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Imagine Paradise  Klara festival

OFFICIAL OPENING CONCERT

 Jeudi 1er septembre 2011 (festival > 16 septembre)

 

IN SEARCH of HEAVEN12272753888?profile=original

FRANCOIS-XAVIER ROTH (chef d’orchestre)
LES SIECLES (orchestre)
LA MAITRISE DE CAEN (chœur de 22 garçons)

Bozar, Salle Henry Le Bœuf

On a déjà pu voir François-Xavier Roth à la tête de l'Orchestre philharmonique de Liège Wallonie-Bruxelles mais aussi avec le London Symphony Orchestra et l'Ensemble Inter Contemporain. Pour la saison 2011-2012, il officiera comme Chefdirigent du SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg.

Le répertoire de ce jeune chef s'étend de la musique du 17e siècle aux créations contemporaines, du répertoire symphonique ou lyrique à la musique d'ensemble. Il a ainsi créé en 2003 Les Siècles, un orchestre  de jeunes musiciens qui joue tant sur instruments anciens que modernes et cela au sein d'un même concert et qui surtout refuse de se laisser enfermer dans un genre : ni "baroque", ni "classique", ni "romantique", ni "contemporain", mais un peu tout cela à la fois.

L’Orchestre Les Siècles dirigé par le Chef François-Xavier Roth  a ouvert hier soir le festival Klara aux Beaux-Arts de Bruxelles avec un programme de choix :

 

FRANZ LISZT Eine Symphonie zu Dantes Divina Commedia, s. 109
ANTONÍN DVORAK Symphony no. 9 in e, op. 95 “From The New World”

 

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Note d’intention: Un jeune orchestre jouant sur instruments historiques, un chef débordant d’énergie, deux symphonies emblématiques du XIXe siècle, l’une méconnue, l’autre adorée du grand public, autant d’éléments inscrits chacun dans le thème du Paradis, non pas perdu mais enfin trouvé. Franz Liszt représente à lui seul une des personnalités les plus riches et les plus généreuses du XIXe siècle, poursuivant dans son soutien à la Nouvelle Musique un idéal éthique et spirituel autant qu’artistique; ses liens avec l’œuvre poétique de Dante s’inscrivent dans cette recherche. Écrite pour grand orchestre avec chœur, la Dante Symphonie comprend trois mouvements: Inferno, Purgatorio et Magnificat, trois des étapes menant au septième ciel. Autant Liszt aborde le thème de l’utopie par de savants détours, autant Antonín Dvořák le saisit à bras le corps ! « Un appel pur, une sorte de sonnerie de rassemblement, qui par son rythme syncopé instaure un esprit de danse et d’optimisme » (Michel Chion), voilà le Nouveau Monde qui s’ouvre à l’auditeur. Il s’agit de l’Amérique, bien sûr, mais abordée de façon symbolique, intérieure, universelle. Avec une nuance d’humilité, comme l’atteste la tonalité de mi mineur.

 

12272759688?profile=original  FRANZ LISZT Eine Symphonie zu Dantes Divina Commedia, s. 109

 
    Dans cette symphonie, Franz Liszt se transforme en Hitckock avant la lettre. L’enfer, c’est la peur. Et  la terreur est au rendez-vous. F-X Roth, sorte de deus ex machina , conduit son orchestre toutes griffes dehors. Cuivres déchaînés, batterie et cymbales se relaient dans leurs avertissements  fatidiques. Surprise, le premier mouvement s’éteint sur quelques coups de maillet feutrés. Ensuite , au deuxième mouvement, les instruments à vent, les cordes et deux harpes discourent avec un saxo empli d’émotion ; il y a la douceur des flûtes traversières, les arpèges coulés de la harpe, l’atmosphère intime d’un violoncelle en solo qui déborde de nostalgie.

Le paradis débutera comme le tableau d’un champ de fleurs, mais c’est tout juste si les chants mêlés des instruments n’incitent pas à un certain engourdissement ...jusqu’à l’entrée des voix de la Maîtrise de Caen. Ces jeunes garçons  sont apparus au deuxième balcon à la droite de la scène. La préparation à la rencontre divine est ample et ordonnée. Il y a des silences bourrés de sens. L’absurde n’a pas de lieu. La piété infinie des violons soutient les notes graves des cuivres distillant l’émotion. Il faut même regarder attentivement les mains de F-X Roth pour percevoir certains souffles. L’Esprit ? Le cristal des harpes s'envole soudain dans un duo et les enfants s’enlacent à ces deux instruments célestes. « Magnificat anima mea Dominum, et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo. » On n’a jamais rien entendu de pareil. La pureté fuse. Tout finira par un long arrêt sur image de l’orchestre, figé dans l’émotion.

