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Toute la tendresse
De ces mots qu'on se dit
Je voudrais décrire
Cette sublime aquarelle
D'émotions pures à cueillir
Étincelantes et si belles
Qui sans un bruit
Nous ensorcellent
Je voudrais poser
A la lueur d'une bougie
♡
A travers le temps et l'espace
Et je délivre l'instant fugace
De cette essence ancestrale
EPAVES
Jouets d'une tempête imaginaire et sombre
Et couchés à jamais levant haut leurs étraves
Dérisoire érection vers le ciel qui les lave
Rêvant dans leurs flancs creux de naufrages sans nombre
Au creux des verts polders somnolent les épaves
Jalousant leurs frères les navires qui sombrent
Chargés de gloire et de lumière - A eux l'ombre
De l'oubli peu à peu qui les couvre de bave
Cette bave putride usant leur cimetière
Pas marin pour un sou - Ah! vivre encore entier
De rapt en abordage au temps des flibustiers
Et puis infiniment brûler sous les sabords
Et couler d'un seul coup pour faire sa litière
Au creux de l'Océan couvert de gloire et d'or
L'instant est étrange
Photo martine rouhart
Aujourd’hui
le silence
tissé d’oiseaux
et rien d’autre
To day’s Silence,
Woven with
Sky birds,
And nothing
Else
Les partenariats
Lettres
Il s'agira dorénavant, comme condition préalable à toute communication sur le réseau se présentant comme partenariat, de mentionner un lien hypertexte vers la page du dit partenaire. Cela a toujours été le cas jusqu'à présent.
Je contate que certain membre semble systématiquement déroger à cette courtoisie élémentaire.
Je m'opposerai à la publication de billets ne suivant pas mon consel.
Robert Paul
La roche volcanique tient le gaz en maraude
Et quand il se libère, l’espace emplit d’eau chaude
Reçoit par gravité, en couches horizontales,
Une gelée de silice qui donne la calcédoine.Si tu vois un caillou, brun chocolat, ridé,
Que tu le trouves moche et le laisse tomber,
T’es passé à côté d’une merveille de la terre ;
Un bijou délicat, c’est « un œuf de tonnerre » !Au contraire, intrigué par ta belle découverte,
Découpe la roche en deux pour en polir les faces :
Une étoile à cinq branches, tu découvriras la trace
Ou peut-être un tableau, lequel te déconcerte…
Suzel Swinnen
Légendes :
En-tête : agate à eau, Brésil. Agate enhydre (ou aérohydre), où une cavité centrale (géode) conserve un peu de la solution originelle piégée lors de sa formation et laissant affleurer une bulle de gaz mouvante lorsque on la remue. La silice (calcédoine) a quant à elle précipité en couches concentriques.
Une explication bien prosaïque pour un effet magique.
Poètes, c’est ce qu’on peut appeler l’odyssée de l’eau mère.
Calcédoine (agate), lithophyse « œuf de tonnerre” (thunder egg), Oregon (Etats-Unis). Quand une étoile éclot dans la rhyolite*…
Lithophyse « œuf de tonnerre » (agate), Sankt Egidien (Saxe, Allemagne). Comme une fleur pétrifiée laissée par la lave refroidie.
Lithophyse (agate) faisant apparaître à notre imagination exaltée (paréidolie) l’image étrange d’un « monstre », la bête de Gévaudan peut-être…
Calcédoine enhydre (Indonésie)
Au centre, la cavité montre une solution biphasée (liquide et gazeuse) mobile.
L’eau est bien un minéral (que l’on aperçoit par transparence),
elle est restée cloîtrée après que la silice se soit cristallisée,
plus ou moins colorée en brun, rouge ou beige par le fer
selon sa concentration.
Cette eau a donc l’âge de la formation de la pierre.
Comme un reliquaire conservant l’eau primordiale,
l’humeur vitrée de l’œil de la terre.
Michel Lansardière : titre, légendes, photographies
* Roche volcanique acide.
