Chaussée de bottes en caoutchouc vertes,
Je reviens de là-bas,
de cette lande bleue,
étincelante de pluie,
toute argentée, frileuse,
ciel bas, la frôlant, la faisant bruire ;
soupirs venteux et tièdes !
J’allume un feu,
Je bois un thé, je m’empare d’un livre,
Je respire un brin de poésie ;
fleur musicienne, mienne,
en mon cœur, sans épine et câline !
J'existe.
Oh douceur, une écharpe de soie
sur ma peau glisse,
mon chat lascif, tout contre moi, somnole,
matinalement s'étire, ronronne ;
souffle chaud en ce début d’automne.
Puis, tonne avec inquiétude mon cœur,
de vous savoir si loin, volatile dans le monde,
à tout le monde ;
ne serais-je que cet instant troublant
dans l’immortalité du temps
où vous resplendissez géant ?
Ne serais-je qu’une toute petite étoile,
et vous l’illustre soleil, l’éternel ?
Somnole mon chat encore,
dans ses yeux orangés,
j'envisage le monde,
rêve diurne,
Insomnie volontaire,
Terre plus vivante, palpitante,
même sans vous.
La complicité du chat me console de tout.
Commentaires
Miaou que c'est beau. J'ai des chats, des souvenirs, des joies, des peines : ils sont irremplaçables. Merci de cette petite étoile poétique Dominique. Je clique sur "j'aime".
Je savoure cette poésie emplie de complicité féline ! Merci, Dominique, de ce partage sur Arts et Lettres !
Belle journée printanière à toi ! Amitié, Nicole