 

ANTONÍN DVORAK Symphony no. 9 in e, op. 95 “From The New World”

 

Ce qui nous a frappés particulièrement  dans la  9e symphonie de Dvořák, c’est le relief que F-X Roth donne à cette œuvre chatoyante. La justesse des sons aussi. Le début démarre tout en douceur et en nuances mystérieuses vite interrompues par des cors forte. Dès le départ, il y a ce thème siffloté joyeusement, presque les mains dans les poches - le chef est sans baguettes - qui reviendra comme un refrain tout au long de l’œuvre.  Il y a ces envolées bourrées d’espoir. La flûte solo, une rose rouge déployée sur son épaule est fascinante de confiance et de légèreté. Confiance qui gagne vite les cordes.

 Puis il y a le largo : un rythme de légende séculaire,  auréolé d’un éventail de flûtes qui tranche avec le premier mouvement si exubérant. Montée en puissance, et les cordes ensommeillées se mettent à respirer harmonieusement. Tout cela est palpable. On dirait qu’on entend cette musique pour la première fois. Les cuivres acquiescent. Sommes-nous entrés dans une nature inviolée, illimitée, comme celle des paysages américains? Ou bien est-ce l’American Dream qui prend lui-même la parole ? Peinture idyllique d’une utopie heureuse… On entend les pas de loup des contrebasses et la  séduction de leurs sonorités. Et toujours ce relief musical prodigieux: un kaléïdoscope musical,fascinant. Il y a aussi le vent tremblant dans les  violoncelles, comme une nostalgie du pays natal. On croit entendre des chœurs d’hommes. Mais l’orchestre tout entier bondit de bonheur. Une astuce du chef d’orchestre : ces silences pieux, allongés à l’extrême pour découvrir une note cachée derrière une autre. La dernière note pour la violoncelliste, émotion ciselée. Le troisième mouvement est énergique et brillant. Hautbois, flûtes, violoncelles s’accordent pour accueillir le thème majestueux du Nouveau Monde.  Cette formation de jeunes musiciens adultes transpire elle aussi l’émotion commune devant l’aventure de la vie. Atmosphère trépidante, exubérance, gloussements humoristiques des bois. Le batteur s’amuse. Spectaculaires, dans le quatrième mouvement, voici des vagues mugissantes en ascension vertigineuse : Est-ce le Bonheur ? La victoire ? La Liberté ? Le courage ? Tout à la fois ? L’attaque finale des cors anglais  entraîne le rêve musical vers des  paroxysmes,  et le feu d’artifice final n’en finit pas d’éclater.   

Le site du Klara Festival
Le site des Siècles
Le site de François-Xavier Roth
Le site de la Maîtrise de Caen

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Soie verte

Le souvenir obsédant de cette vision nocturne, les yeux soudés à ce qui reste visible, au delà du troupeau d'éléphants roses qui piétinent mon crane. l'écharpe de soie sur le sol est verte de toutes les couleurs, de toutes les façons. Verte..! et la paire de hauts talons.. rose..!

Rose comme un troupeau d'éléphants qui écrabouille mes  dernières neurones.

 Plus rien n'existe, seuls les points roses et verts qui crépitent devant mes pupilles.

Effet de contrastes simultanés, couleurs complémentaires aux abois, ravage de la harde des sangliers.

 Aucun doute, la vie éclate.

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2011-2012                          PLANNING DES EXPOSITIONS AUX MUSÉES ROYAUX DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE

 

DATE                                       EXPOSITION                                                                                      SALLE                                  

25.03.11 >                               Sélection d´oeuvres XXème siècle collection MRBAB                  Patio

 

01.07.11 > 09.10-11               Victor Horta. Hôtel Aubecq                                                           Boël et Bernheim

en collaboration avec la Région de Bruxelles-Capitale  

 

                                                                                                           

22.11.11 > 04.03.12               Ferdinand Schirren                                                                          Boël et Bernheim

 

29.03.12 > 01.07.12               Le Surréalisme à Paris                                                                 -3/-4

 

En coopération avec la Fondation Beyeler, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique consacrent une grande exposition à l´ art du surréalisme. Bien au-delà d´un simple style artistique moderne, le surréalisme a probablement été le mouvement artistique et littéraire le plus influent du XXe siècle. Il s´est développé à Paris dans l´entre-deux-guerres avant de rayonner dans le monde entier, exerçant des effets qui se font encore resentir aujourd´hui. De nombreuses personnalités majeures de l´art moderne en ont fait partie, en ont été proches ou s´en sont inspirées. C´est le cas , notamment, des artistes suivants : Hans Arp, Hans Bellmer, Viktor Brauner, Salvador Dalí, Giorgio de Chirico, Paul Delvaux, Marcel Duchamp, Max Ernst, Alberto Giacometti , René Magritte, André Masson, Roberto Matta, Joan Miró, Meret Oppenheim, Wolfgang Paalen, Francis Picabia, Pablo Picasso, Man Ray et Yves Tanguy. Ce sont eux dont seront présenté les créations, des toiles surtout, mais aussi des sculptures, des dessins, des objets et des photographies.

