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(Interview sur le blog de Dan Burcea, Lettres Capitales )
-Martine, qui êtes-vous, où êtes-vous née, où habitez-vous ?
Je suis Martine Rouhart, née à Mons, en Belgique (partie francophone) en novembre 1954. J’ai quitté ma ville natale pour faire mes études de Droit à Bruxelles et j’y ai exercé le métier de juriste-fiscaliste durant 40 ans. Depuis toutes ces années, j’habite au Sud de la capitale, entre les champs et la forêt de Soignes.
-Vivez-vous du métier d’écrivain ou, sinon, quel métier exercez-vous
J’ai donc exercé le métier de juriste et je suis maintenant comme on dit « à la pension », bien que pour moi c’est en fait une nouvelle vie et de nouvelles activités passionnantes qui se sont ouvertes. Je publie depuis seulement une bonne dizaine d’années.
-Comment est née votre passion pour la littérature et surtout pour l’écriture ?
Les livres font partie de ma vie depuis mon enfance, en grande partie grâce à mon père qui était professeur de français et avec qui j’ai noué très tôt une complicité littéraire. Depuis toujours j’écris des « petits textes pour personne ». C’est un grave problème de santé, survenu en 2009, qui m’a donné l’impulsion nécessaire pour aller jusqu’au bout de mon rêve, écrire et publier un premier roman. Depuis, l’écriture est devenue mon activité principale. Je participe aussi à la vie littéraire de mon pays au travers de nombreuses associations, notamment par la rédaction de chroniques de livres et la présentation d’auteurs.
-Quel est l’auteur/le livre qui vous ont marqué le plus dans la vie ?
M Proust, H Bergson, Ph Jaccottet, les philosophes de l’école stoïcienne (Marc Aurèle, Sénèque). Ah oui, aussi « Le Lys dans la vallée » de Balzac…
-Quel genre littéraire pratiquez-vous (roman, poésie, essai) ? Passez-vous facilement d’un genre littéraire à un autre ?
J’écris des romans (le 7è est paru en 2020) mais même dans l’écriture de ceux-ci, je me suis rendu compte que mon vrai carburant, c’est la poésie. De la poésie brève, libre. J’ai publié à ce jour 6 recueils. J’écris souvent les deux genres (roman et poésie) en parallèle, ils se nourrissent l’un l’autre ; tout me semble lié, relever d’un même mouvement, même si l’écriture n’est bien sûr pas du tout la même.
-Comment écrivez-vous – d’un trait, avec des reprises, à la première personne, à la troisième ?
La poésie, très souvent d’un trait ou presque.
Les romans, je les retravaille énormément, je reviens sans cesse en arrière, corrige pour trouver le mot juste, je biffe, j’allège, …
J’écris à la première personne ou à la troisième, cela dépend du niveau auquel je veux me placer et amener le lecteur. Pour les romans, j’utilise volontiers le « je » car il me semble ainsi plus naturel de rentrer véritablement dans la tête des personnages.
-D’où puisez-vous les sujets de vos livres, et combien de temps est nécessaire pour qu’il prenne vie comme œuvre de fiction ?
Tant pour la poésie que les romans, ce qui m’intéresse, c’est « la vie ordinaire », l’histoire de gens « ordinaires » ce qui, en fait, est toujours un peu extraordinaire puisque la vie est unique.
Mes romans sont plutôt des romans intimistes, même si une intrigue n’est jamais absente. Je mets facilement près de deux ans pour terminer un roman.
Les sujets de mes poèmes, je les puise en regardant par la fenêtre le ciel ou l’envol d’un oiseau, et/ou en rentrant profondément en moi, pour m’interroger sans fin…
-Choisissez-vous d’abord le titre de l’ouvrage avant le développement narratif ?
Cela dépend… il arrive que le titre s’impose d’emblée, mais c’est rare, souvent c’est au cours de l’écriture ou même à la fin du livre. D’autant plus que lorsque j’écris un roman, je n’ai pas de véritable plan en tête, seulement un thème et des personnages, le livre se construisant pas à pas comme une sorte de puzzle.
