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2 jours de bataille avec 3 petits formats.. Je pense être sorti de la trappe..!
Je voulais, et c'est le piège avec les petits formats arriver à qq-chose de
"présentable".. Ce qui veut dire .. vendable..! ?
Diptyque du jour 40x80 acry et nombreux marouflages sur toile

Et comme dab je me plante.. Il faut chaque fois tout oublier.. et faire comme si jamais la peinture n'avait existé
(- ; aquaril ;-)
Il s'agit d'une allégorie, d’une tentative de comprendre, avec l’aide de l’aquarelle comme médium, la faculté, la facilité avec laquelle l'homme se rallie à une idéologie que le drapeau symbolise.
Le premier volet tente de présenter d'une façon abstraite la tendance de la masse à évoluer vers les extrêmes représentées ici par le drapeau rouge dont je laisse deviner qu'il s'agit de celui à croix gammée.
Dans le deuxième volet, mon pinceau s'amuse à redécouvrir un détail du tableau de Brueghel intitulé « kermesse avec théâtre et procession » en constatant que cette procession avec tout le bataclan religieux passe derrière le grand arbre au pied duquel on danse et fait bombance. Je m'attarde avec délectation sur le petit dernier de la bande qui porte fièrement son drapeau en se servant de sa braguette… tout est dit !
Le troisième volet se complait dans un usage noble du drapeau à savoir l'expression du nationalisme dans le cadre du sport.
Sur le quatrième volet, je me mets en situation en portant un enfant portant lui-même un drapeau où l'on devine l'amorce d'un cœur .... le drapeau du futur?
Les quatre volets sont parcourus transversalement par une procession où se mêlent gaiement toutes les confessions religieuses...qui dérange un golfeur qui n'en a rien à faire et qui remet le drapeau dans le trou où il vient de loger sa balle!
Vivre ici et maintenant en poursuivant son but tout en souriant au monde, une philosophie de la vie?
L'aquarelle, une technique réservée à des sujets propres (dans tous les sens du terme) ou véhicule de la pensée parmi d’autres ?
JEAN-MARIE CAMBIER
Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768), Intérieur de Saint-Marc, Venise,
vers 1760, huile sur toile, 44,1 x 31,5 cm. MBAM, legs Adaline Van Horne.
Les dimanches 16, 23 et 30 janvier
De 13 h 30 à 15 h 30
Auditorium Maxwell-Cummings
Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, rue Sherbrooke Ouest, porte A
Par François Filiatrault, conférencier, rédacteur
et consultant en musiques anciennes
Depuis sa fondation, Venise ne cesse de fasciner, tant par son urbanisme et son architecture que par son organisation politique et sa vie sociale. Dans tous les arts, la Sérénissime République a cultivé une manière qui la distingue tout à fait des autres villes italiennes. En musique, l'imprimerie musicale, le procédé des chœurs multiples, l'opéra public et le concerto de soliste, qui s'imposeront à toute l'Europe, ainsi que la présence d'immenses créa-teurs sont autant d'éléments qui en firent pendant trois siècles une cité musicale de première grandeur.
De nombreuses images (portraits, scènes de genre, vedute) illustreront les propos du conférencier
et accompagneront les diverses musiques choisies.
· Cours 1 – 16 janvier : La Renaissance
Vers 1500, la Sérénissime est au sommet de sa puissance maritime et politique. À côté de la prodigieuse école picturale qu’elle abrite, et à laquelle sont associés les Carpaccio, Giorgione, Titien, Véronèse et Tintoret, la musique occupe une place de choix dans toutes les sphères d’activité de la ville. Illustrant tous les genres, tant sacrés que profanes, tant vocaux qu’instrumentaux, de grands musiciens, parmi lesquels Andrea et Giovanni Gabrieli, ont laissé des chefs-d’oeuvre qui n’ont rien à envier aux splendeurs des peintres susnommés.
· Cours 2 – 23 janvier : Le XVIIe siècle
· Cours 3 – 30 janvier : Le XVIIIe siècle
DROITS D'ENTRÉE*
CYCLE COMPLET
· Grand public .......... 50 $
· VIP du MBAM ......... 40 $
· 65 ans ou plus ........ 35 $
· 30 ans ou moins ...... 25 $
BILLETS À L'UNITÉ**
· Grand public ......... 20 $
· VIP du MBAM ......... 16 $
· 65 ans ou plus ........ 15 $
· 30 ans ou moins ...... 10 $
INSCRIPTION ET PAIEMENT
· en ligne
· par téléphone :
514-285-2000, option 3
* Taxes incluses.
