Il faut des mots
qui chantent
pour saisir
un oiseau
ou la lumière
en plein vol
You need
Singing words
To catch
A bird
Or light
In mid flight
Les partenariats
Lettres
Il faut des mots
qui chantent
pour saisir
un oiseau
ou la lumière
en plein vol
You need
Singing words
To catch
A bird
Or light
In mid flight
Les partenariats
Lettres
Invitation à cheminer avec nous, le 27 août, au Dé à Coudre (Bruxelles, Altitude 100)
Chers amis,
Michèle Peyrat et Martine Rouhart ont le plaisir de vous inviter en poésie autour d’un chaleureux verre de l’amitié, pour fêter nos retrouvailles et la sortie du recueil
CHEMINER L’AME FLOUE
Le flou mystérieux des photos en noir et blanc de Michèle et la poésie intimiste de Martine s’y rejoignent et se répondent…
*Quand ? Le vendredi 27 août à 20h
La réservation est indispensable (en raison des mesures sanitaires).
*Où ? Au Dé à Coudre (de Monique Michel), situé Avenue des Armures, n° 28 à 1190 Bruxelles (Altitude 100) / Lectures de Nadine Rakofsky
*Comment réserver ? En envoyant un mail ou un message Facebook (ou par tout autre moyen) à
michpey@yahoo.fr
martine.rouhart@skynet.be
En espérant vous retrouver, nous vous envoyons nos sincères amitiés,
JEAN LHASSA : PENSÉES ET APHORISMES
La pensée en quelques petits mots. Facile, rapide, succincte. Marc-Aurèle, en son temps, La Rochefoucauld dans le sien, sont pour moi les maîtres à penser du genre. Et comme disait Picasso, trois règles peuvent s’imposer à cette technique, le savoir, le savoir-faire et le savoir-connaître. Je n’ai probablement aucune de ces trois compétences. Mais ce que j’ai apprécié et pratiqué dans l’aphorisme, c’est le raccourci, c’est la faculté de dire beaucoup avec peu et en toute sincérité. Vérités d’un instant qui se fixent pour toujours. Au temps de vérifier si elles méritent cette éternité.
Jean Lhassa
Jean Lhassa a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma. Il est également romancier et nouvelliste. Il a rassemblé dans cet ouvrage l’essentiel de ses réflexions sur la vie et le monde, notées et collectées depuis 1970 jusqu’à nos jours. On peut y voir un hommage à Marc-Aurèle et à tous les auteurs de maximes et d’aphorismes.
Ed. Ménadès - 244 pages
Ces précieux petits bijoux poétiques sont actuellement au nombre de 21.
Martine Rouhart les communique à Deashelle qui les traduit alors en anglais.
Les poèmes et les traductions sont alors édités sur le réseau par les bons soins de Liliane Magotte, administratrice des partenariats A&L.
Vous pouvez accéder aux 21 poèmes avec leur traduction en cliquant sur ce lien de recherche A&L
QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES - volume III
Auteur : Daniel Bastié
Au menu de cet opus : Federico Ariu, Marie-Céline Bondue, Hamsi Boubeker, Bénédicte Chabot, Jerry Delfosse, Sophie Dubois, Nicolas Géal, Marcel Ghigny, Salvadore Gucciardo, Georges Lebouc, Jean Lhassa, Sarah Lounici, Victor Ntacorigira, Nipanki Orei et Fernando Pampliega. Des personnalités belges à découvrir en cette période après Covid. Des créateurs talentueux qui rendent les arts vivants !