-Quel rapport entretenez-vous avec vos personnages et comment les inventez-vous ?
Lorsque je travaille à un roman, je me sens un peu à la dérive, en exil de moi-même. Je ne sais plus qui je suis, quelle âme j’abrite, la mienne ou celle de mon personnage ? Je ressens des angoisses et des pensées qui ne sont pas miennes, mais celles d’un double qui est moi et qui ne l’est pas, me faisant passer au second plan dans une sorte de jeu de reflets…
-Parlez-nous de votre dernier ouvrage et de vos projets.
Mon dernier roman s’intitule « Les fantômes de Théodore » (éditions Murmure des Soirs, 2020), il traite des non-dits, en particulier au sein de la famille. Le message principal, c’est que les rencontres et les épreuves transforment nos vies, et c’est peut-être la meilleure chose qui puisse nous arriver…
Je suis en train d’écrire un nouveau roman. Un recueil de poèmes va bientôt sortir, avec une amie photographe car j’aime beaucoup associer textes et autres formes d’art. A la fin de l’année, paraîtra (éditions MEO) un récit : ce qui m’a entrainée dans la vraie aventure de l’écriture, il y a dix ans…
J’aime l’aube
et l’aube m’aime
vibre de présences
de souvenirs
des liens d’absence
que je tisse et retisse
jour après jour
I love the daybreak
And the daybreak loves me
It vibrates with
Spirits
Memories
Absent ties
Being woven
And intertwined
Day after day
Les partenariats
Lettres
Il suffit à mes yeux d'embrasser ton regard
pour que la vie fleurit et que le monde chante
Ainsi par ton courage inhabituel et ta grande générosité
Mon cœur retrouve la foi
Que c'est fabuleux d'inventer le bonheur
de vivre dans l'ici et le maintenant
Nous partageons ces moments précieux d'amour et d'amitié
Je remercie ma chance de t'avoir croisé
Parce que tu es un homme, un vrai
Nous cheminons heureux et joyeux
Les visages baignés de lumière douce
Nos balades de Bruges à Spa
De Montjoie à Paris
De Lisbonne à Prague
De Bruxelles à Amsterdam
Font partie de moi et de mon être
Ainsi j'avance à tes côtés
De bonheur en bonheur
De plaisir en plaisir
De paix en paix
Vive la vie
16/10/2019
Nada
Bonjour mes ami(e)s ! Il me plait de vous convier à la lecture d’une présentation succincte qu’a dressée pour moi le talentueux journaliste Hakim Metref du journal Horizon à l’occasion de la clôture du mois du Patrimoine. Bonne lecture ainsi qu’une agréable journée. Alger, Louhal Nourreddine le 26 mai 2021
https://www.horizons.dz/archives/9276
Notre patrimoine témoigne d'une histoire foisonnante
L’homme a d’abord exercé en qualité de chargé d’études dans une entreprise relevant du secteur de l’hydraulique. Après l’obtention d’un diplôme dans un métier du bâtiment et d’un autre en documentation, il a intégré le monde de la presse comme journaliste à «El Watan» sous le pseudonyme de Nazim Djebahi puis à «L’Authentique» où il animait la rubrique, «Alger H 24»
Sa passion pour la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel lui a valu le prix Athar 2006 mais aussi la publication de son premier livre «Chroniques algéroises. La Casbah» (A.N.E.P 2011). Cet enfant de La Casbah connaît les moindres recoins du vieil Alger et n’a eu de cesse de recueillir, auprès de sa grand-mère feu Hadj Ali Keltouma (1906-1989), «Les contes, légendes et boqalat» d’Alger la Blanche (éd, Tafat/Aframed) . Il a consacré aussi un livre en deux tomes aux salles de cinéma durant la période où il a exercé en qualité de rédacteur en chef au «Citoyen» puis à «Liberté».
