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désir,

Vos lèvres pâles s’entrebâillent,

Inconscientes et offertes,

Appellent mes baisers, assoiffées ;

Tremblante je les contemple,

Je les cueille,

 à la régalade je les bois.

 

Deux regards très bruyants,

S’entrechoquent,

troublent et empourprent

la blancheur carcérale de l’instant culminant,

traversent son imperméabilité,

dans un clair-obscur s’unissent ;

naissance d’un nouveau monde.

 

Ahurissement créatif de deux désirs.

 

 

 

 

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douleur humaine

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Encres et aquarelle sur papier de récupération (carton de chemise): j'aime à analyser le comportement des papiers et cartons qui ne sont pas destinés à l'expression artistique.

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La pensée mystificatrice

 

Soudain, des battements de coeur.

Garde une allure rassurante,

Face à des vagues apeurantes,

Notre frêle abri à moteur.

...

Garde une allure rassurante.

Enfin, il accoste vainqueur,

Notre frêle abri à moteur.

L’île dorée semble accueillante.

...

Enfin, il accoste vainqueur!

Se loger est envie pressante.

L’île dorée semble accueillante.

Ne rien prévoir fut une erreur.

...

Se loger est envie pressante.

La nuit abolit la chaleur.

Ne rien prévoir fut une erreur.

Des matelas sont en attente.

...

La nuit abolit la chaleur.

Pour les nageurs qui s’en contentent,

Des matelas sont en attente,

Mais non pas pour les visiteurs.

...

Pour les nageurs qui s’en contentent.

Je panique dans la noirceur.

Mais non pas pour les visiteurs.

Je me sens devenir souffrante.

...

Je panique dans la noirceur.

D’où vient l’angoisse qui tourmente?

Je me sens devenir souffrante,

Me réveille abritant la peur.

...

6 mars 2012

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Extrait de mon Livre pour enfant - tous droits réservés

Chant
Refrain  - Mère Terre, Mère Terre où sont donc toutes tes fleurs ?
Dorment, dorment dans mère terre, elles attendent le printemps
Beau soleil, beau soleil,
Viens bien vite et les réveille
La la la ……………………

-        Où sont toutes tes fourmis, …

-        Tes scarabées
Tes papillons

-        Tes marmottes

-         Tes petits nains (Ils travaillent dans Mère Terre affairés jusqu’au printemps…)

Le grand Roi Hiver
a étendu son grand manteau blanc
sur toute la terre
très longtemps.

Tous les animaux et tous les enfants de Mère Terre :
- les enfants graines, les enfants fleurs
dorment, dorment profondément en son cœur.
Tandis que les enfants des racines,
les nains, les gnomes toujours en éveil,
dans la longue nuit de l’hiver
veillent
attentivement sur elles
de tout leur zèle.

Au-dehors, la neige tombe, tombe sur les toits
Le Roi Hiver est encore là.
Mais bientôt le Roi Soleil s’est mis à briller plus fort
de ses beaux rayons d’or.

Il dit au Roi Hiver :
Fais place à la lumière
Car le printemps est bientôt là !

Roi Hiver s’en va                     (Des sauts et gestes bras)
Printemps revoilà
Roi Hiver s’en va
L’an prochain reviendra !

Les rayons du soleil
descendent du ciel
Et pénètrent tout au fond, en son sein
notre bonne Mère Terre.
Ils la réchauffent bien.

 

Le Roi Soleil dit à notre mère la Terre
et à tous ses petits serviteurs,
plein d’ardeur,
Les enfants des racines, les gnomes qui veillent
sur les graines
toujours en éveil,
à tous les petits nains vaillants à l’ouvrage
pleins de courage :

« Allez réveiller les enfants de la terre,
les enfants graines, les enfants fleurs
pour qu’ils revêtent leurs couleurs. »

Mère Terre et les enfants des racines,
les nains appellent :

« Réveillez-vous ! Réveillez-vous
petits enfants de la terre.
Vous qui dormez, dormez tout  l’hiver
car le Printemps est de retour,
le doux temps et les beaux jours. »

Les enfants des racines redoublent d’ardeur
pour soigner chaque enfant graine, chaque enfant fleur.
Ils aèrent leurs racines
pour qu’elles prennent  bonne mine,
soignent leur maison d’oignons
d’où bientôt, elles sortiront.
Les nourrissent du suc des pierre  précieuses
pour qu’elles soient bien vigoureuses.
Les encouragent, les fortifient.

Puis ils invitent Dame la Pluie
pour les réveiller aussi,
les rafraichir,
les faire grandir.

