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Sansonnets

Sansonnets
Thiollière Pierre

Résumé

Avec ce recueil de cent sonnets Pierre Thiollière réalise une performance quelque peu oulipienne. Les poèmes sont composés avec des vers de une, puis deux, puis trois syllabes, etc. jusqu’à atteindre un plafond de sonnets classiques en alexandrins, avant une descente lente vers le sonnet monosyllabique, suivie d’une remontée puis d’une redescente en une succession de vagues poétiques. Les deux derniers sonnets intègrent cette ondulation à l’intérieur même du poème avec des vers dont la longueur croît et décroît.
            Une lecture par blocs thématiques est facilitée par l’index final : « le jeu de faire des vers » (où domine la fantaisie), « saisons », « bestioles », « jardins et forêts », « le botaniste » (série inspirée par le projet professionnel d’un fils du poète), « loin » (dans l’espace ou dans le temps), « figures » (sonnets inspirés par des tableaux ou des sculptures d’artistes proches), « chers humains », « un père ? » (sur les rapports du poète avec sa fille adoptive), et enfin « amours » (poèmes qui colorent la fin du recueil).


Donneriez-vous, donneriez-vous
mille roupies pour cent sonnets ?
Seriez-vous de ceux qui avouent.
chanter avec les sansonnets ?

[…]
Alors je vous invite au chant
de la mésange dans le champ
et du rossignol dans la nuit.

Auteur

Pierre Thiollière est né en 1948 dans une ferme du Massif Central. Professeur honoraire de littérature castillane, il a écrit sur les poètes espagnols du milieu du vingtième siècle. Il a publié de nombreux ouvrages de poésie, une pièce de théâtre et un roman fantastique. Il a traduit les poètes Jaime Gil de Biedma, Luis Antonio de Villena, Antonio Colinas, César Vallejo…

  • Discipline : poesie
  • Parution : 10-08-2021
  • Auteur : Thiollière Pierre
  • ISBN: 978-2-312-08265-3
  • Format : 150x230 mm
  • Nombre de pages : 112
  • Série / Collection : Les Editions du Net

 

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Légendes du siècle

Le nouveau livre de Pierre Thiollière : Légendes du siècle

 

Écrit depuis Madagascar à l’époque de la guerre américaine au Vietnam, le « Chant pour tuer le Vautour » ouvre l’horizon du livre sur les vastes continents du sud et leurs héros : le Congolais Lumumba, l’Argentin Che Guevara, le Vietnamien Ho Chi Minh et bien d’autres, y compris les foules héroïques anonymes (des Aborigènes d’Australie aux Gilets Jaunes…) qui luttent pour leurs droits. Les héroïnes ont leur part, guérilleras nicaraguayennes ou Premières Ministres de l’Inde ou du Sri Lanka. L’Europe n’est pas oubliée, avec ses héros positifs ou négatifs, les capitaines portugais de la révolution des œillets ou Madame Thatcher. Les récits, en vers classiques ou en versets libres, pleins d’ampleur épique ou d’ironie malicieuse, sont circonscrits au siècle du poète, qui commence au lendemain de la seconde guerre mondiale, en 1948 et dont les pulsations persistent dans ces années 2020.

Les Légendes de Pierre Thiollière vous ouvrent grand les portes du monde et du siècle que vous habitez.

 

ISBN 978-2-9563996-3-6, 12€. À commander chez votre libraire ou directement auprès de :

 

Pierre THIOLLIÈRE

Garrigues

11170 Cenne Monestiés

tel. 06 98 91 71 20 / 09 64 07 12 92

thiollierep@wanadoo.fr

 

http://thiolliere.unblog.fr

http://pierre.thiolliere.over-blog.com

http://editions-du-chat-lezard.webnode.fr

 

Les principaux personnages qui apparaissent dans le livre (d’autres apparaîtront sans doute un jour) :

Patrice Lumumba, Monja Jaona, Hailé Sélassié, Bob Marley, Yennenga, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Mouammar Kadhafi, Che Guevara, Angela Davis, Salvador Allende, Tomás Borge, brigadistes et guérilleras au Nicaragua, le sous-commandant Marcos, Lula, Pepe Mújica, Sirimavo Bandaranaike, Indira Gandhi, Ho Chi Minh, Peng Dehuai (trahi par Mao), les Palestiniens, Megawati Soekarnoputri, canaques, aborigènes d'Australie, De Gaulle et les étudiants de mai 68, Alexandre Dubček, Otelo de Carvalho, Francisco Franco, Mikhaïl Gorbatchev, Boris Eltsine, les réfugiés, Maggie Thatcher, Augusto Pinochet, les morts de Charlie, les Gilets Jaunes, …

                                            

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M’sselkheir Âalikoum (Bonjour) mes ami(e)s! Les guirlandes lumineuses se sont éteintes après avoir illuminées durant trois jours le marché de Noël qui s’est tenu au siège du Caritas d'Alger les 16, 18 et 19 décembre dernier.  A ce propos, voici un bouquet de scènes immortalisées sur le vif. Que dire d’autres ? Sinon que nous avions vécus dans l’intérieur d’une ruche, où les fées de logis s’étaient surpassées dans l’étalage de douceurs (miels, produits laitiers et chocolat) faits maison, des bijoux du terroir ainsi que les livres de votre interlocuteur. Lâakouba El Âam El Djay (A l’année prochaine).Bonne journée. Alger, Louhal Nourreddine, le 22 décembre 2021.12273419284?profile=original

