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Imagine Paradise  Klara festival

OFFICIAL OPENING CONCERT

 Jeudi 1er septembre 2011 (festival > 16 septembre)

 

IN SEARCH of HEAVEN12272753888?profile=original

FRANCOIS-XAVIER ROTH (chef d’orchestre)
LES SIECLES (orchestre)
LA MAITRISE DE CAEN (chœur de 22 garçons)

Bozar, Salle Henry Le Bœuf

On a déjà pu voir François-Xavier Roth à la tête de l'Orchestre philharmonique de Liège Wallonie-Bruxelles mais aussi avec le London Symphony Orchestra et l'Ensemble Inter Contemporain. Pour la saison 2011-2012, il officiera comme Chefdirigent du SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg.

Le répertoire de ce jeune chef s'étend de la musique du 17e siècle aux créations contemporaines, du répertoire symphonique ou lyrique à la musique d'ensemble. Il a ainsi créé en 2003 Les Siècles, un orchestre  de jeunes musiciens qui joue tant sur instruments anciens que modernes et cela au sein d'un même concert et qui surtout refuse de se laisser enfermer dans un genre : ni "baroque", ni "classique", ni "romantique", ni "contemporain", mais un peu tout cela à la fois.

L’Orchestre Les Siècles dirigé par le Chef François-Xavier Roth  a ouvert hier soir le festival Klara aux Beaux-Arts de Bruxelles avec un programme de choix :

 

FRANZ LISZT Eine Symphonie zu Dantes Divina Commedia, s. 109
ANTONÍN DVORAK Symphony no. 9 in e, op. 95 “From The New World”

 

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Note d’intention: Un jeune orchestre jouant sur instruments historiques, un chef débordant d’énergie, deux symphonies emblématiques du XIXe siècle, l’une méconnue, l’autre adorée du grand public, autant d’éléments inscrits chacun dans le thème du Paradis, non pas perdu mais enfin trouvé. Franz Liszt représente à lui seul une des personnalités les plus riches et les plus généreuses du XIXe siècle, poursuivant dans son soutien à la Nouvelle Musique un idéal éthique et spirituel autant qu’artistique; ses liens avec l’œuvre poétique de Dante s’inscrivent dans cette recherche. Écrite pour grand orchestre avec chœur, la Dante Symphonie comprend trois mouvements: Inferno, Purgatorio et Magnificat, trois des étapes menant au septième ciel. Autant Liszt aborde le thème de l’utopie par de savants détours, autant Antonín Dvořák le saisit à bras le corps ! « Un appel pur, une sorte de sonnerie de rassemblement, qui par son rythme syncopé instaure un esprit de danse et d’optimisme » (Michel Chion), voilà le Nouveau Monde qui s’ouvre à l’auditeur. Il s’agit de l’Amérique, bien sûr, mais abordée de façon symbolique, intérieure, universelle. Avec une nuance d’humilité, comme l’atteste la tonalité de mi mineur.

 

12272759688?profile=original  FRANZ LISZT Eine Symphonie zu Dantes Divina Commedia, s. 109

 
    Dans cette symphonie, Franz Liszt se transforme en Hitckock avant la lettre. L’enfer, c’est la peur. Et  la terreur est au rendez-vous. F-X Roth, sorte de deus ex machina , conduit son orchestre toutes griffes dehors. Cuivres déchaînés, batterie et cymbales se relaient dans leurs avertissements  fatidiques. Surprise, le premier mouvement s’éteint sur quelques coups de maillet feutrés. Ensuite , au deuxième mouvement, les instruments à vent, les cordes et deux harpes discourent avec un saxo empli d’émotion ; il y a la douceur des flûtes traversières, les arpèges coulés de la harpe, l’atmosphère intime d’un violoncelle en solo qui déborde de nostalgie.

Le paradis débutera comme le tableau d’un champ de fleurs, mais c’est tout juste si les chants mêlés des instruments n’incitent pas à un certain engourdissement ...jusqu’à l’entrée des voix de la Maîtrise de Caen. Ces jeunes garçons  sont apparus au deuxième balcon à la droite de la scène. La préparation à la rencontre divine est ample et ordonnée. Il y a des silences bourrés de sens. L’absurde n’a pas de lieu. La piété infinie des violons soutient les notes graves des cuivres distillant l’émotion. Il faut même regarder attentivement les mains de F-X Roth pour percevoir certains souffles. L’Esprit ? Le cristal des harpes s'envole soudain dans un duo et les enfants s’enlacent à ces deux instruments célestes. « Magnificat anima mea Dominum, et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo. » On n’a jamais rien entendu de pareil. La pureté fuse. Tout finira par un long arrêt sur image de l’orchestre, figé dans l’émotion.

 

ANTONÍN DVORAK Symphony no. 9 in e, op. 95 “From The New World”

 

Ce qui nous a frappés particulièrement  dans la  9e symphonie de Dvořák, c’est le relief que F-X Roth donne à cette œuvre chatoyante. La justesse des sons aussi. Le début démarre tout en douceur et en nuances mystérieuses vite interrompues par des cors forte. Dès le départ, il y a ce thème siffloté joyeusement, presque les mains dans les poches - le chef est sans baguettes - qui reviendra comme un refrain tout au long de l’œuvre.  Il y a ces envolées bourrées d’espoir. La flûte solo, une rose rouge déployée sur son épaule est fascinante de confiance et de légèreté. Confiance qui gagne vite les cordes.

 Puis il y a le largo : un rythme de légende séculaire,  auréolé d’un éventail de flûtes qui tranche avec le premier mouvement si exubérant. Montée en puissance, et les cordes ensommeillées se mettent à respirer harmonieusement. Tout cela est palpable. On dirait qu’on entend cette musique pour la première fois. Les cuivres acquiescent. Sommes-nous entrés dans une nature inviolée, illimitée, comme celle des paysages américains? Ou bien est-ce l’American Dream qui prend lui-même la parole ? Peinture idyllique d’une utopie heureuse… On entend les pas de loup des contrebasses et la  séduction de leurs sonorités. Et toujours ce relief musical prodigieux: un kaléïdoscope musical,fascinant. Il y a aussi le vent tremblant dans les  violoncelles, comme une nostalgie du pays natal. On croit entendre des chœurs d’hommes. Mais l’orchestre tout entier bondit de bonheur. Une astuce du chef d’orchestre : ces silences pieux, allongés à l’extrême pour découvrir une note cachée derrière une autre. La dernière note pour la violoncelliste, émotion ciselée. Le troisième mouvement est énergique et brillant. Hautbois, flûtes, violoncelles s’accordent pour accueillir le thème majestueux du Nouveau Monde.  Cette formation de jeunes musiciens adultes transpire elle aussi l’émotion commune devant l’aventure de la vie. Atmosphère trépidante, exubérance, gloussements humoristiques des bois. Le batteur s’amuse. Spectaculaires, dans le quatrième mouvement, voici des vagues mugissantes en ascension vertigineuse : Est-ce le Bonheur ? La victoire ? La Liberté ? Le courage ? Tout à la fois ? L’attaque finale des cors anglais  entraîne le rêve musical vers des  paroxysmes,  et le feu d’artifice final n’en finit pas d’éclater.   

Le site du Klara Festival
Le site des Siècles
Le site de François-Xavier Roth
Le site de la Maîtrise de Caen

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"Musicales de Beloeil"

 

12272756671?profile=original« Créée il y a 23 ans à l'initiative des Princes de Ligne, la grande

fête musicale organisée chaque année dans le parc du Château

de Beloeil poursuit son aventure sous la dénomination

"Musicales de Beloeil".

Ce changement de nom reflète bien entendu un changement

d'organisateur, le 5ème en 23 ans. l'ASBL Belgium to the

Tops est désormais en charge de ce "festival d'un jour" en

partenariat avec le Château de Beloeil et ses propriétaires, les

Princes de Ligne et aussi avec l'ASBL ASMAE et la Commune

de Beloeil, présents depuis la première édition et partenaires

essentiels dans la réussite de cet événement.

La magie des lieux et le concept de promenade musicale

restent les fondamentaux de la recette d'une

telle manifestation. »

 

 ...Malgré notre été maussade, nous avons vécu une journée vibrante à Beloeil cette année. L’édition des « Musicales de Beloeil » en 2011 a en effet ravi un  public nombreux (entre 5000 et 6.000 l’après-midi et entre 7.000 et 8.000 le soir) curieux de découvrir cette nouvelle formule d’un festival musical d’un jour…sous le soleil !

 

Cette première des « Musicales de Beloeil » organisée ce samedi 27 août par l’asbl Belgium to the Tops peut être qualifiée de véritable réussite. Les artistes étaient très heureux de jouer dans les magnifiques jardins à la française de  cet immense parc dont les arbres étaient  illuminés de mille et un faisceaux colorés et le sol jonché de petites flammes au sol sur tous les parcours. Se dégageait une vraie féerie, une illusion de grand siècle.  

Les concerts, tous de haut niveau ont comblé des spectateurs émerveillés qui ont pu se partager des programmes très éclectiques. Au fil des scène aux dénominations plus que romantiques (le bassin vert, le cloître, le vivier aux poissons rouges, le champ de roses, le bassin des dames, le bassin des glaces, le parc des cerfs…)  nous avons pu découvrir des artistes aussi divers que  Miloš Popovic jouant Schumann et Beethoven, Guillaume Coppola jouant 6 consolations et 3 Sonnets de Pétrarque de Liszt, Le Quatuor Alfama raconté aux enfants, La Bande des Hautbois, et même de la musique des troubadours arméniens du moyen-âge au  18ième siècle… où le « duduk », patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO,  joue le rôle principal !  Mais ce n’est qu’une petite partie du programme, car il est illusoire de vouloir  tout entendre même si on commence à 15 h et que l’on termine à minuit!

 

 

Pour couronner les festivités il y a eu ces  deux grands concerts sur la grande scène N°5, l'un en fin d'après-midi à 18h30 et l'autre en fin de soirée à 22h30, avec un grand orchestre symphonique : cette année, le Brussels Philharmonic et son chef Michel Tabachnik, accompagnés par le chœur du Brussels Choral Society et notre grand baryton belge José Van Dam accompagné de jeunes talents vocaux formidables, en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. De quoi faire de cet événement une référence culturelle européenne.

 Au programme nocturne :

 - Tchaïkovsky, Ouverture solennelle 1812 en mi bémol majeur, op. 49

 -  Beethoven, Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125 (3ième & 4ième mouvement).

 Et le ciel d’absorber ces musiques triomphales. Et le public innombrable d’exulter et de caresser le mot « Freude » et pourquoi pas aussi le mot «  Friede »  avec délectation et gratitude.  

 

 

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Quant  à  la clôture de cette clôture musicale  éblouissante, jaillissant dans le ciel presqu’étoilé  un  feu d’artifice inégalé,  du ja-mais vu, laissa le  public … sous le choc avant de refranchir les grilles du château, la tête vibrante  de musique et  de félicité.

 

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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Ils auront le pompon (du bonnet bien sûr),  ces six acteurs éblouissants qui nous ont fait rire aux éclats hier soir au festival « Bruxellons » au château du Karreveld. C’était une comédie de boulevard,  ou plutôt une comédie de sable et de plage. Avec beaucoup de sable dans les yeux, car Dieu que ce spectacle est corrosif et décapant ! Feydeau lui-même applaudirait s’il était encore de ce monde. 

 Tout y passe, depuis les aléas de la cohabitation entre soi-disant « amis », la dictature consentie ou non du chef de groupe, le problème de la cagnotte, le port du pull savamment jeté sur les épaules,  l’éducation des enfants, le travail au noir, la cuisine modèle,  les jalousies conjugales, les thérapies,  la mort des chiens et leur ensevelissement…

En effet, trois couples d'amis ont loué ensemble une villa pour les vacances au bord  de la Grande Bleue. En trois coups de caméra, l'ambiance se gâte rapidement. Question de logement, qui aura la plus belle chambre, la plus belle vue ? Le public est du côté  mer avec ses rochers: « la tortue »,  «  le béret du berger », « la limace »… Personne n’y voit goutte, seul l’organisateur, outrancièrement méticuleux, esclave de son bracelet-montre et des guides touristiques, repère lesdits rochers. Mais il est imperméable aux ressentiments grandissants de ses « amis ». Du côté chambres, les  couples se lancent dans des tirades où la critique mutuelle va bon train, inconscients que tout un public les regarde.  Les motifs de conflit sont innombrables. La mesquinerie est reine. Au dîner final et fatal, sonnera l'heure des règlements de comptes... Du jamais-vu ! Et ils iront jusqu’au bout !

Sommes-nous ces rochers immuables aux noms peu évocateurs  ou des passagers clandestins ? Tout pousse à croire qu’on a réellement passé les huit jours ensemble avec ces couples diaboliques tant l’ambiance de mésentente est palpable malgré les innombrables non-dits, et  tant le rendu des estivants  et de leurs réactions est juste. Une petite semaine de vacances virtuelles à la fin de l’été, il y a vraiment de quoi lever son verre… aux artistes. Les dialogues sont  percutants, la mise en scène est vive, le jeu des acteurs et les mimiques ne sont jamais exagérés, mais  juste en forme de mille feuille  d’observations délectables de la vie quotidienne en vacances.  Voici une comédie de sable, rythmée et ébouriffante. Il n'y a plus qu'à sabler le champagne avec les artistes!

 

«Le béret de la tortue», écrit en 2000 par Gérald Sibleyras et Jean Dell.

 

http://bruxellons.net/beret.html

 

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La nuit des choeurs au château Bois-Seigneur Isaac

Il y a un peu plus de 10 ans nous assistions, émerveillés, à la création de La Nuit des chœurs dans l’abbaye de Villers-la-Ville… ravis d’aller écouter le nectar sonore d’ I Muvrini et des chanteuses irlandaises de rêve. L’année 2011 a encore vu une foule nombreuse faire escale nocturne au château Bois-Seigneur Isaac à Ittre pour écouter des formations vocales de renommée internationale: depuis le Chœur de l’ex –Armée Rouge, en passant par l’Irlande avec leurs 16 choristes habillés de mystère noir et porteurs de lumière pour nous chanter la tradition, et une formation lyrique contemporaine tout à fait étonnante en provenance d’Israël : The Voca People. Planétaires dites-vous?

