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Pour info : Pays invité d'honneur / France

Pastellistes retenus comme invité d'honneur: Nathalie picoulet

                                                                 Claude texier 

                                                                 Jean-Noel Loncle

                                                                  Pierre Caro

                                                                  Robert Maurice 

                                                                 Jean Claude Baumier

Au plaisir de votre rencontre.

Jean Claude Baumier  http://jcbaumier.com

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Vérité, mort, qu’importe tant que..

Je suis avec toi. Ici bas, Si bas

Tu es agenouillée devant moi

Ta bouche langoureuse, charnue,

Romantique à ses heures perdues

Me flatte et m’habille

Et je suis un peu succinct

 

Un jour, à l’Eglise

Nos chemins se sont croisés

J’étais d’un côté du confessionnal,

Tu étais de l’autre. J’étais barbu,

Toi aussi.

 

Tu m’as fait découvrir la beauté des choses,

La poésie du langage,

L’être-au-monde heideggerien

Dans tes yeux je me suis perdu

Nous promenions ton chien en récitant des vers

De Rimbaud, Verlaine, et Hegel

 

Sous la statue de James, dans le panthéon

De ce musée rose et rouge, dédié à Toulouse-Lautrec

Nous avons rêvé ensemble, nos âmes se sont unies sous

Les auspices méritoires d’un Dominique A.

Et, aujourd’hui, hier

Chaque jour de ma vie

Je suis succinct

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journal de bord, mardi 22 mars 2011

 

Le droit à la tranquillité, quel vaste sujet !

 

Dieu sait si, comme toute personne humaine qui se respecte (ou s'efforce de se respecter), j'y aspire.

 

Même si, à tout bout d'champ, notre "tranquillité" (relative) est (ou semble) mise ou remise en cause.

 

Mmm.

 

Comment trouver, retrouver sa tranquillité ... sans porter préjudice aux autres ?

Comment maint'nir sa tranquillité en équilibre ... sans porter préjudice aux autres ?

 

Je me revois, dimanche dernier, vers huit heures du soir ...

 

Dans le train, parti de Quiévrain, où j'avais trouvé une place assise plus que confortable, dans un compartiment. Pour moi tout seul (pratiquement). 

 

Dehors, de l'autre côté de la f'nêtre (du train), une espèce de grosse lune ralliait, à elle toute seule, la Grande Ourse et les étoiles polaires.

 

Sur mon siège, je recommençais, à p'tits pas, à p'tites doses, à respirer normal'ment.

 

Faut dire ...

 

Une demi-heure, trois quarts d'heure avant, je me trouvais chez une amie, où y avaient deux chiens et un chat, où la pièce principale était surchauffée. En plus, je regardais l'horloge tourner. Plus que vingt-cinq minutes, plus que vingt minutes avant le prochain train. L'attendrai-je encore ? Mon corps en était compressé et la crise (d'asthme) n'a pas tardé à se déclarer, du côté de mes poumons. Quelle en était la cause ? Les animaux ? La chaleur ? Les deux conjugués ?

 

Toujours est-il que ...

 

Dans le train (enfin), assis à ma place, certain d'être (enfin) reconduit presqu'à domicile, sans devoir me battre pour ça, je me laissais bercer, emm'ner.

 

Cinq, dix minutes se passent après le départ ... depuis Quiévrain.

 

Dans l'aisance procurée par le simple fait d'être assis ...

 

Evidemment, je rêvasse.

Evidemment, plein d'invités (comme dirait quelqu'un que je connais) envahissent mon écran intérieur.

Evidemment, un fond de musique s'en mêle.

Evidemment, mental'ment, je finis par revisiter mes chansons. Comme par hasard, je mémorise l'une d'entre elles ... que je joue au ukulélé. Machinal'ment, instinctiv'ment, je retrouve mes accords. Mes doigts suivent. Juste, juste un accord bien précis dont j'oublie la case exacte sur l'instrument. Je décide de ne pas y penser, d'y rev'nir demain. Mais ... c'est impossible.

 

Et voilà que ...

 

Dans l'train, j'ouvre la housse de mon ukulélé, je finis par avoir l'instrument en main, je joue le morceau, je retrouve l'accord oublié, je découvre des finesses nouvelles sur le morceau (que je garderai peut-être définitiv'ment), je plâne, je me rôde sans l'avoir établi.