Sa passion pour le patrimoine culturel l’a mené, à plusieurs reprises, à entreprendre un véritable travail d’investigation qui a donné naissance à de multiples ouvrages consacrés à la mise en valeur de richesses culturelles insoupçonnées. Ils regorgent de mines d’informations. Sous sa plume, des ruelles prennent vie, des métiers sont ressuscités. «Instantanés sur une époque», ses écrits dégoulinent de nostalgie et font revivre un passé pas si lointain. Ils sont des voyages dans les méandres de la mémoire des lieux et des hommes. Souvent, il invite le lecteur à une visite guidée à travers les venelles de la vieille citadelle pour y rencontrer ses artisans et humer les odeurs d’antan, tout en sirotant une tasse de café dans ses endroits mythiques qu’il a l’art de rendre vivants. Il secoue la poussière qui a recouvert des objets ou des monuments où gisent des légendes tissées au fil des siècles. «Les jeux de notre enfance» (éd, A.N.E.P 2013) replongent dans l’insouciance des tendres années où l’ingéniosité et l’habileté transformaient tout objet en jeu et tout espace en aire de jeux. «Alger la mystique, Ziyarat autour de nos fontaines» paru en 2018 après deux années d’intenses recherches fait parler l’hydraulicien. Comme à l’accoutumée, il nous prend par la main pour aller à la découverte de fontaines qui abreuvaient la ville de Sidi Abderrahmane Ethâalibi. Il fait partie de ces hommes qui gardent jalousement les trésors et les mystères d’El Mahroussa (La protégée).
Hakim Metref
Publié dans le journal Horizon du 25 Mai 2021
Ma précieuse maman
Mon amour pour toi est encore plus grand que les cieux
Plus haut que les montagnes
Et plus tendre que la brise
Ton amour inconditionnel et ta générosité sont émouvants
Tu as été et tu es toujours mon modèle d’inspiration
Tu m’as transmis ta passion pour les arts et ton amour pour les lettres
Tu peignais comme une déesse à l’huile, aux crayons et à la gouache
Tu brodais des superbes nappes et tu cousais de magnifiques vêtements
Je vois devant moi tes patrons et ta machine à coudre
Je me souviens bien lorsque j’étais petite comment tu m’emmenais parfois avec toi à ton travail
Ton bureau de bibliothécaire était rempli d’armoires à tiroirs
Cela m’impressionnait énormément et cette odeur de livres que j’ai tant aimée
Ta beauté naturelle et ton visage nimbé de lumière ont illuminé ma vie
Tu m’as donné l’envie d’être toujours en quête de beauté
Tu m’as appris à respecter la nature et sa divinité
Aujourd’hui, je suis une femme libre comme toi
Ta laïcité est innée et ta spiritualité est immense
Ton esprit libre et ta pensée humaine m’ont guidé vers le bonheur
Tu m’as appris à devenir une citoyenne du monde sans nuire à mes racines
À être fidèle à moi-même et bien dans ma peau
Les facettes multiples d’une identité sont une grâce
Maman, une femme du Proche-Orient si moderne et émancipée.
D'ici quelques jours, je serai près de toi
Et bien entendu avec les boîtes de chocolat
03/06/2021
Nada AL-ATTAR
Aimer !
La Perle de l’humanité ...
Assoiffée d'aimer
Le temps d'une valse
Avec un amant
Voire la valse à mille temps ...
Belles rencontres en affinité
En un éternel présent
Nous fait vibrer
Si profondément
Cependant S'Aimer
Est prépondérant
Si l'on aime partager
Le Vivant
Ce qui n'est intégré
Ne peut s'offrir
Qu'en partialité &
Menait souvent à souffrir
En la désuète dualité
La Perle de l’Humanité ...
S’Aimer & ... & ... &
Nouvellement Partager !
Chers membres,
Afin d'éviter les doublons et les surprises, je rappelle à tous les membres que l'initiateur/trice d'un partenariat doit en priorité
- demander la permission au partenaire pour l'utilisation de l'oeuvre, qu'elle soit écrite ou visuelle, et recevoir la réponse,
- m'informer de la tenue de ce partenariat, j'en averti ensuite Robert Paul,
- avoir un accord entre partenaires pour le titre et qui réalise le billet.