Chant des gouttes d’argent,,,,,,,

http://www.loiseaulyre.ch/garderie.php?pageN=_pZ&dsplImage=_a/garderie/dataCO/saisons/mer-et-terre/mt-05-nains-fleurs-z.jpg&mostLik=saisons-et-fetes/appel-du-printemps

http://www.loiseaulyre.ch/garderie.php?pageN=saisons-et-fetes/appel-du-printemps

 

 

 

 

 

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C’est-y-pas.

 

REFRAIN

C’est-y-pas  le  plaisir, c’est-y-pas  le désir,

Qui fait danser l’amour sur les ritournelles,

C’est-y-pas  le  plaisir,  c’est-y-pas  le  désir,

Qui fait sombrer les cœurs au fond des prunelles.

 

COUPLETS

C’est-y-pas  la  danse qui  mène  la flamme,

De tes yeux polissons, de jeune impatience,

Perdus  dans  les  songes de ton oriflamme,

En  tête  à  la  guerre  de  l’inexpérience.

 

C’est-y-pas dans les fleurs de bonheur parfumé,

De  ton   sortilège  d’ardeur  et  de  passion,

Que l’béguin sommeille, tel un loup affamé,

Pour  trouver  le  cœur  prêt  à  l’éducation.

 

C’est-y-pas dans le sang, le rythme dans la peau,

Que  le  couplet  hurle les  ordres  à  tes  pas,

Flattés  du mouvement, attirés par l’appeau,

Qu’ils glissent peu à peu au son du c’est-y-pas.

 

C’est-y-pas  le  besoin de vivre avec  le  feu,

De  folle  aventure  qui  pousse  aux délires,

Des nuits musicales jusqu’au cessez-le-feu,

Des  fêtes  cassées  sans  les  tirelires.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

Chanson dédiée à mes petits-enfants.

 

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Impromptu sur deux rimes

 

 

Début mars, persiste l’hiver;

Jardins et toits demeurent blancs.

Quand s’installera le printemps

Réapparaîtront les tons verts.

...

Jardins et toits demeurent blancs,

Balayés de souffles divers.

Réapparaîtront les tons verts

Sur les érables somnolents.

...

Balayés de souffles divers,

Des flocons épais, abondants,

Sur les érables somnolents,

Collent des nids à découvert.

...

Des flocons épais, abondants,

Chassant l’ennui parfois pervers,

Collent des nids à découvert.

Le beau crée de l'enchantement.

...

Chasse l’ennui parfois pervers,

Ce qui advient soudainement.

Le beau crée de l’enchantement,

On essaie de le mettre en vers.

...

5 mars 2012

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Au debut

Merci a tous qui a fait des commentaires. Je suis heureux d'etre parmi vous. Desole mais je doit partir pour l'angleterre pour le reste de la semaine. Quand je retourne je veux decouvrir tout vos talents et fait du contacte.

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Le tsunami des immatériels

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je fais suite à au précédent billet « Passage au numérique », dans lequel je vous annonçais la prochaine disponibilité de « Alvéoles » et d’autres ouvrages au format numérique.

C’est aujourd’hui chose faite : les ouvrages sont désormais disponibles sur les plates-formes Amazonet iTunes Store.

Au-delà du caractère purement « publicitaire » de ce billet, je souhaite en profiter pour prolonger quelques propos tenus avec quelques-uns des membres de ce si sympathique réseau.

En effet, au moment où l’éditeur qui sommeille en moi (et se réveille parfois compulsivement) s’est décidé à faire le pas du numérique, j’étais loin de m’imaginer que j’allais débarquer en pleine guerre.

Quelle guerre, me direz-vous ? Celle que se livrent les toutes-puissantes librairies en ligne face à une coalition plus ou moins cohérente d’éditeurs dits « classiques ». Les premières ont décidé d’éliminer les second pour lutter, disent-ils, contre les prix artificiellement élevés imposés par les seconds, lesquels entendent défendre la qualité face à aux cohortes d’auteurs autoproclamés (qui souvent s’illusionnent sur leur talent).

Amoureux de « l‘objet-livre », je resterai en tant que lecteur et auteur un fervent partisan de ce compagnon tout-terrain, bien moins fragile qu’une liseuse électronique. Mais je reconnais avoir été surpris (que dis-je ? « bluffé ! ») lorsque j’ai pu constater que cinq de mes ouvrages avaient été mis à disposition du public en à peine… deux heures. Ainsi donc, face à un processus éditorial où les grandes maisons peaufinent leurs « produits » à lire des mois durant, les plateformes les plus modernes attirent tant et tant d’auteurs qui, au terme de dizaines de candidatures éconduites, se laissent tenter par tel ou tel programme numérique alléchant.