 

De l'autre côté de la fenêtre, les p'tites gares défilent.

 

Et je joue, et je joue, et je joue.

 

Et voilà que ...

 

Un gars s'amène. D'origine ... arabe. Sympa. Il commence à manifester de l'enthousiasme pour mon instrument. Il me demande si je ne suis pas professeur (comme s'il s'adressait à un grand maître). Son français semble approximatif. IL me regarde dans les yeux. Il me pose des questions.

 

Et ...

 

Voilà que je recommence à tourner de l'oeil. Rien qu'à voir, qu'à sentir la présence de quelqu'un dans les parages, dans un moment où j'ai besoin de garder mon espace, mon coeur s'emballe (ou ... s'empale). Rien que ... écouter l'gars, rien que ... me concentrer, m'appliquer pour comprendre ses bouts d'phrase (en vain), rien que ... m'arranger pour donner des réponses correctes, rester poli, je suis lessivé, pas rassuré. Quand va-t-il sortir, le gaillard ? Je pourrais le lui dire. Aimablement, de préférence. Mais même ça, c'est trop. J'aim'rais tant que les choses se passent comme je le souhait'rais, sans être obligé de me battre, de m'épuiser pour les obtenir.

 

"Vous êtes fatigué ?", poursuit-il.

 

Je lui réponds, en souriant, que je décompresse, suite à une crise d'asthme.

 

Du tac au tac, dans le but de ... me rendre service, il ouvre trois fenêtres dans l'compartiment. Assez fermement. Je ferme les yeux.

 

Je deviens dépendant de son départ. Sans l'vouloir, il m'use jusqu'à la corde, le mec.

 

Je résume : je me suis assis (librement), j'ai commencé à jouer (librement), un gars est arrivé (librement) grâce à la musique que je propageais, le gars m'a parlé (librement) et ... je ne me suis plus senti libre. Suis-je donc à ce point responsable des effets que je suscite, même si ces effets ne me font guère de bien ? Dois-je donc fermer ma gueule ? Dois-je donc souffrir en silence ?

 

Gare de Quaregnon. Gare de Jemappes.

 

Le gars s'envole enfin. Ouf !

 

Gare de Mons.

 

Pas mal de gens grimpent dans l'train.

 

Un jeune "ket" (on pourrait dire : un Gavroche) vient s'asseoir sur le siège voisin du mien.

 

"Monsieur, vous êtes musicien ?"

 

Ca y est, ça r'commence. J'ai pas droit à la paix. J'ai pas droit à mon salut. Ah, il a une bonne bouille, le nouveau voyageur. Je n'ai même pas le temps de répondre à sa question qu'il enchaîne déjà : "Je dois descendre à Braine-le-Comte, je vais voir ma fille". Est-il déjà séparé de la mère de sa gosse ? La mère a-t-elle déjà trouvé un nouveau père ? Il a l'air attachant, ce nouveau voyageur. Je finis par apprendre qu'il est encore (pour pas longtemps) sans emploi, qu'il aura un log'ment dans trois mois et qu'il pourra ainsi se mettre en ménage. D'accord d'accord. Il me plaît déjà mieux que le voyageur précédent, mais ... il est trop près de moi. D'accord, on ne choisit pas. Je me distrais en regardant de l'autre côté de la fenêtre. La grosse lune brille toujours. Le contrôleur (qui a déjà vérifié mon billet et qui s'est montré sympa avec moi) déboule dans le compartiment et s'arrête devant mon "jeune" voisin. L'adrénaline commence à monter entre les deux. Visiblement, le "jeune" gars n'a pas payé son ticket. Visiblement, le "jeune" gars trouve ça normal (d'après le peu que j'écoute, que je capte) de ne pas payer parce qu'il n'a pas beaucoup d'argent sur son compte. Evidemment, le contrôleur ne l'entend pas de cette oreille. Evidemment, le contrôleur lui donne un avertiss'ment. Le "jeune" gars proteste. Le contrôleur s'en va. Dix s'condes plus tard, le "jeune" gars quitte le compartiment, fait claquer la porte d'entrée et gueule : "Connard !"

 

Gare de Soignies. Gare de Braine-le-Comte.

 

Je me remets. Je me retape. La crise d'asthme est pratiqu'ment terminée.

