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La revue 2011 (Théâtre des Galeries)

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Le Tout Bruxelles, façon United Colours  Benetton, ne peut s’empêcher d’accomplir un pèlerinage  annuel au théâtre des Galeries pour sa Revue légendaire. Toute la famille est de la partie, même de très jeunes qui ne comprendront rien à certaines envolées humoristiques ou égrillardes. Y aller est une institution…  Le spectacle tient d’ailleurs l’affiche pendant deux mois, c’est dire ! Nous avons toujours reculé, par ce que, les blagues à six sous, le zinzin, le mélange vie parisienne et vie politique belge…. Bof !

Et si c’était le dernier Noël de la Belgique ? Si cette année, le traîneau des Sublimes Rennes  avait fissuré le bloc germano-latin tout le long de sa frontière, en remontant vers le Grand Nord, laissant derrière lui,  l’irréparable fracture?

On s’est donc laissé convaincre et on s’est posé joyeusement sur un océan de glamour, de bon goût, de textes dits avec vivacité, de clin d’œil acéré tous azimuts. Bref du chansonnier débridé d’antan, mêlé à de savantes chorégraphies, des jeux de lumières très étudiés et envoûtants,  des voix étonnantes, des imitations délirantes. La salle, conquise d’avance, il est vrai laisse fuser ses rires sans retenue, se pâme de plaisir, les visages ont déposé toute sinistrose. On regarde même son voisin avec connivence entendue! Un modèle de fraternité ! Rien que pour ce sentiment, cela vaut la peine! On devrait séquestrer ces spectateurs bienveillants et les sommer de former un gouvernement… la formule, originale, nous sortirait peut-être – de l’enlisement où nous sommes…

La phrase d’ouverture est bien : « Viens, le rêve t’emmène… ! » Chantée, dansée, envolée par des professionnels du spectacle, tous plus éblouissants les uns que les autres.  

On retrouve vite notre roi, tout habillé,  au lit avec « sa lasagne chérie », au garde –à-vous, prêt à recevoir un nouveau négociateur. Ses insomnies lui soufflent de nouveaux noms : sécateur, extincteur, … congélateur, le bonheur est dans le  pré - servateur. La rime est riche et le temps est long ! La salle trépigne!

Au cœur de ces amplifications humoristiques on retrouve évidemment les sombres histoires de prêtrise pédophile, jetées en pleine lumière. «  Vie biblique, vie lubrique », une parodie du Vie privée, Vie publique de Mireille Dumas, dépèce le cardinal Danneels par le menu  et Hadja Lahbib lacère Monseigneur Léonard et son illustre Patron Romain. Les allusions à propos de Sarkosy et ses amours « romaines » avec ou sans papiers jettent les spectateurs dans l’hilarité. C’est inévitablement le tour de Bart de Wever de se faire retourner par un présentateur de la RTBF, Pierre Pigeolet. Le moins bon numéro est celui qui met en scène Elio, Laurette et Michel Daerden, largement imbibé, dans un show télévisé - trop bête pour être vrai? L’émission de « Nom de Dieu ! » est tombée bien bas! Il faut que le présentateur appelle son invité « Papa ! »

 

Mais à part cela, on reçoit en plein cœur la voix profonde d’une charmante Cendrine Ketels dans des chansons, trop courtes, qui sont un vrai délice. La musique et la chorégraphie brillantes de « The Phantom of the Opera » séduisent immanquablement, malgré l’amertume des attrape-voix fantômes qui sapent la démocratie. Richard Ruben, qui passe vite pour maître de cérémonies est irrésistible.  Sa «Gisèle» de Marcinelle est savoureuse, les accents se suivent et ne se ressemblent pas! Gonzague  ou loosers de la périphérie, experts de Bruxelles Ville Propreté, tout déclenche le rire et la bonne humeur. Un spectacle de qualité, peaufiné et enlevé!

 

 

 

http://www.trg.be/Public/

 

 

 

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administrateur théâtres

12272709891?profile=originalLa Vie parisienne écrite par Henry Meilhac et Ludovic Halévy et dont la musique est du célèbre compositeur Jacques Offenbach se joue jusqu’au 31 décembre à l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve. Initialement, il s'agit d'une pièce de théâtre mêlée de chant. D'ailleurs Offenbach préférait « avoir des comédiens qui savent chanter à des chanteurs qui ne savent pas jouer la comédie . » Grâce à la qualité de la musique, la pièce a été reprise par l'opéra : les chanteurs lyriques s'en sont emparés et La Vie parisienne nous est arrivée comme un opéra connu.12272710493?profile=original

 Ici, nous revenons à la pièce de théâtre. C’est cette dimension théâtrale qui en 1958 devait conduire Jean-Louis Barrault à monter cette vie parisienne à plusieurs reprises … chaque fois que les caisses étaient vides… Une intrigue très mince sous-tend cet opéra comique du 19e siècle. C’est l'histoire d'une grande arnaque : Raoul de Gardefeu est déçu des filles légères et notamment de la belle Métella. Il apprend qu'un baron suédois et son épouse arrivent à Paris. Son but : séduire cette dernière.  Le couple suédois meurt d’envie de découvrir la vie parisienne, Gardefeu sera leur guide au travers des plaisirs multiples de la ville lumière. Gardefeu détourne donc le noble couple étranger du Grand Hôtel et  organise une fausse vie parisienne dans son appartement, improvisant  table d’hôte et multiples personnages mondains hauts en couleur. Sans oublier l’irrésistible gantière, légère et court vêtue. Les comédiens, seulement treize en scène, au départ en habits de ville 20e,  doivent donc jouer des personnages, faire l'orchestre, le chœur et se glisser dans des  chorégraphies tout en changeant de costumes sur scène. Ce tour de force est animé par un deus ex machina, Alain Sachs,  le régisseur de théâtre en blouse grise, à l’accent parisien prononcé, qui lui aussi de temps en temps se transforme en personnage indispensable et court d’un bout à l’autre du plateau pour enjoindre les mouvements scéniques ou souffler silencieusement les répliques. Au fur et à mesure la répétition fait place à la pièce qui se joue. Merveille de l’action théâtrale. On est à la fois dans un spectacle totalement abouti et dans l’impression constante de sa genèse… Ce qui est très drôle : voir le sens de la répartie, les initiatives, les bévues des comédiens et écouter avec ravissement leur chorégraphie musicale et textuelle … et au fur à mesure la métamorphose de la magie théâtrale s’opère.  L’humour est omniprésent. Les voix sont étincelantes. Les lustres et les décors et mannequins d’époque surgissent.  Le 19e  brille de tous ses feux ! La plus belle et la plus harmonieuse, c’est la baronne suédoise : la voix, la flûte traversière et la guêpière…Applaudissons Sarah Tullamore.  Le baron, David Alexis, vaut aussi le détour. Il est exquis : Chanteur, Comédien, Pianiste, Danseur de claquettes, Acrobate. On ne peut passer sous silence le charme dévastateur d’ Hervé Devolder, dans le rôle de Gardefeu, et son nuage de séduisantes belles, toutes plus candides et enchanteresses. Et les instruments de musique : le piano, le violoncelle, la guitare, le violon, la harpe, la trompette, la flûte magique et la boîte à outils du régisseur et son tambourin.  12272710887?profile=original

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Aula Magna
Place Raymond Lemaire, 1
1348  Louvain-la-Neuve

Contact & Réservations :  010 49.78.00

http://www.ateliertheatrejeanvilar.be/fr/saison/detail/index.php?spectacleID=435

 

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Le texte de l’apôtre  illustré par la tapisserie d’Angers . Un ouvrage précieux qui séduit les amateurs d’art et les lecteurs en quête de spriritualité.

 

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Les visions prophétiques de St-Jean inspirent au XIVe siècle le peintre Hennequin de Bruges. Il conçoit un ensemble de tapisseries pour le duc Louis 1er d’Anjou. 84 panneaux. 6 grands personnages. L’oeuvre mesure à l’époque 130 m de long sur 6 m de haut. L’ouvrage reproduit l’intégralité des panneaux subsistants. Vingt-sept miniatures extraites de manuscrits anglo-normands du XIIIe siècle pallient l’iconographie manquante.

 

Avec Paule Amblard, Un chemin de renouveau : L’Apocalypse de saint Jean illustré par la tapisserie d’Angers à l'occasion de la sortie de cet ouvrage aux Editions Diane de Selliers.