 

Disons  en passant, que la promenade musicale est aussi gourmande, puisque les lieux sont perlés d’échoppes  pour la restauration et que deux sites sont réservés au souper VIP et au souper ViIP prestige…. selon vos moyens.

 

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Mais revenons aux Voca People, cette découverte étonnante. Tout vêtus de blanc, en combinaison blanche et  moulante d’extraterrestres, maquillage noir, blanc  et rouge, ils débordent de créativité car au chant choral  a capella de chansons planétaires, ils allient une gestuelle, des mimes et une chorégraphie surprenante. Les harmonies qu’ils produisent semblent être d’ailleurs : la Voca Planet où règneraient seules les harmonies de la voix ? Leur délire vocal décoiffe, on se sent soulevé comme dans un fleuve pulsant des courants d’invention dans tous les sens. Et  on est emporté.   Ces surdoués de la voix : filles, garçons ? Chi lo sa ! Cela a la vigueur du Phantom of the Opera, démultipliée! Alors qu’ils sont en visite sur notre planète,  ils cherchent à réalimenter en énergie  leur vaisseau spatial  virtuel avec tout ce qu’il y a de plus explosif comme thèmes musicaux entraînants. On se laisse faire, on participe, on adore. Même les plus compassés.  On largue les amarres et l’on vogue avec eux. Trois autres ensembles, Les Poppys,  Canal’do and last but not least : The Magic Platters, issus de la formation mythique des Platters créée à Chicago dans les années cinquante par Buck Ram sont là aussi pour nous enchanter et faire de cette nocturne au château une réussite  multiple et savoureuse. Le final explosera sa joie dans un feu d’artifice impressionnant, sans une goutte de pluie !

http://www.nuitdeschoeurs.be/

 les 26 & 27 août 2011

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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12272750887?profile=originalIl  y a d’un côté le public et de l'autre, les  trois murs étincelants mais  étouffants d’une  cuisine modèle impeccablement tenue. Tout juste si,  par simple illusion d’optique on ne les voit pas se pencher subrepticement pour avaler cette femme volubile encore jeune, dont la vie a été remplacée par la routine. La femme est banale mais heureusement profondément actrice.  Elle  est, malgré le cadre,  exquise, fougueuse,  incapable de rester en place, craquante de sincérité et de naturel, débordante de convivialité. Elle en est venue  au cours des années, à converser vaillamment avec le mur, le verre de vin blanc à la main, face à  son improbable interlocuteur. Peut-elle encore imaginer ce qu'il y a derrière le mur?

 

Un autre mur,  Joe, son mari lui dit bien de temps en temps «  qu’il l’aime », mais ce sésame n’ouvre paradoxalement  que sur les humiliations répétées, voire, le mépris  ou l’indifférence. Elle l'observe et le voit  en effet parler de façon bien  plus aimable à tous les étrangers qu’il rencontre!   Elle raconte avec délices  les éblouissements des débuts de vie de couple, les ravissements d’enfants en bas âge et  puis, moins drôle,  toutes les trahisons de la vie. Elle s’interroge:  va-t-elle oser sauter le pas, comme quand elle était enfant et qu’elle sautait du toit, pour partir  seule, en voyage de 15 jours en Grèce avec sa copine Jane, qui lui a maintes fois dit de larguer tout et lui a  même offert le billet de ses rêves ? Ses récits de vie et ses interrogations sont poignants, y  mêlant sans cesse le  réalisme des gestes domestiques quotidiens. Elle réalise soudain : « ma vie est un crime contre Dieu car je ne m’en suis pas servie, ne sachant pas quoi en faire ! » Elle est devenue inutile!

 

Doit-elle  « faire ce qu’elle voulait faire ou faire ce qu’elle devait faire ? » Elle découvrira que « les rêves ne sont jamais là où on les attend. »  Mais sautons  tout de suite à la fin de  l’histoire : «  Elle a subitement su qu’elle ne rentrerait pas vers Manchester avec la valise ! ». Elle a largué tous les démons qui l’enchaînaient. Elle ne traîne désormais  plus rien d’encombrant, elle se sent légère !  Elle compatit : « Joe aussi traîne sa vie comme un poids ! » Willy Russel – c’est un homme qui écrit –  a installé une  Shirley Valentine radieuse, décapée de toutes les  scories vénéneuses qui l’étouffaient, face à la mer Egée, sur un rocher … avec qui elle ne peut s’empêcher bien sûr de parler !  Question d’habitude.  Le rocher est couleur banquise, tout le reste du décor est noir.  Elle est belle comme une aigue-marine.

 

Entre l’immensité du ciel et de la terre,  elle  a enfin retrouvé sa dignité d’être humain, son identité  de « Shirley Valentine ».  V comme V Day, alors qu’elle n’était devenue qu’un avatar  oublié de grand mouvement du monde !  Là, assise buvant du vin  à  une table au bord de la mer - son égérie - elle déclarera d’une voix de star, à son mari qui vient la rechercher : « Bonsoir. La femme que tu veux voir n’existe plus. Celle qui était ton épouse  n’existe plus.  Celle qui était la mère de tes enfants, n’existe plus non plus. Celle à qui tu parles , c’est une femme que tu ne connais pas, Shirley Valentine, Amoureuse de la Vie. »

 

 C’est ce que Willy Russel veut pour la société entière : le changement, le réVeil, la ...Vie, quoi ! Au lieu de la manipulation et de  l’anesthésie générale des êtres humains en particulier, par les normes et les diktats de la consommation. Il ose brandir la liberté et souhaite que  les gens se réveillent de leur torpeur ! Et Shirley de souligner que  « les seules aventures de vacances que j’ai eues,  c’est avec moi, et je commence à m’aimer. »  Tout un Programme, une révolution,  à 42 ans !

 

Marie -Hélène Remacle, qui fonce dans cette pièce comme une météorite, nous  a offert un spectacle éblouissant d’humanité et de drôlerie. Pas étonnant que certains spectateurs ou spectatrices reviennent voir le même spectacle plusieurs fois!

 

http://www.bruxellons.net/shirley2011.html

 

http://www.comedien.be/Marie-Helene-Remacle

 





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administrateur théâtres

12272749893?profile=original17-31 Juillet 2011. MUSICA MUNDI  n’est plus à présenter, mais rappelons tout de même à ceux qui ne connaissent pas encore ce fleuron international de la vie musicale belge,  les grandes lignes de ce projet fantastique, créateur de chance pour des jeunes talents musiciens sous la houlette de plus grands noms.  

 C’est donc la 13e édition d’un stage et festival de musique de chambre international ouvert aux jeunes talents âgés de 10 à 18 ans. Il a été créé dans le but, d’une part, de développer le talent de ces jeunes musiciens à la personnalité unique, et d’autre part, de leur permettre de rencontrer d’autres musiciens qui ont déjà acquis une certaine renommée. Les lieux de rencontre sont prestigieux : le Château du Lac à Genval, le Château de la Hulpe, le Concert Noble et l’hôtel Lido à Rixensart, où sont logés gracieusement les jeunes talents.

Parmi les artistes qui ont honoré de leur présence les précédentes éditions du stage et festival de musique de chambre international Musica Mundi citons, entre autres : Maxim Vengerov, Mischa Maisky, Gidon Kremer, Ivry Gitlis, Katia & Marielle Labèque, Heinrich Schiff, Leif Ove Andsnes, Paul Badura-Skoda, Itamar Golan, les King’s Singers, le Petersen string quartet, le Talich string quartet, et le St.Petersbourg string quartet.

 

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Dans le cadre du festival de Musica Mundi au château du Lac à Genval, nous sommes allés écouter  hier avec ravissement Christian Zacharias.

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"Je suis né le 27 avril 1950 à Jamshedpur en Inde, d'un père ingénieur, Friedrich-Wilhelm Zacharias, et de sa femme Susanna, née Haase. Mon père, originaire de la Prusse de l'Est, émigra rapidement à l'étranger et c'est ainsi qu'il passa près de vingt ans de sa vie en Inde, où il épousa ma mère, originaire de Danzig. En 1952, ma famille qui compte encore ma soeur Katarina, retourna en Allemagne et s'installa à Karlsruhe. Là, je commençais l'école et reçu mes premiers cours de piano à l'âge de sept ans. Mon maître de musique au Gymnase, qui reconnut et soutint très tôt mon don, me facilita l'entrée à l'école supérieure de musique de Karlsruhe, où, dès 1961, j'étudiai avec Irène Slavin, une russe exilée. J'obtins, parallèlement à mes études scolaires, les diplômes des branches théoriques musicales (harmonie, contrepoint, analyse, orchestration, composition), si bien qu'en 1969, une année seulement après ma majorité, je pus achever mes études musicales avec les diplômes de professeur de musique et de pianiste de concert. Suivirent des études auprès de Vlado Perlemuter à Paris et ma participation à divers concours de musique, dont Genève et Van Cliburn aux Etats-Unis, où j'obtins le Deuxième Prix, et au concours Ravel à Paris où je reçus le Premier Prix. Depuis 1975, je pus vivre de mon activité de concertiste indépendant et dès lors, ma carrière m'a mené à pratiquement tous les orchestres et centres musicaux importants dans le monde."

 

Voici le  magnifique programme qu’il nous a présenté :

C.P.E. Bach : Sonate en la mineur
C.P.E. Bach : Sonate-Rondo en ut mineur
Brahms : Quatre Klavierstücke opus 119
Beethoven : Sonate pour piano n°31 en la bémol majeur opus 110
Brahms : Sonate pour piano n°3 en fa mineur opus 5

D’aucuns disent « Il comprend tout, il voit tout !... Et lorsque Christian Zacharias joue, c'est clair, net, précis, limpide... il arrive même à nous faire supposer que l'œuvre est facile... et lorsque j'ai la chance de pouvoir aller l'entendre, aucune note ne m'échappe... et ces notes-là, elles sont belles !... » Nous ne pouvons qu’acquiescer car nous avons assisté à un festin musical.

 

Dans la  salle grandiose de l’hôtel du Lac il y a cette fenêtre qui, à la façon chinoise s’ouvre sur une chute d’eau silencieuse, des bambous de différentes espèces, des roches  et des mousses. Recueillement.  Le piano à queue trône devant cet espace poétique du jour qui décroît cependant que s’allument des  illuminations  nocturnes discrètes. Discrète aussi, l’arrivée du pianiste dont le jeu léger des pièces de C.P.E Bach fait penser à des gouttelettes frémissantes, des bruissements d’ailes, de la délicatesse, des annotations cristallines. Il y a des quintes et des trilles humoristiques, des ricochets farceurs, un ballet de pattes de souris. Dans le second morceau les babillages de notes contrastent avec des accords nets et denses d’une magnifique sonorité.  Sous des dehors O combien austères, le pianiste développe toute la finesse de la musique de façon presque juvénile. Une vraie dentelle ancienne.

Avec l’opus 119 de Brahms c’est la confidence qui prime, la douceur et même la langueur, tout en ne se départant jamais de cette légèreté lumineuse du début du concert. Le deuxième mouvement s’accélère, une danse ou une berceuse ? Flots de  romantisme et cela se termine comme  le rayon vert à la surface de la mer ou l’observation attendrie d’une respiration endormie. Le 3eme mouvement emporte dans des rêves ou des chimères lâchées comme un troupeau joyeux. Le final reprend passionnément les thèmes de l’ouverture.

 

On aurait pu penser que pour Beethoven, le pianiste oserait une certaine violence de sentiments. Au contraire, ses doigts sont des étoiles filantes, les notes, des cascades de voie lactée… Une musique de grande légèreté encore qui semble évoquer l’innocence pure de l’enfant. La main droite énonce des notes claires tandis que la gauche étouffe sa puissance. Puis les portes claquent, un adolescent découvre la fermeté d'accords rebelles.  Le troisième mouvement devient sombre, empreint de mélancolie. L’âge d’or révolu ? La perte de l’insouciance. Sous ses doigts on assiste à la naissance d’accents très profonds soudains révélés au monde. Méditation. Puis il a ce retour au thème principal : temps retrouvé ? Crescendo de bonheur, élan de tendresse, plénitude même. Et malgré des accords écrasants aux accents de Fatum, le final est un jaillissement de notes joyeuses débordantes et libres. Le public est sous le charme. Autant de douceur, des mains de ce grand homme viril étonnent. Une fabrique de bonheur et de beauté.

La sonate en 5 mouvements de Brahms démontre toujours autant d’aisance et de maîtrise. Jouerait- il    ici son moreau de prédilection ? Une fougue nouvelle s’empare du pianiste. Mais celle-ci s’oppose à nouveau avec des intermèdes ruisselants de douceur où  le musicien semble presque s’évanouir. Voltiges ralenties, plaisir musical évident. Une légèreté presque féminine s’empare des deux mains. On pense à la fragilité de fleurs de cerisier, à des  pétales de délicatesse. Les derniers grains quittent le sablier à regrets, c‘est le retour de tons graves, la concentration est extrême, jusqu’à l’épuisement des basses avant une ultime caresse finale. Le troisième mouvement s’emporte. Le jeu est vif et brillant, sonore et frappé. Mais le 4e renoue avec « cette douceur avant toute chose », comme si son but était d’effacer coûte que coûte, note par note toute la violence et la misère du monde. Musique et douceur se confondent.  Il s’enivre de la saveur de la musique comme d’un parfum entêtant. C’est tout juste si  on ne voit pas tomber des plumes de cygne sur le pianiste et son instrument. Ces instants sont magiques.  Le dernier mouvement est un   bouquet d’été : monumental,  royal, tout en camaïeux riches et exubérants.
 Un bis bien sûr : «  Les arabesques » de Schumann. Il  virevolte une fois de plus entre le Ying et le Yang, de façon savante et décontractée. Ce festival de saveurs douces et lumineuses a fait lever la salle entière à la dernière note  pour applaudir à tout rompre l’art poétique de ce musicien extraordinaire.  