 

Quand je pense aux multiples fois où, dans l'train, j'ai sorti ma guitare, j'ai chanté, avec l'intention de communiquer, sans qu'aucun voyageur ne réagisse et que j'en ai eu très mal au coeur ...

 

Où est donc le point d'ancrage ?

 

Je garde aussi le souv'nir de ce gamin de treize ans, y a deux ou trois mois, qui m'avait entendu jouer dans un compartiment, qui était venu me parler de son rêve de jouer de la batt'rie et qui avait cessé de suivre des cours à l'académie parce que (selon le professeur, j'imagine) ... il n'avait pas le rythme.

 

Y a de quoi se poser bien des questions.

 

Quant à la tranquillité recherchée ...

 

J'arrive toujours à la trouver, un jour plus tard, quand je revisionne, chez moi (dans mon bain, dans mon lit) ces mêmes évén'ments à mon rythme, quand je les apprivoise, quand je les accepte.

 

Et ... je ne regrette jamais, au bout du compte, tous ces instants pris, vécus sur le vif et si enrichissants.

 

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LA MASURE

 

 

 

 

Toiture tuilée de tuiles sombres émoussées,

La masure charpentée de bois vermoulu,

A l'orée du bois odorant et touffu,

Egraine les heures et les vicissitudes passées.

 

 

Carreaux zébrés opaques de poussière,

Donnent le change à la porte entr'ouverte.

Personne n'y entre, personne ne sort de cet antre d'hier,

Le vent murmure sa lancinante mélodie en pure perte.

 

 

Raide, triste, aucun signal solennel de la cheminée,

Pas de volutes blancs marquant le retour du beau temps,

Point de fumées grisâtres annonçant le vent damné.

Elle ne rougit plus de plaisir comme avant.

 

 

Craquements successifs, incessants, animent

La masse vermoulue de cette demeure esseulée

Que la bourrasque, que le sable, humides et froids minent,

Par leurs coups violemment répétés.

 

 

Que fut-elle ? De douanier ? De pêcheur ? Refuge du promeneur ?

Jouissante de son charme encore préservé

Par un rosier hautain, vivace, ancré par bonheur,

Au muret dignement effrité, l'entourant de bonté.

 

 

L'écume des flots violemment projetés par le souffle divin,

Moutonnent les rides du sable dompté par la lande fertile.

Varech perlé d'embruns, lové au petit matin,

Par l'ivresse iodée, gît, flasque, sur le sable servile.

 

 

La masure charpentée de bois vermoulu

Contemple à sa faim ce tableau aux mille délices,

Epaulée en cela par la mouette trapue

Accompagnant la mélopée de l'onde propice.

 

 

La masure charpentée de bois vermoulu,

Logis impromptu du garenne sauvageon,

S'offre l'éternelle beauté d'âme émue,

Telle l'amazone riche d'un doux abandon.

 

 

 

Raymond MARTIN  2011
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LA BUCHE

 

 

 

 

 

 

Chants, champs de vie auréolés de bouquets de paix

 

Champs, chants semés fleuris d'espérance et d'amour

 

Chants, champs magnétiques terrestres, telluriques, sacrés,

 

Champs, chants inondés de la turbulente beauté au clair du jour.

 

 

 

Le curé  Prospère, sévère au regard peu amène,

 

Persévère dans son prosélytisme de catéchumène,

 

Cherche sa voie dans le cantique des cantiques

 

En  rougissant à la résonance de ces mots lubriques.

 

 

 

Le scieur en sciant chût sur son séant bonhomme,

 

Estomaqué par le sang cassis scintillant sur la bûche

 

Roulant sur l'herbe folle, sautillant tel un gnome

 

Echappé de l'enfer torride sous un ciel d'embûches.

 

 

 

En courant au couvent la niaise lavandière,

 

Trébuchant sur la bûche sanglante lâcha son baluchon.

 

Celui-ci ordonné de nouveau sur sa tête, peu fière,

 

Elle entra hâtive en ce lieu de prière.

 

Une nonne horrifiée hurla « oh mon Dieu ! » se signant en son nom.

 

 

 

Le linge maculé lui fit craindre le pire

 

Pour la lavandière novice victime d'un satyre?

 

Non, car là-bas sur le chemin où le destin chavire

 

Une bûche de chêne, en feu, exhala son ultime soupir.