Premier épisode : Le livre de notre destin Introduction :  Jean prisonnier sur l’île de Patmos reçoit des visions. Ce message du Ciel il va l’adresser à ses amis, ces petits enfants comme il les appelle, les communautés chrétiennes de l’époque et au-delà à tout chrétien, à tout homme. Ce qu’il raconte dans sa situation d’exil, donc de souffrance, est un chemin d’espoir. Chemin intemporel, puisqu’il révèle le cœur de l’homme dans sa vastitude, sa dimension spirituelle. Ainsi ce texte n’a pas d’époque. Il parle de nous et vient nous trouver dans nos difficultés de vie où nous sommes souvent exilés de nous-mêmes.   Le vieil homme : Le grand lecteur nous conduit. Nous sommes dans la nuit mais guidés sous la lumière du ciel et comme l’indiquent les papillons : signe de résurrection, nous sommes destinés à renaître. Le Christ au glaive : Jean tombe comme mort devant le Christ, lui qui est le premier et le dernier, le Vivant. Explication de la symbolique du glaive, des chandeliers, des arbres sous l’autel, du visage et pieds rouges du Christ. Le chemin de l’Apocalypse nous conduit vers celui qui est la lumière du monde et qui révèle le vivant en nous, notre lumière. Les larmes de Jean : Le livre qui contient le destin de l’homme est scellé et nul dans l’univers n’est capable d’ouvrir le livre. Jean pleure. Après être tombé comme mort aux pieds du Christ, il y a ses pleurs. Ces larmes sont aussi une prise de conscience de notre condition, de notre pauvreté, de notre manque. Sans elle il n’y a pas de chemin vers autre chose. L’Apocalypse nous oblige à quitter nos conforts, nos certitudes de nous-mêmes et du monde pour aller vers. Comme Abraham, il faut se quitter et se mettre en route. Le chemin vers le renouveau commence par une souffrance, celle de notre incapacité spirituelle. C’est au cœur de nos difficultés que le travail commence. Alors nous aussi, on a envie de suivre Jean et le vieil homme qui l’entraîne par un pan de manteau. Le vieil homme est un des 24 vieillards. Explication du vieil homme. Il entraîne Jean vers celui qui est capable d’ouvrir le livre : l’Agneau. Le Christ ouvre le chemin de vie à nous qui sommes comme morts.

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administrateur théâtres

Les noces de vent (théâtre de l'Espace Delvaux)

Les Noces d’étain ? Non  ... celles de   v e n t !                          Le vent qui pousse chaque couple, dans une direction bien différente de ce qu’ils ont vécu dans leur jeunesse au château des parents. Mais  Léopold, Albert, Baudouin et Astrid ne peuvent s’empêcher de retrouver avec ravissement cette connivence enfantine  et nous la faire partager au travers de leurs jeux retrouvés… malgré leurs apparences d’adultes confirmés… ( ?)  Le vent du passé au charme désuet, le vent de l’avenir si incertain souffle tantôt des bourrasques, tantôt des effeuillements de rêves brisés. C’est touchant, drôle et tendre. L’entrée de jeu était une pose ravissante  prise le  jour du mariage des quatre jeunes gens  à travers l’image projetée et solaire des marches du château. C’était  juste avant la mort accidentelle  des parents qui fêtaient leurs noces d’or.  Image éphémère, tout de suite transformée en ruine de château, façon capitaine Fracasse où se déroulera l’action. On s’y amusera autant !

 Cette pièce, fracassante de rires, raconte les couples et leurs tribulations au bord du pathétique, les caractères dissonants, les relations houleuses, les manques,  les phrases qui tuent, les gestes qui sauvent…. Et surtout l’humour qui fait vivre, si bien représenté par Olivier Leborgne, dans le personnage de Yanne «  Jan Van Damme, le plaisir de ces dames ! », la pièce rapportée d’Astrid, joyeux flamand bon vivant,  toujours prêt à donner un coup de main pour faire la noce et  que la fête soit bonne.

Il y a Evelyne, une anorexique fragile, complètement tarte,  et  très gourmande de plaisirs vivants que son mari , Baudouin, dit Doudoune, est incapable d’assouvir, tant il est coincé. Un psy.  Il y a Albert le frère aventurier qui se fout de l’argent, du château et qui est revenu du Togo… mais sa relation avec Malou est fort à mal, ils ont perdu un premier enfant, enterré avec les parents dans la chapelle du Château. Il y a Astrid, maîtresse femme, à l’affut des papillonnages de son mari,  terre-à- terre : … mais où est passé le service en Limoges ? Il y a l’ineffable Léopold,  spécialiste en répartition des tâches sans que lui  ne lève jamais le  moindre  petit doigt, médecin de son état et dissipateur des biens familiaux. L'hypocrisie personnifiée. Sa femme, mélancolique, rêve d’un Rodolphe disparu en Louisiane… Il y a le vin, le château, l'argent, les rêves.... Les interprétations des huit comédiens sont étincelantes, le rire désopilant envahit la salle… on voudrait rester baigné dans cette comédie douce–amère tellement proche de nos cœurs, car tous jouent vrai et juste, avec talent intense et générosité. C'est un spectacle dont l'auteur est le vent, une co-écriture qui est  digne des  plus grandes scènes.

Ecriture Eric De Staercke   Avec Catherine Conet, Patricia Dacosse, Eric De Staercke, Caroline Lambert, Olivier Leborgne, Vincent Raoult, Victor Scheffer, et  Pascale Vander Zypen.

 

 http://www.lavenerie.be/index.cfm?r1=1&r2=101456

http://www.lavenerie.be/static_images/fv267.pdf

 

jusqu'à la fin décembre et aussi pour le réveillon,  le 31 décembre à 22h!  Amusez-vous!

et vive le VENT !

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administrateur théâtres

appel à projets: prix littéraire 2011

Prix littéraire 2011 du Parlement de la Communauté française

La 37e édition du prix littéraire décerné par le Parlement de la Communauté française se destine aux essais ou biographies de qualité littéraire. Doté de 3.718 €, il récompense un auteur d'expression française, lequel aura fait preuve d'un talent particulier dans une oeuvre inédite ou déjà publiée.

 

Il est obligatoire de remplir différentes conditions de participation.

Les auteurs non belges fourniront ainsi la preuve qu'ils résident en Belgique depuis cinq ans minimum, avant l'expiration du délai pour le dépôt des oeuvres.

Les manuscrits ou publications parviendront en cinq exemplaires, pour le 1er février 2011 au plus tard, au secrétariat du Jury du prix littéraire (adresse ci-dessous).

En outre, les manuscrits doivent être clairement dactylographiés, paginés et solidement reliés. Les ouvrages ne peuvent avoir été édités avant 2007, ni avoir été couronnés par un autre prix important. Chaque auteur ne peut présenter qu'un seul ouvrage. Les ouvrages écrits en collaboration sont toutefois acceptés.

A noter qu'une brève notice biographique doit accompagner l'envoi. Les candidats intéressés qui auraient déjà concouru au prix littéraire du Parlement doivent obligatoirement reposer leur candidature.

L'inscription est totalement gratuite. Un accusé de réception sera envoyé à chaque candidat.

La cérémonie de remise du prix se déroulera dans le courant de la première quinzaine d'octobre 2011.

 

 

 http://www.pcf.be/ROOT/PCF_2006/public/prix/litterature/decret_prix_litteraire.html

 

Renseignements complémentaires:

Jury du prix littéraire
Parlement de la Communauté française
Mme Marie-Jeanne Radelet
rue de la loi 6
1000 Bruxelles
02/506 39 38 -radeletmj@pcf.be 

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

pour information:


Le prix  2010 a été attribué à


Geneviève Damas pour sa pièce « STIB – Suite de Trajets Infrahumains Balisés », 

  publié en 2009 aux éditions Lansman. 

 

Le Jury était présidé par Monsieur Jean-François Istasse, député du Parlement de la Communauté française, et était composé de membres de l’Académie royale de langue et de littérature françaises, de l’Association des écrivains belges de langue française, du Pen Club et de représentants du Conseil de la jeunesse d’expression française.

 

Le prix a été attribué à Geneviève Damas pour sa pièce « STIB – Suite de Trajets Infrahumains Balisés », publié en 2009 aux éditions Lansman. La lauréate s’est imposée au premier tour de scrutin, à la majorité des voix.

 

Le Jury a apprécié la rencontre, à la fois drôle et émouvante, entre deux  femmes  « paumées » que la vie n’a pas gâtées, dans les transports en commun. La vérité de ces deux femmes, blessées mais combattives, transparaît tant dans les scènes qu’ lles vivent que dans le langage qu’elles emploient. De sorte que l’on assiste à une excellente gradation dans la métamorphose des personnages qui vivent une dure réalité et qui tentent d’en sortir.