 

17.04.12 > 08.07.12               Jef Geys                                                                                             Boël et Bernheim

 

12.10.12 > 27.01.13               Jordaens et l´Antiquité                                                               -3/-4

 

Du célèbre trio de peintres baroques flamands « Rubens - Van Dyck - Jordaens », Jacob Jordaens (Anvers 1593-1678) est celui qui fut le moins étudié. La thématique – l´Antiquité – démontrera que l’image d’un peintre, d’une simplicité bourgeoise s’adressant à un public peu au fait de l’humanisme, ne correspond pas à la réalité. Plus de 80 peintures et dessins, tapisseries et sculptures, provenant de musées célèbres et de collections privées peu connues, de l’Espagne (Museo Nacional del Prado, Madrid) au Danemark (Statens Museum for Kunst, Copenhague), de la Grande-Bretagne (Glasgow  Museum and Art Gallery) à l’Autriche (Albertina, Vienne) seront complétés par les chefs-d’œuvre de Jordaens conservés à Bruxelles et Kassel. En marge de l’exposition, un congrès scientifique international sera organisé en décembre 2012. L´exposition Jordaens et l´Antiquité sera ensuite présentée en Allemagne, du 1 mars au 16 juin 2013, sur le célèbre site de la Documenta à Kassel, au Fridericianum-Museumslandschaft Hessen.

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L'arbre ...

 

Il était une fois un arbre ,au beau milieu d'un verger ,il était sorti de terre,petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours.

Curieux de tout,il regarda bien vite le monde qui l'entourait,les fleurs qui s'ouvraient le matin et se refermaient le soir,les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres,les graminées qui ondulaient sous la caresse du vent ...

 

Ah!, Il le trouvait beau le monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie .

 

Une année s'écoula , il était devenu un petit rameau portant quelques tiges, il se rendit compte qu'il n'était pas un brin d'herbe comme il l'avait d'abord cru ,mais un arbre et il se mit à observer attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et des leurs fleurs, il fut émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fut attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan mais ...

 

Mais se regardant, il s'aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune autre, que ses branches n'avaient pas la même forme ...

Alors il eut peur , peur de n'être pas assez grand, peur de n'être assez beau, peur que les autres, les pommiers, poiriers, pruniers n'acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuilles, ni fleurs ,ni fruits ...

 

C'est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps son tronc s'épaississait, s'allongeait, de nouvelles branches poussaient mais ni feuille, ni fleur ...

Pour ne pas se trouver nu face aux autres ,il s'était peu à peu laisser recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui, ne sachant à quoi il pourrait ressembler , il se couvrait d'une beauté qui n'était pas la sienne.

Le paysan, plus d'une fois, projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé ailleurs, il remettait cette tâche à plus tard .

Un matin , il vint pourtant armé d'une hache et commença à couper le lierre qui enserrait l'arbre .

Du lierre,il y en avait tant que cela lui prit toute la journée et qu'une fois de plus, il dut remettre l'abattage à plus tard .

Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui, vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l'arbre au milieu du verger qu'un tronc et des branches .

S'apercevant de sa nudité et ne sachant de quel artifice la couvrir, il décida enfin de laisser pousser tout au long de ses branches des  belles petites feuilles d'un vert tendre, de laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de sa ramure et le vert du feuillage .

Le paysan revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc un magnifique cerisier, il ne trouva plus aucune raison de le couper ...Il le laissa heureux du miracle .

Depuis ce jour , l'arbre vit au milieu du verger, il n'est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand mais tout aussi utile .

Il a compris que ni la texture de l'écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n'ont d'importance, seuls importent les fruits qu'il porte et que nul autre que lui ne peut porter ..

Aussi tous les ans à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et s'éparpillant dans sa ramure se gavent de fruits et il se réjouit de leurs rires .

 

Source : "L'arbre qui voulait rester nu"

Auteur  Antoine LANG:

Ce conte fait partie d'une série de 8 contes s'intitulant "De fleurs et d'arbres" qui ont été écrits par Antoine Lang  en 1986 ,

Vous trouverez la série de laquelle est extrait ce conte sur son site à l'adresse : https://fleurs-et-arbres.000webhostapp.com/

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administrateur théâtres

"Musicales de Beloeil"

 

12272756671?profile=original« Créée il y a 23 ans à l'initiative des Princes de Ligne, la grande

fête musicale organisée chaque année dans le parc du Château

de Beloeil poursuit son aventure sous la dénomination

"Musicales de Beloeil".

Ce changement de nom reflète bien entendu un changement

d'organisateur, le 5ème en 23 ans. l'ASBL Belgium to the

Tops est désormais en charge de ce "festival d'un jour" en

partenariat avec le Château de Beloeil et ses propriétaires, les

Princes de Ligne et aussi avec l'ASBL ASMAE et la Commune

de Beloeil, présents depuis la première édition et partenaires

essentiels dans la réussite de cet événement.

