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En jardinier tous les matins
Je bine la terre où poussent des mots
Très bien groupés en bons troupeaux
Stances ou sonnets, des fois quatrains
Chantant des airs de campagnard
Dans mon milieu gai et très fier
En jardinier seul dans ma terre
Je vois heureux, pousser les vers
Tout défrichant autour des pieds
Qui vont finir en odes chantées
Chantant le soir des pastorales
A trame de fond la vie rurale
En jardinier seul dans mes champs
Bêche en main et ratissoire
Je sarcle là où poussent mes chants
Et mon calame, sert d’arrosoir
Chantant des rimes en couplets
Comme un pinson allègre et gai
En jardinier dans mon terrain
Entre les mains un bon râteau
Nivelant l’espace autour des mots
Qui sont rangés en beaux refrains
Chantant des airs de paysan
Libre et gai le nez au vent
En jardinier dans mon lopin
Je fais des mots des capucines
Très colorées et sans épines
Pour les offrir à mes copains
Chantant le soir des ritournelles
Vantant la vie simple et belle
Metlaoui,Tunisie,le 19/02/2012
Bernadette Reginster (peintures et sculptures)
Née au Congo, ayant une formation d'architecte d'intérieur diplômée du CAD Bruxelles, Bernadette Reginster a fréquenté des ateliers d'artistes et les Ateliers Malou à Bruxelles.
Elle a passé ses quinze premières années en Afrique et ses premiers sujets étaient rehaussés de crayons, de gouache ou d'encre. Elle a ensuite peint à l'aquarelle, des sujets figuratifs toujours inspirés par ses voyages et les paysages traversés. Depuis une dizaine d'années déjà, elle s'est orientée vers l'abstraction et utilise la matière et la technique du glacis qui donne de la profondeur à ses œuvres. Plus récemment, elle intègre des collages dans ses travaux et notamment des monuments historiques new-yorkais et bruxellois.
Elle se décrit comme une artiste aux multiples facettes inspirée par l’émotion procurée par ses photos de voyage.
L’artiste déstructure littéralement l’image de base avec pour intention de recomposer une œuvre dans laquelle le sujet prend une nouvelle dimension. Quelques peintures se trouvent déjà dans des collections privées à l’étranger.
Et
"Ma démarche artistique est généralement issue de mes nombreuses photographies.
L’émotion première, photographiée, est l’élément de base.
Le choix du sujet, la prise de vue, l’éclairage sont autant de matières permettant une destruction systématique en vue d’une recomposition picturale ou photographique où le sujet prend une nouvelle dimension.
Il s’agit donc d’oublier l’instant premier pour revenir à l’essentiel de l’image par un travail d’épuration. Ensuite au travers de la reconstruction, du choix des couleurs et de la matière, j’aboutis à un tableau nouveau où la photographie laisse place à une création originale."
« De même que le rôle du poète depuis la célèbre lettre du voyant consiste à écrire sous la dictée de ce qui se pense, ce qui s'articule en lui, le rôle du peintre est de cerner et de projeter ce qui se voit en lui » (1)
(1) Phrase de Max Ernst citée par Maurice Merleau-Ponty (L'œil et l'esprit ; Gallimard 1964, Folio Essais p. 30)
Françoise Van Hauwaert (sculptures).
« J’ai toujours beaucoup dessiné, et j’ai étudié l’archéologie et l’histoire de l’art à Leuven en terminant par un mémoire sur Bruegel le Jeune en 1977.
Après des expertises de tableaux chez mon ancien professeur de mémoire, je commence la restauration de tableaux, à Louvain-la Neuve puis à l’Institut Royal du Patrimoine artistique (19 ans), où je me spécialise en restauration de sculptures après 3 ans en peintures.
Entretemps: académie de peinture à Ixelles, puis engagée comme restauratrice de sculptures au Musée Royal de l’Afrique centrale depuis 1997 ; à l’académie de sculptures W-St-Pierre depuis 2007 je fais surtout du figuratif, assez classique avec les nus d’après nature en terre cuite, un peu moins classique dans le bois et la pierre… »
Le prestigieux magazine L'événément annonce l'exposition de Bernadette Reginster:
Et à titre d’information voici les cinq prochaines expositions:
-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Vernissage le 05/09/2012 de 18h 30 à 21h 30 en la galerie même.