 

Le Jury a également reconnu que l’auteur parvient à faire un retour aux émotions simples et altruistes, telles que la générosité, la tendresse, la compassion. Sans se prendre au sérieux, sans en avoir l’air et comme sans le savoir, l’auteur approche du cœur des êtres et des choses avec un humour caustique et néanmoins roboratif.

 

 

la suite sur : http://www.pcf.be/ROOT/PCF_2006/public/presse/communiques_de_presse/remise_prix_litteraire_2010.pdf

 

From the desk of Deashelle

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Exposition REFLET DE LA PHOTOGRAPHIE LIEGEOISE

L’asbl REFLETS présente :

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img_1292856503_821.jpg« REFLET DE LA PHOTOGRAPHIE LIEGEOISE... » Exposition les week-ends des 15, 16 et 22 et 23 janvier au Centre Culturel de Glons L'EPLIPHOTA présente ses lauréats 2010..! L'Entente Provinciale Liégeoise des cercles de Photographes (Epliphota), qui regroupe une quarantaine de clubs photos répartis dans toute la Province, a le plaisir de vous convier à une exposition tout à fait exceptionnelle.

 

Ce sont, en effet, plus de 100 photographies d'une soixantaine d'auteurs différents qui seront exposées dans le magnifique cadre du Centre Culturel de Glons. Toutes ces photographies ont été primées à des examens et/ou des concours provinciaux, nationaux ou internationaux ! Vous ne pourrez qu’être séduits tant par la variété des sujets abordés que par les différentes approches photographiques. Et c’est véritablement un privilège pour l’asbl Reflets d’être associé à l’Epliphota pour présenter cette exposition majeure qui sera aussi une grande première en Vallée du Geer..! Elle est donc à découvrir absolument !

 

Roger Wauters

 

Renseignements : L’expo sera accessible les samedis 15 et 22 janvier 2011 de 13h à 18h et les dimanches 16 et 23 janvier 2011 de 11h à 18h – Centre Culturel de Glons, rue St-Pierre 8 à 4690 Glons. Alain Lennertz Président de l’Epliphota 0497-350545 alainlennertz@skynet.be Roger Wauters Secrétaire asbl Reflets 0472-736633 Regor@teledisnet.be

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administrateur théâtres

 

Depuis plus de trente ans, William Christie met à l’honneur les petits et grands maîtres baroques et démontre à quel point ils méritent autant d’égard et de passion qu’un Mozart ou un Haydn. Pour ce concert, pleins feux sur deux actes de ballet de Rameau, spécialiste du genre. Soirée de pur divertissement combinant à l’envi musique, danses et intrigue amoureuse ... un festival de l'Amour!

 

« La vraie musique est le langage du cœur » Jean-Philippe Rameau

 

De chaleureuses ovations conclurent ce concert de pur plaisir. On peut en effet décerner cinq belles 

 roses, plus que des étoiles, aux Arts Florissants dirigés avec enthousiasme, sûreté et bonheur par

William Christie.

 

« Le vol du temps qui nous presse nous fait mieux sentir le prix de l’instant fortuné que le destin nous

 laisse ! » Ces paroles de l’Anacréon de Jean-Philippe Rameau sont fort appropriées à décrire le

ravissement que ce concert a suscité parmi les  spectateurs. Ce moment de beauté musicale, de

lyrisme, de ressenti humain très intense a  opéré comme un enchantement.  Pourtant le fond

mythologique aurait pu nous détourner. Et c’est tout le contraire. « Je renonce à Bacchus s’il en

coûte à l’amour… » Anacréon, comme Pigmalion sont animés par l’Amour en personne, en être, en

substance immatérielle… Cette force, cette énergie sécrétée tant par les musiciens que par les

solistes a  eu le don d’ouvrir tous les cœurs. Aussi des instruments anciens font parler la patine des

siècles, ou d’autres  parfois très « ludiques » font presque éclater de rire. Pour exemple la machine

à pluie et orages d’Eole déchaîné et les tambourins légèrement coquins.   Les spectateurs,

médusés écoutaient avec les yeux et le sourire aux lèvres.  « Les vrais plaisirs ne sont dus qu’à

l’ivresse de nos âmes » chante Anacréon et toutes les âmes frissonnent. Dans la deuxième partie, 

 L’Amour explique la naissance à la vie de sa statue à Pigmalion :

«  Du pouvoir de l’Amour ce prodige est l’effet, L’Amour dès longtemps aspirait  à former par ses

dons l’être le plus aimable ; mais pour les unir tous, il fallait un objet dont ton art, seul était capable.  Il

 vit et c’est pour toi, pour toi ses tendres feux étaient de tes talents la juste récompense : tu servis

trop bien ma puissance, pour ne pas mériter d’être à jamais heureux. »

 

 Chœurs, récitatifs, ariettes,  sarabandes, gigues en vêtements du siècle, le nôtre,  donnent un relief

particulier à cette musique du 17e siècle. Un choc du temps et une illusion d’éternel. « The power of

love ». La voix, mélange de velours et de joie intense, captivante et voluptueuse de Sophie

Karthäuser était un pur délice musical. Et pour ces dames, Ed Lyon dans le rôle de Pigmalion,

rayonnant de bonheur, en a séduit plus d’une par son timbre scintillant, ses sonorités colorées, sa

puissance tranquille. Son aisance, son charme. Une soirée rare, peut-être unique en son genre….

 Que chacun voudrait retenir par devers soi! Au moins, l’inscrire dans nos fibres les plus profondes,

là où le profane côtoie le religieux. « L’Amour est le dieu de la paix, règne avec moi Bacchus, viens,

triomphe, embellis nos fêtes mais ne les trouble jamais… »

 

 

Les Arts Florissants
Vendredi 17.12.2010 20:00
Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf
 

 

 

William Christie direction - Alain Buet Anacréon (basse) - Sophie Karthäuser Amour (dessus) - Emmanuelle de Negri Prêtresse ; La statue (dessus) - Ed Lyon Agathocle ; Pygmalion (haute-contre) - Virginie Thomas Céphise (dessus) - Les Arts Florissants ensemble de chanteurs et d'instrumentalistes réputé dans le monde entier et voué à la musique baroque, fidèles à l'interpréttion sur instruments anciens.
  
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Prométhée est l'une des plus puissantes figures nées de la légende et dont la littérature et les différents arts n'ont cessé de s'inspirer depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos jours. A l'origine, divinité du feu, les poètes et les conteurs lui ont peu à peu conféré maintes attributions et un sens philosophique et moral: il en est venu à symboliser l'esprit humain aspirant à la connaissance et à la vertu.