 

 

 

Les flammes purificatrices pétrifièrent le scieur

 

En chêne cossu, promis à un destin majeur :

 

Apprendre la vie des choses et ses tourments,

 

Car la nature agressée, infinie, toujours se reprend.

 

 

 

 

 

 

 

R.Martin      2011

 

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Quartier Latin



 

 

 

                                    Un bruit lancinant courait dans la rue

                                      Obsédé par l’idée d’y trouver un écho

                                          Tel le bruit sec, contre un roc, du soc d’une charrue

                                             Mais seul, épuisé et déprimé, il n’y trouva plus ses mots.

 

 

                               Dans la ruelle monochrome, un charançon rougeâtre

                                    Festoie des restes parsemés de graminées égarées

                                          le passereau craintif sautillant sur ses pâtes.

                                                Un griffon rabougri déshonore le lampadaire désœuvré.

 

 

                                 Un cloporte hirsute ricane de cette scène, rue du Four,

                                       En chantant un hymne effréné en l’honneur de Bacchus.

                                                 Cinq coups résonnent d’un gothique clocher alentour

                                                              Dérangeant le chineur déçu en voyant le ramas.

 

 

                                     A l’ombre de l’ancestral robinier du square Viviani

                                              La fraîcheur garantit le repos au ramereau picoreur

                                                        Sous le regard bienveillant de Saint-Julien, protecteur

                                                                 Du pauvre somnolant sur le banc graniteux des mélancolies.

 

 

                                   Tournoiement d’une feuille séchée au soleil tombant

                                              Se posant  en  Seine  sur la crête d’une vague                     

                                                      Qui l’amène vers son unique destin, le couchant.

                                                                Aura-t-elle la chance de pouvoir dépasser la Hague ?

 

                                                           Raymond Martin 2011

 

 



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L'étoile de David

 

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En Terre sainte, l’on trouva,

Gravés sur des tombes d’Hébreux,

Des lys qui étaient stylisés
...

L’étoile en est les six pétales.

Les croisés, de retour en France,

Prirent cette fleur pour emblème.
...

Pendant l’été, chaque matin,

Cent lys, sauvages et ouverts,

Rendent merveilleux mon jardin.
...

Hissés sur leur très haute tige,

Ils semblent taillés dans la soie.

Les contemplant, je me souviens.

... 

On m’a donné ce nom de fleur, 

Voulant honorer ma grand-mére,

Elle se prénommait Étoile.

...

 

10/2/2005

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la possibilité d'une île (suite)

 Je continue de façon nécessairement frénétique mon voyage imaginaire sur l'île de Öland. Je tente de redéfinir la limite ténue entre terre et mer, eau et sable, argile et coquillage,  carcasse d'épave et rochers égarés.

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 Ici aussi, c'est le geste qui décide de la forme, ici aussi que la grisaille se mélange aux ocres rosés.

Rien d'autre aujourd'hui, je crains l'ajout systématique de la carcasse d'épave si esthétique en 1er plan..

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À l'ère de la transcendance

  

 

 

Mes amis s’étant éloignés,

Je m’étais installée, seulette

Dans, la sérénité parfaite,

Jardin des souvenirs soignés.

 

Je n’aurais pu imaginer

De nouvelles et riches rencontres.

Me sentant lasse, j’étais contre

Tout ce qui n’est pas spontané.

 

Or me voilà dans un décor,

Paisible et tout près d’une rive,

Où des murmures à la dérive,

Apportent idées ou réconfort.

 

Des groupes de récents amis,

Sensibles et généreux, échangent.

Certains me paraissent des anges.

Les vilains ne sont pas admis.

 

À l’ère de la transcendance,

Mais aussi des calamités,

D’une affreuse réalité,

La douceur côtoie les outrances.

 

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Jean Lurçat, peintre et Maître de la Tapisserie moderne

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"Champagne"  Par Jean Lurçat

 

La ville d’Angers, accueillit dans le Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, l’œuvre maîtresse de Lurçat, Le Chant du Monde, réplique moderne de l’Apocalypse, où il exprime, à la fois, les menaces qui pèsent sur notre monde et la confiance qu’il place en l’homme. Dix tapisseries composent cet ensemble dont la dernière fut terminée après la mort de l’artiste.

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Le Chant du Monde de Jean Lurçat

Nous pouvons écouter ici  le témoignage de Simone Lurçat, son épouse.