Exposition du 05/09 au 28/10/2012 à l’Espace Art Gallery II.
-Titre : « Espace-Temps »
Artistes : Marylise GRAND’RY (Fr) peintures
Vernissage le 17/10 de 18h 30 à 21h 30.
Exposition du 17/10 au 04/11/2012.
&
-Titre : « Gouttes en série »
Artistes : Jean – François MOTTE (Fr) peintures
Vernissage le 17/10 de 18h 30 à 21h 30.
Exposition du 17/10 au 04/11/2012.
&
-Titre : « Eléments de vie »
Artistes : Marcus BOISDENGHEIN (Be) peintures
Vernissage le 17/10 de 18h 30 à 21h 30.
Exposition du 17/10 au 04/11/2012.
&
-Titre : « Bois et entrelacs »
Artistes : Xavi PUENTE (Esp) sculptures
Vernissage le 17/10 de 18h 30 à 21h 30.
Exposition du 17/10 au 04/11/2012.
Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.
Bien à vous,
Jerry Delfosse
Espace Art Gallery
GSM: 00.32.497. 577.120
Voir: http://espaceartgallery.be
Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x
J'aurais voulu écrire un magnifique livre.
En bas de page des milliers de numéros.
Paragraphes et chapitres au contenu chantant.
Une préface très courte mais un résumé géant.
J'aurais voulu écrire un superbe roman.
Sur chaque page ton prénom en grand.
Avoir encore envie de tourner les pages.
Te donner rendez-vous en fin d’ouvrage.
J’aurais voulu écrire une belle histoire d’amour.
En calligraphie sur papier de riz et reliure rouge.
Nous serions coté Atlantique et sans bagages.
Au bout du monde pour un magnifique voyage.
Oh mon amour.
Doux ami,
Jours ensoleillés, en couleurs,
Ou dépourvus de coups de coeur,
Au bout de l’espace et du temps,
Sereinement, mon âme attend.
...
Le messager, passant chez moi,
N’y laisse rien venant de toi.
Les jeux d’esprit son révolus,
Les surprises n’arrivent plus.
...
Durant la nuit, c’est le miracle,
Je reçois d’exaltants oracles.
Lors attentive à ma mémoire,
Je retrouve la joie de croire.
...
15 mai 2001
Connaissez-vous ladite chèvre
D’un dénommé sieur Séguin
Victime un jour d'étrange fièvre
N’a qu’une envie paître bien loin
L’herbe bien grasse n’est pas manquante
Mais dame bique est capricieuse
Trouvant son aire très fort lassante
Se fait morose et très nerveuse
Prenant élan pour des foulées
D’un coup de rein sautant fort haut
Enjambant ainsi la basse haie
Laissant le clos derrière son dos.
Une fois dehors la belle chèvre
Gaie et heureuse de sa liberté
Adoptant même un petit lièvre
Lui tend les pis pour l’allaiter
Toute la nature très enchantée
Se comportant bonne accueillante
Même la montagne et la foret
Trouvant la chèvre ravissante
Allègres et gais et très joyeux
Les deux gambadent dans les champs
En se coulant des temps heureux
Libres de faire ce qu’ils voient bon
Le soir venu Maître Séguin
A beau crier dans sa trompette
Tous ses efforts s’avèrent vains
Non convaincants pour la biquette
Très bien tapi dans un buisson
Le loup Ysengrin a des projets
Se pourléchant et impatient
Voulant en faire un bon dîner
Le prédateur, dont le dessein
Ne pas rater la belle aubaine
En faire des deux un grand festin
Finir son jour la panse pleine.