**sous réserve de disponibilité, en vente
avant chaque cours, le jour de l'activité
Le Musée des beaux-arts de Montréal remercie la Fondation Arte
Musica pour son soutien financier à la programmation musicale.
Ici je sors nettement de l'aspect défiguratif de mon travail habituel.. Je suis même à l'opposé. En effet, comment faire un portrait d'enfant en sans se préoccuper du regard critique des proches.?
détail d'un portrait à l'aquarelle gegout©2011

Le portrait à l'aquarelle demande dans ce cas que l'on respecte au mieux le dessin, "chaque chose à sa place comme disait Ingres" et le portrait a quelques chances d'être bon.. pas génial mais il pourra satisfaire les parents du chérubin.
C'est donc un exercice d'application, dessiner au crayon, (ce que je bannis pour toute autre aquarelle!) et peindre sans alourdir le trait qui doit disparaître..
Bref, faut être léger, aérien et ne pas se perdre en détails inutiles.
C'était ma leçon du jour...!
Dôme ébène se teint à l’encre de chine
Parsemé de perles diamantines
La nuit s’allonge sur moi
Titubante, se heurte contre mon corps
Cobra se tord dans mes draps
Souffle son soupire morne sur l’horizon
Ténébreuse se confond dans mes cheveux
Fragments de lune chassent les ombres grises
Vacillantes sur les murailles de ma chambre
Mon cœur joue quelques notes de flûte
Déchirant ses silences opaques
Mes rêves valsent enrobés de satin
Alors que la nuit s’étale sur moi
M’invite à plonger dans l’inertie
Paupières pesantes se délaissent
Sultan sommeille, je m’abandonne
Je perds la mémoire dans ton royaume
Et la petite aiguille tourne dans la spirale infernale
07/01/11
NADA
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Cet ouvrage de Gaston Bachelard, publié en 1957, clôt le cycle qui commence avec "La psychanalyse du feu" et en même temps, en élargit l'horizon. Après avoir analysé les images poétiques nées de la méditation spontanée sur les quatre éléments, Bachelard en arrive à définir ici l'image poétique comme ayant un dynamisme propre, relevant d'une "ontologie directe"; l'étude objective qu'il a menée à bien à travers les cinq livres précédents doit être complétée par une étude de la "transsubjectivité", grâce à laquelle peut seulement s'expliquer le pouvoir de l'image sur d'autres âmes que celle de son créateur. Cette étude se doit d'être phénoménologique, c'est-à-dire de saisir le départ de l'image dans la conscience individuelle". La poésie apparaît bien en fait comme une "phénoménologie de l' âme"; l'image comme un "devenir d'expression, un devenir de notre être", c'est ici l'expression qui "crée de l'être". Telle est la thèse que le philosophe s'apprête à soutenir dans ses ouvrages suivants -voir Poétique de la rêverie- , ici le domaine de l'enquête où elle s'applique est limité à ce que Bachelard appelle "l'espace heureux", c'est-à-dire l'espace possédé, défendu contre les forces adverses, l'espace aimé, et tout d'abord l'espace intime, l'espace refuge, la maison qui, à travers la rêverie et l'oeuvre des poètes, apparaît comme un véritable principe d'intégration psychologique du monde au moi, la maison avec ces lieux divers, divertissement valorisés: la chambre, la cave, le grenier. La maison c'est à la fois l'origine, la maison natale et l'avenir: la maison rêvée. Procédant du contenant aux contenus qui sont encore des contenants, Bachelard étudie ensuite les "maisons des choses", le tiroir, le coffre, l'armoire qui "portent en eux une sorte d' esthétique du caché". Deux chapitres consacrés au "Nid" et à "la coquille", ces deux "refuges du vertébré et de l' invertébré" analysent les rêveries humaines d'intimités imaginaires, aériennes, posées à la fourche des branches ou durement incrustées comme le mollusque dans la pierre qu'il secrète. Avec "les coins", il explore ces cachettes où l' enfant se blottit, se crée à lui-même sa petite maison au sein de la grande et il nous montre que les plus grands écrivains n'ont pas dédaigné ce thème. "La miniature" et "l'immensité intime" développent la dialectique du petit et du grand telle qu'elle apparaît dans la poésie et conduisent le philosophe à exposer de manière toute personnelle "la dialectique du dehors et du dedans", enfin, déduite des images des poètes, une "Phénoménologie du rond". Ici encore la subtilité toute en nuances de Bachelard, son attention extrême à la parole écrite l'amènent à découvrir, sous la surface des mots, des images, la résonnance qu'ils ont au plus profond de nous-mêmes et par là à mettre au jour les structures de notre inconscient.