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Noël depuis 2020

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Tombé du ciel
Perlé d'éternel
Précieux comme le temps
Et si fragile pourtant
☆
Ce bijou de l'hiver
Venu nous annoncer
Que dans cet univers
Il est temps d'écouter

12273418260?profile=originalQuand perce le secret
De la candeur de Noël
Souffle un vent léger
Qui nous donne des ailes
☆
Reflet spirituel
Scintillant de paillettes
Aux chants de gospel
Tintent les clochettes

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Dans sa bulle nacrée
L'écho se fait dentelle
Comme une perle sacrée
Recevons-là providentielle
☆
C'est ainsi que se mêle
Chaque élément du tableau
Comme un sublime poème
Pour vous offrir ce cadeau

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Et dans l'ambiance de cette soirée
Comme on couvre les "Je t'aime"
~Sans bisous et en apnée~
Aimons-nous quand même
☆
La magie de Minuit
Au rendez-vous malgré elle
Car dans vos yeux, elle brille
A tous "Joyeux Noël"

♡☆♡

© Elea Laureen

"Pour cette journée de Noël,
que la joie, la magie, le bonheur inondent votre foyer
et vous comblent de merveilles, de douceur et de sérénité.
Joyeux Noël"

Elea Laureen

O Holy Night ~ St Paul's Cathédral

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CHEVALIER DE MICHAËL

- «Je veux être un chevalier, un héros fort et preux, qui fait

régner sur la terre  le bien à tout jamais.»

Voici le dixième ouvrage de La Lyre d’Alizé.org, un livre lumineux haut en couleurs. Il illustre avec éclat et joie le mythe du Chevalier de lumière inspiré par le héros du ciel, Michaël, Héros cosmique qui terrasse le dragon et insuffle force, détermination,
joie et courage aux enfants de la terre.
Livre destiné autant aux enfants qu’à leurs aînés, tant il interpelle et parle au cœur de courage pour sortir victorieux des épreuves de l’existence. L’artiste nous propose de superbes fresques inspirées rendant vivante la qualité spirituelle de la présence de l’archange, inspirateur dans les hauteurs.

Texte de Rébecca Terniak
Aquarelles de Marie-Christine Serventi
en collaboration avec Rébecca
Terniak et Dom Amat
40 pages couleur dont 24 aquarelles originales
format 240 x 240 mm
Ed. La Lyre d’Alizé,
Novoprint Octobre 2021
22 € - 30 frs ch - Pour enfants et adultes.

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QUE L'AMOUR CÉLESTE INONDE VOTRE COEUER DE PAIX ET PROTECTION

EN CES TEMPS DE MUTATION

GARDEZ VOTRE CIEL EN VOUS !

12273416684?profile=originalENTRE LES ROSES ET LES LYS
DORT, DORT, DORT LE PETIT FILS

MILLE ANGES DIVERS, MILLE SÉRAPHINS

VOLENT ALENTOURS DE CE GRAND DIEU D'AMOUR...

Extraite du livre Les Bergers de Noël de Rébecca Terniak

Jeu de Noël chanté et joué des années par les enfants de L'Oiseau Lyre Lausanne

Illustrations aquarelles de Marie-Christine Serventi

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REBOTA REBOTA Y EN TU CARA EXPLOTA

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« Ça rebondit, ça rebondit et ça t’éclate en pleine face »

https://www.theatrenational.be/en/activities/1956-rebota-rebota-y-en-tu-cara-explota#presentation

 

Standing ovation pour cette performance sur la violence faite aux femmes.

Agnés Mateus, seule en scène, emporte la salle dans sa rage contre les féminicides.

 

Moulée dans un pantalon pailleté, elle s’avance vers le public en déroulant un tapis comme pour un défilé sauf qu’elle porte un masque hideux de clown car ici rien de charmant, elle crache toutes les insultes faites aux femmes sur une danse au rythme techno et dans une langue espagnole (surtitrée) qui crépite comme un lance-roquettes.

« Ça rebondit, ça rebondit et ça t’éclate en pleine face », ce sont les paroles d’une comptine répandue dans les cours de récréation en Espagne qui signifie « C’est celui qui le dit qui l’est ».

 

Dénonçant les failles de l’éducation donnée aux filles comme aux garçons, elle démonte sur le même tempo les absurdités et les stéréotypes sexistes des contes de fées et des blockbusters. Avec un humour qui n’épargne rien ni personne, elle trace son plaidoyer contre l’indifférence et l’immobilisme.

 

Créé en 2017, avant Metoo, le projet visait à secouer une Espagne où la violence faite aux femmes était encore un sujet tabou en dépit de chiffres record (en moyenne deux femmes tuées chaque semaine par leur mari, leur fiancé ou leur ex-). « Nous les femmes, nous sommes complètement abandonnées par les politicien·nes" : Agnés Mateus crie l’urgence de réagir. Et si elle se démène autant sur scène, c’est dans un but d’empowerment, de transmission d’énergie commune, comme le slogan d’un refrain féministe : "Nous sommes fortes, nous sommes fières ».