Saumon
Il m’aurait tant plu de naître saumon
Pour m’en aller mourir où je suis née
Loin des freluquets et des rodomonts
Autre devait être ma destinée
J’aurais remonté le fil de mes ans
Sillonnés de joies d’amours et de rires
Lorsque je m’en allais en pavoisant
Mes jours sans avoir le temps d’un soupir
Un quelconque saumon vit-il heureux
A fréquenter les mers et les rivières
Son avenir n’est il pas cahoteux
A l’approche de prédateurs pervers
Tout comme lui j’ai esquivé les coups
Affligeants de ma fragile existence
A suivre gourous tabous et voyous
Que je prenais pour de vraies éminences
Tandis que nos destins nous séparaient
Le saumon et moi répandions nos larmes
Pour avoir trop souvent goûté l’ivraie
Qu’on ne pouvait combattre de nos armes
Dès lors ce poisson deviendrait mon frère
De passé et d’avenir confondus
Le temps d’un assentiment éphémère
Auquel ma folie aurait répondu
Comme le saumon j’irais retrouver
Si ce songe s’avérait ponctuel
L’origine virginale innée
Qui m’accompagnerait jusques au ciel
Au théâtre Royal du Parc jusqu'au 30 juin.
https://www.theatreduparc.be/une-maison-de-poupee/
Crée en 1879 sur base de l’histoire vraie de Laura Petersen, une écrivaine amie des Ibsen « Une maison de poupée » produit encore aujourd’hui un effet révélateur. Jouée pour la première fois en langue française au Parc dans une version censurée, la pièce retrouve ses lettres de noblesse avec les revendications féministes de Nora. Car c’est bien de théâtre politique dont on parle avec cette pièce qui fut scandale à l’époque obligeant Ibsen à réécrire une fin où Nora vient s’excuser d’avoir abandonné sa famille.
Nora, très éprise de son mari, Torvald, n’a pas hésité pour le sauver d’une maladie grave à imiter la signature de son père réalisant un faux en écriture. Grâce à cet acte illicite dont elle ne mesure pas la gravité (une femme ne pouvait emprunter d’argent sans être chapeautée par un homme), le couple a pu réaliser le voyage en Italie conseillé par le médecin de famille.
Mais voilà que son usurier réapparait. Dévoré d’ambition, ayant appris que le mari de Nora est nommé directeur de banque, il se livre à un chantage : pour prix de son silence, il exige de Nora qu’elle le fasse embaucher pour pouvoir se hisser aux plus hautes fonctions en dépit de sa réputation douteuse. Nora va alors vivre l’enfer.
Si Laura Petersen fut enfermée dans un asile par son mari, Nora, elle, sera sauvée in extremis mais le mépris de son mari à son égard lorsqu’il apprend ce qu’elle a fait, lui ouvre les yeux sur sa condition d’épouse ‘modèle’ ou plutôt de poupée divertissante, rôle qu’elle a tenu à la perfection jusqu’alors.
De retour au Parc après « Kennedy » en 2016, Ladislas Chollat (plusieurs Molières) retrouve Anouchka Vingtier, fragile à souhait, pour évoquer le personnage enfantin de Marilyn, Revêtue de son costume « emballage cadeau », Nora prend consciente de sa condition de « jouet » d’abord pour son père ensuite aux yeux de son mari (« mon alouette qui gazouille », « mon écureuil qui frétille », « ma joueuse a encore trouvé le moyen de gaspiller un tas d’argent») ainsi que de sa responsabilité dans l’éducation de ses propres filles.
Le décor de Thibaut De Coster et Charly Kleinermann contribue à la progression de l’intrigue. Il « respire » au rythme des angoisses de Nora. Les murs rétrécissent, se dilatent, le plateau tourne comme sur un index, la maison entière éclate comme une bulle lors de la prise de conscience de Nora pour se réduire à une miniature, une peau de chagrin, entre les mains de Torvald quand sa femme, son « divertissement », le quitte.
Plus de 140 ans après sa publication, la pièce d’Ibsen ravit encore le public malgré certains aspects caricaturaux et garde un souffle de modernité dans la défense du droit de tout être humain à l’épanouissement et à la liberté.
Palmina Di Meo
Quand vient le matin
et ses vols d’hirondelles
courir oublieuse
légère
vers cette voix
venue de l’enfance
And the lassie thought to herself
When the morning rises
And its flights of swallows soar
Lightly
And oblivious
I run
To the voices of childhood
Les partenariats
Lettres
Interrompues par le covid 19, elles reprendront en novembre 2021 si les conditions sanitaires le permettront.