C'est dans le "Prométhée enchaîné" d'Eschyle que le mythe s'offre avec le plus de grandeur et de vérité. C'est à la fois la plus facile et la plus difficile des tragédies d'Eschyle (525-456 av JC): la plus facile quant à l'interprétation littérale, la plus difficile quant à l'interprétation critique. Elle fit partie d'une trilogie dont nous savons exactement l'ordre de composition; ce qu'il est permis d'affirmer, c'est que le "Prométhée délivré" suivait le "Prométhée enchaîné". Quant à savoir si le "Prométhée porteur de feu" ouvrait ou terminait cette trilogie, l'une et l'autre hypothèse sont également valables. La date à laquelle Eschyle l'écrivit est de même inconnue, mais il est permis d'en situer la composition entre celle des "Perses" et celle des "Sept contre Thèbes". Les personnages en sont tous des divinités: Kratos, Bias (rôle muet), Héphaïstos, Prométhée, le Choeur des Océanides, Océan, Io (fille d' Inachos), Hermès. La scène se passe dans une région désertique de la Scythie, sur les flancs d'une montagne, non loin de la mer. Nous sommes aux premiers temps du règne de Zeus qui, aidé de Prométhée, a renversé depuis peu la tyrannie de Cronos et des Titans. Prométhée, coupable d'avoir ravi le feu céleste et d'en avoir enseigné l'usage aux mortels, est conduit en ces lieux par Kratos et Bias, les deux principaux serviteurs d'Héphaïstos, qui est lui-même aux ordres de Zeus. Tandis qu'on l'enchaîne, Prométhée se tait; mais sitôt il commence son long et célèbre monologue: "Ether divin, vents à l'aile rapide, eaux des fleuves, sourire innombrable des vagues marines, Terre, mère des êtres, et toi, Soleil... je vous invoque ici". Du fond de la mer, les Océanides ont entendu sa plainte et les voilà qui surviennent. Prométhée leur fait le récit de ses fautes et reconnaît avoir révélé aux hommes les bienfaits du feu. Océan paraît à son tour. Il conseille au Titan de se montrer moins fier de cet exploit, de faire preuve d'humilité et de repentir; à cette seule condition, il lui viendra en aide. Prométhée ironise et le repousse, ainsi que ses conseils, puis continue à raconter aux Océanides les nombreux services qu'il a rendus à la race infortunée des mortels. "Ne va pas, Prométhée, pour obliger les hommes, jusqu'à dédaigner ton propre malheur". Un jour viendra aussi où Zeus devra céder au destin, répond fièrement le Titan et, le plus mystérieusement du monde, il fait allusion à un terrible secret qui sera l'arme de sa délivrance. A cet instant même, une jeune fille, dont le front est orné de deux petites cornes, entre en scène en courant, affolée: c'est Oi (la lointaine aïeule d' Héraklès, le futur libérateur de Prométhée). Condamnée à parcourir la terre, elle est inlassablement poursuivie et piquée par un taon: telle est la vengeance de la jalouse Héra qui a connu sa liaison avec Zeus. Si Io se trouve en ces lieux, c'est par hasard; elle ignore devant quel captif elle se trouve et s'étonne fort en apprenant son nom. Comme elle se lamente et pleure sur elle-même, Prométhée lui annonce que le règne de Zeus prendra fin quand, lui, sera libéré: ce mystère lui a été révélé un jour par Thémis, sa mère. "Mais qui serait capable de te délier en dépit de Zeus?" demande Io. -"Un de tes descendants..., trois générations après le petit-fils d'Io à la douzième génération). Ainsi le voile du destin s'entrouvera-t-il légèrement; le drame approche de sa conclusion: Zeus envoie Hermès auprès du Titan pour qu'il révèle le secret qu'il prétend si orgeuilleusement détenir; mais, tandis que Prométhée refuse, voici qu'un cataclysme boulverse le ciel et la terre, et que le rocher auquel Prométhée est enchaîné se fend: on voit disparaître le prisonnier dans l'abîme. Nous le retrouverons sur le Caucase dans la tragédie suivante; c'est là qu'il fera connaître son secret et qu'Héraklès brisera ses liens. Plus que toutes les autres pièces d'Eschyle, le "Prométhée enchaîné" connut une vogue immense, il y a un demi-siècle environ dans les cénacles à tendances révolutionnaires dressés contre toute autorité établie (en particulier l' autorité religieuse). Inutile de dire que, de toutes les façons d'interpréter le drame, celle-ci, pour opposée qu'elle puisse être à la pensée d'Eschyle en général et au sens de son Prométhée en particulier, n'en est pas moins valable, prouvant aussi combien le mythe de Prométhée est fécond et bien propre à exalter l'imagination.

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Flo bigoudis

Ma Flo tourne en rond autour de ses bigoudis, c'est n'est pas une Flo mais un flop.. Voulant profiter de cette opportunité neigeuse du jour, je me suis pris les pinceaux dans le slosh..

Flo aux bigoudis 50x50 acry sur toile avec marouflage

Flo aux bigoudisflo bigoudis

Monteverdi que j'écoute à l'instant me glisse à l'oreille que cette toile "Flo aux bigoudis" serait juste bonne pour Berlusconi..

 

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Œuvres

Le Réveil de l'âme – Théâtre I – Théâtre II – La Vie de la nature

Édition établie et présentée par : Paul Gorceix

 

Voici enfin une édition de l'ensemble de l'œuvre de Maurice Maeterlinck. Elle est publiée à l'occasion du centenaire du prix Nobel qui lui a été décerné en 1911.

Les 4 volumes (près de 2600 pages) de ces Œuvres permettent au lecteur de découvrir le poète sous tous ses aspects : poésie, théâtre, essais, souvenirs, écrits sur la nature (abeilles, fourmis), etc

Argumentaire

"Il y a deux hommes en lui", disait Remy de Gourmont de Maeterlinck
: "le poète dramatique et l’essayiste, et tous les deux ont
renouvelé également dans la forme et dans l’essence les sujets qu’ils ont
abordés."
Gourmont avait vu juste. Avec Maeterlinck, la littérature s’est
agrandie d’une dimension, celle de l’Inconnaissable, et de la manière de
l’écrire, soit de le suggérer.
Poète et dramaturge, Maeterlinck est surtout représentatif du mouvement symboliste. Mais à côté de l’œuvre du poète mystérieux, il y a aussi un Maeterlinck essayiste et observateur de la nature.
Les 4 volumes de ces Œuvres permettent au lecteur de découvrir le poète sous tous ses aspects.

C’est l’"essayiste" que le premier volume, Œuvres I. Le Réveil de l’âme révélera au lecteur. Ce volume le conduit des petits récits et de la poésie des débuts aux souvenirs du grand âge, à travers les ouvrages de réflexion, depuis La Sagesse et la Destinée (1898) jusqu’au questionnement de L’Autre Monde ou le Cadran stellaire (1942). Au miroir de
ses écrits, dont la plupart sont difficiles d’accès, l’esthétique de l’écrivain
s’éclaire, dès lors qu’elle est liée à l’interrogation permanente du penseur
sur le mystère de l’existence. Une ligne de force se dégage pourtant de ces
textes épars : l’interprétation mystique du réel vu dans l’identité absolue de
l’Esprit en nous et de la Nature en dehors de nous.
,

Notes à bâtons rompus, aphorismes, pensées, préfaces, interviews et
comptes rendus, cette disparate de textes doit être lue comme la glose de
l’œuvre dramatique, son éclairage indirect mais indispensable.

Le lecteur trouvera dans les deux tomes du Théâtre, Œuvres II. Théâtre I et Œuvres III. Théâtre II, le choix le plus complet des pièces de Maeterlinck qui ait jamais été publié – de La Princesse Maleine (1889) à La Princesse Isabelle (1935). Il ne manquera pas d’être frappé à la fois par la force révolutionnaire d’une dramaturgie fondée paradoxalement sur l’invisible, et par l’audace d’une écriture qui a libéré la scène française en renversant les conventions du théâtre psychologique et du réalisme, au nom de l’Inconnaissable.
Cette anthologie contient La Princesse Maleine, L’Intruse, Les Aveugles et Les Sept Princesses. Suivent dans un ordre chronologique Pelléas et Mélisande et les petits drames pour marionnettes : Alladine et Palomides, Intérieur et La Mort de Tintagiles. Viennent ensuite les pièces qui inaugurent le "deuxième théâtre" : Aglavaine et Sélysette, Ariane et Barbe-bleue, Sœur Béatrice et Monna Vanna. Outre L’Oiseau bleu, ont été retenues des pièces difficilement classables, telles Joyzelle, Le Miracle de saint Antoine et La Princesse Isabelle. Une place a été faite au théâtre de guerre : Le Bourgmestre de Stilmonde et Le Sel de la vie. En tout dix-huit pièces.

Chaque pièce est replacée dans le contexte de la carrière du dramaturge et dans l’histoire du théâtre. Il s’agit ici de permettre au lecteur de juger de la production théâtrale d’un auteur dont certaines pièces sont considérées comme annonciatrices de la modernité.

Ces deux volumes sont précédés d’un Essai sur le théâtre par Paul Gorceix.


Enfin, le dernier volume du coffret, La Vie de la naturemet en lumière l’aspect observateur de Maeterlinck. Il contient cinq essais, La Vie des abeilles, L’Intelligence des fleurs, La Vie des termites, La Vie des fourmis et L'Araignée de verre qui comptent parmi les travaux d'observation à la fois les plus stimulants et les plus originaux sur la vie naturelle. ,

Le succès de ces ouvrages fut immense – La Vie des abeilles dépassera les 250 000 volumes – : ils assurèrent au poète, dans le domaine des sciences naturelles, une popularité encore plus grande que celle de Jean-Henri Fabre.

Extraits de presse

Radios et télévisions

Le coffret des Œuvres de Maeterlinck sera présenté dans l'émission "Livre de bord" qui sera diffusée chaque jour de la semaine en Belgique et en France sur Liberty TV à partir du 15 décembre 2010.

Jacques De Decker a présenté le coffret Maeterlinck dans l'émission "Mille feuilles" (RTBF) diffusée le 14 décembre 2010. Le coffret a été offert en cadeau aux téléspectateurs

Un seul écrivain belge a été lauréat du Prix Nobel de littérature.

[…] Il s’appelle Maurice Maeterlinck, il a obtenu ce prix en 1911 et l’éditeur André Versaille publie enfin une édition intégrale de ses œuvres à l’occasion du centenaire de l’attribution du Prix Nobel. Cette édition permettra aux lecteurs de découvrir un écrivain protéiforme. Son œuvre de près de 2600 pages et 4 volumes sous coffret réunit de la poésie, du théâtre, des essais et des écrits sur la nature. […] C’est un luxueux coffret, le cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année, et puis c’est aussi l’occasion de retrouver l’éditeur André Versaille. On connaît son dynamisme qui s’exprime notamment par son site Internet que je ne saurais trop vous recommander de visiter. Vous pouvez y télécharger des extraits des livres qu’il publie. C’est le cas ici aussi, vous pouvez télécharger gratuitement 56 pages extraites des 4 volumes.