Depuis le spectacle a fait son chemin, remportant plusieurs récompenses et même si le monde politique ne se réveille pas, la force spectacle suscite partout le même enthousiasme.

Agnés et son metteur en scène Quin Tarrida sont des artistes multidisciplinaires qui s’intéressent à diverses formes de violence. Leur précédente production « Hostiando a M » visait les exactions policières. Le secret de leur impact est de ne pas traiter le problème de manière explicite mais sur le mode d’une satire grotesque spectaculaire.

À couper le souffle !!!

Palmina Di Meo  

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Un art de scène idéaliste sur un plateau … intimiste

Lui, Francis Lalanne, c’est une guitare chargée d’oiseaux gravés dans le lac noir de ses modulations. Sous sa houppelande fantasque de manouche noir corbeau, il porte des bottes de mousquetaire, et dans son dos, une longue natte, jamais désacralisés par la coupe aux ciseaux. Un regard pénétrant qui perce l’obscurité du monde fouille les visages des spectateurs et cherche leur regard, puisque , par définition, sans le regard du spectateur, il n’y a pas théâtre. La voix de l’artiste ne fait pas tout. La magie, c’est la rencontre. La salle du théâtre de la Clarencière est pleine à craquer, le public est plutôt jeune et désinvolte et se serre l’un contre l’autre. On prie tout bas qu’un cercle magique aura fermé la porte au terrible virus rampant. On prie tout haut que tous veuillent bien mettent leur masque, un rappel se fait en début de spectacle. Mais la foule… ne fait toujours que ce qu’elle veut et la peur de l’autre est tapie dans le cœur des moins jeunes et plus vulnérables, même de ceux triplement certifiés. On ne s’embrasse plus, n’est-ce pas ? Juste avec les yeux, disions nous à Fabienne Govaerts, la pétulante directrice du Théâtre qui garde courageusement le cap à travers les bourrasques culturelles ambiantes. Son masque à paillettes de bronze est son armure. « L’art vivant est mon droit ! »

Des Contes d’hiver pour réchauffer les cœurs servis en duo dans un spectacle qui a de la gueule.

Fabliaux, récits, légendes de monts et de vaux, de déserts et d’océans, voici avec fraîcheur et poésie la structure du spectacle que nous présente Francis et Alice. Tiens ! Ils riment ces deux-là ! Entendez vous ? Et se tiennent par la musique du cœur et des cordes, deux racines latines identiques d’ailleurs et le sentiment en parts égales, fiché comme un étendard dans le corps et l’âme Lalanne. Jolie recette ! “Deux étions et n’avions qu’un cœur”. Alice sort de l’ombre et joue du violoncelle, les yeux fermés, paupières nacrées d’or, visage de madone et chevelure d’ange lisse, elle est son égérie qui lui met les larmes aux yeux.

Les deux artistes en scène se correspondent comme le ying et le yang. Pas l’un sans l’autre. C’est l’un et l’autre. Le souhait d’Alice Poussin, sans équivoque…
Les récits, drôles, stylés, presque tous irrésistibles proposent un déchiffrement, une interprétation du monde et une morale implicite.
Adorables chutes sur un tapis de bienveillance, cérémonie de beau langage bien scandé, plein de couleurs, d’humour, et de saillies poétiques. On sent le public qui s’extasie. Sensibilité à fleur des yeux.
Avec ses loups, Francis Lalanne se sert des animaux pour instruire les hommes. Grenouilles, hérissons, colibris, chameaux, et par dessus tout, les loups, agneau compris ! Il n’hésite d’ailleurs pas  à appeler le plus grand honnête homme du 17e siècle pour souligner son propos. Merci Jean de La Fontaine.  Et à Rostand ? Il emprunte… le panache.

Aussi, à la fin de l’envoi, Francis a touché …son obole : une statuette de couleur turquoise, l’effigie de notre Manneken Pis farceur, que lui a remise la maîtresse des lieux. Une distinction littéraire bruxelloise appelée Le Manneken Prix.


Sachez aussi qu’une troisième reprise est prévue à la Clarencière et que le spectacle est également programmé à Avignon 2022

Le livre, pour chaque spectacle en réimpression, peut vous être dédicacé à l’issue de la soirée  « L’assemblée des loups », Francis Lalanne, Théâtre littéraire de La Clarencière, éditions Lamiroy

L'Assemblée des loups
de et par Francis Lalanne
Avec Alice Poussin au violoncelle
Production : Music Alice

https://www.laclarenciere.be/ Jusqu'au dimanche 19 décembre 2021

Dominique-hélène Lemaire pour Arts et Lettres

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A mes ami(e)s bruxellois(e)s ! Si le  cœur vous en dit de feuilleter ou de consulter mon livre intitulé : « Sauvons nos salles de cinéma Acte II» (Si nos salles de cinéma m’étaient comptées) publié aux éditions Aframed Alger 2019, j’ai le plaisir de vous informer qu’il vous est loisible de lire ma modeste œuvre (enquête) qui est inscrite au catalogue de la bibliothèque du Centre Belge de la Bande Dessinée - Musée Bruxelles sis à la rue des Sables 20, 1000 Bruxelles où il est disponible. Bonne lecture et hâte de connaître vos appréciations. Alger, Louhal Nourreddine, le 14 décembre 2021.12273403884?profile=original