Elles seront menées par Thierry-Marie Delaunois qui en assurera également les chroniques.
Ces rencontres auront lieu dans la prestigieuse Espace Art Gallery
Robert Paul
Dans le sanctuaire des souvenirs
Je voyage je vague je délire
Depuis que j’ai humé la fleur toxique
Qui a rendu mon âme amnésique
A décliner les mots blasphématoires
De la nécropole de ma mémoire
Des mots et des noms entachés d’oubli
Qui s’échappaient de mon cœur affaibli
En vain je pourchasse en ce refuge
Des cendres soustraites par un déluge
De tourments , de chagrins et de douleurs
Qui n’ont pas su s’alourdir de mes pleurs
Ici ou ailleurs il m’est refusé
Le dû absolu d’avoir d’existé
De ma pleine destinée disposer
Par l’avantage d’un jour me poser
Aussi me faut-il trainer le fardeau
De ma vacuité tel un vermisseau
Avec l’improbable attente d’être
Et le souhait de demeurer, peut-être
En ondées troublantes
D'une lumière caressante
Mes pensées vont et viennent
Envolée bohémienne
Au soupir des souvenirs
Quand les pas deviennent trop lourds
C'est dans le silence que vient s'adoucir
La tristesse des mauvais jours
Cette aura qui nous entoure
Et qui veille avec tendresse
Sur tout ce que l'on savoure
Et que l'on cueille avec allégresse
•⊰✿~•
© Elea Laureen
Merci à Danielle Bellefroid pour ce partenariat,
vous pouvez retrouver sa jolie toile "Vague à l'Âme" sur sa page
Bonjour
Malgré les conseils qio m'ont été donnés par Robert et Liliane, je suis toujours dans l'incapacité de publier un texte. J'ai essayé le copier -coller sans succès... Dois-je renoncer ?
Bonjour,
Je me suis éloignée du groupe pendant quelques années pour de multiples raisons ( sanitaires entre autres).
Je souhaite intégréer le groupe à nouveau.
J'ai tenté il y a moment de publier un de mes écrits. Cela m'a été refusé car mon statut ne me" permettrait que 143 caractères". Aussi, je me permets de vous demander pourquoi cette limite m'empèche de faire connaitre mes écrits.
Merci de me répondre et surtout de m'autoriser à publier davantage que le permet le numerus clausus.
Très chaleureusement votre.
Chaque jour
on trouvera
un moment
précieux
à découper
dans le temps
Every day
Will find
A precious
Moment
To carve in
Time
Les partenariats
Lettres
LA FORME ENTRE SCULPTURE ET PEINTURE : L’ŒUVRE DE PATRICK STEENS
Du 04-O6 au 27-06-21, l’ESPACE ART GALLERY (83, Rue de Laeken, 1000 Bruxelles) a le plaisir de vous convier à découvrir l’exposition du peintre belge, Monsieur PATRICK STEENS, intitulée : UPRISING.
Il est extrêmement rare de constater une symbiose aussi prenante entre peinture et sculpture au sein de la trajectoire créative d’un artiste. PATRICK STEENS nous révèle autant de sculpture dans sa peinture que de peinture dans sa sculpture.
TALISMAN (100 x 100 cm-acrylique sur toile)
A’ titre d’exemple, concernant sa production picturale, cette toile telle est un mariage formel entre couleurs et extension géométrique. Chromatisme et formes deviennent consubstantielles à l’intérieur de l’espace pictural. Sculpture et peinture se conjuguent tandis que la forme se dilate dans une géométrie comprise dans des zones chromatiques « limitrophes », en ce sens qu’aucune d’entre elles n’empiète sur l’autre. Enserré à l’intérieur d’un cadre de couleur blanche, l’arrière-plan met en exergue l’ensemble de la composition se déclinant en jaune-or, alternant avec de légères pointes de couleur verte et grise. A’ partir de là, l’ensemble se développe au regard. Les couleurs, bien affirmées, ne tombent jamais dans l’excès, évitant ainsi une charge chromatique trop vive. La palette est composée de rouge, de bleu, de vert de gris et de rouge-bordeaux. Les couleurs se répartissent à l’intérieur d’une répartition géométrique, à l’apparence simple laquelle ne dévoile sa complexité qu’à partir d’un examen attentif.