La magie des lieux et le concept de promenade musicale

restent les fondamentaux de la recette d'une

telle manifestation. »

 

 ...Malgré notre été maussade, nous avons vécu une journée vibrante à Beloeil cette année. L’édition des « Musicales de Beloeil » en 2011 a en effet ravi un  public nombreux (entre 5000 et 6.000 l’après-midi et entre 7.000 et 8.000 le soir) curieux de découvrir cette nouvelle formule d’un festival musical d’un jour…sous le soleil !

 

Cette première des « Musicales de Beloeil » organisée ce samedi 27 août par l’asbl Belgium to the Tops peut être qualifiée de véritable réussite. Les artistes étaient très heureux de jouer dans les magnifiques jardins à la française de  cet immense parc dont les arbres étaient  illuminés de mille et un faisceaux colorés et le sol jonché de petites flammes au sol sur tous les parcours. Se dégageait une vraie féerie, une illusion de grand siècle.  

Les concerts, tous de haut niveau ont comblé des spectateurs émerveillés qui ont pu se partager des programmes très éclectiques. Au fil des scène aux dénominations plus que romantiques (le bassin vert, le cloître, le vivier aux poissons rouges, le champ de roses, le bassin des dames, le bassin des glaces, le parc des cerfs…)  nous avons pu découvrir des artistes aussi divers que  Miloš Popovic jouant Schumann et Beethoven, Guillaume Coppola jouant 6 consolations et 3 Sonnets de Pétrarque de Liszt, Le Quatuor Alfama raconté aux enfants, La Bande des Hautbois, et même de la musique des troubadours arméniens du moyen-âge au  18ième siècle… où le « duduk », patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO,  joue le rôle principal !  Mais ce n’est qu’une petite partie du programme, car il est illusoire de vouloir  tout entendre même si on commence à 15 h et que l’on termine à minuit!

 

 

Pour couronner les festivités il y a eu ces  deux grands concerts sur la grande scène N°5, l'un en fin d'après-midi à 18h30 et l'autre en fin de soirée à 22h30, avec un grand orchestre symphonique : cette année, le Brussels Philharmonic et son chef Michel Tabachnik, accompagnés par le chœur du Brussels Choral Society et notre grand baryton belge José Van Dam accompagné de jeunes talents vocaux formidables, en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. De quoi faire de cet événement une référence culturelle européenne.

 Au programme nocturne :

 - Tchaïkovsky, Ouverture solennelle 1812 en mi bémol majeur, op. 49

 -  Beethoven, Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125 (3ième & 4ième mouvement).

 Et le ciel d’absorber ces musiques triomphales. Et le public innombrable d’exulter et de caresser le mot « Freude » et pourquoi pas aussi le mot «  Friede »  avec délectation et gratitude.  

 

 

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Quant  à  la clôture de cette clôture musicale  éblouissante, jaillissant dans le ciel presqu’étoilé  un  feu d’artifice inégalé,  du ja-mais vu, laissa le  public … sous le choc avant de refranchir les grilles du château, la tête vibrante  de musique et  de félicité.

 

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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Sur les chemins de Compostelle ...

 

24 juillet 2011

 

Je bouclerai la boucle (provisoirement) demain.

 

Mais ... je ne retournerai pas en Belgique. Non. Une surprise m'attend, en Corrèze. Sylvain, un pote de facebook, m'a donné des nouvelles.

 

J'ai pas dormi la nuit passée. Je me suis dit : non, c'est trop, entre Châlons et Tulle, en train, je ne m'en tirerai pas à moins de trois cents euros. D'accord, j'avais exagéré. Avec 84 (euros), c'est suffisant.

 

J'ai lu, chez mes hôtes, à Châlons, un bouquin sur le fils présumé de Napoléon. Qui a servi de modèle dans "L'Aiglon", la pièce d'Edmond Rostand.

 

"Je préfère les chansons entraînantes aux chansons de tendres", m'a dit quelqu'un.

J'ai pas compris.

Quelqu'un a ensuite intercédé pour cette personne : "Une chanson d'amour est intimiste ... ce qui veut dire que, quand la personne la reçoit, elle n'est pas forcément dans l'état d'esprit pour la ressentir ... alors qu'une chanson entraînante s'écoute n'importe quand"

Intéressant !

 

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C'est très beau, Châlons

 

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Y a même une statue qui se penche de l'autre côté

 

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monsieur, s'il vous plaît !

 

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demain, grand départ pour la Corrèze

 

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et le chat de mes hôtes, juste à la fenêtre de la chambre où je dors

 

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un festival sur la place de la ville ... un groupe venu tout droit du Tchad

 

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là, je reconnais bien l'ambiance des festivals

 

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qui aura donc le dernier mot ?

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administrateur théâtres

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Ils auront le pompon (du bonnet bien sûr),  ces six acteurs éblouissants qui nous ont fait rire aux éclats hier soir au festival « Bruxellons » au château du Karreveld. C’était une comédie de boulevard,  ou plutôt une comédie de sable et de plage. Avec beaucoup de sable dans les yeux, car Dieu que ce spectacle est corrosif et décapant ! Feydeau lui-même applaudirait s’il était encore de ce monde. 