Ed. Ménadès - 166 pages
Daniel Bastié : Quinze rencontres artistiques - volume II
Quinze personnalités artistiques, toutes différentes et uniques, et un regard sur leur manière de procéder. Qu’ils soient écrivains, compositeurs ou peintres. Il s’agit de rencontres effectuées pour la revue « Bruxelles Culture » et qui présentent succinctement les activités de chacun au rythme de questions-réponses conviviales et participatives. Les quinze artistes sélectionnés apparaissent par ordre alphabétique. Bien entendu, à l’ère d’Internet, je ne peux que vous inviter à découvrir davantage de leur production par le biais d’un ordinateur. Bandes musicales, panorama de dessins et couvertures de livres foisonnent sur la toile en quelques clics de souris via des sites personnels, Youtube, Amazon, Babelio, etc. Voici un ouvrage sans autre prétention que celle de faire partager des coups de cœur et des élans d’amitié. Surtout, ne vous privez pas de plonger dans leur vie de plain-pied, faisant mentir le dicton qui clame que personne n’est prophète dans son pays !Au menu de cet opus : Myriam Buscema, Marc Brees, Christian Dalimier, Viviane Decuypere, Michel Dircken, Michael Loncin, Joske Maelbeek, Kate Milie, Silvana Minchella, Mythic, Cécile Parent, Huguette Van Dyck et,entre autres, Me’asa Weyo.
Daniel Bastié, né à Watermael-Boitsfort en 1962, est un auteur belge de langue française. Il réside à Bruxelles où il enseigne dans diverses écoles de la Cocof. Dès ses 16 ans, il explore différentes pistes créatives : de nuits blanches à écrire des contes, en passant par les mouvements de jeunesse, il peaufine sa formation à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, avant d’entamer des études de journalisme à l’ULB qu’il abandonne et suivre un cursus qui l’amène à l’enseignement. Dès 1990, il travaille pour différents médias (AZ, Passe-Partout, Les Fiches belges du Cinéma, Grand Angle, Soundtrack, Saisons, etc.) avant de tenter l’écriture de romans. Au début de l’année 2010, Jacques Noël, directeur des Editions Grand Angle, lui propose de rédiger divers ouvrages qui traitent de cinéma. Un challenge, puisqu’il ne s’agit pas de produire le cinquantième volume sur Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo, mais de cerner des genres qui n’ont jamais ou peu fait l’objet d’études. Sortent successivement des titres consacrés à la musique de film (Georges Delerue, Michel Magne, Philippe Sarde et François de Roubaix), ainsi que des analyses de longs métrages nés sous la houlette de la Hammer et devant la caméra de Jess Franco et de Jean Rollin.
Ed. Ménadès - 174 pages
QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES
Auteur ; Daniel Bastié
Quinze personnalités artistiques, toutes différentes et uniques, et un regard sur leur manière de procéder. Qu’ils soient écrivains, compositeurs ou peintres. Il s’agit de rencontres effectuées pour la revue « Bruxelles Culture » et qui présentent succinctement les activités de chacun au rythme de questions-réponses conviviales et participatives. Les quinze artistes sélectionnés apparaissent par ordre alphabétique. Bien entendu, à l’ère d’Internet, on ne peut que vous inviter à découvrir davantage de leur production par le biais d’un ordinateur. Bandes musicales, panorama de dessins et couvertures de livres foisonnent sur la toile en quelques clics de souris via des sites personnels, Youtube, Amazon, Babelio, etc. Focus sur Jean-Louis Aerts, Frank Andriat, Ariane Bosquet, Jeannine Burny, Héléna Darcq, José Duchant, Sabiha El Youssfi, Maurice Frydman, Fabrice Gardin, Hugues Henry, Corinne Hoex, Joël Jabbour, Clément Martinery, Maria Palatine et Henri Seroka.
Editions Ménadès - 103 pages
J’ai en commun
avec les oiseaux
de croire
aux promesses
inventées
par la lumière du matin
What I share
With birds
Of the sky
Is believing
In the promises
Invented
By the first
Morning light
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ILSA, LA LOUVE DES SS
- ESSAI-
"Ilsa, la Louve des SS, est bien plus qu’une histoire de fesses. Il a lancé un genre cinématographique devenu politique. La farce érotique et gore s’est muée en une contestation de la société et de sa morale. "Ilsa, la Louve des SS" est l’archétype du film liant le sexe au gore. « Ilsa She Wolf of the SS » n’a rien d’un chef-d’œuvre et pourtant sa pellicule a résisté à trente-cinq ans d’une production pornographique exponentielle aussi débile que cradingue. Consécration suprême, l’œuvre est entrée dans le langage courant : il n’est pas rare d’entendre une dame affublée du surnom d’« Ilsa la louve » au motif qu’elle a le caractère bien tranché et donc le coup de rein facile. Le machisme ordinaire aime l’amalgame. ..." Cet extrait est tiré du rédactionnel de Pascal Martin paru dans le quotidien Le Soir du 4 août 2011 et résume fort bien l'ambiance du film Ilsa. Un long métrage qui a marqué les seventies bien davantage qu'on pourrait le croire.