Cinq zones en bleu apparaissent avec à l’intérieur de chacune d’elles, des dessins conçus en réticulaires, rappelant des plans de villes, élaborés en quartiers quadrillés avec des rues, des places et des avenues.
Quatre zones en gris sont parsemées d’un fin pointillé répondant à la dynamique engendrée par le réticulaire des zones bleues.
Cinq zones de couleur rouge alternent avec six zones de couleur verte.
Comme toute œuvre de nature géométrique, un centre de conception rectangulaire de couleur blanche, unit les différentes parties à l’ensemble, assurant un point d’intersection entre le haut et le bas de la toile.
Mais c’est assurément cette forme en « S » retourné, conçue dans un très beau violet (mélange de bleu et de rouge) qui intrigue le regard par sa nature massive, rappelant la pierre sculptée.
Force est de constater que concernant l’œuvre peinte de l’artiste, deux écritures picturales s’entrechoquent tout en se complétant. Une écriture reprenant les formes issues de l’univers intérieur du peintre-sculpteur, associée à une autre écriture où la forme participe de la Nature dans sa réception, à la fois directe, néanmoins transcendée dans sa conception.
BIOSPHÈRE (100 x 100 cm-acrylique et collages)
Il s'agit d'une œuvre dans laquelle peinture et collages alternent pour célébrer la figure humaine à l’intérieur du créé. La figure humaine personnifiée par la Femme, s’affirme dans un bleu-ciel, à la limité du surréalisme magrittien. Elle se révèle à partir d’un arrière-plan de conception blanche, agrémentée de bleu-clair. Deux arbres (dont on ne voit que les troncs, rappelant des colonnes) servent de ligne de force mettant en relief le corps de la Femme. L’avant-plan du tableau est occupé par une Nature riche en plantes aux couleurs issues de l’imaginaire de l’artiste. Si tout est peinture, seuls les feuilles tombantes et les oiseaux (conçus à l’acrylique au couteau) résultent de collages.
BLOWN BY THE WIND (112 x 82 cm-acrylique sur toile)
Dans ce triptyque, les feuilles en automne ne résultent d’aucun collage (comme dans l’œuvre précédente). A’ l’instar de TALISMAN (cité plus haut), la composition est propulsée vers le regard à partir d’un arrière-plan aux tonalités tendres mais efficaces dans l’expression physique du sujet. Ici, l’arrière-plan se compose de vert, de rouge, de jaune et d’orange. Tout le chromatisme de l’automne que l’on retrouve dans les feuilles balayées par le vent.
PEINTURE-SCULPTURE
Des liens ontologiques existent, notamment, dans l’utilisation fréquente de la forme imbriquée, unissant les autres tant dans le volume comme dans la couleur.
Comparons TALISMAN (évoqué plus haut) avec TOGETHERNESS.
TOGETHERNESS (H 40 cm-pierre bleue du Hainaut sur granit)
Dans les deux œuvres, la création s’accomplit dans l’enlacement des formes. TOGETHERNESS résulte de l’entrelacement de deux cercles en pierre bleu du Hainaut que l’artiste a poli pour arriver à l’épurement du derme. La belle couleur bleu de cette pièce a fasciné le sculpteur car elle lui a donné l’opportunité de se distancier du blanc « immaculé » du marbre de Carrare, lequel a fini par s’imposer dans l’esthétique sculpturale occidentale. Notons le rôle du socle conçu en granit noir luisant destiné à mettre la sculpture en relief.
Nous retrouvons ce même discours avec LAS PALABRAS DE AMOR (H 60 cm).
Si dans l’œuvre précédente, l’union se faisait dans la fusion de deux cercles distincts, celle-ci offre une sorte d’ « accouchement », en ce sens que la forme naît de la forme : c’est à partir du bas que l’élancement prend naissance, dès la première pièce, pour littéralement s’échapper de son point de départ et atteindre la deuxième pièce vers le haut, dans une sorte de « baiser » qui voit les deux amants fusionner l’un dans l’autre, par une étreinte qui scelle la composition. Cette œuvre a été réalisée dans un marbre d’origine iranienne, appelé « marbre soraya ».