 Tout y passe, depuis les aléas de la cohabitation entre soi-disant « amis », la dictature consentie ou non du chef de groupe, le problème de la cagnotte, le port du pull savamment jeté sur les épaules,  l’éducation des enfants, le travail au noir, la cuisine modèle,  les jalousies conjugales, les thérapies,  la mort des chiens et leur ensevelissement…

En effet, trois couples d'amis ont loué ensemble une villa pour les vacances au bord  de la Grande Bleue. En trois coups de caméra, l'ambiance se gâte rapidement. Question de logement, qui aura la plus belle chambre, la plus belle vue ? Le public est du côté  mer avec ses rochers: « la tortue »,  «  le béret du berger », « la limace »… Personne n’y voit goutte, seul l’organisateur, outrancièrement méticuleux, esclave de son bracelet-montre et des guides touristiques, repère lesdits rochers. Mais il est imperméable aux ressentiments grandissants de ses « amis ». Du côté chambres, les  couples se lancent dans des tirades où la critique mutuelle va bon train, inconscients que tout un public les regarde.  Les motifs de conflit sont innombrables. La mesquinerie est reine. Au dîner final et fatal, sonnera l'heure des règlements de comptes... Du jamais-vu ! Et ils iront jusqu’au bout !

Sommes-nous ces rochers immuables aux noms peu évocateurs  ou des passagers clandestins ? Tout pousse à croire qu’on a réellement passé les huit jours ensemble avec ces couples diaboliques tant l’ambiance de mésentente est palpable malgré les innombrables non-dits, et  tant le rendu des estivants  et de leurs réactions est juste. Une petite semaine de vacances virtuelles à la fin de l’été, il y a vraiment de quoi lever son verre… aux artistes. Les dialogues sont  percutants, la mise en scène est vive, le jeu des acteurs et les mimiques ne sont jamais exagérés, mais  juste en forme de mille feuille  d’observations délectables de la vie quotidienne en vacances.  Voici une comédie de sable, rythmée et ébouriffante. Il n'y a plus qu'à sabler le champagne avec les artistes!

 

«Le béret de la tortue», écrit en 2000 par Gérald Sibleyras et Jean Dell.

 

http://bruxellons.net/beret.html

 

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J'AI PERCE LA BULLE DE MES ILLUSIONS

 

1993

 

Sans amertume ni fausse concession
J'ai percé la bulle de mes illusions

Je nourrissais ma vie dans les magazines et je fuyais l'école
En cachette, je m'inventais un avenir et je rêvais de gloriole
Les vedettes consacrées, dans leur parure de star, m'impressionnaient
A leur timbre de voix, à leurs films, à leurs musiques, je m'identifiais

Aujourd'hui, j'ai beau tourner à la moulinette mes souvenirs de gosse
Lorsque j'évoque des vedettes consacrées en chair et en os
Je vois des étrangers comme moi égarés par hasard dans le décor
Le miracle n'est plus de mise, les années me font virer de bord

Sans amertume, ni fausse concession,
J'ai percé la bulle de mes illusions

Assoiffé d'azur et de grands espaces, j'avais le coeur en partance
Je voulais partir aux quatre vents sur les routes, au grand bonheur la chance
Fuir le quotidien, rouler ma bosse et me projeter dans l'inconnu
Je croyais trouver hors de mes quatre murs enfin ma planche de salut

Aujourd'hui, le stop est devenu monnaie courante chez moi, et le train
Me fait la belle d'une cité à l'autre, pour une croûte de pain
J'ai beau être libre comme l'air et me diluer dans les kilomètres
J'aborde sans feu ni flamme toujours le monde par la même fenêtre

Sans amertume, ni fausse concession,
J'ai percé la bulle de mes illusions

Je vivais sans le savoir dans le mythe de Roméo et de Juliette
J'étais romantique et l'amour à l'eau de rose me tournait la tête
Je m'inventais en solitaire des mariages pour apaiser mes nuits
J'y emportais Isabelle ou Brigitte et j'idéalisais le lit

Aujourd'hui, j'ai beau dormir sans peine auprès d'une jolie princesse
Jouir à volonté de son corps magique et de ses mille caresses
La solitude m'envahit encore dans les bras de ma Dulcinée
Et je prends, au lit comme ailleurs, mon mal en patience, sans me retourner

Sans amertume, ni fausse concession,
J'ai percé la bulle de mes illusions

Et je n'attendrai pas la moindre rémission
Je repars serein vers d'autres horizons

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administrateur théâtres

La nuit des choeurs au château Bois-Seigneur Isaac

Il y a un peu plus de 10 ans nous assistions, émerveillés, à la création de La Nuit des chœurs dans l’abbaye de Villers-la-Ville… ravis d’aller écouter le nectar sonore d’ I Muvrini et des chanteuses irlandaises de rêve. L’année 2011 a encore vu une foule nombreuse faire escale nocturne au château Bois-Seigneur Isaac à Ittre pour écouter des formations vocales de renommée internationale: depuis le Chœur de l’ex –Armée Rouge, en passant par l’Irlande avec leurs 16 choristes habillés de mystère noir et porteurs de lumière pour nous chanter la tradition, et une formation lyrique contemporaine tout à fait étonnante en provenance d’Israël : The Voca People. Planétaires dites-vous?