Il vous reste un dernier soir pour vous joindre à cette atmosphère  envoûtante très particulière  de têtes blondes et cheveux gris et c’est la soirée de gala :

«  Course and Festival GALA Concert   »  le 31 juillet à 19 heures au château du Lac.                      (Black tie)

 

http://www.musicamundi.org/fr/index2.htm

 

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« Nous ne  s o m m e s  pas toute la misère du monde ! »

 

 Joué devant des dizaines de milliers de spectateurs en Europe, au Canada, à la Guadeloupe…  et en Afrique, le spectacle «  UN FOU NOIR AU PAYS DES BLANCS » a dépassé les 1500 représentations. L’Européen a coutume de dire : « on ne peut quand même pas accueillir toute la misère du monde ! »  Pie Tshibanda rétorque courageusement :

« Nous ne  s o m m e s  pas toute la misère du monde ! » Et de nous conter avec verve son histoire personnelle, celle de son pays, celle de son exil, celle de sa réussite …Et de nous prouver que le genre humain  est à la fois unique et multiple. Que les attitudes xénophobes ne tiennent pas l’analyse rationnelle. Voici un spectacle tout en humour et en finesse conté avec une volubilité généreuse et sans failles. C’est l’occasion de réviser nos jugements à priori, de mettre à la poubelle certains stéréotypes tenaces.  C’est un spectacle qui fait mouche car il est fort toxique pour nos  attitudes sécuritaires et notre repli habituel sur nous-mêmes. 

 

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Il a des armes : de la ténacité, la conscience d’exister malgré toutes les rebuffades, un sourire touchant, une façon d’oser aborder l’autre sans brusquer, convainquant l’autre de ses bonnes intentions et de sa bonne foi. Une pépite d’humour dans le cœur, il désarmera nombre de citoyens Belges majoritairement hostiles à l’arrivée des sans-papiers. Il a aussi une bonne étoile.

Et il est intarissable.

 

Il va démêler avec tendresse  les  questions cruciales posées par son fils : « Papa, pourquoi sommes-nous les autres ? » «  Papa pourquoi t’es tout seul ?  » En Belgique il a découvert ce que c’était d’être « noir », de ne pas être d’abord « un homme ».  Il va démonter les causes lointaines de son exil, les rapports viciés Nord-Sud, les guerres tribales qui faisaient rage en 1992. Ce qui nous est donné à entendre est atroce et effarant. Et si on se bouchait les oreilles?

 

Il va prouver que la misère est dans les villages désertés,  là où il n’y a plus de boulangerie, plus d’emploi  et plus personne qui parle avec les autres.

A l’accusation courante de « Vous venez manger notre pain », il répond finement « Pourquoi pas ? ». Du pain, il en a donné, il a créé une école des devoirs à Court St Etienne, sa maison est ouverte à tous,  il a même créé des emplois.  Si on ajoute un couvert au réveillon, est-on plus affamé, ou bien y a-t-il un peu moins dans la poubelle ?  

 

Un petit détour par Wikipedia nous rassure : ce n’est pas un sorcier, ce n’est pas un funambule, encore moins un fou… En résumé, la famille de Pie Tshibanda est originaire du Kasaï et fait partie des nombreux Congolais amenés au Katanga pour y travailler dans les mines.

Après des études de psychologie à l’université de Kisangani, de  1977  à  1987, il est  professeur en humanités, conseiller d’orientation scolaire et directeur des études dans divers établissements scolaires du Katanga. Il est  enfin psychologue d’entreprise à la Gécamines (Union Minière) à Lubumbashi.

Mais en 1992 une épuration ethnique à l’encontre des Zaïrois originaires du Kasaï se met en place  au Katanga. Mobutu ferme les yeux. Les Kasaïens qui échappent aux massacres, après avoir tout perdu, se trouvent parqués durant des semaines dans des conditions épouvantables dans divers lieux dont la gare de Likasi, en attente d’évacuation. Un train de l’infortune doit ramener les rescapés. Il faut un mois pour couvrir les 1000 km qui les séparent du Kasaï d’origine. Les décès sont journaliers.   Pie Tshibanda nous conte son vécu sans aucun  pathos, avec une dignité remarquable. Néanmoins il estime devoir dénoncer les massacres dont il a été témoin. Il réalise un film vidéo, publie une bande dessinée et écrit plusieurs articles. Devenu un témoin gênant, Pie est contraint d’abandonner sa famille  et le Congo où il est en danger de mort. Il obtient finalement l’asile politique en Belgique.

Il y a « les gens respectable et les bousculables » Nouvelles humiliations et tribulations tout aussi angoissantes. Existe-t-il seulement ? Il en arrive à se poser la question. D’intellectuel estimé, le voilà passé au statut de réfugié. A 44 ans, il se trouve alors confronté à l’exil et à la solitude, aux problèmes de communication et aux différences culturelles apparemment insurmontables. Mais, intrépide, il surmonte  les difficultés, fait  venir son épouse et ses six enfants et fait reconnaître ses diplômes. La suite, c’est sur les planches, devant des milliers de spectateurs stupéfiés, la réconciliation et la générosité brandies en étendard !

 

Pie n’a rien d’Hamelin, il a tout de l’humain. Il est la très belle voix des sans-voix.

 

http://www.bruxellons.net/founoir.html

 

Spectacle présenté dans le cadre du festival « Bruxellons » au château du KARREVELD, le 23 juillet 2011, malgré la pluie !

http://www.tshibanda.be/

 

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administrateur théâtres

Festival de l' Orangerie du Château de Seneffe

12272746871?profile=originalCette année, au Festival de L'Orangerie, Véronique Bogaerts et Patricia Raes ont invité tous leurs amis solistes pour un feu d'artifice musical au cœur de l’été.

… Et si le troisième et le quatrième  soir se rapportent au deuxième, ce festival de musique de chambre est la perle des hôtes de ces bois ! L’orangerie du Château de Seneffe a vécu un 22 juillet étincelant, vibrant, convivial et raffiné. Une soirée consacrée au piano dans tous ses états.  

 

MMM ... : merveilleux moments musicaux!

Un festival de doigts  - de 5 à quarante -  parfois tous sur le même clavier. Des interprètes de  renommée mondiale : Dominique Cornil, Muhiddin Dürrüoglu, Philippe Raskin, Jean-Claude Vanden Eynden, quatre pianistes … deux pianos… et des œuvres allant crescendo dans l’implication du nombre de mains : Scriabine, Ravel, Stravinsky, Czerny, Ligeti,  Rossini, Beethoven, Elgar, Schumann, Chopin. Ce  répertoire fait de  12 joyaux de la musique puisant tant dans le classique que dans le contemporain a enchanté le public enthousiaste massé dans la longue salle de l’orangerie du château.  Mais ce concert extraordinaire véhiculait surtout une ambiance  de joie, de connivence et  de partage. L’ espièglerie des quatre artistes s’ingéniait véritablement à séduire le public tout en s’amusant follement entre eux et avec leur instrument. C’est la transmission de  la joie profonde de la musique qui menait le jeu. Demandez à Muhiddin Dürrüoglu! Et le séduisant Philippe Raskin est toujours aussi craquant! Un contraste frappant dans le climat plutôt morose qui a envahi la Belgique depuis plus de 400 jours. Parole de J-C Van de Eynden qui préfère l’hymne à la vie, l’ode à la beauté, la création du bonheur partagé.

 

 

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Epinglons une interprétation extraordinaire de Dominique Cornil du célèbre Nocturne opus 9 de Scriabine pour main gauche seule … à 5 doigts donc. L’autre main reposant tranquillement sur le genou droit. Mais cette musique est loin d’être tranquille, elle est enflammée, romantique en diable,  éblouissante. Dominique Cornil, sous des dehors sérieux si pas sévères, nous livre des sonorités retentissantes, en force et en nuances. On ne voit qu’une main, on en dirait trois! Cette pièce de musique d’une  prodigieuse subtilité devient d’une expressivité fascinante sous ces cinq doigts à la fois de fer et de velours. Sans compter le jeu invisible des pédales… 

 

Le public ose à peine  respirer quand ces Quatre Mousquetaires de la musique s’attaquent ensemble  à l’Ouverture de Guillaume Tell,  à 40 doigts, sur deux pianos.  Si tout commence dans une ambiance plutôt bucolique et élégante, l’attaque du thème principal est délirante et les 4 artistes ont presque du mal à se retenir de rire et personne ne perd les pédales. Véronique Bogaerts tourne tranquillement les pages, pendant que les artistes s’amusent.

 

Mais le plus frappant dans ce concert c’est l' interprétation fracassante du Sacre du Printemps, fauve et colorée par Jean-Claude Vanden Eyden et Dominique Cornil. L’ambiance est tribale. Il n’y a que deux pianos, quatre mains et c’est tout un orchestre que l’on entend. Mais ici avec un détail, une clarté, une définition musicale intense. Tour à tour se projettent la trépidation de la vie, le bouillonnement, l’apaisement, le renoncement même. Une vraie frénésie contraste avec des éclats de lumière. Cette musique emporte comme un fleuve démonté qui charrie tous les objets de la création. Panta Rhei. Tout coule, tout passe avec rage et déferlement, mais les artistes restent. Radieux. Et c’est l’ovation !

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Des tas d’autres  surprises ludiques ornent ce concert. Signalons ces trois mages penchés de leurs six mains de lumière sur le même clavier, gobant les notes de Czerny – Les trois Amateurs - de leurs mimiques expressives, de leurs œillades complices, anticipant le rire de Mozart, révélant son élégance. Le trio magique se délecte et est délectable. Le final est majestueux et la joie des compères, contagieuse ! C’est comme si on avait déjà bu le champagne ! Sourire massif du public.

 

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Le dernier morceau : « Pomp and Circumstance » de Edward Elgar, l’incontournable des Proms,  sera inoubliable pour les participants que se sont levés, inspirés par J-C Van de Eynden.  Les artistes sont ovationnés et le public se met à chanter à la paix et à la sérénité à retrouver ! Land of Hope and Glory !  Bis très émouvant, le public se lâche. 

Puis c’est la réception comme à chaque concert, dans la verrière de l’Orangerie.

 

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Consultez le programme la fête continue ce soir et demain soir encore!

Samedi 23 juillet 2010 – 20h00  

«Sextuors à cordes de Straus & Brahms – Souvenir de Florence de Tchaikovsky»         

France Springuel, Sarah Dupriez (violoncelle), Véronique Bogaerts & Frédéric d’Ursel (violon), Thérèse-Marie Gilissen & Vincent Hepp (alto)

Programme :

R. Strauss                         Sextuor à cordes extrait de Capriccio

J. Brahms                         Sextuor n° 1

P. Tchaikovsky                Souvenir de Florence

 

Dimanche 24 juillet 2011 – 17h00

« Octuor de Schubert & C° »

Véronique Bogaerts & Elisabeth Wybou (violon), Vincent Hepp (alto),  France Springuel (violoncelle), Christian Vanden Borght (contrebasse), Alain Cremers (basson),Jean-Luc Votano (clarinette), Jeroen Billiet (cor)

Programme :

C. Stamitz                        Trio pour cor, violon et violoncelle

Anonyme 1750                Trio pour cor, violon et bason

F. Schubert                      Octuor

 

 

Lieu des concerts : Orangerie du Château de Seneffe – rue L. Plasman – 7180 Seneffe

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administrateur théâtres

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 "Pensez-vous, Maître qu'il ne faut pas rire? "(Adso)

 

Le titre « Le nom de la rose »  fait rêver certes mais n’est pas une des clés du roman d’Umberto Eco.  Le premier titre, « l’Abbaye du Crime » eût été bien plus approprié mais ne fut pas accepté par son éditeur, étant trop explicite ou trop polar.   Eco choisit alors  « le nom de la rose » parce que cela sonnait bien, cela fait moyen âge, mystère, inaccessibilité, …labyrinthe ?

 

Dans cette création mondiale sur scène, dont le texte a été soigneusement revisité par Umberto Eco lui-même,  on retrouve un concentré de l’aspect divertissant du roman détective : introduction, intrigue, conclusion. Les  détails de la mise en scène magistrale et des costumes nous plongent dans l’époque avec des allures de grand spectacle, tout en frémissant sous la  parole silencieuse des pierres et  le charme mystique des ruines de l’abbaye de Villers-la Ville. Car elle est bien plus qu’un décor !

 

 La deuxième partie du spectacle, située au cœur de l’Abbatiale  vous coupe le souffle : nous plongeons dans la dictature de l’église et  l’obscurantisme comme si on y était. Le fanatisme religieux et le cynisme de l’inquisiteur Bernado Gui,  rival de Guillaume  et personnage historique, est un morceau d’anthologie. Le spectateur  est totalement révolté par sa manière tronquée d’aborder le procès des malheureux  Salvatore et Rémigio,  tous deux inculpés sans preuves, où l’inquisiteur ne s’encombre d’aucune vertu de l’église, ni charité, ni  pitié, ni même de sens de la justice. Scène inoubliable et forte.

 

 Et surnage l’éblouissement des citations  d' Umberto Eco. Ses références littéraires grésillent dans tous ses personnages. Des références à Lucien, St Thomas d'Aquin...

Le personnage de Guillaume de Baskerville est inspiré à la fois de Guillaume d’Ockham, moine franciscain, célèbre rationaliste et disciple de Roger Bacon, et du célèbre détective Sherlock Holmes du roman d'Arthur Conan Doyle « The Hound of the Baskervilles ». Selon sa théorie, les hypothèses les plus simples sont les plus vraisemblables, principe de base des sciences et de l’art du détective.   « Il ne faut pas multiplier les explications et les causes sans qu'on en ait une stricte nécessité ».

 Le novice Adso est un raccourci phonétique du Docteur Watson qui pose sans relâche des questions très astucieuses à son maître.  

 Jorge de Burgos, le  vénérable personnage aveugle, gardien du livre interdit, est directement inspiré de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges.

 La bibliothèque, construite comme un labyrinthe complexe magnifiquement décalqué sur les ruines dans la troisième partie du spectacle, est un personnage en soi. Représente-t-il l’importance de ce trésor qu’est notre culture, l’importance du mystère, comme à Stonehenge ou à Chartres? Représente-t-il la complexité de l’univers, celle de notre spiritualité ?  