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La braise

Ciel blanc et terne
Brumes dans les arbres décharnés 
Déjà l'air froid de décembre 
Tous deux au coin du feu de bois 
Bûches de chêne et châtaigner 
Danse de flammes et parfum chaud étourdissant 
Fascinés par la braise incandescente 
En savourant une gorgée de thé vert
Alors que nous écoutons les magiques Gnossiennes d'Erik Satie
Merci à la vie de cet instant d'exaltation 
avec l'homme que j'aime 
12/12/2021
Nada
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Comme un cerf volant

Ciel blanc serti de nuages violets 
Soleil tremblant au vent froid 

Vagues en cavale sur les eaux salées

Tes yeux gris bleus embrassent mon regard de novembre 

seuls en mer et quelques mouettes au cri sauvage
La marée se retire, mousse et coquillages 
Cheveux en bataille, mon écharpe s'échappe comme un cerf volant 
Le parfum des escargots de mer dans l'air
Le long du quai d'Ostende, nous nous précipitons vers le marché aux poissons 
Nada AL-ATTAR
19/11/2021
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Le séquoia

Après la pluie de ce samedi matin

alors que les pavés sont mouillés 
et les toits des maisons délavés,
un rayon timide de soleil ambré
cajole les branches dénudées
Une envie folle nous emporte vers 
le parc de la Sauvagère d'Uccle 
Nous cheminons heureux et insouciants
Petite escapade sous le séquoia géant 
Bouffée d'oxygène, ce baiser doux
Oh, mon cœur enchanté
Que je t'aime 
11/12/2021
Nada
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Prière sur le monde - Pierre Teilhard de Chardin

Prière du Père Pierre Teilhard de Chardin « Puisque, une fois encore, Seigneur, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je Vous offrirai, moi Votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde » :

« Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par-dessus les symboles jusqu'à la pure majesté du Réel, et je Vous offrirai, moi Votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde. Le soleil vient d'illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s'éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur. Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd'hui broyés. Mon calice et ma patène, ce sont les profondeurs d'une âme largement ouverte à toutes les forces qui, dans un instant, vont s'élever de tous les points du Globe et converger vers l'Esprit. Qu'ils viennent donc à moi, le souvenir et la mystique présence de ceux que la lumière éveille pour une nouvelle journée ! Un à un, Seigneur, je les vois et les aime, ceux que Vous m'avez donnés comme soutien et comme charme naturel de mon existence. Un à un, aussi, je les compte, les membres de cette autre et si chère famille qu'on rassemblée peu à peu, autour de moi, à partir des éléments les plus disparates, les affinités du cœur, de la recherche scientifique et de la pensée. Plus confusément, mais tous sans exception, je les évoque, ceux dont la troupe anonyme forme la masse innombrable des vivants : ceux qui viennent et ceux qui s'en vont ; ceux-là surtout qui, dans la vérité ou à travers l'erreur, à leur bureau, à leur laboratoire ou à l'usine, croient au progrès des Choses, et poursuivront passionnément aujourd'hui la lumière. Cette multitude agitée, trouble ou distincte, dont l'immensité nous épouvante, cet Océan humain, dont les lentes et monotones oscillations jettent le trouble dans les cœurs les plus croyants, je veux qu'en ce moment mon être résonne à son murmure profond. Tout ce qui va augmenter dans le Monde au cours de cette journée, tout ce qui va diminuer, tout ce qui va mourir aussi, voilà, Seigneur, ce que je m'efforce de ramasser en moi pour Vous le tendre ; voilà la matière de mon sacrifice, le seul dont Vous ayez envie. Jadis, on traînait dans Votre temple les prémices des récoltes et la fleur des troupeaux. L'offrande que Vous attendez vraiment, celle dont Vous avez mystérieusement besoin chaque jour pour apaiser Votre faim, pour étancher Votre soif, ce n'est rien moins que l'accroissement du Monde emporté par l'universel devenir. Recevez, Seigneur, cette Hostie totale que la Création, mue par Votre attrait, Vous présente à l'aube nouvelle. Ce pain, notre effort, il n'est de lui-même, je le sais, qu'une désagrégation immense. Ce vin, notre douleur, il n'est encore, hélas, qu'un dissolvant breuvage. Mais, au fond de cette masse informe, Vous avez mis - j'en suis sûr, parce que je le sens - un irrésistible et sanctifiant désir qui nous fait tous crier, depuis l'impie jusqu'au fidèle : « Seigneur, faites-nous un ! ». Parce que, à défaut du zèle spirituel et de la sublime pureté de vos Saints, Vous m'avez donné, mon Dieu, une sympathie irrésistible pour tout ce qui se meut dans la matière obscure, - parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu'un enfant du Ciel, un fils de la Terre - je monterai, ce matin, en pensée, sur les hauts lieux, chargé des espérances et des misères de ma mère ; et là, - fort d'un sacerdoce que Vous seul, je le crois, m'avez donné - sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s'apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j'appellerai le Feu. Amen. »

Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)

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administrateur théâtres

SPECTACLES

« Le noir te va si bien », une mortelle randonnée

                                                                                                  …entre empoisonnements, chutes de falaise, coups de feu, explosions à la dynamite, lustres fatidiques, arsenic, strychnine, champignons innocents,  roulette russe, et la liste n’est pas complète. «  Risky Marriage » écrite par Saul O’Hara en 1959, est une comédie policière d’origine britannique. Elle fut créée en  France par Jean Marsan, le 7 novembre 1972 au Théâtre Antoine à Paris, avec dans les rôles titres Maria Pacôme, Jean Le Poulain et Lucie Dolène.  Le succès fut tellement énorme qu’elle fut diffusée  à 3 reprises dans la célèbre émission de télévision « Au théâtre ce soir », à l’époque, à  l’ORTF. Vibrent encore sans doute pour certains, tant d’années après, les  annonces réjouies du générique :  « C’était…. dans une adaptation et production de: ….Pierre Sabbagh , créateur de décor: ….Roger Harth, costumes de: ….Donald Cardwell! »  Un crescendo de bonheur doux à l’oreille.