Y ai-je cédé ?

Assurément. Mais pas au détriment du papier.

Je dirais même plus : pour en maximiser la visibilité. Depuis quelques semaines maintenant, les ventes de mes ouvrages sous forme de « vrais » livres (« Alvéoles », principalement, mais aussi « Des vertes et des pas mûres ») ont été favorisées par la simple consultation des extraits disponibles sur ces plateformes de vente.

Comme quoi les internautes patentés ne sont pas que des « no life », ils visitent aussi leur libraires avec plaisir.

Bien cordialement,

Eric Descamps

PS : j’en profite pour vous annoncer la sortie d’un récit court en format numérique exclusivement sur Amazon. Il s’agit d’un récit érotique intitulé « Performance capture » : pour ceux qui ont aimé les billets postés sur ce réseau (par exemple : « Quand Eros s'amuse de deux amants »), le voyage risque d’être plaisant.

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Récréation,

Un, deux, trois, soleil !

Jupes virevoltantes, roses ou blanches,

Tricots verts et souliers coquelicot,

Couettes brunes ou rousses,

Jolies petites frimousses,

amours en douce,

nous ne ressentions jamais la moindre frousse.

 

Un, deux, trois, soleil !

Rires, plénitude de l’instant,

Petites mains tapant une façade de lumière,

pierres chaudes, ça et là, disséminées,

Fleurs de la cité, urbaines et grises,

cordes à sauter multicolores restées au sol,

au dessus l’éclat d’un ciel superbe,

aux embrases profondément bleues ressemblait à la mer.

 

Un, deux, trois, soleil !

Décolleté printanier,

 sur son sein vertigineux et lisse,

respiraient des roses claires, des lys ;

 puis s’immisçait  l’été dans nos têtes enfantines,

l'intemporel parfum, le clandestin,

larmes d’avril bien inutiles !

 

Terre, ballon monumental parme,

Tournoyait  joyeusement sous nos pieds turbulents,

 sous nos petits corps batailleurs,

dévoreurs, tout neufs,

éclaboussure de bonheur !

 

Un, deux, trois, soleil !

Joie  toute juvénile, exubérante et fluide,

Sur l’asphalte noire et humide de la cour,

 se répandait, brillait ;

 L’or de l’enfance !

L'encre de demain.

 

 

 

 

 

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Lieux d'exposition

Maude
 
email; christine-maude@hotmail.com
 
portable :            0032(0)472748141      

Art Peintre Maude
Bonjour,
Je suis artiste autoditacte et je cherche des lieux, des partenaires et même des sponsors pour m'aider à exposer mes créations!Un grand coup de pouces me serait très utile car toutes les expositions que j'ai faites sont très chères et quand on est une artiste émergente, c'est très difficile financièrement! Le prix des galeries ou simple expo me seraient utiles enfin de p...ouvoir prévoir mes... dépenses.
N’hésitez pas à me contacter pour des informations complémentaires ...!Ou tout simplemen...t, me donner votre analyse sur mon univers artistique!
Dans l’attente de vous lire.
Cordialement.
Maude E-mail : christine-maude @hotmail.com
http://www.facebook.com/groups/133042330078891/
http://www.facebook.com/groups/236581146421081/
Tél:            0032(0)472748141      
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Ce grand monsieur dans ma demeure

 

 

Quand le sort sépare à jamais,

Afin que leur vie s’accomplisse,

Des êtres devenus complices,

Ils gardent ce qu’il ont aimé.

...

Souvent, se revoir fut perçu

Comme n’offrant aucune chance.

L’amitié persiste en l’absence,

L’espoir demeure à notre insu.

...

Or tout changea soudainement,

Devint possible l’incroyable.

Ce qui semblait inconcevable,

Se produit quotidiennement..

...

Je l’observais avec tendresse.

- Voyez ce qu’il est devenu

L’homme que vous avez connu!

Quelle farce que la vieillesse.

...

Certes, elle accable maintes fois,

Défigure ou rend impotent.

Il était toujours élégant.

L’accueillir me combla de joie.

...

3 mars 2012

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Mbote, na ndako boni.

12272791884?profile=originalMbote, na ndako boni en lingala. 
Se dit au Congo près de Kinshasa. 

Tribus Sanga, Batékés ou Bakongos. 
Il faut marcher jusqu’au point d’eau. 