Les deux amis voient le danger
Vite se mettant les jambes au coup
Fuyant bien loin, lui échapper
Ne pas servir repas au loup
Blanquette lourde et grassouillette
Etant trahie par les kilos
Restant clouée devant la bête
Toute tremblante sans faire un saut
En quelques bonds le lapereau
Trouvant abri dans un terrier
Pensant de la bique sire loup
N’en faire d’elle que des bouchées
De tous ses rêves, peut être un jour
Donner au loup un coup fatal
Que de souhaits d’avoir un tour
Pouvant faire mal à ce chacal
Sans sommation, les yeux fermés
Les cornes courtes entrant en danse
Le monstre rit non effrayé
Narguant la chèvre et s’avance
Souriant la chance à la bique
Pour assener un coup hors pair
Un coup de corne magnifique
Envoyant le loup mordre la terre
Pour tes ses pairs prenant revanche
Pleine d’orgueil, et vaniteuse
Rentrant presto trouver le ranch
Dire à Séguin qu’elle est heureuse
Le 25/03/2011
Les Temps de la Terre représentent ma première tentative de poésie longue. Le but est de raconter l’histoire de la Terre sur la base des connaissances scientifiques contemporaines de son écriture. S’y ajoutent une réflexion et une présentation plus personnelles sur ce qu’ont pu être les éléments clés qui ont abouti à la Terre telle qu’on la connaît actuellement.
Les connaissances évoluant très vite, et comme nous je n’ai pas voulu refaire une encyclopédie totale, il est évident que tous les évènements qui se sont déroulés en plusieurs milliards d’années ne peuvent être reportés, que certains ont du être omis, ou demandent à être corrigés en fonction des dernières découvertes.
Les Temps de la Terre constituent donc une approche différence, poétique, d’un sujet scientifique, dont j’espère qu’elle vous sera attrayante. Au cours de cette rédaction, j’ai pu appréhender la difficulté d’écrire une poésie longue, et j’ai ressenti une très grande humilité devant les grands auteurs qui ont pu écrire des épopées qui ont fait notre plaisir ou nos cauchemars d’école.
Les Temps de la Terre sont toujours en cours d'élaboration depuis 2007. Vous découvrirez progressivement les quatre premières parties déja écrites.
Vos réactions me seront très précieuses pour modifier ce texte qui est encore en devenir, et que je ne demande pas mieux que d’améliorer encore.
Merci d’avance pour votre lecture
Amitiés
Daniel Dive
LES TEMPS DE LA TERRE
Il était une fois une planète bleue
Au passé perdu dans un océan de feu.
Il était une fois une planète belle
Qui avait reçu dès le berceau tout pour elle.
L’aventure du temps de l’espace cosmique
Lui promet un destin que certains voient tragique.
Mais on peut se tromper sur le sens du futur
De la Terre et de l’homme, en des temps si peu sûrs.
La Terre a une vie aux bornes très lointaines.
La destinée de l’homme est bien plus incertaine.
La Mère est très solide et ses enfants fragiles,
Car bâtissant sur sable et sans cuire l’argile.
Si nous nous penchons sur son passé si immense,
Nous verrons que la Terre eut une vie intense,
Alors que nous ne sommes qu’épiphénomènes,
Nous qui nous agitons, tels des énergumènes.
I. La Genèse
Avant qu’elle fût née, tout n’était que poussière
Et gaz qui provenaient des époques premières.
Hydrogène venu du Big-bang si lointain,
D’étoiles ancestrales cadavres éteints,
Supernovae passées aux cendres si fécondes,
Promesses de futur et de bien d’autres mondes.
Au centre du nuage, à peine scintillant,
Une étoile naissait, un fanal vacillant.
Autour d’elle cendres et gaz se disloquaient,
De poussière en grumeaux qui partout se choquaient
Naquirent des cailloux qui, s’attirant entre eux,
Formèrent des rochers de plus en plus nombreux.
Sous la force puissante de gravitation
Se poursuivit longtemps cette condensation.
Une protoplanète apparut lentement
Que des blocs bombardaient continuellement,
Échauffant la surface qui vint à fusion
Sans cesse entretenue par mille collisions.
Et dans les profondeurs, chaleur naissait de même,
Radioactivité travaillant à l’extrême.
Le fer finit par fondre, et plus lourd, il migra
Jusqu’au centre où alors un noyau se forma.
C’était alors le temps des lacs incandescents,
Des océans de roche aux reflets rubescents
Où partout, ça et là, flottaient en îlots sombres
Des blocs bien plus légers en archipels sans nombre.
Et ainsi se forma la croûte primitive,
Sans cesse remaniée par les puissances vives
Qui, dans les profondeurs, brassaient les rocs fondus
Qui suintaient partout en fleuves répandus.
