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Oui, mais vivre sans humour ...

Non, non, non, non,

Il n'en est pas question !

Rencontre entre Charlie Chaplin et Albert Einstein


— Ce que j’admire le plus dans votre art,

dit Albert Eins­tein c’est son universalité.

Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend.


— C’est vrai, réplique Chaplin.

Mais votre gloire est plus grande encore :

le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.»

avec Albert Einstein

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Le Bol du Pèlerin - JACCOTTET ET MORANDI

JACCOTTET ET MORANDI

Par Florence Trocmé

Philippe Jaccottet a publié à la Dogana un court essai intitulé Le Bol du Pèlerin (Morandi) dans lequel il tente de comprendre et d'explorer la fascination exercée sur lui par l'œuvre de ce peintre.
Il précise d'emblée qu'il aborde ces toiles de Morandi, un peu comme il approche un pré, un paysage, qui sont des thèmes récurrents dans sa poésie. Il rend compte avec une extraordinaire honnêteté de l'extrême difficulté qu'il y a à dire ce que suscitent en lui ces natures mortes. On sent l'auteur tâtonner autour de l'œuvre, incapable d'analyse, sidéré en quelque sorte par ce qui émane de ces assemblages répétitifs d'objets si simples. "Dans l'œuvre de ce peintre [...] une émotion, puis un étonnement quant à cette émotion même, très proches de ce qu'ont pu m'inspirer dans le monde naturel, un verger, une prairie, un versant de montagne, à partir de quoi j'ai cherché plus ou moins laborieusement les mots pour m'y retrouver. Parce que, dans l'une et les autres rencontres, je butais naïvement sur une énigme : pourquoi, comment, ces rencontres vous touchent-elles à ce point ? "

Une des premières grandeurs de Jaccottet, c'est de ne pas s'essayer à forcer cette énigme en lui appliquant les lourds instruments de l'analyse universitaire. Pas d'élucubrations savantes ici sur la composition, le travail des pigments ou de la touche, aucune investigation sur la technique. En revanche une approche infiniment respectueuse et comme éblouie de ce qui se présente là et des échos que les peintures suscitent en lui. Pas de bistouri, de scalpel ou de microscope intrusif, mais une suite d'éclairages, un peu comme des faisceaux de lumière de nature différente avec lesquelles on tenterait de faire surgir quelque chose de la vérité. Jaccottet procède en effet beaucoup par associations, se mettant en silence devant la toile et laissant advenir en lui images, souvenirs, impressions. Qu'il tente ensuite, avec une infinie modestie mais aussi une très grande subtilité, de décrypter, cherchant "des mots assez transparents pour ne pas l'offusquer". Jaccottet travaille avec ses mots exactement comme Morandi avec ses pigments ! Procédé magique qui enrichit la perception que l'on peut avoir de cette œuvre picturale si singulière. Sans dévoiler le secret, ou altérer l'énigme, centrale et irréductible sans doute : "Car énigme il y a. Qui me requiert à proportion qu'elle me résiste, comme celle des fleurs du cognassier ou celle de l'herbe des prairies". Une technique qui n'est pas sans évoquer celle du haïku (dont Jaccottet a proposé des transcriptions chez Fata Morgana) ou certains aspects de la philosophie zen.

Autre intuition de Jaccottet : il se garde bien de nous raconter la vie de Morandi. Il se trouve au demeurant qu'il n'y a presque rien à raconter, mais que c'est précisément dans ce presque rien que réside l'essentiel et que c'est naturellement sur cet aspect-là que le poète s'attarde. Morandi a vécu la plupart du temps complètement retiré, une vie "presque aussi immobile, silencieuse, réglée, répétitive que celle d'un moine". Le poète ne se contente pas de balayer l'œuvre du faisceau de ses intuitions ou réminiscences personnelles. Il l'éclaire de quelques rapprochements pertinents, comparant la "concentration héroïque" du peintre à celle de Giacometti ou s'interrogeant sur les auteurs de chevet, ô combien significatifs, de Morandi, à savoir Leopardi et Pascal. "il est impossible qu'un choix aussi résolu n'aide pas à le mieux comprendre". Mais là encore la proposition de Jaccottet est singulière : il ne tente pas d'utiliser Pascal ou Leopardi pour expliquer Morandi. Il les cite simplement, comme une légende ou un titre aux tableaux. Ce ne sera pas au sens logique du lecteur mais à son intuition d'opérer les rapprochements.