Le risque que cette bibliothèque mythique prenne feu, confrontée à la folie humaine, est grand. A chacun de choisir son chemin dans ce labyrinthe, outil de méditation, ou de rester en dehors. … Guillaume Baskerville, aidé  son jeune et fidèle assistant, aura jusqu’à la fin la passion dévorante  de découvrir la vérité cachée dans la salle secrète et interdite de la bibliothèque, nommée «  Finis Africae ». Le savoir ne demande-t-il jamais autre chose qu'à être découvert ?

 

Mais surtout on assiste aussi à une excommunication du rire, un enjeu idéologique de première importance au Moyen Age. Jorge de Burgos, la véritable âme de cette abbaye le condamne, ... sans coup férir. A voir! 

Depuis le début, ce  vieillard repoussant et  intransigeant cherche à tout prix à interdire l'accès au livre inédit d'Aristote dans lequel le philosophe grec aurait prononcé l'éloge irrévérencieux du rire. Celui de la vie ?  Jorge de Burgos ne veut pas que les hommes se croient autorisés à rire: il faut, pense-t-il, les tenir ployés sous la terreur. Le rire est source de doute. Le rire, selon lui, anéantirait la crainte de Dieu et amènerait la ruine de L’Eglise.
Le Christ riait-il ? Rien dans ses paraboles ne prête au rire. Dieu voit et punit. Rien de drôle. Le Christ possédait-il, en propre, sa tunique? Une paire de lunettes est-elle ou non un outil du Diable?

Sarah a ri !

Guillaume émettra l'hypothèse que " Le diable, c'est la vérité qui n'est jamais effleurée par le doute".

 

 

Ceci ne manquera pas de nous rappeler un autre polar, moderne celui-ci, très  documenté et divertissant : « le rire du Cyclope » sur le même thème de l’infaillible subversivité  du rire. Et de méditer.  En tous cas cette représentation théâtrale est  une manière d’aborder de façon humoristique et efficace  les conflits intellectuels, religieux et politiques du début du 14e siècle et du nôtre. 

 C’était une première, la mise en place des personnages dans la première partie est un peu rocailleuse surtout avec le personnage loufoque et peu crédible de Salvatore, mais le reste du spectacle devient de plus en plus passionnant. La seule figurante féminine est craquante et les moines idéalement croqués.

 

http://www.deldiffusion.be/prochaines_productions/prochaines_productions.asp

 

 

  • Quand ? Du 13 juillet au 13 août 2011
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administrateur théâtres

LE PREMIER FESTIVAL MUSIQ’3 (Flagey)

BRUXELLES inaugure LE PREMIER FESTIVAL MUSIQ’3, une nouvelle branche du festival de Wallonie, aujourd’hui quadragénaire : C’est la grande  fête  les  01- 02 et 03/ 07-2011

 

Une Surprise  d’abord:

A 19 heures,  sur la terrasse, on est accueilli par la Pologne. Le passage de relais symbolique entre la présidence hongroise du Conseil de l'Union Européenne et celle de la Pologne se fait musicalement. Sur  la place Sainte-Croix, au pied du bâtiment de Flagey, et donc du Service culturel de l’Ambassade de Pologne. Et c'est au son de l'accordéon que le relais historique se fête dans une ambiance estivale. Ce sont les meilleurs  d’Europe ! Deux groupes qui portent bien leur nom, Flying Hands, venu de Hongrie, et Motion Trio, formation polonaise surnommée aussi « trio furioso » jouent l'un après l'autre avant de partager la scène dans une ambiance de fête fort éclectique.

L’ Ouverture du festival Musiq’3 : 


« Les Quatre Saisons/Le Quattro Stagioni » sous la direction de la pétulante  Amandine Beyer, violoniste, avec l'ensemble Gli Incogniti nous plongent dans l’esprit d’une Europe attachée aux valeurs classiques.  Quatre concertos pour autant de saisons, l’allégresse du printemps, la langueur de l’été, l’abondance de l’automne, la préparation du renouveau dans les entrailles de l’hiver. Un cycle qui ne parle que de renaissance, d’invention, de création féconde et continue. Quoi de plus parlant et de plus stimulant pour une Europe qui bouillonne dans son creuset …. ? Les jeunes interprètes de l’ensemble « Gli Incogniti » d’Amandine Beyer étaient là pour en témoigner artistiquement avec fougue, conviction et décontraction.  Clamons avec Tzvetan Todorov : « la civilisation n’est pas le passé de l’Europe mais son futur. »

 

Ce premier concert est l’un des cinquante concerts occupant 200 musiciens que ces trois jours de liesse  et de convivialité réuniront les 01, 02 et 03 juillet.
Des concerts d'une durée de 45 minutes environ sauf pour les magnifiques prestations de Fanny Ardant, la mystérieuse comédienne française et Louis Lortie qui se partagent diction et musique tout au long des années de pèlerinage de Franz Liszt. Le bicentenaire de sa naissance  (1811) oblige. En deux parties: vendredi et samedi soir, au studio 4 à 20 heures. Ceci constitue l'évènement du Festival de Wallonie 2011. Connu pour son interprétation magistrale de Franz Liszt, Louis Lortie, « est l’un des 5 ou 6 pianistes qu’il vaut la peine d’aller entendre toutes affaires cessantes  » (Daily Telegraph, Londres).
Années de pèlerinages est « une œuvre romantique par excellence, révolutionnaire aussi tant par les textes qui l'ont inspirée que par l'invention musicale qu'elle développe».

 

Piqués par le talent et la jouvence de l’ensemble « Gli Incogniti » d’Amandine Beyer  nous sommes retournés boire à la musique au concert de 22 heures qui présentait de succulentes œuvres au clavecin de Bach et Vivaldi. Demain nous irons nous frotter à l’orchestre du festival, un orchestre à cordes bourré de talent… lui qui n’attend pas le nombre des années. Ils sont issus de notre Conservatoire de Bruxelles, réunis autour de Shirly Laub, violon,  leur chef et professeur et Jean-Bernard Pommier  pianiste d’exception.

Ensuite à 16 heures, il y a ce récital majeur où le public sera heureux de revoir le merveilleux pianiste Denis Kozhukhin qui gagna haut la main le Concours Reine Elisabeth en 2010, remportant également le prix du public. Rendez-vous de musicalité, de générosité et de sincérité pour interpréter des œuvres de Schumann, Wagner et Liszt.  

Ceci n’est qu’un avant goût d’un programme totalement dédicacé à la jeunesse  sous toutes ses formes: jeunes interprètes, jeunes compositeurs, œuvres de jeunesses, jeune public… « Pierre et le loup » est  en effet au rendez-vous le dimanche à midi, dans le magnifique studio 4. Et qui de mieux, pour guider cette saison, que le jeune violoniste Lorenzo Gatto  (25 ans !) en invité d’honneur?

C’est Lorenzo Gatto  et  Graf Murja  au violon et Denis  Kozhukhin et Milos Popovic au piano, la jeunesse virtuose, qui clôtureront ce festival qui ouvre les portes du rêve, par un concert surprise le dimanche soir à 20 heures, dans un dernier hommage à l’esprit de Liszt.   

 « L’éternelle jeunesse…

Enfin, il existe au travers de l’histoire de la musique des chefs-d’œuvre impérissables, doués d’une éternelle jeunesse. Ces œuvres traversent le temps et les générations, elles semblent intemporelles, elles résistent aux événements. Elles agissent comme de réels bienfaits thérapeutiques, scientifiquement prouvés, et plongent ainsi l’auditeur dans une perpétuelle cure de jouvence… » Claire Ringlet, secrétaire artistique 

 

Consultez le programme qui se déroule d’heures en heures dans de nombreuses salles du bâtiment Flagey! Des rendez-vous de pur bonheur.

http://www.festivaldewallonie.be/2011/fr/Bruxelles/programme/

 

Et après ces brillantes journées d’ouverture, le festival de Wallonie continue, jusqu’au 16

octobre: Namur, cité du chant choral, fait résonner les voûtes de l’église Saint-Loup de l’écho des voix baroques. Le Festival de Saint-Hubert fera découvrir, au fil de ses concerts, quelques-uns des plus beaux villages de nos Ardennes. En août, Stavelot est, sans conteste, un des chefs-lieux européens de la musique de chambre. En automne, les concerts se bousculent et laissent au public l’embarras du choix: une étape à Liège pour écouter les plus grands noms de la musique ancienne ; quelques détours dans le Hainaut où, de Tournai à Soignies, le public est attendu pour faire la fête à des artistes de haut niveau ; ou alors le Brabant wallon, qui propose toujours son lot de découvertes et d’originalité.

Hommage complet à nos richesses architecturales et musicales.

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administrateur théâtres

Question forte: (cinéma Aremberg)

12272745876?profile=original>>>>>>>>>>>>>>>>>>> ALERTE TOTALE! 

LE CINEMA ARENBERG FERMERA-T-IL SES PORTES LE 31 DECEMBRE 2011 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

 

  La question est forte: le Cinéma Arenberg est mis au pied du mur et voit son existence même mise en péril.

 

 

La situation.

- le bail du Cinéma Arenberg se termine le 31 décembre 2011.

- le Cinéma Arenberg a des dettes de loyer.

- le propriétaire, les Galeries Royales Saint Hubert, refuse de renouveler le bail et se propose de céder le lieu à un autre projet.

Dans un premier temps la Ville de Bruxelles, par la voix de l’Echevin Philippe Close et du Chef de Cabinet du Bourgmestre, Gilles Delforge, a tenté de négocier une reprise du bail par la Ville. Cette solution ne semble pas rencontrer les préoccupations actuelles du propriétaire. La situation est en voie de blocage. Est-il «en droit»? Oui, le droit est de son côté! Est-ce moralement et politiquement acceptable? Non!

Car le Cinéma Arenberg ce n'est pas seulement deux écrans et un lieu, c'est un «centre culturel cinématographique», un projet basé sur des valeurs portées par une action culturelle.

Les pouvoirs publics ont investi pendant plus de 25 ans dans ces valeurs, ce projet. Peut-on imaginer qu'ils ont investi «sans return», en pure perte ?

Car aujourd'hui c'est bien la stricte règle du marché qui fait trembler sur ses bases le projet.

Le Cinéma Arenberg considère que cela revient à «privatiser et confisquer un projet culturel» et à accélérer la marchandisation de la Culture.

Parlant d’un projet et de ses valeurs, que sera, en cas d’échec, le coût social d’un tel naufrage?

Le Cinéma Arenberg lance un appel aux Pouvoirs Publics pour qu’ils entament des négociations avec le propriétaire. Le Cinéma Arenberg fait partie du patrimoine culturel bruxellois, il faut le sanctuariser dans les galeries de la Reine en attendant d’autres développements.

 

L’Arenberg a un passé mais a aussi des projets d’avenir.

L’Arenberg vient de terminer, avec le soutien de BELIRIS, (service public fédéral pour Bruxelles) une étude de faisabilité architecturale pour une implantation sur le site des Anciennes Brasseries Wielemans Ceuppens d’un «centre de cinémas» comprenant: 5 salles de cinéma, des salles à usages multiples dédiées à la formation et à l’éducation, une brasserie, des locaux administratifs et un parking.

Il est urgent aujourd’hui que, dans la négociation, le Cinéma Arenberg puisse trouver avec ses différents partenaires, des solutions pérennes pour assurer un futur à un projet culturel historique et emblématique en Région Bruxelloise, par ailleurs Capitale de l’Europe.

 

 

LE CINEMA ARENBERG, UN PROJET D’ACTION CULTURELLE

La première expérience «d’exploitant de cinémas» de l’Arenberg commence au Cinéma Monty à Ixelles dans le courant des années 80, se poursuit au Studios Arenberg (actuel Nova) pour enfin creuser son sillon dans les galeries de la Reine dès 1987.

Issu d’une génération à forte conscience politique, sa «défense et illustration du cinéma comme art vivant» a toujours été menée de front avec une forte implication sociétale.

D’emblée, il est apparu au Cinéma Arenberg que pour mener à bon port son «action culturelle», une classique salle de cinéma ne pouvait répondre à son projet. Il fallait plus: un lieu. Lieu d’exposition de films, lieu de rencontres et d’échanges.

Bien que l’Arenberg parlait déjà «d’un devenir théâtre» des salles d’art et d’essai, sa vision d’une salle de cinéma restait largement emprunte de la pratique communément admise dans ce qui par la force des choses est devenu son «métier».

Il y a maintenant une quinzaine d’années, le Cinéma Arenberg a entamé une réflexion de fond sur le futur de ces lieux auxquels il est attaché, non par nostalgie d’ancien combattant, mais parce que celui-ci est convaincu que ce sont de rares lieux qui créent encore du «lien social» et qui peuvent participer à un projet culturel d’émancipation.

Le cinéma est une industrie, culturelle certes, mais régie par des règles liées à celles du marché. Pourtant, il est des films qui semblent indéniablement mériter le statut d’oeuvre d’art. C’est cette frange de la cinématographie, créative et réflexive, qui est l’objet de son travail.

Comment assurer la pérennité de cette démarche alors que la sociologie des publics a changé, que l’évolution économique et technique a modifié les modes de «consommation» du cinéma?

Le Cinéma Arenberg est convaincu que l’avenir d’une diffusion culturelle en matière

cinématographique doit passer par la mise en place de «centres culturels cinématographiques», lieux d’action culturelle, d’éducation permanente et d’initiation à l’art cinématographique.

 

Ainsi seulement, le cinéma gardera sa vocation à créer du lien social en partageant un fond culturel commun loin des lieux de simple consommation.

  

 

CATALOGUE INCOMPLET DES ACTIVITES DU CINEMA ARENBERG

 

LA PROGRAMMATION

Coeur de son activité. En dehors du festival Ecran Total et des scolaires, ce ne sont pas moins de 50 films d’auteurs par an qui sont ainsi proposés au public, offrant ainsi un large panorama d’une création contemporaine largement diversifiée.

 

FESTIVAL ECRAN TOTAL

Vingt deux ans que le Cinéma Arenberg organise le festival Ecran Total, un des événements

culturels incontournables de l’été à Bruxelles. L’édition 2010 d’Ecran Total s’est déroulée sur 11 semaines, avec 74 films très différents: grands classiques de toute nationalité, cycle autour de la folie au cinéma, carte blanche à Jonathan Nossiter, cycle de films documentaires, films inédits et reprises, rencontres, …

Pour l'édition 2011, 78 films programmés, 13 rencontres organisées dont une carte blanche à Marjane Satrapi, des partenariats avec Les amis du monde diplomatique / Aden / la revue Politique et une première décentralisation du festival au Plaz'art à Mons pendant 6 semaines....