Aujourd'hui, Daniel Bastié propose une étude rigoureuse de la veine appelée "nazisploitation" en dévoilant ses codes et en la remettant dans son contexte temporel. Bien entendu, il ne s'agit nullement d'encenser le nazisme ni les extrémismes de tous bords. Avec un recul indispensable pour réaliser un travail objectif, aborder ses thèmes, ses personnages principaux, et recenser ses auteurs et ses réalisateurs qui sont les vrais leviers du système, il a surtout tenté de saisir l'influence de ce type de productions sur le public d'une époque où beaucoup des citoyens avaient connu la guerre.
Editions Ménadès - 202 pages
La synesthésie est un phénomène qui permet à certains d'entre nous de visualiser ce qu’ils lisent ou ce qu’ils entendent.
C'est ainsi que j'ai récemment crée des toiles représentant des thèmes musicaux. j'écoute la pièce musicale en boucle et laisse ma main glisser sur la toile, ébauchant ainsi mon travail. C'est une forme de méditation. Je souscrit complètement aux propos de Marc Chagall : “je suis incapable de voir comment je dessine ; c’est ma main qui voit ; mes yeux se tournent vers l’intérieur”
"Naissance d'une Nouvelle Planète", "Gigie" et "Saturne Balnéaire" sont des compositions conjointes de deux musiciens de jazz que sont mon fils Nicolas (guitare, synthétiseur) et sa fille Tévy (guitare basse, flûte, synthétiseur).
C'est en me laissant imprégnée des thèmes improvisés par ces deux musiciens que j'ai créé les tableaux qui portent chacun le nom de l'œuvre musicale associée.
L'ensemble est consultable à l'adresse suivante : https://www.marieblanchebayon.com
Nisi Dominus - Acrylique sur toile - 15F (65x54c
Cette toile a été conçue en écoutant en boucle le sublime Cum Dederit, envoutant, mystérieux, extrait du Nisi Dominus d'Antonio Vivaldi (1678-1741). C'est un véritable moment de paradis, surtout dans cette sublime interprétation par le célèbre contre ténor Philippe Jaroussky. Regardez et laissez vous emporter par le fichier musical joint à ce tableau.
Gigie - Acrylique sur toile - 15F (65x54cm)
Gigie se lève, une tasse en porcelaine émaillée dans une main, un capteur d'ondes électromagnétiques dans l'autre. Gigie verse le café brûlant dans la bouche prévue à cet effet, observant à travers la fenêtre de son loft suspendu les voitures publicitaires filer dans le ciel. Gigie ne porte guère attention au taux d'amertume plus élevé ce matin qu'à l'habitude. Son électrogramme lui indique une tension moyenne : 24V. Il est temps de partir. Gigie déclenche le costumier automatique et se retrouve propulsé dans l'ascenseur pneumatique. Le costard, encore chaud, est parfaitement ajusté à sa carcasse de robot de réception.
Saturne balnéaire - Acrylique sur toile - 25F (81x65cm)
Saturne balnéaire: La nuit tombe sur les quelques palmiers bordant la plage. Une eau pourpre et mousseuse vous lèche les pieds. Un cocktail de soleil parfumé d'une pluie d'astéroïdes miroite au rythme d'un air de funk. Laissez-vous porter par l'ambiance douce-amère de Saturne Balnéaire ...
Naissance d'une nouvelle planète - Acrylique sur toile - 30F (92x73cm)
Nébuleuses… rêve... Une bulle puis une autre, se détachant toutes, une à une, du magma originel. Une onde passe. Le monde, en fusion, se contracte et, dans une détente infinie, s'étire. Tout devient plus solide, plus palpable. La ligne inégale et tranchante d'une montagne vient fendre l'espace. Puis plus rien. C'est le vide absolu avant la naissance d'une nouvelle planète.