Le but étant de fonctionner ensemble, dans la même direction.
Merci à tous,
Merci à martine rouhart pour l'illustration.
Liliane Magotte
Administratrice des partenariats
Lettres
Aimer sur arts et lettres, oui, c'est possible!
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"Linaigrettes", fleurs sauvages des Hautes-Fagnes. Aquarelle de Liliane Magotte
Après cette pluie généreuse de mai
Naît un soleil neuf ambré
Perçant l’azur et les nuages roses
En ce dimanche matin
De champs en champs
Boutons d’or, compagnons rouges et myosotis
Éblouissant nos regards et ravissant nos palpitants
De traversée en traversée
Descendant la vallée des artistes à Linkebeek
Nos sens étourdis par ces effluves de fleurs sauvages
Luxuriance de chênes et hêtres géants
Alors nos yeux sont émerveillés
Oreilles enchantées et cœurs exaltés
Aux chants du merle noir et de la grive musicienne
Au bord du ruisseau du Wijnbronnenbeek, tu m’as enlacée
30/05/2021
Nada
Il est déjà bien tard
et je ne sais pas prier
sinon
dans mes forêts
de silence
où je compte mes pas
convoque la lumière
et les ombres
amiesIt is so very late
And I cannot
Pray
Unless in those silent forests of mine
Where I count my steps
And summon befriended shadows and LightLes partenariats
Lettres
Au creux de la nuit... la chaleur de l'amour
Au creux du doute... la crainte du non retour!
Fragilité donne son sel à la vie
Toujours y croire pour nous garder l'envie...
L'ambiguïté devant tant d'impuissance :
N'être qu'un grain... et y trouver du sens!
Fermer les yeux, danser dans le sommeil
Apnée du temps nous retrouve au réveil!
Réinventer la douceur d'un sourire
Rythmer sa vie... avant d'enfin mourir!
Un peu de cendre, aussi quelques pensées
Le divin plus... d'avoir été aimée!
J.G.
Tabatière chinoise en calcédoine et agate mousse
Un nodule d'agate mousse (la chlorite qui la colore s’étant concentrée dans le noyau) dont le cœur a servi au lapidaire pour sculpter une grenouille sur une feuille de lierre flottant dans un torrent, les légères ondulations de la calcédoine blanche, qui donne corps à cette folle fiole, suggérant le courant. Une fois encore l’artiste a épuisé toutes les ressources de la matière.
La grenouille est par ailleurs considérée comme un porte-bonheur,
une offrande propitiatoire toujours appréciée.
Reine des rainettes sur l’onde voguait…
En poche, succès apportait.
« La grenouille selon la tradition extrême-orientale (les Japonais ont aussi beaucoup d’amitié pour les grenouilles et les crapauds) est une vivante invite à l’insouciance et à la liberté. »,
François Cheng
Et, comme nous l’allons voir, les histoires dont ces batraciens sont les héros abondent. Crapauds ou grenouilles, la mare grouille…
Saute grenouille !
Tabatière chinoise en fluorite et turquoise
Comble de raffinement, virtuosité, préciosité digne du palais d’Eté, ce flacon allie la fluorite et la turquoise pour figurer un crapaud gobant une libellule en plein vol.
Objet impropre à un usage quotidien qui fit le bonheur du mandarin, du lettré dans son cabinet. Et, comme souvent, ces petites choses sont de grandes inspiratrices d’histoires. Il suffit juste de savoir les écouter…
Croyez-moi, surtout si vous entendez une grenouille ou son coassocié coasser…
Tabatière chinoise en fluorite et turquoise
La grenouille est en fluorite bicolore. Pierre fine de la plus belle eau, elle a été sculptée dans un seul et même bloc. La zone violacée a servi à tailler la grenouille, la partie blanche et translucide a permis de façonner les feuilles
et la grappe de raisin blanc.
La fluorite, longtemps appelée spath fluor (appellation toujours employée en métallurgie, où le spath est utilisé comme fondant), est un minéral assez tendre mais difficile à travailler car son clivage (fracturation selon un plan octaédrique) est parfait, ce qui la rend particulièrement fragile.