Il y a quelque chose d'infiniment émouvant à voir ce poète de l'insaisissable, de l'indicible qu'est Jaccottet se heurter à l'œuvre de Morandi. Il croit échouer dans sa tentative de l'éclairer : "je me retrouve aussi loin du compte, après toutes ces remarques, que lorsque, ayant achevé d'écrire à propos d'un pré, je revois le vrai pré ; tellement plus simple que tout ce que j'ai pu en dire, et plus secret ! Mais sans doute est-ce beaucoup mieux ainsi, et tout à l'avantage de ce pré, ou de ces peintures, l'un et les autres peu enclins à laisser personne parler à leur place".

On peut se demander s'il n'a pas inventé en réalité la seule façon de parler de cette peinture. En tout état de cause, échec il ne peut y avoir, car il donne à voir cette œuvre dans son extrême singularité et il rend son mystère tangible mieux que ne saurait le faire aucun traité savant. A ne rien réussir à expliquer, il la rend encore plus fascinante, "comme si la pure raison était trop courte pour approcher la vérité".

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RÉTROSPECTIVE GIORGIO MORANDI.

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RÉTROSPECTIVE GIORGIO MORANDI

 

BOZAR rend hommage à Giorgio Morandi, grand maître de l’art moderne, dont le travail a été influencé par les peintres italiens (Giotto, Paolo Uccello) et français (Chardin, Seurat, Cézanne). Cette rétrospective exceptionnelle comprend une centaine d’œuvres (huiles sur toile, dessins, gravures et aquarelles), sélectionnées par la commissaire de l’exposition, Maria Cristina Bandera. Elle vous invite à parcourir les thèmes centraux de l’œuvre du maître : plongez-vous dans l’univers de Morandi grâce à ses natures mortes apaisantes, à la beauté de ses paysages inspirés par la nature de l’Emilie-Romagne et découvrez ses bouquets de fleurs, offerts de temps à autre à ses amis et connaissances. Ces représentations continuent d’inspirer les artistes, dont Luc Tuymans, qui, invité par la commissaire, présente une sélection d’œuvres en dialogue avec celles du peintre italien. Et pour enrichir votre visite, le guide du visiteur présente notamment les textes de six auteurs partageant leur vision de l’œuvre de Morandi.

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Dates

Vendredi 07.06 > Dimanche 22.09.2013

Palais des Beaux-Arts

Accès

Rue Ravenstein

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Hommage à Tahar Djaout

Tahar Djaout né le 11 janvier 1954 est un poète écrivain essayiste et journaliste algérien d'expression française. Il fut lâchement assassiné de deux balles dans la tête le 26 mai 1993 avant de rendre l’âme le 2 juin à Alger victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie. 20 ans déjà.Nous déplorons toujours l’absence d’hommes symboliques de la dimension de Djaout, Rachid Mimouni, Mohammed Khaïr-Eddine, Driss Chraïbi, … la liste est longue.Soleil BafouéFaut-il avec nos dernières larmes buesoublier les rêves échafaudés un à unsur les relais de nos errancesoublier toutes les terres du soleiloù personne n'aurait honte de nommer sa mèreet de chanter sa foi profondeoublier oh oublieroublier jusqu'au sourire abyssal de SénacIci où gît le corpoèmefoudroyé dans sa marchevers la vague purificatricefermente l'invincible semenceDes appels à l'auroregrandit dans sa démesureSénac tonsure anachronique de prêtre solaireLe templeédifié dans la commune passiondu poètedu pariaet de l'homme anuitéréclamant un soleilTahar DJAOUT - Extrait de "Bouches d'incendies", édition collective, ENAP, 1983.Parmi ses œuvres littérairesPoésie• Solstice barbelé (poèmes 1973-1974), , Éditions Naaman,• L’Arche à vau-l’eau (poèmes 1971-1973), Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1978.• Insulaire & Cie (poèmes 1975-1979), Éditions de l'Orycte, .• L’Oiseau minéral (poèmes 1979-1981), , Éditions de l'Orycte, Alger, 1982.Romans• L’Exproprié (roman, 1974-1976), Société Nationale d’Édition et de Diffusion, Alger, 1981; réédition ENAG, Alger, 2002. Traduction en allemand, 1995.• Les Chercheurs d'os (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1984,• L'Invention du désert (roman), Éditions du Seuil, Paris,• L’Exproprié Éditions François Majault, Paris, 1991• Les Vigiles (roman), Éditions du Seuil, Paris, 1991 Prix Méditerranée.• Le Dernier Été de la raison (roman), Éditions du Seuil, Paris, Nouvelles
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Guy Goffette est un poète et écrivain belge né le 18 avril 1947 à Jamoigne (Gaume). Il vit et travaille à Paris.