Et puis, avec le temps, la croûte s’épaissit,
D’îlots en îles et continents, elle grossit,
Mais travaillée dessous par la chaleur intense,
Elle se fragmenta, formant plaques immenses.
Tout au long de leurs bords naquirent des volcans,
Les premières montagnes de Terre de ce temps,
Crachant feu et gaz et modifiant l’atmosphère,
Préparant un futur avec la troposphère.
Les éclairs qui naissaient dans leurs panaches noirs
Apportaient aux atomes d’étranges pouvoirs,
Les associant entre eux, molécules nouvelles,
Porteuses d’un message aux vertus immortelles.
Puis la température baissant peu à peu,
L’atmosphère tomba en averse de feu,
Gaz devenant métaux qui tombaient sur le sol,
Ou acides cruels plus forts que vitriol.
Puis vint un âge obscur dont mémoire est perdue
Sans doute montagnes sont nées, très étendues
Hautes, majestueuses, semblant éternelles
Car rien ne survenait pour s’attaquer à elles.
La chaleur s’évadant, sans rien pour compenser,
Permit à vapeur d’eau d’enfin de condenser.
Un orage survint, à nul autre pareil,
Pendant siècles entiers, il n’y eut de soleil.
L’eau tomba abondante et le sel dissolvant,
Ruisselant sur le sol en prodigieux torrents,
Commença à ronger les sommets imprenables
Et transportant rochers et limons impalpables,
Pour s’assembler plus loin en des fleuves géants,
Remplit les abîmes, formant les océans.
Dans l’eau accumulée, les molécules nées
Des éclairs et du feu furent disséminées,
Préparant l’avenir d’une planète neuve
Qui, sous un ciel plus clair, voulait faire ses preuves.
2007
On peut toujours rêver.
CHANGER L’HOMME, POUR CHANGER LE MONDE
Si j’étais magicienne… Supposition merveilleuse qui permet tous les espoirs. Du moins à première vue car les souhaits les plus humanistes sont des arbres qui cachent une forêt d’exigences. Les meilleures intentions du monde se bornent trop souvent à des vœux pieux.
Je saisis ma baguette magique et je clame « Que chaque être humain mange désormais à sa faim ». Plus facile à dire qu’à faire, ricane aussitôt un diable réaliste et philosophe. Vaincre la faim dans le monde suppose que les intérêts économiques des plus forts cessent de faire la loi. Les cultures intensives qui rapportent à quelques-uns devraient céder le pas aux cultures propres à nourrir les populations locales. Les champs d’arachides, de soja ou les légumes exportés du Sénégal, du Maroc, du Kenya et d’autres pays africains, cultivés au profit des nantis de l’Occident, devraient disparaître pour que renaissent les produits qui formaient la base de l’alimentation traditionnelle de ces contrées.
Il faudrait aussi que les conflits entre les pays, avec leur cortège de factions et
l’antagonisme des intérêts économiques des uns et des autres, soient bannis à jamais. Que le pétrole cesse de faire flamber les convoitises. Que l’or, le diamant, le platine, l’uranium et n’importe quel minerai mirobolant encore à découvrir ne se conquièrent plus au prix du sang et de la souffrance humaine. Que la guerre soit donc mise hors la loi car si elle tue, torture et nous détruit, elle ravage tout autant nos maisons et nos champs, les pâturages et les troupeaux. Elle induit le déracinement des peuples, les contraint à l’exil, en fait des réfugiés économiques qui ont perdu leur force de travail. Trop souvent ces malheureux sont contraints de survivre grâce à une aide humanitaire. Cette aide, indispensable pour parer au plus pressé dans l’urgence, ne résout pas les problèmes de fond qui sont l’exploitation de l’homme par l’homme et l’accaparement des richesses par les plus forts La condition d’assisté fait mauvais ménage avec la dignité humaine.
Les maux surgis de la boîte de Pandore ne sont rien en regard des monstres vomis par la guerre, au nombre duquel il faut encore compter la délation, le marché noir, le viol, le déchaînement des pulsions les plus sombres, la porte ouverte à tous les sadismes et à toutes les exploitations.