JEAN LHASSA ; SKORT AND VERY SHORT STORIES
Jean Lhassa s’est essayé ici au récit court, voire très court. Certaines histoires tiennent en deux ou trois lignes. On peut y voir l’amorce d’un scénario ou tout simplement un récit qui se suffise à lui-même. Le plaisir du lecteur pourrait être de se raconter la suite des historiettes, d’inventer à son tour ce qui aurait pu constituer un long récit ou, mieux encore, de rétablir le caractère rationnel des sujets traités. Un jeu littéraire, en somme.
Le rêve et l’éveil sont souvent très proches l’un de l’autre. Parfois confuses, mêlées, interchangeables, ces deux réalités n’ont pas de frontière bien distincte. Et l’individu s’y perd, comme ses cauchemars, ses fantasmes, ses désirs avouables et inavouables. C’est ce que ces petites histoires tentent d’explorer et de comprendre tant que faire se peut. Au lecteur de s’y retrouver ou même de se les approprier.
L’univers de Jean Lhassa est meublé de souvenirs. Non sans une certaine ironie, certaines de ses nouvelles sont taillées avec un bistouri sur la table d’opération. Un livre à dévorer toutes griffes dehors.
Editions Ménadès - 132 pages
S'il suffisait d'un mot
pour retenir
les traces dorées
de la nuit
s'il suffisait d'un geste
pour accueillir
le poème
If only
A single word
Could retain
The golden tracks
On the night
If only
But a gesture
Could
Embrace
The poem
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J'ai la joie de vous annoncer la sortie de
« Cheminer l’âme floue »
un recueil qui s’est construit pas-à-pas dans la tranquillité du confinement de l’année 2020, né à la fois du désir de plonger loin au fond de soi et du besoin pressant de rencontre et de partage.
Le flou poétique des photos en noir et blanc de Michèle Peyrat, secrètes et si mystérieuses que l’on ne sait plus si l’on chemine dans le réel ou à l’intérieur de l’âme, et la poésie intimiste de Martine Rouhart, ne font plus qu’un. Parfois c’est la photo qui a dicté le poème, parfois c’est le poème qui a déclenché la photo. Un album pour cheminer l’âme floue, d’un matin où l’on divague en nous-mêmes déportés par la loterie des songes, à cet autre matin qui entre par la fenêtre et dont la musique nous éclaire de l’intérieur.
THE WALK
06 & 07.10.2021
The Walk est une action artistique qui suit les pas d'Amal, une marionnette de 3,5 mètres conçue par la Handspring Puppet Company qui représente une petite fille syrienne. Partie à la recherche de sa mère, elle a quitté Gaziantep à la frontière turco-syrienne le 27.07.2021 et traverse l’Europe pour atteindre Manchester en novembre 2021.
En collaboration avec le Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Bozar, Chaire Mahmoud Darwich, La Monnaie, Hetpaleis, Atlas, De Reuzen, District Borgerhout, ABSL La Source, Crilux
Les mains de ma mère
Elles avaient raclé les miettes sur les tables,
grapillé le charbon au flanc des terrils,
ramassé branches et planches pour allumer un feu de pauvre.
Mordues par la vie, elles restaient pourtant des mains d'enfant
qui habillaient des poupées imaginaires
et dessinaient des soleils sur des bouts de carton.
Entre la lessive et le devoir d'écolière,
elles avaient gratté d'irréelles guitares
où leur âme se fendait en notes secrètes
Entre leurs gerçures,
elles avaient étouffé des colères de rebelle
et, mouillées de larmes, s'en étaient allées cueillir la fleur rare,
éclatée d'une graine aventureuse entre deux pavés.
Captives dans un atelier et tirant l'aiguille,
elles semblaient sur les taffetas, satins, broderies,
deux papillons voletant de corolle à corolle.
Du lot des meurtrissures, elles émergeaient aériennes
comme si leur vocation était d'apprivoiser les tourterelles.
Un jour d'amour, elles déposèrent leurs fines nervures
dans les poignes d'un ouvrier.
Les unes et les autres avaient de longues racines
gorgées de la houille du Sud et des sables du Nord.