Qui tuera l’autre en premier ? That’s the question !

Cette pièce  fracassante  pourfend  tous les coureurs de dot, les assoiffés d’héritages, les chercheurs d’or matrimonial, les chacals de pierres tombales, les abonnés au crime lucratif. John est soupçonné d’avoir tué ses six femmes. Lucy est suspectée d’avoir éliminé ses cinq maris. Un commissaire de Scotland Yard, joué par l’exquis Bernard d’Oultremont,  veut piéger les deux criminels jusque-là restés impunis  en provoquant leur rencontre dans un manoir qu’il a mis sous haute surveillance, et où il pourra enfin prendre l’un  des deux sur le fait. Pour l’autre, ce sera sans doute  trop tard ! « Elle a les yeux … révolver ! »   


 Deux domestiques très complices, aident  l’inspecteur dans sa tâche de détective, quitte à s’enfermer, pour mieux espionner,  dans une horloge ou une vielle cuirasse moyenâgeuse. Ah ! les châteaux  écossais, leurs passages secrets, et leurs merveilleux fantômes ! Tout y est au théâtre de la Comédie Claude Volter : le five o’clock tea, le brandy et la pièce montée en sponge cake !  Bravo aussi  pour les choix musicaux :  depuis  l’authentique bagpipe, cornemuse ou biniou,  jusqu’à la valse des chevaliers de Tchaïkovski dans Roméo et Juliette. Et puis cet inénarrable uniforme militaire écossais que porte le faux laird, Michel de WARZÉE ! C’est tout  le plaisir du boulevard  qui revient en trombe sur la scène du théâtre de la Comédie Claude Volter qui fête  royalement ses cinquante ans cette année-ci.



 Dans un rythme  déchaîné, Stéphanie MORIAU et Michel de WARZÉE  jouent  pendant près de deux heures  leur incroyable  parade fatale. L’amour y trouvera-t-il enfin son compte ? A force, le cynisme imprègne les autres personnages et la comédie de mœurs fait flèche de tout bois pour mettre en pâture devant le public  toutes ces   faiblesses humaines  telles que l’amour  effréné de l’argent, l’appât du gain, l’égoïsme,  la vanité, la cupidité,  l’envie..  Et que dire du moteur principal:  la froideur du crime et du meurtre  prémédités.

Il est donc fort bien  ficelé, ce bijou de théâtre de boulevard au point de friser le  surréalisme…  Les sept comédiens chevronnés  s’éclatent vraiment  sous la charmante direction  de la dame en fourreau noir,  épaules et jambes  nues : Stéphanie MORIAU.  Avec  Michel de WARZÉE, Amélie SAYE, Laurent RENARD, Bernard d’OULTREMONT, Hélène PHILIPPE, Simon WILLAME et Morgane GÉRÔME. La distribution est impeccable et on leur souhaite de faire salle comble… Pour leur bonheur, ils n’ont pas plus de 200 places !

…  Et au fait, ne serait-il  pas temps  que la Mort,  tant chantée par  Georges Brassens ( il aurait eu 100 ans ce 21 octobre 2021) et que notre société  contemporaine met tant de soin à exiler, réapparaisse, exposée, vilipendée et moquée, pour ses côté les plus absurdes et les  plus perfides ?   Afin que  l’on cesse de la nier, qu’elle  cesse de nous angoisser en  secret,  et même, aller jusqu’à paralyser tout notre système de société.  Formons le vœux que, le grand apanage de l’Homme, le rire salvateur généré par  la Comédie,   puisse   nous sauver de sa hantise.

Dominique-Hélène Lemaire, pour Arts et Lettres

« Le Noir te va si bien » Jean MARSAN d’après Saül O’HARA

Distribution

Avec Michel de WARZÉE, Stéphanie MORIAU, Amélie SAYE, Laurent RENARD, Bernard d’OULTREMONT, Hélène PHILIPPE, Simon WILLAME et Morgane GÉRÔME.