Les seuls à profiter vraiment des conflits, ce sont les marchands d’armes qui rivalisent d’ingéniosité pour détruire, mutiler, anéantir, empoisonner leurs prochains, avec un maximum d’efficacité. Il n’y a pas de guerre propre, comme on voudrait nous le faire croire, en parlant de frappes « chirurgicales ». La guerre est sale, inhumaine, abjecte. Ce qui est interdit en temps de paix : tuer ou nuire à son voisin, est hautement recommandé et même obligatoire pour les combattants censés défendre leur pays. Tout cela est bien noir en regard de la magie blanche de tous les Merlins du monde. La lampe enchantée d’Aladin en perd toute sa clarté.
Aurais-je plus de chance avec mon deuxième vœu ?
En Belgique, comme dans la majorité des pays développés, nous sommes tous un peu thaumaturges. Même si nous n’en sommes pas conscients. Nous jouissons, en effet, riche ou pauvre, d’un privilège exorbitant, celui de disposer d’eau potable, sur un simple geste, celui d’ouvrir un robinet.
Réconfortée, je reprends ma baguette magique et souhaite qu’il en soit ainsi partout dans le monde. Hélas ! Les forces maléfiques sont tellement fortes que ma baguette magique baisse le nez, rouge de honte et de colère. Plouf ! La voilà qui se noie dans un océan d’écueils. Les pauvres gens de partout, avec les femmes en première ligne, continueront à faire des kilomètres à pied chaque jour, avec une bassine sur la tête, pour aller recueillir une eau saumâtre ou polluée, avec laquelle étancher leur soif, se laver et faire la cuisine. Même si cette eau les rend malades et tue les plus faibles d’entre eux. Cet or bleu, indispensable à la vie, est accaparé par les plus forts, à leur seul profit, gaspillé sans vergogne, quand il n’est pas vendu par ceux qui disposent d’un puits dans les lieux où l’eau manque cruellement.
De braves gens se dévouent pour creuser de nouveaux puits, installer des canalisations, réparer les installations usées. On dessale de l’eau de mer à grands frais, on creuse des canaux, on puise dans les fleuves mais des millions d’hommes ont toujours soif car le bétail et les cultures doivent boire également. Un nouveau « couac » pour ma baguette magique, impuissante devant le réchauffement climatique, la désertification et l’égoïsme.
C’est le moment de tirer ma troisième et dernière cartouche. Je pourrais peindre le ciel d’un bleu inaltérable, faire luire le soleil en pleine nuit et exiger des quatre saisons qu’elles se muent en printemps éternel.
Foin de ces fantasmes enfantins ! Attaquons-nous enfin au problème de fond.
Que les hommes changent ! Que l’argent et la réussite matérielle ne soient plus l’objet de leur désir le plus ardent ! Devenons plus solidaires, plus fraternels et prêts à contribuer à l’établissement d’un monde plus juste. Alors et alors seulement tout deviendra possible. Chacun mangera à sa faim, étanchera sa soif, gagnera sa vie, vivra paisiblement et en bonne santé. Le chômage et l’angoisse de l’avenir disparaîtront. On retrouvera les vertus du rire et de la bonne-humeur.
Chacun aura alors le loisir d’être amoureux, du cultiver des roses, de chercher le bonheur, de créer, de construire, de jouir de sa courte vie terrestre, au mieux de ses convictions philosophiques ou religieuses. Sans compter sur un paradis hypothétique, après la mort.
Quadrature du cercle ou miracle remis aux calendes ? Vaincre la violence en douceur ? Quel beau paradoxe !
MARCELLE DUMONT
Historique, présenatiton, associations, groupes vocaux, programme.
Iroise
Les flots échevelés poussés par les rafales
D'un vent qui souffle et siffle sous un ciel livide
S'enflent en monts neigeux, esprits des mers avides
D'engloutir ce qui tombe en leur gueule fatale.
Se brisant sur les rocs en fracas de tonnerre
Ecumant, poussé par colère destructrice,
L'océan en folie, fureur dévastatrice,
Sur la côte un étau de violence resserre.
Et que semblent légers les ouvrages des hommes
Submergés, secoués par ces vagues immenses,
Qui veulent se venger qu'on leur ait fait offense
De les défier, alors que si petits nous sommes.
Ecoutons les brisants criant de leur voie sombre
Qu'ils sont plus vieux que nous, presque autant que la Terre
Que notre orgueil est grand, si grand qu'il nous enterre
Alors qu'ils ont pour eux des avenirs sans nombre.