L’artiste doit donc déployer des trésors d’ingéniosité, de méticulosité pour la tailler. Une prouesse tant technique qu’esthétique. Il est toutefois évident que cette précieuse fiole n’a jamais contenu de tabac, destinée qu’elle était à orner une vitrine.
Pour un obligé, le présent rêvé destiné à son protecteur.
Pour un courtisan l’assurance d’être remarqué.
La grenouille offerte en cadeau diplomatique
(pochade surprise)
Pas plus grosse qu’un œuf elle flattera tout un aéropage
Tout bourgeois qui veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince ayant des ambassadeurs,
Tout marquis voulant avoir des pages.
Mais gare ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands
Car si le Soleil se pique,
Il leur fera sentir :
La République aquatique
Pourrait bien s’en repentir.
La louange la mieux ourdie
Peut nuire à son inventeur ;
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.
A l’eau du spath, pour un pauvre animal,
Grenouille, à mon sens, ne raisonnait pas mal.
M. L.*1
Tabatière chinoise en fluorite et turquoise (détail)
Plutôt qu’une grenouille, il peut bien s’agir d’un alyte (crapaud) accoucheur, symbole de fécondité, dont les œufs tombèrent du ciel,
frai comme la rosée…
Ou même de Jin Chan (ou Chan Chu), le crapaud d’or à trois pattes,
gage de bonne fortune, quoique avide et pour tout dire un peu pingre.
Il est l’acolyte de Liu Hai, « crapaud marin », l’immortel,
le pourvoyeur de richesse.
Il éloigne également le mauvais sort et stimule la fertilité.
On dit qu’il vivrait sur la lune, qu’il l’engloutit un jour d’éclipse,
et qu’il pourrait bien vous aider à la décrocher…
Liu Hai (ou Liu Haichan ou Haichanzi) est parfois assimilé aux huit immortels. Alchimiste, ce demi-dieu, patron des marchands, éternellement jeune et facétieux, était accompagné du crapaud à trois pattes qu’il avait attrapé au fond d’un puits, l’attirant grâce à une ligature de sapèques (les anciennes pièces chinoises, percées en leur centre, étaient liées pour leur transport), car pas plus que les mouches le vinaigre ne l’affriole. Notre crapaud n’est pas sans défauts*2… comme nous allons le voir dans Le crapaud à trois pattes.
Poids à papier en forme de crapaud, Chan Chu.
Le genre d’objet que l’on trouvait dans le studio du lettré chinois.
Aujourd’hui c’est un talisman censé vous protéger, dans le fengshui,
une forme ancestrale de géomancie où pullulent les charlatans.
Voyez sur le net, Chan Chu n’éloigne pas tous les esprits malveillants !
Les orbes de la pierre évoquent la peau verruqueuse de l’animal
« mangeur de lune », garant de chance, longévité, prospérité.
Document reproduit avec l’amicale autorisation de Jacqueline De Ro,
que je remercie ici et à qui je dédie le petit texte qui suit :
Le crapaud à trois pattes
L’avare n’est que le gardien,
non le maître de son argent
Tombé dans le lacs par la soif de l’or,
sauvé par l’appât du gain,
curieux coup du sort…
Un fil à la patte que tu perdis
par ton inconséquence, pardi
Insensée gloutonnerie.
Que cet avis ne soit pas vain
Crapaud d’argent retient ceci :
Il ne faut pas s’engager à la légère
dans les affaires.
M.L.*3
Non, tout compte fait l’hôte des marais a bien ses quatre pattes,
pourtant le charme opère encore,
- quatre n’est-il point chiffre propice en Chine ? -
la fable était trop belle pour n’être pas contée.
Tabatière chinoise en fluorite et son bouchon de turquoise
Objets réalisés pour le seul plaisir des yeux et du cœur
«Ce sont des bijoux comme les libellules affairées sur les rivages d’automne. »,
Yan Shu, 991-1055
La libellule est en turquoise, un phosphate de cuivre et d’aluminium,
minéral très apprécié en Chine comme dans tout l’Orient.