 

Disons  en passant, que la promenade musicale est aussi gourmande, puisque les lieux sont perlés d’échoppes  pour la restauration et que deux sites sont réservés au souper VIP et au souper ViIP prestige…. selon vos moyens.

 

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Mais revenons aux Voca People, cette découverte étonnante. Tout vêtus de blanc, en combinaison blanche et  moulante d’extraterrestres, maquillage noir, blanc  et rouge, ils débordent de créativité car au chant choral  a capella de chansons planétaires, ils allient une gestuelle, des mimes et une chorégraphie surprenante. Les harmonies qu’ils produisent semblent être d’ailleurs : la Voca Planet où règneraient seules les harmonies de la voix ? Leur délire vocal décoiffe, on se sent soulevé comme dans un fleuve pulsant des courants d’invention dans tous les sens. Et  on est emporté.   Ces surdoués de la voix : filles, garçons ? Chi lo sa ! Cela a la vigueur du Phantom of the Opera, démultipliée! Alors qu’ils sont en visite sur notre planète,  ils cherchent à réalimenter en énergie  leur vaisseau spatial  virtuel avec tout ce qu’il y a de plus explosif comme thèmes musicaux entraînants. On se laisse faire, on participe, on adore. Même les plus compassés.  On largue les amarres et l’on vogue avec eux. Trois autres ensembles, Les Poppys,  Canal’do and last but not least : The Magic Platters, issus de la formation mythique des Platters créée à Chicago dans les années cinquante par Buck Ram sont là aussi pour nous enchanter et faire de cette nocturne au château une réussite  multiple et savoureuse. Le final explosera sa joie dans un feu d’artifice impressionnant, sans une goutte de pluie !

http://www.nuitdeschoeurs.be/

 les 26 & 27 août 2011

photo: with the kind permission of Linda Baute aLBOT & aLBOT

 

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Les poèmes de Jules Laforgue

 

J’ai relu, avec émotion,

Les mots révélant la tristesse,

D’un jeune homme sans passion,

Subissant parfois la détresse.

 

La douleur qu’entraîna la mort

D’une mère jeune et aimante

Sans doute transforma son sort,

Ainsi que sa foi triomphante.

 

À cette cruelle souffrance,

L'invincible fatalité

Ajouta le regret intense

D’un échec non mérité.

 

Il écrivit toute sa vie.

Il aimait l’harmonie des mots

Qui transcendaient sa nostalgie

Tout en allégeant son fardeau.

 

Ayant rencontré l’âme soeur,

Il ébaucha un tendre rêve,

Accueillant enfin le bonheur.

Hélas! Ce ne fut qu’une trêve.

 

Sa destinée fut dramatique.

Il s’éteignit à vingt - sept ans,

Léguant ses plaintes romantiques.

Il avait certes du talent.

 

3/5/2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les jours de nostalgie

 

Les jours de nostalgie, repensez-vous à moi,

mon ami de jadis, qui, à la nuit tombée,

me donniez rendez-vous sur un rayon de lune ?

 

Assis à mes côtés, vous déposiez des croix,

sur mes notes de droit,

or moi, embarrassée, je rougissais d’émoi.

 

Est-ce si loin ce temps? ou peut-il se confondre

avec cette minute et celles qui viendront?

Je n’avais que vingt ans, je suis restée la même,

 

Je pense que vous êtes, aussi, resté vous-même,

vivant dans le présent, toujours intensément,

aimant ceux qui vous aiment très exclusivement .

 

Les jours de nostalgie , repensez-vous à moi?

-Non jamais? C’est tant pis! Je ne vous aime plus.

Excepté au pays des rêves, quelques fois.

28/12/1989

 

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IMAGE.. IMAGINE..

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Une image est-ce en quoi ce qui a était ??

Rencontre du présent en une figuration nouvelle 

pour former une autre image

Ne pas croire à ce que l'on voit ...cela ressemble trop à ce qu'on espère

Et la vie n'est que mirage - image - imagine

 Réflexion après une lecture inspirante  de Pascal Quignard  ( Vie secrète)

AA

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Sur les chemins de Compostelle ...

 

23 juillet 2011

 

Condé-sur-Marne ...

 

Dans ma chambre d'hôtel ...

 

En rassemblant mes affaires ...