 

ECRAN LARGE SUR TABLEAU NOIR

Depuis 1992, le Cinéma Arenberg organise à Bruxelles «Ecran Large sur Tableau Noir» (en

coproduction avec l’Asbl Les Grignoux). Il s’agit d’un programme de films destinés spécialement aux élèves, de la maternelle jusqu’au secondaire. Les films sont accompagnés de dossiers pédagogiques afin de fournir aux enseignants les outils nécessaires à une analyse pertinente et pédagogique des films vus.

Le bilan de cette activité est plus que positif: en 2010, ce sont plus de 34.500 élèves qui ont

participé aux projections qui sont également délocalisées à Flagey.

L’Arenberg propose également pour certains films des animations en classe. Des spécialistes se rendent alors dans les écoles afin d’approfondir avec les élèves les questions soulevées par le film. L’Arenberg travaille avec 600 établissements scolaires et est en contact avec 2.500 professeurs. Le projet bénéficie d’une reconnaissance importante et réelle dans le monde enseignant.

 

ON SE FAIT NOTRE CINEMA !

«On se fait notre cinéma !» est un projet d’initiation au cinéma. Partant de la salle, ce qui permet d’immédiatement plonger l’enfant dans une dimension de plaisir et de partage (on ne regarde pas un film de la même manière chez soi, sur un dvd ou en salle), le premier objectif est de provoquer la surprise en le confrontant à un type de film rarement vu, un moyen ou long métrage muet en noir et blanc. Malgré l’étonnement, les enfants réagissent toujours positivement à cette démarche.

Ensuite, tout au long de l’année, divers ateliers ont lieu en classe ; axés autour d’un thème

(l’apparition du son, les plans, la couleur), ils comportent un volet théorique et un autre pratique (ce n’est en effet qu’en l’expérimentant que la théorie s’intègre vraiment).

En ce qui concerne la partie pratique, les enfants réalisent deux courts métrages. Ils passent donc par les diverses étapes de la réalisation: écriture du scénario, réalisation du story-board, confection d’un éventuel décor, choix des accessoires, éclairage, utilisation de la caméra et de l’appareil photo, initiation au montage…

Plusieurs écoles de pédagogies et de quartiers différents participent au projet et sont très tôt

amenées à se rencontrer. La première rencontre se déroule dans la salle du Cinéma Arenberg.

D’autres rencontres suivront régulièrement, chaque classe rendant visite aux autres. La classe invitant les autres fait ainsi découvrir son école et les particularités de son quartier. Les participants sont ainsi amenés à casser leurs préjugés et à aller à la rencontre de l’autre.

 

LES P’TITS SAMEDIS DE L’ARENBERG

Le principe est simple: tous les premiers samedis du mois (sauf jours fériés), les enfants de 4 à 11 ans sont pris en charge par une équipe d’animation de 10h à 13h. La matinée est consacrée à la projection de courts métrages (à destination des enfants de 4 à 7 ans dans une salle, et à celle des enfants de 8 à 11 ans dans une autre) et suivie, après une petite pause collation, d’une activité en rapport avec les thèmes abordés dans les films et organisée par une animatrice professionnelle.

Durant toute cette période, les enfants sont encadrés par un effectif qualifié et expérimenté. L’accès est limité à 40 enfants de façon à conserver l’objectif éducatif de l’activité, il ne s’agit pas d’une simple garderie. Une activité menée en collaboration avec Indications et Kineteca.

 

PROJET FIPI

Depuis 9 ans, le Cinéma Arenberg développe également une collaboration ponctuelle avec le FIPI (Centre pour l’égalité des chances), celle-ci consiste en un travail d’animation dans les écoles en discrimination positive suite à la projection des films d’Ecran Large sur Tableau Noir.

 

FORMATION AU LANGAGE CINEMATOGRAPHIQUE

Depuis 2003, le Cinéma Arenberg propose une formation ouverte à tous à travers 8 modules répartis mensuellement sur l’année le samedi de 11h à 13h.

Ces modules de 2 heures chacun sont donnés par Thierry Odeyn, professeur à l’INSAS. Il propose, dans le même exposé, théorie et extraits de films en alternance, une véritable réflexion sur le langage cinématographique et ses différentes facettes (montage, usage du son, de l’image,...).

En 2010, plus de 300 personnes ont suivi cette activité avec régularité.

 

«LIRE ET ECRIRE»

A l’initiative de l’asbl «Lire et Ecrire», un cinéclub est organisé à l’attention des groupes d’alphabétisation (pour adultes) à raison d’une matinée par mois. La programmation est conçue autour de films francophones.

 

LES ENFANTS D’ABORD

La programmation des «Enfants d’abord» propose des films de qualité pour les enfants de 3 à 10 ans (nouveautés, reprises et classiques) le mercredi, samedi et dimanche après-midi ainsi que les après-midi de jours fériés.

 

ZINEGLÜB

Le ZinéGlüb est un espace de rencontres et d’échanges au cœur du cinéma d’art et essai.

Constitué par une équipe de jeunes d’horizons divers, le ZinéGlüb s’adresse principalement à la génération «multimédias», mais aussi à tous ceux qui se sentent attirés par une séance mensuelle de qualité, toujours accompagnée d'une soirée spéciale. Géré de façon semi-autonome et épaulé par l’équipe du Cinéma Arenberg, le ZinéGlüb est un collectif composé d’une dizaine de jeunes, pour la plupart étudiants en école de cinéma, d’art ou de communication. Une collaboration avec Indications.

 

RENCONTRES DOCUMENTAIRES

Il s’agit d’une collaboration avec Le P’tit Ciné. De manière bimensuelle, des rencontres sont

organisées autour d’une question, d’une thématique, afin de dépasser le concept de la «séance» (film et débat), et de créer un espace convivial d'échange où les films et la parole s'aménagent plus librement, plus intuitivement.

 

LE CINEMA D’ATTAC

Cinéclub mensuel organisé par la cellule Attac-Bruxelles: projection et débats autour d’un film «militant».

 

GENRES D’A COTE

Séance mensuelle organisée avec l’asbl «Genres d’à côté» consacrée aux auteurs gay et lesbien.

 

ECRAN D’ART

Cette activité a été initiée en octobre 2001 afin de rencontrer la demande forte autour de la diffusion de films sur l’Art ou d’artistes. Cette séance est organisée conjointement avec La Cambre et ARGOS, et, depuis 2009, le Beursschouwburg.

 

COURTS DU JOUR / COURTS DU SOIR

Créée fin 2008, cette nouvelle activité se consacre aux court-métrages. Deux séances mensuelles (12h – 18h30) comportant pour un prix réduit (6,60 euros), la projection d’une série de courtmétrages (durée approximative du programme: 60 minutes), un déjeuner à midi et un apéro le soir.

 

Et encore…

Le Cinéma Arenberg organise un nombre important d’AVANT-PREMIERES, toujours en présence de l’auteur ainsi que des débats thématiques en présence d’auteurs et d’acteurs clefs des sujets abordés.

 

De plus…

Depuis trois années déjà, l’Arenberg accueille la QUINZAINE DES REALISATEURS en décentralisation de Cannes.

Le Cinéma Arenberg accueille également le cinéclub du dimanche matin, «Ciné femme».

  Autant de raisons évidentes pour  aller  signer la pétition sur leur site :

http://www.arenberg.be/fr/118/Pétition---Sauvez-l'Arenberg!

Join the club! 

 S A U V E Z   l’ A R E M B E R G  !!!                                                          Deashelle               

 

 

 

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administrateur théâtres

                                                                    " The Power of Fantasy "

Modern and Contemporary Art from Poland dans le cadre du programme culturel accompagnant

la Présidence polonaise

du Conseil de l’Union européenne

 

Vendredi 24.06 > Dimanche 18.09.2011 au Palais des Beaux-Arts

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La Fiat polonaise du plasticien Maciej Kurak, posée sur le toit est branchée à une machine à coudre… Il fallait dix ans pour en recevoir une, promesse de Staline aux bons camarades, mais quand elle arrivait il n’y avait déjà plus de pièces de rechange. L’âme polonaise a l’imagination fertile et pourquoi ne pas utiliser l’insecte de tôle inutile pour animer la machine à coudre ? Métamorphose.  Métaphore. Celles-ci  sont pléthores à travers cette exposition qui en découd, qui décoiffe, qui interroge, qui convoque.

Cette installation montre bien combien la nouvelle Pologne veut utiliser l’imagination pour RÉ-IMAGINER UN NOUVEAU MONDE, loin des maux du communisme, loin des maux du capitalisme, alors qu’elle va prendre la présidence de l’Europe dans quelques jours à peine.

«  A must in Brussels this summer », visitez cette immense exposition très étrange à propos d’un peuple qui est au cœur de l’Europe, à la confluence de l’occidental  et de l’oriental et qui désire se distancier des mille et un stéréotypes dont on le couvre.

 

Divisée au XIXe siècle, occupée pendant la Seconde Guerre mondiale pour ensuite subir le joug soviétique, la Pologne accède en 1989 à la démocratie. À l’image d’une nation meurtrie, victime d’oppressions consécutives, se superpose celle d’une culture florissante, témoignant, au fil des siècles, d’un esprit réfractaire à tout ordre imposé de l’extérieur. Usant de l’absurde et du fantastique, les artistes polonais ont répondu au chaos du réel par des actes empreints de résistance, non pour le fuir mais pour le reconstruire. Découvrez-y le travail d’artistes contemporains de renommée internationale, dont Miroslaw Balka, Monika Sosnowska et Wilhem Sasnal. Leur production dialogue avec des œuvres phares de l’art polonais des XIXe et XXe siècles.  Exploration du fantastique et de l’irrationnel polonais.

 

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 Olaf Brzeski Dream - Spontaneous Combustion, 2008, resin and soot, c. 175 cm high Czarna Gallery, Warsaw

 

...L’événement nous dépasse, se retourne contre nous, peut nous détruire inexorablement,  vient de nulle part, souligne notre solitude et notre impuissance. La science aussi  est impuissante à prévenir l’accident.

 
En parcourant l’exposition on observe le lien entre l’art moderne polonais du XXe siècle et la pratique des artistes contemporains depuis 1989. L'exposition fait cohabiter des oeuvres contemporaines et des chefs-d’oeuvre emblématiques de célèbres artistes comme Tadeusz Kantor, Magdalena Abakanowicz et Bruno Schulz.

 

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 Katarzyna Józefowicz, Cities 1989-92, sculpture © Collection privée

 

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Josej Mehoffer, 1903 Strange Garden

 

Au total, The Power of Fantasy réunit ainsi près de 200 oeuvres, dont certaines ont été spécialement commandées pour cette exposition. C’est notamment le cas d’un projet mural réalisé sur site par l’artiste de rue Mariusz Waras. Son immense fresque claustrophobique  dénonce l’aliénation des deux systèmes politiques poussés à leur extrême : communisme et capitalisme. Usines, fumée, tanks dévastateurs, véhicules renversés, aucune place pour l’homme ni la nature.

 

  D’autres œuvres majeures sont exposées pour la première fois en dehors de la Pologne. The Power of Fantasy est l’exposition d’art polonais contemporain la plus complète depuis la fin du communisme. Sans suivre un ordre chronologique, les œuvres sont organisées en divers chapitres, de manière thématique. Parmi les thèmes clés, nous retiendrons l'absurdité du quotidien ; l'histoire et la mémoire ; l’image du héros ; la folie et l’absurde ; les paysages surréalistes ; l’imagination militante ET L’ART DE DIRE NON.

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Non à la guerre :  J.J Ziolkowski The Great Battle under the Table 2006

 

 

 

LES ARTISTES DANS L’EXPOSITION

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Sofia Kulik, Splendour of myself, 1997

 

Fantasmes et imagination revêtent les formes les plus diverses. Dans les œuvres du peintre néo-surréaliste Julian Jakub Ziółkowski et dans les mises en scène baroques de Katarzyna Kozyra, l'excès et la fièvre sont au premier plan. Chez d’autres, c’est l’ancien environnement socialiste – très déprécié dans l’imaginaire populaire – qui stimule l’imagination. À l’instar de l’art, les villes et les rues ordinaires peuvent se transformer en un monde magique au  potentiel encore inexploité.

 

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 Dans l’œuvre de Monika Sosnowska, Julita Wójcik et Jarosław Kozakiewicz, ce sont des blocs de béton et des édifices publics qui se font les terrains de jeu de l’imagination. Wavy Block 2005-2006 (Julita Wójcik) :  La femme polonaise crochète  en rose et blanc son bâtiment gris,  d’une banalité affolante, un bloc qui suit les vagues de la mer sur 800 mètres et abrite 6.000 personnes,  symbole de l’étroitesse de cette vie imposée qui est encore le lot de la vie au quotidien de nombreux polonais.                                  

 

 

Pour cette génération d’artistes comme pour d’autres avant eux, L’IMAGINATION N’EST PAS UN MOYEN D’ÉCHAPPER À LA RÉALITÉ MAIS BIEN DE LA DÉFIER. Nés pour la plupart à la fin des années 1960 et dans les années 1970, ils ont traversé deux mondes, vivant leur enfance et leur jeunesse en République populaire de Pologne mais faisant carrière dans une Pologne démocratique. Leur œuvre est influencée par un contrarianisme qui remet ces deux systèmes en question. Des artistes comme Artur Zmijewski et Zbigniew Libera poursuivent ainsi une tradition de RÉFLEXION DISSIDENTE et critique, profondément enracinée dans la culture polonaise.

Les artistes polonais s’intéressent beaucoup à la façon dont l’histoire s’articule dans le  présent. « DOM », cette œuvre emblématique de Robert Kusmirowski, représente un cimetière du XIXe siècle.