(Jean Jauniaux, "Entre les lignes", Must FM, 12 décembre 2010)

Presse écrite et Internet

En cette veille des fêtes de fin d’année, l’éditeur André Versaille offre un somptueux package : quatre volumes d’œuvres de Maurice Maeterlinck (près de 2600 pages !) rassemblées dans un coffret cartonné. Cet ensemble, qui permet de découvrir le poète gantois (1862-1949) sous tous ses aspects, célèbre magnifiquement le centenaire du prix Nobel de littérature qui lui fut décerné en 1911. Et qu’aucun Belge n’a obtenu depuis.
L’édition a été établie et est présentée par celui qui fut peut-être son meilleur connaisseur, Paul Gorceix, décédé depuis.

[…] Dans un superbe essai de 2005, où il qualifie Maeterlinck d'"arpenteur de l’invisible", Gorceix soulignait combien, sous l’habit du bourgeois conservateur, il avait été un iconoclaste qui fit voler en éclats le système des valeurs traditionnelles sur lesquelles s’était fondée la grandeur de la dramaturgie issue de l’humanisme classique. Il ajoutait : "À sa manière, Maeterlinck est un rebelle, qu’il faut ranger à côté de Rimbaud, Lautréamont et Whitman". […]
Multiple, son œuvre a été répartie pour la présente édition en quatre parties : (1) Le réveil de l’âme conduit des petits récits des débuts aux souvenirs du grand âge, à travers des ouvrages de réflexion […] ; (2) Le théâtre réunit en deux tomes dix-huit pièces […] ; (3) La Vie de la nature. Sous ce titre, le quatrième volume rassemble les Vies des abeilles, des termites, des fourmis qui recueillirent en leur temps un succès considérable.

(Jacques Franck, La Libre Belgique, 13 décembre 2010)

 

Maurice Maeterlinck reçut le prix Nobel de littérature en 1911. Cent ans plus tard, l’éditeur belge André Versaille lui rend hommage en publiant un magnifique coffret de ses œuvres. Coffret orné de tableaux du peintre belge Fernand Khnopff.
Quatre volumes : deux tomes de théâtre (

(Le Soir, 10 décembre 2010)

Il y a cent ans Maurice Maeterlinck (1862-1949) obtenait le Prix Nobel de Littérature (1911). Cet homme de lettres, issu d'une famille bourgeoise, catholique et conservatrice de Gand, sera, jusqu'à nos jours, le seul écrivain belge à se voir décerner cette prestigieuse récompense. À cette occasion, les éditions André Versaille publient un superbe coffret comprenant quelque 2 600 pages et qui permet de découvrir tous les aspects de l'écrivain : poésie, théâtre, essais, souvenirs et écrits sur la nature; et cela dans une édition établie et présentée par le philologue français Paul Gorceix, grand spécialiste de Maeterlinck et de la littérature belge d'expression française.

Dans les deux tomes consacrés au théâtre,

(José Vanderveeren, Dépêche de l'Agence Belga, 3 décembre 2010)

Extrait

Maurice Maeterlinck a fait un chef-d’œuvre, non pas un chef-d’œuvre étiqueté chef-d’œuvre à l’avance, mais un admirable et pur et éternel chef-d’œuvre, un chef-d’œuvre qui suffit à immortaliser un nom et à faire bénir ce nom par tous les affamés du beau et du grand. Enfin, Maurice Maeterlinck nous a donné l’œuvre la plus géniale de ce temps, et la plus extraordinaire, et la plus naïve aussi, comparable – et oserai-je le dire ? – supérieure en beauté à ce qu’il y a de plus beau dans Shakespeare. Cette œuvre s’appelle

Octave Mirbeau

Maeterlinck apparaîtra alors comme un auteur romantique maniéré à l’extrême, chez lequel les scènes frisent souvent le ridicule alors qu’il est en réalité un précurseur profondément sérieux et subtil d’un théâtre à venir qui célébrera en lui son père-fondateur.

Rainer Maria Rilke

Il ne faut pas s’y tromper. Maeterlinck est un iconoclaste. Au-delà du théâtre, c’est un véritable changement de paradigme en littérature que laisse entrevoir celui auquel le romantique allemand Novalis avait soufflé la phrase admirable : C’est là où l’homme semble sur le point de finir que probablement il commence.

Maeterlinck, disait Gourmont dans Le Livre des masques, fait partie des êtres douloureux qui se meuvent dans le mystère de la nuit.

Le biologiste Jean Rostand rendit en 1965 un hommage éclatant à l'auteur de La Vie des abeilles :

Dans cette

Vie des abeilles, de genre inclassable comme le sont beaucoup de vrais chefs-d’œuvre, Maeterlinck nous communique, nous fait partager l’émotion qu’il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Émotion que provoquent en lui non seulement l’aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l’intimité de leurs mœurs, le secret des consignes séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l’espèce.
Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l’individu au groupe : sur tout cela, il médite, s’interroge passionnément… Par la vertu de son génie, Maeterlinck fera entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l’âme du naturaliste. La Princesse Maleine. Existe-t-il dans le monde vingt personnes qui la connaissent ? J’en doute. […] on ne manquera pas d'être frappé à la fois par le force révolutionnaire du dramaturge fondée paradoxalement sur l'invisible, et par l'audace d'une écriture qui a libéré la scène française et qui, avec celle de Anton Tchékhov et de Henrik Ibsen, a transformé la conception du drame, renversant, au nom de "l'Inconnaissable", les conventions du théâtre psychologique et de réalisme. Chaque pièce est replacée dans le contexte de la carrière du dramaturge et dans l'intérêt du théâtre. Il s'agit de permettre au lecteur de juger de la production théâtrale d'un auteur dont certaines pièces sont considérées comme annonciatrices de la modernité. […] La princesse Maleine, La princesse Isabelle, Aglavaine et Sélysette, Le sel de la vie, etc.), un consacré à la Vie de la nature (La vie des abeilles, L’intelligence des fleurs, La vie des fourmis…) et un au Réveil de l’âme (La sagesse et la destinée, L’autre monde ou le cadran stellaire…) Vous avez compris : une somme.
Maeterlinck, c’est le poète de l’inconnaissable, de la suggestion, du symbolisme, du mystère, de l’interprétation mystique du réel. Et en même temps l’observateur de la nature, qui est transcendée chez lui comme une émanation au-delà du réel. Dans ce coffret, il y a de quoi picorer des perles d’écriture et de pensée.

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Avec

« Petite musique pour cent interprètes

ou

Comment devenir poète »

Isabelle Bielecki, auteur de ce recueil de poésie, apporte sa réponse à cette question :

le « stichou » !

Ce nom, une création originale, s’inspire de deux mots, l’un de l’Est et l’autre de l’Ouest. Le premier mot, « stichok », est russe et signifie « petit poème », le second, « chou », est français et est un synonyme de mignon. A lui seul, « le stichou » fait ainsi le lien entre les cultures qui ont marqué le vécu et l’écriture d’Isabelle Bielecki, d’origine russo-polonaise mais éduquée dans la langue française, en Belgique.

Mais à ce triple bagage culturel, il faut ajouter une expérience de vingt-sept années dans une entreprise japonaise. Une longue immersion dans le monde nippon avec ses rites, ses contraintes et son art. Si le « haïku » est un genre poétique qui a depuis longtemps franchi les frontières, Isabelle Bielecki n’en ignore ni les contraintes ni son appartenance à une spécificité toute nippone.

C’est ainsi que lui est venue l’idée de créer le « stichou » ! Un court poème en phase avec la culture européenne. Si dans sa forme il est court puisqu’il se compose de cinq lignes, sa nouveauté réside dans la combinaison entre le fond et la forme : les deux premières lignes décrivent une activité des plus simples de la vie quotidienne, la troisième ligne fait transition, tandis que les deux dernières lignes projettent le « stichou » dans un monde onirique fait de poésie, d’humour et de philosophie.

Vous êtes surpris ? Curieux ? Intrigué ? Venez le découvrir par vous-même !

En effet, le Réseau Arts et lettres invite l'auteur à présenter ses créations poétiques lors d'une séance qui se déroulera le 18 décembre à 18 heures à l'Espace Art Gallery à Ixelles. Réservez cette date dans vos agendas.