Le bouchon forme ici le parfait complément du flacon, le tout donnant
une sculpture animalière originale, réaliste et animée.
La libellule ce sont les beaux jours revenus,
mais aussi le signe d’une certaine versatilité.
Stylisée, mais finement observée...
Il s’agit certainement de la libellule déprimée que l’on trouve jusqu’en
Asie centrale.
Libellule déprimée mâle à l’abdomen bleu turquoise
(couleur plus intense encore chez sa cousine l’agrion jouvencelle)
(photo T. Bekaert, captée sur le net)
La libellule s’envole insouciante
et tu restes là, dernier lotus,
sur ta tige tremblante.
Bing Xin (ou Pingh Hsin, 1900-1999)
Nous envions ces fragiles insectes
Dont, consommé le seul accouplement,
Ou affronté l’unique péril,
S’achève la merveilleuse vie.
Feng Zhi (1905-1993)
Saisissant de vie
La mort fauchant
Cycle naturel
Cœur copulatoire
M.L.
Crapaud en améthyste (XVIIIe ou XIXe s.)
Bouchon de tabatière sculpté améthyste représentant un crapaud posé sur une fleur de lotus. Ce fécond amphibien est l’emblème même de la fertilité, son possesseur jouirait donc d’une bonne nature et se préserverait ainsi, grâce à une nombreuse progéniture, des injures du temps.
Qi Baishi (1864-1957)
Grenouilles et têtards
(encre sur papier ; photo captée sur le net)
En médecine chinoise traditionnelle, la chair du crapaud luttait contre la dénutrition infantile ou était prescrite en cas de digestion difficile.
Mais comment réduire au silence ces infernaux batraciens pendant la saison des amours ?! Simple, en voilà l’admirable secret, d’après Albert le Grand (ca 1200-1280) : prendre de la graisse de crocodile et l’incorporer à de la cire blanche, puis placer le mélange dans une lampe à huile que vous placez près de la mare, allumez-là et le silence se fera.
Fin de ce carillonnant sabbat.
Michel Lansardière
*1 Adapté d’extraits en italique de La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf (Livre premier. Fable 3) ; Les deux taureaux et une grenouille (Livre second, Fable 4) ; Le Soleil et les grenouilles (Livre douzième, Fable 24) ; La grenouille et le rat (Livre quatrième, Fable 11) ; Le Soleil et les grenouilles, première du nom (Livre sixième, Fable 12). Rendons à La Fontaine… mais lui-même ne puisait-il pas à d’autres sources ?
*2 On appelle « crapaud » un défaut dans un diamant, « Crapaudine » une pierre utilisée en joaillerie, que l’on croyait autrefois provenir de la tête d’un crapaud, en fait une dent de poisson fossilisée. Un peu comme les « glossopètres » que l’on pensait être des langues de serpents ou de dragons et qui étaient en réalité des dents de squales pétrifiées, ou les « acétabules », dents fossiles en forme de cupules, les « bézoards » des concrétions se développant dans le corps de certains ruminants et non des pierres magiques autant que précieuses supposément être de puissants antidotes aux poisons. La crapaudine fut aussi appelée « batrachite » ou « bufonite », que l’on retrouve dans bufo bufo, le nom scientifique de notre crapaud commun, ou dans la bufoténine, un alcaloïde secrété par la peau du crapaud. La crapaudine était sertie dans le chaton d’une bague pour se protéger des miasmes, montée en pendentif contre la fièvre quarte.
Ah les vieilles croyances populaires et les vieux dictionnaires, tel celui d’Elie Bertrand auquel je me réfère. C’était le bon temps où la géologie, la minéralogie et la paléontologie confondues, sciences encore balbutiantes, s’appelaient encore « oryctologie ».