 

Poète avant tout, même lorsqu'il écrit en prose, Guy Goffette a été tour à tour enseignant, libraire, éditeur des cahiers de poésie Triangle et de L'Apprentypographe. Il a parcouru nombre de pays d'Europe avant de poser ses valises à Paris.

 

Il est lecteur chez Gallimard, où sont édités la plupart de ses ouvrages. Entre autres travaux de préfaces, il est l'auteur de l'introduction aux œuvres complètes du poète Lucien Becker.

 

 

matisse The Goldfish 1912

         Henri Matisse

 

 

Dimanche des Poissons

 

Et puis un jour vient encore, un autre jour,

allonger la corde des jours perdus

à reculer sans cesse devant la montagne

des livres, des lettres ; un jour

 

propre et net, ouvert comme un lit, un quai

à l'heure des adieux - et le mouchoir qu'on tire

est le même qu'hier, où les larmes ont séché

- un lit de pierres, et c'est là où nous sommes,

 

occupés à nous taire longuement,

à contempler par coeur la mer au plafond

comme les poissons rouges du bocal,

avec une fois de plus, une fois encore

 

tout un dimanche autour du cou.

 

Guy Goffette (Le Pêcheur d'eau)

 

 

Comment le poète exprime-t-il la mélancolie du temps perdu et le désir d'ailleurs ?

 


I. La mélancolie du temps perdu

Le poète renouvelle un lieu commun, celui de la fuite du temps. Le champ lexical du temps court en effet tout au long du poème, composé d'une seule et unique phrase, formant une isotopie : "un jour", "un autre jour", "allonger", "jours perdus", "un jour", "à l'heure des adieux", "hier", "longuement", "une fois de plus", "une fois encore", "tout un dimanche". Le temps est ressenti et présenté par le poète sous l'aspect de la répétition, de l'éternel retour (le roue du temps), de la "mécanique des jours", du "mauvais infini" (Hegel).
 
Le poème présente un phénomène remarquable : les rejets les contre-rejets, l'enjambement de la phrase d'une strophe sur l'autre...) "miment", non pas le "flux héraclitéen" du temps qu'Apollinaire donne à ressentir dans Le Pont Mirabeau, mais plutôt le déferlement successif des vagues sur le rivage. Le sens se récupère au fur et à mesure, si bien que l'on ne saurait parler "d'hermétisme", mais d'une énigme provisoire, à chaque fois résolue dans un mouvement de "dislocation avant". 
 
La contradiction entre l'emprisonnement et l'ailleurs sur laquelle le poème est fondé se traduit par l'opposition entre la syntaxe et le lexique, les mots se faisant écho (corde/livre/lettre/mouchoir/larmes/montagne/mer/plafond/bocal) et échappant "verticalement", dans l'axe paradigmatique à la clôture "inexorable" et à la temporalité irréversible de l'axe syntagmatique, au sein de deux champs lexicaux antagonistes qui ne s'annulent pas mais se répondent : celui de l'enfermement (corde, reculer, montagne, lit de pierre, plafond, bocal, autour) et celui de l'ouverture (livre, lettre, quai, se taire, contempler, mer/ciel).
 
 
Note : Guy Goffette renouvelle un genre traditionnel, le sonnet, composé de 14 vers et de quatre strophes (4-4-3-3). Le poème comporte trois trophes de quatre vers et une strophe finale qui ne comporte qu'un seul vers (4-4-4-1), ce qui met la clausule particulièrement en relief. Goffette joue de toutes les possibiltés de la prosodie traditionnelle (alternance de vers longs et de vers plus courts, alexandrins, rimes (jour/jour), enjambements, rejets et contre-rejets, figures...)


Le poème donne à sentir et à entendre la mélancolie du temps perdu. Il commence par la locution conjonctive "et puis", comme s'il constituait la suite d'un poème plus vaste dont le début se serait perdu - un poème qui se répéterait à l'infini, en se refermant sur lui même, à l'image du temps. 


"Allonger la corde des jours perdus" : le poète emploi un mot à connotation dysphorique ("corde") qui évoque le suicide par pendaison, idée que l'on retrouve dans le vers final : "tout un dimanche autour du cou". La corde forme un nœud coulant, les poissons tournent en rond dans leur bocal, l'homme tourne en rond dans une vie trop étroite, le temps s'enroule sur lui-même, tout recommence toujours...


L'infinitif "allonger" insiste sur le caractère interminable de la durée. le poète a le sentiment d'avoir perdu son temps ("jours perdus"), de ne pas avoir fait ce qu'il aurait dû faire, de ne pas s'être voué à l'essentiel : écrire des lettres, lire des livres, parce qu'il s'en est fait une "montagne". Peut-être regrette-t-il, comme le dit Jacques Prévert, d'avoir "perdu sa vie à essayer de la gagner". "Les jours perdus" ne sont pas les jours où nous n'avons rien fait, mais ceux où nous avons fait tout autre chose que ce que nous aurions dû faire.