Avec cet ouvrage publié en 1960, le philosophe français Gaston Bachelard (1884-1962), complète l'importante série d'études consacrées à l'imagination poétique, qui va de la "Psychanalyse du feu" à la "Poétique de l'espace". Cette fois, ce ne sont plus les objets de la rêverie, mais la rêverie elle-même dans son mécanisme, dans ses modalités, qui est en cause. C'est ici encore la méthode phénoménologique -école de naïveté", dit l'auteur -qui est utilisée, afin d'élucider le processus de la rêverie, que la psychanalyse, faisant porter tous ses efforts sur le rêve, a laissé de côté. Pourtant la rêverie "nous donne le monde d'une âme"; l'image poétique "porte témoignage d'une âme qui découvre son monde, le monde où elle voudrait vivre. Où elle est digne de vivre". Leur étude seule peut permettre d'édifier une "phénoménologie de l' âme".
L'ouvrage débute sur des considérations très personnelles, des rêveries sur la rêverie", divisées en deux parties: "Le rêveur de mots", qui fixe des "pensées vagabondes" sur le genre des mots et leur signification, à propos de la différenciation qu'établit le langage entre la rêverie (féminin) et le rêve (macsulin), "Animus"-"Anima", où le philosophe, reprenant la distinction établie par Jung entre ces deux principes dialectiques de la psychologie des profondeurs, montre qu'elle s'applique parfaitement à l'objet de son étude: "La rêverie est sous le signe de l' anima. Quand la rêverie est vraiment profonde, l'être qui vient rêver en nous c'est notre anima."
C'est vers l'enfance que nous ramène le plus souvent la rêverie, mais vers l'enfance rêvée, vers les "images animées" conservées dans un coin de la mémoire, car "l' enfance dure toute la vie". Le chapitre consacré aux "Rêveries vers l' enfance" constitue une "ébauche d'une métaphysique de l' inoubliable". Le plaisir qui naît de la rêverie est, contrairement à celui du rêve, un plaisir conscient, actuel. Le rêveur nocturne ne peut énoncer un "cogito", "le rêve de la nuit est un rêve sans rêveur, alors que le rêveur de rêverie garde assez de conscience pour se dire: "C'est moi qui rêve la rêverie". Lorsque celui qui s'abandonne à la rêverie s'est détaché du quotidien, du souci, il s'ouvre au monde et le monde s'ouvre à lui, il devient un "rêveur de monde". La rêverie aide à habiter le monde, à habiter le bonheur du monde.
S'appuyant sur des exemples puisés aux meilleures sources, chez les grands écrivains, chez les poètes, Bachelard mène à bien ici une véritable réhabilitation de la rêverie, qui est un retour à l'essentiel, une espèce d'hygiène de l' âme. Souplesse et rigueur de l'analyse, appliquées au presque inalalysable, font la valeur de ce livre, un des plus personnels, un des plus profonds qu'il ait écrits.
Temps plus doux que la veille, quand même. Ma factrice me l'a confirmé.
J'ai ... mon youkoulélé, chez moi. Je me l'étais promis. Le moins cher était à ... soixante euros (selon le vendeur, il était déjà de qualité). Allez, je pouvais aller jusque ... 200 euros, et j'ai pris celui à 165. Bien.
Paraît que le fonctionnement, la disposition des doigts, est celui (ou celle) de la guitare. La seule différence, c'est que, sur le youkoulélé, y a que quatre cordes (contre six à la guitare). Simple question d'habitude. On a juste retiré les deux cordes graves de la guitare. Bon : quand on a déjà les mécanismes de départ, je suppose que ça aide.
Grâce au vendeur de guitares ...
J'ai obtenu une autre adresse : rue d'Artois, pas loin du boul'vard du Midi et de la Place Annesseens.
Là, y a un spécialiste en ... accordéon. Ca me tente, aussi.
Arrivé sur place (après avoir quand même cherché) ...
On m'a dit que l'accordéon diatonique le moins cher se chiffrait à ... un peu plus de six cents euros. Evidemment. Bien sûr, on peut payer par parties mensuelles. Déjà ça. Mais ... tant qu'on n'est pas arrivé à l'échéance finale, on ne peut pas emporter l'instrument.
Et pendant ce temps, rue de la Gouttière ...