*3 En exergue, cette maxime (Avarus auri custos, non dominus) figurait à l’origine en en-tête dans Le renard et le dragon (Livre IV, Fable XVIII) de Phèdre (ca 14 av. J.-C., 50 apr. J.-C.). Accessoirement, il est curieux de constater que libellule, que notre grenouille avale goulûment, se dit dragonfly (dragon volant) en anglais. En pied du Crapaud à trois pattes, la morale finale, elle est tirée de Les grenouilles à l’étang desséché d’Esope (ca 620-564 av. J.-C.).
L’art, la main, la matière…
Mais de quoi est faite cette tabatière ?
Pour aller plus loin… crapahutons ensemble sur un chemin caillouteux :
Fluorite : CaF2 ; classe III : halogénures ; système cristallin : cubique ; dureté : 4 ; densité : 3,1 ; habitus : cubique, octaédrique… ça c’est pour la science.
Quelques exemples…
Octaèdre de fluorite obtenu par clivage.
Fragile et clivable comme un bloc d’halite
(sel gemme, un autre halogénure et homophone de notre alyte rencontré plus haut),
imaginez la difficulté pour sculpter une grenouille dans une masse
qui se réduit en lames suivant de tels plans !
Fluorite rose cristallisée en octaèdre sur quartz.
Un faciès, quoiqu’assez rare, parfaitement naturel !
Les Droites, Mont Blanc (France)
Fluorite verte cristallisée en octaèdres
parfaitement développés en provenance de Russie.
Rare forme de fluorite en agrégats botryoïdaux (forme arrondie en « grappe »)
provenant de Chine. Une structure naturelle là encore.
Michel L.
Détesté par les chats, ignoré par les chiens, l’épouvantail cinéphile glane, dans la nuit humide de cette petite ville perdue, les images d’un univers pelliculaire qui le feront rêver tout le jour. Ils sont des dizaines dans sa tête et l’homme aux moustaches en forme de crocs se sent parfois bien seul pour maîtriser tout son petit monde.Né notaire dans une famille de notaires, Emile détestait les ennuis et les complications dans sa vie réglée comme du papier à musique. Et le jour de ses quarante ans, quand lui vint, comme tout homme à cet âge de retour, une envie de maîtresse, la solution lui apparut comme une évidence : choisir sa propre femme. Ce publiciste qui se targue d’améliorer l’image de quiconque et de transformer un tyran génocidaire en un bon père de famille un peu impulsif devine aussitôt, en rencontrant sa nouvelle cliente, que cela n’allait pas être de la tarte.Neuf nouvelles et vingt-trois micro nouvelles propices à vous immerger en un ailleurs dont les repères sont pour le moins tronqués. Le fantastique commence lorsque c’est le « berceau » qui se penche sur la fée.
Dès son jeune âge, Mythic invente des histoires pour ses condisciples et avant la fin de ses humanités, il écrit et joue des pièces de théâtre pour enfants. Début des années 70, il se tourne vers le graphisme et l’écriture de nouvelles, son œuvre étant centrée sur le fantastique. Il est à ce point immergé dans le genre qu’il organisera, dans la fouée, plusieurs manifestations de SF et fantastique dont la convention européenne EUROCON IV en 1978, à Bruxelles. C’est à cette époque aussi qu’il « entre » en bande dessinée et aligne les albums, créant, entre autres, les séries Rubine, Le Gowap et Halloween Blues mais aussi en collaborant à d’autres séries comme Natacha ou Alpha. Depuis la fin des années 90, il co-écrit des pièces de théâtre telles Si j’avais un marteau, Joyeux Noël, Bordel !, Couvre-feu ou Le cabot qui ont été jouées en Belgique, à Avignon, Paris et sur les grandes scènes de province. Aujourd’hui, Mythic en est encore toujours à se demander ce qu’il fera plus tard, le jour où il aura atteint l’âge adulte.
En juillet la galerie est en vacances
MAIS
Elle organise une exposition Hors les Murs
en présentent sa collection dans la galerie d’art ArtPero à Namur !