Le 26 juin 2009
Quand tu entends ton cœur parler
Dire des choses belles et sublimes
Quand tu te sens trop plein d’idées
Isole-toi avec ta plume
Dès que l’envie se fait très forte
Et tu te sens le cœur en rage
Quitte les gens, claque les portes
Laisse ton stylo noircir les pages
Dès que les mots se font pressant
Et les beaux vers frappent à ta tête
Isole-toi, quitte les gens
Par le calame, fais leur la fête
Quand les doux mots te turlupinent
En te créant des insomnies
Laisse le crayon fier de sa mine
Écrire des chants vantant la vie
Quand la parole te joue des scènes
Avec malice tel des lutins
En belle musique calmant les peines
Cours lui pister les escarpins.
M S Gasmi
Sousse ;le18/06/2011
Voici la toute première collaboration que j'ai réalisée avec Jean Claude Dumont, peintre belge, qui est incrit sur ce forum.
J'avais, en 2005, accompagné de textes des aquarelles du peintre Gérald Tron, en particulier lors d'une exposition à Barvaux.
L'idée de réaliser l'inverse m'était venue, et j'ai posté, à l'intention des peintres amateurs d'un site de poésie, plusieurs textes, dont rendez vous dans la forêt bleue.
Quatre semaines après, je recevais de Jean Claude Dumont une photo de la toile qu'il avait réalisée, et qui m'a bouleversé, tellement l'artiste avait su saisir ce que j'avais mis de plus personnel dans ce texte dédié à ma mère disparue en mai 2001. La toile et le texte ont participé à plusieurs expositions. Inutile de dire que cette toile occupe une place d'honneur dans la maison, en raison de sa symbolique. Cela a été le départ d'une collaboration avec Jean Claude Dumont dont je me propose de vous faire découvrir quelques facettes dans l'avenir.
Le texte est présenté ici avec la toile non encore encadrée, image telle que je l'ai reçue....
Merci de votre passage et de votre lecture
SPOLETOFESTIVALARTE/2012 Maria Teresa Bertina presentera deux bronzes au SPOLETOFESTIVALART/2012
Grand évènement International qui aura lieu à l'intérieur du Cloître de San Nicolò à
Spoleto, dans l'Umbria en Italie, ville trés riche d'histoire de d'art
du 28 Septembre au 1er Octobre 2012
bronze - copyright Maria Teresa Bertina
(tous droits réservés)
Je me trouve sur une plage
qui ne ressemble nullement
aux rivages de l’océan
que je fréquentais, médusée,
au temps de mes jeunes années.
...
Une immense étendue du fleuve
où sont déposées des étoiles.
est bordée par des roches claires.
J’ai marché longtemps solitaire,
sans quitter des yeux le courant.
...
En face de moi, l’eau tranquille,
ridée de faibles vaguelettes,
sur lesquelles des enfants courent.
Au loin, qui bordent l'horizon
Les formes douces de vallons.
...
Je me souviens de hautes vagues
qui se brisaient avec fracas,
sur d'énormes rochers luisants,
et qui aspergeaient d'eau salée
les attardés sur la jetée.
...
Ici, un petit coin de plage
et à l’entour, un peu partout,
des boisés touffus, d'arbres verts
dotés de pistes à bicyclettes,
et de petits sentiers ouverts.
...
Des aires sont aménagées
rendant tentants les pique-niques,
Lors chacun fait ce qui lui plaît,
dans un silence reposant.
Même les enfants sont discrets.
...
Île Bizarre, (Québec) 21/7/2001
Être simplement bien,
s’endormir doucement,
dans le bleu,
se glisser un peu,
puis toute entière ;
dans une fleur sommeiller,
hochet solaire,
peau assoiffé de vous déjà,
dans l’air, senteur de menthe,
transparence.
Enfance solitaire,
créatrice, libératrice ;
chambre verte,
ni petite, ni grande,
sans nul mur,
mais verte,
lit blanc, sécurisant et chaud ;
Invisibilité d’une mère,
là constamment,
sans nul poids ;
éden dénué d’anges,
de floraisons pâles, d’étoiles bleues,
tout gorgé de vous mais aussi d’elle !