Ses admirables "Stichous" sont illustrés par Suzanne Arhex et seront présentés par Catherine Angelini, la préfacière de « Petite musique pour cent interprètes ou Comment devenir poète »

Isabelle Bielecki

Biographie

 

Poète, romancière et dramaturge, Isabelle Bielecki est née en Allemagne de père russe et de mère polonaise. Sa famille s’installe en Belgique sous le statut de réfugiés de l’O.N.U. et reçoit la nationalité belge en 1963. Isabelle fera toutes ses études à Bruxelles, couronnées par une licence en traduction. Elle fait carrière dans une entreprise japonaise.

De nombreux poèmes sur le déracinement et la mémoire paraissent dans les Elytres du Hanneton, Oasis, Litteratour et Le Non-Dit. En 2003 elle publie un premier recueil de poésie sur la nostalgie, rêves sous le vent, traduit en néerlandais par H. Bastin.

Il est suivi en 2008 par le recueil: plumes d’Icare, un récit en 69 poèmes sur la passion amoureuse. En 2010 sortent deux recueils : Le Labyrinthe de Papier qui traite de la mémoire et surtout du témoignage qu’est l’écriture ainsi que Petite musique pour cent interprètes ou comment devenir poète qui crée un genre nouveau avec le « stichou » court texte poétique, humoristique ou philosophique, destiné à ouvrir le quotidien à la poésie.

En théâtre, sa pièce la grange fut jouée à l’U.L.B. par la jeune troupe universitaire et interprétée au théâtre de la Place des Martyrs. Cette pièce appartient à une trilogie consacrée au déracinement avec promenade sur l’eau et l’oubli est de vermeil, qui ont fait l’objet de lectures publiques à la Bellone à Bruxelles. De même valse nue consacrée à Camille Claudel et rose des sables à Rimbaud, et à leurs liens avec la passion, la folie et la création.

Son premier roman les Mots de Russie, paru chez E.M.E. en 2005, et couronné en 2007 par le prix littéraire des «Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles», nous livre une page sur le destin des déracinés de l’Est après la Deuxième Guerre mondiale.

Fragments d'Eros rassemble six auteurs de nouvelles érotiques, dont Isabelle Bielecki avec l'amour à marée basse et l'oeuf à la coque.

Isabelle Bielecki collabore au festival international de poésie « la lyre émigrée » et participe au spectacle littéraire itinérant "naître à l'Est écrire à l'Ouest". De même, elle présente régulièrement des auteurs belges dans le cadre du Grenier Jane Tony dont elle est la secrétaire générale.

Puis-je vous inviter à vous essayer au Stichou sur cette page?

Espace art gallery: 35 rue Lesbroussart à Ixelles (à deux pas de la Place Flagey)

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administrateur théâtres

12272707268?profile=originalL'illusion conjugale    AU CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM  jusqu’au 19 décembre 2010

 

D'Eric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, avec Isabelle Gelinas et José Paul

 

Après quatre répliques, la salle ronronne déjà sous les  sourires et

 les gloussements approbateurs. Le décor est une épure lumineuse

 couleur arc-en-ciel. Trois grandes marches vers un large balcon aux

  bastingages de voilier de luxe donnent sur un ciel,  une mer, une

  plage, une ville ? L’ensemble a la beauté du désert. Le rideau

 s’est levé sur une pose de pure élégance de la femme, Isabelle 

 Gélinas,  sise dans l’écrin d’un fauteuil design. Déshabillé

 charmeur.  Le mari, Jean-Luc Moreau, en complet veston contemple

l’infini.

 

 Arrêt sur image avant que  le mythe de la transparence absolue ne

 démarre.Etat des lieux : Jeanne a décidé de faire avouer à son mari

 le nombre de conquêtes féminines qu’il a eues au cours de leur

mariage, histoire de remettre les compteurs à  Zéro. « Les

compteurs », insiste Maxime. Maxime est au faîte de la réussite

professionnelle, automobile et féminine.  Piégé par les bonnes

 questions posées par sa  femme maîtresse de ce jeu de dames

 particulier, il ira de consternations en consternations. Il avoue 12

 conquêtes à son actif : que des femmes « solubles », dit- il, des

 « moments suspendus ! » contre une liaison de 9 mois pour sa femme,

 ce qui   soudain le rend fou. Une jalousie lancinante lui fait

interpréter toutes les phrases de la délicate Jeanne à double sens.

 Il est de plus en plus convaincu que Claude, son  meilleur ami,

 l’ex-mari d’Astrid, joueur de tennis est de la partie.

12272707291?profile=original Maxime est doué d’amnésie totale pour ses propres frasques bien sûr,

 et espère  une amnistie sans  conditions. Sauf qu’il n’a pas joué le

 jeu de l’honnêteté à 100%, il est confond u dans le mensonge, et il

 perd  définitivement la joute affective à cause de ses demi-vérités

 et grâce à la patiente adresse de sa femme, si fine, si

 sensuelle,  si  tendrement ironique… Dans la deuxième partie de la

 pièce, le personnage de Claude prend toute son envergure et confond

 le monde de  certitudes  et de mensonges de Maxime. Jeanne , pleine

 d’humour et  de discrète jubilation, a  un plaisir certain à

 le  voir se  déstabiliser par le doute. Maxime, déboussolé,  à

Claude : « Tu le  savais,  toi… ? » réponse : « Pourquoi je le

saurais ? » Sourires  entendus de part et d’autre  de Maxime, et dans

 le parterre. Tout le  monde est suspendu à une parole décisive,

 qui  ne vient pas.

 

 

Répliques comiques, acérées, ambiguïtés pernicieuses, mystifications

 burlesques  s’entrelacent avec de l’émotion profonde. Claude :

 « L’amitié, c’est des devoirs, des  obligations. C’est quoi cette

 morale de chien ?» « Si mon meilleur ami m’avait fait le coup de

 séduire ma femme, cela se serait terminé dans les faits divers! »

Pas dans la compromission. Le dénouement sibyllin laisse le

 spectateur rêveur et dans un océan  de nuances quant à la

transparence … et à l’illusion conjugale.

 

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Merveilleuses interprétations de ce remarquable  trio d’acteurs des

 planches  parisiennes : Jean-Luc MOREAU, Isabelle GELINAS et José

 PAUL. Il nous a livré une prestation méticuleuse autant dans la

 gestuelle que dans le verbe dont ils s’habillent  avec brio.

12272707672?profile=original

 

http://www.cc-auderghem.be/

 

 

 

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administrateur théâtres

Mon chat s'appelle Odilon (au théâtre de la Samaritaine)

Un spectacle de la Compagnie des Chercheuses d'Or : MON CHAT S’APPELLE ODILON.

Natacha a perdu son chat ! « Partagée entre l’amour qu’elle éprouve pour son nouvel amant et celui qu’elle éprouve depuis peu pour un jeune chat, devenu envahissant, Natacha se retrouve embarquée dans une succession frénétique de rencontres avec des personnages hauts en couleurs.
Comédie et drame sont ici habilement entrelacés et servis par une interprétation remarquable, entre humour et émotion. »

Extrait : Mais avec Odilon blotti sur mes genoux…

Au début, il était encore un peu timide.

Très vite il a couru partout, nous avons fait mille folies.

Jusqu'à ce que la fatigue, paf ! nous terrasse d'un coup.

Alors, je me suis étendue sur le lit et là, j'ai vraiment craqué : en ronronnant, Odilon est venu se poser délicatement sur mon cou et n'a plus bougé.

Tout chaud, tout doux, tout mimi !

Je n'ai plus bougé non plus…

C'est Barnabé qui nous a réveillés en rentrant.

— Qu'est-ce que c'est que ça ?

— C'est Odilon.

— Manquait plus que ça, il a dit.

— Il est si craquant, j'ai dit.

Barnabé n'a plus rien dit.

Barnabé, il ne parlait jamais beaucoup…

Texte de Paul Emond. Avec Marie-Astrid Legrand. Mise en scène de Suzanne Emond.
Venez nombreux ! Du 14 au 30 décembre à la Samaritaine à 20h30. ( 02 511 33 95)
Plus d'infos : lasamaritaine.be/​saison2009-2010/​index.html#bv000014



Mouvements scéniques imaginatifs, présence juvénile, sourire de jeune

féline craquant d’innocence, aucun maquillage, des cheveux attachés

n’importe comment, comme si on débarquait dans son appartement un

jour où elle assemble un maître-achat de chez Ikéa: c’est la jeune

comédienne Marie-Astrid Legrand. Avec la fraîcheur d’une étudiante,

elle va nous transporter dans sa vie intérieure et ses tribulations

amoureuses entre son magnifique chat mâle d’1 mètre 07 cm et son

amant, ledit Barnabé, amant fixe pour une fois, mais souvent

hypocrite, égoïste, infidèle, macho et aviné. On la suit avec une

émotion intense, de déchirement en déchirements, passés et présents.