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  D.O.M :  Deo Omnipotent Misericordia, au Dieu dont la miséricorde est infinie ! Aussi, étrangement, le nom en polonais pour « la maison. »

 

 Voici, en polonais et en français, un petit poème écrit par  le poète SARBIEWSKI

TESKNOTA DO OJCZYZNY BLEKITNEJ

Tesknie za Toba, kraju z blekitow i zlota,
kedy dniem jasne slonce wesolo migota,
a noca srebrne gwiazdy i swiatlosc
ksiezyca oczy zachwyca.
Jakze czas na tej ziemi okrutnie sie dluzy…
Kiedzys nadjdzie dla mnie blogi dzien
poderozy,
gdy wroce do slonecznych, usmiechnietych
wlosci pelen radosci…
O, wonczas, skoro szczesna godzina wybije,
grob moj ubierzcie w zielen i sniezne lilije.
Cialo sie w proch rozleci – a duch utesknion
wleci w niebieskie strony…

NOSTALGIE DE MA BELLE PATRIE

Je me languis de toi, pays de beauté et d’or,
lorsque le jour , un clair soleil scintille joyeusement
et la nuit les étoiles argentées et la lumière
de la lune ravissent les yeux.
Comme le temps, sur cette terre se traîne…
Lorsque viendra pour moi l’heureux jour
du voyage,
quand je reviendrai vers mes terres ensoleillées souriantes
plein de joie…
Oh, alors, bientôt l’heure heureuse sonnera,
Habillez ma tombe de verdure et de lys de neige.
Mon corps se décomposera en poussière – mon esprit nostalgique
entrera dans les lieux célestes.

 

Le culte des héros et des morts est omniprésent, comme en témoigna par exemple l’ampleur des  funérailles nationales organisées après le crash de l’avion de Smolensk  transportant le président polonais  Lech Kaczynski sans laisser  aucun survivant parmi les 96 personnes à bord. La délégation polonaise venait se recueillir à Katyn pour commémorer le massacre, dont c'était le 70e anniversaire.  

  

 Une pièce est également consacrée aux  œuvres de Wihelm Sasnal – un des grands peintres polonais de notre époque – autour de la figure du héros.

 

Mais le fantastique peut aussi naître de l’ordinaire. Les privations, la bureaucratie et la censure n’ont pas été uniquement des expériences négatives pour la Pologne, du moins dans le sens où elles ont stimulé une remarquable créativité au sein de la nation. Les Polonais ont l’art de faire beaucoup avec rien. Dans les années 1950, Leopold Tymrand donnait à cette faculté le nom de « Fantaisie appliquée ». Et aujourd’hui encore, les artistes continuent d’exploiter cette ingéniosité : le sculpteur Paweł Althamer travaille avec des aînés du quartier et des copains adolescents de Bródno, une banlieue défavorisée de Varsovie afin de créer de l’art ou, comme il le dit lui-même un wspólna sprawa (« projet commun »). Pour preuve, l’ autoportrait collectif monumental et sculptural, « Bródno People », réalisé par Althamer et ses voisins.

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image © designboom

Nouvelle version des Bourgeois de Calais  de Rodin. Quand les corps et les âmes sont soumis à des conditions extrêmes.

 

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 image © designboom



 

D’autres jeunes artistes font également preuve d’une ingéniosité extraordinaire, voire perverse. Ainsi, Jan Simon associe des approches technologiques à la manière d’un artisan, et réalise des objets électroniques sortant véritablement du néant. Revenons à Maciek Kurak qui évoque aussi  l’art de la « fantaisie appliquée » dans cette sculpture baptisée « Fifty-Fifty » dans laquelle la FIAT polonaise – reposant sur son toit – semble actionner une machine à coudre…  

 

L’exposition s'accompagne d'un très bel ouvrage richement illustré de 160 pages BOZAR BOOKS & Prestel. http://www.bozar.be/activity.php?id=10343

 

 

 

 

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administrateur théâtres

12272741659?profile=originalA l’affiche aux palais des Beaux-Arts de Bruxelles, un concert qui rassemble des œuvres du 18e siècle et trois lauréats  de notre dernier concours Reine Elisabeth (Chant 2011) accompagnés par La Petite Bande.

                                        

Cela commence par Joseph Haydn : Symphonie n°47en sol majeur (1772).  Sigiswald Kuijken dirige l’ensemble de la Petite Bande, un orchestre de musique baroque qui va bientôt fêter son quarantième anniversaire. Il y a ce dialogue énergique avec le cor, la patte de velours de la contrebasse, un esprit malicieux. Le deuxième mouvement, « Un poco adagio cantabile » évoque la promenade rêveuse d’une âme solitaire. Cela se termine sur une petite marche triomphante. De grands effleurements légers  contrastent avec des accents de passion, le tout construit en échos ludiques.

 

 De quoi introduire  vaillamment le «Laudamus te» de la messe en Ut mineur de  Mozart (Missa KV 427) avec une symbiose parfaite entre la soliste Anaïk Morel  au timbre très coloré et l’orchestre. Sébastien Parotte , un géant en redingote noire très  habillée nous livre la virtuosité de « Io ti lascio », KV 621a au rythme très vif et très enlevé. Et voici Konstantin Shushakov, interprétant avec chaleur et modulations profondes le «Finch’han dal vino » de Don Giovanni, KV 527. Que le vin de l’allégresse et l’amour débordent !

 

Survient  un  moment très théâtral  qui rassemble Anaïk Morel (quatrième prix)  et  Konstantin Shushakov (cinquième prix) dans l’interprétation fougueuse de l’extrait  du même opéra «Là ci darem la mano», duo en la majeur aussi joyeux que des noces paysannes. Ce morceau très expressif sera repris dans un des bis avec verve et humour jusqu’à baiser l’écharpe de la Belle et lui effleurer l’épaule d’une marguerite! « Andiam ! »…

 

La première partie du concert est clôturée par le « Concerto pour hautbois, KV 271k ». Mozart  encore. Patrick Beaugiraud nous présente une interprétation précise mais un peu tendue, de ce beau concerto. On aurait souhaité plus de joie mais d’aucuns diront qu’il est parfaitement mozartien et que cette retenue est nécessaire.

 

 Olivier Picon, en revanche séduit avec son cor et son solo plein de délicatesse dans le  Concerto pour cor n° 4, KV 495. Il y a un bel équilibre entre le cor et l’orchestre comme si celui-ci insufflait vie et sentiment. Une musique sereine et grave, très nuancée. Les deux barytons et la merveilleuse mezzo se partagent encore des oeuvres de Mozart et de Glück. Une pure merveille, cet air nostalgique de : Orfeo ed Euridice: «Che faro senza Euridice» chanté par Anaïk Morel. Son timbre de voix est un véritable  enchantement. Il y a un sens profond du drame et l’orchestre souligne la tendresse profonde d’Orphée.  

 

Enfin, le trépidant air extrait de  Die Zauberflöte, KV 620: «Pa-Pa-Pa-Papagena nous offre  des délices de virtuosité. On se demande où commence l’orchestre, où commence la voix humaine. La tendresse des jeunes futurs parents est émouvante. «So liebe kleine Kinderlein !»

Un concert très éclectique fait pour le plaisir de la musique. La fête de la musique? C’est d’actualité au coeur du mois de juin!

 

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http://www.bozar.be/activity.php?id=9901&selectiondate=2011-6-15

 le 15 juin 2011

 

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administrateur théâtres

Le gamin au vélo (cinéma Aremberg)

12272740497?profile=originalDrame

 


Le gamin a une cicatrice de varicelle au coin de l’œil gauche, des tonnes de colère enfouies sous ses taches de rousseur, les dents serrées et une détermination implacable pour remonter des enfers.

L’enfer, c’est son père qui l’a placé pour le faire disparaître définitivement de sa vie. Quoi de plus innommable ? L’enfant dupé a été amputé mais ressent son père comme un membre fantôme. Son seul lien avec son père: son dernier cadeau, ce vélo qu’une âme généreuse – Samantha - lui a retrouvé et racheté. Il pédale comme un forcené pour retrouver l’amour parental mais bien sûr jamais les deux roues ne se rattrapent malgré toutes ses acrobaties.

Malgré une cascade de déceptions, Cyril, ce Poil de Carotte têtu n’en démord pas, au propre et au figuré. Il livre un combat au-dessus de ses forces : l’adulte a les pleins pouvoirs pour faire souffrir, par égoïsme, par lâcheté, par bêtise, par inconscience.

Les gestes du jeune garçon sont terriblement parlants, la souffrance est muette, les objets trinquent. Ses larmes sont sèches tandis que coule l’eau dans le lavabo de Samantha, sa protectrice, un ange de quartier, coiffeuse de son état. Elle a appris à écouter, à ne pas juger. L’amour, c’est rendre l’autre heureux. Elle a croisé son chemin - il n’y a pas de hasard - et désire plus que tout, son regard. Mais le pain d’épice ne suffit pas à rassasier la faim d’amour paternel du jeune garçon. Pourtant la désarmante Samantha a décidé de le sauver de l’engrenage de la délinquance probable, elle veut sa rédemption. Epopée urbaine, pièges et défis attendent le jeune paumé, jusqu’à ce qu’il finisse par pouvoir accepter l’inacceptable et regarder en face l’amour écrit sur le visage et dans les gestes de Samantha, à elle toute seule, sa vraie famille. Et la musique advient, par bribes : l’adagio de la 5e symphonie de Beethoven.

 

 Aucun pathos, mièvrerie, misérabilisme ou voyeurisme alors que le cadre est une triste cité à Seraing, lieu géométrique du chômage, de la drogue et de la violence. Ce qui émane c’est la fluidité de la narration, l’émotion, le ton juste et la bonne distance. Et deux interprétations fulgurantes et touchantes par le jeune Thomas Doret et Cécile de France…

 

 

 

 

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administrateur théâtres

                           Bruxelles  Pharaonique

         Plus de 1.000 objets sur 4.000 m² au Heysel ... et aussi au Musée du Cinquantenaire

 

                                      « TOUTANKHAMON, SON TOMBEAU ET SES TRÉSORS »

 

Du 20 avril au 6 novembre 2011 à Brussels Expo au Heysel,  le visiteur et invité  à revivre, comme s’il y était, le moment magique de la découverte, le 26 novembre 1922, de la tombe de Toutânkhamon dans la Vallée des Rois, par l'archéologue Howard Carter. La mise en espace de cette exposition est grandiose.

 

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 Quatre chambres se présentent à lui, certaines remplies jusqu’au plafond d’objets funéraires plus précieux les uns que les autres, destinés à accompagner le défunt roi dans son voyage dans l’au-delà : bijoux, objets religieux, amulettes, coffrets, sièges, armes, instruments de musique et attributs de pouvoir.

 

Quelques chiffres et dates :

 

Toutankhamon régna comme roi (pharaon) de la 18e dynastie (Nouvel Empire) en Égypte ancienne de 13333 à 1323 avant notre ère.  Son tombeau resta caché durant 3 300 ans.

• Au début du 20e siècle, certains scientifiques pensaient qu’il ne restait rien à découvrir dans la Vallée des Rois.

• Howard Carter (né le 9 mai 1874 à Kensington, Londres ; décédé le 2 mars 1939 à Londres) était un archéologue et égyptologue britannique.

• Lord Carnarvon était un égyptologue amateur passionné qui commença à financer en 1907 les fouilles de Howard Carter dans la Vallée des Rois près de Thèbes.

• Howard Carter découvre le tombeau de Toutankhamon le 4 novembre 1922, après sept années d’inlassables recherches.

• Le 23 novembre, Lord Carnarvon et Lady Evelyn arrivent à Louxor.

• Le 24 novembre, une volée entière de 16 marches menant à l’entrée du tombeau est mise au jour.

• Le jour suivant, les sceaux imprimés sont copiés et enlevés. Les hommes se frayent un chemin dans les couloirs descendant au tombeau.

• Le 26 novembre allait devenir le jour J pour Carter. Après avoir déblayé le couloir et pratiqué une petite ouverture dans la seconde porte scellée, Carter et son équipe utilisent une bougie pour regarder à l’intérieur et apercevoir des choses merveilleuses.

• Le 29 novembre, le tombeau est officiellement ouvert en présence de Pierre Lacau, directeur général du Service des Antiquités, de Mohamed Bey Fahmi, gouverneur de la province, et d’Arthur Merton, correspondant du Times de Londres, qui envoya ensuite

un télégramme annonçant la stupéfiante nouvelle à Londres.

• Le 30 novembre 1922, le Times annonce la découverte la plus spectaculaire du siècle à Louxor.

• Le 3 décembre, le tombeau fut scellé provisoirement et comblé avec des décombres.

• Lord Carnarvon décéda peu après, probablement d’une bactériémie à la suite d’une morsure de mouche.

Après la mort de Lord Carnarvon, des journaux évoquèrent une prétendue malédiction associée à la chambre funéraire.

• Howard Carter décède 17 ans plus tard.

• Ce qui rendait unique la tombe de Toutankhamon, c’est qu’elle était la seule dans la Vallée des Rois à n’avoir jamais été pillée.

 

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 Pour l’exposition Toutankhamon, le tombeau et ses trois chambres ont été recréés avec soin et constituent une réplique à l’identique des originaux.

Nulle part ailleurs, pas même en Égypte, il n’est possible de voir le tombeau et les chambres du trésor, ni la mise en scène de la découverte comme cette exposition les montre.Plus de 1.000 répliques des principaux objets découverts sont exposées.

Même le masque mondialement célèbre peut être admiré sous la forme d’une  reproduction parfaite, dont l’original a fait le tour du monde dans les années 1980.

 

 

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 Grâce à la technologie moderne, l’ancienne civilisation du Nil retrouve sa splendeur d’antan, plus authentique et plus captivante  que jamais. Cette exposition montre combien il peut être fascinant de reproduire, avec l’aide de répliques elles-mêmes fabriquées avec le plus grand soin, l’impression dégagée par quelque chose dont, jusqu’à maintenant, on ne pouvait faire l’expérience que par l’intermédiaire de photographies ou de peintures.