Des huttes de branchage, des pots en terre cuite. 
Ils vivent à plusieurs, parfois même jusqu’à huit. 

Dans cette région, il n’y a pas d’électricité. 
Investissement trop lourd si loin de la cité.

Ce magnifique paysage au ciel ton orangé. 
Vivre ce rêve, depuis des années sur le coté. 

Beaucoup d’enfants jouent au sol, par terre. 
Sacs en plastique et cannettes jetées en l’air 

Au pied de cet énorme baobab
Une femme mûre s’active et coiffe. 

Elle noue délicatement de longues tresses. 
Doigts en mouvement répétitif sans cesse.

Soigne la chevelure de cette petite fille. 
Assise là, elle se prénomme Naomie. 

Un petit garçon avec un ballon dégonflé. 
Joue sur le terrain avec le voisin d’à coté. 

Plus loin, une maman d’un certain âge. 
Ramasse au sol ces quelques branchages. 

Il est bientôt temps de préparer à manger. 
Marmite sur le feu, des légumes mélangés. 

Cette fois, je participerai à ce repas. 
Une chaise, une table, il n’y en a pas. 

Peu importe, comme eux je serai assis. 
Sur ce paillasson tissée de mille brindilles. 

Je ne connais pas tous ces plats préparés.
Mafé, yassa, yéké yéké, poulet moambé. 

De l’huile d'arachide, un gros oignon et du laurier. 
Pour toute la famille et un peu plus pour les invités. 

Cuisine Africaine traditionnelle. 
Une découverte exceptionnelle. 

La nuit tombe tôt ici, il est déjà dix-neuf heures. 
Obscurité, couchage, voile et moins de chaleur. 

Tant de choses magnifiques à découvrir. 
Enfants heureux et gens qui ont le sourire.

Ben2012

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Donner à boire à ceux qui ont soif

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Loger les pèlerins  

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Soigner les malades

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Vêtir ceux qui sont nus

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Ensevelir les morts

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Nourrir ceux qui ont faim

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Visiter les prisonniers

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N.-B.:

Ce site est dédié au poète Max Elskamp (1862-1931)   dit l'admirable 12272652655?profile=original Le légendaire portrait dit "au macfarlane" de  Max Elskamp


12272745688?profile=original 

Collection Robert Paul

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Pierre Nora au Cercle littéraire de la Bibliothèque nationale de France le 19 décembre 2011 

Chaque mois, des écrivains récemment publiés dialoguent avec Laure Adler et Bruno Racine, tantôt dans les salons du XVIIIe siècle de la Bibliothèque de l’Arsenal, tantôt sur le site François-Mitterrand. Pour cette quinzième édition du Cercle littéraire de la BnF, est invité Pierre Nora pour 2 ouvrages, tous deux édités chez Gallimard : Présent, nation, mémoire et Historien public.
En fin d'émission, Laurent Nunez, directeur du Magazine Littéraire, nous présente son coup de cœur du mois : l’Autodictionnaire de Proust (Omnibus) de Pierre Assouline.

 

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Amour de calinous.

 

Chaste de ton amour, parmi les décombres,

De mes châteaux détruits, délires d’autrefois,

La  brume  frissonne  par-dessus   les ombres,

De l’étang langoureux embrasé par notre émoi.

 

Et je t’aime en calinous.

 

Mais l’astre du jour décompose en gouttes,

La  mélancolie  qui  fait  place  au  rire,

Le monde entier coule son ciel goutte à gouttes,

Au temps des cerises de ton doux sourire.

 

Et tu m’aimes en mots doux.

 

Longtemps les poèmes de ta voix m’ont chanté,

Leur  âme  légère  qui  plane  autour  de  nous,

Souvenirs  de  baisers  dans  ce  lieu  enchanté,

Savoureux  de  tes  mots  tendres  en  calinous*.

 

Et je t’aime en mots fous.

 

Et  le  vent  musarde  dans  tes cheveux bouclés,

La chanson des merles, d’un soir de lune argent,

Complices aux refrains dont tu as les mots-clés,

Romance  des  rêves  d’un  amour  indigent.

 

Et tu m’aimes en amadou.

 

Musique d’un ange caché dans les arbres,

Du  vieux  cimetière  voisin  du  théâtre,

Les notes baladent leurs tons sur les marbres,

Réchauffés  au  soleil  d’un  penchant  folâtre.

 

Et à l’infini de la volupté,

 Tendrement amour, nous nous câlinons.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

 

 

Calinou : (Familier) Câlin tendre sans orientation sexuelle.

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