Les derniers mots de la première strophe ("un jour") appartient, du point de vue syntaxique, à la seconde strophe. Le procédé (contre-rejet), pendant versifié d'hyperbate, ainsi que la construction en hyperbate de la totalité de ce poème formé d'une seule et unique phrase donne le sentiment d'un étirement de la durée, d'un brouillage (renforcé par l'alternance de verbes à l'infinitif, du passé composé et du présent de vérité générale), d'une dislocation du sens, à l'image de la vie.
 
 
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Giorgio de Chirico

Le philosophe Henri Bergson a montré dans La Pensée et le Mouvant la différence entre le temps social spatialisé, objectif, le temps neutre des horloges et de la science et la durée vécue, subjective, riche de toutes les nuances de la vie intérieure (le souvenir, la mémoire, le regret, l'espoir...) La durée est vécue dans ce poème sous deux formes celle de l'ennui et celle de la tristesse. "S'ennuyer, c'est être sensible au temps pur." : quand nous faisons l'expérience de l'ennui, nous avons le sentiment que le temps "ne passe pas", une minute au cadran de l'horloge nous semble interminable.  
 
 
 
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Salvador Dali, Persistance de la Mémoire  
 
 
Mais l'ennui n'est pas présenté comme une expérience entièrement négative, une souffrance intolérable et stérile à laquelle il s'agirait d'échapper en nous "occupant". Dans l'ennui nous faisons l'expérience du "manque" que nous cherchons sans cesse à combler en nous occupant ou en nous divertissant. Le poète relie l'expérience de l'ennui au dimanche, le jour de la semaine où nous nous reposons du travail et des "occupations" de la semaine.


Nous pouvons, bien entendu nous "occuper" aussi le dimanche pour échapper à l'ennui et nous pouvons également nous livrer à la contemplation comme le font les amants dans ce poème, mais il nous faut endurer le manque, laisser s'exprimer le désir fondamental, comprendre que nous "tournons en rond", contrairement aux poissons rouges qui (espérons-le) ne s'en rendent pas compte.


La deuxième strophe du poème introduit les thèmes de l'amour et de la séparation d'avec l'être aimé. Le jour "ouvert comme un lit" représente le temps d'aimer, "un mouchoir qu'on tire", celui de la séparation ; ce mouchoir est "le même qu'hier" : on retrouve ici le thème du temps, de la répétition, de l'éternel retour du même, de la "mécanique des jours", mais cette fois sous l'aspect de la tristesse et de la séparation ("un quai à l'heure des adieu"). Si les larmes ont séché dans le mouchoir que l'on a agité pour se dire adieu, c'est qu'elles ont déjà coulé et qu'elles couleront encore. "Et le mouchoir qu'on tire" : l'emploi de l'indéfini "on" souligne le caractère universel de cette expérience.


II/ Le désir d'ailleurs

Face à cette mélancolie, le poème exprime un profond désir d'ailleurs.


"Un lit de pierres et c'est là où nous sommes" : le vers évoque l'image d'un gisant. Le poète associe, comme Charles Baudelaire dans L'Invitation au voyage et La mort des amants trois notions : l'amour, la mort et l'ailleurs ("Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères/Des divans profonds comme des tombeaux/Et d'étranges fleurs sur des étagères/Écloses pour nous sous des cieux plus beaux").
 
Cependant le pronom "nous" désigne tout aussi bien chacun d'entre nous. Tous les êtres vivants vivent "dans l'horizon de la mort", mais seul l'homme en a conscience ("il y a un "trou dans l'Etre" dit J.P. Sartre), encore qu'il puisse vivre, en "s'occupant", comme si la mort n'existait pas. "Un lit de pierres et c'est là où nous sommes" : que nous vivions seuls où que nous dormions avec quelqu'un, le poète suggère l'idée de solitude et d'incommunicabilité... "occupés à nous taire longuement" : on vit seul et on meurt seul.


Le poète nous invite donc à regarder la mort en face comme une réalité qui nous concerne et non comme un événement impersonnel, comme il nous invite à faire l'expérience des limites de la raison raisonnante pour entrer en résonance ("contempler par cœur la mer au plafond").