 

 

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Les artisans égyptiens qui ont réalisé les répliques n’ont rien à envier à leurs ancêtres, de sorte que chaque objet peut être examiné de très près. Les inscriptions couvrent toute la surface des pièces et les détails sont soit sculptés, soit incrustés de pierres semi-précieuses, de verre coloré d’ivoire et d’ébène.
Un des objets les plus émouvants de l’exposition – et dont la symbolique n’est pas toujours évidente à la lecture des livres et illustrations consacrés à Toutânkhamon – est un petit siège incrusté d’ébène et d’ivoire. Fabriqué pour un garçon de neuf ans, il rappelle que Toutânkhamon n’était encore qu’un enfant quand il a accédé au trône. Du jour au lendemain, il est devenu l’un des personnages les plus puissants de l’Antiquité. Le contraste entre cette puissance et la petitesse du siège est poignant.

 

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« Toutânkhamon, son Tombeau et ses Trésors » est une exposition hors du commun. Les répliques exposées sont d’une facture exceptionnelle, à tel point que j’ai découvert sur certaines d’entre elles des détails que je n’avais jamais remarqués sur les objets d’origine (pourtant observés à de multiples occasions). Cette exposition, avec sa profusion d’informations et sa mise en scène visuellement époustouflante, est la plus fidèle reconstitution des conditions réelles dans lesquelles Howard Carter et Lord Carnavon ont découvert le fabuleux tombeau de Toutânkhamon. Ne la manquez sous aucun prétexte ! » Bob Partridge, égyptologue

Bob Partridge est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’Égypte ancienne. Il est aussi l’éditeur du magazine britannique Ancient Egypt. www.ancientegyptmagazine.com

 

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 Plus d'infos sur : www.kingtutbrussels.be

 

Et en parallèle : TOUTANKHAMON, AUSSI AU MUSEE DU CINQUANTENAIRE

 

En tant que plus grand musée d’art égyptien de Belgique, le Musée du Cinquantenaire fait écho à l’exposition « Toutankhamon, son Tombeau et ses Trésors » coproduite par VisitBrussels et Semmel Concerts. Il organise une EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 6 novembre 2011.

En Belgique, la plus grande collection d’art égyptien se trouve au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles. Elle compte environ 11.000 pièces d’antiquité. Profitant de l’occasion fournie par l’exposition « Toutankhamon, son Tombeau et ses Trésors », qui se déroule actuellement à Brussels Expo, le musée a procédé à un certain nombre d’ajouts et de réaménagements sur ce thème dans sa section égyptienne. Plusieurs objets ont été sortis des réserves. Les deux têtes en pierre de Toutankhamon ainsi que les trois objets qui proviennent de son tombeau ont été mis en évidence. Il s’agit d’offrandes funéraires - deux houes miniatures en cuivre et un fragment de textile – jadis offertes au roi Albert Ier par le découvreur du tombeau, Howard Carter, et par le mécène de la campagne de fouilles, Lord Carnarvon.

 

On peut aussi admirer une collection méconnue de moulages de sculptures originales et de reliefs datant de la période amarnienne, l’époque où régnait le père de Toutankhamon, Akhenaton. Dans cette collection, on trouve notamment une copie de la fameuse Néfertiti du Musée de Berlin.

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 Les copies, qui ont été réalisées sur base des originaux conservés dans ce musée ainsi qu’au Louvre et au Musée du Caire, ont été acquises par le Musée du Cinquantenaire en 1933 mais n’ont été que très brièvement exposées à des fins éducatives. Elles sont aujourd’hui de nouveau montrées au public mais possèdent également un intérêt pour les chercheurs. Ainsi, la copie d’un relief provenant d’une tombe d’Amarna offre une alternative à l’œuvre originale, qui a souffert de dégradations irréversibles. Il en va de même pour les deux têtes des demi-sœurs de Toutankhamon. Les originaux ont été dérobés au Musée du Caire lors des récentes émeutes et sont depuis lors introuvables. Heureusement, il en existe des copies au Musée du Cinquantenaire…

Les modèles réduits des catafalques dans lesquels furent retrouvés le sarcophage, les cercueils et la momie du jeune pharaon défunt font directement référence à l’exposition présentée à Brussels Expo. Enfin, dans deux salles spécialement aménagées, le visiteur peut prendre connaissance de l’enfance de Toutankhamon, de sa famille, de son gouvernement et de son apparence.

 

Dates et lieu de l’exposition temporaire Jusqu’au 6 novembre 2011 Musée du Cinquantenaire, Parc du Cinquantenaire 10, 1000 Bruxelles Infos pour les visiteurs : www.mrah.be   02 741 72 11    info@mrah.be

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administrateur théâtres

Immer Leiser (théâtre du Parc)

Peut-on survivre par l’orgueil au désastre ? Non, évidemment… (CRÉATION)

 

Immer Leiser

de  Frank PIEROBON


 par Monique Dorsel et Bambina Liberatore
 mise en scène : Bambina Liberatore et Frank Pierobon

 

Récemment au théâtre du Parc il y a eu cette très émouvante lecture-spectacle, une  pièce  écrite spécialement pour Monique Dorsel et Bambina Liberatore auxquelles elle est dédiée.
Le sujet  est une véritable amplification poétique d’un  lied emblématique :  le douloureux et magnifique Immer Leiser de Johannes Brahms, dont Élisabeth Wislowska avait fait sa signature et qu’elle ne peut plus désormais  chanter...

« Je me souviens de vous, de votre voix surtout.  Spasme. Les souvenirs reviennent. »  Nous découvrons  le pourquoi au fil d’une rencontre entre l’ancienne cantatrice et son élève : Anna Weiss. Lentement l’ancienne pédagogue va émerger de son désenchantement.  Elle finit par livrer bribes et fragments cachés au fond de sa mémoire. Fragments amoureux ?

Elisabeth, accusée d’être juive ("mais non, je suis résolument athée !") s’est lâchement défaite de son pianiste juif, espérant un rôle  de prestige dans Parsifal à  Bayreuth dans les années 30. Après le départ du pianiste, elle ne peut plus se repérer à son regard qui lui communiquait l’esprit. Las ! Elle a tout perdu et ne chantera plus jamais Immer leiser.

Elle  vit maintenant en Suisse, ayant perdu sa vérité, pour toujours. On ne peut survivre au désastre, par l’orgueil.

Dérisoires, les prouesses vocales, la technique, la maîtrise. L’important c’est de ne pas perdre son âme.  Il faut se tourner vers le Vrai, le Beau. Larguer tout ce qui vous enchaîne. Et pourtant  Etre Soi comme l’oiseau  innocent qui chante son bonheur  dans le présent, sans  notion du passé ou de l’avenir, est un rêve inaccessible.

Les propos des deux femmes sondent la musique, l’âme humaine, notre conscience profonde, entrelaçant leur vérité pour toucher le Vrai.  C’est émouvant, et beau.

 

« On est exposé par ce chant qui nous traverse et qui vient de si loin… »

« La totalité du corps s’investit, on ne chante bien que de façon prophétique »

« Il n’y a aucune place pour le mensonge, la tromperie… dans le chant des oiseaux ! » 

 « Il faut se rendre transparent à ce qui vient flamber l’âme »

« Renoncer à soi pour qu’advienne le chant le plus beau »

« Il faut chanter des choses vraies »

 

Définitions de l’amour ?

 

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administrateur théâtres

12272740686?profile=originalCycle Marlène Dietrich à la Cinematek

 du 11/05 au 30/06

Shanghai Express

« Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt » . C’est elle, la mythique Marlène Dietrich et son charme irrésistible qui  nous invitent à bord d’un voyage fabuleux dans le temps, sur un  train effectuant le voyage aventureux entre Peiping (Pekin) et Shanghai dans les années 30. Un magnifique film de style. Un acte d’amour.  Nous rencontrons ses compagnons de voyage hétéroclites : la vieille anglaise, directrice d’une pension obsédée par Waffles, son fox terrier ; un officier français déchu qui ne dit pas un mot d’anglais ; une concubine chinoise mystérieuse froide comme un couteau ;  Chang, un sinistre chinois à l’égo très chatouilleux,  mi-caucasien et chef de rebelles chinois ;  Carmichael une révérend dénué d’ humour ; enfin le chirurgien de l’armée anglaise, Captain Harvey dont Magdalen est restée éperdument amoureuse malgré leur séparation. Le  personnage est tout de suite campé : totalement British dans son humour et sa distance, Harley commente les prises de position du révérend : « You interest me, Mr. Carmichael. I'm not exactly irreligous, but, being a physician, I sometimes wonder how a man like you can locate a soul and, having located it, diagnose its condition as rotten.”

Toute séduction dehors, dans une scène de retrouvailles inoubliable avec Harley, Magdalen  avoue ses errances  "It took more than one man to change my name to Shanghai Lily."

Romance contrariée par les doutes.  Traversée d’un pays où le temps et la vie n’ont aucune valeur; tout le contraire de ces voyageurs européens affairés, esclaves de leur montre. Sacrifice.

L’émerveillement du voyage luxueux dans le style légendaire du  Trans-Europe Express fait place à une attaque de rebelles rudes et sauvages ne parlant aucune langue connue. Culture shock. Le seigneur de la guerre exige.  Saisissantes, toutes les images bruyantes  de locomotive, de roues et de compartiments que l’on ouvre et que l’on ferme, la  gare de pieux de bois au milieu de nulle part, le  paysage ravagé par la guerre civile, le tout  contrastant avec la beauté évanescente  de la merveilleuse actrice, attachante, charismatique, pour qui l’amour sans foi absolue  n’est pas de l’amour. Elle priera toute une nuit.  Tandis qu’Harley reste esclave de ses doutes, elle s’appliquera à révéler la vérité  profonde de son sentiment par son sacrifice. Ce film noir et blanc est de toute beauté. Les images et les dialogues coupent le souffle, les voix forment  de véritables tableaux :

“Dr. Harvey: Magdalen.
Shanghai Lily: Well, doctor, I haven't seen you in a long time. (They shake hands). You haven't changed at all, doctor.
Dr. Harvey: Well, you've changed a lot, Magdalen. [Note: Marlene Dietrich's real middle name was Magdalene.]
Shanghai Lily: Have I, Doc? Do you mind me calling you Doc, or must I be more respectful?
Dr. Harvey: You never were respectful, and you always did call me Doc. I didn't think I'd ever run into you again.
Shanghai Lily: Have you thought of me much, Doc?
Dr. Harvey: Let's see. Exactly how long has it been.
Shanghai Lily: Five years and four weeks.
Dr. Harvey: Well, for five years and four weeks, I've heard of nothing else.
Shanghai Lily: You were always polite, Doc. You haven't changed a bit.
Dr. Harvey: You have, Magdalen. You've changed a lot.
Shanghai Lily: Have I lost my look?
Dr. Harvey: No, you're more beautiful than ever.
Shanghai Lily: How have I changed?
Dr. Harvey: You know, I wish I could describe it.
Shanghai Lily: Well, Doc, I've changed my name.
Dr. Harvey: Married?
Shanghai Lily: No. It took more than one man to change my name to Shanghai Lily.
Dr. Harvey: So you're Shanghai Lily.
Shanghai Lily: The notorious White Flower of China. You've heard of me, and you always believe what you've heard.
Dr. Harvey: And I still do. You see, I haven't changed at all.”

 

Et Marlène, la muse du cinéaste Joseph Von Sternberg nous inonde de grâce et rend le film inoubliable.   

 

(http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=100084900

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administrateur théâtres

L'art du Graffiti à Bruxelles (Musée d'Ixelles)

 

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Envahir, déranger, provoquer, salir ? Embellir, arranger, susciter ?

Qui fait des graffitis ? Et surtout, pourquoi ? VOICI L’ART URBAIN Au musée d'Ixelles qui a remporté l'édition 2011 du prix des musées

 

 

DE LA RUE AUX GALERIES, EXPLOSITION relève un défi inédit : l’entrée au musée des graffeurs ! 

 

Il y a 25 ans, une poignée d’adolescents marqués par de rares images venues des USA commencent à orner les murs de Bruxelles d’images explosives. Le mouvement prend rapidement de l’ampleur et, dès la fin des années ’80, textes et images rivalisent de complexité. Au fil du temps, les générations de jeunes graffeurs se succèdent, et avec elles différentes manières d’appréhender la ville…

Aujourd’hui, non seulement les murs de Bruxelles continuent d’accueillir certaines œuvres impressionnantes, mais quelques ex-graffeurs de la génération des années ’90 ont accédé à la reconnaissance artistique.

Le post-graffiti, celui qu’accueillent galeries et musées, n’est pas un simple prolongement des fresques à la bombe. Dans ses meilleurs exemples, il interroge son identité et ses caractéristiques propres.

Complètement affranchis de leurs racines urbaines, les travaux de Arne Quinze, Jean-Luc Moerman, les Hell’O Monsters, Byz, Plug, Sozyone Gonzalez ou Bonom entretiennent certains liens, ténus ou évidents, avec leurs antécédents.

 

UN PARCOURS EXPLOSIF

 

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Jean-Luc Moerman, "Connectingthings", s.d., collection Musée d'Ixelles, copyright tous droits réservés, photo Vincent Everarts

 

 

Le graffiti, celui des précurseurs comme celui de la nouvelle génération, interroge la ville. À présent, il interroge aussi le musée. Un quart de siècle après l’apparition du mouvement, le Musée d’Ixelles rend hommage à ses créateurs d’abord décriés avant d’être ovationnés.

 

Le parcours s’ouvre par des œuvres du graffiti new-yorkais montrées à Bruxelles en 1984. Car c’est par le biais du réseau artistique que le graffiti est arrivé chez nous ! C’est un hasard si, au même moment, quelques adolescents bruxellois s’essaient à la pratique. Le musée présente des objets appartenant à ces pionniers du mouvement et jamais montrés jusqu’à ce jour : carnets d’esquisses et autres souvenirs d’époque prouvent leur passion et le travail intense du graffiti. Une projection recadre la décennie hip-hop de la fin des années ‘80 et des années ’90 : les figures marquantes de la capitale, les fresques majeures, et surtout les clés de lecture d’un art extrêmement codé.

 

La deuxième partie de l’exposition présente le travail contemporain d’artistes issus du graffiti. De Arne Quinze aux Hell’O Monsters en passant par Plug et Jean-Luc Moerman, on découvre des similitudes inattendues entre des parcours nés dans le même contexte, et fidèles à leur source. Plusieurs installations sont réalisées spécialement pour l’occasion.

