément le recours incessant à des procédés de technique
poétique ne le rattachait pas toujours à la vie intérieure du poète. Mais il
s'agit là de la question de la sincérité que pose toute la poésie symboliste.
Rodenbach écrivit encore quelques romans, Bruges la Morte (1892), Le
Carillonneur (1895), sur les mêmes thèmes, en demi-teintes, du silence et de
l'obscurité.
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