Les amants sont "occupés à se taire". L'expression est paradoxale (oxymore) : nous sommes occupés à travailler, à bavarder, à échanger des informations, et non à nous taire. La contemplation ("à contempler par cœur la mer au plafond") est le contraire de l'occupation. Contempler, c'est renoncer à connaître le monde par l'intellect, à le transformer par le travail et la technique. Contempler, c'est tourner son regard vers la beauté ; "à contempler par cœur" : on contemple avec l'intelligence du cœur, l'organe de l'amour. La contemplation exclut le bavardage car si nous voulons laisser le monde nous parler, il faut nous taire ("occupés à nous taire longuement, à contempler par cœur la mer au plafond")


"à contempler la mer au plafond" : cette image surréaliste - elle ne l'est en réalité pas tout à fait et reste symboliste dans la mesure où les amants sont comparés à des poissons ("comme les poissons rouges du bocal") - évoque l'univers étrange d'un compatriote de Guy Goffette, le peintre Magritte, où tout est possible : des hommes en chapeau melon qui se promènent dans le ciel, une locomotive qui sort d'une cheminée...
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 René Magritte, La Victoire
Le poème est parcouru pas une géographie symbolique qui se déploie à partir du lieu où se tient le poète ("un lit de pierres et c'est là où nous sommes"), symbole d'enfermement : la montagne devant laquelle il recule, qui symbolise la lassitude et l'obstacle, la terre ("un quai à l'heure des adieux"), symbole de tristesse et de séparation, le ciel, la mer ("la mer au plafond") qui évoquent l'immensité, l'ouverture et le désir d'ailleurs. 


Prisonniers du temps et de l'espace, comme des poissons rouges dans un bocal, les deux amants rêvent d'immensité et d'évasion. ils rêvent de nager dans l'infini, plutôt que de se heurter sans cesse, comme les poissons, aux parois d'une prison de verre dans laquelle il tournent en rond. L'imagination nous procure "l'oxygène de la possibilité" (S. Kierkegaard).


La dernière strophe est composée d'un seul vers : "tout un dimanche autour du cou", qui en constitue la "pointe", ainsi que la clausule. Il a été préparé dès le second vers du poème ("allonger la corde des jours perdus").
 
 
Le poète renouvelle la forme du sonnet et rend sensible la mélancolie du temps perdu, l'ennui de l'éternel retour du même et le désir d'ailleurs par des procédés syntaxiques (phrase unique, enjambements, expansions...) et par des mots qui se font écho au sein de champs lexicaux antagonistes et complémentaires : celui de l'enfermement, de la séparation, de la tristesse, et de la mort, d'une part, celui de l'immensité et de l'évasion d'autre part. Il nous invite à assumer la finitude de la condition humaine, à endurer le manque et l'ennui et à contempler le monde avec les yeux du coeur.
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Ne prendrai pas racine, hélas!

 

Dans mon ashram à ciel ouvert,

Les haies sont devenues des arbres.

Aucun banc, ni siège de marbre,

Le gazon s'est fait tapis vert.

Un vent léger frôle ma peau.

Silencieux reste l'espace.

Quelques fois, un oiseau y passe,

Ne troublant en rien mon repos.

N'est qu'un lopin, certes sauvage

Ce petit temple où l'énergie

Amplifie la vie resurgie.

Élaguer prendrait du courage.

Soudain, me mets à envier

Les vieilles souches qui verdissent,

Et les fougères qui grandissent.

Si je pouvais planter mes pieds!

Hélas! ne prendrai pas racine.

D'autres après moi s'installeront,

Dans mon ashram, ils sèmeront

Ou creuseront une piscine.

3 juin 2013

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En garde!

 

- Six fois huit, cela fait combien?

- Je sais maman, je m'en souviens!

Dans mon enfance et ma jeunesse,

On retenait dans l'allégresse.

- Trois fois neuf, cela fait combien?

À sept ans, il n'en sait trop rien.

Le lui dit sa calculatrice,

Son inséparable complice.

- John, veux-tu me dire un poème?

Choisis l'un de ceux que tu aimes!

- Je n'en connais aucun par coeur.

Je dis: dommage! et vais ailleurs.

Plus de recherches laborieuses;

Des machines miraculeuses

Offrent des réponses précises

Quand la mémoire est indécise.

Or cet outil biologique,

Époustouflant, demeure unique.

Quand il s'altère, délaissé,

On ne peut pas le remplacer.

Nous sommes exposés au danger,

Si des réflexes étrangers

Nous animent ou nous clouent en place.

Pris dans l'oubli, l'être s'efface.