Geneviève étudiait probablement. Aux dernières nouvelles, elle a reçu mes voeux de Nouvel An et elle aurait aimé les dessins que j'avais inséré dans mon courrier.
Deux heures du matin.
Je n'arrive pas à trouver le sommeil.


DVORAK
J’aimerais que l’on regarde mes toiles avec un esprit et un cœur ouverts.
Il est possible d’aller au-delà des frontières d’un simple regard, d’une ligne définie par ce que nous avons appris.
Il suffit de suivre l’élan de sa propre imagination. Il suffit de partir vers l’inconnu invoqué par la toile, se laisser guider et s’oublier dans des mouvements et des couleurs.
Il n’est pas possible de vous dire ce que vous devriez voir, c’est vous qui créez ce qui se trouve sur mes toiles ! Laissez-vous aller et rêvez d’un autre Univers !
Il sera le vôtre.
Cobalt international gallery
présente
Dvorak
Exposition visible du 23 janvier > 6 février 2011
Vernissage le 22 janvier 2011 à 18h
Ouverture de la gallerie
Le mercredi et le Vendredi de 16h à 19h
Le samedi et le dimanche de 13h à 18h
Cobalt International Gallery rue Vandernoot 23 b/2
1080 Bruxelles
www.cobaltinternationalgallery.com
http://cobaltgallery.skynetblogs.be
L'an deux- mille- onze commence.
On ne sait pas ce qu’il sera.
Un peu ce que l’on en fera.
Pousse ou non ce qu’on ensemence.
Douze nous est familier.
Il ne trouble pas l’harmonie.
Onze défie la symétrie.
Nous manque une rose oubliée.
Mais on accueille l’espérance,
Elle est présente au rendez-vous
Et fait prononcer des voeux doux,
Devant influencer la chance.
Nous vivrons un jour à la fois,
Sans pouvoir éviter le pire,
Pas plus que l’oubli dans le rire,
Libres de faire certains choix.
4 janvier 2011
Je souhaite, à tous, d'heureux choix et de très agréables moments.
Heureusement que, vers minuit, quand on a soif, on peut encore sortir et entrer dans un bistrot. Même si l'endroit paraît select, que la serveuse est une fausse blonde et réserve sa gentillesse aux habitués.
J'ai réécouté, ce matin, la chanteuse Anaïs. "Mon coeur, mon amour", pour prendre l'exemple le plus représentatif. Ca balance bien. C'est dynamique. Réaliste. L'influence de Lynda Lemay (que j'adore) est manifeste. Je réécouterai. Juste un bémol, peut-être : toutes les chansons (superbes par elles-mêmes) semblent bâties sur un humour décapant (mettant clair'ment en scène ce qui se passe aujourd'hui), à un moment je sature, j'attends quand même une chanson avec de la tendresse à l'état pur (Lynda Lemay, dans son répertoire, n'en manque pas), du rythme, oui toujours du rythme, OK, et quand, final'ment, j'entends une chanson tendre (qui parle d'une mère avec son bébé), il y a encore de la récupération "dure" ensuite.
Enfin : le versement a été effectué sur mon compte bancaire. D'habitude, c'est déjà le 3 du mois. Mais bon : on aborde une nouvelle année, et ... le retard se justifie, sans doute.
Alerte à la dioxine, en Allemagne.
Je connais, comme beaucoup de gens, l'existence des alcooliques anonymes.
Depuis peu de temps ...
J'entends aussi parler, grâce à un film avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, des ... "EMOTIFS ANONYMES". Chouette titre ! J'ai envie d'aller voir.
J'étais persuadé que le film "LES EMOTIFS ANONYMES" était une parodie (intelligente) des alcooliques anonymes ... sans plus.
Or ...
Ca existe aussi réell'ment. Paraît que 300 ou 500 personnes, en Belgique, participent à des réunions pour ... émotifs anonymes. Il existe, au total, sept groupes dans notre pays ... dont un, à Bruxelles, Place Dumon, pas loin de la station de métro Stockel.
Je suis allé voir de plus près. Sur le site www.emotifsanonymes.eu, renseigné dans le quotidien "LE METRO".
Un atelier d'étape, le premier mercredi du mois, à 19 heures 30. Une permanence, en apparence, tous les mardis, tous les jeudis soir.
Je le sens. Je ne tarderai pas à me manifester, là-bas.
Les Plaisirs d'Hiver, lors du Marché de Noël, à Bruxelles, ça a eu du succès.
Le ciel bleu se maintient.