Source:  "Carrefour des arts": une émissin de la rédaction de Canal Académie

(Durée de l'écoute: 45 minutes)

 


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Petite humeur maligne...

EUTHANASIE


Géomètre assiégé cherchant son messager

Surnuméraire métaphysique ou guignol assigné à la sagesse

Paysan de la terre, si j’osais, je le veux, je pourrais, juste, me taire…

Ravi d’utopies, maudis, j’errai pourtant:

Longeant longtemps les rues de ce village global, à force je devins :

Roman, né en tombeau, au puits même de Frieda, rebelle comme un jeu d’ombre.

Carbone, carbure, ego, «duplicita mundi», château de possession, le Royaume dans mes pieds,

Obstacle, pierre, caillou, sangle des choses sûres, surjeté, hors sujet,

Abstruction (sic),extorsion du tréfonds de l’abyme : coction ventilation, ballon, circulation !

Syntaxiquement admis dans les couloirs de l’être, mais à demeure et sans avoir ?

16 032 011 fois trop mauvais paradigme, étroit d'esprit, damé d'accord?

15 051 965 FOI NOM !

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(Saint- Gilles  <BruXelles> 05 :55 GYX)

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VI


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Est-ce nous qui accostons la jetée ? Ou nous accoste-t-elle ?

 

Quarante et deux fois nous nous sommes accostés.

 

Un sixième cycle va commencer.

 

Je t’ai accostée telle quelle

Tu m’as jeté changée

 

Nous dénoués

C’est tout


6

 

 

©  guy rombaux 

Bruxelles, 2006-2011


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12272724059?profile=originalJ'ai certes au long de mes mues, éprouvé quelques doutes sur mes capacités grégaires, autant que je me suis entêté à prouver la fatuité de la communauté humaine dont je suis, c'est apparent, un membre surnuméraire ou exclusif...

 

J'ai d'ailleurs, imbu de ma propre fatuité, nourri quelques velléités de me faire connaître auprès de quelques-uns de mes congénères... sur une scène!  Hélas, mes atermoiements, ne m'ont permis de rencontrer que quelques rares costumes,  marionnettes ou personnages diaphanes quand je cherchais des hommes ou des femmes bien lutés.

 

A la ville, par ailleurs, comme à la campagne surtout, j'ai toujours résolu de m’en tenir à ma quête d’empathie (et pas de sympathie) pour les arbres et aussi envers les animaux. Mon indifférence feinte pour les minéraux m’a, quant à elle, toujours laissé de marbre.

 

Il apparaîtrait pourtant que certains de mes contemporains m'aient, comme du "viscum album" (homophone égocentrique, semi parasite, sacré, diurétique aux propriétés vasodilatatrices) littérairement cueilli  sur le tard. Ou alors, ai-je, moi, et sans y prendre garde, cueilli comme seuls prochains avérés et parfois vénéneux, quelques végétaux sans chlorophylle, au pied généralement surmonté d’un chapeau, qui poussent dans les lieux humides et qui parfois transportent (et en commun alors) au-delà des apparences?

  

                                                                                                                   Guy Rombaux



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Secrets de sculpteur ou "paperolles"

Avec 8 petits bois (bois d'allumage), porter deux litres d'eau à ébullition et les maintenir à ébullition durant vingt minutes ? Oui, c'est possible..!

Je viens de terminer la conception d'un petit poêle bien utile : un fourneau fusée.

Je suis également l'auteur de la vidéo explicative. J'aurais pu l'intituler " Secrets de sculpteur.."

Je vous invite à la regarder et surtout à me donner vos avis... Merci déjà pour vos commentaires. Cordialement, Roger

 

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Robert paul

Je souhaite, remercier Mr Robert Paul, avec qui j'ai fais connaissance à l'occasion

de mon vernissage à L'espace Galerie de Bruxelles et bien sur à Mr Jerry Delfosse

qui dirige cette galerie de façon très professionnelle, ce dernier est mon contact sur

la Belgique.