3 juin 2013

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Les Rubayyat d' Omar Khayyam

12272901490?profile=originalLes "Rubaiyyày" (au singulier: ""rubaï") ou "quatrains", forme métrique étrangère à la poésie arabe classique, ont été surtout utilisés par les poètes persans. Le genre fleurit jusqu'aux débuts de la poésie lyrique iranienne, et de nombreux rubaiyyàt furent attribués dans la suite à maints poètes et même à des savants. Mais on désigne le plus souvent sous ce nom les quelque mille quatrains attribués à Omar Khayyam (mort en 1123). Disciple fervent d' Avicenne, dont il lisait constamment les oeuvres, les commentait à ses propres élèves, Omar Khayyam emprunta à son maître spirituel la forme poétique des quatrains. Mais les "Rubbaiyyàt" de Khayyam sont de loin supérieurs à ceux d'Avicenne, tant par leur admirable concision que par la profondeur des sentiments exprimés. Le nombre de quatrains change avec chaque copiste; le plus ancien recueil que nous connaissons (daté de 1423), contient 206 rubbaiyyàt; celui d'Ouseley (Bibliothèque Boldéienne, 1461) en contient 158; certains recueils comptent environ 500 quatrains. La raison de cette diversité et l'absence de toute certitude quant à leur attribution à Omar Khayyam s'expliquent par le fait que, le "divan" d'Omar Khayyam ayant été mis à l' index par les autorités religieuses de l' Islam, il ne put être copié que "sous le manteau", ce qui permit toutes les erreurs et facilita les interpolations. Cette mise à l' index fut la conséquence de l'horreur que Khayyam professait ouvertement pour tout dogmatisme. Les philologues, qui se sont préoccupés de séparer l'authentique de l'apocryphe, ont fait un certain portrait du poète: Omar Khayyam apparaît tour à tour comme un mystique et comme un épicurien. "Veux-tu que ta vie repose sur une base solide? Veux-tu vivre quelque temps, ayant le coeur affranchi de tout chagrin? Ne demeure pas un instant sans boire du vin, et alors, à chaque respiration tu trouveras un nouvel attrait à ton existence", conseille le Khayyam épicurien (Quatrain 422). "Dans la mosquée, dans la medresseh (école religieuse), dans l'église et dans la synagogue, on a horreur de l' enfer et on recherche le paradis; mais la semence de cette inquiétude n'a jamais germé dans le coeur de celui qui a pénétré les secrets du Tout-Puissant", réplique Khayyam le mystique (Quatrain 46). Et Khayyam le philosophe d'ajouter: "Fréqente les hommes honnêtes et intelligents. Fuis à mille farsakhs loin des ignorants. Si un homme d'esprit te donne du poison, bois-le; si un ignorant te présente un antidote, verse-le à terre" (Quatrain 223). Dans ses "Rubaiyyàat", Omar Khayyam chante avec la même facilité et la même maîtrise la vie brève de l'homme, cette vie qui "n'est séparée de la mort que par l'espace d'un souffle" (Quatrain 20), le mystère de la destinée, la beauté incomparable de la nature et, surtout, les effusions ardentes de l'amour. Certains commentateurs ont voulu voir dans cette série de quatrains une glorification de l' amour mystique. En effet, certains mystiques (saint Jean de la Croix par exemple ou Sainte Thérèse d'Avila) n'ont-ils pas exprimé leurs sentiments par des phrases qui peuvent prêter à confusion, le langage mystique empruntant les mêmes mots que ceux qui servent à chanter l'amour charnel. Mais, en ce qui concerne Omar Khayyam, aucune indication sérieuse ne permet d'accepter ou réfuter cette théorie. Ce qui a toujours étonné les commentateurs, c'est que la plus grande partie des quatrains de ce grand poète sont consacrés à la glorification du vin. "Tu as mis en nous une passion irrésistible (l'amour du vin), ce qui équivaut à un ordre de Toi, et d'un autre côté, Tu nous défends de nous y livrer...", proteste le poète dans le Quatrain 226. Il explique que l'interdiction de boire du vin par Mahomet ne fut que le résultat d'un accident stupide, un soldat ivre ayant tué une chamelle de son frère, Ali. Il va même jusqu'à dire (Quatrain 37): "Tant que je ne suis pas ivre, mon bonheur est incomplet...". Faut-il penser que, tel Paracelse, Omar Khayyam ne pouvait être véritablement lui-même que lorsque le vin abolissait en lui les barrières que forment, en tout homme, l'éducation, les règles de la bienséance et de la morale?