Mise en scène : Stéphanie MORIAU – Décor : Francesco DELEO – Création lumière : Bruno SMIT

Du 8 au 31 décembre 2021

Comédie Claude Volter
Avenue des Frères Legrain, 98 1150 Woluwe-Saint-Pierre

http://www.comedievolter.be
secretariat@comedievolter.be
+32 2 762 09 63

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Lapsus Memoriae

Partenariat Poésie - Peinture
"Elea Laureen & Gucciardo Salvatore"
sur Arts et Lettres 

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Une larme de sang s'étend doucement
Au cœur de l'océan, en poison virulent
Peaufinant à l'horizon, une ère de leçons

Tombée du ciel, telle une plaie mortelle
Cette perle vitale, signal du règne astral
Sonde toutes les âmes d'un pouvoir magistral

Devant ce vaste et déchirant désarroi
Entre peine et proie, les étoiles sont en émoi
L'humanité entière porte la culpabilité sévère
D'avoir détruit la Terre et le reflet de sa lumière

Rappelez-vous vos ancêtres et la vie qu'ils menaient
Le secret était peut-être dans la simplicité ...
Il a fallu l'argent, le pouvoir et le nerf de la guerre
Pour briser l'harmonie de ce bel univers !

C'est dans l'écho d'un ricochet sanglant
Que l'onde viendra vous rappeler au néant

•⊰✿~• 

© Elea Laureen

Merci à Salvatore Gucciardo
pour son partenariat et sa magnifique peinture
"Lyrisme aquatique" à retrouver sur sa page

Lyrisme aquatique 40 x 60, huile - Arts et Lettres (ning.com)

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Sortez, sortez, il en restera toujours quelque chose!

Le tour du monde en 80 éclats de rire … au Fou Rire

Ambiance feutrée, accueil chal… heureux. Ce  Giggle théâtre, le Fou Rire… à Ixelles,  est un sacré projet ! Quelle découverte, ce petit lieu qui n’en n’est pas un. Car  il est finalement très spacieux et jouit d’une très bonne acoustique, ce qui ne gâte  rien. Il est doté d’une belle scène avec son grand rideau rouge, mais sans les trois coups  de début de spectacle.  Il faut dire qu’il y a longtemps que cet usage s’est perdu ! Le public se trouve dans une salle en contrebas où sont disposés d’agréables fauteuils cramoisis – aux excellent dossiers.   Ils sont sertis, par groupes de deux ou trois, entre des petites tables basses portant la magie des bougies. Visiblement une manière à la page de respecter  le protocole de distanciation.  Libre à vous d’y déposer une boisson, évitez tout de même le bruit du paquet de chips ! Et puis, presqu’en balcon, il y a face à la scène,  un autre morceau de salle – celle par où on arrive, avec le bar et où dialoguent d’heureux spectateurs autour de tables familiales. On y a même vu une poussette avec un gamin endormi ! Et ce soir-là, comble de plaisir, on entendait un prélude musical sous forme de Beatles pour commencer le voyage à Londres. A Magic Tour! La mise en scène de l’adaptation du « Tour du monde en 80 jours » est signée Janick Daniels. Presque un nom de whisky. (Pardon, je sors!)

Peut être une image de 2 personnes et texte

Un grand classique de Jules Vernes. Il est retravaillé à la sauce parodique  bien épicée et intelligente, gouailleuse sur  l’envers du décor. Et qu’est-ce qu’on s’amuse ! Comme aux chansonniers…  Ah ! les plaisirs oubliés du rire ensemble, des éclats de réparties spirituelles. Un vrai théâtre de Guignol trône devant le rideau principal… Une mise en abime, dit-on pour faire savant ! Et 35 personnages défilent et piquent notre curiosité. « Restons curieux », cette pub radiophonique de la RTBF mise aux oubliettes depuis des lustres, n’est-elle pas pleine de sagesse ?  

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Ce tour du monde en 80 éclats de rire a en définitive  tout  pour plaire :  cinq comédiens talentueux, ardents, aux voix bien posées, au jeu sûr, sans surcharge, et à la diction agréable et qui croient en leur métier, malgré la sinistrose ambiante. Car tout se joue dans la voix, et le corps. Sans masque. Grand Guignol oblige : pas la moindre tasse de thé , horloge, ou derby à l’horizon. Pas la moindre meuble pour figurer l’époque… Juste les talents d’artiste. Et le mouvement :  à pied, à cheval, en voiture, en paquebot, en train…  L’imagination n’a aucune peine à voyager. Elle se gorge d’anachronismes délirants, de chapelets de bons mots et de calembours savoureux. Les costumes ? Elaborés dans la même veine humoristique. L les tableaux se succèdent à un rythme vertigineux, c’est que l’essence du spectacle est une course contre la montre ! Mais plus que le défi du pari insensé en 1852, ce sont les personnages qui passionnent: ils déroulent leur rôle comme une nouvelle Commedia dell’arte, version belge. La palme revient  d’ailleurs à la jeune et délicieuse comédienne belge qui interprète le  rôle volatile de Passepartout, quelques soient ses mille et un surnoms. Elle porte en elle  la malice d’un feu follet, le sourire charmant et les yeux brillants de la liberté. Il faut le faire, pour  un simple domestique non ? Celui de l’auguste  Monsieur Phileas Fog. Les temps changent… que voulez-vous!

Dominique-Hélène Lemaire pour le Réseau Arts et Lettres 

Une pièce de : Sébastien Azzopardi et Sacha Danino Mise en scène :Janick Daniels, Costumes: Mathieu Pinte Production Niveau 5 asbl Avec: Elsa Erroyaux, Stéphanie Coerten, Joël Riguelle, Philippe Peters et Florent Minotti

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 Le Fou Rire, théâtre de proximité

Adresse : Av. des Grenadiers 48, 1050 Ixelles Téléphone : 0483 59 92 29


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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Chères amies et amis de la galerie,

 

Suite à ma précédente publication sur le report de mes événements je vous présente mes expositions de décembre et janvier 2022 qui présentent « Les artistes internationaux de l’écurie de la galerie ». Voici ci-après quelques photos de cet ensemble de 30 artistes, 10 nationalités et 60 œuvres répartis dans les 6 espaces de la galerie sur les 3 niveaux ! Installation des œuvres début décembre et l’exposition du 8 décembre au 30 janvier 2022.