Mihai BARA (Roum), Marie Céline BONDUE (Be), Ludovic BROQUART (Fr), CHANON (Nl), Ju CHOU (CdS), Alexandra DE GRAVE (Be), Emmanuel DELAHAYE (Be), Jerry DELFOSSE (Be), Robert DENIS † (Be), DIELLE (Be), Nadine GENESSE (Be), Edwin IJPEIJ (Nl), Christian KUBALA (Fr), Jiri MASKA (Tch), Alvaro MEJÏAS (Ven), Igor MISYATS (Uk), Gyslaine PACHET MICHENEAU (Fr), Céline PINON (Fr), Cristian SAINZ MARIN (Esp), Pierre STAQUET (Be), Aimé VENEL (Fr) et Nicolas WAUTERS (Be).
Exposition de juillet-août :
Collectif international de la galerie
Vernissage le dimanche 18 juillet de 11h 00 à 19h 00 !!!
Finissage le dimanche 08 août de 11h 00 à 19h 00
https://www.espaceartgallery.eu/le-collectif-international-de-la-galerie-a-namur/
Infos sur les jours et heures d’ouvertures sur :
Chères amies et amis de la galerie,
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 03 juin 2021 et son agenda culturel…
Après son événement du mois d’avril cette exposition, vu le contexte sanitaire actuel, est prolongée jusque fin mai ! Mon prochain vernissage est le 03 juin 2021. Changement des horaires (de 17h30 à 21h00) pour cause de Covid et couvre-feu ! Et la distanciation sociale est toujours de mise, masques et gel hydro alcoolique à disposition. Suite au dernier conseil sanitaire ses restrictions seront levées d’ici le 9 juin ! Soit malheureusement quelques jours après le vernissage ! Mais ce n’est que partie remise pour la rentrée culturelle de septembre dans de meilleures conditions cette fois-là !
Lien vers l’exposition de juin sur mon site Internet :
Lien vers le reportage photos du vernissage de mai :
Les artistes présents lors de cet événement sont :
DIELLE (Be) peintures : Rez 1 et Mez,
Patrick STEENS (Be) peintures & sculptures : Rez 2, 3 et 4,
COLLECTIONS (Int) peintures & sculptures : Salon et Studio,
Le journaliste et écrivain Daniel Bastié dédicacera ses ouvrages « QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES » volumes 1, 2 et 3 aux Éditions Ménadès le jeudi 3 juin 2021 de 18 heures à 19 heures 30 à Espace Art Gallery, dans le cadre du vernissage de l’exposition consacrée aux artistes Dielle (peintures) et Patrick Steens (peintures et sculptures) ainsi que le collectif international de la galerie (peintures et photographies).
Pour visionner toutes les vidéos sur YouTube :
https://www.youtube.com/playlist?list=UUzA0FaoQB-FAHQR_UOUCigg
Jerry Delfosse
Galeriste
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
EAG Studio’s & Les Éditions d’Art EAG
Co-Fondateur et Président de
La Porte dorée ASBL
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
GSM: 00.32.497. 577.120
Daniel Bastié dédicace ses livres « QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES I, II et III »
Le journaliste et écrivain Daniel Bastié dédicacera ses ouvrages « QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES » volumes 1, 2 et 3 le jeudi 3 juin 2021 de 18 heures à 19 heures 30 à Espace Art Gallery, dans le cadre du vernissage de l’exposition consacrée aux artistes Dielle (peintures) et Patrick Steens (peintures et sculptures) ainsi que le collectif international de la galerie (peintures).
Des ouvrages sans autre prétention que celle de faire partager des coups de cœur et des élans d’amitié. Surtout, ne vous privez pas de plonger dans leur vie de plain-pied, faisant mentir le dicton qui clame que personne n’est prophète dans son pays !
Infos : 00.32.(0)497. 577.120
Espace Art gallery - Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
Chers tous, cette courte interview résume vraiment bien ce que je suis devenue...
https://lettrescapitales.com/portrait-en-lettres-capitales-martine-rouhart/
Quand c’est trop lourd
pour moi
je deviens
contempleuse de nuages
cueilleuse de vertiges
If the burden becomes
Too heavy for me
Then I switch
To clouds
contemplating
Picking up
Shards of dizziness
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