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administrateur théâtres

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© Bruno VESSIÉ

                                                 

                                                  ...C’est  le bouleversant pianiste Mateusz Borowiak (Grande-Bretagne-Pologne) qui clôturait le prestigieux Concours, samedi soir avec un 3e concerto en Ré mineur de Rachmaninov, unheard of ! Tout y était : la fluidité, la souplesse, la musique lumineuse et la conduite entraînante. Un sillage spirituel dans la tempête dans laquelle le musicien, tel un albatros joue et ne chavire jamais. Maitre du vent, il se repose sur les nuages et dirige l’espace. Ses retours sur les espaces de paix profonde sont des livres de sonorités précieuses. L’émotion est à son comble dans le dernier crescendo, somptueux et rutilant après avoir fait trembler l’instrument dans un credo enflammé pour le processus créatif. Vous pourrez le retrouver en concert lors du Festival Musiq’3, le samedi 29 juin à 19h au Studio 4 de Flagey.

Au terme d’une semaine de Finale très intense, les lauréats ont été proclamés dans l’allégresse d’un public très  attaché à la tradition de cet événement musical légendaire et subjugué une nouvelle fois par la qualité  exceptionnelle de tous les jeunes finalistes.

12272900266?profile=original© Bruno VESSIÉ

C'est finalement l'Israélien Boris Giltburg qui remporte le Premier Prix, suivi par le français Rémi Geniet (Deuxième Prix) et Mateusz Borowiak (Troisième prix).

Cover Photo

4e Prix - Prix des Gouvernements Communautaires de Belgique, offert cette année par le Gouvernement de la Communauté flamande  Stanislav Khristenko, Russie, 25/05/84

5e Prix - Prix de la Région de Bruxelles-Capitale Zhang Zuo, Chine, 10/10/89

6e Prix - Prix de la Ville de Bruxelles Andrew Tyson, États-Unis d'Amérique, 19/12/86

Photo: Boris Giltburg has won the 2013 piano competition. The International Queen Elisabeth Grand Prize - Queen Fabiola Prize receives 25.000 eur and numerous concerts in Belgium and abroad. Rémi Geniet is second laureate and Mateusz Borowiak is third laureate. Fourth laureate is Stanislav Khristenko, fifth laureate Zhang Zuo, and Andrew Tyson sixth laureate. The six unranked laureates, in alphabetical order : Tatiana Chernichka, David Fung, Roope Gröndahl, Sean Kennard, Sangyoung Kim & Yuntian Liu. Overview of the Prizes: BORIS GILTBURG INTERNATIONAL QUEEN ELISABETH GRAND PRIZE Queen Fabiola Prize 25,000 EUR - concert proposals Rémi Geniet BELGIAN FEDERAL GOVERNMENT PRIZE, 'ARTHUR DE GREEF' PRIZE 20,000 EUR - concert proposals Mateusz BOROWIAK COUNT DE LAUNOIT PRIZE 17,000 EUR - concert proposals Stanislav Khristenko PRIZE OF THE GOVERNMENTS OF THE BELGIAN COMMUNITIES 12,500 EUR - concert proposals Zhang Zuo BRUSSELS CAPITAL REGION PRIZE 10,000 EUR - concert proposals Andrew Tyson CITY OF BRUSSELS PRIZE 7,000 EUR - concert proposals Unranked: Tatiana Chernichka, David Fung, Roope Gröndahl, Sean Kennard, Sangyoung Kim & Yuntian Liu. SUMS DONATED BY THE NATIONAL LOTTERY 4.000 EUR - recital <a href=

 

Lauréats non classés par ordre alphabétique: 

Tatiana Chernichka, Russie, David Fung, Australie, Roope Gröndahl, Finlande, Sean Kennard, États-Unis d'Amérique, Sangyoung Kim, Corée, Yuntian Liu, Chine,

 

 

Et l’Evénement musical international est loin de se terminer ! Durant tout le mois de juin, les Lauréats du concours de piano 2013 se produiront en concert et en récital, en Belgique et à l'étranger.

Voici Les Prochains Rendez-vous :

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50      Les six Lauréats non-classés donneront un récital à La Monnaie, du 5 au 7 juin et du 12 au 14 juin lors des Concertini de 12H30..

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50 Le jeudi 13 juin 2013 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour le concert des 4e, 5e et 6e lauréats.  Stanislav Khristenko, Zhang Zuo et Andrew Tyson 

              seront accompagnés par l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, sous la direction de P.Davin                                     

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50      Vous aurez également l'occasion de les écouter à Lille (France - 14/06) et Mons (16/06). Le concert du 13 juin est diffusé en direct sur Musiq’3 et Klara.

images?q=tbn:ANd9GcRMtF2Nc7MzN3V71a4DkOC328gpCWEG1WIDg3q_futXvvbVflBZtw&width=50    Le lundi 17 juin les trois premiers lauréats,  Boris Giltburg, Rémi Geniet et Mateusz Borowiak se produiront au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, avec de Filharmonie sous la direction d’Edo de Waart. Le concert de clôture sera diffusé en direct sur Musiq’3, Klara et dans 9 salles de Kinepolis ! En différé, vous retrouverez les lauréats sur La Trois le soir même à 21:05 et sur Canvas, le dimanche 23/06 à 12:00. Les trois premiers lauréats joueront également à Hasselt (13/06), Roulers (14/06), Anvers (15/06 & 21/06), Louvain (18/06), Gand (20/06) et Bruges (22/06).