 

Mihai Bara (Roum), Victor Barros † (Eq), Marie Céline Bondue (Be), Edouard Buchaniec (Fr), Chanon (Nl), Ju Chou (Cds), Caroline Danois (Be), Alexandra De Grave (Be), Emmanuel Delahaye (Be), Jerry Delfosse (Be), Robert Denis † (Be), Skaï de Vega (Fr), Dielle (Be), Nadine Genesse (Be), Salvatore Gucciardo (It), Edwin Ijpeij (Nl), Jacqueline Kirsch (Be), Christian Kubala (Fr), José Mangano (It), Jiri Maska (Tch), Alvaro Mejïas (Ven), Igor Misyats (Uk), Gyslaine Pachet Micheneau (Fr), Anne-Marie Paris-Leroy (Fr), Céline Pinon (Fr), Cristian Sainz Marin (Esp), Pierre Staquet (Be), Aimé Venel (Fr), Dikov Ventzilav (Bg) et Nicolas Wauters (Be). Et le sculpteur Claudio Cermaria (It) qui présente des sculptures en bois et en pierre.

 

Il y a actuellement 125 vidéos en ligne sur ma chaîne YouTube « Espace Art Gallery ». À partager sans modération et n’oublier pas de donner des « j’aime » et commentaires sur celles que vous aimez ? Il y a actuellement +/- 25.500 vues sur l’ensemble des vidéos depuis fin juillet 2020 ! Et je compte sur vous TOUS pour faire augmenter ce nombre à l’avenir… Bon visionnage !

Pour visionner toutes les vidéos sur YouTube :

https://www.youtube.com/playlist?list=UUzA0FaoQB-FAHQR_UOUCigg

 

Pour ceux qui sont sur Facebook pouvez-vous indiquez que vous « aimer » la page de la galerie (4345 actuellement) ainsi qu’avoir visité ce lieu (126 seulement !). Cela permettra de faire augmenter ses chiffres à l’avenir. Merci d’avance pour votre participation à toutes et à tous…

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

 

Au plaisir de vous voir nombreux pour découvrir ce bel ensemble d’artistes de grands talents !

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

EAG Studio’s  & Les Éditions d’Art EAG

Co-Fondateur et Président de

La Porte dorée ASBL

Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

 

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administrateur théâtres

Un Peter Pan rêvé par le théâtre du Parc à Bruxelles

Rêver !  C’est par-dessus les pavés mouillés des rues de Liège au temps de Noël  que se balance  cette magnifique guirlande lumineuse au gré du vent. A Bruxelles, c’est au théâtre du Parc que se concentre le rêve et  un voyage extraordinaire dans le surnaturel.

Pour Maxime, dix ans, c’est la première fois qu’il franchit les portes  royales de la Comédie. Aller au Théâtre, il en rêvait.

Il s’est habillé en jeune collégien anglais pour l’occasion et sa première sortie en solo  avec sa Mamy! Ça, c’est en attendant de visiter Londres.   Il brûle de  rencontrer le vrai Peter Pan, ce héros qui ne voulait pas grandir. Et savoir pourquoi.  Le comédien est bien vivant.  Julien Besure,  prince de l’imaginaire en habit vert, s’emploie à merveille  pour voler, planer, et allumer des étoiles dans les yeux des enfants et de leurs parents.

Maxime  connaît par cœur  le héros de  Walt Disney. Sa grand-mère a feuilleté avec lui le  vrai livre de James Matthew Barrie, Peter Pan and Wendy ( 1911)  question de le  lancer sur les chemins de la fiction  du Neverland : de la maison,  emprunter la deuxième étoile droite  et filer tout droit jusqu'au matin.

 

Ce qu’il a préféré, ce sont les superbes décors et les culbutes, les sauts du héros qui dit tout ce qu’il pense. Ajoutons que c’est Émilie Guillaume, une  incomparable artiste du mouvement, qui règle à nouveau  les fracassants combats et les coups de rapières sonores.  L’île est recouverte de forêt, la  lagune aux sirènes est splendide, le  bateau des pirates impressionnant, la maison souterraine des enfants perdus finement imaginée. On adore les troncs d’arbres aux portes secrètes  qui font office d’ascenseurs,  le camp des indiens, les cabanes de feuilles construite par les enfants perdus eux-mêmes et le  pauvre crocodile qui a avalé  le réveil. La mise en scène est signée  Maggy Jacot et Axel de Booseré.