 

Y avait plus que cinq cordes sur ma guitare. Ca arrive fréquemment (même en plein spectacle). Oui, avant de partir, j'avais prévu un jeu complet, en cas de pénurie. Organisationnn. Et final'ment, je me suis aperçu que, parmi les cordes de remplacement, je n'en avais que cinq, celle de mi (celle qui devait être remplacée) manquait. Merde merde merde. Tardiv'ment, j'ai compris l'astuce : j'avais déjà utilisé la corde de remplacement (en fait, c'est celle-là qui a petté).

 

Et nous étions samedi. Demain, ce s'rait dimanche. Fallait devoir attendre lundi pour trouver un magasin de guitares sur Châlons (ou mardi : le lundi, les magasins, souvent, ferment).

 

PLutôt que de me lamenter, j'ai tenté de rebondir. J'ai passé une heure, dans la chambre, à répéter mes morceaux, avec cinq cordes. Ca pouvait quand même tenir. Déjà les chansons en accord, on ne voit pas la différence. Quant à celles en arpège, eh bien, évidemment, les basses manquent, mais on peut faire de bonnes adaptations. Allez, les roues de secours sont quand même au rendez-vous.

 

Jouer de la musique, ce n'est pas arriver à un résultat, un niveau optimum précis. C'est tenter de se mettre en route. Entre les chemins de Compostelle et ceux de la guitare, je vois des similitudes.

 

Tiens ! C'était charmant, hier soir. Pendant le repas, les petits-enfants de la tenancière servaient les clients. Oui. Une des p'tites filles semblait avoir brodé, sur sa blouse, un p'tit bazar où elle avait écrit son prénom au bic.

 

Tiens ! Y avaient des anglais, dans les parages.

 

Tiens ! Jamais deux sans trois : j'irai quand même jusque Châlons, à pied, malgré (ou avec) ma tandinite. Je compte terminer en beauté.

 

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Je viens de quitter l'hôtel ...

 

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A bientôt, Condé-sur-Marne

 

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A l'école gardienne, on apprenait déjà le code de la route

 

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Cette image me ramène en Belgique, dans le Brabant, du côté de Seneffe, Arquennes ... jumelage champagnard ?

 

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diminutif de "Ravel" ?

 

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malgré les apparences, ce n'est pas si lourd

 

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ça, il fallait le faire ... le pont était barré ... fallait pourtant suivre les balises ... je m'y suis risqué

 

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ma tandinite ne s'arrange pas ... le pied gauche a déjà subi le même sort, y a deux ans

 

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avant d'atteindre Châlons, faisons le détour par Recy (la pluie menace)

 

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le pont de Saint-Martin-sur-le-Pré a été franchi

 

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Châlons en Champagne (et non plus Châlons sur Marne), dans toute sa splendeur

 

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l'église Notre Dame de Vaux s'endort

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CONFIDENCE...

Toi le Saule, toi qui en mon jardin, pleure si bien...

Toi dont les branches folles réinventent le vent

Et dont les doigts jaunissent quand le soleil revient!

Toi, dont le doux murmure me trouble si souvent...

 

Je te confie ce soir l'objet de mon tourment!

Sous ton ombre propice ils s'étaient allongés

Car la douceur du temps leur servait d'argument

Et les doux chants d'oiseaux étaient leurs alliés...

 

Pourquoi fallut-il donc que cette magie passe?

Que l'automne détruise ce que fit le printemps?

Et que l'idée d'aimer tout à coup les dépasse...

Que l'ennui s'insinue dans le coeur des amants!

 

Toi le Saule, dont la puissance jamais ne nous lasse

Tes racines ardentes tirent le suc de la terre

Et tu offres tes bras au bel oiseau qui passe...

Mais celui de l'amour a du se perdre en mer?

J.G.

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Lire ou pâlir

Je veux juste reprendre une partie de  texte que je viens de lire à l'instant.

Vous pouvez lire ce condensé rempli de vide..

je connais bien l'auteur de cette ineptie et le connaissant je pense qu'il a du bien se marrer en écrivant cette présentation d'artiste.

 Il doit penser lui aussi que ce barratin ne gène point l'amateur d'art Chinois, Russe ou autre émergent.. qui achète et qui a la chance ne pas comprendre ce charabia.. 

 "Sa volonté d’objectiver à sa manière les éléments de la construction d’un tableau, donne ainsi naissance à une réalité intangible créée dans la toile, et qui induit la conséquence d’une concentration calculée des valeurs chromatiques, géométriques ou spirituelles. L’élément coloriste signifie alors le lyrisme de la couleur, en s’affranchissant parfois du temps et de l’espace, pour créer des espaces-plans au délinéament particulier, volontairement structurés sans repères-étalons, pour aboutir à une quatrième dimension surréelle, étrangère à la perspective traditionnelle".

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l'art en combat

acry sur toile collection privée gegout© 1999

La peinture me parait chaque jour plus désuète, les artistes qui relèvent le défi de cet art sont rares, et ceux qui écrivent se type de textes ne servent pas la peinture.