Être simplement bien,
s’enchanter de l’instant, l’attraper ;
papillon diapré, tout poudré de lumière,
dans ma tête, l’éternel !
Puis .... l'écrire.
Enfance, adolescence,
mélancoliques et solitaires,
Amazonie derrière ma porte
demeurée entrouverte,
verte.
Monde étrange, construit
tout doucement,
depuis ma fenêtre blanche et lisse ;
encre magique, violine,
pour mon âme en péril,
mon cœur désagrégé,
devenue mère et forte :
Délivrance jusqu’à vous !
Voyage au fil des pages,
mouvement s précipités ou calmes
de ma main, sans nulle alliance,
sinon celle que vous me destinez,
lorsqu'à moi vous songez !
Poésie,
tout le temps,
murmures des fleurs, des arbres,
des ombres, ensoleillement enfin ;
caresses violines,
de moi à vous,
les authentique !
Dans le cadre du projet Art nouveau & écologie soutenu par le programme Culture 2007-2013 de la Commission européenne, le Réseau Art Nouveau Network, un réseau de villes visant à préserver, étudier et promouvoir l'Art nouveau à l'échelle européenne, organise un symposium d'une journée le 26 Janvier 2013 sur les matières premières et l'Art Nouveau à Aveiro (Portugal).
La date limite de l' appel à communications est fixée le lundi, Septembre 17th 2012, et les documents doivent être envoyés au bureau de coordination par courriel à info@artnouveau-net.eu .
La Maison du Livre, à Saint-Gilles (Bruxelles) nous propose ses activités
Bonjour à tous.
Ma première contribution à ce forum. J'écris principalement de la poésie, mais j'aime y associer, quand cela est possible, images, photos, toiles, musique. Je vous en propose ici un exemple. Vos avis me seront très précieux pour progresser. Merci d'avance
Manuel de Falla: En los jardines de la Sierra de Cordoba
Recital at the Teatro Real in Madrid
Berliner Philharmoniker, Sir Simon Rattle. Joaquín Achúcarro, piano
Vassily Kandinsky (1866-1944)
Vassily Kandinsky (en russe : Василий Васильевич Кандинский, Vassili Vassilievitch Kandinski), né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944, est un peintre russe et un théoricien de l’art. Considéré comme l'un des artistes les plus importants du XXème siècle, aux côtés notamment de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait.
Le texte "incandescent" que l'on va lire se trouve dans l'avant-dernier chapitre du célèbre ouvrage de Vassily Kandinsky Du spirituel dans l'Art. Kandinsky y exprime sa conception de l'art et évoque les responsabilités de l'artiste : "une œuvre d'art n'est pas un phénomène fortuit qui apparaît indifféremment ici ou là"... mais un être vivant obéissant à une nécessité spirituelle.
La peinture, par exemple n'existe pas "pour rien" (comme dans la théorie de l'art pour l'art et dans certaines œuvres contemporaines) ; elle a un but. Ce but est d'affiner et de développer l'âme humaine. L'homme biologique a besoin de pain pour survivre, l'homme spirituel a besoin d'art pour exister. Vassily Kandinsky assigne à la création artistique une fonction éminente, l'art est la vie de l'âme. Cette fonction confère à l'artiste de hautes responsabilités ; il n'est pas libre de faire de sa vie n'importe quoi, car ses œuvres sont le reflet de son âme. La responsabilité de l'artiste n'a cependant rien à voir avec le conformisme et la "morale bourgeoise".
Pour Platon, le beau est dans l'objet, il est dans la plus ou moins grande conformité entre l'objet et l'Idée, pour Kant (Critique du Jugement, "analytique du Beau"), le beau est dans le sujet. Pour Kandinsky, La beauté est dans la nécessité intérieure", cet "admirable, cet éternel instinct du beau" dont s'émerveille Baudelaire.
Vassily Kandinsky cite le poète, écrivain et dramaturge Maurice Maeterlinck : "Il n'y a rien sur terre qui soit plus avide de beauté et qui s'embellisse plus facilement qu'une âme..." et évoque la montée dans l'âme et dans le monde du "triangle spirituel".