Comme Maxime s’est délecté en boucle  du DVD du film « Hook ou la revanche du Capitaine Crochet » de Steven Spielberg (1991), cela ne le gêne pas du tout que l’histoire ait pris un tour  différent de la version originale, avec ce virage étonnant dans l’interprétation de Thierry Janssen. Au contraire, Il est fier de sa science et de  déclarer avec satisfaction que « C’est pas la vraie histoire, bien sûr ! ». Ils sont finalement tellement ravis, les enfants qui déclarent tout connaître sur Saint-Nicolas ou Père Noël ! Tellement rassurés aussi que le contes existent pour penser et rêver le monde ! Maxime adore le fait que le soldat ensanglanté puisse s’échapper de l’horreur des tranchées de la première guerre mondiale en culbutant dans le Neverland,  le pays imaginaire qui ne se fane jamais. Et il est totalement heureux que lorsque le jeune  soldat est touché en plein cœur,  et qu’il  « renaît »  dans le Neverland. Totalement crédible non ?

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Bon, la fée Clochette ( Anouchka Vingtier, plus carabosse que la minuscule nymphe Tinker Bell)  «  criait beaucoup et avait des cheveux très blancs ». Si elle était venue chercher majestueusement  par la main le pauvre Tommy qui se mourrait dans les tranchées d’Ypres,  elle allait refaire sa vie pour  devenir la fée Crochette avec le formidable capitaine sauvage!   Pitié pour Peter !  Cet effroyable  capitaine, plus monstrueux que dans l’imaginaire, « plus abominable que dans les films » est personnifié par un  Fantastique Fabian Finkels ! Un rôle explosif  pour triple F ! Les adultes jubilent devant l’ampleur de la  dérision en mode Don Quichotte.  Pour ce comédien aux mille talents, c’est un  super héros, sur mesure. Il est ffflanqué de son inénarrable acolyte, Mouche de son prénom, glorieusement endossé par Thierry Janssen en personne.

12273405656?profile=originalDominique-Hélène Lemaire et Maxime Demoulin 

PETER PAN

11.11.2021 > 11.12.2021

de Thierry Janssen d'après l'oeuvre de J.M Barrie

Nous vous entraînerons pour les fêtes dans l’univers magique et cruel à la fois d’un des personnages les plus célèbres de la littérature anglaise. Vous retrouverez Julien Besure qui fut D’Artagnan mais aussi le chevalier d’Eon. Nous sommes en 1915. Le garçon qui servit de modèle à Peter Pan se bat dans les tranchées en Belgique. Juste avant l’assaut, une femme mystérieuse le ramène au pays des enfants perdus.

 

Avec :
Julien Besure (Peter Pan) - Anouchka Vingtier (La fée Clochette) - Fabian Finkels (Le capitaine Crochet) - Karen De Paduwa (Rabougri ) - Mireille Bailly (Lily la tigresse, Le soldat Smith et Nicky Nigoo le pirate) - Thierry Janssen (Mouche) - Elsa Tarlton (Wendy) - Aurélien Dubreuil-Lachaud (Le soldat Taylor, Cookson le pirate et un indien).

Et les enfants en alternance :
Issaiah Fiszman, Dario Delbushaye (Le soldat Jones, Ed le pirate et un indien) - Andrei Costa, Martin Georges, Stanley Dupic-Janssens, Léon Deckers, Ethan Verheyden, Lilia Moumen, Jannah Tournay, Lily Debroux, Eledwen Janssen (Les enfants perdus et les indiens) - Selma Jones, Babette Verbeek, Laetitia Jous (La sirène et une indienne).



Réalisation Maggy Jacot et Axel De Booseré

Assistanat Julia Kaye

Assistanat scénographie et costumes Fabienne Damiean

Création lumières Gérard Maraite

Création sonore et composition Eric Ronsse

Chorégraphie des combats Emilie Guillaume

Créatrice maquillages et coiffures Florence Jasselette

Peter Panhttps://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/face-cover-deff-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />Julien Besure Photo@ZvonocK
Peter Panhttps://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/Mouche-Crochet-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />Thierry Janssen et Fabian Finkels Photo@ZvonocK
Peter PanAurelien Dubreuil Lachaud, Mireille Bailly, Julien Besure, Elsa Tarlton, Photo@ZvonocK
Peter Panhttps://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/Clochette-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />Anouchka Vingtier Photo@ZvonocK
https://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/Karen-De-Paduwa-Andrei-Costa-Lily-Debroux-Julien-Besure-Leon-Deckers-Photo@ZvonocK-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />Karen De Paduwa, Andrei Costa, Lily Debroux, Julien Besure, Leon Deckers Photo@ZvonocK
Peter Panhttps://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/pirates-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />Aurélien Dubreil-Lachaud, Mireille Bailly et Dario Delbushaye photo@ZvonocK
Peter Panhttps://www.theatreduparc.be/wp-content/uploads/2021/04/wendy-enfants-peter-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />Karen De Paduwa, Andrei Costa, Julien Besure, Lily Debroux, Elsa Tarlton, Leon Deckers Photo@ZvonocK
Julien Besure, Fabian Finkels Photo@Zvonock

Peut être une image de texte qui dit ’ANTOINE VITEZ 1930- 1990 Car le théâtre est un champ de forces, très petit, mais oủ se joue toujours toute l'histoire de la société, et qui, malgré son exiguité, sert de modèle à la vie des gens, spectateurs ou pas. Laboratoire des conduites humaines, conservatoire des gestes et des voix, lieu d'expérience pour de nouveaux gestes, de nouvelles façons de dire -comme le rêvait Meyerhold pour que change l'homme ordinaire, qui sait’ 

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