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De la force des sentiments

 

On se laisse certes émouvoir

Par l’affection que l’on nous montre,

Or l’amitié peut décevoir,

Lors de crises que l’on rencontre.

 

C’est quand on est dans le besoin,

Qu’une présence réconforte.

Parfois même, on dépend des soins

Qu’une âme aimante nous apporte.

 

Certains recherchent l’allégresse,

Les instants qui sont savoureux.

Ils s’éloignent de la détresse,

Qui déprime et rend malheureux.

 

Si l’on a commis une faute,

Et qu’on doit en payer le prix,

L’indulgence atténue, ou ôte,

Le poids qu’impose le mépris.

 

Les vrais amis sont solidaires,

D’autres moins sûrs, dans certains cas,

Deviennent pris par leurs affaires.

Qui aime ne condamne pas.

 

Et que dire d’un grand amour

Révélé inconditionnel?

L’être aimé le sera toujours,

Quels que soient ses choix personnels.

 

30 août 2011

 

 

 

 

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Des arrivistes méprisables

En marge de la campagne présidentielle en France

 

L’ambition n’est pas condamnable.

Elle pousse à se dépasser,

On applaudit face au succès

De tous les êtres respectables.

 

Mais on peut avoir la nausée

En présence d’un arriviste

Avéré vil, plus qu’égoïste,

Méritant d’être méprisé.

 

Chacun a ses propres faiblesses

Devrait parfois s’y attarder,

Éviter de se hasarder

À proférer des mots qui blessent.

 

Dénigrer, voulant écraser

Un compétiteur préférable,

Est comportement déplorable,

Qui abaisse qui a osé.

 

Être à la tête d’un pays,

Implique une certaine classe.

Il est impérieux que l’on fasse

Un choix heureux quand on élit.

 

31 août 2011

 

 

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Si demain n'existait pas ...

 

Si demain n'existait pas, je voudrais que tu saches combien la vie à tes côtés fut ma 'Vie',

Que malgré nos orages, tu as été le soleil qui illuminait chaque matin mes réveils ,

Que tu as été la lune qui a bercé chaque nuit mes sommeils

Que tu as été l'étoile qui a caressé mes rêves les plus fous ...

 

Si demain n'existait pas , je voudrais que tu saches ,que si parfois j'ai fait ma valise , jamais je n'ai pu la boucler

parce que tu m'as offert les plus beaux voyages, les plus beaux paysages ...

Si demain n'existait pas, je voudrais que tu saches que tu as été le souffle du vent fripon , qui a balayé mes doutes et mes jours de cafard...

Si demain n'existait pas , je voudrais que tu saches que tu as été la source vive qui étanchait ma soif ...

Oui, mon Amour, tu as été tout cela pour moi, et bien plus encore ...

 

Alors si demain n'existait pas ...je te dis aujourd'hui ...ici et maintenant ' Je t'aime '.' .

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Parenthèses

 

 

 

 

Les pas se perdent
Dans le chemin de terre
Le ciel oublie les ombres
Et leur marche dessus

Les jambes s’enfoncent
Les mots aussi au fond de la gorge
Ragent de ne pouvoir se taire
Close la bouche se perd aussi

Les pas se perdent
Dans un bain d’eau salée
Et je me perds
Et je me tais
Ou je me terre

Les bateaux descendent le fleuve
Le château de cartes prend l’eau
L’écho est celui de l’esprit
Qui ne s’oublie pas

Derrière les arbres se cache une seconde maison
Une chambre
Forêt humaine
Visible seulement le soir
Appuyée aux nuages elle allume les corps

Les yeux se perdent
Les yeux sont ronds comme l’animal de nuit
Phares des noctambules ils comptent les battements d’ailes
Les heures comme la main compte ses doigts

Les mains se perdent
La pensée s'envole
Paralysant le livre encore ouvert
Quand le corps se relève
C’est un clin d’œil au marchand de la nuit

Les yeux se ferment
Les yeux sont parenthèses
Dans le chemin de terre devenu chair
Cher à mes pas



B

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Je pense autrement la fin du jour

 

  

 

Il y aura toujours des notes de piano sur le bord de la fenêtre
Il y aura toujours le chant de l’orage déclarant l’amour à la terre
Sur les pétales de roses le musicien et son archet
La nudité qui donne vie

L’orage à venir anime le pouls
La maison intérieure endormie
J’ai dans la poche quelques cailloux à compter
La distance entre l’éclair et le grondement du tonnerre

Le silence fait sa route
Un vide du cœur avant la rupture des eaux
Tout près du ciel on ne voit pas la chasse aux étoiles
Les nuages sont cratère gorgé de flèches

Ici est un jardin suspendu
Une bouche ouverte vers le monde
Sur la fragile chaise je m’assieds  les jambes sur la table
Dans cette position je pense autrement



Je pense autrement la forêt

Le sol et le plafond

Le couvercle au-dessus de ma tête

Les mouvements de l’espace qui se tait




B - 30-08-2011



 

 

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