Elles se nouèrent au temps des primevères,
dans le souvenir commun du pain noir.
Quand elles caressèrent mon premier battement de paupières
je reçus leur grâce au plus profond de ma chair.
Quand elles m'apprirent à cueillir un myosotis
ce fut pour le piquer dans mon coeur, que vivant
il y demeure à travers doutes et trébuchements.
Du langage des mains, elles me montrèrent tous les signes,
puissants et délicats.
La tendre pression d'amour et la forte pression d'espoir,
le signe de l'adieu et celui du baiser,
les mains qui prient, s'offrent, maudissent, et le signe dur
du poing fermé pour la lutte finale,
les mains sur les yeux écrasant les larmes,
celles se frappant l'une l'autre dans l'enthousiasme,
et celles qui se creusent en coupe pour recevoir l'ondée,
ou s'écartent en croix ou dressent le flambeau,
tous ces signes, enfin, qui fusent du coeur...
Les mains, les siennes,
sculptées dans la glaise des corons,
ne se refusant jamais à l'appel d'une détresse,
multiples et uniques, comblées de prodiges
et de poignantes tendresses.
Elles sont vieilles aujourd'hui, traversées de veines bleues,
belles, comme le combat du blessé contre la mort,
comme une justice qui se montrerait nue,
comme l'obstination de l'aveugle à voir le jour dans sa nuit.
C'est mon coeur qui parle
Ma précieuse maman
Mon amour pour toi est encore plus grand que les cieux
Plus haut que les montagnes
Et plus tendre que la brise
Ton amour inconditionnel et ta générosité sont émouvants
Tu as été et tu es toujours mon modèle d’inspiration
Tu m’as transmis ta passion pour les arts et ton amour pour les lettres
Tu peignais comme une déesse à l’huile, aux crayons et à la gouache
Tu brodais des superbes nappes et tu cousais de magnifiques vêtements
Je vois devant moi tes patrons et ta machine à coudre
Je me souviens bien lorsque j’étais petite comment tu m’emmenais parfois avec toi à ton travail
Ton bureau de bibliothécaire était rempli d’armoires à tiroirs
Cela m’impressionnait énormément et cette odeur de livres que j’ai tant aimée
Ta beauté naturelle et ton visage nimbé de lumière ont illuminé ma vie
Tu m’as donné l’envie d’être toujours en quête de beauté
Tu m’as appris à respecter la nature et sa divinité
Aujourd’hui, je suis une femme libre comme toi
Ta laïcité est innée et ta spiritualité est immense
Ton esprit libre et ta pensée humaine m’ont guidé vers le bonheur
Tu m’as appris à devenir une citoyenne du monde sans nuire à mes racines
À être fidèle à moi-même et bien dans ma peau
Les facettes multiples d’une identité sont une grâce
Maman, une femme du Proche-Orient si moderne et émancipée.
D'ici quelques jours, je serai près de toi
Et bien entendu avec les boîtes de chocolat
Les partenariats
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LE GRAND CERF-VOLANT
Le papa de Charlotte
ne possède pas de yacht,
il n’a pas le sou pour ça.
Sa fortune est dans sa tête,
c’est un grand cerf-volant
qui emmène la fillette
vers ses rêves d’enfant.
En suivant des yeux la belle
il déroule de la ficelle
la singulière infinité.
La voir étreindre les nuages
blancs comme des peluches
et caresser le bleu des cieux,
ça rend son cœur heureux.
Puis l’oiseau imaginaire
soudain frôle l’écume claire
au large de l’océan.
Des flots émergent les dauphins,
des miroirs en arc-en-ciel,
aquarelles éphémères
du monde la beauté.
Par la grâce des lumières,
vers l’ issue qu’elle préfère,
elle se laisse guider.
Planant au-dessus des rameaux
d’une forêt de truculence,
elle salue les animaux
qui pour l’accueillir dansent.
Quel que soit le voyage,
peu importe les images,
le gosse vit le ravissement.
Les frasques bienveillantes
de son papa l’enchantent
pourvu qu’en tous lieux et places
il y ait un marchand de glaces.
mh