Kandinsky compare la vie spirituelle de l’humanité à un grand Triangle semblable à une pyramide. La pointe du Triangle est constituée seulement de quelques individus, notamment les artistes, les écrivains, les poètes, les peintres... qui apportent aux hommes le "pain sublime". Ce Triangle semble souvent immobile, mais il s'élève lentement. Durant les périodes de décadence où "profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les âmes avilies" (Ernst Jünger), les âmes tombent vers le bas du Triangle ; les hommes ne recherchent que le succès extérieur et ignorent les forces spirituelles.
"La beauté sauvera le monde" prophétisait Dostoïevski. Ni la science, ni la technique, ni la morale, ni la philosophie, ni l'éthique, ni la politique, ni même la bonté ne peuvent soulager la souffrance du monde, ni nous aider à vivre, sans la beauté, splendeur du Vrai et du Bien". (Platon)
"L’œuvre d'art naît de l'artiste - création mystérieuse, énigmatique, mystique. Elle se détache de lui, elle acquiert une vie autonome, devient une personnalité, un sujet indépendant, animé d'un souffle spirituel, le sujet vivant d'une existence réelle - un être. Elle n'est pas un phénomène fortuit qui apparaît indifféremment, ici ou là, dans le monde spirituel. Comme tout être vivant, elle est douée de puissances actives, sa force créatrice ne s'épuise pas. Elle vit, elle agit, elle participe à la création de l'atmosphère spirituelle. (...)
la peinture est un art, et l'art dans son ensemble n'est pas une création sans but qui s'écoule dans le vide. C'est une puissance dont le but doit être de développer et d'affiner l'âme humaine (...) C'est le seul langage qui parle à l'âme et le seul qu'elle puisse entendre. Elle y trouve, sous l'unique forme qui soit assimilable pour elle, le pain quotidien dont elle a besoin.
Si l'art n'est pas à la hauteur de cette tâche, rien ne peut combler ce vide. Il n'existe pas de puissance qui peut en tenir lieu. C'est toujours aux époques où l'âme humaine vit le plus intensément que l'art devient plus vivant, parce que l'art et l'âme se compénètrent et se perfectionnent mutuellement.
L'artiste doit avoir quelque chose à dire. Sa tâche ne consiste pas à maîtriser la forme, mais à adapter cette forme à son contenu. (...)
L'artiste n'est pas un "enfant du dimanche" à qui tout, d'emblée, réussit. Il n'a pas le droit de vivre sans devoirs. La tâche qui lui est assignée est pénible ; pour lui, souvent, elle est une lourde croix. Il doit être convaincu que chacun de ses actes, de ses sentiments, de ses pensées est la matière impondérable dont seront faites ses œuvres. Il doit savoir qu'il n'est pas libre, par conséquent, dans les actes de sa vie et qu'il n'est pas libre dans son art.
Comparé à celui qui est dépourvu de tout don artistique, l'artiste a une triple responsabilité : 1) il doit faire fructifier le talent qu'il a reçu ; 2) ses actes, ses pensées, ses sentiments comme ceux de n'importe quel homme, forment l'atmosphère spirituelle qu'ils transfigurent ou qu'ils corrompent ; 3) ses actes, ses pensées, ses sentiments sont la matière de ses créations qui, à leur tour, créent l'atmosphère spirituelle (...)
Coulour Study
Ce "beau" dont l'artiste est le prêtre doit être recherché en s'appuyant sur le principe de la valeur intérieure que nous avons montré partout présent. Et ce "beau" ne peut être mesuré qu'à l'échelle de la grandeur et de la nécessité intérieure.
Est beau ce qui procède d'une nécessité intérieure de l'âme. Est beau ce qui est beau intérieurement.
L'un des pionniers, l'un des premiers créateurs de la spiritualité contemporaine dont l'art de demain s'inspirera, Maeterlinck a écrit :
"Il n'y a rien sur terre qui soit plus avide de beauté et qui s'embellisse plus facilement qu'une âme... C'est pourquoi peu d'âmes, sur terre, résistent à la domination d'une âme qui se voue à la beauté." (Maurice Maeterlinck, De la beauté intérieure)
C'est cette qualité lubrifiante de l'âme qui facilite la progression et la montée, lente, à peine visible, du triangle spirituel, freinée parfois extérieurement, mais constante et ininterrompue." (Vassily Kandinsky, Du spirituel dans l'art, VII, Théorie)
Signature de Vassily Kandinsky