 

Enfin, EXPLOSITION s’attarde sur quelques figures marquantes de l’art urbain bruxellois actuel : quatre artistes que vous connaissez sans le savoir témoignent aux murs du musée, par des œuvres ou par des archives, de leur pratique extérieure…

Les parois du musée sont poreuses, puisque les allers-retours avec la ville se multiplient. Plusieurs interventions artistiques auront lieu à Ixelles, et un parcours des témoignages d’art urbain les plus surprenants est proposé au visiteur en prolongement de son parcours dans l’exposition. L’art est autant dans que hors les murs...

 

Par le biais d’archives rares, de documents d’époque, d’œuvres d’art et d’installations réalisées pour l’occasion, EXPLOSITION souhaite rendre justice à cet art aventurier d’une richesse insoupçonnée qu’est le graffiti.

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          Crash, Sans titre (Crash), 1984,

Aérosol sur toile, © tous droits réservés

 

Lexique :  

Art urbain: expression artistique

qui regroupe les créations non

commanditées dans la ville. L’art

urbain se distingue de l’art public,

qui est subventionné.                                                           

Graffiti : partie de l’art urbain qui

englobe tout signe posé dans la ville

(image ou texte). Affiches, pochoirs,

autocollants sont des graffitis.

Graf : graffiti réalisé à la bombe

aérosol.

Tag: signature réalisée en un trait

(et donc une couleur), appliquée

en différents endroits de façon

répétitive. Il s’agit de la forme la plus

courante de graffiti.

Hip hop : mouvement artistique                                         

développé dans les années 1970

aux USA et 1980 en Europe, autour

du graffiti, du breakdance, du rap

et du Djaying. Il a propagé l’esthétique

du graff.

Néo-graffiti : pratique du graffiti

dissociée des codes du hip hop,

au niveau des matériaux et de

l’esthétique. Elle apparaît en Belgique

vers 2003.

Post-graffiti : pratique en atelier liée         

à l’esthétique du graffiti et destinée

au réseau classique de diffusion

des oeuvres d’art.

Street Art : terme apparu au début

des années 2000, englobant graff hip

hop, néo-graffiti et post-graffiti dans

une démarche de reconnaissance

culturelle (voire commerciale). 

 

12272740892?profile=original   Defo Dalbino & Eyes B,

Graffiti à Neerpede, 2008,

Bombe aerosol,

© photo Eyes B

 

En parallèle à l’exposition EXPLOSITION, l’art du graffiti à Bruxelles, le premier livre de référence sur le sujet !

Quelle est la place du graffiti dans l'art, quel rôle joue-t-il dans l'enrichissement artistique d'une ville comme Bruxelles, quels sont ses pratiques, ses véritables artistes ? De la rue aux galeries, l'historien analyse tous les parcours en s'appuyant sur une documentation inédite. Richesse et couleurs des témoignages recueillis à vif, dans l’esprit même de ces nouveaux codes de lecture imposés par le street art, passés de l'éphémère à l'indélébile.

 

« Une simple promenade dans les rues de Bruxelles, un voyage en train qui passe par le

centre de la capitale, suffisent à se poser la question. Ces graffitis qui couvrent les murs

à des endroits au mieux inattendus, au pire inaccessibles, sont-ils l’œuvre d’artistes en

mal d’exploits, de jeunes surdoués en pleine crise de créativité ? Adrien Grimmeau,

historien de l’art fasciné par l’univers du graffiti – son côté brut, nocturne, ses jeux, son

déploiement, et l’énergie dégagée par ces premières signatures d’espaces, de surfaces

prises de force –, a voulu explorer ce monde en profondeur.

Une constatation s'est imposée à lui rapidement. « Depuis trois ans environ, le graffiti, et

spécialement sa version actuelle le street art, bénéficiait d'un engouement tant de la part

du marché de l'art que des institutions culturelles. Les publications abondaient. La

plupart des capitales d'Europe possédaient leur livre sur le graffiti. Mais sur Bruxelles,

rien. Rien d'ailleurs sur la Belgique entière ». Entre-temps, plusieurs ouvrages ont été

publiés depuis 2007 qui abordent chacun un aspect très pointu de la production de la

capitale. Ces parutions successives témoignent de l'engouement actuel pour le

phénomène. Malgré cet enthousiasme, aucun ouvrage ne retrace l'histoire du graffiti à

Bruxelles depuis ses antécédents (le muralisme des années 1970) jusqu'à ses

productions les plus actuelles, et son passage en galerie. Il était temps qu'un tel livre voie

le jour ».

« Le graffiti est un monde de l'ombre, et créer des contacts ne fut pas simple. Cependant,

une fois les premiers pas posés, tout s'est enchaîné avec facilité. J'ai rencontré des

passionnés de peinture, qui pouvaient braver le froid et la nuit pour peindre dans la ville.

N'importe quelle discussion avec un graffeur se prolongeait plusieurs heures sans que je

m'en rende compte. Peu à peu, les blackbooks, les albums d'esquisses et de photos qui

témoignent des hauts faits/méfaits des peintres, se sont ouverts. J'ai découvert un univers

de grands enfants, parlant à n'en plus finir d'un graff, plutôt pour l'exploit que fut sa

réalisation que pour son esthétique. J'ai commencé à réunir des images, à compléter ma

collection des pièces majeures bruxelloises, à chercher les photos les plus rares. « Tel

graffiti n'existe pas en photo, tu ne le trouveras jamais », « je connais quelqu'un qui a une

photo de celui-ci », etc. À partir des témoignages et des images, j'ai dressé une

chronologie de la situation bruxelloise. Bien sûr, les graffitis sont rarement datés, et les

mémoires se défont au fil des ans... »

 

Adrien Grimmeau, (historien de l’art) DEHORS ! Le graffiti à Bruxelles. CFC-Editions, collection Lieux de mémoire.

23 x 29 cm, 224 pages, 230 illustrations couleur, 30 €. Édité en français.

 

 

 

 

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© Daniel Fousss - CBBD

 

PROMENEZ VOUS dans la ville  ET DÉCOUVREZ LES FRESQUES MURALES « BANDES DESSINÉES » À BRUXELLES :

                            http://www.bruxelles-tourisme.be/contenus/fresques_murales__bande_dessinee_/fr/362.html

« Plus loin que vos tristes parades, derrière les maisons, après la banlieue, derrière le terrain vague où vous jetez vos vieilles idées..., s'étend la plaine de jeu de la peinture qui refuse

d'être l'ombre des ombres... »  Christian Dotremont, 1949 

                            http://leviffocus.rnews.be/fr/loisirs/divers/l-art-urbain-et-bruxelles/album-1194864789578.htm 

 

                  

                                                                                                                     

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administrateur théâtres

Les mercredi 8, jeudi 9, vendredi 10 juin 2011 à 20h30
Les mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 juin 2011
à 20h30

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La Dame au Violoncelle est un hymne à l’Amour et aux Passions.
En accord avec le violoncelle, la dame entretient un rapport charnel avec son instrument.
Sans pudeur, elle se dévoile et nous conte sa quête du bonheur. A la poursuite de ses rêves, elle affronte ses peurs, ses manques, ses difficultés. Elle nous raconte les chemins qu’elle emprunte, le pourquoi de ses choix dans une histoire de crime d’amour... Une vie réelle ou fantasmée? La frontière est floue.
Cette pièce nous intrigue, au point qu’on ne sait plus la définir. Comédie ou tragédie? Une certitude toutefois, elle parle à tous et ne laisse personne indifférent.

                         

 

Théâtre de la Clarencière  

20 rue du Belvédère - 1050 Bruxelles

Situation géographique

près de la Place Flagey et de l'Eglise Sainte-Croix, dans la petite rue parallèle arrière à l'ancien bâtiment de l'I.N.R. devenu aujourd'hui Radio Flagey.

Accès

bus 38/59/60/71/366 Trams : 81

Foyer et jardin

ouverts 30 minutes avant le spectacle, soit 20h00 ou 15h30

 

 

"On n’est sincère qu’avec ses rêves. Et la comédie commence quand les rêves s’achèvent."

 

 Il y a ce long moment appuyé et  suspendu au théâtre de la Clarencière, où l’on renaît  à chaque fois,  dans le noir absolu, avant que la pièce ne commence. C’est comme  une hésitation, un basculement.

 

Soudain sous le jet de lumière,  apparaît le dos nu de la  tunique noire que porte la  femme qui va s’offrir en spectacle, elle et son violoncelle dans un registre d’expressions et de gestuelle d’une variété inouïe. On pense d’emblée aux toiles de Picasso, à l’érotisme des instruments de musique, dont le violoncelle est sans doute le plus profond : « seul capable de mimer les cris rauques et les souffrances de l’homme. »   Peu à peu, elle, la silencieuse qui faisait semblant,  va libérer la parole, et entonner sur tous les tons une ode désespérée aux rêves personnels. Elle nous fera l’aveu  qu’avec son partenaire-objet,  enfin, elle existe. Qu’elle n’est plus une femme potiche que l’on sort comme une plante. Qu’elle est capable de mettre des mots sur ses fantasmes et qu’elle arrive à l’extase avec son puissant  compagnon de résonnance. Démonstration.  Au début elle ne donnait  que  la face cachée de son visage : ses cheveux blonds coiffés  en carré sage. Puis elle s’anima : « Je fais semblant, comme vous. Vous ne trouvez pas que tout est faux ? » et devint « elle ». « Elle est violoncelle. »

 

Dès l’entrée de jeu elle fera tout pour engluer de l’empreinte du faux, tout ce  qui couvre le vide intérieur, de soi et de l’autre. Elle refuse catégoriquement de n’être qu’un miroir du monde.

 

Elle accentue sur son  formidable numéro  d’agression lascive,  cette épure de  fausseté  qui marche si  bien pour d’aucuns, comblés rien qu’en  tombant dans le piège de la séduction factice. Quitte à irriter  d’autres, souverainement : les  adeptes de la spontanéité, de la  sincérité, de la générosité, de la relation à l’autre. Donc elle séduit mais elle irrite.

 

Le « faire semblant » est le fil conducteur de cette pièce, cela irrite et cela séduit. La comédienne veut jouer autrement le jeu de la vérité, et le rendre aussi vrai que la vraie vérité : faire semblant n’est pas du mensonge, ne rend pas coupable. On va la juger pour la disparition tragique de son mari. Le meilleur ami du mari  (qui a toujours  chanté faux), attend son faux-pas pour la démasquer.  Le juge se tait. “Je suis innocente! Innocente! Puisque je fais semblant. On  n’est pas coupable quand on fait semblant!”  Maudite d’avance,  elle est pourtant  très habile et se lance dans un plaidoyer  fort bien ficelé, déroutant par sa logique  féminine absurde. « Tout mot dit est souffrance et toute note est plainte.»  Ca y est, même les réfractaires aux manières de femme fatale, rentrent dans sa logique : «  Chaque homme, chaque femme cache un violoncelle. » plaide-t-elle, et  le cher disparu a voulu tuer  le sien de violoncelle… voilà des circonstances  bien atténuantes.  

 

http://www.laclarenciere.be/

 

 

 

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administrateur théâtres

au nom du père! Seuls les non-dupes errent!


THEATRE DE POCHE - A l’occasion de la fête des pères … un scoop !


Le Théâtre de Poche, le Théâtre Royal de Namur et la Charge du Rhinocéros présenteront la

saison prochaine le spectacle : Les Pères.

Dans le cadre de ce spectacle nous avons créé un blog et une page facebook qui permet aux pères

de s’exprimer :


http://lesperes.over-blog.com/

et

http://www.facebook.com/profile.php?id=100002480734647&ref=ts

 


Il leur suffit de publier leurs histoires et anecdotes de pères (une trentaine de lignes maximum)

sur le blog, sur la page facebook ou de nous les faire parvenir via


info@chargedurhinoceros.be

Chaque soir, les comédiens liront anonymement sur scène l’un

de ces textes.

(Renseignements : 02/649.42.40.)

 

Un spectacle de témoignages:


Depuis que nous avons pris, il y a quelques mois, la

décision de créer Les Pères, nombre de ces derniers

nous parlent de leur relation avec leur(s) enfant(s),

nous les racontent à force d'anecdotes. Nous sentons

les pères dévorés par une véritable envie de

rencontrer d'autres pères, de prendre la parole et

d'être entendus... Nous comprenons : nous parlons

finalement peu de nos paternités, ni avec nos enfants,

ni avec nos conjoint(e)s, ni avec nos proches.

Pourtant, parfois, cela nous brûle les lèvres...

 


Julie Annen passe son enfance en France et

en Suisse, avant de s’installer à Bruxelles pour

suivre les cours de mise en scène à l’Insas. Elle se

lance ensuite dans la traduction et l’adaptation et

enfin dans l’écriture originale avec Ceux qui

Courent. (Créé à Lausanne en 2009, joué et primé

lors des rencontres de Huy 2010).

 


Pendant un an, Julie Annen a rencontré des pères du monde entier, de tous âges et de tous

milieux. Jeunes pères et pères tardifs, passionnés ou détachés, sévères, cools, amoureux, coeurs

de pierre ou d’artichaut, bavards ou silencieux, tous ont accepté de se livrer sans faux-semblants.

Des paroles drôles, émouvantes, parfois dures aussi mais d’authentiques voix d’hommes qui ont

vu leur vie changer de perspectives et sont soudain devenus pères. Ce spectacle de témoignages

pourrait bien être le pendant masculin de ces fameux

Monologues Du Vagin, créés au Poche en

2000 avec le succès que l’on sait.


 Texte et mise en scène de Julie Annen, assistée de Athéna Poullos _ Avec Achille Ridolfi, Daniel Marcelin

et Anton Tarradellas - Décor et costumes Anne Sollie, éclairages Xavier Lauwers


Texte Editions Lansman. Aide du Ministère de la Culture/Aide aux projets théâtraux et de WBI.

 

Dates : Du 8 au 26 novembre 2011 à 20h30 au Théâtre de Poche

Le  Théâtre de Poche parraine le Théâtre des Amazoulous (Groupe Taccems) à Kisangani en RDC.


 

transmis par Deashelle

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