Le pire est à venir : le partage du chat. C'est moi qui ai crié

'NOoooon!' quand vous écarteliez le chat avec Barnabé hier soir. Je

l'ai "vu" se casser en deux. Votre jeu est superbe. J'ai été prise

par l'imaginaire avec une force incroyable! Ce « non! » venait du

fond de mes entrailles! Que dire… quand on se bat pour un enfant de

couple de divorcés! Cette pièce est d’une sensibilité remarquable,

écrite par un homme, qui pénètre les félinités et les féminités

avec une perception très vive… et qui sait prendre ses distances

par rapport à tous les Barnabés du monde. La comédienne projette

les nombreux personnages de ses mésaventures avec une vérité et

une variété des tons, détonante! Courrez voir ce bijou de spectacle!

Tout sonne juste !

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administrateur théâtres

Je t'appelle Citadelle (grand concours)

Grand concours de slam de la Maison de la Francité

Rompant avec les habitudes, le concours 2011 de la Maison de la Francité sera consacré au slam. Venu de la rue et parfois qualifié de « poésie urbaine », ce genre est largement ouvert aux non-professionnels. Proche du texte de chanson, fait pour être déclamé en public, le texte de slam exprime en toute liberté des thèmes comme le vécu personnel de l’auteur, son expérience de la vie et de la société, dans un langage où dominent le rythme saccadé et les jeux de sonorités.

En forme d’interpellation, le titre « Je t’appelle citadelle » amorce une chaîne de rimes avec des mots comme « elle », « aile », « infidèle », « passerelle », « Bruxelles », « fraternel », etc. Quant au contenu, le « tu » pourra désigner une personne, une ville, l’Europe, ou encore le bonheur, etc. La citadelle, en effet, peut être vue comme une réalité concrète ou morale, sous un angle positif (observatoire, protection, refuge) ou négatif (domination, enfermement, inaccessibilité) ; chacun d’entre nous peut donc avoir sa (ses) citadelle(s). Enfin, le verbe « appeler » a au moins deux sens différents : « héler » ou « nommer »…

Le concours se déroulera en deux étapes :

envoyez-nous pour le 31 mars 2011, par poste, fax (02/219.67.37) ou courriel

(mdlf(at)maisondelafrancite.be) votre texte (entre 25 et 50 lignes) avec la fiche d’identité. Ils feront l’objet d’une sélection visant à retenir les 30 meilleurs.

Chacun des 30 lauréats sera alors invité à déclamer son texte et à envoyer l’enregistrement à la Maison de la Francité pour le 9 mai. Un jury classera les lauréats en 3 catégories

(cadets, juniors, adultes)

en tenant compte de la qualité des textes et des interprétations.

Les lauréats seront invités à la remise des prix, fixée au 1er juin 2011, où les attendent des chèques, des livres, entrées gratuites, etc.

Découvrez le règlement complet du concours et la fiche d’identité.

www.maisondelafrancite.be
Tél. 02/219 49 33 - mdlf(at)maisondelafrancite.be


avec l’aide de la Commission communautaire française et de la Communauté française

(from Deashelle!)


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En date du samedi 11 décembre 2010, le réseau des Arts et des Lettres invite Jean-Nicolas De Surmont

Il nous offrira l'après-midi, de 16 H à 17 H 30 une séance informelle de dédicaces au cours de laquelle vous pourrez vous entretenir librement avec lui, puis, en soirée, de 19 H 30 H à 21 H une conférence sur son nouveau livre:

La poésie vocale et la chanson québécoise

Écrire l’histoire de la poésie vocale au Québec : le pari est de taille, et Jean-Nicolas De Surmont le relève avec brio. En montrant comment l’évolution des pratiques vocales est indissociable des changements politiques, économiques et identitaires de leur lieu d’émergence, il retrace les grandes lignes de la chanson québécoise en la rattachant à une chronologie efficace. Grâce aux ressources rassemblées par les plus grands folkloristes – pensons ici à la collection de plus de dix milles chansons de Marius Barbeau –, l’auteur de La poésie vocale et la chanson québécoise suit patiemment la voix d’une nation en pleine ébullition. Des premières vedettes (Hector Pellerin, J. Hervey Germain, Alexandre Desmarteaux) aux jeunes talents néo-traditionnels (Mes Aïeux, la Chasse-Galerie, Mauvais Sort…), Jean-Nicolas De Surmont offre un survol de l’histoire du Québec à travers ses chansonniers et ses mouvements musicaux. Ce recul, nécessaire, et cette approche novatrice permettent une meilleure compréhension des enjeux qui ont marqué le processus identitaire québécois.

Jean-Nicolas De Surmont est membre de l’équipe Popular Cultures Research Network de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il s’intéresse à la métalexicographie et aux réseaux hypertextuels, ainsi qu’à la poésie vocale québécoise. Il est l’auteur de plus d’une centaine d’articles et comptes-rendus publiés dans une vingtaine de pays. Titulaire d’un doctorat portant sur l’ingénierie lexicale, il est actif comme enseignant et conférencier dans plusieurs domaines notamment la terminologie, la lexicographie et la chanson. Polyglotte, il a en outre suivi des cours de chant et joue plusieurs instruments de musique.

Table des matières

Remerciements

Introduction

Chanson signée et chanson de tradition orale

Cerner la nature de l’objet-chanson

Parcours historiographique et phénomène

chansonnier

Histoire de la chanson au Québec

Le XVIIe siècle : métissage des pratiques

Le XVIIIe siècle : pratiques rurales et autochtones

Le XIXe siècle : éclatement des formes de pratique

chansonnière

Le XXe siècle : les débuts de l’enregistrement sonore

1919 – 1939 : période charnière pour la chanson

traditionnelle

La génération de l’art lyrique

1939 – 1950 : l’essor de la « chanson canadienne »

Les années cinquante : la chanson devient la lanterne

de la culture québécoise

Échanges France – Québec : des cabarets et des

boîtes à chanson

Les années soixante : la chanson en révolution

Le mouvement chansonnier et la valorisation de

l’auteur-compositeur-interprète

Chansonnier versus yé-yé : entre la France et les

États-Unis

Les interférences entre la sphère du politique et la

pratique chansonnière

Le féminisme et les femmes : une nouvelle voie

s’ouvre

Récupération de la fonction symbolique de la

tradition orale

1970 – 1990 : le rock et l’exploitation commerciale

Les années quatre-vingt : crise économique et essor

des nouveaux supports de diffusion

De 1990 à aujourd’hui

Le star-system et Star Académie

La chanson traditionnelle au XXIe siècle

Le chansonnier

Le recueil de chansons

Le faiseur de chansons politiques

La chanson sans musique ou le poème chanté

Folklorisation et oralisation de la chanson signée

L’activité chansonnière : entre tradition et modernité.

Le mouvement chansonnier contemporain .

L’influence de la tradition orale sur le corpus

chansonnier

Conclusion

Glossaire

Discographie québécoise

Médiagraphie

Bibliographie

Nous vous attendons nombreux à cette belle rencontre qui se tiendra à l'Espace Art Gallery, 35 rue Lesbroussart à Bruxelles (Entrée libre)

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Entre jour et nuit par Martine Salendre


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Nos ingénieurs nous ont fourni un éditeur de texte plus évolué, intuitif et performant: ce projet a mis 5 mois avant d'aboutir.
En espérant que ce nouvel outil vous facilitera l'édition plus conviviale sur le réseau des Arts et des lettres.
Cordialement vôtre
Robert Paul
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administrateur théâtres

Cinquante bougies et le titre royal

Trois anciens directeurs de L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège se sont joints pour une fête fracassante au palais des Beaux- arts de Bruxelles hier soir.

Pierre Bartholomée créant donc une œuvre dont la composition lui a été commandée :« Symphonie », tandis que Louis Langrée a choisi de diriger la deuxième suite de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel et alors que Pascal Rophé reprend (toujours sans baguette) « Le sacre du printemps » de Stravinsky

Les cinquantes bougies ... encore !

Musique visuelle et volcanique, voici une représentation musicale en trois mouvements.

D’abord la forêt fantastique de Bartholomée en folie, pleine de chuchotements, de craquements, de hululements, de crécelles et de jaillissements de sons isolés qui semblent parfois se répondre quand ce n’est pas l’assaut auditif de la cacophonie organisée. Dans la sarabande percutée le chef d’orchestre ressemble à un échassier sautillant à qui répondent des couinements de batraciens espérant ne pas être mangés. Soudain une volière entière s’est abattue dans un champ labouré, ou est-ce une troupe d’oiseaux migrateurs épuisés, mais heureux de se poser…Il faut être bien malin pour reconnaître qui le scherzo, qui la sonate classique.