Et j'ai poursuivi mon chemin de Compostelle, comme je l'avais prévu. Je suis retourné sur les lieux de la fin de la veille (Braine-le-Château, pilori), grâce au train, grâce au bus. J'ai poursuivi : direction Ittre. J'ai reconnu une boulangerie. Un pont, cinq cents mètres plus loin, ressemblait comme deux gouttes d'eau à un autre pont, sur un autre tronçon.
Je suis tombé nez à nez avec une balise (bleue, avec le coquillage, représentant les directions à prendre pour les pélerins de Compostelle) arrachée.
Maint'nant, en me posant des questions sur le sujet ...
Je me dis aussi que les pélerins qui, une fois par an (je pense), collent des balises aux endroits appropriés, disposent peut-être d'un nombre limité ... de balises. Et qu'en tenant compte de la superficie, de la longueur du terrain, ils doivent (peut-être) faire des choix, quant aux endroits où ils les mettent.
Sur la route, aussi : un arbre et une pancarte. Un espace menacé ... par des gens qui veulent sans doute ... construire. J'ai froid.
Ittre, à l'arrivée, ressemble, comme deux gouttes d'eau, dans son apparence extérieure, à ce qu'on y voit, lorsque le Festival du Théâtre (dont la dernière édition remonte à 2008) s'y déroule.
Mais quand on creuse ...
Pratiquement personne ne met le nez dehors. Les quatre ou cinq bistrots du village sont fermés (ou vendus ?). La boucherie est fermée. La boulangère vous vend ses pains, ses éclairs au chocolat, GSM à l'oreille, sourire fonctionnel, sourire commercial (et les clients tirent la gueule).
D'accord, je suis peut-être tombé un mauvais jour.
Et, sur le chemin du retour, quand le bus me dépose à Braine-l-Alleud, où je peux prendre ... trois trains par heure.
Comme je suis sentimental ...
Je retourne, comme la veille, dans un bistrot, situé sur un coin, et qui s'appelle ... "L'OASIS". L'endroit n'est pas grand, on y cause, on y gueule beaucoup. Le patron me donne l'impression de quelqu'un que j'ai du connaître, y a vingt ou trente ans.
J'aurais volonté app'lé ce lieu : "L'ENCLOS" (j'ai appris qu'un "alleud", ça voulait dire un enclos).
Un gars, au comptoir, me fixe, me fusille des yeux.
J'ai peur. Cinq minutes se passent.
Le gars, au comptoir, me fixe, me fusille à nouveau des yeux. Je m'y étais préparé. Je lui dis "bonjour". Il me répond, sans dureté, comme s'il baissait les armes.
A quoi ça tient, les rapports humains ?
Un autre gars, au comptoir, gueule, vocifère. J'ai l'impression de voir, d'entendre un de mes deux frères. Il cause du bourgmestre (pas en bien, loin s'en faut) et ... de plinthes.
Pendant ce temps, pour combler les vingt minutes d'attente (de mon prochain train), j'écris. J'ai pris des réserves dans mon sac à dos.
Et cet autre gars, en se retournant, en me regardant, me crie, le plus amicalement du monde : "Tu prépares un examen ?"
Ma douleur au pouce (de mon pied) diminue. C'est encore rouge, ça chatouille un peu, mais ... c'est tout.
J'ai bouclé "TOUT LE MONDE ME FAIT PEUR", roman de Luc Baba, bien écrit. Tragique.
Ils marchent dans la ville auréolés de nacre
La splendeur de l'amour embrase leur regard
Ils marchent dans la foule On les regarde car
Le printemps en rayons d'or hurlant les consacre
On les regarde - Qui? – Les gens, l'immense et plate
Masse anonyme qui foule les idéaux
Les pavés de la rue craquent de fleurs et aux
Carrefours sous leurs pas en lourds bouquets éclatent
Ils vont indifférents vers le soleil nubile
De la tendresse quand le temps apprivoisé
Comme un fauve endormi se laisse caresser
Quand les aiguilles sont aux cadrans immobiles
Ils vont et leurs regards ne font aucun mystère
Des délices qui sont et qui seront les leurs
Au coeur des nuits de roc ils vont dans la chaleur
Infiniment plus près du ciel que de la terre
Les suivre doucement les caresser d'envie
C'est tout ce qu'il te reste infortuné passant
Et recueillir ce peu d'ombre bleue dans ton sang
Qu'ils te laissent ainsi qu'une perle de vie
( "POUSSIERE D'ÂME", éditions Chloé des Lys, 2009)