Par ses créations, l’artiste nous révèle son idée du « concept », en ce sens qu’il se manifeste par l’éclair de la forme que la sculpture suscite dans l’imaginaire du visiteur.
NOIRE DE MAZY (H 60 cm)
A’ titre d’exemple, dans cette pièce, la légèreté de son élan et sa finesse, évoquent l’élément féminin dans sa corporalité. L’artiste nous a même avoué que chez certains, elle évoque également l’image de la flamme par l’élan qui, vers le haut, la propulse.
UNDER THE SKIN (H 60 cm)
Tandis que cette oeuvre évoque, toujours dans sa matérialité corporelle, l’image du buste masculin à l’intérieur d’une antiquité classique devenue « contemporaine ». Il s’agit d’un très beau travail sur de la pierre de sable. Le torse est habillé avec du plomb ajouté. Cette pièce fait partie de ce que l’artiste considère comme une forme de « promotion sociale » de la pierre sculptée. En fait, la pierre de sable est considérée dans la sphère des ateliers de sculpture comme le « parent pauvre » des matériaux à sculpter. Par cette œuvre, l’artiste a voulu aller à contre-courant, en lui rendant ses lettres de noblesse. Dans la hiérarchie du monde minéral, si la pierre de Mazy (connue et appréciée jusqu’à Carrare, en Toscane) fait partie des matériaux prisés en matière de sculpture, la pierre de sable est considérée comme faisant partie du « bas de gamme ».
Au fur et à mesure que le visiteur tourne autour des deux pièces précitées, il s’aperçoit que grâce à la taille que l’artiste a apporté à l’œuvre, la forme vit, se métamorphose et ressuscite à chaque tournant.
Si pour PATRICK STEENS, la sculpture participe globalement de l’abstraction, la peinture n’est pas en reste car à maints égards, cette même abstraction s’y retrouve en tant qu’élément moteur (cfr. TALISMAN ainsi que dans RIVER OF DREAMS, où la note dominante est le vert, amplifié par une tendre lumière jaune que les stries de la brosse du peintre-sculpteur mettent en évidence.
RIVER OF DREAMS (122 x 61 cm-acrylique sur toile)
Il y a, par conséquent, deux écritures dans la peinture de cet artiste : une écriture fondée sur l’abstrait que l’on retrouve dans sa sculpture et une écriture provenant de sa mythologie personnelle où la forme s’inscrit dans un vocabulaire connu : BIOSPHÈRE – la Nature (cité plus haut) en est l’unique exemple concernant la présente exposition.
PATRICK STEENS considère la peinture comme étant une clé expérimentale de sa sculpture, en ce sens qu’elle lui accorde un terrain d’expérimentations que la seule sculpture ne pourrait lui offrir, comme la problématique des formes et des couleurs…). La forme est pour lui primordiale car elle investit l’espace et de ce fait, participe à la création d’autres formes. De formation académique, l’artiste a fréquenté l’Académie communale de Sint-Pieters-Leeuw, en Belgique dans le Brabant flamand, avant de suivre des stages à Carrare, en Italie. Si, à ses débuts, il a indistinctement utilisé l’huile et l’acrylique, il s’exprime désormais essentiellement à l’acrylique. Cette technique dont le temps de séchage est très court, lui permet d’appliquer le nombre désiré de couches sur la toile aidé par un liant lui servant à diluer la peinture sur laquelle il ajoute les pigments nécessaires à sa recherche de transparence et de brillance. Si nul n’est imperméable aux influences, notre peintre-sculpteur demeure extrêmement vigilent à les garder à bonne distance, pour ne pas y succomber.
PATRICK STEENS nous offre une œuvre à la charnière entre l’image peinte et l’image sculptée. Loin d’être une œuvre hybride, il s’agit d’un langage aux ramifications culturelles complémentaires.
Un travail de recherche où la forme s’imbrique dans la forme. Une œuvre où sculpture et peinture se répondent dans toutes leurs facettes pour arriver au renouvellement de cette même forme, dans un éternel retour, vers d’infinis possibles.
Collection "Belles signatures" © 2021 Robert Paul
N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de ROBERT PAUL, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.
Robert Paul, éditeur responsable
A voir:
Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza
L'artiste PATRICK STEENS et François Speranza : interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles
Photos de l'exposition de PATRICK STEENS à l'ESPACE ART GALLERY