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Vivre

12272722686?profile=original"L' étrange c'était de ne pas savoir étrange ce qu'on cherche et d'avancer aveuglément ....mais qu'un détail en amenant un autre , il se formait quelque chose où parvenait enfin cette sérénité, cette assurance , ce que les gens appelaient VIVRE" extrait "La traversée des apparences "de Virginia Woolf photo AA
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Je veux survivre

12272722474?profile=originalUne pensée pour le Japon...si peu de chose...mais peut-être cela restera-t-il ainsi en ma mémoire. Nous ne gardons point de souvenirs de nos poumons qui s'ouvrent pour la toute première fois, nous ignorons le jour où la vie nous ouvre les bras. Ainsi reste secret le jour où elle nous sera reprise. Et le temps court si vite....

Ainsi Marie me racontait sa peine. A cinquante et un an, elle m'avouait son angoisse du temps qui passe, des accidents qui surgissent n'importe quand et n'importe où. Elle me disait que sa tête n'avait que vingt ans et que son corps ne voulait pas le reconnaître. Je l'ai vue, Marie, des larmes plein les yeux de ne pouvoir pactiser avec un diable. Je l'ai entendue me dire qu'elle offrirait son âme pour obtenir l'éternelle jeunesse. Je l'ai prise dans les bras, sans trembler, sans douter un instant qu'elle pensait vraiment ce qu'elle disait. Je l'ai serrée très fort et au travers de quelques larmes, lui ai rappeléqu'on ne change pas le voyage qui nous est destiné le jour de notre naissance. Je lui ai murmuré que demain n'existe pas et qu'il est bien inutile de se gâcher le jour présent en lui refusant la possibilité d'être vécu avec joie et à pleines dents.....Marie ne m'a pas entendue et est rentrée dans son épouvantable angoisse, la mort déjà au fond des pupilles....

Au Japon, là où la mort menace, de petites mains s'affairent à survivre....Pauvre Marie, pars et va voir que la vie est un bien si précieux qu'on ne le gaspille pas en lamentations. La seule façon de vivre est d'agir sur le jour qui passe et de l'imprimer de tout notre être.

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Au renouveau


 

Aux cieux les plus divers, s’élèvent des oiseaux.

Ils traversent l’espace à grands battements d’ailes,

En convoi fascinant de compagnons fidèles.

Ils vont chercher au loin l’air doux d’un renouveau.

 

Ils traversent l’espace à grands battements d’ailes,

Survolant les montagnes et les étendues d’eau.

Ils vont chercher au loin l’air doux d’un renouveau.

La douceur est propice aux amours rituelles.

 

Survolant les montagnes et les étendues d’eau,

Ils ont suivi d’instinct la route habituelle.

La douceur est propice aux amours rituelles,

Les mâles se transforment et deviennent plus beaux.

 

Ils ont suivi d’instinct la route habituelle,

Une fois arrivés, s’installent aussitôt.

Les mâles se transforment et deviennent plus beaux,

Verront leurs tout - petits surgir en ribambelle.


 


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journal de bord, lundi 21 mars 2011

 

 En Libye, il était question d'un cessez-le-feu. Mais ... ça n'a pas duré. Leur chef de l'éat (depuis 42 ans) promet une "guerre longue".

 

Au Japon, les suites du tremblement de terre se font sentir. Toujours. Evidemment. Y a neuf jours que ça dure. Dans une des villes, on vient seul'ment de retrouver deux rescapés.

 

N'allons pas trop loin. Restons dans notre pays. Du côté de Brûly-de-Pesche. Là où on fait l'procès d'une femme qui a tué un gosse, en l'ébouillantant. L'histoire date de 2008.

 

Le nombre de Belges qui souffrent d'insomnies est assez conséquent.

 

Malisse bat Federer en finale.

 

Je retiens le nom d'une pièce de théâtre, dont j'ai vu une affiche, y a quelques s'maines, Place Flagey : "Toutes les mères sont dépressives".

 

Pas trop de vent sous l'soleil, aujourd'hui. Je travaill'rai p'têt en tea-shirt, sur les rues de ma tournée.

 

Chez le coiffeur du début de la chaussée de Boendael, je laiss'rais bien une affiche de l'après-midi-cabaret-chanson-accordéon, où je particip'rai, dimanche prochain, à Saint-Gilles.

 

"Il a réponse à tout ..."

 

Tiens, le leitmotiv de la chanson (rapide) de Véronique Laurent (une de mes potes, avec laquelle je participe le 1er avril prochain, à une soirée-cabaret, à Thuin).

 

"Il a réponse à tout ..."