Liste complète des concerts des lauréats en Belgique et à l’étranger

http://www.concours-reine-elisabeth.be/cgi?usr=qa6cm6qa4y&lg=fr...

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ETRE EN MOUVEMENT

"Je ne danse pas une danse qui appartient à ce monde

Je danse une danse dont le corps se souvient "

Pascal Quignard (Origine de la danse)

Et la fleur qui dans son ultime élan danse comme  le mouvement gracieux de la ballerine

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LOVEBIRDS d’Edmée de Xhavée

http://edmeedexhavee.wordpress.com/2013/05/31/ce-nest-pas-un-secret-mais/

 

Notre chère amie Edmée nous dit  le 31 mai 2013

Ce n’est pas un secret, mais…

Mon troisième livre est paru chez Chloé des lys en début de cette année. « Lovebirds ».

Des histoires d’amour, des vrais, des faux, des passionnés, des périssables, des éternels, des beaux et des toxiques.

Comme dans la vie, non ?


Alors il y a déjà eu quelques critiques ou notes de lecture. Pour le moment, soyons justes,

comme je suis un auteur qui prend bien peu de place et ne fait d’ombre à personne, les seules critiques sont positives.

Si jamais je commence à déranger, je me retrouverai en face de l’escadron, contre le mur ou attachée à un poteau.

Comme Gabrielle Petit je refuserai pourtant le bandeau sur les yeux, c’est promis. En attendant, je profite avec délices

de cette heureuse période d’anonymat.

La première note de lecture parue est celle d’Albert Moxhet, un ami depuis 1989, chroniqueur-critique-journaliste-

écrivain-animateur de radio et j’en passe… Voici d’ailleurs voir l’interview à laquelle j’ai eu le bonheur de le soumettre

il y a peu pour ActuTV, la Web TV de Chloé des Lys:

Et voici ce qu’il écrivait en février de cette année…


Le second avis de lecture se trouve sur critiqueslibres.com, et n’est pas une blague bien qu’il soit daté du 1er avril…

C’est aussi une auteure de Chloé des lys qui publie également chez l’Harmatan qui m’en a fait l’honneur…

Et puis il y a la note toute récente de Bob Boutique, autre auteur de Chloé des lys mais non seulement car il est aussi

le dévoué cameraman, pilote, concepteur d’ActuTV, la Web TV de Chloé des lys… La voici ici, toute fraiche sortie du

four (sentez-vous l’arôme du gratin ?)

Et enfin, sortant après la parution de ce billet, le blog sur les écrivains belges vient de mettre en ligne le résultat de sa lecture ici.

Le manuscrit de mon 4ème livre est à l’examen du comité de lecture, ainsi que le 5ème, et je travaille au 6ème…

L’inspiration n’est donc pas morte, pas encore, et peut-être un jour serai-je honorée de critiques au vitriol…

On peut toujours rêver !

31 mai 2013 à 7:12

Lorsque nos "routes virtuelles" se sont croisées en 2007 ou 2008, tu étais au New Jersey en train d’attendre la

publication de ton premier roman en Belgique ; que de chemin parcouru depuis lors…

Ton recueil de nouvelles est sur ma table de chevet :

j’ai lu les deux premières la semaine dernière (j’ai préféré la 2ème que la 1ère)

et j’ai commencé avant-hier ta troisième nouvelle. Désolé de te faire attendre mais je manque de temps pour la lecture

; impossible de tout faire. Mais le prochain compte-rendu de lecture de http://ecrivainsbelges.blogspot.com sera pour

toi (et après j’enchaînerai avec "Le prisonnier des collines", le premier roman d’Erik Sven, un auteur flamand ayant écrit

un roman se passant dans les Ardennes). Bon week-end Edmée.

Ce n’est pas un secret…je suis une inconditionnelle de l’oeuvre d’Edmée de Xhavée (voir "Critiques libres").

Son talent mérite la plus grande diffusion. Quant à ses futures parutions, je les attends avec impatience.

Car Edmée, n’est pas seulement un excellent auteur, c’est aussi une créatrice prolifique !

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