Enfin, voilà le deuxième mouvement, le délice de Daphné et Chloé, murmures, longs arpèges sucrés, installation de grandes arabesques, magnifique solo de flûte traversière, échos, poursuites et les pam pa pààààààààà chers à Ravel. Une féerie sous la baguette hallucinante de Louis Langrée…. dont toutes les femmes sont sans doute tombées amoureuses ce soir-là ! Un tel sourire ravageur, et une telle humanité, que c’en est du sabotage !

Troisième et dernier mouvement, le printemps sibérien qui éclate façon volcan dans la musique de Stravinsky. Des fantômes du ballet de Béjart sont au rendez-vous, mais comme la musique est belle à découvrir de visu! Un violoncelle bat la mesure avec un plaisir démesuré. Tous ces musiciens, mûrs ou jeunes, choisis sur concours fort sérieux, bien installés dans leur vie aux airs pépère se sont lâchés. Marche inexorable, aboiements lancinants. Le spectateur est suspendu à l’étonnement. La musique sacrificielle déferle sur les corps, les yeux et les oreilles n’en peuvent plus de couleur, voire de fureur tribale et de violence de la nature. De l’homme? Des druides de tout poil ? … A la radio, cela ne donnerait rien… Ici, au concert cela devient sublime ! On est ému par la classe de Pascal Rophé, les chefs en nœud papillon blanc ont tous lancé leurs bouquets aux musiciennes. Fin de représentation exceptionnelle.

consultez le magnifique programme en pdf:

http://www.opl.be/uploads/media/PGR_PDF__13__7_9_dec_10_Concerts_du_50e_anniversaire.pdf

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administrateur théâtres

Venise sous la neige

Une comédie de GILLES DYREK

Mise en scène: Victor Sheffer avec Gauthier de Fauconval, Justine Plume, Audrey d'Hulstere, Thomas Demarez.

Pièce très courue en France pour sa drôlerie à Toulon, Paris, Bordeaux, voici une comédie de boulevard – plutôt d’impasse – qui repose sur un quiproquo à nombreux tiroirs.

Patricia vient de se fâcher avec son copain Christophe, car elle est encore rentrée en retard. L’attaque est la meilleure défense. Ils sont attendus pour dîner chez Nathalie et Jean-Luc, vieux couple béat et un peu niais après 5 ans de vie, très commune. Jean-Luc, c’est le vieux copain de fac, mais qu’auront-ils à se dire ? Patricia ne connait personne. Nathalie est préoccupée. Apparaissent insidieusement les premières rides dans leur paysage béni, à cause du spectre de l’organisation de leur futur mariage. Ce qui les empêche presque d’accueillir Christophe et sa copine avec civilité.

Invité, Christophe veut faire bonne figure mais Patricia a juré de plomber la soirée et n’en lâche pas une, histoire de faire enrager tout le monde. Conséquence inattendue de ce mutisme, Nathalie la prend innocemment pour une étrangère. Patricia se venge à sa façon et joue la carte « Chouvène, Chouvénie, capitale Chougrad ». Christophe a perdu les commandes. On nage dans l’absurde et dans le malentendu. Le couple qui se surnomme Chou-Chou et s’embrasse à tire larigot est vraiment pathétique mais leurs contenances bien réglées vont voler en éclats et les révéler à l’état brut! Tandis que la situation ubuesque relève de ses cendres l’improbable couple Christophe – Patricia, car elle s’amuse enfin dans sa vie, le couple de Jean-Luc commence à battre de l’aile et finit par se déclarer leur première guerre monstrueuse. Malgré la caricature extrême, le décor complètement nul – de « l’après guerre » qui connaîtrait les DVD – les quatre comédiens arrachent des rires inextinguibles au public pendant toute la pièce. Et pourtant ce n’est pas le texte qui tue! Mais le déjà vécu ou vu, très lucide et très incisif qui remue nos fibres….et la construction machiavélique du maître de cérémonie: Patricia.

Petit Théâtre Mercelis du 1 au 22 décembre 2010 à 20h30
Infos et Réservations: www.argan42.be ou 070/75.42.42

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administrateur théâtres

Sokolov (concert au palais des Beaux-arts de Bruxelles)


Communiquer toute une soirée avec un être qui projette une musique habitée, un génie rempli d’humilité qui sait transmettre tous les replis de l’émotion, voilà ce que la grande salle des Beaux-arts de Bruxelles a donné à 2000 spectateurs complètement envoûtés. Sokolov est un créateur de beauté dans l'essence de la musique.

On dit de lui : ‘un titan du piano’ mais quelle douceur sous ses doigts! « Il entre, muré en lui-même, dans l'espoir d'aller puiser dans les tréfonds de son être la vérité des œuvres. Vérité subjective qui tient d'abord dans une sonorité abyssale qui fait résonner Bach comme une cathédrale, le ressuscite du plus profond des touches et le porte au ciel par un jeu de pédales décomplexé. » L’alchimiste de la musique est penché sur son clavier comme sur des alambics. Sous ses cheveux d'un blanc pur, il murmure, il ronronne. Les lumières sont très tamisées, la salle est presque obscure. L’instrument est un Steinway tout neuf. Il déroule la magie de la Partita de J-S Bach N° 2 en ut mineur, BWV 826 en six mouvements : Sinfonia, Allemande, Courante, Sarabande Rondeau, Caprice. Il me reste des impressions très nettes de toucher feutré, de caresses veloutées, de rythmes qui dévalent comme une rivière en crue, de moments très mélodiques, de notes liquides, volubiles et galantes. Les mains rebondissent sur le clavier comme s’il y en avait quatre et le Capriccio se termine comme un long voile de notes étincelantes. Where Angels Fear ToTread.

Pour suivre, c’est Johannes Brahms avec les Fantaisies, op 116 (1892), pièces que Clara Schumann jugeait « pleines de poésie, de passion, de sentiment et d’émotion. » La puissance et la fougue alternent avec des moments plus intimes où l’on bascule presque dans le silence avant que ne perlent les notes. Cette œuvre respire la tendresse, la main droite convoque des ruissellements de notes aigrelettes tandis que la main gauche creuse des échos profonds. Gregory Sokolov savoure son jeu comme s’il goûtait du vin. Puis c’est la brillance qui éclate de façon presque théâtrale. La frappe chromatique s’enchaîne à des déclarations du plus pur romantisme avant de retourner dans de profondes méditations. Nous avons ici toute la palette des émotions les plus fines. Grégory Sokolov va de temps en temps chercher l’émotion en l’air comme si elle y était suspendue avec de très gracieuses envolées de mains. Sommes-nous avec Paul Valéry ? Ce sont des oiseaux blancs qui volettent sur le clavier, des roucoulements avant la légèreté infinie du dernier envol. Le mouvement suivant est celui d’une ascension de marches gravies pensivement, contemplation, illumination peut-être, bruissements de nature. On aurait envie de tout décrire…Quelques mugissements du monde rappellent à la réalité. Qu’importe, la dernière note est bleue! Le dernier mouvement est celui de la frénésie de tout un orchestre joué d’un seul instrument. Une mélodie de harpe se transforme en grondement de tonnerre. L’homme est si petit devant la nature.

L’humoresque en si bémol majeur, op. 20 commence elle aussi avec une infinie douceur. « J’ai été toute la semaine au piano, composant ; écrivant, riant et pleurant tout à la fois. Tu trouveras une bonne description de cet état des choses dans mon opus 20 écrit Robert Schumann à Clara, le 11 mars 1939. » Notes brillantes déferlant d’une corne d’abondance, et pourtant la légèreté ne manque pas, ni l’humour, évidemment. Caracolades, douce apparition d’une licorne ? Tout se tait autour d’elle, la paix ? La tendresse ? Invulnérable, qui m’aime me suive!

Le tout s’achève dans de légers sifflotements piqués comme des cordes de violons pincées, d’un bout à l’autre du clavier pour le dernier morceau du récital : Klavierstücke, op.32 (1838-39). On est dans le ravissement, comme au début d’une féerie. Coule la musique chaude et généreuse du pur bonheur qui s’évanouit dans une seule note de fuite….

C’est le délire, la salle explose sa joie, dans des applaudissements frénétiques, toujours dans la pénombre envoûtante d’une salle des mystères. Il y aura six bis !

Grigory Sokolov
Mardi 07.12.2010 20:00
Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

Grigory Sokolov piano
Johann Sebastian Bach Partita n° 2, BWV 826
Johannes Brahms Fantasien, op. 116
Robert Schumann Humoreske, op. 20, 4 Klavierstücke op. 32
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