 

J'entends le rythme. Je fredonne la chanson. Le bassin d'orage de la Place Flagey, le monde rassemblé autour de tentes à la Place Flagey, la banque Dexia, les bistrots, la statue de Fernando Pessoa connaîtront p'têt ce morceau rythmé, demain matin. Qu'ils n'oublient pas de verser des droits d'auteur à Véronique.

 

"Il a réponse à tout ..."

 

Je chang'rais, pour ma part, le "il" en "elle". Je pense à une de mes ex ... qui avait réponse à tout. Un exemple : quand je n'arrivais pas à m'extravertir, elle me disait : "Tu devrais apprendre à sortir une vraie colère". Un autre exemple : quand je sortais, en ayant écouté ses conseils, une vraie colère, quelques mois plus tard, elle me disait : "Personne ne supporte ça", "Si tu continues, j'appelle les flics", "Raconte tes problèmes à Madame ...". Un exemple suivant : un jour, je me suis remis en colère, elle ne l'a pas avalé, je lui ai dit : "Tu m'avais dit d'en parler à Madame ..., je l'ai fait, d'ailleurs tu étais même avec moi, elle a même répondu, tu as même entendu : Plutôt que de le prendre sur vous, laissez-le gueuler, tu étais même d'accord avec elle quand elle l'a dit", et elle m'a répondu, à ce moment-là : "Je serais curieuse de la voir si son mari lui f'sait la même chose".

 

Et c'est le nouveau tour de carrousel, au boulot. Pendant quatre semaines, à nouveau, je travaille. C'est fou : je n'ai décroché qu'une semaine (oui, je suis en 4/5ème). Je n'ai décroché, objectiv'ment, que de ... neuf jours (c'est pas six mois, c'est pas un an). Et pourtant, en r'commançant l'boulot, j'ai l'impression, le sentiment (comme à chaque fois que je reprends, après ... une semaine) que je reviens de loin, de très loin, dans un pays que je connais par coeur et dont je suis dev'nu spectateur (ce n'est pas un état désagréable), même en y accomplissant les tâches que je connais et en y retrouvant mes repères sans difficultés.

 

Sur la tournée ...

 

J'y retrouve les commerces familiers de la chaussée d'Ixelles : l'encadreur, le magasin de spécialités italiennes, le night shop ouvert le jour, le salon d'coiffure. J'y retrouve les gens qui les occupent, leur façon de me dire bonjour. Quelque part, j'y retrouve toujours, sur une table ou un appui de fenêtre, des flyers (la vie culturelle, à Bruxelles, est foisonnante). Quelque part, dans ces commerces, j'y retrouve toujours les flyers que j'y avais déposés (du spectacle du 27, à St-Gilles, où je participe), même si je n'en avais déposé que trois, ça me confirme dans l'idée qu'il ne faut pas en déposer trop, d'ailleurs tous les commerçants (que je côtoie, dans le cadre de mon boulot) m'ont dit que ça ne servait à rien d'en déposer trop, que de toute façon les gens n'en prenaient pas plus.

 

Sur la tournée, un peu plus loin ...

 

"Une manifestation sur le racisme, à quoi ça sert ?", m'a demandé une cliente.

 

Dehors, dans la rue de Vergnies, des enfants de toutes les couleurs passent, crient, manteau en main parfois.

 

"Toutes les écoles ont congé !", a poursuivi ma cliente.

 

Une espèce de cor de chasse résonne parfois. Des bassines et des seaux d'eau remplacent, chez les gosses, les éventuelles percussions.

 

Le rassemblement, sur la Place Flagey, donne une couleur. Déjà.

Hier soir, à Quiévrain, j'ai été mis au parfum avec le carnaval. Déjà.

 

Paraît qu'on trouve des jonquilles sur le marché, Place Flagey.

Comme elles étaient déjà belles, les jonquilles qui fleurissaient naturell'ment, hier soir, pas loin d'un sentier, dans le p'tit village de Meaurain, pas loin de Roisin, terre où Emile Verhaeren, le poète flamand, a séjourné, en son temps.

 

Et ...

 

Une nouvelle chanson (enfin : son premier tour de manivelle) a été conçue, sam'di après-midi, dans l'train, sur la ligne Charleroi-Thuin.

 

"Avec vos dents trop régulières

Si conformes aux injonctions

Médiatiques ou branchées

C'est fou comme vous avez l'air ..."

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